Автор: Calvo B.   Calvo A.   Boschet F.   Doyen J.  

Теги: mathematiques  

Год: 1983

Текст
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B. CALVO, /.DOYEN
A. CALVO, F.BOSCHET
exercices
d'analyse
Iercycle scientifique, Veannée
préparation aux grandes écoles
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, Armand Colin _ collection U


Série «Mathématiques» dirigée par André REVUZ Bernard CALVO, Jacques DOYEN Maîtres-Assistants à l'Université Paris VII Adina CALVO, Françoise BOSCHET Assistantes à l'Université Paris VII EXERCICES D'ANALYSE 1er cycle, 1re année et Mathématiques Supérieures LIBRAIRIE ARMAND COLIN 103, boulevard Saint-Michel, Paris 5e
AVANT-PROPOS Le présent volume fait partie d'une série de recueils d'exercices à l'usage des étudiants en Mathématiques et Physique du premier cycle et aussi des élèves des classes préparatoires aux Grandes Ecoles. Il s'adresse plus particulièrement aux étudiants de première année et traite des questions d'Analyse généralement étudiées en M. P. 1. Les exercices ont été regroupés en chapitres dont le sujet est indiqué en tête et ils sont, dans la mesure du possible, classés par ordre de difficulté croissante. On trouvera ci-après une table qui fournit une classification des exercices autour des thèmes principaux de chaque chapitre. Le dernier chapitre se compose de problèmes de synthèse dont certains ont été proposés à l'examen de M. P. 1 à Paris. Nous avons donné explicitement la solution de tous les exercices proposés afin, en particulier, de faciliter le travail de l'étudiant isolé qui utilise cet ouvrage. Nous espérons que la pratique de ce livre aidera les étudiants à assimiler plus rapidement les notions et méthodes nouvelles introduites au début des études supérieures en Analyse. L'ordre des chapitres est le même que celui du Cours d'Analyse de MM. Raymond Couty et Jacques Ezra (tome 1) paru dans la même série, auquel nous nous référons (par exemple cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 129, renvoie au numéro 129 du paragraphe I du chapitre 9). Nous avons extrait de cet ouvrage de nombreux énoncés ; certains autres proviennent de devoirs donnés ces dernières années en M. P. à la Faculté des Sciences de Paris ; nous tenons donc à remercier ici MM. Raymond Couty et Jacques Ezra, et tous nos collègues, pour l'aide qu'ils nous ont ainsi apportée. Nos remerciements vont aussi à MM. André Revuz et Michel Queysanne qui nous ont proposé la rédaction de ce livre et à la librairie Armand Colin pour le soin qu'elle a apporté à la présentation matérielle de l'ouvrage. A. Calvo, B. Calvo, F. Boschet, J. Doyen
TABLE DES MATIERES Chapitre 1. Nombres réels ; suites de nombres réels 9 Propriétés de R : exercices 1.1 à 1.5 et 1.19 à 1.21 Suites : exercices 1.6àl.l4etl.l8 Critère de Cauchy : exercices 1.15 à 1.17 Chapitre 2. Fonctions réelles d'une variable réelle 35 Propriétés et calculs de limites : exercices 2.1 à 2.5 Continuité : exercices 2.6 à 2.11 Suites récurrentes : exercices : 2.12 à 2.17 Continuité uniforme : exercices 2.18 à 2.20 Propriétés des fonctions continues sur un segment : exercices 2.21 à 2.26 Fonctions circulaires réciproques : exercices 2.27 et 2.28 Chapitre 3. Fonctions différentiables d'une variable réelle 72 Dérivabilité : exercices 3.1 à 3.5 Théorèmes de Rolle et des accroissements finis : exercices 3.6 à 3.13 Formule de Taylor : exercices 3.14 à 3.16 Fonctions convexes : exercices 3.17 et 3.18 Chapitre 4. Fonctions exponentielle et logarithme. Développements limités .. 99 Propriétés des fonctions exponentielle et logarithme : exercices 4.1 à 4.10 Équivalents classiques : exercices 4.11 et 4.12 Calculs de développements limités : exercices 4.13 à4.25 et 4.30 Développements limités généralisés : exercices 4.26 à 4.29 Chapitre 5. Études de fonctions 135 Chapitre 6. Intégration 186 Exercices théoriques : exercices 6.1 à 6.12 ; 6.16 à 6.19 ; 6.24 ; 6.26 et 6.30 Calculs d'intégrales : exercices 6.13 à 6.15; 6.20 à 6.23; 6.25; 6.27 à 6.29; 6.31 à 6.34 Chapitre 7. Équations différentielles 236 Équations à variables séparables : exercice 7.1 Équations homogènes : exercice 7.2 Équations linéaires du premier ordre : exercices 7.3 à 7.6 Équations de Bernoulli : exercice 7.7 Équations linéaires du second ordre à coefficients constants : exercices 7.8 , à7.11 Équations se ramenant à des équations des types précédents : exercices 7.12à7.14 Chapitre 8. Problèmes de synthèse 275
1 NOMBRES RÉELS SUITES DE NOMBRES RÉELS 1.1 Soient a et b deux nombres réels tels que pour tout nombre réel x vérifiant x > b, on ait a < x. Démontrer que a < b. Supposons a > b, alors il existe un nombre réel x tel que b < x < a (cf. C. E., Ch. 1, § I, n° 6, b). Cet élément x vérifie l'inégalité x > b et ne vérifie pas l'inégalité a<xce qui est impossible. Par suite nous ne pouvons avoir b < a et comme R est un corps totalement ordonné nous avons a < b. I ■& On dit qu'une partie non vide A, de R, est une partie ouverte si pour tout élément x de A il existe un nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ouvert ]x — b, x + e[ ^ soit contenu dans A. Soient a et b deux nombres réels tels que a < b. 1° Démontrer que l'intervalle ouvert )a, b[ est une partie ouverte de R. 2° Démontrer que le complémentaire, dans R, de l'intervalle fermé [a, b] est une partie ouverte de R.
10 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° Soit t un élément de \a, b[. Nous avons alors a < t < b ; posons e = ilnf(f - a,b - t), il est clair que e est un nombre réel strictement positif. D'autre part nous avons a = t — (t — à) donc a < t — (t — à)/2 or e < (t — a)/2 d'où a < t — e. Nous démontrerions de manière analogue que t + e < b ; par suite l'intervalle ouvert ]t — e, t + e[ est contenu dans l'intervalle ouvert ]a, b[. 2° Soit x un nombre réel n'appartenant pas à [a, b]. Nous avons donc x > b ou x < a. Supposons x < a, alors x appartient à l'intervalle ouvert ]x — 1, a[. Nous avons vu au 1° qu'il existe un nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ]x — e, x + ê[ soit contenu dans l'intervalle ]x — 1, a[. Ce dernier étant inclus dans le complémentaire de [a, b], l'intervalle ]x — e, x + e[ est contenu dans {jR[a, b]. Si nous avions x > b, la démonstration serait analogue. I •3 Soit K un corps totalement ordonné (cf. C. E., Ch. 1, § I, 1 et 2). On suppose que toute partie non vide et majorée de K admet une borne supérieure (cf. C. E., Ch. I, § II, 13). Soient a et b deux éléments de K tels que a > 0. Soit A l'ensemble des éléments de K de la forme na = a + a + •■• + a (n fois) où n décrit l'ensemble des entiers naturels non nuls. 1° Démontrer que si A n'est pas majoré il existe un entier p tel que pa > b. 2° On suppose que A est majoré et on désigne par m la borne supérieure de A. Démontrer qu'il existe un entier q tel que m — a/2 < qa < m. En déduire qu'il est impossible que A soit majoré. Démontrer que K est un corps archimédien (cf. C. E. Ch. I, § 1, 3). Solution 1° Si A n'est pas majoré il existe un élément u de A tel que u > b. Par suite il existe un entier/? tel que pa = u, donc pa > b. 2° La borne supérieure m de A étant le plus petit majorant de A, comme a > 0, m — a/2 n'est plus un majorant de A donc il existe un élément qa (q élément de N) de A tel que m — a/2 < qa. Puisque m est un majorant de A nous avons qa < m soit m — a/2 < qa < m. Ajoutons a aux deux membres de la première inégalité, nous obtenons m + a/2 < (q + 1) a. Or (q + X)a est un élément de A donc nous avons (q + 1) a < m, d'où m + a/2 < m, ce qui est impossible. A n'est donc pas majoré. Soient a et b deux éléments de K tels que a > 0. Puisque l'ensemble A n'est pas majoré, d'après 1° il existe un entier p tel que pa > b. K est donc un corps archimédien.
NOMBRES RÉELS 11 1A Soit / une partie non vide de R telle que pour tout couple (x, y) d'éléments de 7, vérifiant x < y, l'intervalle ouvert ]x, y[ soit contenu dans /. 1° Démontrer que si / n'est ni majoré ni minoré alors / = R. 2° On suppose / bornée. Démontrer que / est soit un intervalle fermé, soit un intervalle ouvert, soit un semi-segment (cf. C. E., Ch. 1, § I, 5). Solution 1° Nous avons par hypothèse / c R. Soit t un nombre réel, puisque / n'est pas minoré (resp. majoré), il existe un élément x (resp. y) de / tel que x < t (resp. y > t). Par suite l'intervalle ouvert ]x, y[ est contenu dans / Comme t appartient à ]x, y[, t est un élément de / Ceci démontre que R c: /, d'où / = R. 2° Puisque / est bornée et non vide, / admet une borne inférieure a et une borne supérieure b. Si a = b, comme / est non vide, a appartient à / donc / = [a, a], par suite / est un intervalle fermé. Supposons a < b et étudions le cas où a et b sont éléments de /. Nous avons alors ]a, b[ c /donc [a, b] c I. Réciproquement soit t un élément de /, comme a (resp. b) est un minorant (resp. un majorant) de /, nous avons a ^ t < b donc t appartient à l'intervalle fermé [a, b], d'où / c [a, b] et par suite / = [a, b]. Etudions maintenant le cas où ni a ni b n'appartiennent à /, nous allons démontrer que / = ]a, b[. Soit t un élément de /, alors comme précédemment nous avons a < t < b et comme t # a et t # b, t appartient à l'intervalle ouvert ]a, b[, donc / c ]a, b[. Réciproquement soit t un élément de ]a, b[. Nous avons a < t < b, donc d'après les propriétés des bornes supérieures et inférieures, il existe des éléments x et y de / tels que a^x<tett<y^b. Or a et b n'appartiennent pas à / donc nous avons a<x<tett<y<b. D'après l'hypothèse, l'intervalle ouvert ]x, y[ est contenu dans / dont t appartient à /ce qui prouve que ]a, b[ a /par suite / = ]a, b[. Etudions le cas où a appartient à / et où b n'appartient pas à /. Nous allons démontrer que / est le semi-segment [a, b[. Soit / un élément de /, alors nous avons a < t < b. Comme b n'appartient pas à /, t ^ b donc a < t < b, par suite t appartient à [a, b[. Réciproquement soit t un élément du semi-segment [a, b[. Si t = a alors t appartient à /, sinon nous avons a < t < b. Puisque b est la borne supérieure de /il existe un élément^ de /tel que t < y < b et comme b n'appartient pas à / nous avons t < y < b. D'après l'hypothèse, l'intervalle ]a, y[ est contenu dans / donc t appartient à /. Ceci démontre que [a, b[ est contenu dans /, et comme nous avons vu que / c [a, b[ on a / = [a, b[. Nous démontrerions de manière analogue que si a n'appartient pas à /et si b appartient à /, alors / est égal au semi-segment ]a, b].
12 EXERCICES' D'ANALYSE lib Soit A une partie non vide de R telle que A et $KA soient des parties ouvertes de R (cf. exercice 1.2). 1° Démontrer que A n'est pas majorée (on pourra raisonner par l'absurde). 2° Supposons que Gr A soit non vide et soit x un élément de cet ensemble. Désignons par B l'ensemble des éléments t de A tels que x < t. Démontrer que B est non vide et admet une borne inférieure m, telle que m > x. 3° Démontrer que m ne peut appartenir ni à Gr A ni à A. En déduire que A = R. Solution 1° Supposons A majorée ; puisque A est une partie non vide de R, A admet une borne supérieure M. Supposons que M appartienne à A, alors par hypothèse il existe un nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ouvert ]M — e, M + e[ soit contenu dans A. Or le nombre réel M + e/2 appartient à cet intervalle donc à A, ce qui est impossible puisque M est un majorant de A. Supposons que M appartienne à Gr A, alors il existe nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ]M — e, M + e[ soit contenu dans Cr A. D'autre part, puisque M est la borne supérieure de A il existe un élément t de A tel que M — e < t < M, ce qui est impossible car cette inégalité prouve que t appartient à ]M — e, M + e[ donc à Cr A. Ces deux cas étant impossibles, A n'est pas majorée. 2° Puisque A n'est pas majorée, il existe un élément t de A tel que x < t donc B est non vide. Il est clair que B est minoré par x donc B admet une borne inférieure m telle que m > x. Puisque CR A est une partie ouverte de R, il existe un nombre e > 0 tel que l'intervalle ouvert ]x — e, x + e[ soit contenu dans GR A. Si m = x, il existe un élément t de B tel que m < t < m + e, par suite t appartient à ]x — e, x + e[ donc à Gr A. Ceci est impossible puisque t appartient à B donc à A, par suite m ^ x donc m > x. 3° Supposons que m appartienne à Cr A, alors il existe un nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ouvert ]m — e, m + e[ soit contenu dans Cr A. Nous savons qu'il existe alors un élément t de B tel que m =ç t < m + e. Par suite t devrait appartenir à Cr A ce qui est impossible. Supposons que m appartienne à A, alors il existe un nombre réel e > 0 tel que l'intervalle ouvert ]m — e, m + e[ soit contenu dans A. Posons e' = Inf (e, m — x) , alors ]m — e', m + e'[ a A et x < m — e'. Le nombre m — e'/2 appartient à l'intervalle ~\m — e',m + e'[ donc à A. D'autre part x ^ m — e' < m — e'/2 donc m — e'/2 appartient à B ce qui est impossible puisque m est la borne inférieure de B. Nous avons démontré que A n'était pas majorée et qu'il était impossible de trouver un nombre réel n'appartenant pas à A, ceci démontre que A = R.
NOMBRES RÉELS 13 1.6 3« — 1 On considère la suite de nombres réels («„) définie par «„ = pour tout 2 n + 3 entier positif n. 1° Démontrer que cette suite est croissante et majorée. 2° Démontrer, en utilisant la définition de la limite d'une suite, que lim u„ 3 2 Solution 1° La fonction homographique de R+ dans R définie par 3x - 1 Xi-* 2x + 3 est croissante pour x > 0, donc la suite («„) est croissante. Démontrons que la suite (w„) est majorée par §. Nous avons pour tout n > 0 : 3 3« u„ — - = 1 11 2 2 n + 3 2 2(2 n + 3) * Cette différence est négative pour tout entier positifs donc la suite (w„) est majorée par f. 2° Soit e un nombre réel strictement positif. Nous avons _ 3 - ~ 11 "" 2 ~ 2(2 n + 3) d'où 11 2(2 n + 3) ' Nous avons 11 < £ Si »>Î(^H- 2(2 n + 3) R étant un corps archimédien, nous savons qu'il existe un entier p tel que donc si n ^ p nous aurons | w„ — f | < £. Par suite pour tout nombre réel e > 0 il existe un entier naturel p tel que pour tout entier n > p nous ayons I un — 11 < £• Ceci démontre que la suite («„) admet la limite f.
14 EXERCICES D'ANALYSE I il Etude de la suite (uj = (x") où x est un nombre réel. 1° On suppose x > 1 et on pose x = 1 + a. Démontrer par récurrence que pour n > 2 on a (1 + a)" > 1 + na. En déduire que la suite (w„) a la limite + oo lorsque n tend vers + oo. 2° On suppose 0 < x < 1. Démontrer que lim w„ = 0. 3° Etudier les cas x = 1 et x < 0. Solution 1° La formule est vraie pour n = 2. Supposons la vraie pour un entier « ; nous avons alors (1 + a)" > 1 + «a d'où (1 + a)n+1 > (1 + na) (1 + a) = 1 + (n + 1) a + na2 . Par suite (1 + a)"+1 > 1 + (n + 1) a, la formule est donc vraie pour l'entier « + 1. Ceci démontre que pour tout entier n ^ 2 nous avons (1 + a)" > 1 + na. Soit A un nombre réel positif. Puisque R est archimédien, il existe un entier p tel que pa ^ A — 1. Par suite pour tout entier n ^ p nous aurons na + 1 ^ A d'où «„ > A Ainsi pour tout nombre réel positif A, il existe un entier/) tel que pour tout entier n > p nous ayons un > A. Ceci démontre que la suite (w„) a la limite + oo lorsque n tend vers + oo. 2° Puisque 0 < x < 1, en posant f = l/x nous avons f > 1 et M" = 6) =?- Soit e un nombre réel strictement positif, nous aurons 1/t" < e si t" > 1/e. La suite (t") ayant la limite + oo lorsque n tend vers + oo, il existe un entier/) tel que pour tout entier n > p nous ayons t" > tp > 1/e, soit l/t" < e, d'où u„ < e. Ceci démontre que lim u„ = 0. n-* +oo 3° Supposons x= 1, alors «„ = 1 pour tout entier n et la suite (u„) est convergente et admet la limite 1. Supposons x = 0, alors nous avons lim u„ = 0. n-» + ro Supposons — 1 < x < 0. Posons t = — l/x, alors t > 1 et | m„ | = f". Nous sommes ramenés au cas étudié au 2°, par suite lim | «„ | = 0 d'où n-» + ro . lim u„ — 0 . Supposons x = — 1 alors u2„ = 1 et w2«+i = — 1 pour tout entier n. La suite («„) n'est pas convergente.
NOMBRES RÉELS 15 Supposons x < — 1. Nous avons | u„ \ = \ x" \ = | x \" donc la suite (| u„ |) a la limite + oo (voir 1°). Mais u2„ ^ 1 et w2«+i < — 1 pour tout entier n. \j& suite (w„) est donc divergente. Conclusion Pour x > 1 lim x" = + oo. n-* +œ Pour x = ] lim x" = 1 Pour - 1 < x < 1 lim x" = 0 Pour x < — 1 la suite (u„) n'a pas de limite. 1.8 Soient a et b deux nombres réels strictement positifs. Etudier la suite (cet exercice utilise les résultats de l'exercice précédent). Solution Puisque b est un nombre réel non nul posons k = a/b, alors k" - 1 u„ = k" + 1 et k est un nombre réel strictement positif. Supposons k = 1, alors u„ = 0 pour tout entier n, donc lim w„ = 0. Supposons A: < 1. L'exercice 1.7 nous a permis de démontrer que lim k" = 0 . rt-» + oo Nous allons démontrer que la suite (u„) a la limite — 1. Nous avons : Puisque k > 0 «„ - (- 1) I = 2fe" k" - 1 /c"+ 1 + 1 2fe" fc"+ 1 k" + 1 2fc" fc" + 1 ^ 2/c"
EXERCICES D'ANALYSE Soit e un nombre réel strictement positif, nous savons {cf. exercice 1.7, 1°) qu'il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons k" < e/2 ; alors pour de tels entiers n, | u„ — (— 1) | < 2 k" < e. La suite (w„) admet donc la limite — 1. Donnons une autre démonstration de ce résultat. Puisque lim k" = 0 nous avons lim {k" - 1) = - 1 et lim {kn + 1) = 1. n-* + œ n->+ go Par suite k" - l lim {k" - 1) - 1 lim = "i±^ = = - 1. n- + oofe" +1 lim k" + 1 1 n-*+ co Supposons k > 1. Nous allons démontrer que lim w„ = 1. Nous avons I u„ - 1 | = ^1-1 k" +1 2 2 k" + 1 ^ fc" Soit e un nombre réel strictement positif, l'inégalité 2/fe" < e est équivalente à k" > 2/e. Nous savons {cf. exercice 1.7, 1°) qu'il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons k" > 2/e, alors pour de tels entiers k on a 2 I u„ - 1 | «S — < e . La suite (w„) admet donc la limite 1. Conclusion Pour a < b lim u„ = — 1. Pour a = b lim u„ = 0. «-»+ CO Pour a > b lim u„ = 1. n-* + co 1.9 ? Soient a et 6 deux nombres réels tels que a < b. Soit x un élément de l'intervalle fermé [a, b]. 1° Démontrer que pour tout entier n il existe un entier k„ unique vérifiant 0 «S k„ < 2" et '.' b — à s ., _ fe — a tf+ k„ ^ x < a + {k„ + 1) ( 2" 7 v " ' 2" 2° En déduire que tcraf élément x de l'intervalle [c, 6] est limite d'une suite (u„) où les un sont de la forme u„ = a + k„ avec 0 < k„ < 2" .
NOMBRES RÉELS 17 Solution 1° Soient n un entier positif ou nul et A l'ensemble des entiers p ^ 0 vérifiant / .x b — a a + (p + 1) > x . 2" Cet ensemble est non vide puisque ,^b — a , b — a , a + (2" + 1) = b + > b ^ x . 2" 2" Comme A est une partie non vide de N, A admet un plus petit élément k„, mais k„ — 1 n'appartenant pas à A, nous avons ,, < hn b — a ,, ..b — a a + (fc„ - 1 + 1) —^- ^x <a + (k„+l) —^- d'où , b — a ^ „ ..b — a a + k„ =g x < a + (k„ + 1) . 2" 2" Mais nous avons vu que 2" est un élément de A donc k„ ^ 2" et comme k appartient à A nous avons k„ ^ 0. Supposons qu'il existe un autre entier k'„ ¥= k„ tel que 0 < k'„ ^ 2" et vérifiant ,, b — a ,,, ^.b — a a + k„ < x < c + (k; + 1) alors nous avons k„ < k'„ ou fcj, < k„. Supposons que k„ < k'„ alors k„ et k'„ étant des entiers nous avons k„ + 1 < k'„ d'où ., ,. b — a „ ,, b — cz x < a + {k„ + 1) *•; a + fc„ «S x 2" 2" d'où x < x ce qui est impossible donc &„ est unique. Nous venons ainsi de trouver pour tout entier n ^ 0, un entier unique k„ vérifiant 0 =g k„ ^ 2" et a + fc„ —— < x < a + (fc„ + 1) ~ g . 2° Soit x un élément de l'intervalle [a, b]. Nous définissons u„, pour chaque entier « > 0, par , b — a m, = c + k, - — où &„ est l'unique entier vérifiant 0 ;g k„ ^ 2" et a + k„ ~ < x < c + (k„ + 1) —^~— .
18 EXERCICES D'ANALYSE Il est clair que b - a 0 < x — u„ < 2" Soit e un nombre réel strictement positif nous savons (cf. exercice 1.7, 2°) qu'il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons 1 £ — < d'où 0 =g x — u„ < £ soit I u„ — x I < £ 2" b - a ceci démontre que la suite (u„) admet x pour limite. Par suite, tout point x de l'intervalle [a, b] est limite d'une suite (u„) où les u„ sont de la forme u„ = a + k„ avec 0 < k„ < 2" . 2" 1.10 1° Soit (u„) une suite de nombres réels. On suppose qu'il existe un nombre réel k > 1 et un entier n0 tels que u„0 > 0 et u„+1 ^ ku„ pour tout entier n ^ n0. Démontrer que lim un = + oo . «-*+ go 2° Soit (f„) une suite de nombres réels. On suppose qu'il existe un nombre réel k et un entier n0 tels que 0 < k < 1 et | v„+1 | =g k \ v„ | si n ^ n0. Démontrer que lim v„ = 0 . Solution 1° Nous avons Supposons que alors donc K„o+l > ku»0- "„„ + «+! > ^+1m»o- Nous venons de démontrer par récurrence que pour tout entier positif q, nous
NOMBRES RÉELS 19 avons u„0+q > kq u„0. Soit A un nombre réel strictement positif, nous savons {cf. exercice 1.7, 1°) qu'il existe un entier p tel que pour tout entier q ^ p nous ayons Alors pour de tels entiers q, w„0+« > k"u»0 > A- Ainsi pour tout nombre réel A > 0 l'entier p + n0 est tel que pour tout entier n ~5* p + n0 nous ayons u„ > A, ce qui démontre que lim u„ = + oo . /]-*+ GO 2° Nous avons Ko+l I < fcl "wl Un raisonnement analogue au précédent montre que pour tout entier g^O nous avons I f„„+9 K fc* I vno I • Supposons v„0 = 0 alors pour tout entier q nous avons vno+q = ^ donc lim v„ = 0 . «-* + oo Supposons | d„0 | > 0 et soit e un nombre réel strictement positif. Nous savons {cf. exercice 1.7, 2°) qu'il existe un entier p tel que pour tout entier q ^'P nous ayons fc* < -r^—. d'où | v„0+q K K> | v„01 < e . Ainsi pour tout nombre réel e > 0, l'entier p + n0 est, tel que pour tout entier n ^ p + n0 nous ayons | v„ | < e. Par suite lim vn = 0. 1.11 Soient / un nombre réel et (uj une suite de nombres réels non nuls tels que lim ^±1 = /. «-»■ + GO Wn On se propose d'étudier la convergence de la suite (u„) suivant les valeurs de /. (On pourra utiliser les résultats de l'exercice 1.10).
20 EXERCICES D'ANALYSE 1° On suppose que 0 < / < 1. Démontrer qu'il existe un nombre réel k et un entier n0 tels que un+l l < k < 1 et < k pour tout entier n ^ n0. Déterminer la limite de la suite (w„) lorsque n tend vers + oo. En déduire la limite de la suite (u„) lorsque — 1 < / < 0. 2° On suppose que | /1 > 1, étudier la limite de la suite (w„). 3° Donner des exemples de suites convergentes et de suites divergentes telles que lim ^±i = 1. 4° Soient k un entier relatif et x un nombre réel non nul. Etudier la suite «-©■ Solution 1° Puisque / < 1, il existe un nombre réel k tel que 1 < k < 1. Par hypothèse la suite (d„) = (un+juj admet / pour limite, donc il existe un entier n0 tel que pour tout entier n ^ n0 nous ayons \v„ — l \ < k — l d'où - (k - l) < l <k- l soit 11- k < Un+1 < k , or 2 Z — k > donc k < *«+i < k soit <n+l < k. Nous allons démontrer que lim m„ = 0 . lre méthode. Pour tout entier n ^ n0 nous avons | u„+1 | < k\u„\ alors la démonstration donnée à l'exercice 1.10, 2° nous montre que lim un = 0. 2e méthode. Pour tout entier n ^ n0 nous avons |w„+1| <k|u„| ork< 1 donc | u„+l | < | u„ \. Par suite à partir de l'entier n0 la suite | u„ \ est décroissante et comme \u„\ ^ 0 la suite | un \ admet une limite. Les inégalités se conservent par passage à la limite donc 0 <: lim |uB+i|< lim k\u„\.
NOMBRES RÉELS 21 Or lim fc|u„| = fc lim | u„ | et lim | u„+l | = lim \u„\. n-*+co n-> + go n-* + co n-> + co Nous avons donc les inégalités 0 =g lim | u„ | =S k lim \u„\ , mais si lim | u„ \ ¥= 0 «-)•+ co n-*+œ n-* + co nous obtenons d'où k lim i u„ | < lim | u„ | puisque k < 1 /j-* + co n~* + on lim | u„ j < lim | m„ | n-* + co n-* + œ ce qui est impossible donc lim | u„ | = 0 soit lim u„ = 0 Supposons maintenant que — 1 < / < 0 alors lim n-> + co U„+l donc la suite (| u„ |) vérifie les hypothèses précédentes, par conséquent lim | m„ | = 0 d'où lim u„ = 0 . n~* + co H-» + co 2° Supposons / > 1, alors il existe un nombre réel k et un entier n0 tels que 1 < k < l et pour tout entier n ^ n0, nous avons Hï±I _ ; <l - k Nous avons donc - (Z - fc)< -"— - l<l - k d'où w«+i > k, par suite | un+1 | > k\u„\ et \ u„0\ > 0 ; la suite (| u„ |) vérifie les hypothèses de l'exercice 1.10, 1° donc lim | u„ \ = + co. D'autre part l'inégalité > k nous montre qu'à partir du rang n0, tous les termes de la suite conservent le même signe, par suite lim u„ = + oo si u„0 > 0 et lim u„ = — co si u„0 < 0. n-* + co n~* + co
EXERCICES D'ANALYSE Supposons maintenant / < — 1, alors la suite (| u„ |) vérifie les hypothèses précédentes donc lim \u„\ = + oo. D'autre part il existe un entier/? tel que n-* +œ pour tout entier n ^ p nous ayons un+\ __ i un+\ < - l d'où ^=ii < 0, ce qui prouve que les termes de la suite changent alternativement de signe. Comme lim | u„ | = + oo la suite u„ est divergente. n-y + oo 3° La suite (u„) = (1/w) a la limite 0 et lim ^±i = 1, de même la suite (u'„) = (n) vérifie l'hypothèse lim ul±l = i et nous avons lim u'„ = + oo . «-> + oo 4° Etudions la suite (u„) = (nkjj^). Nous avons u„+1 _(n+ 1/ x" L | l\fcl w„ x"+1 n* \ n/ x' Il est clair que pour tout entier relatif k, lim (l + -) =1 donc lim ^=±i = - . Si | l/x | 5^ 1 la discussion précédente nous donne la nature de la suite (u„). Supposons que x = 1, alors u„ = nk. Si k > 0 lim u„ = + oo ; si k = 0 n-» +œ M« = 1 Pour tout entier n, donc lim u„ = 1 ; enfin si A: < 0 «-» +C0 u„ = —— , donc lim u„ = 0 . n n- + «> Supposons que x = — 1, alors u„ = (— l)"«fc, par suite | w„ | = nk donc si A: > 0 lim | u„ | = +oo «-> + 00 et comme les termes de la suite changent alternativement de signe, la suite (u„)
NOMBRES RÉELS 23 est divergente. Si fc = 0, un = ( — 1)" et la suite (w„) est divergente, enfin si k <0 lim | u„ | = 0 donc lim u„ = 0 . n-* + oo n-» + co Conclusion Si x > 1 lim m„ = 0 «-» + °° fe > 0 lim u„ = + co Si x = 1 J fc = 0 lim w„ = 1 «->+ CO k < 0 lim u„ = 0 n-» + co Si 0 < x < 1 lim u„ = + oo n-* + °o Si — 1 < x < 0 la suite (u„) est divergente !fe ^ 0 la suite (u„) est divergente k < 0 lim u„ = 0 n-> + co Si x < — 1 lim w„ = 0 . B-»+ CO 1.12 Soit (w„) une suite de nombres réels convergeant vers un nombre réel /. Le but de cet exercice est de démontrer que la suite (vn), définie par uy + u2 + ■■■ + u„ v„ = pour tout entier n ^ 1, est convergente et admet la limite /. 1° Soit e un nombre réel strictement positif. Démontrer qu'il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p on ait \up- l\ + \ up+i - 11 + - + | u„ - /1 < n |. 2° L'entier p étant celui trouvé précédemment, démontrer qu'il existe un entier g tel que pour tout entier n ^ q on ait | (Ul - l) + (u2 - l) + - + (wp_! - Z) | < nB-. 3° Déduire de ce qui précède que lim v„ = l.
24 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° La suite (w„) étant convergente il existe un entier p > 1 tel que pour tout entier n > p nous ayons | u„ — /1 < e/2, alors comme la somme l«P- 'I + K+i ~ /| + - + K- /| comporte n — /> + 1 termes nous avons I up - l\ + | up+1 - l\ + - + | u„ - l\ < (n - p + 1) | < n î. 2° Puisque R est un corps archimédien il existe un entier positif q tel que | (i*! - l) + (u2 - l) + - + (mp_! - Z) | o.l > 4J - E soit 21 («i - 0 + ("2 - 0 + - + K-i - 01 e d'où l'inégalité | (Ml - /) + (u2 -l) + - + (up_! - /) | < n | pour tout entier n ^ g. 3° Nous avons , (ut - l) + (m2 - Q + - + (u„ - /) Soit e un nombre réel strictement positif, nous avons vu au 1° qu'il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons g \up - l\ + |mp+1 - l\ + - + \u„ - l\ < n 2- De même nous avons vu au 2° qu'il existe un entier g tel que pour tout entier n ^ g nous ayons | (Ui - /) + (u2 - /) + - + (up_! - Q |< imposons v = Sup (p, g) ; alors pour tout entier n ^ v nous avons ,. J («î - 0 + («2 - 9 + - + (wp-i - 0 I , 1 Up - l\ + j Mp+1 - / j + - + | U„ - l | n d'où | v„ — /1 < e. Ceci démontre que la suite (i>„) est convergente et admet la limite /.
NOMBRES RÉELS 25 1.13 1° Soit g une application strictement croissante de N dans lui-même. Démontrer que pour tout entier « > 0 on a g(n) ^ n. 2° Soient (w„) et (v„) deux suites de nombres réels telles que lim v„ = + oo et u„ ^ v„ n-* + oo pour tout entier positif n. Démontrer que toute suite extraite de la suite (u„) admet pour limite + oo. Solution 1° Nous allons démontrer la relation par récurrence. Il est clair que g(0) ^ 0. Supposons que g(n) ^ n alors puisque l'application g est strictement croissante, g(n + 1) > g(ri) ^ n ; donc nous avons g{n + 1) > n. Mais g(n + 1) est un entier d'où g(n + 1) ^ n + 1. L'inégalité est donc vraie pour tout entier n. 2° Soit (wg(„)) une suite extraite de la suite («„). La fonction g est donc une application strictement croissante de N dans N. Soit A un nombre réel strictement positif, puisque lim v„ = + oo il existe un entier p tel que pour tout n-* + oo entier n ^ p nous ayons v„^ A. Mais d'après ce que nous avons vu au 1°, g(n) ^ n donc vgiti) > A d'où wg(B) ^ vgM ^ A. Ainsi pour tout nombre réel A > 0, il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons wg(B) ^ j4, ceci démontre que la suite (wg(„)) admet la limite + co. 1.14 Soit (u„) une suite de nombres réels telle que les suites extraites (u2„), («2«+i) et (w3„) soient convergentes. Démontrer que la suite (m„) est convergente. Solution Nous savons que si une suite (vn) de nombres réels est convergente et admet pour limite un nombre réel v, alors toute suite extraite de la suite (v„) est convergente et admet v comme limite. La suite (u6„) est extraite des suites (w2„) et (u3n), donc cette suite est convergente et admet une limite qui est la même que celle des suites (u2n) et (u3„) d'où lim u2„ = lim u3„. «-> + oo n-> + oo La suite (u6n+3) est extraite des suites (w2«+i) et («3») donc comme précédemment nous avons lim m2«+i = 'im u3„.
26 EXERCICES D'ANALYSE Par suite lim u2n = lim u2n+1 ■ n-* + oo n-» + co Notons / la limite commune aux suites (m2„) et (w2«+i)- Soit e un nombre réel strictement positif alors il existe un entier n1 (resp. n2) tel que pour tout entier n ^ «t (resp. n ^ n2) nous ayons | u2n — l\ < e (resp. | u2n+l — /1 < e). Posons «0 = Sup(2«l5 2 «2 + 1) alors pour tout entier n ^ «0 nous avons | w„ — /1 < e ce qui démontre que la suite (m„) admet la limite /. La suite (m„) est donc une suite convergente. 1.15 Soit (u„) la suite de nombres réels, définie pour tout entier n ^ 1 par * 1 1 1 „.= !+- + -+...+-. En considérant la différence u2n — u„ démontrer que la suite (w„) n'est pas une suite de Cauchy. Solution Nous savons qu'une suite (u„) est une suite de Cauchy si et seulement si pour tout nombre réel e > 0 il existe un entier n tel que, pour tout couple {p, q) d'entiers vérifiant p ^ q > n nous ayons \up — uq\ < e. Par conséquent pour démontrer que la suite (u„) n'est pas une suite de Cauchy il faut et il suffit de trouver un nombre réel e > 0 tel que pour tout entier n, il existe un couple {p, q) d'entiers vérifiant p ^ q ^ n et | up — uq \ ^ e. Nous avons 1 1 1 u2n - un = —-—r + —— + — + — ; n + 1 n + 2 2n cette somme comprend n termes qui sont minorés par — donc . 1 1 Ainsi pour le nombre réel \, quel que soit l'entier n ^ 0 le couple d'entiers (2 n, n) vérifie 2 n ^ n et n ^ n et, | u2„ — u„ \ ^ \ ce qui démontre que la suite (m„) n'est pas une suite de Cauchy. 1.16 Soit k un nombre réel tel que 0 < k < 1. Soit (w„) une suite de nombres réels telle que pour tout entier n ^ 0 on ait | u„+2 — un+l \ < k \ u„+l — u„ |. 1° Démontrer que | un+1 — u„ \ < k" \ ux — u0 \ pour tout entier n ^0.
NOMBRES RÉELS 27 2° Démontrer que si/? et q sont deux entiers tels que/? ^ q ^ 0 alors 3° Déduire de ce qui précède que la suite (m„) est une suite de Cauchy. Solution 1° Démontrons l'inégalité par récurrence sur l'entier n. Pour n = 0 il est clair que l'inégalité est vraie. Supposons que I "„+i - u„\ ^kn\ul - u0\ alors | un+2 - u„+1 | ^ k \ m„+1 - u„ \ donc | un+2 — m„+i | ^ kn+1 | ul — m0 |. L'inégalité est donc vraie pour tout entier n > 0. 2° Nous avons UP- uq = (up - Mp_t) + (mp_! - mp_2) + - + (uq+1 - uq), d'où I Up - M, | ^ | Up - Mp_! | + | Mp_! - Mp_2 | + - + | M9+1 - M, | , par suite \up- ug\ ^ (k"-1 + kp~2 + - + *«) | «! - «o | . Or nous savons que k" donc (i _ kp~q\ \_k ) et 0 < fc < 1 ■ ,_-,«! Ml "-Mol I «p - «« I < « —j _ k ■ 3° Si u1 = m0 alors m„ = u0 pour tout entier n ^ 0, par conséquent la suite (m„) admet la limite m0 donc la suite (m„) est une suite de Cauchy. Supposons Uy # m0 et soit £ un nombre réel strictement positif. Nous savons (cf. exercice 1.7, 2°) qu'il existe un entier n tel que pour tout entier q ^ n nous ayons | Mt - M0 Par suite, pour tout couple d'entiers (/?, ç) vérifiant p ^ q ^ n nous avons | mp — uq | < £. Ceci achève de démontrer que la suite (m„) est une suite de Cauchy.
28 EXERCICES D'ANALYSE 1.17 Soit (w„) une suite décroissante telle que pour tout entier n ^ 0 on ait u„ ^ 0 ; on suppose de plus que lim u„ = 0. On pose n-» + oo V„ = «O - "l + «2 + - + (- 1)" Un . 1° Soient q et k deux entiers positifs. Démontrer que Uq - «8+1 + "« + 2 + - + (- 1)* Uq+k > 0 . 2° Démontrer que la suite (vn) est une suite de Cauchy. Solution 1° Nous allons démontrer l'inégalité par récurrence sur l'entier k. Si k = 0 il est clair que l'inégalité est vraie. Supposons la relation vraie jusqu'à l'entier k — 1 ; alors, ou bien k est pair et puisque uq+k ^ 0 nous avons uq ~ M«+i + - + (- 1)* ",+t = (", - ",+ i + - + (- l)*"1 «,+*-i) + uq+k donc "« - "«+i + - + (- 1)* ««+* > 0 ; ou bien k est impair et puisque uq+k-1 — uq+k ^ 0 nous avons "« - "s+i + - + (- 1)* "«+* = («, - ",+ i + - + (- l)*-2 «,+*-2) + + (««+*-1 - «,+*) donc "« - w«+i + - + (- !)* "«+* S* ° • 2° Calculons î;9+fc — vq.Si k ^ 2 nous avons »,+* -», = (-1)9+1 "9+i + (- o9+2«,« + - + (- iy+kuq+k, d'où »,+* -», = (- i)*+1 k+i - "«+2 + - + (- n*-1 «9+j - Or nous avons vu que [m9+1 — uq+2 + — + (— l)t_1 uq+k~\ ^ Odonc I vq+k -vq\= K+i - "«+2 + - + (- l)*"1 «,+*] donc I Vq + k ~ "q I = ["«+1 - K+2 - "« + 3 + - + (~ 0*"2 "«+*)] ■ Nous avons vu que m9+2 — m9+3 + — + (— l)*-2 uq+k ^ 0 donc I Vq+k - v9\ ^ ",+ i- Il est clair que cette dernière inégalité est vraie pour k = 1 et & = 0 donc pour tout entier k ^ 0 nous avons | v +k — vq\ ^ uq+1. Soit e un nombre réel strie-
NOMBRES RÉELS 29 tement positif, puisque la suite (u„) admet la limite 0 lorsque n tend vers + oo, il existe un entier n tel que pour tout entier m ^ n nous ayons \um\ < e soit um < s. Par suite pour tout couple d'entiers (p, q), vérifiant p ^ q > n — 1 nous avons | vp — vq | < uq+i < s. Nous venons ainsi de démontrer que la suite (v„) est une suite de Cauchy. 1.18 Soient a et b deux nombres réels tels que 0 < a < b. On définit les suites (m„) et 0„) par : u0 = a, v0 = b et Un + »„ u„+\ = \/ti„v„, v„+1 = -JL——- pour tout entier n ^ 0. 1° Démontrer que pour tout entier h ^ 0 on a : u0 ^ u„ < un+l < vn+l <vn^v0. 2° Démontrer que vn ~ u« ^ — pour tout entier n ^ 0 . En déduire que les suites (un) et (v„) sont convergentes et ont même limite. Solution 1° Il est clair que tous les termes des deux suites sont des nombres réels strictement positifs. Nous allons démontrer les inégalités proposées par récurrence sur l'entier n. Pour n = 0, il est clair que / , "o + vo Mo < V"o v0 et < v0 . Démontrons que r-r a + b En élevant au carré les deux membres de cette inégalité, nous obtenons 4 ab < (a + b)2 soit 0 < a2 — 2 ab + b2 ce qui est vérifié, par suite u0 ^ u0 < ut < vt < v0 ^ v0 . Supposons les inégalités vraies jusqu'à l'ordre n — \. Nous avons "o ^ w«-i < u„ < v„ < v„_ i < v0 .
30 EXERCICES D'ANALYSE Mais comme précédemment nous avons u„ < yfu„ v„ , — < v„ ainsi que y/u„ v„ < —-—s . Par suite nous avons m0 ^ w„-i < m„ < m„+i < f„+i <v„ < «„_! =? «o soitM0 < u„ < m„+1 < vn+1 < v„ ^ v0, l'inégalité est donc vraie pour l'entier n d'où la relation m0 < u„ < m„+1 < vn+l < v„ ^ v0 pour tout entier n ^ 0. 2° Nous allons démontrer cette inégalité par récurrence. Il est clair que ^o - "o ^ 2o • Supposons que nous ayons «o — «o "» "" ^ ^T Nous avons »» + u« /—- ^ ^ i;„ — u„ 2 v " " 2 car après simplification nous obtenons — v un v„ ^ — u„ ce qui est vérifié. Par suite V„+l - M„+1 < — - ^ 2«+i ce qui démontre que 2" Nous savons (ç/! exercice 1.7, 2°) que lim — = 0. pour tout entier n ^ 0 . Or 0 < i;„ - w„ < — *s un un *=s „ d'où par passage à la limite 0 < lim (t;h — u„) ^ lim I ———— I soit lim (v„ — u„) — 0 , lï-> + 00 M-> + CO \ 2 / IÎ-* + CO
NOMBRES RÉELS 31 D'autre part la suite (w„) est croissante, la suite («„) est décroissante et ces deux suites vérifient u„ < v„ pour tout entier n ^ 0. Ces suites sont donc des suites adjacentes, par suite elles sont convergentes et admettent la même limite {cf. CE., Ch. 1, § II, 15). Soient (a„) et (b„) deux suites de nombres réels telles que pour tout entier K^Oon ait a„ ^ o„+1 < bn+1 ^ b„. 1° Démontrer que les suites (a„) et (bn) sont convergentes. Soit a (resp. b) la limite de la suite (an) (resp. (£„)) ; démontrer que a < b. 2° Démontrer que PI [««> Kl = la, b~\ . neN 3° On suppose que lim (b„ — a„) = 0. Démontrer que f*| [a„, b„] est «-> + co neN réduite à un seul nombre réel. (II ne s'agit pas dans cette dernière question- d'utiliser le théorème sur les suites adjacentes.) Solution 1° Il est clair que pour tout entier n ^ 0 nous avons a0 «S a„ «S a„+1 *£ b„+1 *£ b„ ^ b0 . La suite (c„) est croissante et majorée par b0 donc elle est convergente. La suite (b„) est décroissante et minorée par a0 donc elle est convergente. Soit p un entier, alors pour tout entier n ^ p nous avons ap ^ a„ ^ bn ^ fcp donc ap ^ fc„, il est d'autre part bien clair que ap ^ bn pour n ^ p donc gp est un minorant de la suite (bn) d'où ap < lim b„. n-» + co Ce raisonnement étant vrai pour tout entier p, nous avons ap < b pour tout entier /? d'où par passage à la limite, lim ap < b soit a ^ b. P~* +00 2° Nous savons que a = Sup { a„ } et b = Inf {£„} (c/. CE., Ch.l, § II, 14). neN neN Par suite pour tout entier n ^ 0 nous avons a„ ^ a < b ^ £>„ d'où [a, 6] c [o„, Z>„] ce qui prouve que [a, b] <= fl [>„, fcj • neN Réciproquement nous allons démontrer que si x n'appartient pas à l'intervalle [a, b] alors x n'appartient pas à f) [a„, bn]. Supposons x < a (le raisonnement neN
32 EXERCICES D'ANALYSE est analogue si x > b), puisque a est la borne supérieure de l'ensemble des a„ pour tous les entiers n ^ 0, il existe un entier p tel que x < ap ^ a. Par suite x n'appartient pas à l'intervalle fermé [ap, bp] donc x n'appartient pas à l'intersection de tous les intervalles [an, b„]. Ceci démontre que fi [e„, bj a la, b-\ «eN donc nous avons PI [«-» b«\ = [o, &] • «eN 3° Nous allons démontrer que a = b. Nous savons que a ^ b, supposons que a < b et posons e = b — a. Puisque lim {b„ — a„) = 0, il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p nous ayons \b„ — a„\ < £ soit bn — a„ < e puisque b„ ^ a„. Or nous avons vu au début de la 2e question que pour tout entier n nous avons a„ ^ a ^ b ^ bn, par suite b„ — a„ ^ b — a. Alors pour tout entier n ^ p nous avons b„ — a„ < e et b„ — a„ > e ce qui est impossible. Ceci démontre que a = b, donc p) [o„, fc„] est réduite à un seul nombre réel. n6N On se propose de démontrer le théorème suivant : « De toute suite bornée de nombres réels on peut extraire une suite convergente ». Soit (u„) une suite de nombres réels ; on suppose que cette suite est bornée. On note E l'ensemble des éléments de la suite (i. e. l'ensemble des nombres réels u„ pour tous les entiers n ^ 0). 1° Démontrer le théorème si E est un ensemble fini. 2° On suppose E infini. Soit u un point d'accumulation de E {cf. CE., Ch. 3, 27). à) Soient n et p deux entiers positifs tels que n # 0. Démontrer qu'il existe un entier m ^ p tel que \um — u\ < \jn. b) Construire par récurrence une suite (wg(„)), extraite de la suite (m„), et convergeant vers le nombre réel u. Solution 1° Puisque E est un ensemble fini, il existe un élément u de E tel que u„ = u pour une infinité d'entiers n. Nous allons construire la suite extraite (ugM) par récurrence. Désignons par g(0) le plus petit entier k tel que uk = u. Supposons défini g(n — 1) alors g(n) sera le plus petit entier /, strictement plus grand que g(n — 1), tel que ut = u. Il est clair sur cette construction que l'application g est une fonction strictement croissante de N dans N. Par conséquent la suite (wg(„)) est extraite de la suite (m„) et converge vers le nombre réel u.
NOMBRES RÉELS 33 2° à) Puisque u est un point d'accumulation de E, il existe une infinité d'éléments de la suite, tous disctints de u et appartenant à l'intervalle ouvert 1 ! l\ \u , u + - . \ n n\_ Par suite il existe un entier m ^ p tel que \um — u\ < \jn. b) Posons g(0) = 0. Supposons défini g(n — 1). Nous choisirons pour g(ri) le plus petit entier q, strictement plus grand que g(n — 1), tel que | uq - u | < -. Nous avons ainsi défini une suite (ug(n)) extraite de la suite (u„). Soit e un nombre réel strictement positif, alors il existe un entier p tel que pour tout entier n ^ p, nous ayons l/n < e; par suite pour de tels entiers n, | Mg(/l) — u \ < e. La suite (Ms(«)) admet donc la limite u. 1.21 Soit (m„) une suite de Cauchy de nombres réels. On se propose de démontrer que cette suite est convergente en utilisant le théorème démontré à l'exercice 1.20. 1° Démontrer que la suite (u„) est bornée. 2° Soit (wff(„)) une suite extraite de la suite (u„) et convergeant vers un nombre réel m. Démontrer que lim u„ = u (on pourra utiliser l'exercice 1.13, 1°). Solution 1° Puisque la suite («„) est une suite de Cauchy, il existe un entier n0 tel que pour tout couple d'entiers (p, q) vérifiant/? ^ q ^ n0 nous ayons | up — uq \ < 1 Soit en prenant q = n0, | up — uno | < 1 ou encore u„0 — 1 < up < u„0 + 1. Soit a' (resp. b') la borne inférieure (resp. supérieure) de l'ensemble des nombres réels uk pour k ^ n0 — 1. Posons g = Inf (a', um — l)et b = Sup (b', u„0 + 1), il est alors clair que pour tout entier n ^ 0 nous avons a ^ u„ < b ; la suite (w„) est donc bornée. 2° Soit e un nombre réel strictement positif. D'une part il existe un entier n0 tel que pour tout couple d'entiers (p, q) vérifiant p ^ q ^ n0 nous ayons \UP — uq\ < £/2- D'autre part il existe un entier ni tel que pour tout entier n 5s «t nous ayons | ugi„) — u \ < e/2. Posons v = Sup («0, nt) ; alors pour tout entier n ^ v nous avons g(n) ^ n (cf. exercice 1.13, 1°) donc g(ri) ^ nu par suite | Me(„) — u | < e/2. De même puisque g(ri) ^ n ^ «0 nous avons I "ew ~ un I < ô • Calvo. — Exercices d'analyse 2
34 EXERCICES D'ANALYSE Nous avons u„ — u — (un — wg(n)) + (w9(„) — u) d'où £ £ I "« - « I < I «« - wS(») I + I "9(«) -M'<2 + 2 = £' Ainsi pour tout nombre réel £ > 0 il existe un entier v tel que pour tout entier n > v nous ayons \u„ — u\ < £ ; ceci démontre que la suite (u„) est convergente.
2 FONCTIONS REELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE L.l Soient x un nombre réel et a un nombre réel strictement positif. On considère une application / définie sur l'intervalle ouvert ]x — a, x + a[ et à valeurs réelles. Démontrer que s\f(x + fi) admet une limite finie / lorsque h tend vers 0, alors lim [/(x + h) —f(x — fïj] = 0. La réciproque est-elle vraie ? 7i-»0 Solution lre démonstration : Soit e un nombre réel strictement positif. Puisque lim/Oc + h) = l, h-*0 il existe un nombre réel rj > 0, tel que pour tout nombre réel h vérifiant 0 < | h | < r\, nous ayons \f(x + h) — /1 < s/2. Mais f(x + h) -f(x -h) = (f(x + h)-l) + {l -f(x - h)), donc \f(x + h) -f(x -fi)\^\f(x + h)-l\ + \l -f(x -h)\; par suite si 0 < | h | < rj nous aurons i/(* + a)-/(x-/oi <!+! = «.
EXERCICES D'ANALYSE Pour tout nombre réel e > 0, il existe un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout nombre réel h vérifiant 0 < | h | < rj, nous ayons |/(x + h) — /(x — h) | < e. Ceci démontre que lim [/(x + h) - /(x - M] = 0. 7i-*0 2e démonstration : Nous avons lim/(x + h) = lim/(x - h) — l. D'autre part lim[/(x + h) -/(x - h)] = lim/(x + K) - lim/(x - fi); *-»0 7i->0 li-»0 par suite lim [/(x + h) - /(x - fc)] = 0 . A-»0 Considérons la fonction/ définie sur l'intervalle ]— 1, 1[ par /(x) = 1/x2 si x ¥= 0 et/(0) = 0. Nous avons, f {h) -/(- h) = 0 donc lim /(0 + fc) - /(0 - fc) = 0 . D'autre part lim /(0 + A) = + oo donc la réciproque est fausse. 7i->0 LiL Calculer les limites suivantes 1° rima„x" + a„_! x"-1 + — + a1 x + a0 x-*a où a est un nombre réel et at un nombre réel pour 0 < i < n. lim0^"'*" où n est un entier naturel et x et h des nombres réels. 3° lim a„x" + a„_x x" + ••• + al x + a0 x-+» bmxm + b„,^1 xm + - + bx x + b0 où m et n sont des entiers positifs et at et bj des nombres réels pour 0 < i < n et 0 < j < m ; on suppose de plus que a„ ^ 0 et bm ± 0. lim vA + - +1- J-2 + --1 x-»0 V X X v X X lim x sin — . v->n X
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 37 Solution 1° Nous savons (cf. C. E., Ch. 4, § 42, é) que lim xk = ak, lim ak xk = ak ak x-*a x-*a et lim (anx" + a„_1 x"-1 + — +ax x + a0) = aBa" + a,I_1 a"~1+ ■■■ + a, o + fl0 • 2° Nous avons d'après la formule du binôme (x + h)" = x" + nx"-1 h + h2 Q(h) où Q est un polynôme en h dont les coefficients sont le produit d'un nombre réel et d'une puissance de x. Par suite (x + hj -v; = ^^ + fce(A) Lorsque h tend vers 0, g(^) tend vers g(0) (ç/: question 1°) donc (x + hy-x- hm t = nx 3° Supposons d'abord m = n ; en divisant le numérateur et le dénominateur de la fraction par x", nous obtenons : an x" + a„_ t x" ] + ••• + at x + a0 b„x" + b„_! x"-1 + ••• + *>! x + fc0 Mais lim -?*- = lim A. = o pour tous les entiers fc tels que 0 < k < n — 1. Par suite le numérateur admet la limite a„ et le dénominateur la limite bn d'où a„ x" + «„_! x"-1 + ••• + ax x + a0 _ a„ X- + OC b„x" + b„_i x"-1 + - + btx + b0 b„' CL H h — H r H bn+b-^+ bi b0
EXERCICES D'ANALYSE Supposons maintenant m > n ; en divisant le numérateur et le dénominateur de la fraction par x'n nous obtenons : a„x" + a„_! x"~1 + •■■ + ax x + a0 _ bmxm + bm.lxm-l + bt x + b0 an + xm'n K + xm'n+1 xm~l xm b'«-i _l _i_ bi . b° ^7 ~^ m Lorsque x tend vers + oo le numérateur admet 0 pour limite et le dénominateur admet bm pour limite, par suite : lim a«x" + a«-ix"~l + - + Qix + a0 = Q »- + co bmxm + &,„_! xm_1 + ••• + &! x + fc0 Supposons enfin n > m ; en effectuant la division euclidienne du numérateur par le dénominateur nous obtenons : a„ x" + «„_! x"-1 + ••• + «! x + a0 = = QW (fcm x'" + bm_x x""1 + - + b, x + b0) + R(x) où JR est un polynôme de degré strictement inférieur à m. Par suite a„x" + «„_! x"-1 + — + at x + a0 bmxm + bm-1xm-1 +- + blX + b0 = G(*) + ^ • bmxm + b,„_! xm + - + bt x + b0 Lorsque x tend vers + oo, R(x)/(bmxm + b,„_1 jc™"1 + — + bt x + b0) tend vers 0 d'après l'étude précédente. Nous savons que le polynôme Q est de la forme Q(x) = ^x"-,n+ Q'(x) "fît où <2' est un polynôme de degré inférieur ou égal à n — m — 1, par suite ew^W-^ + ^l \bm x"-mI Lorsque x tend vers + oo, Q'(x)lx"~m tend vers 0 donc lim Q(x) = lim ^x"-'n,
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 39 par suite lim g(x) = + oo si ~- > 0 et lim Q(x) = - oo si -^ < 0. Conclusion ,. a„ x" + q„_1 x" + — + ai x + a0 _ *-+«, b,„ xm + bm_! x"1-1 + - + bi x + b0 0 si n < m si n = m + oo si n > m et -— > 0. 4° Nous avons — oo si n > m et -— < 0 bm \l x2 x y x2 x /1 J -2 + - + i + Jh + - V X X v X X Si x > 0 posons X = l/x alors lim X = + oo d'où x->0 + 1 1 ■> lim — H h 1 = lim X + X + 1 = + oo x->0+ X X X-» + oo lim -^ + i - 1 = lim X2 + X - 1 = + oo x->0+ X X X-»+ o= d'où nous déduisons que lim J\ + - + 1 + . \ + - x-,o+ V x2 x V x2 x 1 = + oo par suite lim J\ + - + 1 - -2 + - x^o+ V x2 x V x2 x 1 = 0. Si x < 0, posons X = — l/x alors lim X = + oo et nous démontrerions x-»0 — comme précédemment que
40 EXERCICES D'ANALYSE 5° Nous savons que | sin u | < 1 pour tout nombre réel u. Soit e un nombre réel strictement positif, alors si 0 < | x | < e nous avons . 1 x sin - x < I x \ < e ce qui démontre que lim x sin (1/x) = 0. C,o Démontrer que la fonction réelle/, définie sur R par f{x) = cos - si x # 0 et /(0) = 0, n'a pas de limite lorsque x tend vers 0. Remarquons tout d'abord que si k est un entier naturel non nul /(i) = 1 et /((2kTT)^) = ~ * ■ Nous allons donner deux démonstrations du résultat. lre démonstration : Nous allons prouver que / ne vérifie pas les hypothèses du critère de Cauchy. Nous devons trouver un nombre réel e > 0, tel que pour tout nombre réel a > 0, il existe deux nombres réels x et x' vérifiant 0 < | x \ < a et 0 < | x' | < a et pour lesquels nous ayons \f(x) — f(x') \ > e. Prenons e = 1 et soit a un nombre réel strictement positif, nous savons qu'il existe un entier k tel que 1 , _,, , , 1 1 1 k > 7; H 1 doufc> -— soit —r— < a et 7 - < a . 2 na 2na 2 kn (2 k + 1) n Posons 1 x = —:— et x = 2 kn (2 k + 1) n ' alors \f(x) — f(x') | = 2 > e. La fonction/ne vérifie pas les hypothèses du critère de Cauchy donc cette fonction n'admet pas de limite au point 0. 2e démonstration : Nous allons construire une suite (x,,),.^ de nombres réels telle que lim xn = 0 et que la suite /(xj n'ait pas de limite. Posons «-> +00 x„ = Unit, il est clair que lim xn = 0, et que/(:*:„) = (— 1)", la suite (/GO) n'est pas convergente ce qui prouve que/n'admet pas de limite au point 0.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 41 2.A Soit /une fonction réelle définie sur R. On suppose que/est périodique de période T (cf. C. E., Ch. 4, § I, 36, g), et que /admet la limite / lorsque x tend vers l'infini. Démontrer que/est la fonction constante de valeur /. Solution Nous allons donner deux démonstrations. lre démonstration : Supposons / non constante, alors il existe deux nombres réels x et x' tels que x =^ x' et/(x) ¥= fix1). Posons e = |/(x')-/(xi| puisque lim /(x) = /, il existe un nombre réel A tel que pour tout nombre réel t ^ A nous ayons |/(f) — /1 < e. Nous savons qu'il existe un entier nx tel que «! T> A — x et un entier n2 tel que n2 T > A — x'. Posons n = Sup («,, n2) ; alors nT + x > A et nT + x' > A donc | f(nT + x) — / | < e et \f(nT + x') - /1 < e soit l/(x) - /1 < e et |/(x') - /1 < e. Mais /(x) -/(x') = (/(x) - /) + (1-fM) d'où |/(x) -f(x') | < |/(x) - /| + | / - /(x') | soit |/(x) - /(x') | < 2 e . D'autre part, d'après la valeur de e nous avons 2e < |/(x) —/(x') I d'où contradiction ; par suite la fonction / est constante et comme lim /(x) = /, x-t + m /est la fonction constante de valeur /. 2e démonstration : Considérons un nombre réel x et soit e un nombre réel strictement positif. Puisque lim f(x) = /, il existe un nombre réel A tel que X-> + 00 pour tout nombre réel / > A nous ayons \f(t) — /1 < e. D'autre part il existe un entier n tel que nT > A — x soit nT + x > A, donc \f(nT + x) — 11 < e soit | / (x) — / | < e. Ainsi pour tout nombre réel e > 0 nous avons |/(x) — / [ < e d'où |/(x) — /1 = 0 (cf. exercice 1.1). Ceci étant vrai pour tout nombre réel x,/est la fonction constante de valeur /. 2.5 Soient u un nombre réel strictement positif et a un nombre réel. Soit/une fonction réelle définie sur l'ensemble /„ = ]a — u, a + u[ — { a }. On suppose que / vérifie les hypothèses du critère de Cauchy au point a, et on se propose de démontrer par une méthode différente de celle utilisée dans (CE., Ch. 4, § II, 42, c) que la fonction/admet une limite au point a. 1° Démontrer qu'il existe un nombre réel h > 0 tel que l'application / soit bornée sur l'ensemble ]a — h, a + h[ — {a}.
42 EXERCICES D'ANALYSE 2° Construire une suite décroissante (a„) de nombres réels, telle que pour tout couple (x, x') d'éléments de /„ vérifiant 0 < | x — a \ < a„ et 0 < | x' — a | < an on ait |/(*)-/(*')|<-2--. En déduire que Sup f{t)- Inf /(*)<-. 0<|f-a|<a„ 0<|f-a|<a„ n 3° On pose y„= Inf fit) et z„ = Sup fit). 0<|<-a|<a„ 0<|r-a|<a„ Démontrer que la famille { [yn, z„] }„eN» est une famille d'intervalles emboîtés. En déduire que l'application/admet une limite au point a. Solution 1° Puisque la fonction/vérifie les hypothèses du critère de Cauchy au point a, il existe un nombre réel h > 0 tel que h < u et pour tout couple (x, x') d'éléments de /„ vérifiant 0 < | x — a\ < h et 0 < | x' — a\ < h nous ayons |/(x) — /(x') | < 1, soit/(x') — 1 </(x) </(x') + 1. Soit x'0 un élément de la vérifiant 0 <\x'0 — a\ < h alors pour tout élément x de l'ensemble ]a — h, a + h[ — { a } nous avons/(xé) — 1 <fix) <fix0) + 1, la fonction /est donc bornée sur l'ensemble ]a — h, a + h[ — { a}. 2° Puisque la fonction/vérifie les hypothèses du critère de Cauchy au point a, pour tout entier n ^ 1 il existe un nombre réel a'„ > 0 tel que pour tout couple (x, x') d'éléments de /„ vérifiant 0 < | x — a | < oej, et 0 < \x' — a\ < a'„ nous ayons | /(x) - /(x') | < ~ soit /(x') - ±-n < /(x) < /(x') + -~ , par suite /(xO-J-< Inf /(0< Sup /(0</(jO+;J-, ^ " 0<|t-a|<a^ 0<|t-a|<aA Z" d'où Sup /(0- Inf /(0<^- 0<|r-n|<a„ 0<|«-a|<a„ " Les propriétés précédentes sont encore vraies pour tout nombre a„ < an, posons
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 43 donc cc„ = Inf (ai, a2,..., a„) alors pour tout couple (x, x') d'éléments de / vérifiant 0<\x — a\<a„etO<\x'—a\<a„ nous avons |/00-/(*')|<^ L n et comme précédemment nous en déduisons que Sup f(t)- Inf /(0<^; 0<|(-a|<a„ 0<|(-a]<a„ " d'autre part il est bien clair d'après la définition de a„ que la suite (cc„) est décroissante. 3° Puisque la suite (cc„) est décroissante on a ]a - a„+1, a + a„+1[ - { a } <= ]a - a„, a + ccj - { a } donc pour tout nombre réel x appartenant à ]a — an+1, a + a„+1[ — {a} nous avons f{x) < Sup f{t); 0<| t—a | <a„ Sup f{t) est donc un majorant de l'ensemble des /(/) pour tous les 0<| t — a | <a„ nombres réels / appartenant à l'ensemble ]a — a„+1,a + a„+it— {«} par suite Sup f(t) 4: Sup /(/) soit zn+1^z„. 0<|f—o|<a„+i 0<|f — fl | <ct„ Nous démontrerions de même que y„ < y„ + i, par suite pour tout entier « > 1 nous avons [yn+1, z„+1] c [yn, z„]. Puisque pour tout entier n > 1 nous avons z« ~ yn ^ 1/" la suite (z„ — yn) admet la limite 0 lorsque n tend vers l'infini, ainsi la famille { [y„, z„] }„eN* est une famille d'intervalles emboîtés dont la longueur tend vers 0, donc f) [y„, z„] est réduite à un seul nombre réel jeN* que nous noterons /. Nous allons démontrer que / est la limite de la fonction/au point a. Soit e un nombre réel strictement positif, alors il existe un entier n tel que \\n < e. Pour tout élément x de /„ tel que 0 < | x — a \ < a„, nous avons yn < f(x) < zn ; comme yn < / < z„ on a \fix)-l\<zn-y„<1n<s. Par suite pour tout nombre réel e > 0 il existe un nombre réel an tel que pour tout élément x de /„ vérifiant 0 < | x — a \ < a„ nous ayons \f(x) — /1 < e, ceci démontre que la fonction/admet la limite / au point a.
44 EXERCICES D'ANALYSE 2.6 1° Soit x un nombre réel, démontrer qu'il existe un entier relatif unique, noté [x], tel que [x] < x < [x] + 1. 2° On considère la fonction réelle/, définie sur R* par/(x) = x[l/x]. Démontrer que/peut être prolongée par continuité au point 0. Solution 1° Supposons d'abord x > 1 ; soit A l'ensemble des entiers n tels que n > x — 1, nous savons que A n'est pas vide (car R est un corps archimédien) donc il admet un plus petit élément [x] ; [x] — 1 n'appartient pas à A donc [x] — 1 < x — 1 < [x] d'où [x] < x < [x] + 1. Supposons x < 1 et soit B l'ensemble des entiers n tels que n 5= — x. Cet ensemble est non vide, donc il admet un plus petit élément n0. Comme n0 — 1 n'appartient pas à B nous avons «0 — 1 < — x < «0 d'où — w0 < x < — n0 + 1. Si nous posons [x] = — n0 alors nous avons [x] < x < [x] + 1. 2° Nous allons d'abord étudier la limite de la fonction/à droite du point 0. Nous avons ni 1 m + l 1 x 1 < < X 1 — X d'où - 1 < Ë =g par suite, puisque x > 0,1 — x < x[l/x] < 1, d'où 0 < 1 — x[l/x] < x. Soit e un nombre réel strictement positif, alors pour tout nombre réel x vérifiant 0 < | x | < e nous avons | 1 — x[l/x] | < e ce qui démontre que lim x x->0 + = 1. Nous démontrerions de manière analogue que Y lim x x->0- = 1. Considérons la fonction/ définie sur R par/(x) = f(x) si x # 0 et/(0) = 1. Nous avons lim f(x) = /(0) donc la fonction/ est continue au point 0, ce qui x->0 démontre que la fonction/peut se prolonger par continuité au point 0. 2il Soit/une fonction réelle définie sur l'intervalle ouvert ] — 1, 1 [. 1° On suppose qu'il existe un nombre réel k > 0 tel que \f(x) | < k \ x \ ur tout élément de l'ensemble ]— 1,1[—{0}. Démontrer que/est continue pour au point 0 si et seulement si/(0) = 0.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 45 2° Plus généralement, on suppose qu'il existe deux fonctions réelles g et h, définies et continues sur l'intervalle ouvert ]— 1, 1[, et vérifiant g(0) = h(G) et g(x) ^ f{x) ^ h(x) pour tout élément x de l'ensemble ] — 1, 1 [ — { 0 }. Démontrer que/est continue au point 0 si et seulement si/(0) = g(0). Solution 1° Démontrons que lim f(x) = 0. Le résultat est vrai si k = 0, supposons x->0 donc k > 0. Soit e un nombre réel strictement positif, alors pour tout nombre réel x vérifiant |x|<let0<|x|< e/k nous avons \f(x) | ^ k \ x | < e ce qui prouve que lim f(x) = 0. Nous savons que la fonction/est continue au point 0 si et seulement si lim f(x) = f(0), donc /sera continue au point 0 si jc-O et seulement si/(0) = 0. 2° Démontrons que lim f(x) = g(0). x->0 ire démonstration : soit e un nombre réel strictement positif ; puisque la fonction g (resp. h) est continue au point 0, il existe un nombre réel r\± (resp. n2) strictement positif tel que pour tout nombre réel x vérifiant |jc|<1 et 0<|x|<?;1 (resp. 0 < | x \ < n2) nous ayons | g(x) - g(0) | < | (resp. | h{x) - h(O) | < |) . Posons n = Inf (»/i, V2) l alors pour tout nombre réel x vérifiant | x | < 1 et 0 < | x | < n nous aurons | g(*) - g(0) | < \ et | h(x) - h{0) | < | soit g(0) - \ < g(x) < g(0) + | et g(0) - | < h(x) < g(0) +1, d'où g(0) - \ < g(x) ^ /(x) ^ h(x) < g(0) + | donc | /(x) - g(0) | < e . La fonction/admet donc la limite g(0) au point 0. 2e démonstration : Puisque g et h sont des fonctions continues au point 0 nous avons lim g(x) = lim h(x) = g(0) ; or pour tout nombre réel x vérifiant 0 < | x | < 1 nous avons g(x) ^ f(x) ^ h(x) donc 0^f{x)-g(x)^h(x)-g(x).
46 EXERCICES D'ANALYSE Comme lim (h(x) — g(x)) = 0 nous en déduisons que x-0 lim (/(x) - g(x)) = 0 d'où lim /(x) = g(0) . x->0 x->0 La fonction f sera continue au point 0 si et seulement si lim f(x) = /(0), x-»0 donc/sera continue au point 0 seulement si/(0) = g(0). Soient/et g deux fonctions réelles définies et continues sur R. 1° Démontrer que l'ensemble N des nombres réels x tels que/(x) # 0 est une partie ouverte de R (cf. exercice l. 2). 2° Démontrer que l'ensemble M des nombres réels x tels quef(x) > g(x) est une partie ouverte de R. Solution 1° Soit x un nombre réel tel que/(jt) ^ 0. Supposons/"(.x:) > 0, la fonction/ étant continue au point x, il existe un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout nombre réel / vérifiant \ t — x\ <r\ nous ayons \f(t) — f(x) | <f(x) soit f(x) — f(x) <f(t) <f(x) + f(x) âoncf(t) > 0. Par suite pour tout point t de l'intervalle ouvert ]x — r\, x + rj[ nous avons f(t) > 0, donc f(t) =£ 0. Le raisonnement est analogue si f(x) < 0. Nous venons donc de démontrer que pour tout élément x de N il existe un nombre réel r\ > 0 tel que l'intervalle ouvert ]x — r\, x + rj[ soit contenu dans N, par suite N est une partie ouverte de R. 2° Soit x un nombre réel tel que f(x) > g(x) ; alors f(x) — g(x) > 0. La fonction / — g est continue au point x donc il existe un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout nombre réel t vérifiant \ t — x\ <r\ nous ayons | (/ - g) (0 - (/ - g) (x) | < f{x) - g(x) d'où 0 < {f — g) (t) soit f{f) > g(t). Ainsi pour tout élément x de M il existe un nombre réel r\ > 0 tel que l'intervalle ouvert ]x — r\, x + rj[ soit contenu dans M, ce qui démontre que M est une partie ouverte de R. L.M Soient a un nombre réel et/une fonction réelle définie et continue sur R, telle que/(l) = a et telle que pour tout couple (x, x') de nombres réels on ait f(x + x')=f(x)+f(x'). 1° Démontrer que/(«) = na pour tout entier relatifs. 2° Démontrer que f(i/q) = ajq pour tout entier q > 0; en déduire que /(r) = ra pour tout nombre rationnel r. 3° Démontrer que tout nombre réel est limite d'une suite de nombres rationnels. En déduire que/(x) = ax pour tout nombre réel x.
FONCTIONS REELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 47 1° Soit n un entier strictement positif; nous avons «=1 + 1 +— +1 (« fois) donc/(«) = /(l) + /(l) + - + /(l) (« fois) d'où/(«) = na. D'autre part/(l + 0) =/(l) +/(0) donc/(0) = 0. Soit n un entier strictement négatif ; nous avons 0 =/(0) =/(-« + «) =/(- «) +/(«) d'où /(«) = — /(— «), par suite f(na) = — (— «a) = «a ; par conséquent /(«) = «a pour tout entier relatif n. 2° Soit q un nombre entier strictement positif ; nous avons 1 =- + -+■•• + (g fois) 9 « « d'où par suite /0).=/(ï)+/(î) + "'+/(ï) fafois) « = ,/(!) ** ,(i)-|. Soit r un nombre rationnel positif, alors il existe deux entiers positifs p et q (q # 0) tel que pli 1 . , .. r = - = - + - + -+ - (p fois) , q q q q par suite /M =/(") +f(~) + - +/(£) (Pfois) soit /(r) = p^ = ar. Si r est un nombre rationnel négatif alors /(— r + r) = /(0) = 0 d'où /(/■) = — /*(— r) par suite /(r) = or. Ceci démontre que/(r) = ar pour tout nombre rationnel r. 3° Soient x un nombre réel et n un entier strictement positif. Nous savons qu'il existe un nombre rationnel r„ appartenant à l'intervalle ]x — \/n, x + l/«[. Nous pouvons ainsi construire une suite (r„) de nombres rationnels, telle que pour tout entier n > 1 nous ayons \ x — rn\ < l/n ; par conséquent lim | x — rn | < lim — d'où lim | x — r„ \ = 0 soit lim r„ = x . La suite (r„) est donc une suite de nombres rationnels convergeant vers x. Soit x un nombre réel et (r„) une suite de nombres rationnels convergeant vers x. Nous avons/(/■„) = ar„ pour tout entier n > 1, donc par passage à la
48 EXERCICES D'ANALYSE limite : lim /(r„) = lim ar„. Mais/est continue au point x et lim r„ = x n-»+co l)-*+co n->+œ donc lim /(rJ=/( lim r„) = f(x), par suite/(x) = ax. Ceci démontre que/(x) = ax pour tout nombre réel x. 2.10 On considère l'ensemble A des fonctions réelles/ définies et continues sur R, telles que pour tout couple (x, x') de nombres réels on ait /(^~:) = i[/W+/(x')] 1° Soit /un élément de A tel qu'il existe un couple (x, x') de nombre réels pour lequel/(x) = f(x') = 0 et x < x'. Démontrer que pour tout entier n ^ 1 et tout entier k vérifiant 0 ^ k ^ 2", on a 4+^)=°- En utilisant l'exercice 1.9 démontrer que pour tout nombre réel t appartenant à l'intervalle fermé [x, x'] on af(t) = 0. En déduire que/est l'application nulle de R dans R. 2° Démontrer que la différence de deux fonctions de A est un élément de A. Soit (a, b) un couple de nombres réels, démontrer que la fonction affine h, définie par h(x) = ax + b pour tout nombre réel x, est un élément de A. 3° Démontrer que tout élément de A est une fonction affine de R dans R. Solution 1° La propriété est vraie pour « = 1 par hypothèse; supposons la vraie jusqu'à l'ordre n — 1. Soit k un entier tel que 0 ^ k ^ 2" ; ou bien k est de la forme k = 2 k' où k' est un entier tel que 0 ^ k' ^ 2"_1 et alors nous avons 4+k^)-/(*+t'i^)=0; ou bien k est de la forme k = 2 k" + 1 avec 0 ^ k" ^ 2"_1 — 1, alors *+^--;[("^)4*<*+i>^] d'où 4+*^H [4+^)+4+<*■+»^)]
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 49 donc La propriété est donc vraie pour l'entier n, par suite cette propriété est vraie pour tout entier n > 1. Dans l'exercice 1.9 nous avons vu que tout nombre réel t de l'intervalle [x, x'] est limite d'une suite (x„) où x' — x x„ = x + k„ avec 0 ^ kn ^ 2". 2" La fonction / étant continue au point x, comme lim x„ = x, nous avons lim f(x„) = fl lim x„\ = f(x) . Mais/(jt„) = 0 pour tout entier n > 1 donc/(x) = 0 par suite la restriction de la fonction fà l'intervalle [x, x'] est nulle. Soit t un élément de [x, x'], nous avons/(f) = 0 ; supposons que/(/ + k(x' — x)) = 0 pour tout entier k tel que 0 ^ k ^ n alors t + n(x! - x) = %[t + (n - 1) (x' - x) + t + (n + 1) (x' - x)~] par suite /(/ + n{pc' - x)) =f{W + (n - 1) (x' - x) + t + (n + 1) (x' - x)]) d'où 0 = i[/(/ + (n - 1) (x' - x)) + f(t + (n + 1) (x' - x))] par conséquent f(t + (n + 1) (x' — x)) = 0. Ceci démontre que/(/ + n(x! — x)) = 0 pour tout entier n > 0. Nous démontrerions de même que f{t + n(x' —x))= 0 pour tout entier n ^ 0. La fonction /* est une fonction périodique de période x' — x; comme cette fonction est nulle sur l'intervalle [x, x'] de longueur x' — x, elle est nulle sur R. 2° Soient / et g deux fonctions de A et (x, x') un couple de nombres réels. Nous avons d'où (/ - g) (^9 = \\U ~ *> (*) + (/ - g) (*')] , par suite la fonction/ — g est un élément de A.
50 EXERCICES D'ANALYSE Soit {x, x') un couple de nombres réels, nous avons j+ b = 2 Kax + b) + (ax> + b)] ce qui démontre que la fonction affine h est un élément de A. 3° Soit f un élément de A. Considérons les nombres réels b =/(0) et a =/(l) — /(0) ; alors la fonction g, définie par g{x) = f(x) — (ax + b) pour tout nombre réel x, est un élément de A et d'après le. choix des nombres a et b, nous avons £(0) = g(D = 0 . D'après ce qui précède nous savons que la fonction g est la fonction nulle donc/(x) = ax + b pour tout nombre réel x. Ceci démontre que toute fonction f appartenant à A est de la forme/(x) = (/(l) — f(0))x +/(0), i.e. f est une fonction affine de R dans R. CA I Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et/une fonction réelle définie et bornée sur l'intervalle [a, b]. On définit la fonction M par M(x) = Sup /(0 pour tout élément x de [a, b]. Démontrer que si la fonction/est continue en un point x0 de [a, b] et si/(x0) < M(x0), alors il existe un intervalle ouvert non vide, contenant le point x0 sur lequel la fonction M est constante. Solution Puisque la fonction/est continue au point x0, il existe un nombre réel r\ > 0, tel que pour tout élément x de [a, b] vérifiant ) x — x0 \ < r\ nous ayons \JW -J(x0) | < d ou /(x) < ^ par suite/(x) < M(x0). Nous allons démontrer que pour tout nombre réel x appartenant à [a, b] et à ]x0 — r\, x0 + t][ nous avons M(x) = M(x0). Soit x un élément de [a, b] appartenant à ]x0 — r\, x0 + t][ ; pour tout nombre réel t appartenant à [a, x0] nous avons f(t) ^ M(x0) et pour tout élément t de [a, b] appartenant à ]x0 — t], x0 + t][ nous avons f(t) < M(x0), par suite M(x0) est un majorant de l'ensemble des f{t) pour tous les éléments t de l'intervalle fermé [a, x]. Soit e un nombre réel strictement positif ; posons ,' = lnf(«,yfa)2--^); '
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 51 puisque M(x0) = Sup f(t), il existe un élément £ de l'intervalle [a, x0\ tel que M(x0) — e </(£) ^ M(x0) d'où M(x0) — e </(£)• Mais M(x0)-/(x0) , M(x0) + /(xp) e < donc M(x0) — e ^ — d'où ce qui prouve que le point £, ne peut appartenir à l'intervalle ouvert ]x0 -rj , x0 + t}[ donc £, appartient à [a, x0 — rj\. Par suite, pour chaque élément x de ]x0 — r\, x0 + /?[, M(x0) est un majorant de l'ensemble des /(/) pour tous les éléments / de l'intervalle [a, x] et quel que soit le nombre réel e > 0 il existe un élément £ de l'intervalle [a, x] tel que M(x0) — e < /(£) ^ M(x0). Ceci démontre que M(x0) = Sup f(t) pour tout élément x de l'intervalle ouvert ]x0 — r\, x0 + t][, par suite la fonction M est constante et égale à M(x0) sur l'intervalle ]x0 — r\, x0 + t][. 2.12 Soit/une fonction réelle définie sur l'intervalle fermé [0, 1] qui prend ses valeurs dans cet intervalle. On suppose que pour tout couple (x, x') d'éléments de [0, 1] on a \f(x)-f(x')\^\x-x'\. Montrer que / est l'une des fonctions fu fi définies en posant pour chaque élément x de [0, 1] /iW = x f2(x) = 1 - x. Solution Comme/prend ses valeurs dans [0, 1], on a pour chaque couple (x, x') d'éléments de [0, 1] |/(x)-/(*') | ^ 1. En particulier |/(0) —/(1)| < 1 et il résulte de l'hypothèse que |/(0) - /(l) | > 1 donc |/(0) - /(l) | = 1 et par suite on a soit/(0) = 0 et/(l) = 1, soit/(0) = 1 et/(l) = 0. Lorsque /(0) = 0 et /(l) = 1, si x e [0, 1] on a /W=|/M-/(0)|>|x-0|=x
52 EXERCICES D'ANALYSE et 1 -/(*) = |/(1) -/(*) | > I 1 - x | = 1 - x de la seconde inégalité il résulte que f(x) ^ x donc /(x) = x et f = /,. Lorsque /(0) = 1 et /(l) = 0 si x e [0, 1] on a f(x) = \f(x)-f{l)\>\x- 1 I = 1 - x et 1 -/(*) = |/(0) -f(x) | > | 0 - x | = x de la seconde inégalité il résulte que/(x) ^ 1 — x donc/(x) = 1 — x et/ = f2. 2.13 Soit/une fonction réelle définie sur R. On suppose qu'il existe un nombre réel k tel que 0 < k < 1 et tel que pour tout couple (x, x') de nombres réels on ait |/(x)-/(x')| ^k\x-x'\. 1° Démontrer que la fonction /est continue sur R. 2° Etant donné un nombre réel a, on définit la suite de nombres réels (x„) par x0 = a et x„+1 = /(x„). Démontrer que la suite (x„) est convergente (on pourra utiliser l'exercice 1.16) et que sa limite / vérifie la relation / = /(/). Solution 1° Soit x0 un élément quelconque de R ; nous allons démontrer que la fonction / est continue au point x0. Soit e un nombre réel strictement positif; alors pour tout nombre réel x vérifiant | x — x0 | < e/k nous avons \f(x) - /(x0) | s; k | x - x0 | s; e . Par suite pour tout nombre réel e > 0, le nombre e/k est tel que pour tout nombre réel x vérifiant | x — x0 | < e/k nous ayons |/(x) — /(x0) I < e ; ceci démontre que la fonction/est continue au point x0. Ce raisonnement étant valable pour tout nombre réel x0, la fonction/est continue sur R. 2° Pour tout entier n > 0 nous avons x„+2 — *n+i =f(xn+1) — /(x„) donc | x„+2 — x„+1 | ^ k | x„+1 — x„ |. Nous avons démontré que sous ces hypothèses la suite (x„) était convergente (cf. exercice 1.16). Soit / la limite de la suite (x„), démontrons que/(/) = /. La fonction/est continue au point / et lim xn = l, par suite «-► + 00 lim /(x„) = / Mim x„\ =/(/), d'où lim x„+1=/(/) soit/=/(/).
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 53 Soient a un nombre réel positif et (w„) la suite de nombres réels, définie par m0 = a et w„+1 = 1 + yjun ; démontrer que cette suite est convergente et déterminer sa limite. Solution Démontrons d'abord qu'il existe un nombre réel / unique tel que Nous devons avoir / — 1 = \fl ce qui est équivalent à (/ — l)2 = / et / — 1 > 0 soit l2 - 3 / + 1 = 0 et / > 1, d'où / = (3 + V5)/2. Etudions le cas 0 ^ a ^ /. Supposons que la relation 0 ^ u0 ^ mx ^ ••• ^ u„ ^ / soit vraie jusqu'à un certain entier n, alors w„_ x ^ un ^ / d'où Vm«-i ^ V"^ ^ V' eL ! + Vm«-i ^ i + Vî^ ^ i + V7, par suite w„ :% w„+1 ^ / ; la relation est donc vraie pour l'entier n + \. Comme cette relation est vraie pour n = 0 elle est vraie pour tout entier n > 0 ce qui démontre que la suite (m„) est croissante et majorée par /, par conséquent la suite (un) est convergente. Etudions le cas a > /. Supposons que la relation u0 > ux > ••• > u„ > / soit vraie jusqu'à un certain entier n. Nous avons alors m„_! 5= w„ 3* / d'où VM«-i 3* \/m^ 3* V' donc 1 + V«n-i ^ ! + V"n 5* 1 + V/, par suite u„ 5* «„+i 5* / ; la relation u0 5* «i 5* "" 5* m„ 5* /est donc vraie pour tout entier « > 0. Ceci démontre que la suite (w„) est décroissante et minorée par / ; cette suite est donc convergente. Nous venons de voir que pour tout nombre réel a la suite (w„) admet une limite u telle que O^M^/siO^a^/et telle que u > / si a > /. Soit/la fonction réelle définie sur R+ par f(x) = 1 + \jx pour tout nombre réel x ^ 0; cette fonction est continue au point u. Comme lim u„ — u nous avons lim /(m„) =// lim u„\ = f(ii) d'où lim un+l = f(u) «-► + 00 \n-» + oo / n-> + co d'où u = f(u). Nous avons vu au début de cet exercice que le seul nombre réel / vérifiant la relation t = 1 + \jt était le^ nombre / = (3 + \/5)/2, par conséquent la suite (w„) admet la limite (3 + y5)/2 et ceci quel que soit le nombre réel a > 0.
54 EXERCICES D'ANALYSE 2.15 Soient a un nombre réel non nul et (w„) la suite de nombres réels, définie par u0 = a et un+1=u„-\ 1 pour tout entier n > 0. Etudier la convergence de cette suite et déterminer sa limite (on étudiera séparément les cas a > 0 et a < 0). Solution Etudions le cas a < 0. Supposons que un ^ — n alors 1 u„+1 = un-\ 1 < u„ - 1 < — n - 1 , par suite w„+1 ^ — (n + 1). Ainsi nous avons u0 ^ 0 et si u„ ^ — « alors m„+1 < — (n + 1), par suite u„ ^ — « pour tout entier « > 0 ce qui démontre que la suite (w„) admet la limite — oo. Etudions maintenant le cas a > 0. Supposons que nous ayons un > 1 pour un certain entier n, alors l/w„ ^ 1 donc u„ + \\u„ — 1 ^ w„ soit w„+1 ^ w„. D'autre part w,2 — 2 u„ + 1 > 0 d'où wj + 1 > 2 «„ soit w„ + l/u„ > 2 car «„ > 0 d'où «„ + (l/w„) — l > 1 soit encore m„+1 > 1. En particulier si u0 > 1 tous les termes de la suite sont supérieurs ou égaux à 1. Supposons que nous ayons 0 < w0 < 1 alors Mi = Mo "1 1 d'où u0{ux — 1) = Uq — 2 u0 + 1 = (w0 — l)2 M0 donc u1 — 1 > 0 soit wt > 1. Nous avons démontré que si 1 ^ w„ alors 1 ^ un+i ^ "n» donc pour tout entier n > 1 nous avons 1 ^ m„+1 ^ u„, par conséquent la suite (w„) est décroissante et minorée par 1, elle est donc convergente. Soit / la limite de la suite (u„) ; nous avons / > 1 donc la fonction /, définie par f(x) = x + (l/x) — 1 pour tout nombre réel x > 0, est continue au point /, par suite lim f(un) = /(/) d'où lim u„+1 =/(/) soit / = /(/). Ceci démontre que pour tout nombre réel a > 0 la suite (u„) est convergente et admet une limite / vérifiant / = /(/) c'est-à-dire ce qui est équivalent à / = 1 ; par conséquent la suite (w„) admet la limite 1.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 55 Soit (w„) la suite de nombres réels définie par u0 = 0 et «„+1 = cosw„ pour tout entier n ^ 0. 1° Démontrer que les suites extraites (w2„) et (u2n+l) sont convergentes. 2° Désignons par / (resp. /') la limite de la suite (w2„) (resp. (u2n+1)). Démontrer que / = cos /' et /' = cos /. En admettant l'inégalité | sin x | < | x \ si x ^ 0, démontrer que / = /'. Solution 1° Nous avons u0 = 0, u^ = 1 etw2 = cos 1 ; comme 1 < njl, 0 < cos 1 < 1 d'où u0 < u2 < «i < nj2. La fonction cosinus est décroissante sur l'intervalle fermé [0, n/2] donc nous avons cos u0 ^ cos u2 ^ cos u1 ^ 0 soit u1 ^ u3 ^ u2 ^ 0 d'où Mo ^ M2 ^ u3 ^ Mi • Supposons que pour un entier n nous ayons U0 < U2n < W2)1+2 < U2„+3 ^ u2n+l ^ Ml ^ la fonction réelle qui associe à chaque nombre réel / le nombre cos (cos t), est croissante sur l'intervalle [0, nj2] donc nous avons cos (cos w0) < cos (cos u2n) < cos (cos u2n+2) < cos (cos u2n+z) < COS (COS M2„+i) < COS (COS Mi) soit M2 < U2n + 2 ^ W2„ + 4 < U2n + 5 ^ W2n + 3 < M3 , par suite Nous venons de démontrer que les inégalités M0 ^ W2„ ^ W2„ + 2 < «211+3 ^ u2n+l ^ Ml sont vraies pour n = 0 et que si elles sont vraies pour un entier n alors elles sont vraies pour l'entier n + 1, par suite ces inégalités sont vraies pour tout entier n ^ 0. La suite (w2„) est donc croissante et majorée par ui et la suite (w2„+1) décroissante et minorée par u0, ces deux suites sont donc convergentes. 2° La fonction cosinus est continue au point / et comme lim u2n = 1, H-»+TO nous avons lim cos u2n = cos l n->+ co
56 EXERCICES D'ANALYSE or cos u2„ = u2„+i donc lim cos u2n = lim u2n+1 = Y d'où V = cos/. M-> + œ n-» + go Une démonstration analogue prouverait que / = cos /'. Nous avons donc Y — l = cos / — cos /' soit Y - 1 = -2 sin —^— sin —^- d'où | Y - 1 \ s$ 2 sin _ Si / ^ Y, alors /' - / ^ 0 donc . /' - / sin—— < par suite nous aurions | /' — /1 < | /' — /1 ce qui est impossible donc, / = /'. Ceci démontre que la suite (w„) définie par u0 = 0 et w„+1 = cos un pour tout entier n ^ 0, admet une limite / vérifiant la relation / = cos /. 2.17 Soit a un nombre réel strictement positif. Considérons la fonction réelle f définie sur l'ensemble ]0, + co[ par/(x) = 2 + a/x. Etant donné un nombre w0 > 0, on définit la suite de nombres réels (w„) par son premier terme u0 et par un+i =f(un) pour tout entier n ^ 0. 1° Démontrer que l'équation x = f{x) admet une et une seule racine positive. Soit a cette racine, démontrer que si 0 < u„ < a alors u„ ^ un+2 ^ a. En déduire que les suites (w2„) et (u2n+l) sont convergentes (on pourra étudier séparément les cas 0 < u0 ^ a et u0 ^ a). 2° Démontrer que la suite (w„) admet toujours une limite et calculer cette limite. 1° Résolvons l'équation x = 2 + ajx, nous obtenons x2 — 2x — a = 0 d'où x = 1 ± VI + a par suite la racine positive est a = l + -Jl + a. Supposons 0 < un < a, la fonction/est décroissante sur l'intervalle ]0, + co[ donc/(w„) ^/(a) d'où un+1 ^ a, par suite /(w„+1) </(a) soit w„+2 < a. Démontrons que u„ < m„+2 ; soit un < 2 + ou encore w„ < 4 u„ + 2 a + au„ 2 + (a/w„) "*" ^ 2u„ + a comme un ^ 0 cette dernière inégalité est équivalente à 2«„2 + au„ < 4 a„ + 2 a + au„ 5>OH mI! - 2un a < 0. Mais w„ est compris entre les racines 1 —VI + a et a du trinôme x2 — 2 x
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 57 par suite u2 — 2 uu — a < 0 d'où u„ < un+2. Supposons 0 < u0 ^ a. Le calcul précédent nous montre que 0 < u0 < w2 < a- Supposons que nous ayons u2„ ^ u2„+2 < a alors nous avons u2n+2 < w2n+4 ^ a, par suite pour tout entier n ^ 0 nous avons 0 ^ w2„ < w2n+2 < «• La suite (w2„) étant croissante et majorée par a, admet une limite / telle que 0 < / < a. Puisque la fonction/"est décroissante nous avons f(u2t) ~^f(u2n+2) ^ f(a), d'où u2n+l ^ w2n+3 ^ a, la suite (w2n+1) est donc décroissante et minorée par a, par suite elle est convergente et admet une limite /' telle que /' ^ a. Supposons u0 ^ a, alors 0 < f(u0) < /(a) donc 0 < u1 < a ; un raisonnement analogue au précédent nous démontre que la suite (w2„+1) est croissante et majorée par a et que la suite (w2„) est décroissante et minorée par a, par conséquent les suites (u2n) et (w2„+1) sont convergentes. 2° Soient / la limite de la suite (m2„) et /' la limite de la suite (u2n+1) ; l'étude précédente nous montre que dans les deux cas les nombres / et /' sont strictement positifs donc la fonction / est continue aux points / et /', par suite comme lim u2n = / nous avons lim f(u2n) = f(l) d'où lim h2b+1 =/(') n-y + go n-> + go soit /' = /(/)• Nous démontrerions de manière analogue que / = /(/')• Nous avons donc/(/') =/[/(/)] d'où /=/[/(/)] soit , „ a ,, , , 41 + 2a + al 1 = 2+ - ; d'où / = —— 2 + ail 21 + a et puisque />0, 2/ + a>0 donc l'égalité précédente est équivalente à l'égalité 212 + al = 4 / + 2 a + al soit l2 — 21 — a = 0. Nous avons vu au 1° qu'il existe un nombre réel unique a = 1 + VI + a, vérifiant cette égalité. Nous avons donc/ = 1 + V1 + a d'où/' =/(/) = 1 + v 1 + a, par suite pour tout nombre réel u0 les suites (w2„) et (w2„+1) sont convergentes et admettent la même limite 1 + vl + a. Par conséquent la suite (w„) admet la limite 1 + y]\+a. 2.18 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b. Soit/une fonction réelle définie et uniformément continue sur l'intervalle ouvert ]a, b[. 1° Démontrer que / admet une limite à droite (resp. à gauche) au point a(resp. b). 2° Démontrer que / se prolonge en une fonction / uniformément continue sur l'intervalle fermé [a, b].
58 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° Nous allons démontrer que la fonction/vérifie les hypothèses du critère de Cauchy à droite du point a. Soit e un nombre réel strictement positif; puisque la fonction/est uniformément continue il existe un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout couple (x, x') de points de ]a, b[ vérifiant \ x' — x \ < r\ nous ayons |/(x') — /(x) | < £. Par suite pour tout couple (x, x') de points de ]a, b[ vérifiant 0<\x — a\<rjetO<\x' — a\<rj nous avons 0<x— a < t] et 0 < x' — a < r] d'où — t] < x' — x < r] soit | x' — x | < rj donc |/(X')-/(X)|<£. Ceci prouve que la fonction/vérifie les hypothèses du critère de Cauchy à droite du point a. Une démonstration analogue prouve que la fonction / vérifie les hypothèses du critère de Cauchy à gauche du point b, par suite la fonction admet une limite à droite au point a et une limite à gauche au point b. 2° Définissons la fonction/ par/(x) =/(x) si x appartient à l'intervalle ouvert ]a, b[ et f (a) = lim /(x),/ (b) = lim /(x). La fonction / prolonge x->a+ x-*b — la fonction/, or/est uniformément continue sur l'intervalle ]a, b[ donc/est continue en tout point de cet intervalle, par suite/ est continue sur ]a, b[. Comme /(</) = lim /(x) et f(b) = lim /(x) , x-»0+ x->b- la fonction / est continue aux points a et b donc sur l'intervalle fermé borné [a, b] donc la fonction / est uniformément continue sur cet intervalle (cf. C. E., Ch. 4, § IV, 49). 2.19 Soit / une fonction réelle, définie et continue sur un intervalle fermé borné [a, b]. On se propose de démontrer que la fonction/est uniformément continue sur cet intervalle en utilisant le théorème démontré à l'exercice 1.20 : « De toute suite bornée de nombres réels on peut extraire une suite convergente. » On raisonne par l'absurde ; supposons donc que/ne soit pas uniformément continue sur l'intervalle [a, b]. 1° Démontrer qu'il existe un nombre réel £ > 0 et deux suites (x„) et (x£) de points de [a, b] telles que pour tout entier n ^ 1 nous ayons \xn- x'„\ <- et |/(x„) - f(x'„) \>e. 2° Soit (x,,^)) une suite convergente extraite de la suite (x„). Posons lim x^,,) = / ; démontrer que lim x^,„) = /. «-♦+00 M->+GO 3° Démontrer que la fonction/n'est pas continue au point /.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 59 Solution 1° Puisque la fonction/n'est pas uniformément continue il existe un nombre réel £ > 0 tel que pour tout nombre réel rj > 0, il existe un couple (x, x') de points de [a, b], vérifiant | x' — x \ < rj et |/(x) — /(x') | ^ e. Par suite pour tout entier n ^ 1 il existe un couple (x„ x'„) de points de l'intervalle [a, b] tel que ' X" ~ X" ' < « et l^^ ~~ ^Xn) I ^ £ - Nous venons ainsi de définir deux suites (x„) et (x'„) de points de [a, b]. 2° La suite (x„) est bornée donc nous pouvons en extraire une suite convergente (xV(n)). Soit a un nombre réel strictement positif; alors il existe un entier n1 tel que pour tout entier p ^ nx nous ayons \\p < a/2. Nous savons que (p(k) ^ k {cf. 1.13) donc pour tout entier p ^ n1 nous avons i ' lia I *„q.) ~ *,.(rt I < ^^ - < j • Puisque lim Xç,()1) = / il existe un entier n2 tel que pour tout entier p ^ n2 n-> + oo nous ayons | x,,(rt — /1 < a/2. Posons n0 = Sup («l5 n2)', alors pour tout entier p ^ «0 nous avons (x«>(p) ~ 0 = (*«>(p) — ^(p)) + (X«>(P) ~~ 0 donc I x'<pU>) ~ 11 < I xUp> ~ x«>(p> I + I xrtr) ~ 11 d'ou I x'<pU» ~ l\ <a, ce qui démontre que la suite (x^,,)) admet la limite /. 3° Supposons que la fonction/soit continue au point /. Nous avons lim x<pM = / donc lim f(xvM) = f(ï) de même lim /(x;w) = /(/). n-* + oo D'autre part, d'après la construction des suites (Xç,(„)) et (x^,(„)) nous avons l/tx^do) - /(Xpoo) | ^ £ d'où par passage à la limite |/(/) - /(/) | ^ e ce qui est impossible. Ceci démontre que si la fonction / n'est pas uniformément continue sur l'intervalle [a, b], alors il existe un point / de cet intervalle où la fonction /n'est pas continue. Par hypothèse la fonction/est continue en tout point de l'intervalle fermé borné [a, b] donc elle est uniformément continue sur cet intervalle. 2.20 Soit/une fonction réelle définie et continue sur l'ensemble [0, + oo[ et à valeurs dans [0, + oo[. On suppose que pour tout couple (x, x') de points de [0, + oo [ on ait
EXERCICES D'ANALYSE On se propose de démontrer que la fonction / est uniformément continue. 1° Soit (x, x') un couple de nombres réels tels que 0 < x < x'. Démontrer que pour tout entier n et tout entier k vérifiant 0 < k < 2" on a : f{x + k *j^} > /(x) + | [/(x') - /(x)] . En utilisant l'exercice 1.9 démontrer que pour tout nombre réel t appartenant à l'intervalle [x, x'] on a f(t) >(t — x) ; h J{x) . x — x 2° Soit x un nombre réel positif; démontrer que l'application q> définie sur l'ensemble ]x, + oo[ par est décroissante. Démontrer que la fonction <p est à valeurs positives (on pourra raisonner par l'absurde) et en déduire que la fonction/"est croissante. 3° Soient x, y et z trois nombres réels vérifiant 0 < x < y < z. Démontrer que f(y)-m^m-f(y) y — x ^ z — y Soient h et x deux nombres réels strictement positifs. Démontrer que si h < x alors/(A) -/(0) > f{x + h) -/(x) S* 0. 4° En utilisant le fait que l'application / est continue au point 0, démontrer que la fonction/est uniformément continue sur l'ensemble [0, + oo[. Solution 1° Il est clair que la relation est vraie pour n = 1. Supposons la vraie pour un certain entier n — 1 ; alors pour tout entier k' vérifiant 0 < k' < 2""1 nous avons /(* + k' ^=r) > /<*> + ^r VW - /W] • Soit k un entier tel que 0 < k < 2" ; ou bien k est de la forme k = 2 k' avec 0 < k' < 2"'1 et alors
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 61 donc f{x + k *^*) > /(x) + ^[/OO - /(x)] = /(x) + | [/(x ) - /(x)] , ou bien k est de la forme k = 2 k" + 1 avec 0 < k" < 2"_1, et alors x + ^-{[h^M'***»^)] donc 4 + '-#*K [(* + ^M< +(r + "i-ID d'où 2 ^ [/(*) + ^ (/(*') - /(*)) + /(*) +k^ (/(*') - /(*»] soit Ceci démontre que l'inégalité /(x + fc X'^^ > /(x) + ^[/(x) - /(x)] est vraie pour l'entier n. Comme cette inégalité est vraie pour l'entier n = 1 nous avons f(x + fc-*^) >f(x) + £ [/(x') -/(x)] pour tout entier n ^ 1 et tout entier & vérifiant 0 ^ k < 2". Nous savons d'après l'exercice 1.9 que tout nombre réel t, de l'intervalle fermé [x, x'], est limite d'une suite de nombres réels (x„) où x„ est de la forme
EXERCICES D'ANALYSE avec 0 < k„ < 2". La fonction/est continue au point t et comme lim x„ = t, n-* + oo nous avons lim /(x„) = f(t). Or pour tout entier n ^ 1 nous avons n-> + oo soit /oo ^ /w + (*„ - *) /(x,),~/(x) x — x Les inégalités se conservent par passage à la limite donc J(x')-f(x) f(t)>f(x) + (t-x)J x — x Nous remarquons que ceci signifie que le graphe de la fonction/est au-dessus de la corde déterminée par les points de coordonnées (x,/(x)) et (x', /(x')). 2° Soient t et t' deux nombres réels tels que x < t < t' ; alors d'après la question précédente nous savons que /(0 > /OO + (< - x) ; d ou ^ ; t — x t — x t — x puisque t — x > 0 ; ceci démontre que la fonction <p est décroissante. Supposons qu'il existe un nombre réel t tel que x < t et q>(t) < 0. Alors /(0-/W <Q f — x donc la fonction affine g définie par giu)=f(x) + (u-x)f^t^)- pour tout nombre réel u, prend la valeur — 1 pour u-x (/(*) + !)(*-*) soit u , (/(Q + l)(t-x), mais /(0^0 et -_f=^T<0 donc Ç/W+iJlO^x) < 0 w /(0-/00 /(0-/00 d'où u > t. Nous avons d'autre part/(w) ^ 0 donc f(u) >/(x) + (u — x) soit > ■ WJ/V t — x u — x t - x
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 63 ce qui signifie que <p(u) > q>(t) ; ceci est impossible puisque la fonction cp est décroissante. Nous venons donc de démontrer que l'application q> est une application décroissante et positive sur l'ensemble [0, + oo[. Soient x et x' deux nombres réels tels que 0 < x < x' ; comme la fonction q> définie par t - x est positive, nous avons <p(x') ^ 0 d'où/(x') ^ f{x) ; ceci démontre donc que la fonction/est croissante sur l'ensemble ]0, + oo[. Soit x un nombre réel tel que 0 < x. Puisque la fonction/est continue au point 0 nous avons lim/(t) = /(0). Supposons que /(0) > f{x) et posons £ = /(0) — f(x) ; alors il existe un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout nombre réel t vérifiant 0 < t < r\ nous ayons \f(t) — f(0) I < £. Soit t un nombre réel tel que 0 < t < Inf(rç, x), alors nous avons \f{t) -/(0) | < e d'où /(0) - e <f(t) </(0) + £ soit f(x) </(0 ce qui est impossible puisque la fonction / est croissante sur l'ensemble ]0, + oo[, par suite/(O) </(x) si x > 0, donc la fonction/est croissante sur l'ensemble [0, + oo [. 3° Puisque cp est une application décroissante nous avons ^ d ou J[z) ^ J(x) + (z — x) z — x y — x y — x par suite /(z) - fiy) > m + (z-X) myZfxX) ~ f(y> soit /W-/(y)X«-y)^"/(ï) y - x et comme z — y > 0 nous avons /(z)~/(y)../(?)-/(*) z - y " y - x Nous avons 0<h^x^x + h donc en appliquant ce qui précède aux nombres 0. x, x + h nous obtenons m-f{o)pf(x + h)-m x — 0 ^ x + h — x
64 EXERCICES D'ANALYSE or /W-/(Q)</(fc)-/(Q) x ~~* h car la fonction ç> est décroissante, donc nous avons m-m>f_0L+h)-m d,où _ ^ + /(x) n « La fonction/est croissante donc/(x + h) ^ /(x) et par suite /(fc) - /(0) ^ f(x + h)- f{x) > 0 . 4° Soit £ un nombre réel strictement positif; puisque la fonction/est continue au point 0, il existe un nombre réel rj > 0 tel que pour tout nombre réel x ^ 0 vérifiant x < t] nous ayons |/(x) — /(0) | < e/2. Nous allons démontrer que pour tout couple (x, x') de nombres réels positifs vérifiant | x' — x | < r\\2, nous avons |/(x') — f(x) | < £. L'inégalité est vraie si x = x', supposons donc x < x' et posons x' = x + h où h est un nombre réel strictement positif vérifiant l'inégalité h < r\\2. Etudions d'abord le cas x ^ r\. Nous avons 0<h<x<x + h d'où f(x + h) -/(x) <f(h) -/(0) < e/2 < e. Etudions le cas x < r\ < x + h. Nous avons r\ — 2h ^ x — h d'où x > h par suite 0</z<x<x + /z d'où/(x + A) — /(x) < £. Etudions maintenant le cas 0^x<x + h<r]. Nous avons \f(x + h)- /(0) | < | et |/(x) - /(0) | < | d'où |/(x) -/(x + h) | = | (/(x) -/(0)) + (/(0) -/(x + h)) | < |/(*) -/(0) | + |/(0) - f(x + h) | < e . Nous venons donc de démontrer que pour tout nombre réel £ > 0, le nombre réel r\\2 est tel que pour tout couple (x, x') de points de l'ensemble [0, + oo[ vérifiant | x' — x \ < rj/2 nous ayons |/(x) — /(x') | < e, ceci achève de démontrer que la fonction/est uniformément continue sur l'ensemble [0, +oo[. tiZl Soit/une fonction définie et continue sur l'intervalle fermé [0,1] et à valeurs dans ce même intervalle. Démontrer qu'il existe un point x de l'intervalle [0, 1] tel que/(x) = x.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 65 Solution Considérons la fonction g: [0, 1] -» [0, 1] définie par g(x) = f(x) — x pour tout élément x de [0, 1]. Cette fonction est continue sur l'intervalle [0, 1] puisqu'elle est la différence de deux fonctions continues. Nous avons g(0) = /(0) et g(l) =/(l) — 1. Comme /(l) < I nous avons g(l) < 0, et d'autre part g(0) ^ 0. La fonction g étant continue sur l'intervalle fermé [0, 1], d'après le théorème des valeurs intermédiaires (cf. C. E., Chap. 4, § IV, 47) cette fonction g prend toute valeur comprise entre g(0) et g(l), donc en particulier la valeur 0, par suite il existe un point x de l'intervalle [0, 1 ] tel que g(x) = 0 donc/(x) = x. 2.22 Soit/une fonction réelle définie et continue sur R. On suppose que lim /(0 = + oo et lim f(l) = - oo . t~* + co t~* — co 1° Démontrer qu'il existe un nombre réel x (resp. y) tel que/(x) < 0 (resp. f(y) ^ 0). En déduire que l'équation f(t) = 0 admet au moins une solution. 2° Démontrer que tout polynôme de degré impair à coefficients réels admet au moins une racine réelle (on pourra utiliser les résultats de l'exercice 2.2, 3°). Solution 1° Puisque lim f{t) = + oo il existe un nombre réel y tel que pour tout nombre réel t ^ y nous ayons f(t) ^ 0, donc/(j) ^ 0. Nous démontrerions de même l'existence d'un nombre réel x tel que/(x) < 0. La fonction / étant continue sur R, est continue sur l'intervalle d'extrémités x et y ; d'après le théorème des valeurs intermédiaires la fonction/prend toute valeur comprise entre f(x) et/(j) donc en particulier la valeur 0. Par suite il existe un nombre réel t tel que f(t) = 0. 2° Soit P(x) = a2n+lx2n+1 + a2nx2n + — + at x + a0 un polynôme de degré impair, à coefficients réels. Nous savons d'après l'exercice 2.2, 3° que lim P(t) = + oo si a2„+i > 0 et que lim P(t) — — oo si a2n+i < 0 . De même lim P(i) = — oo si a2n+l > 0 et lim P(t) = + oo si a2n+1 < 0. Supposons a2n+1 > 0; alors la lre question démontre qu'il existe un nombre réel t tel que P(t) = 0. Si a2n+, < 0 il suffit de raisonner sur le polynôme — P. En conclusion tout polynôme de degré impair, à coefficients réels, admet au moins une racine réelle. 2.23 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b. Soient/et g deux fonctions réelles définies et continues sur l'intervalle fermé [a, b]. On suppose que pour tout élément x de [a, b] on a/(jc) > g(x). Démontrer qu'il existe un nombre réel A > 0 tel que pour tout élément x de [a, b] on ait/(jc) ^ g(x) + A. Calvo. — Exercices d'analyse 3
66 EXERCICES D'ANALYSE Solution Considérons la fonction h = f ■— g définie sur [a, b] par h(x) = f(x) — g(x) pour tout élément x de [a, b]. Cette fonction est définie et continue sur l'intervalle fermé borné [a, b], par suite elle admet un minimum en un point c de fa, b] et nous avons Inf h{t) = h{c) ; or h{c) > 0 donc si nous posons h(c) = X t e [o,fc] nous aurons h{x) ^ A pour tout élément x de [a, b] par suite pour tout point x de l'intervalle fermé [a, b] nous avons/(x) ^ g(x) + L 2.24 Soit / une fonction réelle définie et continue sur R. Démontrer que si / est périodique de période T alors/est bornée sur R. Solution La fonction / étant continue sur R, elle est continue sur l'intervalle fermé borné [0, T], par suite / admet un maximum M et un minimum m. Soit x un nombre réel alors nous savons qu'il existe un entier relatif n tel que n < x/T < n + 1 (cf. exercice 2.6, 1°) donc nT < x < {n + 1) T d'où O^ç x — nT < gT, par suite m < f(x — nT) < M donc m < /(x) < M. Ceci démontre que la fonction/est bornée sur R. Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et/une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fa, b]. On suppose que/admet un maximum local en un point xl de [a, b] et un maximum local en un point x2 de [a, b] tels que Xx < x2. Démontrer que/admet un minimum local en un point c de l'intervalle ouvert ]xu x2[. Solution La fonction/ étant continue sur l'intervalle fermé borné [xu x2], admet un minimum en un point c' de l'intervalle [xu x2]. Nous avons /(<•')= Inf f{t) donc /(c') </(*!> et /(c')</(x2). tElXl,X2'\ Supposons d'abord que l'une des inégalités soit une égalité et par exemple /(c') = f(xt). Puisque xx est un maximum relatif il existe un nombre n > 0 tel que pour tout point x vérifiant xt < x < x^ + r\ nous ayons/(x) ^/(xi). Mais/(x!) = Inf f(t) donc pour tout nombre réel x vérifiant xt < x < x± +t] le[n,l2] nous avons/(x) = /(xi), par suite la fonction/est constante sur l'intervalle 2.25
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 67 [xt, xt + t]] donc elle admet un minimum relatif au point c = xt + - (comme d'ailleurs en tout point de l'intervalle ouvert ]xu xx + t][). Supposons maintenant/^') < Inf (f(x1),f(x2))m, alors c' ¥= *i et c' ^ x2 donc c' appartient à l'intervalle ouvert ]xu x2[. Posons t] = Inf(c' — xux2 — c'); alors en tout point x de l'intervalle ]c' — r\,c' + r\[ nous avons f{x) > f(c'), par suite la fonction / admet un minimum relatif au point c'. Ceci démontre qu'il existe un point c de l'intervalle ouvert ]xt, x2[ où la fonction / admet un minimum relatif. 2.26 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b. On considère une fonction/ définie et croissante sur l'intervalle fermé fa, b] telle que /([«,*]) = [/(«),/(*)]• Démontrer que la fonction/est continue sur l'intervalle [a, b]. Solution Soit x0 un point du semi-segment [a, b[; nous savons (cf. C. E., Ch. 4, § V, 51) que lim f(x) = Inf f(x). Posons i"0 = Inf f(x), nous avons f(x0) < i0. x~*xo+ xo<x^b xo<x^b Supposons que /ne soit pas continue à droite au point x0 ; alors/(x0) < j0. Soit y un élément de l'intervalle ouvert ]/(x0), »'0[ ; comme ]/(*o), *>[ <= [/(û),/(fe)] , y appartient à l'ensemble/([a, b]) donc il existe un élément x de l'intervalle [a, b] tel que f(x) = y. Nous avons alors f{x0) < f{x) donc x0 < x et par définition de i0,f(.x) ^ «o ce Qui est impossible car y appartient à l'intervalle ouvert ]/(x0), i0[. Nous venons de démontrer que pour tout point x0 de [a, b[, f est continue à droite au point x0, nous démontrerions de manière analogue que / est une fonction continue en tout point xt du semi-segment ]a, b], par suite l'application/est continue sur l'intervalle fermé [a, b]. 2.27 Soient a et b deux nombres réels ; calculer Arc tg a + Arc tg b. Nous savons que pour tout couple (a, p) de nombres réels vérifiant tg a tg fi ^ 1 on a
EXERCICES D'ANALYSE Par suite si tg (Arc tg a) tg (Arc tg b) ¥= 1 nous aurons tg (Arc tg à) + tg (Arc tg b) tg (Arc tg a + Arc tg b) = 1 - tg (Arc tg a) tg (Arc tg b) ' D'autre part tg (Arc tg x) = x pour tout nombre réel x donc nous avons tg (Arc tg a + Arc tg b) = -r si ab ¥= 1. Nous savons que la relation Arc tg x = y est équivalente à igy = x et _2<-V<2' par suite - - < Arc tg a < ^ et - - < Arc tg b < - d'où — 7t < Arc tg a + Arc tg fe < 7t. Nous avons donc a + b , Arc tg a + Arc tg b = Arc tg r + K7t où k est un entier rationnel ; plus précisément a + b Arc tg a + Arc tg b = Arc tg 1 - cb si — n < Arc tg a + Arc tg b < — - a + b Arc tg a + Arc tg b = Arc tg 1 — ab si — - < Arc tg a + Arc tg b < - a + b Arc tg a + Arc tg b = Arc tg T + n 1 — ab si — < Arc tg a + Arc tg fc < 7t. Etudions maintenant le cas ab = 1. La relation tgoctg/? = 1 est équivalente à la relation tg a = —- soit tg a = tg I - - jSJ et a ^ /crc
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 69 donc soit encore a = — — P + kn et a ^ kn, a + fi = - + kn et a ^ kn. Par suite si ab — 1, tg (Arc tg a) tg (Arc tg b) = 1 d'où Arc tg a + Arc tg b = =• + kn et Arc tg a ¥= kn ce qui nous donne et Conclusion Arc tg a + Arc tg b = — - si a < 0 Arc tg a + Arc tg b = - si a > 0 . a + b Arc tg o + Arc tg b = Arc tg + n 1 — ab si — 7r < Arc tg a + Arc tg b < — — Arc tg o + Arc tg b = Arc tg Si ab ¥= l si a + b l - ab — < Arc tg o + Arc tg b < — a + b Arc tg a + Arc tg b = Arc tg ;— n 1 — ab si — < Arc tg a + Arc tg b < n . Si ab = 1 1 7t Arc tg a + Arc tg - = — - si a<0 Arc tg a + Arc tg - = - si a > 0 . a 2
/u EXERCICES D'ANALYSE 2.28 Calculer 2 x 1 — x2 Arc sin + Arc cos 1 + x2 1 + x2 suivant les valeurs de x (on pourra poser x = tg 6/2). Posons 0 n 6 n . x = tg- ou — -=<-< — soit — % < 0 < % , e2 2 2 2 Nous avons alors 2 x . . 1 — x2 „ = sin 0 et = cos 0 l + x2 1 + x2 Nous savons que la relation y = Arc sin x est équivalente à sin y = x et — 7t/2 < j < 7r/2, de même la relation y = Arc cos x est équivalente à cos y = x et 0 < y < 7r. Posons Arc sin (sin 0) = a et Arc cos (cos 6) = P alors nous avons . n ■ % % sin 0 = sin a et —- < a < —, 2 2 donc 0 = a + 2A:7tou0 = 7t — a + 2 kn. Les conditions imposées à 0 et à a nous donnent e si -^<0<J 2 2 n Arc sin (sin 6) = \— n — 6 si —7t<0<— — n — 6 si — < 0 < 7t. De même nous avons cos 0 = cos /5 et 0 < fi < n, donc 0 = + fi + 2 kn ; les conditions imposées à 9 et fi nous donnent » , m f e si 0 < 0 < 7T Arc cos (cos 0) = { . „ v ' 1-0 si -7t<0^O.
FONCTIONS RÉELLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 71 Par suite nous avons - n - 26 si -7r<0<-y 0 si - ? < 0 < 0 Arc sin (sin 6) + Arc cos (cos 0) 2 6 si 0 < 6 < 2 n 2 si - < 6 < n Comme x = tg 0/2 avec — n < 6 < n nous avons 0 = 2 Arc tg x d'où en transformant les conditions sur 6 en conditions sur x n — 4 Arc tg x si x < — 1 2 x . 1 + x2 ) 0 si - 1 < x < 0 Arc sin + Arc cos 1 + x2 1 - x2 / 4 Arc tg x si 0 < x < 1 7T Si X ^ 1
3 FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 3il Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et soit/une fonction différentiable en tout point de l'intervalle fermé [a, b]. On suppose que / admet des maxima locaux aux points xt et x2 (*i < x2) de l'intervalle [a, b]. Démontrer qu'il existe un point x0 de l'intervalle ouvert ]xu x2[ tel que/'(x0) = 0. Solution La fonction/est différentiable sur [a, b] donc elle est continue sur [a, b] et à fortiori sur l'intervalle fermé borné [xu x2]. Par suite (cf. C. E., Ch. 4, § IV, n° 46) la fonction/admet un minimum en un point x0 de l'intervalle [x„ x2]. Ou bien x0 appartient à l'intervalle ouvert ]xlt x2[ ou bien x0 est l'un des points xu x2. Supposons que x0 = x1. Puisque la fonction / admet un maximum local au point xu il existe un nombre réel strictement positif»;' tel que pour tout point x de [a, b] vérifiant | x — xt | < t]' nous ayons/(x) < /(xj). Mais/(jc0) = /(xj est la borne inférieure de l'ensemble des f{t) pour tout élément t de [xlt x2] donc/Cxj) < f{x) pour tout élément* de [xu x2]- Posons?;' = lnf(t],x2 — xt) alors pour tout point x du semi-segment [xlt x1 + rj[ nous avons/^i) = f{x) ; la fonction est donc constante sur cet ensemble par suite elle admet aussi un minimum au point xt + t]/2 appartenant à l'intervalle ouvert ~\xt, x2[. Si nous avions x0 = x2 un raisonnement analogue prouverait que/admet un minimum en un point de l'intervalle ouvert ]xu x2[. Nous venons donc de voir que dans tous les cas la fonction / admet un minimum en un point x0 de l'intervalle ouvert ]xy, x2[ ; comme cette fonction est différentiable sur cet intervalle nous avons f'(x0) = 0.
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 73 Soient/une fonction réelle, définie au voisinage d'un nombre réel x0, et a un nombre réel. On dit que / satisfait à une condition de Lipschitz d'ordre a au point x0 s'il existe des nombres réels strictement positifs M et a tels que pour tout élément x de l'intervalle ouvert ]x0 — a, x0 + a[ on ait |/(*)-/(*o)| <M\x-x0\*. 1° Démontrer qu'une fonction qui vérifie une condition de Lipschitz d'ordre a en x0, est continue au point x0 si a > 0. 2° Démontrer qu'une fonction qui vérifie une condition de Lipschitz d'ordre a en x0, est différentiable et admet une dérivée nulle au point x0 si a > 1. 3° Donner un exemple de fonction, vérifiant une condition de Lipschitz d'ordre a au point x0, qui est continue mais non différentiable au point x0. Solution 1° Soit / une fonction réelle, définie au voisinage de x0, et vérifiant une condition de Lipschitz d'ordre a > 0 en x0. Nous savons qu'il existe deux nombres réels M et a, strictement positifs, tels que pour tout nombre réel x vérifiant | x — x0 | < a nous ayons \f(x) — f(x0) | < M | x — x0 \". Soit e un nombre réel strictement positif; nous cherchons un nombre réel tj > 0 tel que pour tout nombre réel x vérifiant | x — x0 | < rj nous ayons |/(*)-/(*o)|<*- Comme pour tout élément x de l'intervalle ouvert ]x0 — a, x0 + a[ nous avons \f(x) ~f(xo) j -c A/" | jc — jc0 |Œ, il suffit de trouver un nombre réel r\ tel que 0 < Y] < a et que pour tout élément x de ]x0 — rj, x0 + rj[ nous ayons M | jc — x0 |a < e. La fonction réelle x i-> | x — x0 \" est continue au point x0 si a > 0, donc il existe un nombre réel t\± > 0 tel que pour tout nombre réel x vérifiant | x — x0 \ < rj^ nous ayons \x — x0\" < e/M. Posons rj = Inf(a, ?h) alors pour tout élément x de ]x0 — r\, x0 + t][ nous avons |/(*)-/(*b)| <M\x-x0\'<e. Ceci démontre que la fonction/est continue au point x0. 2° Soit/une fonction réelle, définie au voisinage du point x0 et vérifiant une condition de Lipschitz d'ordre a > 1 en x0. Nous savons qu'il existe deux nombres réels M et a, strictement positifs, tels que pour tout nombre réel x vérifiant | x - x0 \ < a nous ayons \f{x) - f(x0) | < M \ x - x0 \a. Soit e un nombre réel strictement positif; nous cherchons un nombre réel r\ > 0 tel que pour tout élément x de l'intervalle ouvert ]x0 — rj, x0 + t][ nous ayons |/(*)-/(*o)| <e\x-x0\.
74 EXERCICES D'ANALYSE Comme pour tout élément x de ]x0 — a, x0 + a[ nous avons |/(*)-/(*q)| <M\x-x0\" il suffit de trouver un nombre réel rj tel que 0 < rj < a et que pour tout élément x de ]x0 — rj, x0 + rj[ nous ayons M \ x — x0 \" < e \ x — x0 \, soit | x — x0 |a_1 < e/A/. Puisque a — 1 > 0 la fonction réelle x i-^-\ x — x0 \"~l est continue au point x0 donc il existe un nombre réel r\1 > 0 tel que pour tout nombre réel x vérifiant \ x — x0\ < r\x nous ayons | x — x0 |a-1 < ejM. Posons rj = Inf (jj„ a); alors pour tout nombre réel jc vérifiant | x — x0 \ < r\ nous avons \f{x) — f(x0) \<M\x — x0\"<e\x — x0\. Ceci démontre que la fonction/est différentiable au point x0. 3° Considérons la fonction réelle définie au voisinage de 0 par/(;>c) = %x. Cette fonction vérifie une condition de Lipschitz d'ordre 1/3 au point 0 par conséquent elle est continue en ce point. Nous avons ,- v* lim = + oo donc la fonction/n'est pas différentiable au point 0. 3.3 Soit / une fonction définie au voisinage du nombre réel x0. On définit la dérivée symétrique de/au point x0 par fs(x0).= "m —t ■ quand cette limite existe. 1° Démontrer que si la fonction / admet une dérivée à droite /d(x0) et une dérivée à gauche f'g(x0) au point x0, elle admet une dérivée symétrique au point x0. Calculer cette dérivée symétrique en fonction àef'g(x0) etf'd(x0). 2° Démontrer que la fonction réelle/définie par/(x) = xsin (1/x) si x ^ 0 et /(O) = 0, admet une dérivée symétrique au point 0, mais n'admet pas de dérivée à gauche ni de dérivée à droite au point 0. 3° Démontrer que si une fonction réelle /, définie et croissante sur un intervalle ouvert ]a, b[ (a et b étant des nombres réels tels que a < b) admet en tout point de cet intervalle une dérivée symétrique, celle-ci est positive. 4° Montrer au moyen d'un exemple que la fonction / peut avoir un extre- mum local au point x0 sans quef's(x0) soit nulle. Solution 1° Nous remarquons que la quantité Kxp + h) - f(x0 - h) 2h
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 75 ne change pas si nous remplaçons h par — h, par suite ri . r,v, f(xo + h) - f(x0 - h) La fonction/admet des dérivées à droite et à gauche au point x0, nous avons donc ri \ Vm f(x0 + h) - f(x0) , i,-m /(*o + h) - f(x0) fd(xo) = «m r el Jg(x0) = hm , Ji->0+ " )i-0- " par suite f(x0-h)-Ax0) fg(x0) = lim d'où *-o+ - h ,,, ^ ,. /(x0 + ft) - /(x0 - h) L(x0) = «m Yh Ji-»0 + (/(*o + h) - /(x0)) + (/(x0) -/(x0 - *)) = lim o i. A-0 + 2« donc fs(x0) = 2 (/d'(^o) + /9'(*o)) ■ 2° Calculons la dérivée symétrique de / au point 0. Nous avons fifi) — /( — h) = 0 pour tout nombre réel h par suite lim/(o + /t)-/(o-_j0=0 ce qui démontre que/admet une dérivée symétrique nulle au point 0. D'autre part nous avons f(h) - /(0) _ h sin (1/fc) - 0 d'où h h Une démonstration analogue à celle donnée dans l'exercice 2.3 nous montre que la fonction h\—>sin (1//j) n'a pas de limite lorsque h tend vers 0, par suite la fonction/n'admet ni dérivée à gauche ni dérivée à droite au point 0.
76 EXERCICES D'ANALYSE 3° Pour tout nombre réel h > 0 tel que les points x0 — h et x0 + h appartiennent à l'intervalle ouvert ]a, b[, nous avons /(x0 + h) - /(x0 - h) > 2h puisque la fonction/est croissante. Mais les inégalités se conservent par passage à la limite donc ,im /(»„ + h)-f(x0 - h) ^ Q d,où ^ Q Ceci étant vrai pour tout point x0 de l'intervalle ouvert ]a, b[ la dérivée symétrique de/est positive sur tout l'intervalle ]a, b[. 4° Considérons la fonction réelle / définie par /(x) = x pour x > 0 et f{x)= — 3 x pour x < 0. La fonction / admet une dérivée à gauche et une dérivée à droite au point 0 donc elle admet une dérivée symétrique et nous avons /,'(0) = H/;(o) + /.'(o)) = i(i - 3) = - i. D'autre part, comme/(x) > 0 pour tout nombre réel x, nous avons/(x) >/(0) ce qui prouve que/admet un minimum au point 0. oA Soient k un nombre réel et/la fonction réelle définie sur R par ■> 1 /(x) = xÀ sin - + fcx si x # 0 et /(0) = 0 . 1° Démontrer que la fonction/est différentiable sur R et calculer sa dérivée en tout point de R. 2° On suppose maintenant 0 < \k\ < 1. Démontrer que pour tout nombre réel a > 0 la fonction dérivée/' change de signe sur l'intervalle ouvert ]— a, a[. La fonction x\—>f'(x) est-elle continue sur R ? Solution 1° Si x # 0 les théorèmes sur la somme, le produit et la composée de fonctions différentiables nous permettent d'affirmer que la fonction / est différentiable au point x. Etudions la différentiabilité de / au point 0 et pour cela calculons lim/W-^0). x-*0 x
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 77 Nous avons par suite J-^—^^ = x sin- + k et lim x sin - = 0; x x x_>0 x no) = .im^w(o) = fc, La fonction/est donc différentiable en tout point de R. Nous venons de voir que/'(0) = k et nous avons /'(x) = 2 x sin cos —h k x x pour tout nombre réel x non nul. 2° Si a est un nombre réel strictement positif nous savons qu'il existe un entier n > 0 tel que l/nn < a; alors les nombres réels l/nn et !/(« + 1) n sont des éléments de l'intervalle ouvert ]— a, <x[. Nous avons /'(—)=(-l)"+1 + fc et /'( * )=(-iy + fc. Comme | & | < 1 ces deux nombres sont de signes contraires ce qui démontre que la fonction dérivée/' change de signe sur ]— a, a[. La fonction x\-*f'(x) est continue pour tout élément x non nul de R car alors /'(x) = 2 x sin cos —\- k . x x Supposons que/' soit continue au point 0, alors il existe un nombre réel a > 0 tel que pour tout nombre réel x vérifiant | x | < a nous ayons \f'(x) - k | < | k | soit k - | k | </'(*) < k + | k \. Sik > 0alors/'(x) > 0 et si k < 0,f'(x) < 0; par suite pour tout élément x de ] — a, u[,f ' garde un signe constant ce qui est impossible donc la fonction x t—>f'(x) n'est pas continue au point 0. ûib Calculer et comparer les dérivées des fonctions réelles f et g définies pour x#0etx#— 1 par 1 x x — 1 /(x) = Arc tg —- et g(x) = Arc tg Arc tg . 2 x x + 1 x Pouvait-on prévoir le résultat ?
78 EXERCICES D'ANALYSE Nous avons 1 V _ J_ x3 4x fi \ ^2 *2' f (x) = (è) l+l^l 1+ - 4x +l x*/ 4 x4 de même (x — 1\' x + 1 — x x — x + 1 \x + lj l x / f.w_ ..., . -, _ <*+»' .♦(-JL.)' 1+(^if ,+_ï^ 1 + \X + 1/ \ X / (X + l)2 (X - 1)' (x + 1)^ x2 d'où ,, x 1 1 4x 2 x2 + 2 x + 1 2x2-2x + l 4 x4 + 1 Nous avons donc/'(x) = g'(x). Nous savons (cf. exercice 2.27) que u — v Arc tg u — Arc te v = Arc tg ^ h K7t 1 + uv où A; est un entier. Nous avons donc x x — 1 Arc tg — Arc tg = Arc tg h kn x + 1 x x — 1 + x + 1 d'où g(x) = Arc tg —- + kn soit g(x) = /(x) + kn , 2x2 par suite pour tout nombre réel x différent de 0 et de — 1 nous avons 6.0 Soient a et b deux nombres réels tels que a< b et/une fonction réelle définie, continue et n fois différentiable sur l'intervalle ouvert ]a, b[. On suppose déplus que la fonction/s'annule en n + 1 points distincts de l'intervalle ]a, b[. Démontrer qu'il existe un point de cet intervalle où la dérivée d'ordre n de /prend la valeur 0.
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 79 Solution Soient a0, au ..., a„ les n + 1 points distincts où/s'annule. Nous pouvons appliquer le théorème de Rolle à la fonction/ sur l'intervalle [ak, ak+l] (0 ^ k < n — 1) . Il existe donc un point a\ de l'intervalle ouvert ]ak, ak+l[ tel que f'(ak) = 0, par suite la fonction/' s'annule en n points distincts de l'intervalle ]a, b[. Désignons par/(p) la fonction dérivée p-ïème de / (1 < p < n) et supposons que /(p) s'annule en n + 1 — p points distincts, a*, a{,..., a'-p, de l'intervalle ouvert ]a, b[. Nous pouvons appliquer le théorème de Rolle à la fonction/(p) sur chacun des intervalles [a{, ak+i] (0 < k < n — p), par suite il existe n — p points ak (0 < fc < n — p — 1) appartenant chacun à K, efk+l[ tels que/(p+1)(4t ) = 0. Nous venons de démontrer par récurrence surp que pour tout entier q vérifiant 0 < q < n, la fonction/(,) s'annule au moins en n + 1 — q points distincts de l'intervalle ouvert ]a, b[, par suite il existe un point de cet intervalle où la fonction /(n) s'annule. Soient petq deux nombres réels et n un entier strictement positif. Démontrer que le polynôme/(x) = x" + px + q ne peut avoir plus de deux racines réelles si n est pair et plus de trois racines réelles si n est impair. Solution Soient a et b deux racines du polynôme x" + px + q. Désignons par / la fonction polynomiale définie pour tout nombre réel x par f(x) = x" + px + q et appliquons le théorème de Rolle à cette fonction sur l'intervalle fermé [a, b]. Il existe donc un point de l'intervalle ouvert ]a, b[ en lequel la fonction/' s'annule, par suite si le polynôme / admet k racines /' en admet au moins k — \. Etudions la fonction/' ; nous avons/'(x) = nx"-1 + p. Si n est pair l'équation x"'1 = — pjn admet une et une seule racine réelle donc le polynôme /admet au plus deux racines réelles. Si n est impair l'équation x""1 = — pjn admet au plus deux racines réelles donc le polynôme / admet au plus trois racines réelles. Démontrer les inégalités suivantes : x 1° Arc sin x < ^== si 0 < x < 1 . Vl -x2 2° Arc tg x > si x > 0. 1 + x2 3.7 3.8
80 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° Appliquons le théorème des accroissements finis à la fonction t »—> Arc sin t sur l'intervalle [0, x]. Nous savons qu'il existe un point c de l'intervalle ouvert ]0, x[ tel que Arc sin x — Arc sin 0 = (x — 0) —= . Vl -c2 Comme 0 < c < x, nous avons 1 - c2 > 1 - x2 et — < , Vl - c2 Vl - x2 d'où X Arc sin x < — pour 0 < x < 1 . Vl - x2 2° Appliquons le théorème des accroissements finis à la fonction 11-* Arc tg t, sur l'intervalle [0, jc]. Nous savons qu'il existe un point c de l'intervalle ouvert ]0, x[ tel que Arc tg x — Arc tg 0 = (x — 0) . 1 + c2 Comme 0 < c < x nous avons 2.2 1 1 1 + c2 < 1 + x2 et > 1 + c2 1 + x2 d'où X Arc tg x > pour x > 0 . 1 + x2 d.y Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et/une fonction réelle, définie continue sur l'intervalle fermé [a, b], différentiable en tout point de l'intervalle ouvert ]a, b[, sauf peut-être en un point x0 de ]a, b[. 1° Démontrer que si la fonction dérivée/' admet une limite au point x0 alors la fonction/est différentiable au point x0 et /'(x0) = lim /'(x).
FONCTIONS D1FFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 81 2° En étudiant la fonction réelle g définie par g(x) = x2 sin - si x # 0 et g(0) = 0 , démontrer que la réciproque de la propriété démontrée au 1° est fausse. Solution 1° Soit x un point de l'intervalle [a, b], tel que x < x0. Appliquons le théorème des accroissements finis à la fonction / sur l'intervalle [x, x0]. Nous savons qu'il existe un point r\x de l'intervalle ouvert ]x, x0[ tel que /(x) - /(x0) = X Xq Puisque x < rjx < x0 , lim r\x = x0 donc x-*x0 lim = lim f'(t]x) = lim /'(x). x-*xq— -^ 0 x-*xq— x-*xr> — Par suite la fonction / est différentiable à gauche au point x0 et sa dérivée à gauche/g(x0) en ce point vérifie /;(x0)= lim /'(x). x->Xo — Nous démontrerions de manière analogue que la fonction/est différentiable à droite au point x0 et que sa dérivée à droite /d(x0) en ce point vérifie /d'(x0) = lim f'(x) . Par suite la fonction / est différentiable au point x0 et sa dérivée en ce point vérifie /'(x0) = lim /'(x) . x-»x0 2° Il est clair que la fonction g est différentiable sur R sauf peut-être au point 0. Nous avons lim g(*> ~ g(°> = iim x sin - = 0 (cf. exercice 2.2). x-»0 X x_,o X La fonction g est donc différentiable au point 0 et sa dérivée g'(0) en ce point est nulle. D'autre part pour tout nombre réel x # 0, nous avons g (x) = 2 x sm cos —. xx Lorsque x tend vers 0, 2xsin (1/x) tend vers 0 mais la quantité cos (1/x) n'a pas de limite (cf. exercice 2.3) par suite la fonction g' n'a pas de limite lorsque x tend vers 0.
82 EXERCICES D'ANALYSE 3.10 Soit / une fonction à valeurs réelles définie et continûment tlérivable sur l'intervalle [0,1]. On suppose de plus que la fonction/' est strictement positive sur l'intervalle fermé [0, 1]. 1° Démontrer qu'il existe un nombre réel A > 0 tel que pour tout élément de l'intervalle [0, 1] ont ait/'(x) > A. 2° En déduire que si/(0) = 0 alors/(x) > Ax pour tout élément de l'intervalle fermé [0, 1]. Solution 1° La fonction/' étant continue sur l'intervalle fermé borné [0, 1], admet un minimum en un point c de [0, 1]. Nous avons donc Inf/'(0 =/'(<?) mais f'(c) > 0; re[0,l] par suite si nous posons f'(c) = A, pour tout élément x de [0, 1] nous aurons /'(*) > A. 2° Soit x un élément de l'intervalle ]0, 1]. Appliquons le théorème des accroissements finis à la fonction / sur l'intervalle [0, x]. Nous savons qu'il existe un point u de l'intervalle ouvert ]0, x[ tel que/(x) — /(0) =f'(u)x. Mais/(0) = 0 et/'(w) > A donc/(x) > kx. D'autre part cette inégalité est vraie pour x = 0 donc nous avons/(x) > Ax pour tout élément de l'intervalle fermé [0, 1]. dil 1 Soit / une fonction à valeurs réelles définie, continue et différentiable sur le semi-segment ]0, 1]. On suppose que pour tout élément x de ]0,1] on a On considère la suite (w„) définie par u„ =/(l/n) pour tout entier n > 1 ; démontrer, en utilisant le critère de Cauchy, que cette suite est convergente. Solution Soit e un nombre réel strictement positif ; pour démontrer que la suite (u„) est une suite de Cauchy nous devons trouver un entier N tel que pour tout couple (p, q) d'entiers, vérifiant p > q > N, nous ayons | up — uq \ < e. Nous avons
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 83 par suite nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis, à la fonction/ sur l'intervalle fermé [1/p, l/q]. Nous savons qu'il existe alors un point x de l'intervalle ouvert ]l/p, \jq[ tel que Comme \f'(x) \ < 1 nous obtenons K-«,l = |/Q-/Q| = U-i||/'W|« La suite (1/n) est convergente donc c'est une suite de Cauchy, par suite il existe un entier N tel que pour tout couple (p, q) d'entiers vérifiant p > q^ N, nous ayons < E d'où \up -uq\ < e, Ainsi pour tout nombre réel e > 0 il existe un entier N tel que pour tout couple (p, q) d'entiers vérifiant p > q > N, nous ayons | up — uq \ < s. Ceci démontre que la suite (w„) est une suite de Cauchy donc une suite convergente. 3.12 Soit y une fonction définie sur R+, à valeurs dans R, continue et dérivable sur R+. On suppose de plus que la fonction dérivée/' est strictement décroissante et à valeurs positives. 1° Démontrer que pour tout élément x de l'ensemble [l, + oo[ on a : f{x + 1) -/(x) </'(*) </(x) -/(* - 1) . En déduire que si /admet une limite finie A lorsque x tend vers + co, alors/' admet la limite 0 lorsque x tend vers + oo. 2" On définit la suite (sp) par sp = /'(l) + /'(2) + - + f'(p) pour tout entier p > 1. Démontrer que la suite (sp) est convergente si et seulement si la fonction/admet une limite finie A lorsque x tend vers + oo. Application : Etudier la convergence des suites suivantes : 1 1 1 1 + 1" 1 + + 1 + 2Z 1 + - + Vl + 1 Vl + 2 + - + 1+P2 1 vr (p>i) + p
84 EXERCICES D'ANALYSE 3° On définit les suites (op) et (a'p) par ap = sp — f(p + 1) et a'p = sp — /(/)) pour tout entier p > 1. Démontrer que les suites (<rp) et (<Tp) sont des suites monotones et que l'on a ap < a'p pour tout entier p > 1. Trouver une condition nécessaire et suffisante sur la fonction/' pour que les suites (<rp) et (a'p) soient adjacentes. Solution 1° Soit x un nombre réel tel que x > 1 ; les hypothèses faites sur la fonction/ nous permettent d'appliquer le théorème des accroissements finis à / sur l'intervalle [x — 1, x]. Nous savons donc qu'il existe un point ct de l'intervalle ouvert ]x — 1, x[ tel que/(x) — f(x — 1) =f'(cl). La fonction/' est strictement décroissante donc /'(ct) > f'(x) par suite f(x) — f(x — 1) > f'(x). En appliquant de nouveau le théorème des accroissements finis à la fonction/ sur l'intervalle [x, x + 1] nous trouverions un point c2 de l'intervalle ouvert ]x, x + 1[ tel quef(x + 1) — /(x) = f'(c2). La fonction/' étant strictement décroissante nous avons/'(x) > f'(c2) à'oiif'(x) > f(x + 1) —/(x). Ainsi pour tout élément x de l'ensemble [1, + oo [ nous avons f(x + 1) -/(*) </'(*) </(x) -f{x - 1) . Si la fonction/admet la limite A lorsque x tend vers + oo alors lim [/(x + 1) -/(x)] = lim [/(x) -/(x - 1)] = 0 donc par passage à la limite dans l'inégalité ci-dessus nous obtenons lim /'(x) = 0 . 2° Si x prend les valeurs 1, 2, ...,p nous obtenons les p inégalités suivantes : /(2)-/(l) </'(l) </(l)-/(0) /(3)-/(2) </'(2)</(2)-/(l) f(p + 1) ~f(p) <f'(p) <f(p) ~f(P ~ 1) • En effectuant la somme membre à membre de ces inégalités nous obtenons f(p + 1) — /(l) < sp <f(p) —/(0). Puisque la fonction dérivée/' est strictement positive la fonction/est strictement croissante. Supposons que/admette la limite A lorsque x tend vers + oo alors pour tout entier p > 1 nous avons sp < f(p) — /(0) < A — /(0). La suite (sp) est donc majorée. D'autre part, puisque/' est une fonction strictement positive il est clair que sp < sp+1 pour tout entier p > 1, donc la suite (sp) est croissante ; la suite (sp) est donc convergente. Supposons que / n'admette pas de limite finie lorsque x tend vers + oo,
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 85 alors comme la fonction/est croissante lim f(x) = + oo. Mais nous avons x-* + oo vu que sp > f{p + 1) - /(l) donc lim sp ^ lim [/(p + 1) - /(l)] d'où lim sp = + oo ; p-> + 00 p-> + OO p-» + OO la suite (sp) n'est donc pas convergente. Ceci démontre que la suite (sp) est convergente si et seulement si la fonction/ admet une limite finie lorsque x tend vers + oo. Application : Considérons la fonction réelle fx définie pour x ^ 0 par /x(x) = Arc tg x. Cette fonction est continue, différentiable pour tout nombre réel x ~& 0 et nous avons f\(x) = 1/(1 + x2) par suite la fonction /' est bien strictement décroissante et positive. Nous avons ap =/î(l) +/î(2) + — +fî(p) et comme lim Arc tg x = 7t/2 nous pouvons affirmer que la suite (ûp) est X-* + oo convergente. Considérons la fonction réelle/2 définie pour x ^ 0 par/2(x) = 2 VI + x. Cette fonction est continue, différentiable pour tout nombre réel x ^ 0 et nous avons/^x) = 1/vl + x, par suite la fonction/' est bien strictement décroissante et positive. Nous avons bp = f'2{\) + /â(2) + — + fz(p) et comme lim 2 yjl + x = + oo nous pouvons affirmer que la suite bp admet la limite *-* + 00 + oo donc est divergente. 3° La suite (op) est croissante car op+ 1-°p = sp+l-sp -f(p + 2) +f(p + 1) =f\p + 1) -f(p + 2) +f(p + 1) et nous savons d'après l'inégalité démontrée au 1° que f'{p + 1) >f(p + 2) -f{p + 1) donc ap+1 -ap>0. De même nous avons <r'P+i ~ °'P = sp+i - sp -/(P + 1) +/(P) =f'iP + 1) -fip + 1) +/(P) , or f'iP + 1) < /(P + 1) - /(P) donc a;+1 - op < 0 . La suite (<rp) est donc croissante et la suite (a'p) décroissante. D'autre part la fonction/est croissante donc/(p) </(/? + 1) d'où ap < a'p pour tout entier p ^ 1. Les suites (op) et (<rp) seront donc adjacentes si et seulement si lim (o'p - ap) = 0 soit lim [f(p + 1) - /(p)] = 0. p-* + OO p-» + oo Nous allons démontrer que cette dernière condition est équivalente à lim /'(x) = 0 .
EXERCICES D'ANALYSE D'après l'inégalité démontrée au 1° nous avons 0 <f{p + 1) — f{p) <f'(p) donc si lim f'(x) = 0 alors lim f'(p) = 0 X^> + oo p-»- + go et comme les inégalités se conservent par passage à la limite nous obtenons lim [/(/>+l)-/(/>)] = 0. P~* + GO Réciproquement d'après l'inégalité démontrée au 1° nous avons 0 <f\p)<f{p) -f(p-l) donc si lim [/(p + 1) - /(p)] = 0 alors lim [/(p) - f(P - 1)] = 0 P~* + GO p-> + OO et par passage à la limite nous obtenons lim /'(/>) = 0. Soit e un nombre réel p-* + 00 strictement positif, puisque lim /'(/>) = 0 il existe un entier N tel que pour P~* + 00 tout entier p ^ N nous ayons f'(p) < e, alors pour tout nombre réel x > p nous avons f'(x) <f'(p) < e, ce qui démontre que lim f'(x) = 0. Ceci X-* + 00 achève de démontrer que les suites (<rp) et (a'p) sont adjacentes si et seulement si lim /'(x) = 0 . X-» + 00 3.13 Soient a un nombre réel et/une fonction réelle définie, continue et différen- tiable sur l'ensemble [a, + oo[. 1° On suppose que lim /'(*) = + °°- Démontrer que X~* + 00 lim f(x) = + oo . 2° On suppose que lim f'(x) = 0. Démontrer que X-* + OO JC-* + GO X 3° On suppose que lim f'(x) = / où /est un nombre réel strictement posi- X-* + OO tif. Démontrer que f(x) lim = / et que lim f(x) = + oo . ■r—> A- oo ■" v—»■ 4- co
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 87 Solution 1° Puisque lim f'(x) = + oo il existe un nombre réel A tel que pour tout nombre réel x > A nous ayons f'(x) > 1. Nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis à la fonction/sur l'intervalle [A, x] donc il existe un éléments de l'intervalle ouvert ]A, x[ tel que/(x) =f(A) + (x — A)f'(cx). Comme cx > A nous avons/'(c*) > l d'où/(x) > f{A) + (x — A). Par suite il est clair que lim /(x) = + oo. x-y + oo 2° Soit e un nombre réel strictement positif. Puisque lim /'(x) = 0, X-f + ZO il existe un nombre réel A ^ a tel que pour tout nombre réel x > A nous ayons |/'(x) | < £/2- Nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis à la fonction / sur l'intervalle [A, x] donc il existe un élément cx de l'intervalle ouvert ]A, x[ tel que /(x) = f{A) + (x — A)f'(cx). Nous avons alors pour tout x > Sup {A, 0) /W f(A) + (x- A)f'(cx) f(A) -f'(cx) Puisque cx > A, f'(cx) < donc ^—f'(cx) < ^ • D'autre part si x > nombre réel x > démontre que E X 2 \f(A) < -z par suite pour tout Suplyl,—! ^,01 nous avons | /(x)/x | < e ce qui lim^ = 0, 3° Soit e un nombre réel strictement positif ; puisque lim f'(x) = /, x-> + oo il existe un nombre réel A ^ a tel que pour tout nombre réel x vérifiant x > A nous ayons |/'(x) — /| < e/3. Nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis à la fonction / sur l'intervalle [A, x], donc il existe un point cx de l'intervalle ouvert ]A, x[ tel que/(x) = f(A) + (x — Â)f'(cx). Nous avons donc /(*) - I m - ix f(A) + xf'(cx) - Af\cx) - Ix d'où /(x) - / f(A) + \f'(cx) -l\+A f'(cx)
EXERCICES D'ANALYSE Puisque cx > A nous avons |/'fo)-J|<^ Nous avons , ,lsi ,»llMl alors 3 e /(^) |/'(x) - l\ < | si x > ^4 donc | /'(c*) - 11 < d'où et par suite '-f </'(0<' + f iH)<^<H' + l) pour tout nombre réel x > Sup (A, 0). Par passage à la limite nous obtenons lim^^ = 0 d'où lim /l-^ = 0; X-+ + GO X j-^ + oo X par suite il existe un nombre réel A' tel que pour tout nombre réel x > A' nous ayons ,f'(cx) £ <3" Ainsi pour tout nombre réel e > 0 il existe un nombre réel, à savoir 3|/(^)| y Sup (a«./.o) tel que pour tout nombre réel x vérifiant 3 |/0<0| A. / 3/04)| \ x > Sup \A, — ■, A , 01 nous ayons /(x) - Z < £ ce qui achève de démontrer que ,im^ = Z,
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 89 Soit M un nombre réel strictement positif. Puisque / > 0 il existe un nombre réel e tel que 0 < e < l, et comme lim /(x)/x = / il existe un nombre réel B x-* + oo tel que pour tout élément x de l'ensemble ]B, + oo[ nous ayons X f(x) < E SOit l — E < < l + E . X Si x > Sup (B, 0) alors x(l — e) < f(x) < x(l + e) d'où : M f(x)> M si x(Z — e) > M soit x > /-£ Ainsi pour tout nombre réel x > Sup If}, 0, 1 nous avons f(x) > M ce qui démontre que lim /(x) = + oo *-> + OO 3.14 Soient a un nombre réel et h un nombre réel strictement positif. Soit/une fonction réelle définie continue sur l'intervalle fermé [a — h, a + h], différen- tiable sur l'intervalle ouvert ]a — h, a + h[. 1° Démontrer qu'il existe un élément \x de l'intervalle ouvert ]0, 1[ tel que f{a + h) - f(a - h) ^ =f(a+[ih)+f(a- fih) 2° Démontrer qu'il existe un élément 6 de l'intervalle ouvert ]0, 1[ tel que f(a + h)-2f(a)+f(a -h) h 3° On définit la fonction réelle <p par = f\a + 6h) - f'(a - 6h) , . . f(a + u)~ 2f(à) + f(a - u) _ . . , <p(u) = — H-^—— pour 0 < | m | < h . m2 Démontrer que si f"(à) existe alors lim q>(u) = f"(à). 4° Donner un exemple où lim <p(u) existe et où/ "(a) n'existe pas. Solution 1° Considérons la fonction F, définie pour tout nombre réel x de l'intervalle fermé [0, 1] par .F(x) = f(a + xh) — f(a — xh). La fonction F est continue sur l'intervalle [0, 1] et différentiable sur l'intervalle ouvert ]0, 1[, par suite
EXERCICES D'ANALYSE nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis. Nous savons donc qu'il existe un point fi de l'intervalle ouvert ]0, 1 [ tel que F(l) - F(0) = F'(n) c'est-à-dire fia + h) -f{a -h)- [fia) -/(a)] = hf\a + fih) + hf'{a - »h) d'où f{a + h) —f(a — h) .,, .. .,, ,. — h = fia + fih) + fia - nh) . 2° Considérons la fonction G, définie pour tout nombre réel x de l'intervalle fermé [0,1] par G(x) = fia + xh) +fia — xh). Une méthode analogue à la précédente nous démontre l'existence d'un élément 6 de l'intervalle ouvert ]0, 1[ tel que G(l) - G(0) = G'(0) soit fia + h)-2fia)+fia-h) = ^ + ^ _ /f(fl _ flfc) 3° Ecrivons la formule de Taylor à l'ordre 2, pour la fonction/, sur l'intervalle [a, a + u] et sur l'intervalle [a — u, a] où u est un nombre réel vérifiant 0 < m < h. Nous avons fia + u) - fia) = uf'ia) + ^-[/"(a) + £i(m)J où lim eM) = 0 £ u->0 et M2 fia - u) - fia) = - uf'ia) + ^r[/"(a) + £2(")] où lim e2(u) = 0 . Additionnons membre à membre ces deux égalités ; nous obtenons <?(") = fia) + ô > mais lim [e^u) + e2(M)J = 0 donc lim <p(u) = fia) . u-»0 u-»0 4° Considérons la fonction/définie par/(x) = x2 sin (1/jc) si x / 0 et/(0) = 0. Posons a = 0 ; nous avons donc .. u2sin(l/u) - 0 + u2sin(- 1/u) _ , .. . . n q>iu) = ^-^ — = 0 donc hm <p(u) = 0 . « u-»o
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 91 D'autre part nous savons {cf. exercice 3.4, 1°) que /'(") = 2 « sin cos - pour m / 0 u u et /'(0) = 0 , donc /'(") „ . 1 1 1 —— = 2 sin cos - u u u u par conséquent la quantité/"'(")/" n'a pas de limite lorsque « tend vers 0 ce qui signifie que/' n'admet pas de dérivée au point 0 donc/"(0) n'existe pas. 3.15 Soient a un nombre réel strictement positif et/une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fermé [ — a, a], deux fois difFérentiable sur l'intervalle ouvert ]— a, a[. On suppose de plus que/(0) = 0 et que la fonction \f" \ est bornée sur l'intervalle ouvert ]— a, a[. Démontrer que la suite (w„), définie par + "®+<® + -+f@ pour n > 1 est convergente et déterminer sa limite. Solution Appliquons la formule de Taylor à l'ordre 2 à la fonction / sur l'intervalle [0, p/n2] (n > \ja et 0 < p < ri). Nous savons qu'il existe un élément Çp de l'intervalle ouvert ]0,p/n2[ tel que \n I n 2n Nous obtenons donc «.= Ê/(4)=/'(°)(î 4)+ i Any- P=i \n I \p=i n ! p=i 2 « Soit M un majorant de \f" | sur l'intervalle ]— a, a[ nous avons p=i 2 n if'XU «I ^M = ^ f p2 2 n p=i p^i 2 n4 nous savons que " 2 n(« + 1) (2 n + 1) &P = 6
EXERCICES D'ANALYSE donc p=i 2 n < M n(n + 1) (2 n + 1) 12 n4 D'autre part donc «„-/'(()) i 4 P=i n ^ n(n + 1) L P = ? P=i ^ /'(0) ii(n + 1) < M n(n + 1) (2 n + 1) Î2«* " Nous avons .. n(n+l)(2n + l) _ . ,. »(» + 1) t hm — ^—^ = 0 et hm —-—-—- = 1 n-» + co 12 H n-»+co tl donc par passage à la limite dans l'inégalité précédente nous obtenons 0 < lim lï-»+ GO /'(0) n(n + 1) < M lim n-*+ co soit n(n + 1) (2 n + 1) 12 n4 IhnLmL d'où lim «„«■». n-> + co \ ^ / I n-» + co -^ Nous venons donc de démontrer que la suite (u„) est convergente et admet la limite/'(0)/2. 3.16 Soient a un nombre réel et u un nombre réel strictement positif. Soit / une fonction réelle définie, continue et n + 1 fois continûment différentiable sur l'intervalle fermé [a — u,a + u]. On suppose de plus que/("+1)(a) / 0. Pour tout entier p vérifiant 0 < p < n on écrit la formule de Taylor sous la forme f(a + h) =/(fl) + ^ ^/(r)(«) + (pft++l)!/(l'+1)(fl + M'+l(/°) où 0 < 6p+l(h) < 1. 1° On suppose que/(p+1)(a) ^ 0. Démontrer que 1 lim OJh) = *-»o p+1
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 93 2° Onsupposeque/(p+1)(a)=0etsoitrlepluspetitentiertelque/(p+r)(a) / 0. (Un tel entier existe puisque f(n + i\à) #0et onap + r < h+ 1.) Démontrer que lim6p(h) = \fr\p[Y". h-*o l(P + r) !J Solution 1° Ecrivons la formule de Taylor à l'ordre p et à l'ordre p + 1 pour la fonction/au voisinage du point a. Nous avons f(a + h) =f(a) + hf'(a) + - + ^ ,/(P"%) + ^/p(fl + fc^*)) /(«. + *) = /(a) + /«/'(a) + - + J^_ l)lfl'~1\à) + En comparant les deux égalités nous obtenons : ^/<»(a + hBJffi» = £/«(„) +(-^T/»«)(fl + AflF+1(||)) soii /<">(a + hBJLh)) - f<*\a) = y^f^X" + hOp+1(h)). Si nous appliquons le théorème des accroissements finis à la fonction f(p) sur l'intervalle \a, a + h6p(h)] nous obtenons fip)(a + h6p(h)) - f(p\a) = h6p(h)fip+^(a + kh6p(h)) où 0 < k < 1 . Nous avons donc 6p(h)fip+1\a + M6p(h)) = -J-_/e+1>(fl + A0p+1(ft)) . La fonction/(p+1}, étant continue au voisinage du point a, les deux membres de cette dernière inégalité admettent une limite lorsque h tend vers 0. Par suite nous avons lim [0p(/O/(P+1)(a)] = -J-r^'OO A->0 P + L et comme /(p+1)(a) # 0 nous avons 1 /.-o P + 1 lim fl/fc) =
EXERCICES D'ANALYSE 2° Ecrivons la formule de Taylor à l'ordre p et à l'ordre p + r pour la fonction/au voisinage du point a. Nous avons fia + h) =/(o) + hfXa) + - + ( ^i),/0"1^) + J\f{P\a + MM fia + h) =/(o) + /*/'(«) + - + (p^l),/0"» + ^T-*"'» + En comparant ces deux égalités nous obtenons : £fO\a + hOpih)) = £/'(*) + ^^/^(a + h6p+r{h)). (1) Appliquons la formule de Taylor à l'ordre r à la fonction/(p) sur l'intervalle [a, a + h6pihj] nous obtenons : f(p\a + h6„ih)) = f(p\a) + h6pih)f+1(a) + - + + 0^ï/<"+'>(a + JlAfl^fc)) où 0 < A < 1 . Mais /fp+1)(a) = - = fip*r~1\a) = 0 donc en comparant avec l'égalité (1) nous obtenons \Mlf^\a + XhOpih)) = jj^/P+r\a + h6p+rih)) ■ La fonction/(p+r) étant continue au voisinage de a les deux membres de cette égalité ont une limite lorsque h tend vers 0. Nous obtenons donc et comme/(p+r)(a) / 0 nous obtenons la relation 3.17 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b. Soit / une fonction réelle définie et convexe sur l'intervalle fermé [a, b]. 1° Soient Àu A2, A3 trois nombres réels tels que At + A2 + A3 = 1 et xlt x2, x3 des éléments de l'intervalle [a, b]. Démontrer que /(At xt + X2 x2 + A3 x3) < X1fix1) + A2/(x2) + A3/(x3) .
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 95 2° Soient Al5 ..., A„ n nombres réels tels que £ A; = 1 et xl5 x2,..., x„ , i=l n éléments de l'intervalle [a, b\. Démontrer que fit 4*«)< t*tf(xù- 2 Y \ 2 Y Solution 1° Nous avons (A, + A2) + A3 = 1 et 1 \ 2 7 est un élément de [a, b] car Aj A2 + v^^=l Aj H- >^2 >^i "T~ ^2 D'autre part n •• / 1 1 \ 1 ^1 ~ï~ 2 ^2 T X^ X^ ~l~ A2 X2 "* 3 ^3 == VI ~* ™1) ï " ' 3 ^3 Aj + A2 donc puisque la fonction / est convexe nous avons (cf. C. E., Ch. 5, § IV, 69) f^ Xl + A2 x2 + A3 jc3) < (*i + ^)f(~^~1) + ^/fe) mais /At xt + A2 x2\ < At/(x!) + A2/(x2) \ A^ + A2 / Aj + Â2 donc nous avons /(At xt + A2 x2 + A3 x3) < Ai/C^i) + A2/(x2) + A3/XX3). 2° Nous allons raisonner par récurrence. La propriété est vraie pour n = 1, 2, 3 ; supposons la vraie pour l'entier h — 1. Nous avons n— 1 3 l—i n-l i=l i=l donc V"1,5 V
96 EXERCICES D'ANALYSE donc 'U **)*(£ *) / /n-1 Z ÀiXi\ n-1 z i=l Z^ + Kf(.xn). Mais d'après l'hypothèse de récurrence nous avons . Z ^X,\ „-! Z J, i=l d'où xi=l / i=l )■ La propriété est donc vraie pour n par suite nous avons cette inégalité pour tout entier « $= 1. 3.18 1° Soient x et y deux nombres réels strictement positifs et soient/? et q deux nombres réels strictement supérieurs à 1 vérifiant Démontrer que i + i-i. P 1 xup //« ^ * +1 _ 2° Soient al5 a2> •••> «n> ^i> ^2> —» K des nombres réels strictement positifs. En appliquant le résultat précédent aux couples de termes x: = af Z«f Z bl pour i = 1, 2,..., « i=l i=l démontrer l'inégalité (de Hôlder) » / » \i/p/ n \ 1/9
FONCTIONS DIFFÉRENTIABLES D'UNE VARIABLE RÉELLE 97 3° Les notations étant les mêmes que ci-dessus démontrer l'inégalité (de Minkowsky) [" T l/p r n T l/p r n T i/p Solution 1° L'inégalité proposée est équivalente à i(ï)+i_(ï)**>0. p \y/ q \y! Etudions la fonction 1 1 t *->/(!) = -t + - - t1/p pour t > 0 . P 1 Nous avons f(i) = 1-1 fd/")"1 = 1(1 - fd/ri-i) . Comme l/p — 1 < 0,/'(0 est positif pour / > 1 et négatif pour f < 1. La fonction/admet donc un minimum pour t = 1 et nous avons /(1) = 1 + 1-1=0. Par suite la fonction/est toujours positive ce qui démontre l'inégalité 2° Ecrivons l'inégalité précédente pour les valeurs proposées ; nous obtenons, aï \1/P/ bï \llq 1 of 1 bf . « „ vi=l ' vi=l ' i=l i=l Effectuons la somme membre à membre de ces n inégalités ; nous obtenons : t («f)1/PW)1/9 , f of , £ *î i=l - x i=l . A i=l ^ — \- x>f) (£*?) pz«f *£;. Calvo. — Exercices d'analyse
98 EXERCICES D'ANALYSE d'où n ÂQihi 1 1 , n \l/p/ n \1/, p q (n \l/p/ n \1 £*) fe") ce qui nous donne 3° Remarquons que fo + £,)" = afa + b^f~l + b^ + b,)"'1, d'où I (fli + W = I afa + bdp~l + £ bfa + bt) i=l i=l i=l Appliquons l'inégalité de Hôlder à chacun des termes en posant — = 1 c'est-à-dire q = ,p-i q p p - 1 Nous obtenons n / n \ l/pr n "1 (p-l)/p et n / n \ l/pr n "I (i>-l)/p X btat + b,)"- 1<(L bf) [.1 («i + foi)"J En additionnant membre à membre ces deux inégalités nous obtenons l'inégalité cherchée : l/P / n \ l/P / n \ 1/p [n ] l/P / » \ l/P / n \
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS 4ï I Soient u0 un nombre réel et (u„) la suite définie par son premier terme u0 et par n + 1 pour tout entier n^O. Etudier la suite (w„). Solution Pour tout entier n ^ 1, nous avons u„ > 0 puisque la fonction exponentielle ne prend que des valeurs strictement positives. Comme u„ > 0 pour «^ 1 nous avons e-"" < 1 d'où 0 < u„ < 1/w pour tout entier » ^ 1. Soit e un nombre réel strictement positif, nous savons qu'il existe un entier n0 tel que l/w0 < £ alors pour tout entier n 5= n0 nous avons 0 < u„ <-< — <£ d'où | w„ — 0 | < e n n0 ce qui démontre que la suite (un) admet la limite 0. 4i£ Soit a un nombre réel ; calculer la dérivée zi-ième de la fonction réelle définie pour tout nombre réel x par/(jc) = excos a cos (x sin a).
100 EXERCICES D'ANALYSE Solution Nous avons / '(x) = cos a ex cos a cos (x sin a) — ex cos " sin (x sin a) sin a, d'où f'(x) = excosa cos (x sin a + a). Supposons que nous ayons /(n)(x) = excosa cos (x sin a + «a) alors nous aurons /("+1)(x) = cos a excosa cos (x sin a + wa) — excosa sin (x sin a + na) sin a d'où /(n+1)(x) = excosa cos (x sin a + (h + 1) a). Ceci démontre que /(n)(x) = excosa cos (x sin a + «a) pour tout entier n > 0 . 4id Calculer les dérivées des fonctions réelles suivantes définies par : 1° f(x) = Log (Log x) pour tout nombre réel x > 0. 2° g(x) = Arc tg (Log x) pour tout nombre réel x > 0. 3° /î(x) = Log VI —2 sin2 x pour tout nombre réel x tel que — -r < x < -r. 1° Nous trouvons 1 /'(*) = x Logx 2° Nous trouvons x(l + Log x) 3° Remarquons que h(x) = \ Log (1—2 sin2 x) par suite .... — 4 sin x cos x sin 2 x h (x) = — = = — tg 2 x , 2(1 - 2 sin2 x) 2 sin2 x - 1 4i4 Soit/la fonction réelle définie par/(x) = — Log (Log x) pour tout nombre réel x > 1. 1° Démontrer que/est une fonction convexe. 2° En déduire l'inégalité a + b Log —-— 5= VLoë a Log b où a et b sont deux nombres réels supérieurs à 1.
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 101 1° Il est clair que la fonction/est deux fois dérivable pour tout nombre réel x > 1, par suite pour démontrer que l'application/est une fonction convexe il suffit de démontrer que la dérivée seconde de/est positive. Nous avons / (x) = d ou / (x) = — - x Log x (x Log x) puisque x > 1 nous avons Log x > 0, donc f"(x) > 0 pour tout nombre réel x > 1. 2° Puisque l'application/est une fonction convexe nous avons /(^Hw»+/c»] soit - Log I Log ^—j < ^ [_ L°ê (L°ê fl) _ Lo8 (L°8 fc)] LoglLog—-—j< - Log VL°g a Log fc . La fonction logarithme étant croissante cette dernière inégalité nous donne a + b d'où Log —-— 5= \fhog a Log £ 4.5 Pour tout nombre réel x > 0 démontrer les inégalités x x + 1 < Log (1 + x) < x . Solution La fonction réelle / définie sur l'intervalle [0, x] par/(f) = Log (1 + t), est continue sur cet intervalle et différentiable sur l'intervalle ouvert ]0, x[, par suite nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis. Il existe donc un nombre réel c appartenant à l'intervalle ouvert ]0, x[ tel que / (x) - /(0) = xf'{c) d'où Log (1 + x) = — Comme c > 0 nous avons x c x < x 1 + c
102 EXERCICES D'ANALYSE et comme c < x nous avons 1 + c < 1 + x donc < 1 + x 1 + c" Par suite nous obtenons les inégalités x x + 1 < Log (1 + x) < x , 4iB Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et/une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fermé [a, b]. On suppose que / ne s'annule pas sur l'intervalle [a, b] et qu'elle est différentiable sur l'intervalle ouvert ]a, b[. Démontrer qu'il existe un élément c de ]a, b[ tel que f(°) _ (o-*)/'(c)//(c) f(b) / La fonction g = Log |/| est continue sur l'intervalle fermé [a, b] et différentiable sur l'intervalle ouvert ]a, b[, par suite nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis. Il existe donc un élément c de l'intervalle ouvert ]a, b[ tel que 1/(0)1 f'(c) g(a) - g(fc) = (a - b) g'(c) d'où Log \^\ = (a - b) J-±J. \f(b)\ (c) Puisque la fonction/est continue et ne s'annule pas sur [a, b] cette application conserve un signe constant donc \f(a)\_f(a) d?QÙ fUO = ei.-W'Mmcy \f(b) | f(b) f(b) 4i7 Exprimer à l'aide de la fonction logarithme les applications suivantes définies par 1° f(x) = Arg sh (l/x) pour tout nombre réel x # 0. 2° g(x) = Arg th [(x2 — l)/(x2 + 1)] pour tout nombre réel x.
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 103 Solution 1° La fonction/étant impaire il suffit de l'écrire pour x > 0. Nous trouvons /w=Log(i+N/r77) d'où /(x) = Log (i + y'1 * *') =Log (1 + Vl + x2) - Log x Pour x < 0, nous avons /(*) = -/(- x) = - Log(l + Vl + x2) + Log(- x). 2° Nous avons 1 + x2-l 1 „ x2 + 1 1, 2 x2 1 2 ~ x2 - 1 2 "2 2 g(x) = ^ Log j^tJ~: = ~ Loê -1™ = 7 L°ê x2 = Log | x | . 1 xz + 1 4-ib Démontrer que la fonction réelle/, définie par/(x) = e~i/*2 pour tout nombre réel x # 0 et par/(0) = 0, est indéfiniment différentiable au point 0 et que les dérivées de tous les ordres sont nulles au point 0. Solution Etudions d'abord la dérivée première. Pour x # 0 nous avons /'(JC) 2e-i/* et r(Q) = Hm/W = lim ie-i/^ X jc-»0 X x-i-0 X Si x tend vers 0 par valeurs positives alors 1/x tend vers + oo donc lim -V^2 =0 x->0 + X en vertu des théorèmes de croissance comparée des fonctions exponentielle et puissance (cf. C. E., Ch. 6, § VIII, 93) ; de même nous avons lim -e~llxl = 0 x-0- x par suite / est dérivable au point 0 donc continue en ce point. Ceci démontre que la fonction/est continue et dérivable en tout point de R.
104 EXERCICES D'ANALYSE Faisons l'hypothèse de récurrence suivante : pour tout entier positif/? inférieur à un entier n, la fonction fip) est définie, continue et de plus /(p)(0) = 0 et fip\x) = Pp(^j e~1/x2 pour x * 0 où Pp est un polynôme. Montrons que/("+1) existe et vérifie toutes ces conditions. Pour x # 0 nous avons e1"1 d'où /("+1)(x) = Pn+1 ^) e-iM2 où Pn+l(u) = - u2 P'M + 2u3 Pn{u) Nous avons /—(0) = toffi^Œ = lim Ip.(i)e-^ = 0 jc-»0 X x-*0 ^ \^v toujours en vertu des théorèmes de croissance comparée des fonctions exponentielle et puissance. La fonction/("+1) est continue en tout point de R* et comme lim/(n+1)(x) = limP„+1(-)e-1/jt2 = 0 =f+l l(0) x-*0 x-»0 \-V la fonction/("+1) est continue au point 0. Nous venons ainsi de démontrer que la fonction/("+1) vérifie encore l'hypothèse de récurrence par conséquent / est indéfiniment différentiable et/(n)(0) = 0 pour tout entier n ^ 0. 4i9 Déterminer toutes les applications continues/de R dans R* qui vérifient la relation f[-~J=^f(x)f(y) pour tout couple (x,y) de nombres réels (cet exercice utilise le résultat de l'exercice 2.10). L'application / ne prenant que des valeurs strictement positives l'égalité
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 105 est équivalente à l'égalité Log/^-y^) = \ (Log/(x) + Log/(y)) • Nous voyons donc que la fonction g = Log of vérifie la relation g(^)=^[g(*) + g(j>)], par suite d'après l'exercice 2.10 nous savons qu'il existe deux nombres réels a, b tels que g(x) = ax + b pour tout nombre réel x. Nous avons donc Log/(x) = ax + b d'où f(x) = eax+b, ceci démontre que toutes les fonctions réelles continues / vérifiant la relation /(^y2)=V/W7ÔÔ" pour tout couple (x, y) de nombres réels, sont de la forme/Oc) = eax+b où a et b sont des nombres réels. 4.10 Soit n un entier naturel. 1° Déterminer toutes les applications continues de R+ dans R+ qui vérifient, pour tout couple (x, y) d'éléments de R+, la relation /(*)+/M =/[(*"+Jn)1/n]. 2° Déterminer toutes les applications continues de R+ dans R+ qui vérifient, pour tout couple (x, y) d'éléments de R+, la relation /«/M =/[(*"+Jn)1/n]. Cet exercice utilise le résultat de l'exercice 2.9. Solution 1° Puisque x et y sont des nombres réels positifs la relation /(*)+/(>0 =/[(*"+ /01/n] est équivalente à la relation f(xllK) +f(y1/K) =/[Cx + j01/n] .
106 EXERCICES D'ANALYSE Si on appelle g la fonction réelle définie par g(x) = x11" pour tout élément x de R+, la relation précédente s'écrit f° g(x) + fo g(y) = fo g(x + y) . Nous savons (cf. exercice 2.9) que les seules applications continues h de R dans R vérifiant la relation h(x + y) = h(x) + h(y), pour tout couple (x, y) de nombres réels, sont de la forme h(x) = ax où a est un nombre réel, par suite fo g(x) = ax pour tout élément x de R+ et comme la fonction jg est bijective nous avons f(x) = ax" pour tout nombre réel x ^ 0. 2° L'égalité/(x)/O0 = f[(x" + y")1'"] est équivalente à la relation LogL/to/OO] = Log/[(*" + y")1'"'] soit Log/(x) + Log/(jO = Log/[(x" + j>")1/n]. Nous voyons donc que la fonction Log o/doit satisfaire à la condition étudiée dans la première question, par suite Log/(x) = ax" où a est un nombre réel donc,/(x) = eax" pour tout nombre réel x ^ 0. 4il 1 Calculer les limites suivantes : 1 — cos x ,. (1 — cos x) Arc tg x (1 — e*) sin x lim ; lim — ^— ; hm ——-— x-o tg x x->o x sin x x-o x + x Solution Nous savons que 1 — cos x ~ x /2 et tg x ~ x au voisinage de 0, par suite ,. 1 — cos x ,. x2/2 1 lim = lim —— = - . x-»0 tg X x->0 X 2 Nous avons Arc tg x ~ x et sin x ~ x au voisinage de 0 donc ,. (1 — cos x) Arc tg x ,. (x2j2)x 1 lim — =— = lim ——j— = - . x-»o x sin x x->o xx 2 Nous savons que 1 — e* ~ — x au voisinage de 0 donc (l-e^sinx (-x)x -1 lim — = lim -^-—— = lim = — 1 . x->0 X + X x-0 X + X x->0 1 + X
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 107 4.12 Calculer les limites suivantes : lim - Log ; lim (cosx)17*" x-»0 + où m est un élément de R+. Solution Nous avons mais donc 1T e* - 1 1 1 - Log = - Log (e - 1) Log x , Jv .fa *fa .fa lim ^^ = 0 (cf. C. E., Ch. 6, § VIII, 94) 1 e* — 1 1 lim - Log = lim - Log (e* — 1) . Nous avons e* — 1 lim = 1 donc lim (Log (e* — 1) — Log e*) = Log 1 = 0 d'où lim (Log (ex - 1) - x) = 0 soit lim ^^ ^ -1=0 X-» + CO JC-» + CO X donc lim - Log (e* - 1) = 1 Nous avons (cos x)1/:e",=e(1/:e"')LoE(<:os:e). Au voisinage du point 0 nous savons que x2 cos x ~ 1 —— et Log (1 + w) ~ u
108 EXERCICES D'ANALYSE comme lim cos x — 1 = 0 , x-»0 x2 Log (1 + (cos x — 1)) ~ cos x — 1 — donc Log cos x x2/2 au voisinage de 0. Par suite : si m > 2 lim — Log cos x = lim — = — oo d'où lim (cos x)11*™ = 0 *-o+ xm x->o+ 2xm *->o + si m = 2 d'où si m < 2 lim — Log cos x = lim = x->o+ x x->o+ 2 2 lim (cosx)1/xm = e-1/2 = -^ lim — Log cos x = lim — x2 m =0 *->o+ xm x-»o+ d'où Conclusion lim (cos x) x->0 + l/x™ Si m > 2 , lim (cos x) '* = 0 . x-*0 + Si m = 2, lim (cos x)1'*"" = —— . x-»0 + ^ Si 0 < m < 2 , lim (cos x)I/x" = 1 x-»0 + 4.13 Trouver les développements limités à l'ordre 4, au voisinage de 0, des fonctions suivantes définies par : 1° /i(x) = 2° h(x) = sm x 1 cos x
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 109 Solution 1° Nous avons 3 S sinx = x—v] + ^7 + °(^S) d'où sin x x x --6+Ï2Ô+0(x) 1--6+Ï2Ô + 0(x) Nous avons d'autre part -. = 1 - u + u2 + o(u2) 1 + w pour u au voisinage de 0, donc sin d'où smx t x2 7 x4 = 1+-6 + 36Ô + o(x4). Nous pourrions obtenir ce résultat en effectuant la division suivant les puissances croissantes, de 1 par 1 — (x2/6) + (x4/120). 2° Nous avons cos x = 1 - — + ^-| + o(x4). Effectuons la division suivant les puissantes croissantes, de 1 par , x2 x4 nous obtenons 1 , x2 x4 -1 + y-24 x2 x4 2 24 x2 x4 ~T + -4- 5x4 24 x6 48 x6 48 1 1 x2 x4 2 + 24 x2 5x4 + 2+ 24
110 EXERCICES D'ANALYSE Par suite 1 x j x . a. = ! + ^ + -^T + °(*4) ■ cos x 2 24 Nous pouvions aussi obtenir ce résultat en utilisant la méthode indiquée dans le 1°. 4.14 Trouver les développements limités à l'ordre 4, au voisinage de 0, des fonctions suivantes définies par : 1° /l(x) = L°g(1+x) /iW = 1 + X X e* - 1 Solution 1° Nous avons - = 1 - x + x2 - x3 + x4 + o(x4) et x2 x3 x4 Log (1 + X) = X - — + y - -j + 0(X4) d'où en effectuant le produit de ces deux développements limités Log(l+x) 3x2 11 x3 25 x4 , 4x i + x =x~^r + —6 n- + oix) 2° Nous avons e -l = x +_ + _ + _ + _ + o(x5). Effectuons la division par puissance croissante de x par x2 x3 x4 x5
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 111 nous obtenons D'où " 2 x2 2 x2 2 6 24 120 x3 x4 x5 6 ~ 24 ~~ Ï2Ô + T + Ï2 +48 x3 x4 x5 12 + 24 + 80 x3 x4 x5 12 24 72 X 720 ï! î! ï! ^1 * + 2 + 6 + 24 + 120 1 ~~ 2 + Ï2~ 720 e* - 1 2 12 720 4.15 Donner les développements limités à l'ordre 4, au voisinage de 0, des fonctions suivantes définies par : 1° 2° 3° 4° A(x) = V1 + sin x Mx) s^x/cos x A(x) = (l + x)^. 1° En posant u = sin x nous avons /1(x) = (l + u)* = l+iu + (i)(-i) wz + (i)(-i)(-l) , + 2! " ' 3! 4! u* + o(u*).
112 EXERCICES D'ANALYSE Mais d'où x3 sin x — x — —- + o(x4) v4 u2 = x2 - y + o(x4) ; u3 = x3 + o(x4) ; u4 = x4 + o(x4) donc /■w - »+ ï (' - i) ~ H*2 " t) + à*" - à*4 + *4> d'où 2 3 4 •A' ,A* ,A* A/ /1(x)=l + 2-ï-48+384 + ^4) 2° Nous savons que ms y = 1 — 2! 4 x2 x4 cos x = 1 - — + —j + o(x4) donc f (x) = e1-<*2/2> + (*4/24) + °(*4) = ee-(x2/2) + (jc"/24) + o(^) Si nous posons x2 x4 u2 w = - y + 24 + »(**) al°rs e"=l+u+y + o(w2) d'où «' = '+(-t + s) + Î(t) + *4> = 1-Ï + t + *4> Nous avons donc 3° Nous avons /-•x ^2 ^4 , 4.^ /2(x) = e - - x +-x +o(x). cos x . x2 x4 , 4. 1-T + 24 + 0(x)
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 113 En posant nous trouvons XX . A. "=-T + 24+°(x) cos soit = z = 1 - w + w2 + o(u2) =l-(-^- + ^r) + ^- + o(x4) >sxl + w \2 24/ -4 ' 1 x2 5 x4 , 4. x x3 = 1 + ^- + -~- + o(x4) donc = x + -- + 0(x4). cos x 2 24 cos x 2 Si nous posons x3 v = x + — + o(x4) nous avons /3(x) = e» = i + ,, + |l + |l + ^ + o(r4) . Mais i>2 = x2 + x4 + o(x4) ; i>3 = x3 + o(x4) ; d4 = x4 + o(x4) par suite /3(x) = 1 + x + y + - (x2 + x4) + - x3 + 24 x4 + o(x4) d'où x2 2x3 13 x4 .A\ Mx) = !+*+ — + — + ~2j- + o(x*) 4° Nous avons/4(x) = (1 + xflx = e(1/*)Log(1+*). Mais X X X X _ , 5 Log(l+x) = x-y + y- — + y + o(x3) donc nous avons 2 x3 x4 Log (1 + x) = 1 - £ + ^r - — + -=- + o(x4). * -w s* -v 4 XX X -^ . x 4- x - 2 3 4 5 Si nous posons w = - - + -= j + y + o(x4) alors /4(x) = e.e" d'où r , x /\ W2 W3 M4 . 4.\ /4(x) = e^l + u + — + — + — + o(w4)j
114 EXERCICES D'ANALYSE D'autre part .2 3 ,, 4 y X X X X /■ 4.-V ^C X 13 X s d.\ " =T-T + T + T + 0(x) = T-T + -36- + 0(x) 3 4 w3 = - -g + T + o(x ) « = ïg + o(x4) . Nous avons donc T. x x2 x3 x* l(x2 x3 13x4\ 1 / x3 x4\ 1 x4 , 4J Donc ., . L x 11 x2 7x3 2 447 4 , 4J /<« = «1/" 2+-24--l6- + 576Ô3e + °(* }J " 4.16 Donner le développement limité jusqu'à l'ordre 3 de la fonction / définie par f(x) = tJx au voisinage de 1. Solution lre méthode : Nous pouvons appliquer directement la formule de Taylor au voisinage de 1 ; nous obtenons ainsi /(*) = /(i) + (-^V(i) + —r^f'V) + (~^f"XD + o[c* -1)3]. Nous avons /(1) = 1; f\x) = J- d'où f'(ï) = \; 2yJX 2 /"(*) = - —lj= d'où /"(l) = - \; A six3 4 r(X) = -^= d'où /"(i) = |.
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 115 Par suite nous trouvons /(x) = 1 + — 8 + 16 + o[(x - l)3] . 2e méthode : Posons w = x — 1. Quand x se trouve au voisinage de 1, m est au voisinage de 0 et on peut appliquer les formules habituelles d'où /- , x - 1 (x - l)2 (x - l)3 r, <x3, V* = 1 + "^ i + + 0[(X - l)3] . 16 4.17 1° Donner le développement limité à l'ordre 3, au voisinage d'un point x0, de l'intervalle ouvert ]0, n[, de la fonction/ définie par f(x) = Log sin x. 2° En déduire le développement limité à l'ordre 3 de / au voisinage du point 7t/2. 1° Nous allons utiliser la formule de Taylor : m =/(x0) + ^=^/'(x0) + (x~,Xo)2/w> + + ^-j f'"(x0) + o[(x - x0) ] Nous avons (x — x0) r,„, TT /'(x) = cotg x , /"(x) = - -±- , /'"(x) = —^ sin x sin x pour tout élément x de ]0, n[, d'où le développement cherché (x - x0) 2 sin2 x0 Log sin x = Log sin x0 + (x — x0) cotgx0 — 2° h + COS,X° (x - x0)3 + o[(x - x0)3] . 3 sin x0 2° Si nous appliquons le résultat ci-dessus pour x0 = n/2 nous obtenons : Logsinx=-i(x-^ +"[(x-?)]-
116 EXERCICES D'ANALYSE Faisons le calcul directement : posons u = x — n/2 alors nous avons ? 2 donc sm x = sinl u + — I = cos u mais cos u = 1 —— + o(« ) d'où Log cos u = Log 1 - y + o(«3) = - y + o(«3) Logsinx=-i(x-yj +4(X-i)]- 4.18 Donner le développement limité jusqu'à l'ordre 3 de la fonction / définie par /(x) = ArctgN/^±ï au voisinage de + oo. Solution Comme lim . / = 1, x^ + 00 Vx + 2 cherchons d'abord le développement limité de la fonction Arc tg au voisinage de 1. En appliquant la formule de Taylor nous trouvons : Arc tg v = Arc tg 1 + ^y^ (Arc tg)' (1) + ^y^ (Arc tg)" (1) + \3 + {jL-yT- (Arc tg)'" (1) + o[(v - l)3] Nous avons Arc tg 1 = - ; (Arc tg)' (x) = —L- d'où (Arc tg)' (1) = \ 4 1 + x2 2 (Arctg)" (x) = ~2* d'où (Arc tg)" (1) = - \ (1 + x2)2 2 (Arc tg)'" (x) = 2fx2~2^ d'où (Arc tg)'" (1) = i . (1 + x2)3 2
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 117 Par suite nous obtenons 4 + 2 4 ' 12 n v-l (v-l)2 (v-l)3 r, .-3, Arc tg v = 7 + — —^— + —T.— + °[(v - !) ] Développons maintenant v(x) = V(x + l)/(x + 2) au voisinage de + go. Posons X = 1/x, nous avons alors v(x) = V(l + X)/(l + 2X) à développer par rapport à A' au voisinage de 0 or : = 1-2X + 4X2-8X3 + o(X3) 1 + 2X d'où YYTx = (1+XÎ(1~2X + 4X* ~ 8*3 + °(*3)) = = 1 - X + 2X2 - 4I3 + o(X3). Si nous posons w = — X + 2 X2 — 4 X3 + o(X3) nous devons développer 2 ..,3 www „ = >/l"+w = l+^_Jjl + JL- + 0(w3). Nous avons w2 = X2 - 4 X3 + o(X3) et w3 = - X3 + o(X3) d'où 1 X 7I2 25 X3 , - par suite X 7X2 25X3 , , , X2 IX3 (v - l)3 = - ~- + o(X3). En remplaçant dans la formule donnant Arc tg v nous trouvons A 4 7t 1/X 7 X2 25 X3\ 1/X2 7 X3\ Arctg, = - + -{-- + _ - _j - - (_ - _j + +iH-ï)+o(*3) 7t X 3X2 55 X3 , -. = 4 ~ 4 + 1- - - 96~ + °(X } d'où finalement x + l ri 1 3 55 / 1 \ Arctg / = + — ,+o J. Vx + 2 4 4x 8x2 96 x3 \x3/
118 EXERCICES D'ANALYSE 4.19 Donner le développement limité au voisinage de 0, jusqu'à l'ordre 5, de la fonction/définie par ,, . Arc sin x f(x) = — . Vl-x2 En déduire le développement limité au voisinage de 0, à l'ordre 6, de la fonction g définie par g(x) = (Arc sin x)2. Solution Calculons le développement limité au voisinage de 0 de 1/vl — x2, nous avons 1 =(i-x2ri/2=i + - + —+ o(x4). Vl - x2 2 8 Nous savons que Arc sin x est la primitive de 1/vl — x2 qui s'annule pour x = 0, d'où le développement de Arc sin x au voisinage de 0 : Arc sin x — x + — + —7- + o(x5) . 6 40 Par suite nous avons ,, . Arc sin x (. x2 3 x4 , 4.\ / x3 3 x5 , 5 \ f(x) = — = 1 + — + + o(x4) x + — + + o(x5)) ■s/l-x2 \ 2 8 A 6 40 / d'où /(X) = X + -y- + — + 0(X5) . Nous remarquons que , 2 Arc sin x g (x) = = 2/(x) , Vl -x2 par suite g(x) est la primitive de 2/(x) qui s'annule pour x = 0. Nous avons donc // . „ 4x3 16 x5 , 5s .g'(x) = 2 x + -y- + —jj- + o(x5) d'où g(x) = x2 + — + — + o(x5)
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 119 4.20 Trouver, lorsque x tend vers 0, la partie principale de la fonction / définie par f(x) = 1 — cos x + Log cos Jt. Solution Nous savons que x2 x4 cos x = 1 - — + — + o(x4) au voisinage de 0. Posons X X y 4\ « = - y + 24 + °(x ) ' nous trouvons alors u2 x2 x4 x4 Log cos x = Log (1 +«) = «- — + o{u2) = ~y + 24~lf + °^ d'où X X _ j. 4-. Log cos x = - — - — + o(x ) . Par suite nous avons La fonction / est donc un infiniment petit, d'ordre 4 au voisinage de 0, et de partie principale — x4/8. 4-itl Trouver la partie principale et l'ordre de la fonction/définie par /(x) = Arg th (Arg sh x) — Arg sh (Arg th x) au voisinage de 0. Solution Calculons d'abord les développements limités au voisinage de 0 des fonctions qui interviennent. Si g(u) = Arg th u nous avons g M = 1 -u2
120 EXERCICES D'ANALYSE et au voisinage de 0, g'(u) = 1 + u2 + u4 + u6 + o(u6) d'où 3 5 7 g(«) = «+ — + _ + _ + 0(«7) car g(0) = 0 Posons h(v) — Arg sh v, nous savons que h'{v) = 1 Vl + v2 donc au voisinage de 0 nous avons h\v) = (1 + »*)-* = l_£+^î-l£ + 0(^) d'où ^) = ^-~ + ^--^ + o(^7) car /î(0) = 0. Nous avons alors : x3 3x5 5x7 l/3 x5 9x7 x7\ Argth(Argshx) = x--y + — -7^ + 3^ -y + ^ + ïlj I/5 5 x7\ x7 , 7. = X ~ ~6 + T + ~4Ô~ _ ~6~ + T + ~4Ô~ ~ 77Ï6 777 J\t J\/ .A. - *7-, + 36-y + T + °(x)- D'autre part nous avons Arg Sh (Arg th x) = X + y + -y + y - g I X3 + X + -y- + y I 3 / 5 5 x7\ 5 x7 . 7. ~X+3 6+5 6+40+7 10 X J X D X y *7-. T8 + -4Ô-7TÏ6 + °(X)-
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 121 Nous avons donc Arg th (Arg sh x) — Arg sh (Arg th x) 3x7 x1 x1 x1 x1 + + 77T + 77T ~ 40 36 6 10 18 5x7 40 + o(x7) = -fo + ^7>- La fonction/est d'ordre 7 au voisinage de 0 et de partie principale — x7/30. 4.22 Déterminer les nombres réels a et b de manière que la fonction/ définie par /(x) = sin x x + ax 1 + bx 2 ' soit au voisinage de 0 un infiniment petit d'ordre aussi élevé que possible ; trouver alors sa partie principale. Solution Divisons le polynôme x + ax3 par le polynôme 1 + bx2 selon les puissances croissantes. Nous obtenons x + ax — x —fox3 (a-b)x3 (a-b)x3-b(a-b)x5 ■b(a-b)x5 b(a-b)x5 + b2(fl-b)x7 b2(a-b)x7 1+bx2 x + (a - b) x — b(a — b) x + b (a — b)x Nous avons donc x + ax 1 + bx2 et d'autre part x + (a - b) x3 - b(a - b) x5 + b2(a - b) x1 + o(x7) x3 x5 x7 sin x = x - — + ~ - — + o(x7) ,
122 EXERCICES D'ANALYSE par conséquent pour que / soit d'ordre aussi élevé que possible nous devons avoir : a-b=-\ et -Ha-b) = ^. Par suite il faut prendre 1 117 b = 2Ô Cl a =2Ô~6 ="60' nous aurons alors ..7 f(x) = ~~- b2(a - b) x1 + oix1) = (- ^y + ^jôô) *" + "(*7) soit Si a = — 7/60 et b = 1/20, la fonction / sera un infiniment petit d'ordre 7 et de partie principale — 11 x7/50 400. 4.23 Déterminer les nombres réels a et b de manière que la fonction/, définie par f(x) = cos x 1 + ax2 1 + bx2 ' soit au voisinage de 0 un infiniment petit d'ordre aussi élevé que possible ; trouver alors sa partie principale. Solution Développons d'abord (1 + ax2)/(l + bx2), nous avons Î-— = 1 - bx2 + b2 x* - b3 x6 + o(x6) 1 + bx et par suite 2 2 = (1 + ax2) (1 - bx2 + b2 x4 - b3 x6 + o(x6)) 1 + ax2 1 + bx' = 1 + (a - b) x2 - b(a - b) x4 + b\a - b) x6 + o(x6).
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 123 2 4 6 Comme pour que/soit d'ordre aussi élevé que possible il faut prendre a -b = ce qui nous donne »-è Nous trouvons alors 6 1 2 et et a = ■ -Ha-b)=± 1 1 5 2 + 12 ~ 12 ' / 1 i fM = - 720 - ^ ~b)xb+ °(*6) = (- 720 + ife)*6 + °(*6) donc ^ '.* Si a = — 5/12 et & = 1/12, la fonction/sera un infiniment petit d'ordre 6 et de partie principale x6/480. 4.24 Trouver la limite lorsque x tend vers + oo de la fonction /définie par /(x) = x - x2 LogU + IV Solution Quand x tend vers + oo, l/x se trouve au voisinage de 0 et on peut écrire Logjl +-)= - + r+ o(—) \ xl x 2 x 3 x \x I et par suite '«-'-''(KViP+H?))
124 EXERCICES D'ANALYSE d'où /(x) = x_x + i__L+0(i)=i_-3L+0(i). Nous avons donc lim f(x) = -. 4.25 Donner un développement limité généralisé, jusqu'au terme en l/x , au voisinage de + oo, de la fonction /définie par /(*) = x3 + 2 x - 1 Solution Nous remarquons que 3n f(x) = x z 1 +(?/* ) 1 - (l/x) Posons X = l/x. Lorsque x tend vers + oo, l/x est au voisinage de 0, donc nous pouvons faire un développement limité à l'ordre 4 de la fonction 1 + 2I3 1 -X au voisinage de 0. Nous avons j-^=l +X+ X2 +X3+X4+ o(X4) d'où 11+_2j" = (l + 2X3)(l + X + X2 + X3 + X4 + o(X4)) = = l+X + X2 + 3X3 + 3XA + o(X4).
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 125 Par suite soit /M = 4 + l+L + 3 + 3 + o(I4)) /(x) = x2 + x + l+- + — + o(—) X Xz \XZ/ 4.26 Donner un développement limité généralisé jusqu'à l'ordre 3, au voisinage de 0, de la fonction/définie par cosx Log(l + x) Solution Nous savons que et que cosx=l T + ZÏ + °(x4) Log(l + x) = x-^- + ^--^- + ^- + o(xs) Nous trouvons alors X .X ' 4\ „, 1 1--2 + 24+0(x) 2 3 4 J\ - J\ Jv J\ A , A - Effectuons la division selon les puissances croissantes du polynôme , x2 x4 par le polynôme
EXERCICES D'ANALYSE nous obtenons 1 1 , x -1+2 X 2 X ~2 - + x2 2 x2 3 5x2 6 x2 4 7x2 12 lx2 12 + + + x3 4 x3 4 x3 6 x3 12 7x3 24 5x3 24 5x3 24 x4 + 24 x4 5 19 x4 120 x4 + ¥ x4 30 7x4 + 36 29 x4 1 180 5x4 48 Nous obtenons donc i + 41 x4 720 7x2 12 d'où X X 1-2+ y x3 x4 T + T x 7x 1+2-"Ï2- 5x3 41 x4 24 + "720 5 x3 41 x4 . 4,\ -2T + -720- + 0(X)) ~ * 1 1 7 x 5 x2 41 x3 . 3. /(x)=x+2--Î2-24- + -72Ô- + 0(x) 4.27 Déterminer les parties principales au voisinage de 0 des fonctions suivantes définies par : 1° /(x) = yjsin x — ,/sh x 2° 3° g(x) - v^ ft(x) = Vtgx V sin x — tg2 x pour pour pour x > 0 x > 0 x > 0.
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 127 1° Nous savons que x3 x3 sin x = x —— + o(x3) et sh x = x + — + o(x3) . 6 o Nous avons I ^3 / x2 \l/2 Vsïnx = ^x - — + o(x4)= Jx 11 - — + o(x2)\ d'où V^ = V^(l - ^ + 0(X2)) = X1'2 - "Ç + 0(X5'2) . D'autre part Vsh^ = aJx + ~ + o(x3) x3 . , s, et de manière analogue nous obtenons xs/2 par suite yf&ï = X1'2 + ^y + o(x5'2) Y5/2 /(x)= -^-+o(x5'2). 2° Trouvons d'abord le développement de la fonction tangente au voisinage de 0. Nous avons j tgx = X - —r + 0(X3) sin x 3 ! 1 - y + o(x3) d'où tg x = (x - ^ + o(x3)\ (l + y + °(*3)) = x + y + °(*3) » par suite yig^ = x^(i + ^ + 0(x2))1/4 = x1/4 (i + g + 0(x2)).
128 EXERCICES D'ANALYSE Nous obtenons donc g(x) = x1» - x''*(l + g + o(x2)) =~Ç + o(*9/4) • 3° Nous avons sin x = x + o(x2) et tg2 x = x2 + o(x2) d'où \/sin x - tg2 x = Vx - x2 + o(x2) = x1/3(l - x + o(x))1/3 = x1/3(l-| + o(x)) et par suite 3/ . * 2 : = *~1/3 (l + ^ + "(x)) . V sin x — tg x \ 3 / Nous avons alors h{x) = (x - x1/2) x-1/3 (l + | + o(x)) = - x116 + o(x1/6) car x2/3, x5/3 et x7/6 sont des infiniment petits par rapport à x1/6. 4.28 Donner un équivalent au voisinage de + oo de la fonction/ définie par /(x) = x[\/x2 + Vx4 + 1 - x V2] . Solution Nous trouvons d'abord d'où par conséquent V1 + ),w + ^ + 0(i), 1/2
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 129 Nous avons finalement fM.xyïx+£-j2X+.£)] «H /w_^+.£). par suite au voisinage de + oo x[a/x2 + y/l + X4 - X V2] ~ ^ 4.29 Déterminer le nombre réel A tel que la fonction/définie par /(x) = Vx2 - x + 1 + *Jx3 + foc2 + 1 admette 0 pour limite lorsque x tend vers — 00 ; trouver alors un équivalent de / au voisinage de — 00. Solution Nous avons W-""H + Pr + *H + ;?)' 1/3 d'où Ainsi nous obtenons lim /(x) = - + -, jç-> — 00 cette limite sera nulle si et seulement si À = — f et nous aurons alors 4.30 Soient a et t deux nombres réels. On définit la suite de nombres réels (x„) en posant x0 = 0 et x„+1 = a + t sin x„ pour tout entier n ^ 0. 1° Démontrer que quels que soient les nombres réels u et v on a l'inégalité | sin « — sin c | < | « — c |. Calvo. — Exercices d'analyse 5
EXERCICES D'ANALYSE 2° Démontrer que pour tout entier n > 0 on a | x„+1 — x„ | < | a | 11" \. 3° Démontrer que si | /1 < 1 et m > n on a En déduire que si | t \ < 1 la suite (x„) est convergente et que sa limite x est le seul nombre réel qui vérifie la relation x = a + t sin x. 4° Si on suppose a fixé, xt(t) = a et x2(/) = a + t sin a sont des fonctions continues de /. Démontrer par récurrence que les fonctions x„ définies par xn(t) = a + t sin x„_1(/) sont continues. 5° Ecrire le développement limité à l'ordre 3 de la fonction sinus au voisinage du point a. 6° Démontrer par récurrence sur n, que pour tout entier p strictement positif la fonction x„ possède un développement limité d'ordre p au voisinage de 0, qu'on écrira x„(t) = c0(n) + c^n) t + — + cp[n) t" + ep(x, () t" avec lim ep(x, t) = 0. t-0 7° Démontrer que si m ^ n > r on a c,(«) = cr(m) (autrement dit les coefficients cr(n) de tr dans les développements limités des x„(/) sont tous égaux dès que n > r). On notera cr cette valeur commune. 8° Démontrer que si | t \ < k < 1 on a \x{t)-x„(t)\<Y^kU["- En déduire que pour tout entier p strictement positif, la fonction x admet le développement limité d'ordre/? au voisinage de 0 x(0 = c0 + Cj t + c2 t2 + — + cptp + ep(t) t" avec lim ep(t) = 0. t-»0 9° Calculer le développement limité d'ordre 3 de la fonction x au voisinage deO. Solution 1° Supposons u < v ; nous savons que la fonction sinus est continue sur l'intervalle fermé [u, v] et différentiable sur l'intervalle ouvert )u, v[ par suite nous pouvons appliquer le théorème des accroissements finis à la fonction sinus sur l'intervalle [u, v]. Il existe donc un point w de l'intervalle ouvert ]u, v[ tel que sin v — sin u = {v — u) cos w, comme | cos w \ < 1 nous avons | sin v — sin u \ = \ v — u \ \ cos w \ < | v — u \ . Si v < u nous ferions un raisonnement analogue et enfin si u = v l'inégalité est vérifiée.
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 131 2° En appliquant l'inégalité précédente nous trouvons \x„+i- x„\ = \tsinx„- t sin x„_t | < | /1 | *„ - *„_! | . Par suite nous avons les n inégalités : \xn+1 - x„\ ^\t\\x„- x„_i | \x„ - x„_t | < \t\ |x„_, - x„_2| \x2 - Xi | < | /1 | xt - x0 | . En multipliant ces n inégalités membre à membre nous obtenons \xn+1-xm\^\t\"\x1-x0\ = \a\\t\". 3° Comme m est supérieur à n nous avons (Xm — Xn) = \Xm ~ Xm-l) + (Xm-1 ~ Xm-2J + "' + (XB+1 — Xn) d'où | xm — x„ | < | xm — xm_! | + | xm_! — xm_2 | + ■"■ + I x„+1 — x„ I et par suite | xm - xj *S | a | \t I""1 + \a\\t \m~2 + - + | a \ \t |" d'où i _ It \m~" | xm - xj < | a | | 11- (1 + | 11 + - + | 11"-"-1) = | a | | 11- !_,,, • Comme | /1 < 1 nous avons 1 - | * | > 0 et | f \m~" > 0 donc I xm - x„ | < | « | | M -T_T-r<r_T7ï. Pour démontrer que la suite (x„) est convergente nous allons démontrer que c'est une suite de Cauchy. Il est clair que si a = 0 alors x„ = 0 pour tout entier n et la suite (x„) est une suite de Cauchy. Supposons donc \a\ =£ 0 et soit e un nombre réel strictement positif. Comme | /1 < 1 nous savons qu'il existe un entier n0 tel que pour tout entier n > n0 nous ayons I a | par suite pour tout couple (m, ri) d'entiers vérifiant m ^ n ^ n0 nous avons I xm ~ x„ | < e. La suite (xn) est donc une suite de Cauchy, par suite elle est convergente. Posons x = lim x„ ;
132 EXERCICES D'ANALYSE comme la fonction réelle w i—> o + / sin u est continue au point x, nous avons lim (a + t sin xj = a + t sin x n-* + co d'où lim x„+1 = a + t sin x soit x = a + t sin x . Soit x' un nombre réel différent de x et tel que x' = a + tsinx'. Comme | /1 < 1 nous avons | x — x' | = | /1 | sin x — sin x' | ^ | t \ \ x — x' | ce qui est impossible car \t\\x — x'\<\x — x'\, par suite x est l'unique nombre réel vérifiant la relation x = a + t sin x. 4° Supposons la fonction x„ continue, alors la fonction sin x„ est continue car composée de deux fonctions continues et par suite xn+1(t) = a + /sin x„(/) est une fonction continue. Comme xt est une fonction continue toutes les fonctions x„ le sont. 5° Ecrivons la formule de Taylor à l'ordre 3 au voisinage du point a ; nous obtenons : sin x = sin a + (x — à) sin' (a) -\ —— sin" (a) + + (X ~,a)3 sin'" (a) + o[(x - a)3] . On obtient le développement : , x sin a, ., sin x = sin a + (x — a) cos a — (x — a) — cos a, 3 r. .3-, 6° La fonction constante xt admet des développements limités de tous ordres. Supposons que x„ admette un développement limité d'ordre p au voisinage de 0. Comme la fonction sinus admet des développements limités d'ordre quelconque au voisinage de tout nombre réel, la fonction sin x„ admet un développement limité d'ordre p au voisinage de 0 et par suite la fonction *„+i(0 = « + 'sinx„(/) en admet aussi un. 7° Comme x„(0) = a pour tout entier n nous avons bien c0(n) = c0(m). Nous pouvons faire un raisonnement par récurrence sur r, l'hypothèse de récurrence étant que c^ri) = cfyri) pour i < r — 1. Nous avons alors xjf) - x„(0 = y £ (Ci(m) - c,(n)) f J + (ep(m, t) - ep(n, t)) t" .
FONCTIONS EXPONENTIELLE ET LOGARITHME 133 Mais d'après le 3° nous savons que | *m(f) - *„(f) l < !_ |t|» donc t (cr{m) - cr(n)) + t f t Hm) - ct(n)) t1"'-1 + Li=r+1 + (ep(m,0-eP(«,0)'i'_r"1] *Sy «11*1" M Comme r < n, en divisant les deux membres de cette inégalité par | t \r nous obtenons {cr{m) - cr{n)) + t \ t Hm) - cfr)) t1"'-1 + Li=r+1 + (£>, 0 - £p(n, 0) 'P"r_1] | < |a1lit'"Mr • Mais lim'-"V7 = 0. et la limite du premier membre lorsque t tend vers 0 est c£m) — cr(«). Nous avons donc cr(m) = cr(n), par suite cr{m) = cr(n) pour tout triplet (m, n, r) d'entiers vérifiant m ^ n > r. 8° L'inégalité démontrée au 3° devient pour | /1 < k < 1 i xjt) - xm i < ^y^1 ' par suite lorsque m tend vers + co nous obtenons l'inégalité |*(0-x„(0|^_^. Choisissons n > p nous avons alors xn(t) = c0 + c1t + - + cp t" + o(t"). D'autre part pour n > p, \ t \" = o(t") donc | x(t) — x„(t) | = o(<p) et par suite x(/) — x„(/) = o(t"). Nous trouvons donc x(t) = xn(t) + o(t") d'où x(t) — c0 + ct(f) + ••• + cp(/p) + o(/p) ce qui donne le développement limité à l'ordre p de la fonction x. 9° D'après ce que l'on a vu il suffit de déterminer le développement limité à l'ordre 3 de x4(/). Nous avons xt(*) = a, x2(t) = a + t sin a, x3(t) = a + t sin (a + / sin a) .
134 EXERCICES D'ANALYSE Si nous utilisons le développement limité de sin x au voisinage du point a nous obtenons • , ■ ■ i sin3 a , ,. sin (a + t sin a) = sin a + t sin a cos a — t — 1- o(t ) et par suite , ^ • i ■ * sii3 o , 3x x3(t) = a + t sin a + t sin a cos a — t — \- o(t ). Comme x4 = a + t sin x3(f ) nous devons calculer le développement limité à l'ordre 2 de sin x3(t), nous avons sin (a + t sin a + t2 sin a cos a + o(t2)) = = sin a + cos a(t sin a + ( sin a cos a) — t + o(r) . Nous obtenons donc .. . 2 . 31 . 2 sin3 a\ , 3. x4(f) = a + t sin a + t sin a cos a + t I sin a cos a —I + o(t ) . D'où x(f) = a + t sin a + t sin a cos a + t I sin a cos a — I + o(t ) .
5 ETUDES DE FONCTIONS Ce chapitre est entièrement consacré à des études de fonctions réelles de variable réelle. Rappelons que l'étude d'une fonction comporte les étapes suivantes : 1) Détermination de l'ensemble de définition ; cet ensemble est le plus souvent une réunion d'intervalles de R. 2) Etude de la continuité et des limites aux bornes de chacun des intervalles composant l'ensemble de définition. Eventuellement, prolongement par continuité de la fonction. 3) Détermination, s'il y a lieu, des asymptotes et de la position du graphe par rapport à ces asymptotes. 4) Etude de la dérivabilité de la fonction prolongée. Détermination du signe de la dérivée. 5) Etablissement du tableau de variation et tracé du graphe. 5.1 Etudier la fonction réelle / définie pa.rf(x) = x*. Solution Nous avons f(x) = xx = e*Log*, donc l'ensemble de définition de la fonction/est l'intervalle D = ]0, + oo[ et/est continue sur cet ensemble. Comme lim x Log x = 0 x-»0
136 EXERCICES D'ANALYSE nous avons lim f(x) = 1, de même lim x Log x = + oo donc lim f(x) = + oo . jc-> + oo x~* + do Nous voyons que l'on peut prolonger la fonction par continuité en posant /(0) = 1. Pour tout élément x de D nous avons /'(*) = e*Lo8*(Logx + l); la fonction dérivée/' est du signe de l'expression Log x + 1 qui s'annule pour x = 1/e. Etudions maintenant si la fonction prolongée par continuité est déri- vable à droite au point 0. Nous avons : f(x) - 1 xLogx _ j axLogx lim = lim x-»0+ x x->0+ x = lim 1 x Log x x x_o+ xLogx x Lorsque x tend vers 0 +, x Log x tend vers 0 donc lim - x^0+ xLogx d'autre part lim Log x = — oo donc lim = — oo . x->0 + Résumons dans un tableau ces résultats x f'(x) f (x) + + 0C P-+00
ÉTUDES DE FONCTIONS 137 Nous obtenons le graphe suivant FIG. 5.1 5.2 Etudier la fonction/ définie par /(x) = (x2 - 1) Log 1 + x 1 - x Solution Pour que la fonction/soit définie il faut et il suffit que 1 + x n 1 >0' 1 — x par suite l'ensemble de définition de / est D = ]— 1, 1[. Remarquons que /(- x) = (x2 - 1) Log ^~ = - /(x) , la fonction/est impaire ; il suffit donc de l'étudier sur l'ensemble D' = [0, 1[. Remarquons aussi que pour tout élément x de D', 1 + x et 1 — x sont des nombres réels positifs, par suite nous pouvons écrire Comme f(x) = (x2 - 1) Log (1 + x) - (x2 - 1) Log (1 - x). lim (x — 1) Log (x — 1) = 0 ,
138 EXERCICES D'ANALYSE nous avons d'où lim (x2 - 1) Log (1 - x) = 0 x-l- lim (x2 - 1) Log (1 + x) - (x2 - 1) Log (1 - x) = 0 , x-l- d'autre part il est clair que/(0) = 0. Pour tout élément x de D' nous avons r(x) = 2xLogl±-%(x2-l)[ri^ + r^] = 2[xLogi^ - l] = 2x[Logf±^ - i]. Nous sommes donc conduits à étudier la fonction g définie sur ]0, 1 [ par , , T 1 + x 1 g(x) = Logr-^-- Nous avons , 2 1 x2 + 1 g W = : â + -i = 1 - xz x2 x2(l - x2) donc pour tout élément x de l'intervalle ]0, 1[ nous avons g'(x) > 0 ce qui prouve que la fonction g est strictement croissante. Nous avons lim g(x) = — oo et lim g(x) = lim Log (1 + x) — lim Log (1 — x) — lim — = + oo . x-*l— x-»l— x-+l— x-*l — x La fonction g s'annule donc une fois pour une valeur a et comme la fonction dérivée/' est du signe de g nous avons/'(x) < 0 pour 0 < x < oc et/'(x) > 0 pour oc < x < l. Enfin il est clair que/'(0) = — 2. Calculons maintenant la pente de la demi-tangente à gauche du point 1. Nous avons lim J_ = lim [(x + 1) Log (x + 1) - (x + 1) Log (1 - x)] = + oo .
ÉTUDES DE FONCTIONS 139 Résumons ces résultats dans le tableau de variations x -1 —a 0 +o 1 f(x) f(x) dk + 00 +- 0 -2 0 -+- +< </M' -0 0. -/(«y Nous obtenons le graphe suivant FIG. 5.2 O.d Etudier la fonction / définie par/(x) = x1/(x 1}. Solution Nous avons/(x) = e(Logx)/(x 1} donc l'ensemble de définition de/est l'ensemble D = ]0, l[u] 1, + oo[. Nous avons lim /(x) = + oo et lim /(x) = 1.
EXERCICES D'ANALYSE Pour étudier/au voisinage du point 1 posons x = 1 + u : lorsque .v tend vers I. u tend vers 0 et nous pouvons écrire flx\ _ e(Logx)/(x-l) _ e[Log(l+«)]/» _ el-(u/2) + o(u) d'où /(x) = e.e-,"/2)+o("' = e(l - ![ + o(n)) ew , , e(x — 1) = e - - + o(w) = e - — + o(x - 1). Nous voyons que lim /(x) = e, par suite nous pouvons prolonger par conti- jc->1 nuité la fonction/au point 1 en posant/(l) = e. De plus nous avons limMza = lim/W - e 1 >i x — 1 e 2 ce qui démontre que la fonction prolongée est dérivable au point 1 et que /'(l) = - e/2. Pour tout élément x de D nous avons /'(x) = e'Logx)/(* D [(l/x)(x-l)-Log x] L (x - l)2 J donc la fonction/' a le même signe que la fonction g définie par g(x) =1 Log x . Nous avons lim g(x) = X-* + 00 Comme x - 1 - xLogx oo et lim g(x) = lim = — oo g (x) = -^ - - nous voyons que g'(x) = 0 pour x = 1 par suite la fonction g croît de — oo à g (1) = 0 lorsque x varie de 0 à 1 et ensuite décroît de 0 à. — oo quand x varie de 1 à + oo. La fonction g et par conséquent/' est toujours négative. Nous avons le tableau de variations suivant : x +00 f'M i fM +00- 1
ETUDES DE FONCTIONS 141 Nous obtenons le graphe suivant y a FIG. 5.3 5.4 Etudier la fonction / définie par /(*) = Logx' Solution La fonction/est définie et continue sur l'ensemble D = ]0, l[u]l, + oo[. D'après la croissance comparée des fonctions puissance et logarithme nous avons lim f(x) = + oo et lim f{x) = 0. Nous pouvons donc prolonger par continuité la fonction/au point 0 en posant /(O) = 0. D'autre part lim f(x) = + oo et lim f(x) = — oo . x-»l+ x-»l- Calculons/'(x) pour tout élément x de D. Nous avons Logx — 1 /'(*) = (Logx)2
142 EXERCICES D'ANALYSE par suite f'(x) = 0 pour x = e. Cherchons si la fonction prolongée est déri- vable à droite au point 0. Nous avons /(*) lim X-+0+ x lim 1 = 0 d'où /d'(0) = 0 , *-o+ Logx Résumons ces résultats dans le tableau de variations suivant X f'(x) f(x) ( I 1 1 ) o - —OO — +0O - _ e 0 *^e + 00 + *-+°c Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.4
ÉTUDES DE FONCTIONS 143 5.5 Etudier la fonction/ définie par / 00 = et*-1)/*2. Solution La fonction/est définie et continue sur l'ensemble R*. Comme lim ™- = 0 , x-* ± oo X nous avons D'autre part lim f(x) = 1 X-> ± OO X - 1 lim ——- = — oo donc lim f(x) = 0 . x->0 X x->0 Nous pouvons donc prolonger la fonction/par continuité au point 0 en posant /(O) = 0. Calculons/'(x) pour tout élément x de R* ; nous avons f'fx\ _X ~ 2X(X ~ l)e(x-l)/x2 _ 2 ~ X e(x-l)/x2 x4 x3 Comme e<*- lVx2/x2 > 0 pour tout élément x de R*, le signe de la fonction /' est le même que celui de l'expression x(2 — x). Cherchons si la fonction prolongée est dérivable au point 0 ; nous avons lim—-= bm-e(1 }/ = hm " x^0 x x^0x x-o e~(x~1)/x2 x(x-l)/x2 mais — (x — 1)1 x2 tend vers + oo lorsque x tend vers 0 donc d'autre part par suite .. (x - l)/x2 lim -—-—-^-3- = 0 . »-o e-(x~1)/x 1 * lim = lim = 0 *->o x(x — l)/x x-»o x — 1 lim^ = 0 x-»0 *■ ce qui prouve que la fonction prolongée est dérivable au point 0 etque/'(0) = 0.
144 EXERCICES D'ANALYSE Résumons ces résultats dans un tableau de variations x -oc 0 2 f(*) /(*) — 0 + 0 +0O Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.5 5.6 Etudier la fonction / définie par/(x) = (x - 1) ex/(x 1). L'ensemble de définition de / est l'ensemble D = R — { 1 }. Etudions le comportement de/au voisinage du point 1. Nous pouvons écrire f(x) = e(x- ^e1"*-1», si x tend vers 1 par valeurs plus petites, l/(x — 1) tend vers — oo donc lim (x - l)e1/(x_1) = 0 et lim /(x) = 0. x-»l- x--l- Si x > 1 nous avons ei/(*-n lim /(x) = lim eT— p- X-+1+ X-.1+ ll\X ~~ l)
ÉTUDES DE FONCTIONS 145 et comme lim .1+ x - 1 = + oo , le théorème sur la croissance comparée d'une exponentielle et d'une puissance nous montre que lim e >!/(*-!) = + oo ^1+ l/(x - 1) Pour tout élément x de D nous avons /'(x) = e^-1)(l+(x-l)^^) \ (x — 1) / »*/(*-!) !j X — 2 x- 1 par suite la fonction/' s'annule pour x = 2 et est du même signe que l'expression (x — 2) (x — 1). Déterminons la pente de la demi-tangente à gauche du point 1, nous avons : lim J^L= lim e*«*-" = 0. *-»i- x ~ 1 jc-»1- Pour faire l'étude des branches infinies remarquons que si x tend vers + oo, l/(x — 1) tend vers 0 ; nous pouvons donc écrire :f(x) = e(x — 1) e1/(x-1) d'où /W -*-!>(.+ -L- + ^ + . ((-Lp)) d'où /(x) = ex 2(x - 1) »(^) Le graphe de/admet donc pour asymptote la droite y = ex. Résumons ces résultats dans le tableau de variations : X f(x) IN —OO — OO — + 0 ^-0 l — + O0 2 0 ^ê^^- + 00 + _^^+°°
146 EXERCICES D'ANALYSE Nous obtenons le graphe suivant 5i7 Etudier la fonction/définie par m = (i + lj
ÉTUDES DE FONCTIONS 147 Solution Nous avons/(x) = e*LogC(x+ 1)/x], la fonction/est donc définie et continue pour (x + l)/x > 0, i.e. pour tout élément x de l'ensemble D = ]- oo, - l[u]0, + oo[. Lorsque x tend vers + oo ou vers — oo nous avons par suite Comme nous avons xLog(l + i)=x(I + o(i)) = l+o(l), lim /(x) = lim e1+o(1) = e. x-^ + œ x~*±œ r T x + 1 lim x Log = + oo x-(-l)- x lim /(x) = + oo . x-(-l)- Lorsque x tend vers 0 par valeurs positives nous savons que x Log x tend vers 0 donc x + 1 lim x Log = lim x Log (x + 1) — lim x Log x = 0 x-»0+ x x-»0+ x-»0 + d'où lim /(x) - 1. x-*0 + Nous pouvons ainsi prolonger la fonction/par continuité au point 0 en posant /(0) = 1. Calculons/'(x) pour tout élément x de D; nous avons ^ e*L°g[(*+i)/*]/LogX + 1 L_\ \ X X + 1/ Le signe de/'(x) est le même que celui de , x+ 1 1 g(x) = Log—-^n- Etudions sommairement la fonction g. Nous avons lim g(x) = 0 , X-»±C0 lim g(x) = + oo et ,- , , r (x + 1) Log K* + l)/x] - 1 ,- - 1 lim g(x) = lim sJ^_ 'J—é = km = + œ x-»(-l)- jc-*(-1)- X + 1 JC_>(_1)_ X + 1
148 EXERCICES D'ANALYSE Comme >t \ 1 l j. 1 g (x) = + X + 1 X (X + l)2 X(X + l)2 la fonction g croît de 0 à + oo lorsque x varie de — oo à — 1 et décroît de + oo à 0 lorsque x varie de 0 à + oo ; la fonction g reste donc constamment positive. Etudions si la fonction/est dérivable à droite au point 0. Nous savons que lim x Log ^ii = 0 donc e*Log[(x+1)/x] - 1 ~ x Log ?-±±, x-*0+ x x par suite nous avons /(*) - 1 lim x-»0+ x lim x-»0 + jcLog[(jr+l)/x] - 1 = lim X-+0 + x Log [(x + l)/x] = + oo Le graphe de la fonction/admet donc une demi-tangente verticale à l'origine. Nous avons le tableau de variations suivant : x -ce ffxl J(x) -1 0 + -\-O0 +0C + OC + Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.7
ÉTUDES DE FONCTIONS 149 5.8 Etudier la fonction / définie par f(x) = x + v*2 — 1- Solution La fonction/est définie pour x2 — 1 ^ 0 donc sur l'ensemble D = ]- oo, - 1] u [1, + oo[. Etudions/au voisinage de + oo, nous avons x) = x + x ^1 - — /(x) = x + x(l-2-i, + o(l))=2x-2L + 0(I); /( d'où par suite lim /(x) = + oo , le graphe de/admet la droite d'équation y = 2 x comme asymptote et se trouve au-dessous de cette droite. Au voisinage de — oo nous avons /( d'où x) = x - x Jl - 1 /(x) = x-x(l-2-L + o(i))=A- + o(i); par suite lim /(x) = 0 , Calculons/'(x) pour tout élément x de D, différent de 1 et de — 1, nous avons , , , x ^x2 - 1 + x f(x) = l+-—== . Vx2 - 1 Vx2 - 1 Il est clair que /' ne s'annule jamais ; comme /' est continue sur chacun des intervalles ]— oo,— l[et]l, + oo[ elle y garde un signe constant. Comme /'(-2) = ^-^<0, /' est négative sur l'intervalle ]— oo, — 1[ ; de même /'(2) = >£±i>0, V3 donc/' est positive sur l'intervalle ]1, + oo[.
150 EXERCICES D'ANALYSE Déterminons la pente de la demi-tangente au graphe à droite du point 1 ; nous avons lim JC-1 + x + Vx2 - 1 - 1 x - 1 . / Vx + 1\ = hm 1 + , + *-i+\ Jx - v oo De la même manière déterminons la pente de la demi-tangente au graphe à gauche du point — 1 ; nous avons lim * + V^V + 1= lim (1-7*^4)-- oo Nous avons le tableau de variations suivant x -oc —1 1 f'M — OO f(x) Nous obtenons le graphe suivant +O0 + + O0 J-OO
ÉTUDES DE FONCTIONS 151 5i9 Etudier la fonction / définie par /(x) = e1/xVx(x + 2), La fonction / est définie si x(x + 2) ^ 0 et x # 0, donc l'ensemble de définition de/est l'ensemble D = ]— oo, — 2] u ]0, + oo[. Etudions la limite de la fonction/à droite au point 0, nous avons eiM lim e1,x yfx = lim — = + oo x-o+ *-o + (l/x)1/2 d'après la croissance comparée d'une exponentielle et d'une puissance au voisinage de + oo ; par suite lim /(x) = + oo. Etudions la fonction /lorsque x jc-»0 + tend vers ± oo, nous avons x \x/ et V^T2)= 1x1^1-^=1x1 (i + 1 - J_ + 0(^)). Lorsque x tend vers + oo nous avons le graphe de la fonction/admet donc la droite d'équation y = x + 2 comme asymptote et se trouve au-dessus de cette droite. Lorsque x tend vers — oo nous avons le graphe de la fonction / admet donc la droite d'équation y — — x — 2 comme asymptote et se trouve au-dessus de cette droite. Pour tout élément x de D tel que x jt — 2 nous avons /'(x) = M-V^^ + 2x + —)= — -i^=-. \ x2 2 Vx(x + 2)1 x yjx{x + 2) /' est donc du signe de l'expression x(x2 — 2) et la fonction/admet un minimum pour x = V2. Il est aisé de vérifier que/(V2) > y/2 + 2 donc ce mini-
152 EXERCICES D'ANALYSE mum est situé sur le graphe au-dessus de l'asymptote. Déterminons la pente de la demi-tangente à gauche du point — 2 ; nous avons lim I^L= lim -e1'* x-»(-2)- x + 2 x-(-2)- pi. Vx + 2 oo La demi-tangente à gauche du point — 2 est donc parallèle à l'axe Oy. Nous avons le tableau de variations suivant : f(x) Nous obtenons le graphe suivant. FIG. 5.9
ÉTUDES DE FONCTIONS 153 5.10 Etudier la fonction / définie par /(x) = x2 Arc tg [l/(x + 1)]. La fonction / est continue pour tout nombre réel x appartenant à l'ensemble D = R— {— 1}. Nous avons > lim /(x) = - - et lim /(x) = -. x-»(-l)- L jc-h-1)+ L Pour étudier la fonction / au voisinage de l'infini posons u = l/(x + 1). Nous avons Arc tg par suite 1 A \2 2 1 = Arc tg u = u + o(u2) et x2 = I 1) =1 \-— ; x + 1 \u ' u u /(x) = - - 2 + u + o(u) d'où /(x) = x - 1 + —— + o(—--r) ; M X "T" J- X-X" "T" 1/ le graphe de la fonction/admet la droite d'équation y = x — 1 pour asymptote lorsque x tend vers + oo ou vers — oo. Calculons la dérivée de/pour tout élément x de D. Nous avons /'(x) = 2 x Arc tg -±- + x2 ~ 1/(X + 1)2 x + 1 1 + [l/(x + l)2] d'où /'(x) = xll Arc tg ^— - -^ -). \ x+1 x2+2x + 2/ Pour connaître le signe de/' nous devons étudier la fonction g définie par 1 x g(x) = 2Arctg x + 1 x2+2x + 2 Nous avons lim g(x) = 0, lim g(x) = — n + 1 et lim g(x) = 7r + 1 jc->±«) x-(-l)- x-*(-l) +
154 EXERCICES D'ANALYSE Comme g'00 = 2 l/(x + D2 x2 + 2x + 2-2x2-2x 1 + [l/(x + l)2] - 2 (x2 + 2 x + 2)2 -x2+2 4x x2 + 2 x + 2 (x2 + 2 x + 2)2 (x2 + 2 x + 2)2 nous remarquons que g' est toujours négative donc la fonction g est décroissante et par suite négative pour x < — 1 et positive pour x > — 1. Calculons les pentes des demi-tangentes à droite et à gauche du point — 1 ; pour cela posons x + 1 =v. Pour v > 0 nous avons f(x) - (tt/2) = (v - l)2 [Arc tg (1/p)] - (tt/2) X + 1 V _ (v2 - 2 v + 1) [(tt/2) - Arc tg v] - (tt/2) i; = I [(1 - 2 » + o(D)) (| - v + <*>))- |] = -[— v — nv + o(w)] = — 1 — 7r + o(l) . Donc lim /«#=-! *-(-!) + X + 1 Pour « < 0 nous ferions un calcul analogue en utilisant la relation Arc tg v = - - Arc tg - 2 i; (c/. exercice 2.27), nous obtenons le résultat lim *»> + ^ = » - 1 . jc->(-1)- X + 1 * Résumons tous ces résultats dans le tableau de variations suivant 0 x f(x) 7w -i -h 7t-l -1-7T 0 + + 0O ,+oo
ÉTUDES DE FONCTIONS 155 Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.10 5.11 Etudier la fonction/définie par f(x) = ^/x3 - 3 x + 2.
EXERCICES D'ANALYSE La fonction / est définie et continue sur R tout entier. Pour étudier les branches infinies posons X = l/x et effectuons un développement limité pour X au voisinage de 0. d'où li -4 + -3 = -(1-3X2 + 2I3)1'3 = - (1 - X2 + o(X2)) x x X X /(x) = 1 - X + o(X) = x - - + o[l JL X \X Le graphe de/admet la droite d'équation y = x pour asymptote et se trouve au- dessus de cette droite quand x tend vers — co et au-dessous lorsque x tend vers + co. Remarquons que/(x) = VC* — l)2 (■* + 2), la fonction/est donc dérivable sur R sauf peut-être pour x = 1 et x = — 2. Pour x J= 1 et x J= — 2 nous avons /'(*) = 1 3x2- 3 x2 - 1 3 l/(x - l)4 (x + 2)2 ^(x - l)4(x + 2)2 ' la fonction/' est donc du même signe que l'expression x2 — 1. Au voisinage de 1 nous avons Um /JXWO) = ^ (X - 1)^ (X + 2)l/3 = Hm (X + 2);/3 = + ^ x->l + X — 1 de même x - 1 x-l+ (x — 1) 1/3 a/3 limm^m= iim(* + 2>* -oo x-»l- 1 x-1- (x — l) 1/3 Le graphe de / présente donc un point de rebroussement à demi-tangente parallèle à l'axe Oy. Au voisinage du point — 2 nous avons lim /M-*-3 = fim (-1)2/3^ + 2)1/3 = lim (x-^^+œ; x + 2 x + 2 X-+-2 (X + 2) 2/3 le graphe de/admet une tangente parallèle à l'axe Oy. Nous avons le tableau de variations suivant X f(x) /M -00 —00 — + -2 -1 +00 -t-OO +0 — -oc "~^^c 1 -1-ao l-"-^" + +00 r-+°0
ÉTUDES DE FONCTIONS 157 Nous obtenons le graphe suivant FIG. 5.11 5.12 Etudier la fonction / définie par /(*) = Log | x - 2 | Log | x |
158 EXERCICES D'ANALYSE Solution La fonction/est définie et continue sur l'ensemble D = R — { — 1, 0,1, 2 }. Nous avons donc comme lim Log | x | = 0 x-»-l lim /(x) = + oo et lim f(x) = — oo x-H-l)- x-(-l)+ lim Log | x | = — oo x-*0 nous avons lim/(x) = 0, x->0 nous pouvons donc prolonger par continuité la fonction/en posant/(0) = 0. D'autre part, puisque lim x Log | x | = 0, x-»0 nous avons lim —- = + oo et lim = — oo x-,o- x x->o+ x ce qui prouve que le graphe de / admet un point de rebroussement à demi- tangente parallèle à l'axe Oy. Pour étudier / au voisinage du point 1 posons x = 1 + u où u est au voisinage de 0. En ce cas | — l+w| = l — wet | 1 + u | = 1 + u, nous pouvons donc écrire f(x\ = Log | - 1 + m | = Log (1 - u) J( } Log|l + w| Log(l+w) d'où /(*) = - W2 r 2x - u - — + o{u ) u - — + o(u) = (- 1 - | + o(u)\M + ~ + o(u)j = - 1 - u + o(u) Nous avons donc lim/Oc) = - 1, x->l
ÉTUDES DE FONCTIONS 159 par suite/peut être prolongée par continuité au point 1 en posant/(l) = — 1. Comme ,. /(*)-/(!) ,. - 1-« + <*«) + 1 hm — = lim = — 1, x-*l X — \ „_,0 U la fonction / prolongée en posant /(l) = — 1 est dérivable au point 1 et /'(l) = — 1. Il est clair d'autre part que lim/(x) = — oo et lim /(x) = lim x-*2 jc-*±go x-* ± oo Log | x | + Log | 1 - (2/x) | Log | x | = 1. Le graphe de la fonction / admet donc comme asymptotes les droites d'équations x = — 1, x = 2 et y = 1. Pour tout élément x de D nous avons /'(*) = Log I x I Log I x — 2 1 T ,, . x - 2 e' ' x e' ' _ x Log | x | - (x - 2) Log | x - 2 | (Log | x \f x(x - 2) (Log | x î)"2 " Nous sommes donc amenés à étudier la fonction g définie par g(x) = x Log | x | - (x - 2) Log [ x - 2 | . Cette fonction est définie et continue sur R si nous posons g(0) = g{2) = 2 Log 2. Nous avons g'(x) = Log | x | + 1 - Log | x - 2 | - 1 = Log Il est clair que | x/(x — 2) | > 1 pour x > 1, | x/(x — 2) | = 1 pour x = 1 et | x/(x — 2) | < 1 pour x < 1 ; par suite g'(l) = 0, g'(x) < 0 pour x < 1 et g'(x) > 0 pour x > 1. La fonction g admet donc un minimum pour x = 1 et ce minimum vautg(l) = 0, ceci prouve donc que la fonction g est toujours positive et par suite la fonction/' a le même signe que l'expression x(x — 2). Nous avons le tableau de variations suivant : X /'(*) /(x) -OO -] "h \^ _H"3C 0 -h +°o -oo -OO )->^^ 1 -1 *i-l_ 2 +°o — ^~"*^00 + —OO
160 EXERCICES D'ANALYSE Nous obtenons le graphe suivant y h FIG. 5.12 5.13 Etudier la fonction/définie par/(x) = (1 + tg x)s,n x.
ÉTUDES DE FONCTIONS 161 Solution Comme /(x) = esin*L°s(i+ts*) ]a foncti0n / est définie si et seulement si 1 + tg x > 0 et x # 7t/2 + kn (k e Z). La fonction / étant périodique de période 2 n, nous pouvons nous limiter à l'étude sur l'ensemble ^ 1 n n[ ~\3it 3n[ H-4-2HT-TL Etudions le comportement de/aux bornes des intervalles constituant D. Nous avons lim esin*Log(1+,gx) = + oo ; x-(-n/4) + lim esin*Log(1+,gx) = + œ; lim esin*Log(1+,gx) = 0; x-»(ji/2)- x-*(3ji/4) + lim e»°*Lo8(»+tg«) = o. x->(3ji/2)- Nous pouvons donc prolonger/par continuité en posant /(^+2fc*) = /(^+2fc*)=0 pour tout entier relatif k. Cherchons la pente de la demi-tangente à droite au point 3 n/4. Posons x = (3 n/4) + u ; lorsque x tend vers 3 n/4, u tend vers 0 et nous aurons Log (1 + tg x) = Log (l + tg (^ + „)) = Log(l + "Vtgu") = Log (2 tg u) — Log (1 + tg u) = Log (2 tg u) - u + o(u) (3 7i \ . 3 n 3 n . Jl, —,—h u I = sin —— cos u + cos —— sin u = —— (cos u — sin u) 4/4 4 2 = ^-(1 -Il + <*«)). Nous avons donc /W ~ ■/(3 nM) _ 1 (V2/2)(l -« + <,(«)) (Log (2 tgu)-« + o(«)) x — (3 7t/4) u d'où /M /(3 ^Z^) _ }_ p (-v/2/2)(Log(2tg«)-u-«I-og(2tgij) + o(«))-i X - (3 7t/4) M L J ' Calvo. — Exercices d'analyse
162 EXERCICES D'ANALYSE par suite /(x)-/(3tt/4) lim x->(3ji/4)+ x (3 ft/4) r (V2/2)Log(2tgKn r "1 = lim ? lim e(V2/2)(-u-ULcg(2,gK)+o(U)) U-*o+ u J Lu-»o+ J Comme d'où m Log (2 tg m) = —— 2 tg h Log (2 tg m) , 2 tgw lim (— u — u Log (2 tg u) + o(u)) = 0 K-0 lim e<V2/2)(-U-uLog(2tg«) + o(u)) _ J. d'autre part e(V2/2)Log(2 tgu) _ £) tg U)^12 et comme —- < 1, par suite .. (2tg«)^'2 lim = + oo /(x)-/(3rc/4) lim - — = + oo ; *-(3*/4) + X - (3 7t/4) le graphe de/admet donc une demi-tangente parallèle à l'axe Oy. Pour chercher la pente de la demi-tangente au point 3 7r/2, posons x = (3 n/2) — v. Nous savons que . (3n \ (3n \ . sin I — v I = — cos v et cos I —r v I = — sin « d'où /3tt \ 1 par suite sin x Log (1 + tg x) = — cos « I Log 11 + -—11
ÉTUDES DE FONCTIONS 163 d'où sin x Log (1 + tg x) = — cos v Log (1 + tg v) + cos v Log sin v cos v Log cos v. Il est clair que lim (— cos v Log (1 + tg v) — cos v Log cos v) = 0 »->o+ par suite lim ■/ V*/ J \* nl-^) _ î- Ie. -cosi>Log(l+tgtO-cosi>Logcosi>| *-(3*/2)- X-(3 7t/2) „-0+ L - » J d'où ]im /fr)-/(3tt/2)= Hm e"'1^»1" x-»(3ti/2)- X — (3 7t/2) „-»0 + ~~ " Nous avons cos» Log sin» r LogsinlH ■ c r_(cos 17— 1) Log sin u-i |~ I r (cos u— l)Logsinv-i 5ili t — » L — ^ J — v d'où lim eC05"LOgSin" = [lim e(cos"-1>Logsin''] [lim ^1. u->0 + " Lk-»0+ J Lu-»0 + ~~ ^J Mais sin v lim = — 1 »-»o+ — v il suffit donc de déterminer lim (cos v — 1) Log sin v , v->0 + Nous avons , . cos i? - 1 . (cos î; — 1) Log sin v = . sin v Log sin v . sin î; Lorsque v tend vers 0+, sin î; Log sin v tend vers 0+, cos v — 1 ~ i;2/2 et sin v ~ v donc cos v — 1 lim : = 0 „_0+ sini? par suite lim (cos v - 1) Log sin v = 0 d'où lim -ftx) ~!}3^ = - 1. »-»0+ x-»(3n/2)- X — (3 7t/2)
164 EXERCICES D'ANALYSE Calculons la dérivée de /. Nous avons : fl + tg2 x 1 cos x Log (1 + tg x) + sin x + - = /(x) cos x I Log (1 + tg x) + t + t x I • La fonction tangente étant strictement croissante, la fonction qui se trouve entre crochets dans l'égalité ci-dessus aura le même signe que la fonction g définie par g(W) = Log(l + W) + ^p 1 + u lorsque u varie de — là + oo. Il est clair que g(0) = 0. Calculons g' ; nous avons ,. 1 (l + 3u2)(\ + u)-u-u3 g (u) = + 1 + u (1 + uY d'où g'(«) = (TTw)2 Nous devons donc trouver le signe de P(u) = 2u3 + 3u2 + u + 2 pour m > — 1. Comme P'(u) = 6 w2 + 6 h + 1 admet les racines u, = 3- y/3 et M, = -3 +V3 le polynôme P est d'abord croissant ensuite décroissant puis à nouveau croissant. La valeur du minimum relatif est PiM2) = 216 - 24 yj3 108 qui est strictement positive donc P change une seule fois de signe. Comme P{— 1) = 2 est strictement positif on a P(u) > 0 pour tout u > — 1. La fonction g est alors strictement croissante et comme elle s'annule pour u = 0 elle est négative pour u < 0 et positive pour u ^ 0. Nous pouvons construire le tableau de variations de/. /(*)
ETUDES DE FONCTIONS 165 Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.13 5.14- Etudier la fonction / définie par /(x) = x e1/x pour tout nombre réel x < 0, /(O) = 0 et /(x) = x2 Log [(x + l)/x] pour tout nombre réel x > 0. Solution La fonction/est définie sur R et continue partout sauf peut-être au point 0. Nous avons lim /(x) = lim x e1/x = 0 et par suite lim /(x) = lim [x2 Log (x + 1) - x2 Log x] = 0; lim /(x)=/(0)= lim /(x), x->0- x->0 + la fonction/est donc continue au point 0. Etudions la dérivabilité en ce point. Nous avons : Um m^m = lim ew. = o x-»0- X x->0- /«-/(0) lim x->0+ X = lim [x Log (x + 1) — x Log x] = 0 .
166 EXERCICES D'ANALYSE Il existe donc une dérivée à gauche et une dérivée à droite et comme elles sont égales, la fonction/est dérivable au point 0 et/'(0) = 0. Lorsque x tend vers — oo nous avons : /(x) = xe1/x = xll + - + —- + 0 1--))= x + 1 + — + o(-). \ x 2 x \x 11 2 x \x/ Le graphe de / admet donc la droite d'équation y = x + 1 comme asymptote et se trouve au-dessous de cette droite. Lorsque x tend vers + oo nous avons : 1 1 /1\ 2 3 x \x/ Le graphe de / admet donc la droite d'équation y = x — \ comme asymptote et se trouve au-dessus de cette droite. Pour tout nombre réel x < 0 nous avons /'W = e'«(l-i) par suite la fonction/' est positive pour x < 0. Comme lim /'(x) = lira L1/x - - e1/x) = 0, la fonction dérivée/' est continue à gauche du point 0. Pour x > 0 nous avons : r M - 2 » Log £±i + ** (J^ - I) . „ (2 Log i±i - ^J-j). Nous devons étudier le signe de g(x) = 2 Log - x + 1 Nous avons ,. , , ,. 2(x + 1) Log (x + 1) — 2 x Log x — 2 Log x — 1 lim g(x) = lim = + 00 x-*0+ x->0+ X + 1 et lim g(x) = 0 . X-* + 00 Comme 2 2 1 - x - 2 g (x) = + = x + 1 x (x + \y x(x + 1) est strictement négatif pour tout nombre réel x > 0 la fonction g décroît de + 00 à 0, et reste donc positive. D'autre part nous avons lim /'(x) = lim [2 x Log—— ^—1 = 0 =/'i x->0+ J-.0+ L x X + 1J (0)
ETUDES DE FONCTIONS 167 ce qui prouve que la fonction /' est continue à droite de 0 donc continue au point 0. Les résultats précédents se trouvent résumés dans le tableau de variations suivant : X f'M f(x) —oc -00 -h 0 0 ^o" + -foc _^H-oo Nous obtenons le graphe suivant FIG. 5.14
168 EXERCICES D'ANALYSE 5.15 1° Etudier les variations et construire le graphe r de la fonction f de R dans R définie par/(f) = Log ch t. 2° Former l'équation de la tangente au graphe r au point d'abscisse t0. Déterminer l'ordonnée g(t0) du point de cette tangente d'abscisse nulle. 3° Etudier les variations et construire le graphe de la fonction g. Solution 1° Comme ch t est un nombre réel strictement positif quel que soit t appartenant à R, la fonction/est définie et continue sur R. Comme/est une fonction paire nous l'étudierons pour t > 0. Lorsque t tend vers + oo nous avons /(O = Log ^~^~ = Log e» + Log (1 + e~2') - Log 2 = t - Log 2 + e_2t + o(e-2'). Le graphe de/admet la droite d'équation y = t — Log 2 comme asymptote et r se trouve au-dessus de cette droite. Nous avons J w chf Pour t > 0, th t est positive donc/est croissante. Nous avons le tableau de variations suivant : t f'ft) fit) —oo — +oo^ 0 0 ^~~--^0^^ 4- +oo ^^4oc
ETUDES DE FONCTIONS 169 Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 5.15.1 2° La tangente cherchée est la droite de pente/'(/o) = th t0 qui passe parle point de coordonnées (t0,f(t0)) = (t0, Log ch t0). Son équation est y = Log ch t0 + (t - t0) th t0 si t = 0 nous obtenons g(tg) = Log ch t0 — t0 tht0. 3° La fonction g est définie et continue sur R et est paire. Lorsque t tend vers + oo, lim th t = 1 et Log ch t ~ t — Log 2 ; nous avons donc lim g(f) = - Log 2 . Comme g'(t) = th t — th t — t(l — th2 t) est négative pour t > 0, nous obtenons le tableau de variations suivant : t e'U) g(t) —oc -Log2" + 0 0 ^^0-^^ -+-00 — ^^-Log2
170 EXERCICES D'ANALYSE Nous obtenons le graphe suivant : n? -Log2 FIG. 5.15.2 5.16 Pour chaque nombre réel a on considère la fonction^ définie par /„(*) = (* - «r - On désigne par ra le graphe de fa. Etudier les variations de la fonction fa et construire le graphe ra dans chacun des cas suivants : a < — 1 ; a = — 1 ;— 1 < a < 0 ; a = 0 ; 0 < a < — ; a = -; — < a < 1; a > 1. e e e La fonction /a(x) = eajcL°8(* °) est définie et continue pour x e ]a + oo[. Quand x tend vers a par valeurs supérieures nous avons lim fa(x)= lira £<■(*-<■>!-<*(*-<.) e*2Log(*-<.) = 0_ Nous pouvons prolonger par continuité la fonction fa en posant fa(a) = 0. Comme lim x Log (x — à) = + oo , nous avons lim /„(x) = + oo si a > 0, lim /0(x) = 1 JC-* + OO X-* + OO
ÉTUDES DE FONCTIONS 171 et lim fa(x) = 0 si a < 0. X-* + 00 Calculons la pente de la demi-tangente à droite au point a. Nous avons : ff\ _ f f \ a(x-a)Log(x-a) a2 Log (x - a) lim JgW hW = lim ? 5 soit Mais lim x-*a+ x — a ,,-»„+ x — a •^—^> = lim e^-<.)Log(x-a)(x _ fly.2-i x - a M„. lim (x — a) Log (x — a) = 0 , x-*a + par suite la pente de la demi-tangente est 0 pour a2 — 1 > 0,1 pour a2 — 1 = 0 et + oo pour a2 — 1 < 0. Nous avons /.'OO = «/.(*) [Log (x - a) + —Ï-J. Si nous posons x g„(x) = Log (x - a) + x — a le signe de f'a sera celui de aga(x). Nous avons lim g„(x) = + co ,. , , ,. (x - a) Log (x - a) + x x lim g„(x) = lim = lim . x-*a + x-+a+ X — 0 x—a+ X — a Cette limite vaut + oo pour a > 0 et — oo pour a < 0. Nous avons ... 1 x — a — x x — la g&O = + x — a (x — à)2 (x — a) Si a < 0, gâC*) est positive pour x > 0 et comme lim g„(x) = — oo et lim g„(x) = + oo x-+a+ x-* + oo
EXERCICES D'ANALYSE il existe un nombre réel unique cca tel que aa > a et ga(a^) = 0 ; par suite gJix) < 0 pour x < <xa et gjx) > 0 pour x > aa. Si a > 0, g'a(x) s'annule pour x = 2 a et le signe de g„ dépend de celui de ga(a) = Log a + 2. Nous distinguerons les trois cas suivants : (i) 0 < a < 1/e2 ; nous avons le tableau de variations suivant : X gjx) gjx) a -(-oc -_ 2a 0 ^—^gpa)^ + + oo -^^' + °0 Comme ga{2 a) < 0 il existe deux nombres réels fia et ya tels que pa appartienne à l'intervalle ] a, 2a [, ya appartienne à l'intervalle ] 2a, + <x> [ et gÂPa) = gaila) = 0 • (ii) a = 1/e2 ; nous avons le tableau de variations suivant : X gjx) g (x) a 1 é-2 +O0-——.____^ 2 e2 0 ---—^o—"" + -J-OO _-^--|-oo (iii) a > 1/e2 ; nous obtenons le tableau de variations suivant X g^) gjx) a +00 -____^ 2a 0 ^—gj2a)^ + + oo -^-+°° Comme g„(2 a) > 0 la fonction g ne s'annule jamais. Résumons ces divers cas dans des tableaux de variations àefa et contruisons les graphes correspondants ; nous obtenons : a < - 1 X f'(x) a m a ■H» O-" + a a 0 _/ fa )-__ + OC ~^"~^o
ÉTUDES DE FONCTIONS Le graphe de/„ est FIG. 5.16.1 a = - 1 X £(*} w -î î o— + a-\ 0 -~£(«-1)^- + oo ~~~"~~^o On remarque que a_t =0 et/_i(a_t) = 1, donc le graphe de/_t est i y FIG. 5.16.2
174 - 1 < a < 0 X JaM Mx) a + 00 o + aa 0 --sw-— -t-oo "~~-*^o Le graphe de /„ est ky a = 0 Nous avons /0(x) = x° = 1, la fonction f0 est constante et de valeur 1. Le graphe de f0 est : m m m Ému O FIG. 5.16.4
ETUDES DE FONCTIONS 175 0 < a < - e2 X •W fa(x] a foc 0^ h + 0 ^SaM^ ya ~ 0 Ja I c/ + OC + + OC Le graphe de/fl est : FIG. 5.16.5 a = X e2 e2 i e2 +OC 0 + 2 e2 0 + 4-oc __+00
176 EXERCICES D'ANALYSE Le graphe de/1/e2 est il 1 e2 e2 < a < 1 FIG. 5.16.6 X f'al*) saM a + OC 0 "~ + + oo ______^-^~4-°0
Le graphe de/a est 177 FIG. 5.16.7 a = 1 X f[M /,(*/ i i o-——" + +OC ^-|-QC Le graphe de/j est : FIG. 5.16.8
178 EXERCICES D'ANALYSE a > 1 X W w a 0 o- + -|-oc ___-»»- +OC Le graphe de fa est y FIG. 5.16.9 5.17 On considère les applications/^ de R dans R, dépendant du paramètre réel k, définies en posant f^{x) = k e* + x2 + 2 x + 2. On désigne par C^ le graphe de A- 1° Etudier le comportement de/^ quand x tend vers + oo. Démontrer qu'il existe une application g de R dans R telle que lim (f^{x) — g(x)) = 0 pour X~*— 00 tout nombre réel k. 2° Calculer fx(x). Démontrer que y = fxix) et y' = fl(x) vérifient quel que soit k une relation de la forme F(x, y, y') = 0 que l'on déterminera. En déduire l'ensemble des points de Cx où la tangente est parallèle à l'axe Ox. 3° Calculer y" = /l(x). En déduire l'ensemble des points d'inflexion de Cx.
ÉTUDES DE FONCTIONS 179 4° Etudier le signe de//. 5° Pour k # k' étudier les positions respectives des graphes Cx et Cy. 6° Etudier les variations de fk et construire sur un même graphique, les graphes Cx pour k < - 2;k= - 2 ; - 2 < k < 0 ; k = 0 ;k > 0. Solution io si k = o lim /0(x) = lim (x2 + 2 x + 2) = 4- oo . si A # 0 lim A(x) = lim kex(l + * +2x + 2\ = ^ ^^ quand k > 0 nous avons lim //(x) =+oo et quand k < 0 lim //(x) = - oo . JC-> +C0 Comme lim e* = 0, en posant g(x) = x2 + 2x + 2= f0(x) nous avons lim (A(x) - g(x)) = 0. 2° Nous avons/l(x) = k e* + 2 x + 2. La relation cherchée est j - / - x2 = 0. Nous savons que la tangente au graphe Cx au point (x, y) est parallèle à l'axe Ox si et seulement si/l(x) = 0. Par suite les coordonnées de ce point vérifient la relation y = x2. Ceci signifie que l'ensemble des points de Cx où la tangente est parallèle à l'axe Ox est l'intersection de Cx avec la parabole d'équation y = x2. 3° Nous avons//(x) = k e* + 2. L'équation k e* + 2 = 0 n'a pas de solution réelle si k > 0 et admet l'unique solution x = Log (— 2jk) si k < 0. Comme flix) > 0 si x < Log (- 21X) et/l'(x) < 0 si x > Log (- 2/k), le point x = Log(-2M) correspond à un point d'inflexion du graphe Q. La relation trouvée au 2° devient par dérivation y' — y" — 2 x = 0 d'où y — y" — x2 — 2 x = 0. Les points d'inflexion de Cx se trouvent donc sur la parabole d'équation y = x2 + 2 x . 4° Cherchons le signe de /i(x) = kex + 2x + 2. A la question précédente nous avons étudié le signe de la dérivée de//. Si k > 0, f'x(x) croît de — oo à + oo donc s'annule une fois et change de signe. Si k < 0,
180 EXERCICES D'ANALYSE fx admet un maximum pour x = Log ( — 2/A) et tend vers — oo quand x tend vers + oo ou vers — oo. Nous devons donc chercher le signe du maximum. Nous avons : A(Log(- *)) = Ae— + 2Log(- *) + 2 = 2Log(- *), donc si A < — 2 le maximum est négatif et f[ est toujours strictement négative. Si A = — 2,f'-2 s'annule pour x = 0 et est strictement négative pour x # 0. si A > — 2, le maximum est strictement positif et f'k s'annule deux fois et change deux fois de signe. 5° Si A < A' nous avons fx.(x) — fx(x) = (A' — A) e* ce qui prouve que /^(x) > //(x) pour tout nombre réel x donc Cy est au-dessus de Cx. 6° Donnons les tableaux de variations de fx pour chacun des cas étudiés précédemment. A < - 2 X m AH -oc -+OC — -foo ——^-—oo A = - 2 X £M IM —oc +oo _____ 0 0 -f oo — fc— OC - 2 < A <0 X 4M AM —oc -foo ^ a 0 WAM- + /* 0 -$M\ -foo ^ —oo A = 0 X AM m —00 — -)-oo ___^ -l 0 ~~~-~-~~^_1 -—- + +OC ^j^--\~'X>
ÉTUDES DE FONCTIONS X > 0 X SÂM AN —oc — +00 a 0 ^/,w^ + +OC ^^+00 Nous obtenons les graphes suivants y kX>G C0 X<-2 A=-2 FIG. 5.17
182 EXERCICES D'ANALYSE 5.18 Soit {fx } une famille de fonctions définies pour tout nombre réel X par fx(x) = (x — X) e1'*. On appelle rx le graphe de la fonction/^. 1° Etudier fk au voisinage de 0 pour A<0;A = 0;A>0. 2° Etudier les branches infinies àefx. 3° Calculer la dérivée de 7^ et étudier son signe pour 4° Si X et X' sont deux nombres réels tels que X < X', que peut-on dire des graphes 7^ et rk. ? 5° Etudier les variations des fonctions/* et dessiner sur un même graphique les graphes rx pour X < 0 ;X = 0 ; 0 < X < J ;X = £ ; J < A < i ; A =i ; $ < X < 1 ; X = l ; X > l. 1° Nous savons que et lim x el,x = + oo = lim /0(x) x->0 + jc-»0 + lim x e1,x = lim f0(x) ~ 0 . x-»0- jc-»0- De plus lim M?Ù. = lim ei/* = o jc-»0- -X jc-»0- ce qui prouve que r0 admet l'axe Ox pour demi-tangente à gauche au point 0. Nous avons lim/j(x) = lim(- Ae1") x->0 x-*0 donc pour A > 0 nous avons lim (- Ae1'*) = - oo et lim (- Ae1/x) = 0. jc-»0+ x-»0- Pour 1 < 0 nous avons lim (- X e17*) = + oo et lim (- A e1,x) = 0 . x-»0 + x-»0-
ÉTUDES DE FONCTIONS 183 De plus lim ££> = lim Ili£^X= o x-*0— x jc-»0 — x ce qui prouve que tous les graphes des fonctions fx admettent l'axe Ox comme demi-tangente à gauche du point 0. 2° Lorsque x tend vers l'infini 1/x tend vers 0 et nous avons «■*=,+' +-L + ()(A) x 2 x \x / et par suite Le graphe 77 admet donc comme asymptote la droite d'équation y = x + (1 - X) . Pour X > \ ce graphe se trouve en dessous de l'asymptote quand x tend vers + oo et au-dessus quand x tend vers — oo. Pour X < \, 77 se trouve au-dessus de l'asymptote pour x tendant vers + oo et en dessous pour x tendant vers — oo. Pour connaître la position de r1/2 par rapport à la droite d'équation y = x + ^ nous devons calculer le terme suivant du développement limité defx. Nous avons j7(x) =(!+-+ —- + — + o(— I I (x - } = x + + o ( — ) \ x 2 x2 6 x3 \x3/ / \ 2/ 2 12 x2 \x2/ par suite le graphe Jn1/2 se trouve au-dessous de l'asymptote lorsque x tend vers + oo ou vers — oo. 3° Pour tout nombre réel x # 0 nous avons : Mx) = ellx(l - ^) = Ç (x2 - x + 1) . Le signe de/l est le même que celui du trinôme x2 — x + X. Le discriminant de ce trinôme est A = 1 — 4 X, par suite pour X > \, A est strictement négatif et x2 — x + X est toujours strictement positif, donc la fonction/^ est croissante. Pour X = \ le trinôme admet la racine double x = \ et est positif pour tout nombre réel x, la fonction/1/4 est donc croissante. Si X < \, le trinôme admet deux racines distinctes a et fi et est négatif pour a < x < P et positif pour x < a ou x > fi. Comme a/? = X, quand X > 0, a et P sont de même signe et comme a + p = 1, ils sont tous deux positifs. Déplus,de l'égalité a + P = 1 nous déduisons que a < 1 et P < 1 donc X = a/? < a et X < p. Quand A < 0 a et P sont de signes contraires. Pour X = 0, la dérivée/o s'annule pour x = 0 et x = 1. 4° Si X < X', pour tout élément x de R* nous avons /*(*) - fx-Oc) = (* ~ *) e1/x - (x - X') e1'* = (X' - X) e1'*, par suite si X < X' le graphe 7\ se trouve au-dessus du graphe 77-.
184 EXERCICES D'ANALYSE 5° Nous obtenons les tableaux de variations suivants 1 < 0 X iM ■4M -ûo A + ^- 0"" —oc ^^ a 0 o — f, +00 - o + 40c ^ +OC Le minimum/^(j8) est strictement positif car fx ne s'annule qu'une fois pour x = À. 1 = 0 X foi-) w -OO — oc - + 0 0 -—0 -|-oc 1 n e -(-oc + ^+■00 o < i < i- x AN ■4M j3 +°o + + 0 + -#< -f-oc Km Comme/j ne s'annule qu'au point x = À nous avons nécessairement /»>0 et A(/0>0. X 4 -4M 4 -OO -OO'" -h ( 0 ^o ) — oc - + 1 2 0 ■^ 2 + 4-oo ^--j-oc X M*) &(*) — OO 0 + — OC -~~ ^-0 A + 00 + —oc --" JU-" —^+°C Pour A > £ toutes les fonctions/^ ont le même tableau de variations, les courbes ne différant que par leur position par rapport aux asymptotes
ÉTUDES DE FONCTIONS 185 Nous obtenons les graphes suivants FIG. 5.18
6 INTÉGRATION Di I Soit x un nombre réel strictement positif ; à l'aide des propriétés des progressions géométriques, démontrer que h p = n-l x __ « lim - Y epx!" = - -• n-> + co n p = 0 X Utiliser ce résultat pour établir pour, tout nombre réel x > 0, la relation f e' df = ex - 1 . J o La quantité p = n — 1 £ epx/n p=0 est la somme des n premiers termes de la progression géométrique de raison ex/" et de premier terme 1. Nous avons P = n-1 1 _ pfixjn Zpxjn _1 c p=o 1 — e ' par suite 1 p="-1 1 _ Px - y epx/" - n P=o n(l - ex/")
INTÉGRATION 187 Lorsque n tend vers + oo, ex/n — 1 tend vers 0 en étant équivalent hx/n (cf. C. E., Ch. 6, § I n° 76, b) par suite lim h(1 - e*'B) = - x d'où lim - £ e"x'" = ^-Z-1 • «-> + OC B-» + CB ^ p=0 X Calculons l'intégrale I e'd/ comme limite des sommes de Darboux infé- J o rieures, relatives au partage de l'intervalle [a, b] en n parties égales. Nous obtenons : rx p=n-l e' df = lim - £ epx/" = ex - l J 0 «-> + oo n p = 0 (cf.C. E., Ch. 8, §11, n°112). v.C Soit a un nombre réel strictement positif. 1° Pour quelles valeurs de a l'intégrale f J o 2n 2\ Log (1 — 2 a cos x + a ) dx est-elle définie ? 2° Calculer / lorsqu'elle est définie. Solution 1° L'intégrale / est définie lorsque la quantité 1 — 2 a cos x + a2 est strictement positive sur l'intervalle fermé [0, 2 k] ; or - 1 4- «2 1 — 2 a cos x + a = 0 si cos x = 2a Comme l'expression (1 + a2)/2 a a toujours une valeur supérieure ou égale à 1 et ne prend la valeur 1 que pour a = 1, l'intégrale /est définie pour tout nombre réel a strictement positif et différent de 1. 2° Supposons a # 1 et calculons / comme limite des sommes de Darboux relatives au partage de l'intervalle [0, 2 n] en n parties égales. Nous obtenons /= lim £ Logll-2cccos—- + a ) n-> + oo p=l W \ n I d'où
188 EXERCICES D'ANALYSE Le trinôme 1 — 2 a cos (2 npjn) + a2 admet pour racines les nombres complexes e2iKpl" et e"2'7""". Les nombres e2'""1" et e"2''*"7" sont les n racines n-ièmes de l'unité lorsque p varie de 1 à h, par suite : fi 1 - 2 a cos =^ + a2 = f] (« ~ e2'""7") Il (« ~ e"2i,Ip/") p=i \ ni p=l p=1 "n (l - 2 a cos ^ + a2) = (a" - 1) (a" - 1) = (a" - l)2 . d'où Nous obtenons donc / = lira — Log (a" - l)2 = lira — Log | 1 - a" | d'où 7=0si0<a< l. Si a > 1 nous avons Log | 1 - a" | = Log (a" - 1) = Log a"U - 1j = n Log a + LogM - —\ d'où / = 4 71 Log a. D^o Soient a et b deux nombres réels tels que a<betf une fonction réelle à valeurs positives définie et intégrable sur l'intervalle fermé borné [a, b] de R. Démontrer que la fonction v/est intégrale sur [a, b]. Solution Soit (xp) (0 < p < ri) une suite finie de points de l'intervalle [a, b] telle que x0 = a,xp^.l < xppour 1 < p < netx„ = b. Soient Mp (resp. wp) le maximum (resp. minimum) de la fonction/sur l'intervalle [xp, xp+ J pour 0 < p < n — 1. La fonction / étant intégrable sur [a, b], pour tout nombre réel e' > 0 il existe un nombre réel t]' > 0 tel que si xp+1 — xp < tj' pour/? = 0, 1,..., n — 1 alors p = n~ 1 £ (Mp - mp) (xp+1 - xp) < e'. p=0 Si Afp et mp ne sont pas tous deux nuls nous avons : jMp + V^p par suite Mp ^ e' implique VMp - Jmp < %^ < -ir(Mp - mp)
INTÉGRATION 189 et d'autre part Mp < e' entraîne \JMp — y/mp < y/Mp < Ve'- Dans tous les cas nous avons VMp - 4™p < -;= (Mp - mp) + Ve7. Si Mp et mp sont tous deux nuls il est clair que cette dernière inégalité est encore vérifiée. Nous avons donc p=n — 1 E (y/Mp ~ yf™î>) (*p+i - xp) < p = 0 1 p=n_1 ,— < -= X (MP - mp) (*P+i - *p> + Ve'(t-a) Ve' p=° soit encore si xp+] — xp < rj' pour/? = 0, 1,..., n — 1 : " I (VMp - yfà) (xp+1 - xp) < VeXfc - a + 1). p=0 Soit e un nombre réel strictement positif, en posant e' = e2/(b — a + l)2 ce qui précède nous démontre l'existence d'un nombre réel rj' > 0 tel que si xp+1 — xp < t]' pour/» = 0, 1,..., n — 1 alors p = n— 1 E (Vmp - VmP) (*P+i - *P) <£> p=0 ce qui démontre que la fonction v/est intégrable sur [a, b] (cf. C. E., Ch. 8, §11, n° 114). Di4 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et/une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fermé [a, b]. On suppose que f[/(x)]2dx = 0. Démontrer que la fonction/est nulle sur l'intervalle [a, b]. Solution Supposons que / ne soit pas nulle alors il existe un point x0 de l'intervalle [a, b] tel que f(x0) =£ 0. La fonction étant continue au point x0, il existe un nombre réel rj > 0 tel que pour tout élément x de [a, b] vérifiant | x — x0 | < rj nous ayons /(x0) |/M-/M<^- soit |/(*) >
190 EXERCICES D'ANALYSE Par suite si nous posons a = Sup (o, x0 — rj) et p = Inf (b, x0 + n) il est clair que l'intervalle [a, p] est de longueur non nulle d'où : L7<*o)]\ tQ Af(x0)f f [/(x)]2dx > \ [f(x)f dx > [ l^pLdx = (/»-«) J a ''CL * CL La dernière quantité étant strictement positive, [/200] dx est non nulle J a ce qui est en contradiction avec l'hypothèse, par suite si I [/(x)]2 dx = 0 alors/est la fonction nulle. Di5 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b,f une fonction continue sur l'intervalle fermé [a, b] et g une fonction positive et intégrable sur [a, b]. On désigne par m (resp. M) le minimum (resp. maximum) de/sur [a, b]. 1° Démontrer que la fonction F définie sur [a, b] par F(x)=f(x) [ g(t)dt est continue et trouver ses extrema en fonction de m et M. 2° En déduire qu'il existe un élément c de [a, b] tel que ~b \ f(t)g(t)dt=f(c) \ g(t)dt * a * a (Cette égalité est appelée première formule de la moyenne.) Etudier le cas où g est la fonction constante de valeur 1. 1° Posons A — I g(f) âl ; alors F = Af donc F est une fonction continue ^ a sur [a, b] ; comme A ^ 0 le maximum de F est AM et son minimum Am. 2° Pour tout élément t de [a, b] nous avons : mg(t)<f(t)g(t)<Mg(t) d'où m [ g(t)dt < [ f(t)g(t)àt < M [ g(t)àt J a J a J a
INTÉGRATION 191 par suite •b mA < I f(t) e(t) dt < MA f /(0 g(0 dt J a La fonction F étant continue sur l'intervalle [a, b], le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à la fonction F nous montre qu'il existe un élément c de [a, b] tel que m = f no g(o dt d'où fV(o g(o àt = m \ g(o dt. La fonction constante g de valeur 1 est intégrable sur [a, b] et nous avons g(f) dt= b - a, J a par suite il existe un nombre c de [a, b] tel que f f(t)dt = (b-a)f(c); ceci n'est autre que le théorème des accroissements finis appliqué à la fonction idt. x ^ | /(t) ( J a biO Soient a et b deux nombres réels tels que a < b, f une fonction continue et monotone sur l'intervalle fermé [a, b] et g une fonction continue sur [a, b]. On désigne par G la fonction définie par G(x)= fg(0df J a pour tout élément x de [a, b] et on considère l'intégrale : /= f /(0g(0dt= [ /(t)C'(t)dt. 1° Démontrer que pour tout nombre réel £ > 0, on peut trouver une famille finie d'éléments o, (/ = 0, 1,..., ri) de [a, b] tels que / - Ê f f{*ù G'(t) dt < e . i — 1 J at - i I 2° Etablir l'égalité : 'f f"' /(flj C'(t)dt =/(&) C(6) - 'f G(fl,_,)[/(*,-) -/(«,_,)] - î = 1 J flî _ I ï — 1'
192 EXERCICES D'ANALYSE 3° On pose ^.= ï" f /(«,)G'(t)dt. î = 1 "* flj - 1 Démontrer que le nombre ./,, — f(b) G(b) appartient à l'intervalle limité par les nombres [/(fli) -/(&)] [ Inf G(x)l et [/(fll) -/(6)] [ Sup G(x)l ; Lx e [aM i Lx e [a,6] J en déduire que le nombre / — f(b) G{b) appartient à l'intervalle limité par les nombres [/(«) -/(*)] [ Inf G(x)l et [/(a) -/(&)] [ Sup G(x)l . Lxe[o,(>] J Lxe[a,(>] J 4° On considère la fonction continue H définie sur l'intervalle [a, b] par H(x) = \_f(a) — f(b)~] G(x) ; démontrer qu'il existe un nombre c de l'intervalle [a, b] vérifiant H{c) = I — f(b) G(b). En déduire l'égalité suivante : /=/(«) f g(0 dr + /(6) [ g(t)dt. •J a >* c (Cette égalité est appelée seconde formule de la moyenne.) Solution 1° Considérons une famille finie de points at (i = 0, 1,..., ri) telle que a0 = a, a„ = b et at < ai+1 (i = 0, 1, ..., n — 1). Nous avons : I ~ 'Ï f' /(«*) G'(0 dt = 'f f" [/(*) - f{a$\ G'(t) dt. La fonction /étant continue sur l'intervalle fermé borné [a, b], est uniformément continue sur cet intervalle, donc pour tout nombre réel ex > 0 il existe un nombre réel nt > 0 tel que pour tout couple (x, x') de points de [a, b] vérifiant | x' — x | < r]x nous ayons |/(x) — f(x') | < e,. Supposons que la famille (o;) vérifie en outre la condition | ai+i — at\ < nt (i = 0, 1,..., n — 1), alors pour tout élément t de [ai_l, at] nous avons \f(t) —/(fl;) | < Et. Nous déduisons de ceci que : 1 - f p f(°i) g'w d* < ï p i/« - /(«.) i g'(o àt < E" £i P I C'(0 I df = £i f | G'(t) | dt. Il est clair que si la fonction g(t) = G'(t) est partout nulle le problème est évident, nous exclurons donc ce cas. Nous supposons donc que [ | G\t) | dt > 0,
INTÉGRATION 193 si nous choisissons £1 = f le©: •J a àt < £. nous obtenons / - 'f p f(<*i) G'(t) àt »= 1 J «i-i 2° Nous avons : 'f P /(«i) G'(0 dt = /(fll) [G(fll) - G(«)] + f(a2) [G(a2) - G(0l)] + - + £=1 J ai-i + /(«„_ OCG^-x) - 6(0.-2)] + /(b)[G(b) - Gte-J] . En regroupant différemment les termes de cette somme nous obtenons "f P f(ad G'(t) àt = f(b) G(b) - £ G^i-x) [/(«,) - /(a,-!)] ■ 3° La fonction G est continue sur l'intervalle fermé borné [a, b] ; elle est donc bornée sur cet intervalle. Posons M = Sup G(x) et m = Inf G(x). Supposons la fonction/croissante alors/(oj) — /(ûj- 1) ^ 0 pour i = 1,2,..., « et par suite : m '£" [/(«i) -/(fli-i)] < f G(fl,_!)[/(«,) -/(a,-!)] i=2 i=2 a'f[/w-/M. i=2 ce qui peut s'écrire : "»[/(&) -/(fli)] < 'f G(fl|_1)[/(aJ -/(a,-!)] < M[/(b) -/(aj] i=2 Supposons la fonction/décroissante, nous avons : M[/(b) -/(«!)] < '£ G(a,_1)[/(aJ) -/fe-x)] < m[/(fc) -/(«x)] . £=2 Nous avons donc dans tous les cas •*. -/(*) G(b) = - '£ G(fl,_ !)[/(«;) -/(a,-!)] Calvo. — Exercices d'analyse 7
194 EXERCICES D'ANALYSE par suite le nombre ./e — f(b) G(b) appartient à l'intervalle limité par les nombres m^/fai) — f(b)~\ et M[/(«i) — /"(£>)]. Nous pouvons choisir la suite finie (a;) associée à e de telle manière qu'elle vérifie outre la condition K+i - «il < >/i» la condition | ai+1 — at | < e pour i = 0, 1,..., n — 1. Nous avons alors | / - Jz | < 6 (Cf. 1°) Si la fonction / est croissante nous pouvons écrire : M\f(flù -/(*)] < Jz -f(b) G(b) < m[/(0l) -/(£)] . Lorsque e tend vers 0, ./„ tend vers / et ax tend vers a. A la limite nous avons donc M[f(à) -/(*)] < /-/(*) G(Z>) < m[/(«) -/(fc)]. Si/est croissante nous obtenons les inégalités de sens contraire. Dans tous les cas le nombre I — f(b) G{b) appartient à l'intervalle limité par les points 4° La fonction H définie par H(x) = [/(o) —/(6)]G(x) sur l'intervalle [a, b] est continue sur [a, b]. Ses extrema sont M[f(a) — f(b)~] et m[/(a) —f(b)~]. Le nombre / — f(b) G(b) appartient à l'intervalle d'extrémités M[f(à) — /(&)] et m[/(o) — f(b)] donc le théorème des valeurs intermédiaires, appliqué à la fonction H, nous montre qu'il existe un point c de l'intervalle [a, b] tel que H(c) = J — /"(£) G(b). Nous avons donc [/(«) - /(&)]. fC G(t) dï = / - /(b) f g(r) dt, soit encore / = /(a) f g(0 dt + /(b) [ J* g(0 dt - £ g(() dl] et par suite /=/(«) fCg(0dt+/(b) [ g(0d(. 6i7 Les notations sont celles de l'exercice précédent. On suppose que / est une fonction continue sur l'intervalle fermé [a, b], positive et décroissante et que g est une fonction continue sur [a, b]. 1° Démontrer les inégalités f(à)\ Inf G(x)"U/</(a)[ Sup G(x)l.
INTÉGRATION 195 2° En considérant la fonction K continue, définie sur [a, b] par K(x) = f{a) G(x), démontrer qu'il existe un nombre réel x0 de [a, b] tel que rx0 = /(«) g(0 J a ât, Solution 1° Considérons le nombre J^e défini à la question 3° de l'exercice précédent. Nous pouvons écrire S* =f(b) G(b) + £* Gfe-i) [/(«*-1) -Rafi . « = 2 Comme la fonction/est décroissante nous avons /(0;_i) —/(#;) !> 0 pour i = 1, 2,..., n et d'autre part/(fe) 5= 0. En notant toujours Met m le maximum et le minimum de la fonction G sur [a, b] nous avons : m [/(*) + ï (/(fll-l) -/M] < ^a < Af[/(6) + 'f (/(O,-!) "/M], soit encore mf{a^) < ./„ < Mf(a^). Lorsque 6 tend vers 0, ax tend vers a et ^£ vers /, à la limite nous avons donc mf(a) < / < Mf(a) . 2° La fonction A: définie sur [a, b]. par /î:(x) = f(a) G(x) est continue sur [a, b], son maximum et son minimum sont respectivement Mf(a) et mf(a), /est un nombre compris entre les extrema de K sur [a,b], le théorème des valeurs intermédiaires, appliqué à la fonction K, nous montre qu'il existe un nombre x0 de l'intervalle [a, b] tel que K(x0) = I, c'est-à-dire que J a ât. 6.8 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b, et / et g deux fonctions bornées et intégrables sur [a, b], vérifiant la relation : []"/(*) ffa) dx] 2 = [j" [/(x)]2 dx] [j" [g(x)]2 dx] # 0. 1° Démontrer qu'il existe un nombre réel k tel que [ [/W - kg(x)]2 dx = 0 . 2° Que peut-on en conclure si de plus les fonctions/et g sont continues sur l'intervalle [a, b] ?
196 EXERCICES D'ANALYSE 1° Considérons le trinôme du second degré en t rb rb rb f [g(x)]2 dx-2t\ /(x) g(x) dx + \ [/(x)]2 dx . Le discriminant de ce trinôme est rb T 2 rb []"/(*) g(x) dx] 2 - j"* [g(x)]2 dx j" [/(x)]2 dx; ce discriminant est nul par hypothèse, le trinôme admet donc la racine double f /(x)g(x)dx k = fk(*)]2 dx soit Le nombre réel k ainsi trouvé vérifie donc la relation : fc2 [ [Sto]2 dx - 2 k [ /(x) g(x) dx + f [/(x)]2 dx = 0 \ UM - kg(x)f dx = 0 . 2° Si les fonctions/et g sont continues alors la fonction/ — kg est continue, d'où/ — kg = 0 (</. exercice 6.4), soit encore/ = kg. UmO On considère la suite (g„) de fonctions en escalier sur l'intervalle [0,1] définie par : g„(x) = 0 pour x 3s - g„(x) = n pour x < - . 1° Existe-t-il une fonction bornée définie sur [0, 1] qui soit limite de cette suite ? 2° Soit/une fonction continue sur [0,1] ; démontrer que la suite (m„) définie par "« = /(*) &.(*) dx J o a pour limite/(0) lorsque n tend vers l'infini.
INTÉGRATION 197 Solution 1° Pour tout élément x du semi-segment ]0, 1[, g„(x) tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini. En effet pour tout élément a de ]0, 1] il existe un entier N tel que l/N < a, donc pour tout entier n ^ N nous avons g„(a) = 0. D'autre part g„(0) = n pour tout entier n 5= 0, donc lorsque n tend vers l'infini g„(0) tend vers l'infini ; il n'existe donc pas de fonction bornée sur [0,1] qui soit limite de la suite (g„). 2° Nous avons J o J o fl/n D'après la première formule de la moyenne appliquée à l'intégrale /(x) dx, J o nous savons (cf. exercice 6.5) qu'il existe un nombre <x„ de ]0, l/«[ tel que çl/n j /(x)dx = -/(«„). J 0 " Par suite /„ = /(oen). Lorsque n tend vers + oo, <x„ tend vers 0 et comme la fonction/est continue f(çQ tend vers/(0). La suite (/J admet donc la limite /(O) lorsque n tend vers 1 infini. 6.10 On considère la suite de nombres réels (/„) définie par '■-f •n/2 sin" x dx o pour tout entier n ^ 0. Démontrer que cette suite admet 0 pour limite lorsque n tend vers l'infini. Soit 6 un nombre réel tel que 0 < £ < n/2 ; la fonction sinus est une fonction positive croissante sur l'intervalle [0, n/2] par suite pour tout élément x de [0, n/2 — 6/2] nous avons ^ • (n £\ 0 < sin x < sinl^ — ^1 et par suite Le nombre réel sin (n/2 — e/2) est strictement plus petit que 1, il en résulte que js.HH]"-0-
198 EXERCICES D'ANALYSE Çn/2~c/2 En raison de l'inégalité précédente sin" x âx tend aussi vers 0 lorsque n J o tend vers + oo, donc il existe un entier N tel que pour tout entier n ^ A'nous ayons -?i/2-£/2 sin xdx^-. 2 m e D'autre part pn/2 0 < sin" x dx < J n/2-£/2 2 et rn.l2-t.l2 rn/2 /„ = sin" x dx + sin" x dx, J 0 J n/2-£/2 par suite, si n ^ N nous aurons 0 < /„ < e. La suite (/„) admet donc 0 pour limite lorsque n tend vers l'infini. DilT Soit/une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fermé [— 1,1] ; démontrer que la fonction réelle F définie par psin x F{x) = f(t) ât J o pour tout nombre réel x, est dérivable et vérifie la relation F'(x)=cos x ./(sin x). Solution La fonction F est la fonction composée de la fonction g définie par g(")= [7(0 df J o et de la fonction sinus. Comme ces fonctions sont dérivables, la fonction iF est dérivable et nous avons F'{x) = g'[u(x)] (sin)' (x). Mais (sin)' (x) = cos x et g'(u) = /(m) par suite -F(x) = cos x./[sin x]. 6.12 Soit/une fonction réelle définie et continue sur R. Démontrer que l'existence d'une période T pour/entraîne la propriété suivante : La fonction F définie pour tout nombre réel x par F(x) = f /(*) ât J x est constante.
INTÉGRATION 199 Solution Supposons que la fonction / admette la période T, nous avons f(x) =f(x+T) pour tout nombre réel x. Considérons l'intégrale *■(*> = r /(o àt, J x on remarque que F(x) = f fit) ât + f f(t) ât + \" fit) ât. Effectuons le changement de variable t = u + T dans l'intégrale rx + T )T màt- Nous obtenons f fit) ât = \X fiu + T)âu= [fiu) au J T J 0 J 0 par suite F(x) = \ fit) ât ■> o et F est une fonction constante. Dil 0 Pour tout nombre réel x strictement positif, établir l'égalité f1 df = C1/x ât J x 1 + t2 ~ J i TT? ' Solution Première méthode. Considérons l'intégrale f1 dt J x 1 + t2 cette intégrale est toujours définie puisque la quantité 1 + t2 ne s'annule jamais. Effectuons un changement de variable en prenant comme nouvelle
200 EXERCICES D'ANALYSE variable u = l/t, ceci est possible puisque t ne s'annule jamais sur l'intervalle d'extrémités 1 et x. Nous obtenons ç1 dt _ r1 i / du\ _ r1 du _ r1'* du J * ï +t2 ~~ J i/« 1 + (1/m2) l ^V~ J i/« 1 + u2 ~ J i 1 + u2 ' Nous avons donc dt r1 dt r1/x dt J * 1 + f2 J ï 1 + >2 Seconde méthode. On a r = Arc tg 1 — Arc tg x = - — Arc tg x J x 1 + t2 4 f1/x dt 1 . , . 1 n et r = Arc tg Arc tg 1 = Arc tg Jjl+t2 x 6 6x4 1 n or {cf. exercice 2.27) on sait que si x > 0, Arc tg x + Arc tg — = ^ d'où le résultat. 6.14 Soit k un nombre réel strictement positif. On considère la fonction F définie pour x > 0 par : F(x) = sk sin (sx) as . J o 1° Etablir l'égalité suivante : 1 f* F(x) = ——- tk sin ( df. x*+1 Jo 2° En déduire que la fonction F est dérivable pour x > 0 et vérifie la relation xF'(x) + (k + 1) F(x) = sin x pour tout nombre réel x > 0. Solution 1° Le nombre réel x étant strictement positif nous pouvons effectuer le changement de variable t = sx. Nous obtenons : f1 k ■ / n j Çx <* • dt 1 fx * . J s sin (sx) ds = — sin ( — = —— ( sin ( d(. J o J ox* x x Jo
INTÉGRATION 201 2° La fonction n—» tk sin t est une fonction réelle définie et continue sur l'intervalle fermé [0, x]. Par suite la fonction xi-> tk sin t ât J o est dérivable et sa dérivée au point x est xk sin x (cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 130). La fonction jFest donc dérivable car elle est le produit de deux fonctions déri- vables ; nous avons : F'(x) = -L xk sin x - ^-±1 | ** sin t dt x x ^ o et par suite xF'(x) + (k + ï) F(x) = sin x . 6.15 Soient k un nombre réel tel que 0 < k < 1 et x un nombre réel quelconque ; on considère l'intégrale T 1 J ° V1 - k2 sin2 ( On pose T = y(n/2). 1° Etudier directement la fonction y ainsi définie sur R. Montrer que y est une fonction différentiable et calculer sa dérivée y'. En déduire que la fonction z définie pour tout nombre réel x par z(x) = y(x + n) — y(x) a une valeur constante que l'on exprimera à l'aide de T. 2° Démontrer que la fonction G admet une dérivée seconde G" vérifiant G"(y) + k2 sin G(y) cos G(y) = 0 pour tout nombre réel y. 3° Pour tout nombre réel v on définit les fonctions Sn, Cn et H par Sn(v) = sin G(v), Cn(v) = cos G(v) et H(v) = yj\ - k2 sin2 G(v) . Etudier la parité de ces fonctions. Calculer les dérivées de ces fonctions. Solution 1° Le nombre réel k vérifiant 0 < k < 1, k2 sin2 t est toujours strictement plus petit que 1 donc 1 — k2 sin2 t ne s'annule jamais et la fonction 1 VI - k2 sin2 (
EXERCICES D'ANALYSE est continue pour tout nombre réel t, par suite la fonction y est définie pour tout nombre réel x. Nous avons J( - x) = f J 0 ât Vl - k2 sin2 t df; effectuons le changement de variable t = — u, nous obtenons dw y( JoVl - k2 sin2 m = - y(x). La fonction y est donc impaire. La fonction 1 ti Vl - k2 sin2 f étant continue pour tout nombre réel t la fonction y est dérivable et sa dérivée est définie par y(x) = Vi k2 sin2 x (cf. C. E., Ch. 9, § 1, n° 130). La fonction y est donc strictement croissante puisque sa dérivée est toujours strictement positive. La fonction z a pour dérivée 0, car y'(x + n) = y'(x) pour tout nombre réel x, cette fonction étant continue elle est constante et égale à y(n) — j(0) soit aussi y(ri) = f" 1 J o Ji _ k k2 sin2 f df. Nous avons : J* r*/2 >o = ■I o d( Vl - k2 sin2 f + r ât J n/2 Vl _ fc2 sin2 ( Effectuons le changement de variable u = n — t dans la seconde intégrale, nous obtenons : df «/2 Vl - k2 sin2 ( = f ° -d» = r/2 J */2 Vl - fe2 sin2 m J ° Vl - au k sin m Par suite y{n) = 2 Tet z(x) = y(x + n) — y(x) = 2 T pour tout nombre réel x. Si « est un entier nous déduisons de ce qui précède que y(x + nn) — y(x) = 2 nT et donc que y(x) tend vers + oo lorsque x tend vers + oo. Le tableau de variation de la fonction y(x) est donc : x — OO 0 y(x) + OC ^+oo
INTÉGRATION 203 2° La fonction y étant continue et strictement croissante, elle admet une fonction réciproque G également continue et strictement croissante sur R (cf. C. E., Ch. 4, § V, h° 52). La fonction G est dérivable et sa dérivée est G'(y) = — =\'l - k2 sin2 x y'to avec x = G(y) (cf. C. E., Ch. 5, § I, n° 62). Nous avons donc G'(y) = Vl - k2 sin2 G(y) . La fonction y \-* \J\ — k2 sin2 G(y) étant dérivable comme fonction composée de fonctions dérivables, G' est dérivable et par suite nous avons G"(y) = i[l - k2 sin2 G(y)]"1/2 [- 2 k2 G'(y) cos G(y).sin G(y)~] soit G"O0 = - k2 cos G(j) sin G(j). 3° La fonction y étant impaire, la fonction G est aussi impaire, nous avons donc Sn(- v) = sin G(- v) = sin [- G(u)] = - sin G(v) = - Sn(v) . Cn(- v) = cos G(- v) = cos [- G(t;)] = cos G(v)= Cn (v) H(- v) = y/T- k2 sin2 G(- v) = H(v) . La fonction Sn est impaire, les fonctions Cn et H sont paires. Nous avons H(v) = - G'(f) d'où H'(v) = G"(v) = - k2 Cn(v) Sn(v). Les fonctions Sn et Cn sont dérivables comme fonctions composées de fonctions dérivables et nous avons : Sn'(v) = G'(v) cos G(v) = H(v) Cn(v) Cn'(v) = - G'(v) sin G(v) = - H(v) Sn(v) . 6.16 1° Etudier la fonction F définie pour tout nombre réel x ^ 0 par F(x) = f e-'2 dr. J o Démontrer que F admet une limite finie K lorsque x tend vers + oo. 2° Etudier la fonction G définie pour tout nombre réel x > 0 par r*2 G(x) = e-'2 ât. 3° Soit k un nombre réel tel que 0 < k < K ; démontrer qu'il est possible de définir une fonction y vérifiant sur un intervalle que l'on précisera ry(x) e-,2ât=k. Etudier la fonction y.
204 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° La fonction r i—v e '2 est continue sur l'intervalle fermé [0, x] donc, la fonction F est définie et dérivable pour tout x ^ 0 et sa dérivée au point x est e~*\ La fonction x i-> e~*2 étant positive pour tout x, la fonction F est croissante. Pour t > 1, e-'2 est inférieur à e~* car la fonction x i—» ex est croissante. Nous avons donc pour t > 1, e-'2 < e-' et par suite pour x > 1, e '2 dr < e ' ât = Lorsque x tend vers + oo, e ' tend vers 1/e ; donc quand x tend vers + oo la fonction F est majorée par fV^ + i Jo e et comme F est croissante, F admet une limite finie K. Le tableau de variation de la fonction F est donc : U +oo F(x) La dérivée de la fonction F vaut 1 pour x = 0 par suite la tangente à l'origine du graphe de F a pour pente 1. Nous obtenons le graphe suivant : FIG. 6.16.1
INTÉGRATION 205 2° La fonction G est définie pour tout x ^ 0 et nous avons G(x) = F(x2) - F(x) , La fonction G est dérivable et sa dérivée est G'(x) = 2 xF'(x2) - F'(x) = 2 x e-*" - e~*2 = e_*2[2 x e -x4+x2 -1] Etudions la fonctionzdéfinie par z(x) = 2xe x +x — 1. Nous avons z'(x) = 2 e-x4+x2[l +x(-4x3 + 2 x)] = 2e~*4+*2 [1 + 2 x2 - 4x4] . Le trinôme 1 — 2 X + 4 X2 admet la racine positive (1 + y/5)/4. Posons x0 = V(l + V5)/4. On remarque que x0 < 1, nous déduisons de ceci le tableau des variations de la fonction z. X z'(x) z(xj 0 + -\^ Xq 0 Ax*)^ 1 "~*"1—- — -J-ao »t-l Nous déduisons de ceci que la fonction z admet deux racines l'une plus petite que 1 que nous noterons a et l'autre plus grande que 1 que nous noterons p. Le signe de z(x) nous donne le signe de G'(x). Le tableau des variations de la fonction G est donc : X G'M G(x) 0 0^ a - o m '"" 1 + ^-0^" P 0 ^rM^ -\-00 — ~^-*-o La fonction G admet donc un minimum négatif m et un maximum positif M. La tangente au graphe, à l'origine a pour pente — 1. Nous obtenons le graphe suivant :
206 EXERCICES D'ANALYSE FIG. 6.16.2 3° La fonction F étant continue, croissante sur l'intervalle [0, + oo[, elle admet une fonction réciproque H, également continue et croissante sur l'intervalle [0, K[, telle que H(0) = 0 et lim H(y) = + oo. La fonction H est égale- y- K- ment dérivable sur [0, K[ et sa dérivée au point y0 = F(x0) est : H'(y0) 1 1 n*0) = e~ d'où H'(y0) = é*™* Soit k un nombre réel fixé tel que 0 < k < K, cherchons s'il est possible de ry(x) définir une fonction y vérifiant I e~'2 àt = k c'est-à-dire telle que -" x F(y(x)) - F{x) = k ; y est définie par F(y{x)) — F{x) + k ; ceci suppose que F(x) + k < K donc que x < H(K — k). La fonction y ne peut être définie que sur l'intervalle [0, H(K — k)\_ et sur cet intervalle elle est définie par y(x) = H[F(x) + k]. Les fonctions F et H étant croissantes, la fonction y l'est également. Le tableau des variations de y est le suivant : X F(x) F(x)+k y(x) 0 0 —— k H(k) H(K-k) ■—^"" K-k —-^ K _^—*r +°0
INTEGRATION 207 La fonction y est dérivable comme fonction composée de fonctions dérivables. Nous avons y\x) = H'[F(x) + k].F'(x) = e[yW]2.e'*2. Le graphe de la fonction y est le suivant : FIG. 6.16.3 6.17 Soient a et b deux nombres réels tels que a < b et g et h deux fonctions réelles continues admettant sur l'intervalle [a, b] des dérivées d'ordre n + 1 continues. On note gw (resp. h(k)) la dérivée d'ordre k de g (resp. h). On poseg(0) = g et /z(0) = h. Pour tout élément x de [a, b] établir l'égalité : fg(0 tf-+l\t) dt = kf (- u* ryV) tf'-k\x) - g("(«) /,("-»(û)] + +(- iv+i rg("+i)(o*o)dt. J a
208 EXERCICES D'ANALYSE Quel résultat obtient-on dans le cas particulier où n ! Solution Nous allons démontrer cette formule par récurrence. Pour n = 0 nous avons d'après la formule d'intégration par parties : fX g(0 h\t) àt = [g(x) h(x) - g(«) h(a)-] - \X g'(t) h(t) àt; c'est-à-dire que la formule proposée est vraie pour n = 0. Supposons que la formule soit vraie jusqu'à l'ordre n et appliquons-la au couple (g, h') ; nous obtenons : f g(0 (fe')00 (0 àt = * £ (-1)* [gw« (hT"1-" (x)-Jk\a) {hT~1~k\")'} + (-1)" f VV) h\i) àt Mais f g(n)(0 fc'(0 àt = g(n)(x) fc(x) - g(n)(a) fc(o) - f g(n+1)(0 h{i) àt J a J a et en remplaçant dans l'égalité précédente nous obtenons : f g(o &(n+1)(o àt = k t\- iy [gww ft("_t)w - gw(«) ft1""^)] + J a k = 0 + (- ir bww*w - g(n)(«)fc(«)] + (- D"+1 fV+1)(o fc(0dt = l" (- l)*[gwW fe(-k)(x) - gw(a) fe<-*>(a)] + + (-l)"+1 fV+1)(0&(0dt. J a La formule est vraie pour l'entier n + 1 donc par récurrence la formule est vraie pour tout entier n ^ 1.
INTÉGRATION 209 Dans le cas particulier où h(t) = (t — x)"/(n !) nous obtenons la relation 0 = l" (- If [gw(*) h("-k\x) - g<k\a) tf"-kXà)\ + * = 0 + (-D"+1 \X gln+1\t){^~^ j a n . = g(x) - g(a) + "f (- D* gw(a) ^-^ + 1=1 K ■ dt +(-d2b+i rg(B+i)(o(-^^d/ d'où • x , x (* — ") „ -> (x — a)2 „. . (x — «)" fnW . g(x) = g(a) + 1; Vte) + 2! g(a) + "" + »! g (û) J a " • Ceci est la formule de Taylor avec reste sous la forme d'une intégrale (cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 132). Dil b 1° Soient ku k2, A et B des nombres réels et y une fonction réelle admettant sur un intervalle fermé [a, b] une dérivée y' et une dérivée seconde y" vérifiant pour tout élément x de [a, b] les relations : (1) y"(x) = kx+ k2(x - a). (2)y(a) =A. (3) y'(a) = B. Déterminer la fonction y. 2° Etant donné un nombre réel C trouver une fonction y vérifiant les relations (1) et (2) et la relation y(b) = C. 1° La fonction y' est la primitive de la fonction y" prenant la valeur 2?pour x = a ; par suite y'ix) = -~ (x - a)2 + kt(x - a) + B.
210 EXERCICES D'ANALYSE y est la primitive de y' prenant la valeur A pour x = a ; par suite y(x) = -/ (x - a)3 + -rf (x - a)2 + B(x - a) + 4 . 6 2 2° j' est une primitive de y", donc il existe un nombre réel k3 tel que k /(x) = -^ (x - a)2 + fcj(x - a) + fc3 . Comme j est une primitive de y', il existe un nombre réel k4 tel que k k y(x) = ~(x - af +~{x - af + k3(x - a) + fc4 . o z Comme y (à) = ^4 nous obtenons k4 = A. Comme y(b) = C nous obtenons C = ^(b- a)3 + ^(b - a)2 + k3(b -à) + A b 2 d'où: La fonction y qui vérifie les trois conditions imposées est donc : j(x) = ^(x-a)3+^(x-a)2 + + (lbi - §(fc ~ «)2 - |(fc - fl))(*-fl) + A, soit encore k2 y(x) = -^ (x - a) (x - b) (x + b - 2 a) + 6 + -± (x - a) (x - b) + (x - a) + A . 1 b — a 6.19 Soit h un nombre réel strictement positif ; on pose X; = ih pour i = 1,2,3. Calculer l'intégrale / = I | x(x — xt) (x — x2) (x — x3) | dx . J -h
INTÉGRATION 211 Solution Sur l'intervalle fermé [— h, h] les expressions x — xt pour i — 1 , 2, 3 sont négatives, par suite nous avons : f° / = I x(x — Xi) (x — x2) (x — x3) àx — J -h rh — x{x — xt) (x — x2) (x — x3) àx . J 0 Nous devons calculer la primitive du polynôme P(pc) — x(x — Xj) (x — x2) (x — x3) = x[x3 — (xj + x2 + x3) x2 + -|- v^l *^2 ' *^2 *^3 "* *^3 "^1/ "^ -^1 -^2 *^3 I soit P(x) = x4 — 6 hx3 + 11 h2 x2 — 6 h3 x. Nous avons donc rO r>< I = P(x) àx - P(x) àx J -h J 0 d'où, si Q désigne une primitive du polynôme P, I = — Q(— h) — Q(h). Nous pouvons prendre _, . x5 3 foc4 Uh2x3 „ ,3 2 60) = — y~ + —3 3h x et par suite / = 9 h5. 6.20 Soient a, b, c trois nombres réels ; on considère la fraction rationnelle /(*) = ax 2 + bx + c (x-l)2(x + l)2 1° Décomposer cette fraction rationnelle en éléments simples. 2° Soit/ la fonction rationnelle associée à/! A quelles conditions les primitives de f sont-elles des fonctions rationnelles ? Donner leurs expressions lorsque ces conditions sont satisfaites. 1° La décomposition de la fraction rationnelle/est de la forme r, n a P y s f(x) = ; + —— + , + (X - l)2 X - 1 (X + l)2 X + 1 où ce, P, y, 3 des nombres réels. Nous obtenons a (resp. y) en multipliant f(x)
212 EXERCICES D'ANALYSE par (x — l)2 (resp. (x + l)2) et en remplaçant x par 1 (resp. — 1) dans le résultat obtenu. Nous trouvons a + b + c a — b + c « = —-a—» y = —â—• En calculant/(0) et la limite lorsque x tend vers + oo de xf(x), nous obtenons c = u-0 + y + ô et 0=0 + 5 d'où P = a — c et ô = Nous avons donc ,. . a + b + c a — b + c a — c X \ Il /(x) = H T + 4(x - l)2 4(x + l)2 4 Lx - 1 x + lJ 2° Les primitives de la fonction/sont toutes de la forme „. . a + b + c — 1 a — b + c — 1 a — c ^ FM = à 7 + À -7TT-* + —*— L°8 x - 1 x + 1 x - 1 X + 1 + k où k désigne une constante réelle. Les primitives de/seront donc des fonctions rationnelles si et seulement si a = c. Dans cette situation nous obtenons F(x) = - 2a + b 1 2 a 1 4 x - 1 où k désigne une constante réelle. x- 1 + k 6.21 Soient a et x deux nombres réels strictement supérieurs à 1 et tels que a < x. Calculer les intégrales des fonctions rationnelles suivantes. 1° 2° fx 3 t3 + 10 t2 - 2 t ~ J a (t2 - l)2 j= r, i , dt. J a t\\ + t3) ât. 1° Les racines du polynôme (t2 — l)2 étant extérieures à l'intervalle [a,x], la fonction rationnelle (3 t3 + 10 t2 — 2 t)l(t2 — l)2 est continue sur l'intervalle [a, x] donc intégrable.
INTÉGRATION 213 Décomposons la fraction rationnelle (3 <3 + 10t2 — 2t)/(t2 — l)2 en éléments simples, cette décomposition sera de la forme : 3 t3 + 10 t2 - 2 t _ A B C_ D (t2 -If (t - l)2 7^1 + (t~+T)2 t + 1 ' Nous obtenons A (resp. C) en multipliant l'égalité (1) par (t — l)2 (resp. (t + l)2) et en remplaçant x par 1 (resp. — 1) dans l'égalité obtenue. Nous avons A = 11/4 et C = 91 A. Pour t = 0 nous obtenons la relation 0=A-B+C+D. En multipliant les deux membres de l'égalité (1) par t et en faisant tendre t vers + oo nous obtenons la relation 3 = B + D d'où B = 4 et D = — 1. Nous obtenons donc 3(3 + 10/2-2( 11 1 9 1 4 1 + T " ^ + (t2 - l)2 4 (I - l)2 4 0 + l)2 t - 1 t + l L'intégrale est donc égale à r ii i 9i 1* /=[-T7-1----rT + 4LogM-l|-Log|( + l|jn soit L 2 t2 - 1 I t + 1 |J a d'où 1 TlOx + 1 10 a + H , (x 2 L x2 - 1 a2 - I J (x+ l)(a - l)4 2° Nous avons t3(\ + f3) = ?3(1 + /) (1 - / + t2). Les racines réelles du polynôme /3(1 + t3) sont donc 0 et — 1 ; elles sont extérieures à l'intervalle [a, x] donc l'intégrale J est bien définie. Nous avons 1 11 rV + i) t3 1 + t3 ' Décomposons en éléments simples la fraction rationnelle 1/(1 + t3). Nous obtenons 1 A Bt + C 1 + f3 . I + t 1 - t + t2 où A, B, C désignent des nombres réels. En réduisant le second membre au
EXERCICES D'ANALYSE même dénominateur et en identifiant avec le premier membre, nous obtenons A = \,B = — \ et C = f, nous avons donc 1 = ! _ ! [ 1 2 - t 1 t\t3 + 1) ~ t3 3 Ll + / l-t + t2ï La fraction rationnelle (2 — <)/(l — t + t2) peut s'écrire 1 3 2-t ~2(2t_1) + 2 12/-1 3 2 + 1 - ( + t2 t2 - t + 1 2 f2 - t + 1 2 /, 1\2 . 3 soit encore -'-<+' 2H)\ 2 - ( 1 2( - 1 + 1 - t + t2 2 Nous obtenons donc : r T 1 1 !T i, J= -;i--Log l+« + L 2 r 3 "-, + 1 M*' + -Log| t2 - t + 1 | - ^ Arctg^f' - -)]'■ 6 3 V3\ 2/ia Soit 1 T1 11 1 T 1 + x 1 _ x2 - x + 1 J = — Log 1— Log — 2 U2 a2l 3 1 + a 6 a2 - a + 1 \T_(x_I)_Arctg^, f [ArctgA(x_i)_Arct2^_l)j. 6.22 Pour chaque entier n > 1 calculer l'intégrale J 0 /,. T .. I 1 W1 , „„ h = | /nW àx où fn(x) = — ^- (x Log n + 1) (1 + nx Log n) Lorsque n tend vers l'infini étudier les suites (/„) et (f„(x)). Solution La fonction/,, est une fonction rationnelle dont le dénominateur a pour seule racine réelle x = — 1/Log n, nous obtenons donc f A Cx + D /-(*) = -,: : + : r, • ^ x + (1/Logn) 1 + nx Log n
INTÉGRATION 215 Pour calculer A, multiplions les deux membres de cette égalité par x + (1/Log ri) et remplaçons x par — 1/Log n dans l'égalité obtenue. Nous trouvons A = — 1/Log n . En remplaçant x par 0 dans l'égalité (1) nous obtenons D = 0 et en calculant la limite lorsque x tend vers l'infini de l'expression xf„(x) nous obtenons A + n Logn d'où C = n. Par suite nous avons 1 1 /„(*) = - 0, + Log n x + (1/Log n) 1 + nx2 Log n Une primitive def„ est donc 1 w = Log n Log x + v I + t^—tt: Log I 1 + nx2 Log n | Log n I 2 Log n Par suite /„ = Fn(l) - FJO) soit /„= - Logn Log 1 + Logn + 2 Log n Log | 1 + n Log n | + + Logn Log Log n d'où /„= - Logn Nous savons que Log (1 + Log n) + 7T- Log (1 + n Log n) 2 Log n lim^ = 0, par suite : Log(l + Logn) Log(l + Logn) 1 + Logn hm = hm • — = 0. »- + » Logn D'autre part 1 + Log n Logn Log (1 + n Log n) _ 1 2 Log n 2 1 + (i + Logn) Logl- + Log Logn
216 EXERCICES D'ANALYSE Comme Logl- + Log ni Logl- + Log ni - + Log n Log n 1 Log n B - + Log n n nous avons Logl- + Log ni lim ^ = 0 . n^ + co Log" Par suite lorsque n tend vers l'infini /„ tend vers \. D'autre part lim /„(0) = - 1 n-* + oo et pour tout nombre réel x de ]0, 1], nous avons lim /„(x) = 0; 7I-+ + 00 nous voyons donc que dans ce cas particulier : lim I„ ± \ I lim fn(x))àx = 0. 6.23 Soit m un entier positif, on considère l'intégrale J o 1 + t2 /„= I ^-Çd*. Démontrer que Im vérifie une égalité de la forme : Im = Am + Bm n + Cm Log 2 où Am, Bm et Cm sont des nombres rationnels. Trouver les entiers positifs m tels que Bm = 0 ou Cm = 0. Solution Décomposons en éléments simples la fraction rationnelle (1 — i)ml(l + t2). Nous obtenons — y~ tm(t) + ~, Y l + r l + r où Em(t) représente la partie entière de la fraction rationnelle et am et flm des
INTÉGRATION 217 nombres rationnels. Le polynôme Em(t) est à coefficients rationnels si m ^ 2 sinon Em(t) = 0. Par suite /„ = [JUO + y Log (1 + t2) + pm Arc tg ï] ^ oùPm(t) désigne une primitive de la fonction polynôme i:,„. Nous obtenons donc /- = PJtt - PJP) + y Log 2 + pm -^ . Comme Em est un polynôme à coefficients rationnels, il est clair que Pm est aussi un polynôme à coefficients rationnels, donc Im est de la forme Im = Am + Bmn+ CmLog2 où Am, Bm et Cp, sont des rationnels définis par : Am = PJV) - Pm(0) , Bm = Es. et Cm = ^. Les expressions de Em(t),fîm et <xm s'obtiennent par division du polynôme (1 — ty par 1 + t2. Ecrivons l'identité de la division de ces deux polynômes, nous avons : (1 — t)m = (1 + t2) Em(t) + am t + fim. Pour t = i nous obtenons (1 - /)m = am i + pm, d'autre part l-i = y/2 e-i,l/4 donc am i + pm = (J2)m e"''""174 . Nous avons donc pm = (V2)m cos ^ et am = - (V2)m sin ^. Les entiers m tels que Bm = 0 sont les entiers tels que jSm = 0 donc tels que cos (mn/4) = 0, par suite Bm = 0 si et seulement si m = 2 + 4 A; où A; est un entier naturel. De même les entiers m tels que Cm = 0 sont les entiers /w tels que sin (mn/4) = 0 donc Cm = 0 si et seulement si m = 4 k ou A; est un entier naturel. 6.24 Soient a un nombre réel et F une fonction rationnelle définie sur l'intervalle [a, + oo [. La fonction G définie sur [a, + oo[ par G(x) = F(i)àt est-elle bornée ?
218 EXERCICES D'ANALYSE Solution La fonction F est définie pour t ^ 0, ses pôles réels sont donc tous strictement plus petits que a. Considérons la décomposition en éléments simples de la fonction F(t), cette décomposition comporte une partie entière E(i) (éventuellement nulle), des termes de la forme AJ(t — a,-)** (ai étant un pôle réel de la fonction et k{ un entier strictement positif) et des termes de la forme Cj t + Bj (t2 + bjt + cjTJ (Cj, Bj, bj, Cj étant des nombres réels et rrij un entier strictement positif). L'intégrale E(t) àt est un polynôme en x équivalent pour x tendant vers J o l'infini à un monôme de la forme ap xp où p est le degré de ce polynôme. Nous avons d'autre part fx a, At=_ ^_ r i i î J « (t - af' kt - 1 l(x - af'-1 (a - a£)fcilJ lorsque kt est différent de 1 et x — a. r J a = At Log 1 a (t ~ G;)"' lorsque kt = 1. Par suite lorsque x tend vers + oo r a a — a. K(t- afl àt tend vers 0 si kt jt l et vers l'infini en étant équivalent à At Log x si kt = 1. Si nij est différent de 1, —J * + Bj àt = H(x) + Arc tg [L(x)] J a (f + bj t + Cj)" où H(x) est une fonction rationnelle ayant la limite 0 lorsque x tend vers + oo et L(x) un polynôme du premier degré en x. Par suite r C't + B' d, J a (t1 + bj t + Cj)mj a une limite finie lorsque x tend vers + oo (cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 132 et § II, n° 134). D'autre part Cj bj Cjt + Bj Cj 2t + bj [ Bj~~T~ t2 + bjt + Cj 2 t2 + bjt + Cj t2 + bjt + Cj '
INTÉGRATION 219 Par suite + Dj Arc tg L'(x) + Ej C,t + B, C,T J ' dt = —- Log ar + bjt + Cj 2 x2 + bj-x + Cj a + bj a + Cj Dj et Ej étant des constantes et L'(x) un polynôme du premier degré en x, donc lorsque x tend vers + oo, ]at2 + bjt + Cj tend vers l'infini en étant équivalent à C,- Log x. Dans la décomposition de la fraction rationnelle F(t), considérons la somme S des coefficients relatifs aux termes qui sont d'ordre 1/ï lorsque t tend vers l'infini. Si E(t) est non nul l'étude précédente montre que lorsque x tend vers + oo, F(i) dt est équivalent à ocp x" + S Log x (avec ap # 0) donc admet une limite infinie. Si E(t) est nul, F(t) est équivalente à S Log x pour x tendant vers + oo J o donc si S # 0, jF(ï) admet une limite infinie. La fonction G est donc bornée si J o et seulement si la partie entière de la fraction F(t) est nulle ainsi que la somme des coefficients relatifs aux termes qui sont d'ordre 1/ï dans la décomposition en éléments simples de la fraction. 6.25 Calculer les intégrales suivantes : 1° r àt où x est un nombre réel quelconque J o 1 + r 2° t\l + t ) dt où a; est un nombre réel quelconque ■J o 3° —-— dt où x est un nombre réel strictement positif J i t [x 1 4° -dt où m est un entier positif et x un nombre réel stricte- J 2 t(Log t)m ment pjus granci que 2. 5 cos f sin t dt où x est un nombre réel quelconque. J o
220 EXERCICES D'ANALYSE Solution D'après les conditions imposées à x toutes les intégrales données ci-dessus sont définies. 1° Prenons comme nouvelle variable u = t2, nous avons : f* tàt f*2 idw H ,. ,lx2 T n 1 ■= = = - Log 1 + m M = Log Vl + x2 . J o 1 + r Jol + w L2 Jo 2° Effectuons le changement de variable u = ts, nous obtenons I>+ ,5)Sd' =C(1 + u)1d" - [t]".' - àt<»+ »s>6 - '] • 3° Prenons comme nouvelle variable u = Log t, nous avons : f'Log*. fLo8X . rw2lLo8X 1„ ,2 Ji « df=Jo MdM = LTJo =2(L°gx)- 4° Avec la même méthode qu'au 3° nous obtenons "Logjc 2 tÇLog 0' Si m = 1 nous avons n~-L_-d,= pdw. JltfLogtr J Log 2 M™ I Logxdu Logx Logx Le82V=CLogM]-- = LogLo72- Si /w # 1 nous avons ~LoS*,l„ 1 fi ~lLogx rLogxdu = 1_ I" 1 1 JLog2Mm 1 - m Lwm_1JLog2 d'où r î î_r î i—\. J 2 f(Log 0m 1 - m L(Log x)m_ x (Log 2)m~]J 5° cos5 i sin f df = — cos5 t d[cos f] J o J o r cos6iix i 6 = r~^Jo = 6[1-cos x] 6.26 Soit z une fonction définie sur R et à valeurs dans C. Pour tout nombre réel x on note/(x) la partie réelle de z(x) et g(x) sa partie imaginaire. Si /et g sont deux fonctions intégrables, et a et b deux nombres réels, on pose rb rb rb I f(x) dx + i g(x) dx = z(x) dx J a •* a "a
INTEGRATION 221 Soit a un nombre complexe ; on note h sa partie réelle et k sa partie imaginaire. Pour tout nombre réel x on pose par définition e"x = e^fcos kx + i sin kx]. Démontrer que l'on peut définir rb rb Yfaxl * ea*dx et que eax dx = — . Solution Les fonctions réelles ehx cos kx et ehx sin kx étant continues sur R, pour tout couple (a, b) de nombres réels on peut définir -6 e** cos kx dx et ehx sin kx dx J a Jfl et par suite •b e"x dx r J a Soit F(x) (resp. G(x)) la partie réelle (resp. imaginaire) de eax/a. Nous avons ehx (h — ik) (cos kx + i sin kx) et par suite et a h2 + k2 ehx F(x) = — (h cos kx + k sin kx) " 2 ■ ir2. hA + k ehx G(x) = — (— k cos kx + h sin kx). Calculons F'(x) et G'(x) nous obtenons : h ehx ehx F'(x) = (h cos /ex + k sin /ex) H— ( — kh sin kx + k2 cos /ex) h + k2 h2 + k2 soit encore F'(x) = ehx cos kx. Nous démontrerions de même que G'(x) = ehx sin Àrx nous avons donc :
222 EXERCICES D'ANALYSE 6.27 Soient/ une fonction réelle continue sur l'intervalle [0, n], et n un entier strictement positif. On considère l'intégrale fi(«) = f"/C J o /i(n) — /(*) cos nx dx . J o Soit k un entier strictement positif, calculer/t(«) dans les cas suivants 1° /(*) = SLn kx 2° /(x) = e*\ 3« f(x) = x2 - 2 nx. Solution 1° Nous avons f" /i(n) = sin kx cos nx àx . ■J 0 Supposons k jt n alors sin kx cos nx = ^[sin (A; + n) x — sin (A: — ri) x]. Par suite nous avons ,, , 1 T cos (k + n) x cos (k — n) xl * /l(8) = 2[" fc + n + fc-n J0 d'où M = 1 r (- i/*b (- !)*-■ 1 1 1 Comme A: + « et k — n ont même parité nous obtenons : /i(«) = 7yiL^[(-ir"-l]. Supposons maintenant que k = n, alors /i(n) = sm nx cos w:x dx J 0 d'où /1(«) = -joSm2«xdx = -[--T7r-jo = 0. 2° Nous avons /i(") = e** cos «x dx . J 0
INTÉGRATION 223 Posons zt(ri) = e(*+i»)* ,jx (cy exercice 6.26),/i(n) est la partie réelle de Zi(n). J o Or nous avons zi(") = et = ~i i e [cos nx + 1 sin nx] L/c + inJ o fc + in fc + n donc [e** 1* fc -(fccosnx + n sin nx) = — -[(- If ek* - 1] . fc2 + n2 J o fc2 + n2 3p Nous avons f" 2 /j(n) = (x — 2 roc) cos nx dx J o soit /i(n) = x2 cos nx dx — 2 7t x cos nx dx . Par intégration par parties nous obtenons successivement : f" T sin nxl* f" sin nx , I x cos nx dx = x — dx Jo L n J0 J0 n = [cos nx] " = (- 1)" - 1 ~L n2 Jo~ n2 f ™ 2 , r 2 sin nxl * f"2x sin nx , x cos nx dx = x — dx Jo L « Jo Jo « = I x sin nx dx n Jo f" T cos nxl" fcosnx, x sin nx dx = I — x + dx Jo L « Jo Jo « _ (- l)n+17t fsin nxl " = (- 1)"+1 n n L n2 J o n Par suite nous obtenons ., . (-D"2 7r [(- 1)" - 1] 2 /i(«) = 2 2 7T ^ = - w2 L n J n
224 EXERCICES D'ANALYSE 6.28 Soient A, B, C, a, x des nombres réels tels que 0 < a < x. On suppose que A > 0 et que B2 — AC < 0 et on considère la fonction g définie pour tout nombre réel t par g(t) = VAt2 + 2 Bt + C. Calculer au moyen d'une intégration par parties l'intégrale g(t) et. Solution Compte tenu des hypothèses faites sur A, B, C le trinôme At2 + 2 Bt + C est strictement positif sur R et la fonction g est définie, continue et strictement positive sur tout intervalle fermé [a, x] de R. Par intégration par parties nous obtenons : fx r -T--, lx f (At + B)tdt g(t)dt = \ts/At2 +2Bt + C\ - ====== Ja L h J a^At2 + 2Bt + ■ (1) Observons que sJAt2 + 2 Bt + C = si A Vk-ï + AC - B2 et posons nous obtenons : u = t + B et K = v: AC -B1 - (B//4)] dw f* (At + B)tdt = ,- C*nBIA)u[u-(Bi J a y/At2 + 2BI + C J a+(B/A) sju2 + ^ Çx+^A\_i^Au__ __ B_ p+(BM> u au J a+(BiA) V"2 +K2 m'a~ J 0+(BM)Vw2 + K2 Mais j^ rx+jBIA) u àu JA et d'autre part = Ju2+K2 V<4 x + (B/,4) a + (BM) B ^At2 + 2 Bt2 + C <x + (BIA) jfl çx + iB/A) u2du p çX + WA) ^Â\ ===== g(t)àt-^A J a + (B/A) ^U J a J a + (B/A) K'àu JxSTk2
INTEGRATION 225 Nous avons donc : I \Mt2 + 2Bt + C J I +fBMi Vm2 + K2 - || -/i*2~+ ÏbTVc1 ; mais I *+(«M) du a + (B/A) donc nous obtenons + B)ât Ju2 + K2 = JLog | u + V"2 + K2|l x+(BM) (B/X) J a y/At2 + 2Bt + C J a [A - \k2 y/A Log | u + Vw2 + K2\ et en portant ce résultat dans l'égalité (1) nous obtenons finalement : ]x + o + x + (B/X) («M) x + (B//l) (B/X) d'où g(0 ât = - (x + — I V^x2 + 2 Bx + C - - I a + — I yj Aa2 + 2 Ba + C + + v4C - B2 2 A V'Â Log ^4x /4a + + B B + s/A s/Ax2 + y/A yjAa2 + + 2£x + C 2Ba + C 6.29 Soient a un nombre réel strictement supérieur à 2 et x un nombre réel tel que x ^ a. Calculer les intégrales j_r t + i dv J=r' t2 _ J. (t2 - 3 t + 2)v> ' J. (4 + 9 f 2)M d< Calvo. — Exercices d'analyse
226 EXERCICES D'ANALYSE Solution Calculons /. Nous avons t2-3f + 2=(t-|)2-i = iL(2f-3)2-l]. Prenons comme nouvelle variable m = 2 t — 3. Nous avons alors J 2o-3 1 l~, 7 J 2u-3 V«2 — 1 J 2o-3 V«2 — 1 jV« — 1 et par suite "]2x-3 Vw2 - 1 + 5 Log | u + Vu2 - 1 | J2o-3 nous obtenons donc / = [2 Vf2 - 3 t + 2 + 5 Log | 2 f - 3 + 2 Vf2 - 3 t + 2 \fa d'où 1 = 2 yjx2 - 3 x + 2 - 2 Va2 - 3 a + 2 + 5 Log 2x - 3 + 2 Vx2 2a - 3 + 2^0? - 3x + 2 - 3a + 2 Calculons /. Nous avons 4+9f=4 H")- Prenons comme nouvelle variable m = Arg sh (3f/2) et posons a ,3a „ . , 3 x a = Arg sh —- et p = Arg sh—y. Nous obtenons 1 ' vf) (shM)22 -=—-, - ch w dw soit J 2 ch m 3 -■sf.*' du Calculons I sh2 m dw par une intégration par parties ; nous obtenons J a rP rP sh2 uàu = [sh u ch w]£ — ch2 u du , J a J a or ch m = 1 + sh m
INTÉGRATION 227 donc f 2 2 sh2 w dw = [sh w ch w — w]f et par suite J = — [sh m ch m — w]„ . Nous avons et par suite d'où 27 u = Arg sh^ = Log(^ + J\ t2 + l) , -^•^^-mï+vf+o]: 3 /■ /^ rT^ /^ iT^ r 3 x + V9 x2 + 4 (x V4 + 9 x2 — a V4 + 9 az) - Log 4 3 a + V9 a2 + 4 6.30 1° Soit a un nombre réel. Démontrer que toute fonction G, définie sur l'intervalle [— a, a] par P(sin x, cos x) G(x) = g(sin x, cos x) où P(u, v) et Q(u, v) sont des polynômes à deux indéterminées m et v, peut s'écrire L^cos x) + sin x. M^cos x) L2(cos x) + sin x.M2(cos x) ou Lt(v), Mi(v), L2(v) , M2(v) sont des polynômes en v. 2° Démontrer que dans l'hypothèse où pour tout élément x de [—a,a], G(x) = — G(— x), la fonction G est de la forme G(x) = S(cos x) sin x où 5 est une fonction rationnelle. 3° En déduire une remarque utile pour reconnaître que l'intégrale > G(x) dx peut être calculée à l'aide du changement de variable s = cos x. Quelles sont les remarques analogues pour reconnaître que cette intégrale peut être calculée à l'aide du changement de variable s = sin x ou s = tg x ? r
EXERCICES D'ANALYSE 1° Le polynôme P(u, v) peut s'écrire sous la forme P(u, v) = £ apq up if où apq est le coefficient du monôme ur vq de ce polynôme. Séparons les monômes qui contiennent u à une puissance impaire des monômes qui contiennent m à une puissance paire. Nous avons 0«2r«m l«2r+l«m Si u = sin x et i; = cos x nous avons m2 + v2 = 1. Soit L^v) le polynôme 0«2r«m et Mt(i;) le polynôme Z fl2,+i„a-f2)r^ l«2r+l«m alors pour u = sin x et v = cos x nous obtenons P(u, v) = L^v) + uMt{v). Nous démontrerions de manière analogue qu'il existe deux polynômes L2(v) et M2(v) tels que pour m = sin x et v = cos x nous ayons Q(u, v) = L2(v) + uM2(v) et par suite L^cosx) + sin x. Mt(cos x) L2(cos x) + sin x.M2(cos x) ' 2° Supposons que pour tout élément x de [— a, a] nous ayons G(x) = - G(- x) . La fonction cosinus est une fonction paire et la fonction sinus une fonction impaire. Nous avons donc Lt(cos x) + sin x.Mi(cos x) _ L^cos x) — sin x.Mx(cos x) L2(cos x) + sin x. M2(cos x) L2(cos x) — sin x. M2(cos x) pour tout élément x de [— a, a]. Par suite : L1(cos x) jL2(cos x) + sin x[Af ^cos x) L2(cos x) — L^cos x) M2(cos x)] — — sin2 xMt(cos x) M2(cos x) = — L^cos x) L2(cos x) + + sin x[Mt(cos x) L2(cos x) — L^cos x) M2(cos x)] + + sin2 xMt(cos x) M2(cos x)
INTÉGRATION 229 pour tout élément x de [— a, a]. Nous avons donc la relation L^cos x) L2(cos x) — sin2 xM^cos x) M2(cos x) = 0 pour tout élément x de [—a, a]. Supposons que le polynôme L2 ne soit pas identiquement nul, alors nous aurons T , „ sin2 xM,(cos x) M,(cos x) _, ,. sinxM^cosx) LAcos x) = =—. -^—^ et par suite G(x) = —r—: r— . 1V ' L2(cos x) y L2(cos x) Si le polynôme L2 est identiquement nul alors nécessairement le polynôme Mt est identiquement nul, car M2 ne peut être identiquement nul en même temps que L2. Nous avons alors LAcos x) . L^cosx) G(x) = — = sin x sin xM2(cos x) (1 — cos x) M2(cos x) Donc si G(x) = — G(— x) pour tout élément x âe [— a, a] il existe une fonction rationnelle S telle que G(x) = sin x. S(cos x). r" 3° Nous déduisons du 2° que l'intégrale I G(x) dx peut être calculée en faisant le changement de variable cos x = s, si G(x) = — G(— x) soit encore si l'élément différentiel G(x) dx est invariant par la transformation x i—► — x. Les notations et les hypothèses étant celles de la question précédente nous avons alors rb rb I G(x) dx = I sin x5(cos x) dx ; donc si S est une primitive de la fonction rationnelle S, nous avons : f* I G(x) dx = 5(cos b) — S(cos a) . J a Nous démontrerions de même que l'intégrale proposée peut être calculée en faisant le changement de variable sin x = s (resp. tg x = t) si l'élément différentiel G(x) dx est invariant par la transformation x i-» n — x (resp. x i—► n + x) . Dijl Soient b et c deux nombres réels non nuls et a et x deux nombres réels tels que chacune des intégrales suivantes soit définie : 1° r * -*: 2' f^d,; 3« f-'i'-d,; ■I a 2 + cos t J a sin t J a cos t 4° r 2 X 2 df' 5° f*-, ' dr; J a sin ï cos f J a b cos r + <■ sin t Calculer ces intégrales.
230 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° Prenons comme nouvelle variable u = tg (t/2). Nous obtenons : r 1 _ pg(x/2)l + u2 2 du rtg(x/2) 2 du J o 2 + COS f J tg(a/2) 3 + U2 1 + U2 J tg(o/2) 3 + M2 d'où dt = — Arctg — J n 2 + cos ï ^/3 L x/3Jtg(o/2) ^-fjArctg^-Arctg^l. 2° L'élément différentiel cos3 f/sin4 î df est invariant par la transformation x i—► n — x, prenons donc u = sint comme nouvelle variable. Nous obtenons J a Sin t Jsino U L 3 M uJsinu par suite r^„-iU-j.it_L__L. J o sin t 3 Lsin x sin ai sin x sin a 3° L'élément différentiel considéré est invariant par la transformation x h-» x + n nous pouvons donc prendre u = tg t comme nouvelle variable. Nous avons \xj%L àt = rx udu=ktx=i [tg2 x - tg2 à]. J a COS t J tg a L 2 J tg u 2 4° Nous avons comme ci-dessus en posant u — tgt J a sin t cos ( J tgo m r i vgx i i = + " = 7 : + tg x - tg a . L " Jtgo tga tgx 5° Nous avons de même : r i ^ ctEx i ^ i r* . c itgx —; 7 5 ï— dt = —r r du = ArC tg - M J a b cosz t + c sin2 t J tgU b2 + c u cbV. b Jtgo = à[ArCtg(|tgX)-ArCtgfetgfl)]-
INTÉGRATION 231 6.32 Soit n un entier positif ; calculer : f(tgOBd< •> a Solution Posons /„= f(tgO"df J a et effectuons le changement de variable tg t = u. Nous obtenons •tgx n " I < 2 J tgo 1 + M Nous pouvons écrire que m" = (1 + m2) w" 2 — w" 2 et par suite que : /„ = rxw-2du ~ i„_2=—Lr[(tgx)"-1 - (tga)-1] - /„_2 J tgo ni Ceci nous permet de calculer /„ par récurrence pour tout n ^ 0 si nous connaissons IQ et /t. Nous avons /0 = I ât = x — a J a et /!=| tgtdï=| ~^—^= LogVl + w2 = Log J o J tgo 1 + M L J tga cos a cosx Supposons n pair. Si nous posons n = 1 p nous obtenons : l2> = YV^\[(tg X)2P_1 _ (tg a)2"'^ ~ /2""2 '2p-2 2p - 3 [(tgx)2"-3-(tga)2"-3]-/2p_4 *2 = 2 PS x - tg fl] 70 = x — a . -/i,
232 EXERCICES D'ANALYSE De ces p + 1 égalités nous déduisons : + 2y^3^x>2"3 - te")2"-3] + - + (~ l)""1 (tg x - tg a) + (- 1)" (x - a) . Supposons n impair. Si nous posons n = 2p + 1 nous obtenons hP+i = ^z [(tg x)2p - (tg a)2'] - I2rl z. p ■*2p-l — 2/7-2 [(tg X)2""2 - (tg fl)2*-2] - /2p_3 /3 =^[(tgx)2-(tgû)2]-Jt h Log cos a cos x Des /? + 1 égalités précédentes nous déduisons : /2p+i = ^[(tgx)2' ~ (tg«)2"] + JJ~2^tëx)2P~2 ~ ^fl)2""2J + - + (-1) p-i [tg2 x - tg2 a] + (- l)p Log cos a cosx 6.33 Soient a et x deux nombres réels et n un entier rationnel. Calculer les intégrales suivantes : df J « 3 + ch t J a (sh t (sh t + ch t)" Solution Effectuons le changement de variable u = th(r/2) dans / ; nous obtenons 1 , 1 + u2 d« = -(l-u2)df, cht = —-^
INTÉGRATION et par suite en posant a — th(a/2) et fS = th(x/2) nous avons : Cx àt _ f" 1 2àu _ C" Au J03 + chï Ja„ 1 + w2 1 - w2 Kl-u2 1 -M2 Mais nous avons — = — [ 1 + —î—1 -w2 2 Jï IJÏ - u J2 + ul donc J « 3 + ch t 2 J2 U a J2 - u J a J2 + id V2 soit J = -^ Log 2v/2 Si « = 0 nous avons = _L[Log|^H' 2^/2L IV2-u|J« (V2 + thfr/2)) (V2 - th(a/2)) (V2 - th(x/2)) (V2 + lh(o/2)) J0 = I àt = x — a; J Q si n ^ 0, en observant que sh t + ch t = e' nous obtenons /„ = e-"'df d'où J- = 6.34 Soient a et x deux nombres réels strictement positifs ; on considère l'intégrale fx t" F(x, n,p)= —— J a (e — D" àt oùn etp sont des entiers positifs tels que/? > 1. En supposant w > 1 et/> > 1 exprimer F(x, «,/?) à l'aide de F(x, n,p — l)et de F(x, n — \,p — 1). Démon-
234 EXERCICES D'ANALYSE trer que le calcul de F(x, n,p) peut se ramener à celui d'intégrales de la forme F(x, m, 1) avec 1 < m < n (on ne cherchera pas à calculer ces dernières). Appliquer cette méthode à la réduction de l'intégrale F(x,l,2) = [*—1 J a (e — l)2 àt. Solution Nous pouvons écrire m , fx f(l - e' + e') F(x, n, p) = — at h (e' - 1)" et par suite F (x, n, p) = - F(x, n, p - 1) + — ■I a (e 1)" dï. L'entier p étant strictement supérieur à 1, nous obtenons par intégration par parties : r_j^_dt = r * il'--M' t"1 xdt- J . (e' - 1)" L(l - p) (e* - l)"-lh 1 - p J ■ (e' - l)p_1 Nous avons donc 1 T x" a" 1 F(x, n, p) = r + l-pUe'-l)"-1 (e0-!)"-1] fl + r F(x, n - 1, p - 1) - F(x, n, p - 1) . p - 1 Si n ^ 2 et p — 1 > 1 nous pouvons appliquer à nouveau la formule précédente à F(x, n,p — 1) et à F(x, n — l,p — 1) ce qui ramène le calcul de F(x, n,p) au calcul d'intégrales de la forme F(x, r, p — 2) avec n — 2 < r < n. Donc si n ^ p à la suite de p — 1 opérations nous ramenons le calcul de F(x, n, p) à celui d'intégrales de la forme F(x, r, 1) avec 1 </•<«. Si p < n, après p — 1 applications de la formule précédente nous nous ramenons au calcul d'intégrales de la forme F(x, m, 1) avec 1 < m =$ n et au calcul d'intégrales de la forme F(x, 0, r) avec p — w < r < 1. Démontrons que ces dernières intégrales se calculent par récurrence. Nous avons F(x, 0, s) = = ât + J . (e' - l)s J a (e' - l)s J . (e' - (e' - l)s J a (ef - l)s J - (e' - l)s soit F(x, 0, s) = - F(x, 0, s - 1) + ~— [—-L—J X 1 - s L(e' - l)s M «
INTEGRATION 235 d'où F(x, 0, s) = - F(x, 0, s - 1) + — \ r -r]. s - 1 L(e" - 1),_1 (ex-l)s-'J En ajoutant membre à membre les r égalités obtenues en multipliant la j-ième égalité ci-dessus par (— l)s_1 pour s = 1, 2,..., r, nous obtenons F(x, 0, r) = —— T -1 - r-\ L(ea- l/"1 (e*- ïf-1} ~ 7^2 L(e" - IY'2 ~ (ex - iy-2\ + + le" - 1 ~ e^^lJ + (- l)-1 Log ex - 1 1 + (-iy(x-a). Par suite dans tous les cas le calcul de F(x, n, p) se ramène à celui d'intégrales de la forme F(x, m, 1). Etudions F(x, 1, 2). Nous obtenons F(x, 1, 2) = f—? —?—1 + F(x, 0, 1) - F(x, 1,1) . Le — 1 e — 1J Mais F(x, 0, 1) = - (x - a) + Log Nous avons donc : F(x, 1, 2) = \~ -iL_] - (x - a) + Log Le — 1 e — 1J ex - 1 e" - 1 e"- 1 F(x, 1, 1) . Le calcul de F(x, 1, 2) se ramène donc au calcul de F(x, 1, 1).
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 7.1 Intégrer les équations différentielles suivantes (1 + x2)2 y' + 2 x + 2 xy2 = 0 (1) Vl + x2 y' - y2 - y - 1 = 0 (2) 0- (3) y^-.-y Vl + x2 Ces trois équations sont à variables séparables. 1° L'équation (1) s'écrit aussi (1 + x2)2 y = - 2 x(l + y2) soit encore y' -2x 1 + y2 (1 + x2)2 En intégrant les deux membres de cette dernière équation on trouve 1 Arctgy = + K 1 + x
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 237 où Kest un nombre réel ; donc les solutions de l'équation (1) sont de la forme où K est un nombre réel. 2° L'équation (2) se met sous la forme ,< y2 + y + ! Vl+x2 Le polynôme r2 + r + 1 ne possède aucune racine réelle donc l'équation (2) est équivalente à l'équation y' 1 y2 + y + i Vx2 + i Pour intégrer le premier membre posons u — y + \ et t = 2 w/\/3, alors y2 + y + i 2 , /V3\2 V3 '2 + i ' ■•+(£) donc une primitive du premier membre est 2 a ♦ 2y + l -- Arc tg V3 V3 Par ailleurs nous savons (cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 129) que les primitives du second membre sont de la forme Arg sh x + 1 où 1 est un nombre réel, donc on a 2 a . 2y + i —. Arc tg ^z— = Arg sh x + A. V3 V3 d'où et -^■—— = tg v Argsh.v + ^3 \ 2 2 / V3 /\3A . A v 3\ 1 J' = -2- tg^-2- Arë sh * + —2~J ~ 2
EXERCICES D'ANALYSE donc les solutions de l'équation (2) sont de la forme V3+ „A/3 y = ^jrteyY Arg sh x + K) ~ 2 où K est un nombre réel. 3° L'équation (3) s'écrit aussi y' y/x2 + 1 soit encore y e ' ** = Vx2 + 1 . Une primitive du premier membre est ey ; pour calculer une primitive du second membre posons x = sh u, alors y/x2 + 1 dx = Vsh2 m + 1 ch u du = ch2 u du ch 2 u + 1 . sh2u + 2u du = h K . où K est un nombre réel ; or sh2u + 2« shwchu + u x y/x2 + 1 + Arg sh x donc x \!x 2 + 1 + Arg sh x 2 où K est un nombre réel. Comme la fonction x y/x2 + 1 + Arg sh x Xh" 2 est strictement croissante de — co à + co lorsque x varie de — co à + co, pour chaque nombre réel K l'ensemble des nombres réels x tels que x Vx2 + 1 + Arg sh x K > Q 2 est un intervalle ouvert, soit ]aK, + oo [
ÉQUATIONS DIFFERENTIELLES 239 et l'équation (3) admet alors, sur cet intervalle la solution (x-Jx2 + 1 + Arg sh x rA y = Lo*( 2 + K) 7i2 On considère les équations différentielles x + y' (1) xy = y + Vx2 + y2 . (2) Trouver leurs intégrales générales sur chacun des intervalles ] — co, 0[ et ]0, + oo [. On constate aisément que les équations (1) et (2) sont inchangées lorsqu'on remplace x par kx et y par Ay où A est un nombre réel. Ces deux équations sont donc homogènes. 1° Cherchons d'abord si l'équation (1) possède une solution de la forme y = tx où t est un nombre réel ; on devrait avoir pour cela t = (x + tx)/x pour tout nombre réel x non nul, ce qui est impossible. Posons à présent y = tx, t étant une fonction dérivable de x. Alors on a y' = t'x + t et en portant dans l'équation (1) on trouve , x + tx t' x + t = . x Dans chacun des intervalles considérés cette équation équivaut à t' x = 1 soit x et par intégration t = Log | x | + K où K est un nombre réel. La solution générale de l'équation (1) est donc de la forme {y = x Log x + /C, x si xe]0, + co[ y = x Log (— x) + K2 x si x e ] — co, 0[ où Klt K2 sont deux nombres réels.
EXERCICES D'ANALYSE 2° On démontre facilement que la seule solution de l'équation (2) de la forme y = txoùt est un nombre réel, est la fonction constante de valeur 0. Cherchons à présent les solutions de l'équation (2) sous la forme y = txoùt est une fonction dérivable de x. On a y = t' x + t d'où en portant dans l'équation (2) x(t' x + t) = tx + Jx2 + t2 x2 soit encore f x2 = | x | y/i +t2. Dans chacun des intervalles considérés cette équation équivaut à _J1_ = j*j Vl + t2 x2 Dans l'intervalle ]0, + oo[ on obtient en intégrant les deux membres Arg sh t = Log x + Kt où Kt est un nombre réel ; d'où t = sh (Log x + Ky). Dans l'intervalle ]— oo, 0[ on obtient Arg sh t = — Log (— x) + K2 où K2 est un nombre réel ; d'où t = sh (K2 — Log ( — x)). Par suite la forme générale des solutions de l'équation (2) est (y = xsh(X! + Logx) si xe]0, + oo[ y = x sh (K2 — Log (— x)) si x e ] — oo, 0[ où Ku K2 sont deux nombres réels. On peut transformer l'expression de ces solutions en posant Kt = Log Ct. K2 = Log C2 où Cu C2 sont deux nombres strictement positifs ; on a alors cix ~ ç"-^ C2 x2 - l sh (Xt + Log x) = sh (Log Q x) = —— — 1 sh (K2 - Log(- x)) = sh^Log(- ^)) = 2C(x 1^2 -^ 0-> X C--9 '2 2 2 C2x la forme générale des solutions de l'équation (2) devient alors C\x2 - 2 Ci x2 -C\ 1 si si xe]0, + oo[ xe]— oo, 0[ où Cy, C2 sont deux nombres réels strictement positifs.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 241 /■O On considère l'équation différentielle xy' - (je + 1) y + ex(x2 + 1) = 0 . (1) 1° Trouver son intégrale générale dans chacun des intervalles ] — co, 0] et ]0, + oo [. 3° Montrer qu'il existe des fonctions définies et continues sur R qui sont solutions de l'équation (1) pour x # 0. Solution 1° L'équation homogène associée à l'équation (1) est xy'-(x + l)y = 0. (2) Dans chacun des intervalles ]— co, 0[ et ]0, + co[ les solutions de cette équation qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation (3) y' = x + l y x En intégrant chacun des membres de l'équation (3) on obtient Log | y | = x + Log | x | + K où Kzst un nombre réel ; il en résulte que y = Cx ex où C est un nombre réel. Pour déterminer la solution générale de l'équation (1) sur chacun des intervalles]— oo, 0[et]0, + oo[, appliquons la méthode de variation des constantes. Ecrivons y sous la forme y = C(x) x ex (4) où C est une fonction dérivable de x. Alors on a en dérivant (4) y' = C'(x) x e* + C(x) e* + C(x) x e* et en portant dans l'équation (1) on obtient C'(x) x2 e* + C(x) x e* + C(x) x2 e* - C(x) x2 e* - C(x) x e* + + e*(*2 + 1) = 0 soit C'(x) x2 e* + e*(x2 + 1) = 0
242 EXERCICES D'ANALYSE X C(x) = — x H \- k 1 d'où il vient d'où en intégrant où k est un nombre réel. L'intégrale générale de l'équation (1) est donc de la forme y = (- x2 + 1 + ki x)ex si xeR* y = (— x2 + 1 + fc2 x)e* si xeR* où fcx, k2 sont des nombres réels. 2° Pour tout nombre réel A: on a lim (- x2 + 1 + fcx) e* = 1 x->0 donc les fonctions gx„(A e R, ju e R) définies par SawW = (~ x2 + 1 + Àx) ex si x e RÎ. gxM) = (- x2 + 1 + fix) ex si xe R% satisfont à la question lA On considère l'équation différentielle xy' - j = Log | 1 + x | (1) 1° Trouver son intégrale générale dans chacun des intervalles ]— oo, — 1[ ]- 1, 0[et]0, + oo[. 2° Montrer qu'il existe des fonctions définies et continues sur R qui sont solutions de l'équation (1) pour x ^ 0 et x ^ - let qui ont des dérivées infinies pour x = 0etx= — 1. 1° L'équation homogène associée à l'équation (1) est xy' - y = 0 (2)
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 243 Dans chacun des intervalles ]— oo, 0[, ]0, + oo[ les solutions de l'équation (2) qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation y x d'où en intégrant Log | y | = Log | x | + K donc y = Cx où C est un nombre réel. Comme Log | 1 + x | n'est pas défini pour x = — 1, nous allons déterminer la forme de l'intégrale générale de l'équation (1) dans chacun des intervalles ]— oo, — 1[, ]— 1, 0[, ]0, + oo[. Pour cela nous appliquons la méthode de variation des constantes en posant j = C(x)x (4) où C est une fonction dérivable de x. En dérivant (4) on obtient y' = C'{x) x + C(x) d'où en portant dans l'équation (1), C'(x) x2 = Log | 1 + x | d'où Log | 1 + x | C'(x) = x2 Une intégration par parties donne alors ... . - (x + 1) Log | 1 + x | r , , , C(x) = —- — + Log | x | + k où k est un nombre réel. La forme générale de l'intégrale de l'équation (1) est donc Iy = — (x + 1) Log (x + 1) + x Log x + kt x y = — (x + 1) Log (x + 1) + x Log | x | + k2 x y = — (x + 1) Log | x + 1 | + x Log | x \+ k3x où klt k2, k3 sont des nombres réels. 2° Observons que pour tout nombre réel k ona Km [— (x + 1) Log (x + 1) + x Log | x | + kx] = 0 x-+0 si si si xe]0, + oo[ xe]- 1,0[ xe]— oo — 1[
EXERCICES D'ANALYSE donc si ku k2 sont deux nombres réels, on définit une fonction g continue sur ]— 1, + oo[ en posant |g(x) = — (x + 1) Log (x + 1) + x Log x + kt x si x e JO, + oo[ g(0) = 0 g(x) = — (x + 1) Log (x + 1) + x Log | x | + k2 x si x e ] — 1, 0[. A présent observons que Jim [— (x + 1) Log (x + 1) + x Log | x | + k2 x] = — k2 et lim [— (x + 1) Log | x + 1 | + x Log | x | + fc3 x] = — k3 Il en résulte que pour tout couple (ku k2) de nombres réels, la fonction gklk2 définie sur R par gklk2(x) = — (x +1) Log (x +1) + xLogx + kt x si xe]0, + oo[ | &,b(0) = 0 i gfc!fc2W = —(x + 1) Log(x+l) + xLog | x | + k2 x si xe]—1,0[ gt,k2(- 1) = - k2 gklkl(x) = —(* + l) Log | x + 1 |+xLog | x \ + k2 x si xe]-oo,—1[ est continue sur R et sa restriction à chacun des intervalles 1 — co, — 1 [, ] — 1, 0[ et ]0, + oo[ est évidemment solution de l'équation (1). Soit (ku k2) un couple de nombres réels ; posons g = gkl k2 où gkl k2 est la fonction définie comme ci-dessus ; alors, lim ^ ^9 = lim [_^JliLog(x + 1) + Log | x | + kj = X-+0+ X x->0+ L X J et lim gW - «< x-*0- X 0) donc la dérivée de g D'autre part limg(x) - g(r x_>_1 x + 1 1) = lim f au point = x Oest + x - -Il 00, ■oo oo ,. — (x + 1) Log | x + 1 | + x Log | x | + k2 x + k2 = lim 7 ^r = + 00 *--1 (x + 1) donc la dérivée de g au point — 1 est + oo.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 245 7i5 On considère l'équation différentielle xOc2- ï)y' + 2y = x*. (1) 1° Trouver sa solution générale dans chacun des intervalles]— co, — 1[, ]-l,0[,]0, l[et]l, + oo[. 2° En déduire qu'il existe une fonction réelle g et une seule, définie, continue et dérivable sur R qui soit solution de l'équation (1) dans chacun des intervalles ]- oo,- 1[,]- l,0[,]0,l[et]l, + oo[. Solution 1° L'équation homogène associée à l'équation (1) est x(x2 - 1)/ + 2y = 0. (2) Dans chacun des intervalles ]— oo, — 1[, ]— 1, 0[, ]0,1[, ]1, + oo[, les solutions de cette équation qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation g- = - 22 ■ (3) y x(x2 - 1) En décomposant la fonction rationnelle — 2/x(x2 — 1) en éléments simples on obtient - 2 2 1 1 x(x2 — 1) x x — 1 x + 1 et en intégrant les deux membres de l'équation (3) il vient x2 Log | y | = Log — — + K I x2 - 1 | où K est un nombre réel ; il en résulte que y = Cx2 x2-l où C est un nombre réel Pour déterminer la solution générale de l'équation (1) sur chacun des intervalles ]— oo, — 1[, ]— 1, 0[, ]0, 1[, ]1, + oo[ appliquons la méthode de variation des constantes. Posons y = C{x)~ (4) x2 - 1 où C est une fonction dérivable de x. Alors en dérivant (4) on obtient y' = C'(x)-^--C(x) 2X x' - 1 (x2 - l)2
246 EXERCICES D'ANALYSE d'où en portant dans l'équation (1) x3 C'(x) = x2 soit 1 et en intégrant où k est un nombre réel. C'(x) C(x) = Log | x | + k Revenant maintenant à la formule (4) on a l'intégrale générale de l'équation (1) sous la forme y = (Log | x | + kt) \ y = (Log | x | + k2) | y = (Log | x | + k3) y = (Log | x | + k4) x x2 - 1 2 X xz - 1 2 X xz - 1 2 X x2-l si x e] — oo, —1[ si xe]- 1, 0[ si x e ]0, 1[ si x e]l, + oo[ où ku k2, k3, fc4 sont des nombres réels. 2° Supposons qu'il existe une fonction g définie et continue sur R dont la restriction à chacun des intervalles ]— oo, — 1[, ]— 1, 0[, ]0, 1[, ]1, + oo[ soit solution de l'équation (1). Alors on a des nombres réels ku k2, k3, k4 tels que g(x) = (Log \x\ + kt) g(x) = (Log | x | + k2) x2-l x2-l g(x) = (Logx + k3) '- g(x) = (Log x + k4) x x2 x2-l si x e] — oo, — 1[ si xe]- 1,0[ si x e ]0, 1[ si x e]l, +oo[.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 247 Comme g est continue au point 1, on a x2 x2 g(l) = lim (Log x + k3) — = lim (Log x + k4) — - x->l- X — 1 x-l + X — 1 Calculons la limite de x2 Log x/(x2 — 1) lorsque x tend vers 1 ; en posant x = 1 + h, on a Logx _ Log(l + /i) x2 - 1 ~ 2h + h2 ' Au voisinage de 0, Log (1 +fï)~het2h + h2~2h donc lira J^ = i = lim *4^g* x-l X — 1 2 x-1 X — 1 Mais on a g(l) = - + lim -£— = -+ lim ^~— 2 x-i-xz-l 2 x-i+x -1 donc on a nécessairement A:3 = k4 = 0. En utilisant la continuité de g au point — 1 on démontre de la même manière que kt = k2 = 0 ; par ailleurs on a lim ^oghci = Q x-0 X — 1 et g est continue au point 0 donc g(0) = 0. Par suite la fonction g est définie par lg(x) = ^^1^ si xeR-{-l,0, + 1} 1 xz - 1 /g(-l) = g(l)= \ et g(0) = 0. Comme il est clair que ces formules définissent une fonction continue sur R, nous venons de démontrer qu'il existe une fonction g définie et continue sur R, et une seule, dont la restriction à chacun des intervalles ] —oo, —1[, ] — 1, 0[, ]0, 1[ et ]1, +oo[ soit solution de l'équation (1). Montrons que cette fonction g est dérivable en tout point de R. Sur R-{- 1,0, 1}, g s'exprime sous forme d'un produit de fonctions dérivables donc est dérivable. D'autre part g est une fonction paire donc il suffira de démontrer que g est dérivable aux points 0 et 1. On a g(x) ~ g(0) _ x Log | x | x x2 - 1
248 EXERCICES D'ANALYSE donc lim^-^0 x-i-0 ■*■ par suite g est dérivable en 0 et g'(0) = 0. Faisons un développement limité de g au voisinage de 1 ; en posant x = 1 + h on a g(x) = (l + h)2Lo&(l + h) (l + 2h + o(h))(h - y + #)) 2h + h2 2h + h* soit g(x) = 2 + 2 + o(,l) = 2 + ^i~ + °(X ~ ^ or g(l) = | donc lim ^ ~ f(1) = \ x^i x - 1 2 par suite g est dérivable au point 1 et g'(i) = \. 7i0 On considère l'équation différentielle 2x(l -x)y' + (1 -x)y= 1. (1) 1° Trouver son intégrale générale dans chacun des intervalles ]— oo, 0[, ]0, l[et]l, + œ[. 2° Montrer qu'il existe une fonction / continue sur ]— oo, 1[ et une seule, qui soit solution de l'équation (1) pour x # 0. Montrer que/est dérivable sur ]- oo, 1[. 3° Montrer qu'il n'existe aucune fonction g définie et continue sur R dont la restriction à chacun des intervalles ]— oo, 0[, ]0, 1[ et ]1, + oo[ soit solution de l'équation (1). Solution 1° L'équation homogène associée à l'équation (1) est 2 x(l - x)y' + (1 - x)y = 0 . (2)
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 249 Dans chacun des intervalles ]— oo, 0[, ]0, 1[ et ]1, + oo[ les solutions de cette équation qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation y 2x " En intégrant les deux membres de cette équation il vient Log | y | = - i Log | x | + K où ^Test un nombre réel, d'où C (3) Vl*l où C est un nombre réel. Pour trouver la solution générale de l'équation (1), appliquons la méthode de variation des constantes. Nous distinguerons deux cas suivant que x appartient à ]— oo, 0[ ou a l'un des intervalles ]0, 1[ ou ]1, + oo[. Dans l'intervalle ]— oo, 0[ posons ,-Z£ (4) V — x où C est une fonction dérivable de x ; en dérivant (4) on obtient C'(x) C(x) y = V— X 2XyJ — X d'où en portant dans l'équation (1) 2 x(l - x) C'(x) 2 x(l - x) C(x) (1 - x) C(x) _ y/— X 2Xy/—X y/— X soit C'(x) = J~* = ~ . (5) 2x(l-x) 2yf-x(l-x) On intègre (5) en effectuant le changement de variable u = v — x et on trouve C(x) = ArctgV- x + K où K est un nombre réel. La forme générale de la solution de l'équation (1) dans ]— oo, 0[ est donc Arc tg V - x K y = ==— + où K est un nombre réel.
250 EXERCICES D'ANALYSE Dans chacun des intervalles ]0, 1[ et ]1, + oo[ posons y/x où C est une fonction dérivable de x ; alors en dérivant (6) il vient y = ^ _ c(*>_ y/x 2 X y/x et en portant ce résultat dans l'équation (1) on trouve 2 x(l - x) C'(x) 2 x(l - x) C(x) (1 - x) C(x) (6) y/x soit C'(x) = 2X y/x y/x y/> 2 x(l - x) 2 Vx(l - x) On intègre (7) en faisant le changement de variable u = y/x, et il vient (7) C(x) = -Log 1 + Vx 1 -y/x + K' où K' est un nombre réel, donc la forme générale de la solution de l'équation (1) dans chacun des intervalles ]0, 1[ et ]1, + oo[ est y = î 2y/x Log 1 + y/x 1 -JJc + y/x où K' est un nombre réel (cf. C. E. Ch. 9, § I, n° 129). Il résulte de tout ceci que l'intégrale générale de l'équation (1) se présente sous la forme / _ Arc tg yj — x K1 v-~ y/— X 1 y = 2 y/x 1 2 y/x Log Log 1 1 1 1 + y/x — y/x + y/x — y/x = + -£ = Kz _ ArgthV* K y/x y/> + y/x K3 y]X si xe] — oo, 0[ si x e ]0,1[ si xe]l, + oo[ où Ku Kz, K3 sont des nombres réels (cf. C. E., Ch. 6, § VIII, n° 91).
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 251 2° Supposons qu'il existe une fonction / continue sur ]— oo, 1[ dont la restriction à chacun des intervalles ]— oo, 0[ et ]0,1[ soit solution de l'équation (1). Alors il existe des nombres réels Ku K2 tels que , „ , Arc tg V~^x Xi . „_ /(x) = t^=— +T= S1 xe]-co,0[ r, . ArgthVx Kz -,„ ,r /(x) = B v + -i si x e]0, 1[ Vx vx de plus on a /<Q) = lim [Arç^_x+ X^l = ^ fArgth Vx + X,1 x->0- L y/ — X yf — xi x-0+ L VX y/xi Or les développements limités au voisinage de 0 des fonctions Arctg et Arg th sont W3 , 3x Arc tg u = u —— + o(u ) w3 Arg th u = u + — + o(w3) (cf. C. E., Ch. 7, § II, nos 102 et 103) ; on a donc au voisinage de 0 les développements limités ArctgV- x . x . N . ^=— = 1 H f- o(x) , pour x < 0 V- x 3 et ArgthVx t x . . n — = 1 + - + o(x), pour x > 0. Vx 3 Il en résulte que ,. ArgthVx , t ,- ArctgV-x . lim — — =1 et lim f===— = 1 • x->0 + V^ x-»0- V- X Par ailleurs, lim KJyf — x est infinie si A^ ^ 0 donc on a nécessairement x->0- Kx = 0. De la même manière on voit que Kz = 0 et/(0) = 1. Or il est clair que la fonction/définie sur ] — oo, 1 [ en posant , ArctgV- x . |/(x) = p^ si xe]-co, 0[ V— x \f(0) = 1 I ArgthV* • nn ir | /(X) = ,- SI X 6 ]0, 1[ Vx
EXERCICES D'ANALYSE est continue sur ]— oo, 1[ et est solution de l'équation (1) pour x ^ 0 ; cette fonction/est la seule fonction définie et continue sur ] — oo, 1 [ qui soit solution de l'équation (1) pour x ^ 0. Montrons que/est dérivable sur ]— oo, 1[ ; en tout point de cet intervalle différent de 0, / s'exprime sous forme d'un produit de fonctions dérivables donc est dérivable, de plus en se servant des développements limités calculés ci-dessus, on a lim m-m = )im /(*)-/(Q) = lim i + 0(1) = i x-»0 + x x->0- x x->0 * * donc/est dérivable en 0 et/'(0) = i, par suite/est dérivable sur l'intervalle ]- oo, - 1[. 3° Supposons qu'il existe une fonction g définie et continue sur R dont la restriction à chacun des intervalles ]— oo, 0[, ]0, 1[ et ]1, + oo[ soit solution de l'équation (1) ; alors nécessairement la restriction de g à ]— oo, 1[ est/ donc il existe un nombre réel K tel que /g(x)=ArctgV-x V- |g(0) = l g(*) = Arg th yfx y/x 1 gOO = ^7= Log 2 y/x 1 + y/~> 1 - V> + K Jx Or lim Argthjc = + X"»l- y/x SI SI SI oo xe] — oo, 0[ X6]0,l[ X6]l, +00[. et pour tout nombre réel K, on a lim (—- x-i+ \2Jx Log 1 + yjx 1-V'x + Jxl + oo donc la fonction g ne peut être continue au point 1, par suite il n'existe aucune fonction g définie et continue sur R qui soit solution de l'équation (1) pour x # 0 et x =£ 1. 7.7 On considère l'équation différentielle y - i. + x3 y4 = 0 . (1) Trouver son intégrale générale dans chacun des intervalles ] — oo, 0[ et ]0, + oo [.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 253 Solution Cette équation est une équation de Bernoulli (cf. C. E., Ch. 11, § I, n° 166). Cherchons donc ses solutions qui ne s'annulent pas en la divisant par y4 et en posant z = V/.Onaz' = — 3 y'/y4 et l'équation (1) qui s'écrit alors devient <--^-o y xy3 Z Z 3 3 ~ x + X " (2) Cette équation est linéaire. L'équation homogène qui lui est associée est -^-f-0 (3) Les solutions qui ne s'annulent pas de l'équation (3) sont de la forme Z=Cr (4) X où C est un nombre réel. Pour obtenir les solutions de l'équation (2) on applique la méthode de variation des constantes ; on obtient ' - Ç!M _ 3C(x) Z ~'xT~ ~xir~ et en portant dans l'équation (2) + x3 = 0 CM . „3 3x3 soit C'(x) = 3 x6 et en intégrant on obtient 3x7 C(x) = ±f + K où K est un nombre réel ; il en résulte que la forme générale des solutions de l'équation (2) est 3 x1 + Kx . _ nr Z = SI X 6 J — 00, 0[ 7x3 _ 3 x1 + K2 — si xejO,+oo[ 7x3 où Kt, Kz sont des nombres réels.
254 EXERCICES D'ANALYSE Pour que l'on ait 3 x7 + Kx # 0 pour tout élément x de ]— oo, 0[ il faut et suffit que K1 ^ 0 ; de même pour que l'on ait 3 x7 + K2 # 0 pour tout élément x de ]0, + oo[, il faut et suffit que Kz ^ 0 donc la forme générale des solutions de l'équation (1) est y-s/sx1 + k± si xe] — oo, 0[ 7x3 y = \l'3xTl^-2 S1 ^]0,+oo[ où Ku K2 sont deux nombres réels tels que Kt < 0 et K2 ^ 0. 7.8 Intégrer les équations différentielles suivantes y" - 3/ + 2j = 2x3 -7x2 + 2x- 1 (1) y" - 4 y' + 4 y = 2(x - 2) ex (2) y" - 2/ + 2y = 2 x2 - 4 x + 4 (3) Solution 1° L'équation caractéristique associée à l'équation (1) est r2-3r + 2 = 0 elle admet les racines 1 et 2 donc {cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) l'équation homogène associée à l'équation (1) admet pour solution générale les fonctions de la forme y = A ex + B e2x où A et B sont des nombres réels. Comme le second membre de l'équation (1) est une fonction polynôme du troisième degré en x, cherchons une solution particulière de l'équation (1) sous la forme y — ax3 + bx2 + ex + d On a y' = 3 ax2 + 2 bx + c et y" = 6 ax + 2 b d'où en portant dans l'équation (1) (6 ax + 2 b) - 3(3 ax2 + 2 bx + c) + 2(ax3 + bx2 + ex + d) = = 2x3-7x2 + 2x-l
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 255 soit 2 ax3 + (2 b - 9 a) x2 + (2 c - 6 b + 6 a) x + (2 b - 3 c + 2 d) = = 2x3-7x2 + 2x-l par suite on a !2a = 2 2b - 9a = - 7 2c-6b + 6a = 2 2b-3c + 2d=-l d'où a = 1, è = 1, c = 1 et d = 0. La forme générale des solutions de l'équation (1) est donc y = Aex + Be2x + x3 + x2 + x où A et B sont des nombres réels. 2° L'équation caractéristique associée à l'équation (2) est r2-4r + 4 = 0. Elle admet une racine double égale à 2 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (2) est y = (Ax + B) e2* où A et B sont des nombres réels. Comme le second membre de l'équation (2) se présente sous la forme de produit par e* d'une fonction polynôme du premier degré, cherchons une solution particulière sous la forme y = (ax + b) ex On a y' = ex(ax + b + a), y" = ex(ax + b + 2 a) d'où en portant dans l'équation (2) ex[ax + b + 2a-4ax-4b-4a + 4ax + 4b] = e*(2 x - 4) soit ex[ax + b - 2 a] = ex[2 x - 4] d'où f a = 2 [b - 2a = - 4
EXERCICES D'ANALYSE soit a = 2, b = 0 et la forme générale des solutions de l'équation (2) est y = (Ax + B)e2x + 2xex où A et B sont des nombres réels. 3° L'équation caractéristique associée à l'équation (3) est r2 -2r + 2 = 0. Elle admet les racines complexes 1 + i et 1 — i donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (3) est y = ex(A cos x + B sin x) où A et B sont des nombres réels. Comme le second membre de l'équation (3) est une fonction polynôme du second degré en x, cherchons une solution particulière sous la forme y = ax2 + bx + c. On a y' = 2 ax + b, y" = 2 a d'où en portant dans l'équation (3) 2a-4ax-2b + 2ax2+2bx + 2c = 2x2-4x + 4 soit 2 ax2 + 2(b - 2 a) x + 2{a + c - b) = 2 x2 ~ 4 x + 4 on en tire 2a = 2 2(b - 2 a) = - 4 2{a + c - b) = 4 d'où a = 1, b = 0, c = 1 et la forme générale des solutions de l'équation (3) est y = ex(A cos x + B sin x) + x2 + 1 où A et 5 sont des nombres réels. /■i) Intégrer les équations différentielles suivantes y" - 2 y' + y = 6 x ex (1) y" + 2 y' - 8 y = 4 e2x(3 x + 5) (2) j" - 4/ + 13 >> = 10 cos 2 x + 25 sin 2 x. (3)
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 257 Solution 1° L'équation caractéristique associée à l'équation (1) est r2 - 2r + 1 = 0. Elle admet une racine double égale à 1 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est y = (Ax + B) ex où A et B sont des nombres réels. Comme le second membre de l'équation (1) se présente sous forme de produit par e* d'une fonction polynôme du premier degré en x et comme 1 est racine double de l'équation caractéristique, nous devons chercher une solution particulière de l'équation (1) sous forme de produit par e* d'une fonction polynôme du troisième degré en x. Compte tenu de la forme des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1), il nous suffira de chercher cette solution particulière sous la forme y = (ax3 + bx2) ex On a y' = (3 ax2 + 2 bx + ax3 + bx2) e* = (ax3 + (b + 3 a) x2 + 2 bx) e* et y" = (3 ax2 + 2(b + 3 a) x + 2 b + ax3 + (b + 3 a) x2 + 2 bx) e* soit y" = (ax3 + (b + 6 a) x2 + 2(2 b + 3 a) x + 2 b) ex . En portant dans l'équation (1) on trouve ex(ax3 + (b + 6 a) x2 + 2(2 b + 3 a) x + 2 b - 2 ax3 - 2(b + 3 a) x2 — 4 bx + ax3 + bx2) = 6 x e* soit e*(6 ax + 2 b) = 6 x e* d'où a = 1 et b = 0 et la forme générale des solutions de l'équation (1) est y = (Ax + B) ex + x3 où A et B sont des nombres réels. 2° L'équation caractéristique associée à l'équation (2) est /■2 + 2r-8 = 0. Elle admet les racines - 4 et + 2 donc (cf. C. E., Ch. 11, §11, n° 161) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (2) est y = Ae2x + Be~*x où A et B sont des nombres réels. Calvo. — Exercices d'analyse 9
258 EXERCICES D'ANALYSE Comme le second membre de l'équation (2) se présente sous la forme du produit par e2* d'une fonction polynôme du premier degré, comme 2 est racine simple du polynôme caractéristique, compte tenu de la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (2), nous chercherons une solution particulière de l'équation (2) sous la forme y = (ax2 + bx) e2x . On a y' = (2 ax + b + 2 ax2 + 2 bx) e2* = (2 ax2 + 2(a + b) x + b) e2* et y" = (4 ax + 2(a + b) + 4 ax2 + 4(a + b) x + 2 b) e2* = = (4 ax2 + 4(2 a + b) x + 2{a + 2 b)) e2* d'où en portant dans l'équation (2) e2*[4 ax2 + 4(b + 2 a) x + 2(a + 2 b) + 4 ax2 + 4(a + b) x + 2 b - - 8 ax2 - 8 foc] = 4 e2*(3 x + 5) soit e2x(12ax + 2a + 6b) = 4e2x(3 x + 5) d'où 12 a = 12 2 a + 6 b = 20 soit a = 1, b = 3 et la forme générale des solutions de l'équation (2) est y = (x2 + 3 x + A) e2x + £ e~4* où A et B sont des nombres réels. 3° L'équation caractéristique associée à l'équation (3) est r2 - 4 r + 13 = 0 . Elle admet les racines complexes 2 + 3 i et 2 — 3 i donc {cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (3) est y = e2x(A cos 3 x + B sin 3 x) où A et B sont des nombres réels. Cherchons une solution particulière de l'équation (3) sous la forme y = a cos 2 x + b sin 2 x.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 259 On a y' = - 2 a sin 2 x + 2 b cos 2 x et /' = - 4 « cos 2 x - 4 b sin 2 x d'où en portant dans l'équation (3) (- 4 a - 8 b + 13 a) cos 2 x + (- 4 b + 8 c + 13 b) sin 2 x = = 10 cos 2 x + 25 sin 2 x d'où 9 a - 8 b = 10 8 a + 9 b = 25 donc a = 2, b = 1 et la forme générale des solutions de l'équation (3) est y = e2x(A cos 3 x + B sin 3 x) + 2 cos 2 x + sin 2 x où yl et fi sont des nombres réels. Intégrer l'équation différentielle y" + 4 >>' + 3 y = 2 e*(4 x2 + 6 x + 5) - 6(cos 3 x + 2 siii 3 jc) . (1) Solution L'équation caractéristique associée à l'équation (1) est r2 + 4r + 3 = 0. Elle admet les racines — 1 et — 3 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est y = Ae~x + Be'3x où A et B sont des nombres réels. D'après le principe de superposition des solutions (Joe. cit.) pour trouver une solution particulière de l'équation (1) il nous suffira de trouver une solution particulière de chacune des équations suivantes y" + 4 y' + 3 y = 2 e*(4 x2 + 6 x + 5) (2) y" + 4 y' + 3 y = - 6(cos 3 x + 2 sin 3 x) (3) et de les additionner. Cherchons une solution particulière de l'équation (2) sous la forme y = ex(ax2 + bx + c)
EXERCICES D'ANALYSE On a y' = e*(ax2 + {b + 2 a) x + (c + b)) et y" = ex(ax2 + (b + 4 a) x + (c + 2 b + 2 a)) d'où en portant dans l'équation (2) ex(ax2 + (b + 4 a) x + (c + 2 b + 2 a) + 4 ax2 + A(b + 2 a) x + 4(c + b) + + 3 ax2 + 3 bx + 3 c)j = 2 ex(4 x2 + 6 x + 5) soit e*(8 ax2 + (8 * + 12 a) x + (8 c + 6 è + 2 a)) = e*(8 x2 + 12 x + 10) d'où il vient 8c = 8 8b + 12 a = 12 8c + 66+2a = 10 donc a = l,b = 0, c=l et une solution particulière de l'équation (2) est y = ex(x2 + 1) . A présent cherchons une solution particulière de l'équation (3) sous la forme y = a cos 3 x + b sin 3 x . On a y' = — 3 a sin 3 x + 3 b cos 3 a: et y" = — 9 a cos 3 x — 9 b sin 3 x d'où en portant dans l'équation (3) (- 9 a + 12 b + 3 a) cos 3 x + (- 9 è - 12 a + 3 6) sin 3 x = = — 6 cos 3 jc — 12 sin 3 x d'où -6a + 12b=- 6 -12a-6b=-12 donc a = 1 et b = 0 et une solution particulière de l'équation (3) est y = cos 3 x. On a donc une solution particulière de l'équation (1) en posant y = ex(x2 + 1) + cos 3 x et la forme générale des solutions de l'équation (1) est y = Ae~x + fie"31 + ex(x2 + 1) + cos 3 x où A et B sont des nombres réels.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 261 7i 11 Intégrer l'équation différentielle suivante y" - 2 ay' + y = e"x(x + 1) (1) où a est un nombre réel. Solution L'équation caractéristique associée à l'équation (1) est r2 - 2 ar + 1 = 0. Son discriminant est a2 — 1. Nous distinguerons donc quatre cas suivant que a2 — 1 > 0, a2 — 1 < 0, a = 1 ou a = — 1. a) a2 — 1 > 0. Alors l'équation caractéristique possède deux racines réelles rx = a + y/a2 - 1 et r2 = a - Va2 - 1 donc (c/. C. E., Ch. 11, § II, n°167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est où A et B sont deux nombres réels. Comme a2 — 1 > 0, a n'est pas racine de l'équation caractéristique par suite nous cherchons une solution particulière de l'équation (1) sous la forme y = eax(ax + b). On a y' = eax(aax + ah + a) et y" = e"x(a2 ax + a2 b + lad) d'où en portant dans l'équation (1) e"*(a2 ax + a2 b + 2 txa - 2 a2 ax - 2 a2 b - 2 aa + ax + b) = eax(x + 1) soit e"*(a(l - a2) x + b(l - a2)) = e^x + 1) d'où l'on tire a = b = 1/(1 — a2) et la solution générale de l'équation (1) dans ce cas est de la forme y = A éa+VT^r)x + B e("- Vï^ï* + e<«/iL±_J où A et B sont des nombres réels. b) a2 — 1 < 0. Dans ce cas l'équation caractéristique admet deux racines
EXERCICES D'ANALYSE complexes conjuguées r± = a + iyjl — a2 et r2 = a — i \fl — a2 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est y = é**(A cos (Vl - oc2) x + B sin (VT^â2) x) où yl et fi sont des nombres réels. Comme 1 — a2 > 0, a n'est pas racine de l'équation caractéristique par suite nous cherchons une solution particulière de l'équation (1) sous la forme y = eTiax + b) . Les mêmes calculs que dans le cas a) fournissent a = b = 1/(1 — a2) et la solution générale de l'équation (1) dans ce cas est y = e"! A cos (Vî^ô2) x + B sin (Vl - a2) x + 2J où A et B sont des nombres réels. c) a = 1. L'équation (1) s'écrit dans ce cas y" - 2/ + y = ex(x+ 1). Son équation caractéristique est r2 - 2r + 1 = 0. Elle admet une racine double égale à 1 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est y = (Ax + B) e* où A et B sont des nombres réels. Comme 1 est racine double de l'équation caractéristique et compte tenu de la forme des solutions de l'équation homogène, nous devons chercher une solution particulière de l'équation (1) sous la forme y = ex(ax3 + bx2) . On a y' = ex(ax3 + bx2 + 3 ax2 + 2 bx) = ex(ax3 + (b + 3 a) x2 +2 bx) et y" = ex(ox3 + (b + 3 a) x2 + 2 bx + 3 ax2 + 2(b + 3 a) x + 2 b) = = ex(ax3 + (b + 6 a) x2 + 2(2 b + 3 a) x + 2 b)
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 263 d'où en portant dans l'équation (1) ex(ax3 + (b + 6 a) x2 + 2(2 b + 3 a) x + 2 b - 2 ax3 - 2 bx2 - - 6 ax2 - 4 bx + ax3 + bx2) = ex(x + 1) soit ex(6 ax + 2 b) = e\x + 1) d'où l'on tire a = £ et b = \ et la forme générale des solutions de l'équation (1) dans ce cas est y H-j + y + Ax + B)e où A et B sont des nombres réels. d) a = — 1. L'équation (1) s'écrit dans ce cas y" + 2y' + y = e~x(x + 1). Son équation caractéristique est r2 + 2r + 1 = 0 et elle admet une racine double égale à — 1 donc (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167) ; la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1) est y = (Ax + B) e~x où A et B sont des nombres réels. Comme — 1 est racine double de l'équation caractéristique et compte tenu de la forme générale des solutions de l'équation homogène associée à l'équation (1), nous cherchons une solution particulière de l'équation (1) sous la forme y = e~x(ax3 + bx2) On a y' = e~x(- ax3 - bx2 + 3 ax2 + 2bx) = e"*(- ax3 + (3 a - b) x2 + 2 bx) et y" = e~x(ax3 - (3 a - b) x2 - 2 bx - 3 ax2 + 2(3 a - b) x + 2 b) soit y" = e~x(ax3 - (6 a - b) x2 + 2(3 a - 2 b) x + 2 b) , d'où en portant dans l'équation (1) e-^ax3 - (6 a - b) x2 + 2(3 a - 2 b) x + 2 b - 2 ax3 + 2(3 a - b) x2 + 4 bx + ax3 + bx2) = e~x(x + 1)
264 EXERCICES D'ANALYSE soit e~*(6 ax + 2 b) = e~*(x + 1) d'où l'on tire a = £, b = \ et la forme générale des solutions de l'équation (1) est dans ce cas où A et B sont des nombres réels. On désigne par E l'espace vectoriel sur R des fonctions réelles définies et indéfiniment dérivables sur R+. Pour chaque nombre réel non nul a, on définit une application Ta de E dans lui-même, en posant pour chaque élément y de E Ta{y) =y + axy'. 1° Montrer que pour tout nombre réel non nul a, l'application Ta est un endomorphisme de E et déterminer son noyau. 2° Soient a et b deux nombres réels non nuls. Déterminer le noyau de Ta o Tb et écrire l'équation différentielle du second ordre que vérifient les éléments de ce noyau. 3° Trouver tous les éléments de E qui sont solution de chacune des équations différentielles suivantes : a) y + 8 xy' + 4 x2 y" = 0 b) y + 2 xy' + \ x2 y" = 0 . Solution 1° Si y est un élément de E il est clair que Ta{y) = y + axy' est une fonction indéfiniment dérivable sur RÏ donc l'application Ta prend bien ses valeurs dans E. Si yu y2 sont deux éléments de E et ax, a2 deux nombres réels, on a TJcn J>i + cc2 y2) = («! yt + a2 y2) + ax{çx,y y^ + a2 y2)' = ai ^i + axat yi +«2^2 + axa2 y'2 = «i(yt + axy\) + a2(y2 + axy'2) soit ro(«i Ji + «2 y2) = «i ^«(Ji) + «2 Ta(y2) . Donc Ta est bien un endomorphisme de E.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 265 Pour qu'un élément y de E appartienne à Ker Ta, il faut et suffit que y soit solution de l'équation différentielle y + axy' = 0. (1) En intégrant cette équation on voit que le noyau de Ta se compose des fonctions de la forme y = Cx'11" où C est un nombre réel. 2° Pour qu'un élément y de E appartienne au noyau de Ta o Tb il faut et suffit que Tb(y) appartienne au noyau de Ta, donc d'après la question précédente, y appartient à Ker Ta o Tb si et seulement si il existe un nombre réel C tel que y + bxy' = Cx-lla . (2) En vertu de la question 1° les solutions de l'équation homogène associée à l'équation (2) sont de la forme y=ClX-llb. Pour trouver la solution générale de l'équation (2) dans R+ appliquons la méthode de variation des constantes ; posons y = C1(x)x-1'b (3) où Ct est une fonction dérivable de x. Alors en dérivant (3) on obtient et en portant ce résultat dans l'équation (2) il vient focCi(jc)x-1/* = Cx'1'" soit Ci(x) = |x(-1/o,+(1/w-1. (4) A présent nous distinguerons deux cas suivant que a et b sont égaux ou non. Si a = b on obtient en intégrant (4) C Ciix) = -r Log x + B où B est un nombre réel. Dans ce cas la solution générale de l'équation (2) dans R* est de la forme y =ljLogx + B)x-1/b
EXERCICES D'ANALYSE où B est un nombre réel, et le noyau de Ta o Tb se compose des éléments y de E de la forme j; = 04Logx + B)x'llb où A et B sont deux nombres réels. Si a =£ b on obtient en intégrant (4) Cl(x) = -^-r x»'»»-*1'" + B a — b où B est un nombre réel. Dans ce cas la solution générale de l'équation (2) dans R+ est de la forme y = -^-x-lfa + Bx-1'" a — b où B est un nombre réel et le noyau de Ta o Tb se compose des éléments y de E de la forme y = Ax'1'" + Bx'11" où A et B sont des nombres réels. A présent soit y un élément de E ; on a Ta o Tb(y) = Ta(y + bxy') = y + bxy' + ax{y' + by' + bxy") soit Ta o Tb{y) = y + (a + b + ab)xy' + abx2 y" . Par conséquent les éléments du noyau de Ta o Tb sont les éléments y de E qui sont solution de l'équation différentielle y + (a + b + ab) xy' + abx2 y" = 0. 3° Dans chaque cas cherchons des nombres réels a et b tels que les solutions des équations proposées soient les éléments du noyau de Ta o 7^,. o) On doit résoudre le système a + b + ab ~ 8 ab = 4 soit la+b=4 \ab = 4 donc a et b sont les racines de l'équation I2-4I+4 = 0
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 267 d'où a = b = 2. En se servant du résultat de la question précédente on voit que les éléments y de E qui sont solution de l'équation différentielle y + 8xy' + 4x2y" = 0 sont les éléments de la forme y = (A Logx + B)x~m où A et B sont des nombres réels. b) En appliquant la même méthode que ci-dessus on trouve a = 1, b = \ et les éléments y de E qui sont solution de l'équation différentielle y + 2 xy' + i x2 y" = 0 sont les éléments de la forme y = Ax~J + Bx~2 où A et B sont des nombres réels. 7.13 On considère l'équation différentielle x2y" + 4xy' + (2 - x2)y = 1 . (1) 1° Trouver son intégrale générale dans R+ et dans R_ en effectuant le changement de variable u = x2 y. 2° Montrer qu'il existe une fonction /définie et continue sur R, et une seule, qui soit solution de l'équation (1) pour x ¥= 0. Montrer que cette fonction est dérivable en tout point de R. 3° Quelles sont les solutions de l'équation (1) qui restent bornées lorsque x tend vers + oo et lorsque x tend vers — oo ? Solution 1° En posant y = u/x2 on a , u' 2 u „ u" 4 u' 6 u = ~ï - — et ^ = ^ - — + — L'équation (1) devient alors u" - u = 1 . (2) L'équation (2) admet le polynôme caractéristique r2 — 1, donc la solution générale de l'équation homogène associée à l'équation (2) est de la forme u = A ex + B e~x où A et B sont des nombres réels.
268 EXERCICES D'ANALYSE Comme la fonction constante de valeur — 1 est une solution évidente de l'équation (2), cette équation admet pour solution générale u = Aex + Be~x - 1 où A et B sont deux nombres réels ; par suite la solution générale de l'équation (1) est de la forme y = -Ar~ + z r SI X6R. Ax e Bx e~x + x2 x2 A2ex B2e~x x2 x2 1 1 x~2 * si xe R+ x~ où Au Bu A2, B2 sont des nombres réels. 2° Supposons qu'il existe une fonction / définie sur R, continue et dont la restriction à R* et R* soit solution de l'équation (1), alors en vertu de la question précédente, il existe des nombres réels Au Bu A2, B2 tels que si xe R* x2 x2 x2 x2 1 ~V2 1 si xe RÎ. et /(0) .. (Axe Bte~x l\ ,. [A2e B2e~x l\ = lim -4- + -4- - ~2 = lim -V + -4 -2} x-»0- \ X X XI x->0 + \ X X X I Or on a au voisinage de 0 les développements limités x2 x3 ex = l+x+ — + ~ + o{x3) l D e~x = 1 - x + -7T - ~r + o(x3) z o d'où A^ + B^1_l2 = (Ai+Bil)l2 + (Ai_Bi)i+A^B1+o(x) et ^ + ^-A = W2 + BI-1)l—-^i^^±^ *\ A/ A/ J\ J\
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 269 A ex B e_x 1 Comme / est continue au point 0, —^—I ^ 2 possède une limite finie lorsque x tend vers 0 par valeurs inférieures, donc on a At + B1 = 1 A±- Bl=0 d'où A±= Bx=\ 2- /4 ex B e~x 1 De même, 22 "' ^2 7ï possède une limite finie lorsque x tend vers x 0 par valeurs supérieures, donc on a A2 + B2 = l A2 - B2 = 0 d'où A7 = B7 = l et on a 2 ,, , ex + e x 1 ch x - 1 D* l /(*) = ^ o = 0— S1 x 6 R ^v / 'i 2 2 2 2x x x \W) = \ Nous venons de démontrer que la seule fonction définie et continue sur R dont la restriction à R* est solution de l'équation (1) est la fonction définie par les formules ci-dessus. Montrons que / est dérivable sur R. En tout point de R*, la fonction/s'exprime comme produit de fonctions dérivables donc est dérivable ; au voisinage de 0 le développement limité de ch est donc par suite et chx = l+-y + 24 + o(x5) /(*) = \ + ya + °(*3) f(x) — i X . 2. x-0 x /'(0) = lim-7-^ * = 0 donc f est dérivable au point 0 et par suite / est dérivable en tout point de R.
270 EXERCICES D'ANALYSE 3° Soit y une solution de l'équation (1) ; alors d'après la première question il existe des nombres réels Au Bu A2, B2 tels que l'on ait A1 e* B, e_x 1 . „- x2 A,e x2 + x2 x2 B2 e~x 1 2 2 X X y = '^r~ + -^-5 -r si x e R+ Quels que soient les nombres A1 et B2 on a ,. ^ex 1 ,- B2e~x 1 _ x-* — oo X X x-» + oo X X D'autre part, si A2 # 0 on a ,. ^2 ex hm —— = eoo 3C-> + OD X où e est le signe de A2 et si Bt /Oona hm — = e oo où e' est le signe de Bu donc pour que y soit bornée lorsque x tend vers + oo et lorsque x tend vers — oo, il faut que A2 = B1 = 0 et il est clair que cette condition est suffisante. 7.14 On considère l'équation différentielle ay'" + by" + cy' + dy = 0 (1) où a, b, c, d sont des nombres réels avec a ¥= 0. 1° Chercher une solution de l'équation (1) sous la forme y — erx où r est un nombre réel. Montrer qu'il existe toujours une telle solution. 2° Si rt est une racine réelle de l'équation ar3 + br2 + cr + d = 0. Montrer qu'il existe des nombres réels a et fi tels que la fonction z = ay" + ay' + fiy vérifie l'équation différentielle z' -r1z = 0. (2)
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 271 Calculer a et p en fonction de a, b, c et r1. Montrer que (ar2 + ar + p) (r - rt) = ar3 + br2 + cr + d. 3° Montrer que l'équation (1) est équivalente au système ( ay" + ay' + py = z \ z' — rx z = 0 où a et P sont les nombres réels calculés à la question précédente. 4° Donner la forme générale des solutions de l'équation (1) Solution 1° Si y = erx on a y' = r erx, y" = r2 erx, y'" = r3 erx et l'équation (1) s'écrit erx(ar3 + br2 + cr + d) = 0 et ceci n'est possible que si ar3 + br2 + cr + d = 0. Or nous savons que tout polynôme du troisième degré à coefficients réels possède au moins une racine réelle, donc il existe toujours une solution de la forme y = erx. 2° Posons z = ay" + ay' + Py.où aetp sont deux nombres réels ; alors on a z' = ay'" + ay" + fiy' et z' - rtz = ay'" + (a - ^ a) y" + (jS - ^ a) y' - n py. Pour que la fonction z' — rvz soit nulle, il suffit que l'on ait a — rt a = b, P — rt a = c et — J5rx = d, soit a = b + arx et /? = c + ar± = c + brY + ar2 ', alors on a bien — Prx = — crx — br2 — ari = d de plus on a (ar2 + ar + P)(r - rt) = = [ar2 + (b + ari) r + (c + èrt + ar2)] (r — rt) = ar3 + (b + ort) r2 + (c + brt + orj) r — or2 rt — (b + ort) ^r- — (c + br! + or2) rt = or3 + br2 + cr — ar3 — brf — c^ = or3 + br2 + cr + d. 3° Nous savons déjà que si y est solution de l'équation (1) alors y vérifie le système (3). Réciproquement, supposons que y soit solution du système (3), alors on a z = ay" + ay' + Py donc z' = ay'" + ay" + Py'
EXERCICES D'ANALYSE et 2' - n z = 0 = ay'" + (a - «rO/' + 0! - arjy - pr, y = = ay'" + by" + cy' + d donc y est solution de l'équation (1). 4° Les solutions de l'équation (1) sont celles du système (3). La forme générale d'une solution de l'équation z' — rt z = 0 est z = K eriX où K est un nombre réel. On doit donc résoudre l'équation ay" + ay' + py =K e"* . (4) Nous distinguerons plusieurs cas suivant que les racines de l'équation ar3 + br2 + cr + d = 0 sont toutes trois réelles ou pas. o) Si le polynôme or3 + br2 + cr + d possède trois racines réelles distinctes ru r2, r3, alors le polynôme ar2 + ar + P possède deux racines réelles distinctes r2 et r3 et dans ce cas l'équation homogène associée à l'équation (4) admet pour solution générale les fonctions de la forme y=K2 er2X + K3 er3X où K2, K3 sont des nombres réels (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167). Cherchons une solution particulière de l'équation (4) sous la forme y = Xx er'x où Xt est un nombre réel. On a y = h rt erix, y" = h r\ eriX et on doit avoir Ai eriX(ar2 + art + P) = K er,x . Comme ar2 + art + p # 0 on doit avoir K- ^ • art + art + P Finalement la forme générale des solutions de l'équation (4) est y=- -— enx + K2 er2X + K3 e'3* art + ar1 + p où K2, K3 sont des nombres réels, et la forme générale des solutions de l'équation (1) dans ce cas est y = Kj er,x + K2 e2X + K3 er3X où Ky, K2, K3 sont des nombres réels.
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES 273 b) Si le polynôme ar3 + br2 + cr + d possède une racine réelle rl et deux racines complexes conjuguées X + ico et X — ico, alors les racines complexes sont celles du polynôme or2 + ar + fi donc la solution de l'équation homogène associée à l'équation (4) se présente sous la forme y = eXx(K2 sin cox + K3 cos cox) où K2, K3 sont des nombres réels (cf. C. E., Ch. 11, § II, n° 167). Comme au cas a) on vérifie que y = X1 e"x est une solution particulière de l'équation (4) si *.- K ar2 + ar1 + P donc la forme générale des solutions de l'équation (4) est K ar2 + ar1 + p enx + e«(x2 sin cox + K3 cos cax) où K2, K3 sont des nombres réels, et la forme générale des solutions de l'équation (1) dans ce cas est y = Kt erix + ekx(K2 sin cox + K3 cos cox) où Ku K2, K3 sont des nombres réels. c) Si le polynôme ar3 + br2 + cr + d admet la racine simple rl et la racine double r2 avec r1 # r2, alors r2 est racine double du polynôme ar2 + ar + fi et la solution générale de l'équation homogène associée à l'équation (4) est de la forme y = er^(K2 x + K3) où K2, K3 sont des nombres réels. Comme dans les deux cas précédents, on voit que *=-*—^ e"X art + art + fi est une solution particulière de l'équation (4), donc la solution générale de l'équation (4) est de la forme K er,x + e'2X(K2 x + K3) art + ar± + fi où K2, K3 sont des nombres réels, et la solution générale de l'équation (1) est de la forme y = Kt erix + erix(K2 x +K3) où Ku K2, K3 sont des nombres réels.
274 EXERCICES D'ANALYSE Le cas où r, est racine double du polynôme or3 + br2 + cr + det r2 racine simple avec r, # r2 se traite de manière analogue. d) Si le polynôme ar3 + br2 + cr + d admet la racine triple ru la méthode précédente n'est pas valable car ar2 + arl + fi = 0. Cherchons les solutions sous la forme y = u(x) er'x où u(x) est une fonction deux fors dérivable de x ; on a y' = i/(x) eri* + i-! u(x) er'x et y" = u"{x) erix + 2r, u\x) e"x + r\ u(x) er,x . L'équation (4) devient alors [au" + (2 art + a) u' + (ar\ + ou\ + fi) u] er'x = K erix . Mais ar2 + ary + /? = 0 et 2 ary + a = 0 donc l'équation (4) devient nf >. K u (x) = — a d'où et u'(x) = — x + K2 a K , u(x) = — x + K2 x + K3 2 a où A*2, K3 sont des nombres réels. La forme générale des solutions de l'équation (4) est donc y =(—x2 +K2x + kX où K2, K3 sont des nombres réels et la solution générale de l'équation (1) est de la forme y = (Kt x2 + K2 x + K3) erix où Ku K2, K3 sont des nombres réels.
8 PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 8.1 Soit/une fonction à valeurs réelles, continue sur R, dérivable sur R* et dont la dérivée est stricte suppose de plus que la dérivée est strictement négative sur R_ et strictement positive sur R+.On lim /(x) = lim /(x). X-+ + CC X-*— oo 1° Montrer que pour tout élément x de R* il existe un élément y de R* et un seul tel que x ^ y et f(x) = f{y). Dans la suite du problème on pose y = (p(x) et ç>(0) = 0 . 2° Démontrer que la fonction <p admet une fonction réciproque et que (p~1 = (p. Que peut-on dire du graphe de <p ? 3° Démontrer que la fonction <p est continue sur R. 4° Démontrer que la fonction <p est dérivable sur R* et calculer, sa dérivée. 5° Etudier les variations de la fonction (p. Calculer lim ç>(x) et lim <p(x). X-*-— 00 X-+ + OD 6° Montrer que si le graphe de/admet pour asymptote la droite d'équation y = a± x + a2 avec a^ ¥= 0 (resp. y = bt x + b2 avec bx j= 0) lorsque x tend vers + co (resp. — co) alors le graphe de <p admet des asymptotes lorsque x tend vers + co ou vers — oo. Déterminer ces asymptotes.
276 EXERCICES D'ANALYSE Solution 1° Supposons x > 0 ; comme/est strictement croissante sur R+ on ne peut avoir f(x) = f(x') avec x ^ x' et x' > 0, et on a Or /(0) </(*)< lim f(t). (-► + 00 lim f(t) = lim fit) et lim /(() = sup fit) t-* + oo *-»■ — oo t-* — oo teR- donc il existe un élément z de R tel que /(x)</(z)< lim /(t). «-►-00 Mais alors fix)e [/(0),/(z)] ; le théorème des valeurs intermédiaires nous permet d'affirmer qu'il existe un élément y de R* tel que fix) = fiy). Cet élément est unique car on ne peut avoir fiy) = fiy') avec y ¥= y' et y' < 0. On fait un raisonnement analogue lorsque x < 0. 2° Par définition de (p, pour tout nombre réel x non nul on a ç>00 ^ * ; or x est le seul réel différent de <pix) tel que/(ç>00) = /00> donc ç)(ç)(x)) = x. Comme ç>(ç>(0)) = ç>(0) = Oonaç>oç> = IdR, par suite (p est une bijection et ç>-1 = ç>. Dans un repère orthonormé le graphe de (p est symétrique par rapport à la droite d'équation y = x. 3° Comme la restriction f\ R+ de / à R+ est injective elle établit une bijection entre R+ et l'ensemble [/(0), lim /(*)[; f\ R+ admet donc une fonction réciproque g définie sur [/(O), lim /(x)[ et à valeurs dans R+. Nous savons x-* + oo L (c/. CE., Ch. 4, § 5, n° 52) que la fonction g est continue et strictement croissante sur [/(O), lim fix) \ et que (c/. CE., Ch. 5, § I, n° 62) g est dérivable sur ]/(0), lim /(x)T. De même,/! R_ admet une fonction réciproque h définie, X-* + O0 L continue et strictement croissante sur le même intervalle que g et dérivable sur 1/(0), lim /(x)[. Remarquons que pour x > 0 nous avons (pix) = h o/(x) et pour x ^ 0, (pix) = g o/(x) ; pour x — 0 les deux définitions coïncident car h o/(0) = g o/(0) = ç)(0) = 0. Il en résulte que la restriction de <p à R+ ou R_ est continue comme composée d'applications continues. 4° La dérivabilité de la fonction <p, résulte comme sa continuité du fait que | R*+ = hofetq x > 0 nous avons (p | RÎ = hofet (p | R- = gof. Pour le calcul de (p', rappelons que pour g'(/(x)) = -L- et pour x < 0, /t'(/(x)) = -L- / 00 / W
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 277 {cf. C. E., Ch. 5, § I, n° 62). Nous avons donc pour x > 0 <?>(*) = Kf(x)) = h(f(<p(x))) et (p{x) < 0, <?'(*)= fc'[/(ç>(*)]/'(*) = -£^r / vpM) et pour x < 0, ç>(x) = g(f(x)) = g(/ (ç>(x)) avec (p(x) > 0, donc p'W = g'[/(ç>(*))]/'M = t{~; par suite pour tout élément x de R* nous avons : ç>'(*) = /'(«**)) 5° Nous savons que/' est strictement positive sur R+ et strictement négative sur R_, donc/'(x) et/'(ç)(x)) sont de signes contraires; par suite <p'(x) < 0 pour tout x ¥= 0 et (p est une fonction strictement décroissante sur RT et RI. Montrons que lim cp(x) = — co. Soit j4 un nombre réel strictement négatif. X~* + 00 Comme lim /(x) > f(A) il existe un nombre réel strictement positifs tel que pour x > B nous ayons/(x) >/(^4) ; mais alors/(ç)(x)) >/(^4) et comme/ est décroissante sur R_, cp(x) < A. Nous venons donc de démontrer que pour tout nombre réel négatif A, il existe un nombre réel positif B tel que pour tout élément x de ]B, + co[, nous ayons q>(x) < A, par suite lim q>(x) = — co. x-* + oo Nous démontrerions de manière analogue que lim q>(x) = + co. X-*— OO 6° Comme le graphe de/admet une asymptote lorsque x tend vers + co, le graphe de g en admet aussi une. Cherchons à déterminer son équation en fonction de ax et a2. Posons g(x) = m, x + m2 + o (1). Nous savons que g(f(x)) = x pour tout x > 0 ; calculons le développement limité de g(/(x)) au voisinage de + co. Nous avons : g(f(x)) = mAa\ x + a2 + o(l)) + m2 + o(l) = = m! a± x + («! a2 + m2) + o(l) d'où par identification, mx = l/a1etm2 = — a2jau par suite g(x) = —x-^+ o(l). "i "i Un calcul analogue donne 1 b2 «à-TS-v;*0®-
278 EXERCICES D'ANALYSE Lorsque x tend vers + co nous avons cp(x) = h(f(x)) = 1 (fll x + a2 + o(l)) - ^ + o(l) a, a2 — b2 ,.x Lorsque x tend vers — co nous avons <P(x) = g(/W) = -^{blX+b2 + o(l)) - J + 0(1), d'où , n &i b2 — a2 ... ç>(x) = — x + — + o(l). Le graphe de la fonction <p admet la droite d'équation a< a-, — b2( bt b-, — a,\ y = ~ x + -~—- resp. y = — x + ~—-— pour asymptote lorsque x tend vers + co (resp. — co). 0.2 Soit f une fonction réelle définie, continue, positive, décroissante sur l'ensemble R+ des nombres réels strictement positifs. Pour chaque entier n > 1 on pose : «- = l"/(p) et 1„= [7(0 df. 1° Démontrer que pour tout entier b ^ 2 on a : [" fit) df < f{n) < f " fit) df. 2° Démontrer qu'il existe des nombres réels positifs aetb tels que pour tout entier n ^ 2 on ait : I„+l — a < u„ — b < /„. En déduire que les suites (w„) et (/„) convergent ou bien divergent en même temps. 3° Démontrer que la suite (i>„) = (w„ — /„) est décroissante et convergente et que sa limite / vérifie les inégalités 0 < / < fil). Lorsque la suite (/J est convergente démontrer que l'on a les inégalités : lim J„ < lim u„ < /(l) + lim I„. n~* + oo n-r + oo n-* + oo
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 279 4° Pour chacune des fonctions f1,f2,f3, f4, définies pour tout nombre réel x > 0 par Ato = i/x f2(x) = l/xf où a est un nombre réel strictement plus grand que 1 f3(x) = e~Px où fi est un nombre réel strictement positif /4(x)= l/[x + x(Logx)2]. a) Calculer /„ pour n ^ 1. b) Déterminer si la suite (/„) est divergente ou convergente. c) Dans le cas où la suite (w„) est convergente, trouver un encadrement de sa limite. Solution 1° Puisque la fonction f est décroissante, nous avons pour tout élément s de [n — l,n] et tout élément u de [n, n + 1] : f(u)<f(n)^f(s) donc (cf. C. E., Ch. 8, § n, n° 118) f" /(r)dK/(«)< f f(t)àt. 2° D'après la question précédente nous avons les inégalités j" f(t)dt </(2)< J f(t)dt J /(Odt </(3)< J /(t)dï f" /(Odt </(«)< f" /(f)dt d'où en additionnant membre à membre -11+1 Or J" /(t)df <M„-/(l)< J"/(0dr J" /(0d* = /„+1-/2 donc a = I2 et è =/(l) sont deux nombres réels positifs tels que l'on ait pour tout entier « ^ 2 4+i ~ « < "„ - b < In (1)
EXERCICES D'ANALYSE Comme la fonction / est positive, la suite (w„) est positive et pour tout entier n ^ 1, /„ Ss 0 (cf. C. E., Ch. 8, § II, n° 118, c) ; de plus w„+1 - u„ = f(n + 1) donc u„+1 — u„ ^ 0 et la suite (w„) est croissante ; rn+l In+i ~ h = /(') df donc In+1 -ln>0 et la suite (/„) est croissante. La double inégalité (1) ci-dessus nous montre que si la suite (u„) (resp. (/„)) converge, la suite (/„) (resp. («„)) est majorée, donc converge ; par conséquent les suites (/„) et (w„) convergent ou divergent en même temps. 3° Pour tout entier n ^ 1, nous avons vn+i - »» = (w„+i - O - (J„+i - 4) donc rn+l t>„+i - v„=f(n + 1) - /(f)dt; or nous avons démontré à la première question que rn+l f(n + 1) < f(t) df donc v„+1 - v„ < 0 J n ce qui prouve que la suite (v„) est décroissante. Par ailleurs nous avons pour tout entier n ^ 1 : v„ = [/(D - J /(0 df] + [/(2) - J /(t) df] + - + + [/(n-l)-J" /(()d(] + /(n); or f (ri) ^ 0 et chacun des (n — 1) premiers termes de cette suite est positif d'après la première question, donc v„ ^ 0 ; par conséquent la suite (v„) est positive et décroissante, donc convergente (cf. C. E., Ch. 1, § II, n° 14). Posons / = lim v„. De l'inégalité obtenue à la question précédente il résulte que pour tout entier n ^ 1 nous avons 0 < v„ < f(l), donc par passage à la limite nous obtenons 0</</(l). Si la suite (/„) converge il en est de même de la suite (w„) et nous avons lim vn = lim u„ — lim /„ «-* + oo n~* + oo n-* + oo donc 0 < lim u„ - lim /„ < / (1)
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 281 d'où lim In < lim u„ <f(\) + lim /„. 4° à) Pour tout entier n ^ 1 nous avons : /.(/,)= J"^- = [Log t]ï = Log" I(f)= ràt-\ -1 1"- -1 * a - 1 J it(l + df t(l + (Log 02) d'où en faisant le changement de variable m = Log t ; TLog" du Wù = -2 = [Arc tg (Log t)]! = Arc tg (Log n). J 0 1 + M b) Si n tend vers + oo, Log n tend vers + co donc la suite (I„(fi)) est divergente. Lorsque n tend vers + co nous voyons que la suite (/„(/2)) converge et admet la limite l/(a — 1), la suite (/„(/3)) converge et admet comme limite l/P e" et la suite /„(/4) converge et admet la limite n/2. c) Des résultats de la seconde question nous déduisons que la suite (w„(/i)) est divergente et que les suites (w„(/2)), (u„(f3)) et (w„(/4)) convergent. En utilisant le résultat de la troisième question nous obtenons les encadrements suivants : < lim w„(/2) < + 1 a - 1 «- + <» « - 1 - < hm m„(/4) < - + 1 . OiJ Dans tout le problème, / désigne une fonction réelle, définie et continue sur l'intervalle [a, b] de R, dérivable sur [a, b] et dont la dérivée f est strictement croissante sur [a, b[. 1° a) Soit x un point de ]a, b] ; démontrer qu'il existe un point unique c de ]a, b[ tel que/(x) - f(a) = (x - a)f'(c).
EXERCICES D'ANALYSE b) Pour tout point t de ]a, b] on pose Démontrer que l'application g est continue sur ]a, b]. Démontrer qu'elle se prolonge par continuité au point a. c) Démontrer que la fonction g est strictement croissante sur [a, b]. 2° Soit (p la fonction réelle définie sur [a, b] par q>(a) = a et pour tout élément x de ]a, b] par ç>(x) = c où c désigne l'unique point de ]a, b[ tel que f(x)-f(d) = {_x-d)f\c). a) Démontrer que <p est une application strictement croissante. b) Soit y un point quelconque de l'intervalle [a, (p(b)\, démontrer qu'il existe un point unique x de [a, b] tel que g(x) = f'(y). e) Démontrer que q>([a, b]) = [a, (p(b)]. En déduire que la fonction <p est continue. 3° On suppose de plus dans cette question que l'application/' est continûment dérivable sur [a, b] et que/" ne s'annule pas sur [a, b]. a) Démontrer que/'admet une fonction réciproque continûment dérivable. En déduire que l'application (p est continûment dérivable sur [a, b]. b) Calculer l'intégrale ryM,md, c) Calculer q>(t) pour f(t) = e' et a = 0, b = 1. En déduire la valeur de f'fe' -e'+ 1 t2 dt. Solution 1° à) Soit x un point de ]a, b] ; alors la fonction / est continue sur l'intervalle fermé [a, x] et dérivable sur l'intervalle ouvert ]a, x[. Le théorème des accroissements finis (cf. C. E., Ch. 5, § II, n° 65) nous permet d'affirmer qu'il existe un point c de ]a, x[ tel que nous ayons f(x)-f(a) = (x-a)f'(c) Supposons que c' soit un point de ]a, b[ tel que/(x) — f(à) = (x — a) fie1), alors nous avons (x — a)f'{c) = (x — d)f'(c') donc/'(c) =/'(c'), or/' est une fonction strictement croissante sur ]a, b[ donc c = c' d'où l'unicité du point c.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 283 b) La fonction g est le quotient de deux fonctions continues sur ]a, b], de plus la fonction qui figure au dénominateur ne s'annule pas sur cet intervalle, donc (cf. C. E., Ch. 4, § III, n° 43, c) g est continue sur ]a, b]. Comme la fonction f est dérivable sur [a, b[, la fonction g possède une limite à droite au point a égale kf'(q), donc en posant g(a) = f'(a), la fonction g se trouve prolongée par continuité sur [a, b]. c) La fonction g est le quotient de deux fonctions dérivables sur ]a, b] et la fonction qui se trouve au dénominateur ne s'annule pas sur ]a, b], donc g est dérivable sur ]a, b] et pour tout point de ce semi-segment nous avons : Va _ (t-fl)/'(0-(/(0-/(«)) (t - a)2 D'après (1°, a) il existe un point unique u de ]a, t[ tel que l'on ait f(t)-f(à) = (t-à)f'(u) donc t — a or u < t et f est strictement croissante, donc f'(u) </'(/); d'autre part, t — a > 0 donc g'(t) > 0. Comme ceci est vrai pour tout point de ]a, b], la fonction g est strictement croissante sur ]a, b]. De plus si x est un élément de ]a, b], nous savons d'après 1° a) qu'il existe un point unique c de ]a, b[ tel que g(x) =f'(c) et/' est strictement croissante sur [a, b[ donc f'(a) <f'(c) soit g(a) < g(x). Il en résulte que la fonction g est strictement croissante sur [a, b]. 2° à) De la définition de q> il résulte que <p prend ses valeurs dans [a, b[ et que pour tout point x de [a, b], g(x) =/'(ç>(x)). Soient x et x' deux éléments de [a, b] tels que x < x' ; alors comme g est strictement croissante, nous avons g(x) < g(x') soit f'{(p(x)) </'(ç)(x')). Or /' est strictement croissante sur [a, b[ donc (p(x) < (p(x'), ce qui prouve que <p est une fonction strictement croissante. b) Comme /' est strictement croissante, pour tout élément y de [a, (p(b)] nous avons a < y < (p(b), donc f (a) <f'(y) <f'(<p(b)) ; or f'(a) = g(a) et f'{cp{b)) = g(b) et la fonction g est continue, donc pour tout élément y de [a, (p(b)J il existe un élément x de [a, b] tel que f'(y) = g(x). Soit x' un élément de [a, b] tel que g(x) = g(x'), alors x = x' car g est strictement croissante, d'où le résultat. c) Comme l'application <p est strictement croissante, pour tout élément x de [a, b] nous avons a < x < b donc ç>(a) < ç>(x) < ç>(5) et ç>(a) = a ; par suite ç)([a, b]) <=. [a, (p(b)\. Réciproquement, si y est un élément de [a, (p(b)\ il résulte de 2°, b) qu'il existe un point x de [c, b] et un seul tel que g(x) = f'iy), donc/'(j>) =f'((p(x)) et comme/' est strictement croissante, y = (p(x), donc
284 EXERCICES D'ANALYSE \a, (p(bj] c <p([a, b]) d'où q>([a, b]) = [a, (pQ})\. Comme <p est monotone sur [a, b] et vérifie (p([a, b]) = [q>(a), (p(b)], q> est continue (cf. exercice 2.26). 3° à) Comme/' est dérivable sur [a, b] elle est continue sur cet intervalle. Comme/' est croissante sur [a, b[, nous avons f'(b) = lim /'(*) = Sup f'(x) x~*b— x e [fl.fc] (cf. C. E., Ch. 4, § V, n° 5l,b) donc pour tout élément x de [a, b],f'(b) ^ f'(x). Soit x un point de [a, b[ tel que f'(b) = f'(x) alors il existe un élément y de [a, b[ tel que x < y donc f'(b) <f'(y) et ceci est impossible ; par suite pour tout élément x de [a, b[ nous avons/'(x) < f'(b) ; il en résulte bien que/' est strictement croissante sur l'intervalle [a, b], donc (cf. C. E., Ch. 4, § 5, n° 52) /' admet une fonction réciproque h continue et strictement croissante ; de plus comme/" ne s'annule pas sur [a, b], la fonction réciproque h de f est dérivable (cf. C. E., Ch. 5, § I, n° 62) et nous avons h'(y) = l f"(h(y)) pour tout élément y de [f'(a),f'(b)\. Comme h et/" sont continues et comme /" oA ne s'annule pas sur [/'(o),/'(è)] nous voyons que h est une fonction continue et donc que h est continûment dérivable. b) Nous avons (bf(t)-f(a) vXt) dt = p g{() vXf) d{ = fbr(ç)(0) vXt) àt d'où p/(0-/(«) 9V) dt = [/(ç,(0)]* = f^(b)) _ ffaà)) (cf. C. E., Ch. 9, § I, n° 131). c) Si/(/) = e', a = 0, b = 1 et si / est un point de ]0, 1] alors fit) -/(0) = tf'(<p(t)) donc e' - 1 = te^ d'où e'- 1 <p(t) = Log—— et ç>(0) = 0 . Nous avons alors pour ces fonctions té-é+1 /(Q-/(o) , 2 = <P (0 r t donc : [lf£t~f+1dt =/(ç,(l)) -/(ç.(0)) = e1-*-" - 1 = e - 2. J o f
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 285 0i4 1° Soit /une fonction réelle continûment dérivable sur un intervalle [a, b], fermé borné de R. Montrer que : lim f(x «-* + oo J a b ) sin nxàx = 0 (n étant entier) . 2° On considère la fonction .. sin t cpif) = _ et on pose F (x) = <p(i) àt. J o à) Montrer, en utilisant une intégration par parties que | F(x) — F(x') | tend vers 0 lorsque x et x' tendent vers + co. b) En déduire que F admet une limite lorsque x tend vers + oo ; on note c cette limite. 3° Soient b un nombre réel strictement positif et / une fonction réelle deux fois continûment dérivable sur [0, b]. à) Montrer que la fonction g définie sur [0, b] par Ux^m^m si ^o lg(0)=/'(0) est continûment dérivable sur l'intervalle [0, b]. b) En appliquant le résultat démontré à la question 1° démontrer que : rb lim /(x) ^-^ dx = c ./(0) (n e N). 4° Soit / une fonction réelle deux fois continûment dérivable sur [0, n]. à) Montrer que f" ,, .sin (2 n + 1) x f"'2 /,, x , ,, ^sin (2 n + 1) x J/(X) sïn^ dX = J0 (/«+/(»-*» sin^ ÛX- b) Montrer que la fonction h définie sur [0,7i/2] par h{x) = (/(x) + fin - x)) £^ si x # 0 A(0)=/(0) +/(n) est deux fois continûment dérivable.
286 EXERCICES D'ANALYSE c) Déduire du résultat de la question 3° que i- f * „>siii(2n+l)x, . _.„. ,. .. «-► + oo J 0 Mn x 5° à) Montrer que sin (2 n + 1) x sin x fe) En déduire la valeur de = 1 + 2 cos 2 x + — + 2 cos 2 nx , pin(2n+l)xdx, J o sin x c) En déduire la valeur de c. Solution 1° Comme /' est continue sur [a, b] nous pouvons intégrer par parties P/to J a sin nx dx . Nous obtenons ainsi r-6 f6 ,, . . _, f cos nx J* f6 cos nx , 1 7(x)smnxdx= j(x) + 1 j (x) dx Or /(a) cos na — /(b) cos nb ^\f(fl)\ + \Kb)\ donc D'autre part et en posant lim r_ço8«x/(x)j»Œ0> n-» + ooL w Jo ffcçosnx//(x)dx <Ip|Ax)|dx> M= [ |/'(x)|dx,
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 287 on trouve Il en résulte que r cos nx /'(x) dx M lim / (x) dx = 0 , d'où le résultat cherché. 2° à) Nous avons F(x) - F(x') = dt=\- - —- àt, J x- t L t ix- J x- r donc I ev \ „.| . COSX COS X I F (x) - F(x ) | < — + T IcostL 11 1 —— àt < - + -, J x' f I X X + r- àt 2 d'où | F(x) - F(x') 1 1 - + — + x x' 1 x' 1 X 1 1 1 12 2 t i t J\ J\ J\ J\ J\ J\ Lorsque x et x' tendent vers + oo, | F(x) — F(x') | tend vers 0. b) Compte tenu du résultat précédent, le critère de Cauchy (cf. C. E. Ch. 4, § II, n° 42, c) nous permet d'affirmer que F(x) possède une limite c lorsque x tend vers + oo. 3° a) Comme / est continûment dérivable sur ]0, b], il est clair que g est continûment dérivable sur ]0, b] et sa dérivée est égale à g,(x) = x/'(x)-/(x)+/(0) s. x^Q X Etudions la dérivabilité au point 0. Il s'agit de voir si le rapport g(x) - g(0) _ [/(x)-/(0)]/x-/'(0) _ /(x)-/(0)-x/'(0) possède une limite lorsque x tend vers 0 à droite. Or/est deux fois continûment dérivable sur [0, b] donc nous pouvons lui appliquer la formule de Taylor à l'ordre 2 en 0. Nous obtenons ainsi /(x)=/(0) + x/'(0)+^^x2 avec O<0 < 1.
288 EXERCICES D'ANALYSE Il en résulte que g(x)-g(0)=/"(fa) x 2 ' Lorsque x tend vers 0, 6x tend vers 0 et comme/" est continue, nous avons limg(x)-g(0)=^0) x-o+ x 2 Il nous reste à prouver la continuité de g' au point 0 ; or, pour x ^ 0 nous avons .,, */'(x)-/(x)+/(0) et nous donc avons vu que /(x)-/(0) x/'(x) - f'(x\ — h \X) 5 W x2 = xA0) + x^-"f) (0 x/'(0) - x2 f"(6x) 2 2 X /'(x) - x < e < -/'(O) i) f\ex) 2 D'après le théorème des accroissements finis appliqué à/', il existe un nombre réel À tel que 0 < X < 1 et /'(*) -/'(0) = xf"{Xx) d'où g 00 = / (Ax) — . Lorsque x tend vers 0, comme/" est continue nous avons «m g'W=a» par suite g'(0) = lim g'(x) x->0 + ce qui montre que g est continûment dérivable sur [0, b]. Appliquons à g le résultat du 1° nous obtenons lim n-> + œ J 0 X sin nx dx = 0 ,
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 289 d'où -b ss~\ rb nx , dx = r f /W • ., ^ i- f sinn lim ■LL-^ sin nx dx = /(O) lim «-► + oo J 0 x n-» + oo J 0 x = /(0) lim P^^dy =/(0).c n->+oo j o y 4° a) Nous avons : r-jt/2 f" ., . sin (2 n + 1) x , f*'2 ,, .sin (2 n + 1) x , /(x) ~ '— dx = /(x) —^ '— dx + J o sin x J 0 sin x f * ,, . sin (2 n + 1) x , + /(x) ^ — dx . J H/2 S1« * Dans la seconde intégrale faisons le changement de variable y = n — x ; nous obtenons : f" /(x)sin(2"+i)*dx= r -/(*-30sin(2wil)(r^ J*^' sinx Jn/2 " sm(jt-.y) K/2 .. . sin (2 « + 1) y r-K/2. f(*-y) J 0 o sin y ày et comme y est une lettre muette dans la dernière intégrale, nous avons en portant dans l'égalité précédente : sin(2n + l)x, f*/2 , ,. . .. . .sin (2 n + 1) x , ^„ _ i ///„\ i </_ „w -dx. f" .. . sin (2 n + 1) x , Ç7"2 , ,. . ,, . ,s J o Mn x J o sm x fe) Comme lim x/sin x = 1 la fonction h est continue sur [0, n/2]. D'après X-.0 les hypothèses, la fonction xi->[/(x) + fin — x)] est une fonction deux fois continûment dérivable sur [0, n/2], par suite pour démontrer que «est deux fois continûment dérivable sur [0, n/2] il suffit de le démontrer pour la fonction k définie par k(x) = x/sin x. Les fonctions IdR et sinus sont dérivables et ne s'annulent pas sur ]0, n/2] donc k est dérivable sur ]0, n/2] et nous avons ,,, . sin x — x cos x . . k (x) = — si x =^ 0 . sin x Au point 0 nous avons k(0) = 1 donc k(x) — k(0) _ x — sin x x x sin x En faisant un développement limité au voisinage de 0 de ce rapport nous voyons que k(x) - k(0) x , x . .. k(x) - k(0) —— — = - + o(x) donc hm -^ — = 0 X O x-»0 + x Calvo. — Exercices d'analyse 10
290 EXERCICES D'ANALYSE soit k'(G) — 0. A présent observons que sur ]0, n/2], k' est un produit de fonctions dérivables donc est dérivable et nous avons ,,,, -, x + x cos2 x — sin 2 x k (x) = —- si xjéO. sin x Par ailleurs k'(0) = 0 donc k'(x) — k'(0) sin x — x cos x En faisant un développement limité au voisinage de 0 de ce rapport nous trouvons —— — = - + o(x) donc k (0) = hm —— — = - . Ainsi nous venons de démontrer que k est deux fois dérivable sur [0, n/2], donc k' est continue sur [0, n/2] et nous allons nous assurer de la continuitéde k" sur cet intervalle. Tout d'abord il est clair que k" est continue sur ]0, n/2]. Calculons la limite de k"(x) lorsque x tend vers 0 par valeurs positives. En faisant un développement limité de k"(x) au voisinage de 0, nous trouvons k"(x) = \ + o(x) donc lim k"(x) = k"(0) et la dérivée seconde de k est bien continue, c) Nous savons d'après 4°, a) que : f* Nsin(2n + l)x , f*/2 r ,, . ,, ,n sin (2 n + 1) x , /(*) ^ — dx = [/(x) + f(n - x)] ^ '— dx J 0 sin x J o sm x or [/(x) + fin - x)] Sln(2s.nn+1)x = hix) Sin(2nx+1)x f- rin(2,+ l)»dx= p sin(2n + l)xdx J o sin x J o x Comme A est deux fois continûment dérivable nous pouvons appliquer le résultat de 3°, b) et nous obtenons : f *'2 .- - sin (2 n + 1) x „ , ,„. , „,„. ,, x* hm h(x) Z-J— dx = c.h(0) = c(/(0) +/(ji)) donc donc lim /(x; n-»+œ J 0 sin (2 n + 1) x , , } sïn^ dx = c(/(0) +/(*)).
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 291 5° à) La formule est vraie pour n = 0. Supposons la vraie pour (« — 1), alors sin (2 n + 1) x — sin (2 n — 1) x 2 sin x cos 2 nx : = : = 2 cos 2 nx , sin x sin x donc sin (2 n + 1) x sin (2 n — 1) x : = ; h 2 cos 2 nx sin x sin x = 1 + 2 cos 2 x + ■•■ + 2 cos (2 n — 1) x + 2 cos 2 nx . La formule est donc vraie pour tout entier n ^ 0. è) Pour tout entier p ^ 1 nous avons r -, j rsin 2 p*i * « cos 2 px dx = — = 0 , Jo L 2p J0 donc compte tenu de l'égalité trouvée à la question précédente et de la linéarité de l'intégrale nous avons : Ç" sin (2 n + 1) x , : ax = n . J 0 sin x c) Prenons pour/la fonction constante de valeur 1 et appliquons le résultat obtenu au 4°, c). Nous avons pour tout entier n ^ 0 : f sin (2 n +1)^ f" : dx = 7i donc hm J 0 Sin X n-> + œ J 0 sin x Mais/(0) =f(ji) = 1 donc sin (2 n + 1) x , dx = 7i, lim f sin (2 n + 1) x tt : dx = 2c dou c = — , sin x 2 8.5 On désigne par E l'espace vectoriel des fonctions réelles continues sur l'ensemble R des nombres réels. A tout élément / de E, on associe la fonction <p = u(f) définie pour tout nombre réel x par cp(X) = n m ât J x 1° a) Démontrer que u est une application linéaire de E dans E. b) Calculer la fonction q> associée à la fonction / définie par / (x) = cos ax (a ^ 0) ; pour a convenablement choisi, la fonction <p peut-elle être nulle quel que soit x ?
EXERCICES D'ANALYSE 2° a) Démontrer que pour tout nombre réel x, <p est dérivable et que <p'(x)=f(x + l)-/(x). b) L'application u est-elle surjective ? c) Trouver le noyau u. L'application u est-elle injective ? 3° a) On suppose que/admet une limite finie / lorsque x tend vers + oo ; <p = u(f) a-t-elle une limite lorsque x tend vers + oo ? Si oui, laquelle ? b) La réciproque de la propriété que l'on vient de trouver est-elle exacte ? Si elle ne l'est pas, donner un exemple qui la met en défaut. 4° La fonction/, élément de E, est choisie de manière qu'il existe des nombres réels a, b, c tels que l'on ait : /(x) = ax + b + - + ^-^ avec lim r(x) = 0 . (1) X X x-»oo Démontrer qu'il existe des nombres réels a, /?, y tels que pour ç> = u(f) on ait : <p(x) = ax + p + - + ^^ avec lim p(x) = 0. (2) X X v-*rr, 5° Dans cette question on pose/(x) = -Jx3 — x + 1 ou ^JA désigne l'unique nombre réel dont le cube soit A, et naturellement (p = w(/). On ne cherchera pas à calculer une primitive def. a) Trouver les racines réelles de l'équation ç)'(x) = 0. b) Etudier les variations de la fonction (p. c) Indiquer l'allure de la courbe d'équation y = q>(x). Déterminer en particulier son asymptote. N. B. Pour trouver des valeurs approchées du maximum et du minimum de <p, on pourra utiliser la courbe y = /(x). On donne ^V^3sU0 et 7l-^- 0,85 auprès. Solution 1° a) Soient/ g deux éléments de E et A un nombre réel ; alors il résulte de la linéarité des intégrales que pour tout nombre réel x nous avons : «(/ + g) « = fX (/ + g) (0 d' = fX (fit) + g(0) J x J x rx+l rx+1 fit) àt + g(0 àt •J x J x ât
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 293 d'où «W + S) 00 = "(/) (x) + w(g) (x) et u(Xf) (x) = f {If) (0 àt = k T /(0 dt = M/) (x) . Nous avons donc u{f + g) = w(/) + w(g) et w(A/) = ku{f), ce qui prouve que m est une application linéaire b) Nous avons f":,c+1 r-:" ~*"i*+1 sin (ax + a) — sin ax . . T+1 , rsinatlx+1 (jp(x) = I cos at àt = = par conséquent si a est de la forme 2 &7r avec k entier rationnel, nous avons sin (ax + a) = sin ax et ç>(x) = 0 pour tout nombre réel x. 2° à) Posons f(x)= \Xf(t)àt. Comme/est continue sur R, nous savons {cf. C. E., Ch. 9, §1, n° 130) que pour tout nombre réel x, ^est dérivable et F'(x) = /(x). Or ç>(x) = F{x + 1) — F(x) donc pour tout x de R, cp est dérivable et nous avons : <p'(x) = F'{x + 1) - F'(x) =/(x + 1) -/(x). £>) Nous venons de démontrer que pour tout élément / de E, u(f) est une application dérivable de R dans R ; comme il existe des applications continues non dérivables, u n'est pas surjective. c) Soit / un élément du noyau de u ; alors ç> = u(f) = 0 donc <p'(0) = 0 par suite pour tout nombre réel x nous avons (p'(x) = f(x + 1) — f(x) = 0. Donc/est périodique admettant 1 pour période et nous avons fX+ f(t) àt = f f(f) ât = 0 . J x J 0 Réciproquement si/est une fonction appartenant à E, admettant 1 pour période, dont l'intégrale est nulle sur [0, 1] ; alors pour tout élément xde R nous avons : "(/) (x) = f* fit) àt = f f{t) àt = 0 , J x J 0 donc u{f) = 0 et/appartient au noyau de u. Le noyau de u est donc formé des applications continues sur R et à valeurs dans R, admettant 1 pour période et dont l'intégrale sur [0, 1] est nulle. Il a été montré au 1°, b) que si k est un entier la fonction non nulle cos 2 knx appartient au noyau de m, donc le noyau de u n'est pas réduit à { 0 } et u n'est pas injective.
EXERCICES D'ANALYSE 3° à) Pour tout nombre réel e > 0, il existe un nombre réel A tel que pour tout nombre réel t ^ A nous ayons / — e < f(t ) < / + e ; alors si x ^ A, x + 1 ^ A donc / — e < <p(x) < / + e d'où lim ç>(x) = /. fe) La réciproque de cette propriété est fausse ; ainsi par exemple nous avons vu que si/(x) = cos 2 nx, <p(x) = 0 pour tout nombre réel x, donc lim cp(x) = 0 x-> + oo alors que/ne possède pas de limite lorsque x tend vers + oo. 4° Comme la fonction/est continue, il en est de même de la fonction r(x) = x/(x) — ax2 — bx — c. Comme lim r(x) = 0, pour tout nombre réel e > 0, il existe un nombre réel A > 0 tel que pour tout nombre réel t vérifiant \ t\ ^ A, nous ayons | KO | < « • Il en résulte que si | x | ^ A + 1, pour tout élément t de [x, x + 1] nous avons | 11 ^ A donc | r{t) | < e et r(t)/t est continue dans [x, x + 1] donc intégrable. Si x ^ A + 1, nous avons : ât < donc Si x < — A — 1, nous avons : KO ât < donc Posons lim xp^ r+1 ko . Pito = xJ Yd'; lim x k-* + oo J je |X+ 1 + 1 KO df = 0. ât = 0. alors nous avons } *+1KPdf _Pi(*) f x et nous venons de démontrer que lim pt(x) = 0. X-*O0 Compte tenu de ce résultat, pour | x | ^ A + 1, nous avons : ç,(X) = n+1 l + b+£) d<+^ = ax + (§ + »), + cLog x + 1 + Pi(x)
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 295 Or pour | x | ^ A + 1, nous avons x + 1 Log par suite = Log 11 + - j = - + EAW. avec iim p2(x) = 0; \ XJ X X jc->oo (p(x) = ax + ly + b) + - + -— avec p(x) = px(x) + c p2(x) d'où lim p(x) = 0. Par suite a = a, )3 = (a/2) + b et y = c. 5° La fonction réelle / définie par/(x) = -Jx3 — x + 1, pour tout nombre réel x, est continue donc appartient à E. D'après la question 2°, a) la fonction (p = w(/) est dérivable pour tout x de R et nous avons <p'(x) = f(x + 1) - f(x) = %(x + l)3 - (x + 1) + 1 - vV - x + 1. Si « et b sont deux nombres réels, il est clair que a3 — b3 et a — b sont de même signe donc le signe de <p'(x) est celui de : \j/(x) = (x+l)3-x-x3+x-l = 3x2+3x = 3x(x+l). Les racines de l'équation (p'(x) = 0 sont donc x = 0etx= — 1. b) Du résultat de la question précédente on déduit le tableau de variations de <p : x q>'(x) 9 (x) -1 0 -|-00 -h + ■9 H X + 00 (*)■ un minimum. ç>(— 1) = f(t) àt est un maximum ; ç>(0) = f(t) ât est J _i J o c) Pour calculer les valeurs approchées de ç>(— 1) et ç>(0), étudions l'appli- cation/dans l'intervalle [— 1, 1]. Cette application se comporte comme l'application P(x) = x3 — x + 1 qui est dérivable de dérivée 3 x2 — 1 donc / est croissantejlans [— 1, — l/v3] décroissante dans [— l/\/3, l/v3] et croissante dans [l/V3, 1]. De plus on a /(- 1) = /(O) = /(l) 1 Cl /(^)=V1-2f3-0'85'
296 EXERCICES D'ANALYSE de même 4-$-*+¥->». le graphe de/dans [— 1, 1] est donc le suivant y» -î -î w o FIG. 8.5.1 è Par suite 1 < <p(- 1) ^ 1,10 et 0,85 ^ ç>(l) ^ 1. c) En faisant un développement limité de / au voisinage de l'infini nous trouvons / i n1/3 i r(x) f(x) = xl 1 + — I = x 1- -^ avec lim r(x) = 0 . \ X X I 3 X X x-co De la question 4° il résulte que l 1 , p(x) (p(x) = x + - - -^— + 2 3 x x avec lim p(x) = 0 . Par conséquent le graphe de <p admet comme asymptote la droite y = x + \.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 297 Il se trouve au-dessus de l'asymptote lorsque x tend vers — oo et au-dessous lorsque x tend vers + oo. Le graphe de <p est donc : FIG. 8.5.2 0.0 Dans tout le problème on étudie des fonctions d'une variable réelle qui prennent, selon le cas, des valeurs positives ou strictement positives. On désigne par a un nombre réel. 1° Soit ga la fonction définie en posant pour tout nombre réel x strictement positif, ga(x) = x"c-1/x. Calvo. — Exercices d'analyse il
EXERCICES D'ANALYSE Démontrer que ga(x) a une limite lorsque x tend vers 0 par valeurs strictement positives. On suppose désormais que ga a été prolongée par continuité en 0 et on définit la fonction/^ en posant pour tout nombre réel x positif, /„(*)= fXt"e-1/(df. J o 2° Démontrer que pour tout entier naturel n, la dérivée M-ième de la fonction ga est de la forme gi"\x) = x"-2" e'11* Pa,„(x) où Pa„ est un polynôme de degré inférieur à n. Calculer Pa<„(x) pour n = 0, 1, 2 et écrire la relation permettant de calculer P„„ en fonction de Pa,„-i et de sa dérivée. 3° Démontrer la relation fa(x) = xa+2 e"1'* - (a + 2)fa+l(x) 4° Démontrer qu'il existe une suite de nombres (Cfl,)i6N telle que k fa\x) = x e 2^ Ca<ix + Cajc+1fa+k+l(x), i = 0 pour tout entier naturel k, et calculer les nombres Ca t (i'eN). 5° Démontrer que pour tout nombre réel positif x, on a 0 </„+i(x) < xfa(x) 6° Les fonctions fa et x i-» ha(x) = xa+2 e~1,x sont-elles équivalentes quand x tend vers 0 par valeurs strictement positives ? 7° Résoudre l'équation différentielle y' = 1 - x~2y (E) où y est une fonction de la variable x, qui ne prend que des valeurs strictement positives (on utilisera la fonction f0). Solution 1» Si a > 0, lim x" = 0 et lim e~1/x = 0 donc lim ga(x) = 0. x-»0+ ■ x-»0+ x->0 + Si a < 0 en posant y = l/x on a EJix) = y~
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 299 or y"" lim — = 0 j>->+oo ey (cf. C. E., Ch. 6, § VIII, n° 93) donc lim g„(x) = 0 . x-»0 + Par suite nous voyons que pour tout nombre réel a, on a lim g„(x) = 0 x->0 + et nous poserons dans la suite ga(0) = 07 2° On a pour tout nombre réel x strictement positif, g'a(x) = ax-'1 e~llx + x"-2 e"1/x = x"-2 e_1/>x + 1) g"£x) = «x"-2 e"1/x + («x + 1) [(a - 2) x""3 e_1/x + x"~4 e~1/x] soit g^'(x) = x"-4 e"1/x[a(a - 1) x2 + 2(« - 1) x + 1]. La proposition énoncée est donc vraie pour n = 0, 1, 2, et on a f.,oW = 1 ^a.lC*) = ÛX + 1 ^>,2C*0 = «(« - 1) x2 + 2(a - 1) x + 1. Pour démontrer le résultat général nous allons procéder par récurrence. Supposons que la dérivée (n — l)-ième de ga soit de la forme gr1)W = x"-2"+2e-1^Pfl,„_1(x) où -Pfli„_i est un polynôme de degré (n — 1) au plus. Alors on a g<">(x) = x"~2"+2 e~1,x P'^x) + *■-* e-1* P^Oc) + + (a-2n+ 2)xa~2n+1 e~l/x Pa,^1(x) soit g<">(x) = x""2" ^"[P^-iix) + x2 P;n_!(x) + (a + 2 - 2 n) xP^xj] . Posons P.Jx) = ** K,n-i(x) + (a + 2-2n) xP^.^x) + P^-^x) . Alors on a g<")(x) = xa-2"e-1^Pfl,„(x) et comme le degré du polynôme Pflj„_ i est inférieur à (n — 1), celui du polynôme P„3„ est inférieur à n, d'où le résultat.
EXERCICES D'ANALYSE 3° En intégrant par parties ta+1e llt ât on obtient J o r ta + 2 "1 x fi fa ^.«+2 i /a+1(x) = U-?e-1H - ' e-1''dl = ^e-1*--L-/.(x) la + 2 J0 J 0 a + 2 a + 2 a + 2 d'où /„(x) = xa+2 e"1'* - (a + 2)/fl+1(x) . 4° La relation démontrée à la question précédente fournit des nombres Ca,o = 1, Cflil = - (a + 2) tels que l'on ait /„(x) = x-^e-^Qo + Cfl>1/a+1(x). Supposons trouvés des nombres Cfl0, Ca>1,..., Ca%k tels que /„(x) = x"+2 e"1'*^ Q.X1 + CaMfa+k(x) j=0 alors en remplaçant fa+k(x) par x0+'c+:2 e-1/x — (a + k + 2)fa+k+1(x) dans l'égalité précédente, on obtient fJLx) = x"+2 e-1/x[lo Cfl>Ix' + CflJtx*] - C„> + fc + 2)/fl+lk+1(x) donc en posant Ca>ft+1 = — Ca<fc(û + k + 2) on a /„(x) = x°+2 e-1M(l Ca>Ix')+ Cfl,t+1/a+fc+1(x) . Ceci démontre qu'il existe une suite (C„ ()ieN de nombres réels telle que, pour tout entier naturel k, l'égalité ci-dessus soit satisfaite. Cette suite est définie de manière récurrente par Cfl0 = 1 et Cak+l = — CaJ£a + k + 2) ; on a donc CaA = — (a + 2), Ca2 = (a + 2) (a + 3) et pour tout entier k, Ca,k = (- 1)* (a + 2) (a + 3) ... (a + k + 1) . 5° fa+i(x) est l'intégrale d'une fonction positive sur [0, x] donc (cf. C. E., Ch. 8, § II, n° 118, c). Par ailleurs pour tout nombre réel t tel que 0 < / < xonafe-1'' > 0donc/a+1 e_1/' < xt" e'1" et on a (loc. cit.) P f"+1 e'1" dt < x f'i-e-^dt J o J o soit
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 301 Par suite on a bien pour tout nombre réel x positif 0</.+ i(*)< JSft*)- 6° On a \fa(x) - xa+2 e"1'* | = | (a + 2)fa+1(x) \ ^ (a + 2) x/„(x) or xfa(x) = o(fa(x)) donc fa(x) est équivalente à /î„(x) lorsque x tend vers 0 par valeurs strictement positives. 7° Pour les valeurs strictement positives de x, l'équation différentielle (E) s'écrit aussi X L'équation homogène associée à l'équation (E) est y'+1-2y = o. Ci) X Les solutions de l'équation (1) qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation /_ 1 donc en intégrant y = Cellx où C est un nombre réel. Pour trouver les solutions de l'équation (E) appliquons la méthode de variation des constantes ; posons y = C(x) e1'* (2) où C est une fonction dérivable de x ; alors en dérivant (2) on obtient y' = C'(x) e1'* - OÙ eu* et en portant dans l'équation (E) il vient C'(x) e1/x = 1 soit C'(x) = e"1/X. (3) En intégrant (3) on obtient alors C(x)=f0{x) + K
302 EXERCICES D'ANALYSE où ^f est un nombre réel, donc la forme générale des solutions de l'équation (E) est y = (fo(x) + K)e1/x où K est un nombre réel. Oi7 On désigne par <é> l'ensemble des fonctions à valeurs réelles, définies et continues sur l'intervalle [— \, J] et on associe à chaque fonction/de <& la suite des nombres Q(/)= j* f(x)xkàx (feeN). I. 1° On désigne par/une fonction de ^ et par Fia primitive de/qui s'annule pour la valeur — \. Calculer les nombres Ck(F) en fonction des nombres Ck(f). 2° Montrer que si P est un polynôme à coefficients réels et / une fonction de <ê, l'intégrale f f(x)P(x)àx •> -i s'exprime simplement en fonction des nombres Ck(f). II. Dans cette partie a et h sont deux nombres réels tels que 0</z<£et/i<a<l-/i et on définit la fonction <Ph sur [— 1, + 1] par ^ / ^ ! ~ ? 1° Etudier rapidement les variations de 4>h et tracer son graphe. 2° Déterminer pour tout nombre t de [— 1, + 1] la limite de la suite de terme général a»(0 = [*A(0]". 3° Montrer sans calculer l'intégrale que la suite de terme général Jo-l a pour limite + oo (On pourra considérer l'intégrale de la fonction «P» dans l'intervalle [- h/2, h/2]).
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 303 4° On désigne par g une fonction à valeurs réelles définie et continue dans l'intervalle [a — 1, a] et minorée dans [— h, + h] par un nombre m strictement positif. Montrer que l'intégrale J a-l est strictement positive dès que n est assez grand. III 1° Montrer que si / est une fonction de ^ et si /(0) n'est pas nul, les nombres Ck(f) ne sont pas tous nuls. On pourra étudier pour une valeur convenable du paramètre réel h, l'intégrale ■> -Vi 2° Montrer que si la fonction / de ^ n'est pas nulle pour une valeur x0 de l'intervalle ] — \, i[, les nombres Ck(f) ne sont pas tous nuls. En déduire que l'application qui à toute fonction / de ^ associe la suite (Q(/))*6n est injective. Solution I. 1° Soit k un entier naturel. Calculons l'intégrale Ck{F) = F(x) xk dx J -y2 au moyen d'une intégration par parties ; on obtient donc (fe+l)2t + 1 fc+lJ->/2 Or, F{^)=\/\màx = C0(f) et f 2 f(x)xk+1dx = Ck+1(f) J -y2
304 EXERCICES D'ANALYSE donc 2° Posons Alors on a «"-iTTlfÉ?-^]- P(X)= £ ÛJtX*. /c=0 f 2 /(x) F(x) dx = f 2 £ akf(x) xk àx = = î «J/2 /(*)** dx= £ atQ(/). (t=0 J -i/2 t=0 II. 1° <?fc(0 est un trinôme du second degré en t qui atteint son maximum pour r = 0 et s'annule pour t = — 1 et f = + 1. L'ordonnée de son maximum est $h(0) = 1/(1 — h2) et son graphe est la parabole suivante FIG. 8.7 2° On voit sur le graphe précédent que si t est un élément de [— 1, + 1], on a \$h(t)\<l si te[- 1, -h[u]h, + 1] 3*7.(0 =1 si t = h ou t = — h | #„(0 | > 1 si te]-h,+h[
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 305 Par conséquent si tel- 1,- fc[u] h, + 1], Iim u„(t) = 0 si t = h ou t = — h, lim u„(t) = 1 si t e ] — h, + h\_, lim u„(f) = + oo . 3° On a les inégalités fc h donc -*/2 r +'1/2 r — Itii. r +A/2 ra Vn=\ [p„(t)fàt+\ [^(0]"dt+ [^(0]"dt. J a-1 J -h/2 J A/2 Comme la fonction [<Pfc(f)]B ne prend que des valeurs positives dans [— 1, + 1] les trois intégrales ci-dessus sont positives, donc rh/2 Vn>\ |>*(0]"df. J -A/2 Or rh/2 rh/2 [$h(t)Ydt>h Inf j>„(0]" (c/.,C.E.,Ch. 8,§II,n°119) J -A/2 tet-h/2, A/2] et inf [*i(or-k(Dl"-«-ê). »e[-A/2,*/2] L \-^/ J V-^/ Mais on a vu à la question précédente que la suite u„(h/2) tend vers 4- oo. Il en est donc de même de la suite de terme général w„ = hu„(h/2) et la suite (v„) qui majore la suite (w„) tend aussi vers + oo. 4° On a les inégalités a — 1 < — h ^ h ^ a donc on a -h p+A + ra r-h r+h g(0|>A(0]"d'= g(0|>A(0]"df+ g(0[^0)]"dt J o-l •> a-1 J -A + fg(0[^A(0]"C Observons que l'on a aussi I P g(0 |>a(0]" dt I < f * I g(01 [**(0]" d* < [ Sup |>h(0]"l x |J„-1 | J.-1 Lte[a-1, -M J x f " |g(0| J «—1 df
306 EXERCICES D'ANALYSE soit en posant M = | g(t) | àt et en remarquant que J a-1 Sup [^(t)]"=[^(-ft)]"=l te[o-l, — hl on obtient f " g(0[^(0]"dt <M. | J a-l On démontre de la même manière que f" g(0[^(0]"df <W I J h avec N = I g(f) | df. Par suite on a - (M + N) < f " g(0 |>h(0]" dt + f " g(0 |>„(0]" dt < (M + JV) . Jn-1 •> h D'autre part compte tenu des hypothèses on a -h/2 •+h/2 r+h r+h r+h/2 g(0 |>*(0]" dt > m |>„(0]" dt > m |>„(0]" dt J -h J -h J -A/2 r+A/2 et on a vu à la question précédente que [#*(0]" df tend vers + oo lorsque J -h/2 r+h n tend vers + oo, donc g(f) [^h(0]" df tend vers + oo lorsque n tend vers J -h + oo et il existe un entier P tel que pour tout entier n> Pon ait r+h g(0[^(0]"df >(M+JV). J -j, Alors, pour tout entier n > P l'intégrale f" g(0|>*(0]"df est strictement positive. III. 1° Pour appliquer le résultat précédent, il faut montrer que/est minorée sur un intervalle de la forme [— h, + h]. Comme/(0) ^Oon peut supposer/(0) > 0. Posons/(0)/2 = m ; comme/ est continue en 0 il existe un nombre réel h > 0 tel que pour tout élément x de [— h, + h] on ait/(x) ^ m.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 307 D'après la question II.4 appliquée avec a = \, il existe un entier P tel que pour tout entier n^Pon ait f 2 /(x)[^(x)]"dx>0. J _i/2 Or [3>h(x)]n est une fonction polynôme en x de degré 2 n ; soient a0, ax,..., a2„ ses coefficients ; alors en appliquant le résultat de la question 1.2 on obtient \A /(x)[^(x)]"dx= X akCk(f) ■> -y2 k=o par suite, l'un au moins des nombres Ck(f) (0 ^ k ^ 2 n) est non nul. 2° On se ramène au cas précédent au moyen du changement de variable y = x - x0, r'/i rVi-xo /(*) |>„(x)]" dx = f(y) |>hO0]" ày ■ J ->A ■> -y2-*<> On applique le même résultat avec a = \ — x0 et la fonction polynôme P(x) = [&h(x - x0)]". Soit A l'application de l'espace vectoriel réel *& dans l'espace vectoriel réel des suites de nombres réels, définie en posant pour chaque élément / de <£, A(f) = (Ck(f))keN. Cette application est linéaire ; en effet, si /, g sont deux éléments de "^ et X, \i deux nombres réels, alors pour tout entier naturel k on a ckW + wO = f2 W + m) (x) dx J -l/2 = l\ /(x) dx + fi\ g(x) dx = kCk(f) + nCk(g) ■> -lA ■> ~lA par suite on a AW+ M) = M{f) + fiA(g). Le noyau de A se compose des applications/de *& telles que l'on ait pour tout entier naturel k, Ck(f) = 0 ; or on a vu que si/ ¥= 0 il existe un entier k tel que Ck(f) ¥= 0, donc Ker A = { 0 } et l'application A est injective. 8.8 I. à) Si / est une fonction réelle de variable réelle, montrer en utilisant le critère de Cauchy que si lim | f(i) | df existe, alors lim f(t)dt existe.
EXERCICES D'ANALYSE b) Démontrer que si a est un nombre réel strictement positif, alors hm df existe. c) Soit / la fonction définie par/(x) = e* cos x2 et/' sa dérivée. Les quantités f%-'/(t)d» et [V'AOdf J o J o admettent-elles des limites quand x tend vers + oo ? II. à) Soit g une fonction continue de variable réelle, à valeurs réelles et telle que lim g(x) = L. Trouver toutes les solutions de l'équation différentielle y + y = g(x) . (1) b) Montrer que pour tout nombre réel strictement positif e il existe des nombres réels Xet X± tels que 0 < X < Xt et pour tout x > Xx on ait rg(0e-(JC-'>df-L J x < e. En déduire que si la fonction y est solution de l'équation (1) alors lim y(x) — L . m. à) Soit h une fonction de R dans R admettant une fonction dérivée continue ; vérifier l'égalité \X e~* h'(t) ât = e~* h(x) - h(G) + f e~'fc(0 df. J o J o f * e-' h' J o &) On suppose que e ' h'(t) dt tend vers une limite finie Lx lorsque x J o tend vers + oo. Déterminer une fonction réelle de variable réelle g, continue et ayant une limite finie lorsque x tend vers + oo, telle que J 0 àt soit solution de l'équation différentielle (1). c) Montrer que l'existence d'une limite Lx pour PV'fc'e) J 0 àt
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 309 lorsque x tend vers + oo, entraîne l'existence d'une limite pour I àt et pour e-* h(x) . \ e_tft(0« J o d) Réciproquement, le fait que e ' h(t) àt possède une limite lorsque x J o tend vers + oo entraîne-t-il l'existence d'une limite pour fX e-' h'(t) « J o .)àt J o lorsque x tend vers + oo ? Solution I. a) Posons F(x) = J* |/(t) | àt et G(x) = J*/(0 àt. Dire que lim F(x) existe est équivalent d'après le critère de Cauchy à X-* + 00 (Ve e R* ) (3X e R) (Vx 6 ]X, + oo[) (Vx' 6 ]X, + oo[) [| F(x) - F(x') | < e] . Montrons que G satisfait aussi au critère de Cauchy ; on a | G(x) - G(x') | = I f f(t) àt I < f |/(0 | df = | F(x) - F(x') |. Donc (Ve e R%) (3X e R) (Vx 6 ]X, + oo[) (Vx' e ]X, + oo[) [1 G(x) - G(x') | < e] d'où on déduit que G(x) possède une limite lorsque x tend vers + oo. b) Une intégration par parties donne f cos t , Tsinfl . f*sinf , àt = +a -vrdf Ji c L f Ji Jif+1 fx sin t sin x . . f sin t , sin 1 + a —- àt. On a smx lim = 0 je-* +oo X
EXERCICES D'ANALYSE fx sin t , et d après la question précédente pour que —^y àt ait une limite J 1 l [x\sint\ , lorsque x tend vers + oo, il suffit que ] —g+1 àt en ait une. Comme J 1 t | sin 11 f+i >0 la fonction H(x) = I —g+1 àt est croissante. Montrons qu'elle est J 1 t majorée. On a Ji f+1 Jif+1 «\ W « car x > 1 et a > 0. La fonction H est croissante et majorée ; elle possède une fx sin t , limite lorsque x tend vers + oo, par suite -^ df en possède une aussi. c) On a [ e~7(f)df = [ cosf2df. J o J o En faisant le changement de variable u = t2 et en posant A = cos t2 àt, J o on trouve rx rx rV*cosw e */(0 dt = A + cos t2 d/ = ^ + 2~~TdM • rV*cosw r* D'après fc), lim I -—T^àu existe donc e *f(t)àt possède une limite X-»+oo J 1 2 VM J 0 lorsque x tend vers + oo. On a f'(t) = e'(cosf2 - 2fsinf2) d'où i e~'/'(0 dt = - 2 [ f sin f2 df + [ cos f2 àt. J o J o J o
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 311 Nous savons déjà que cos t ât possède une limite lorsque x tend vers + oo. J o D'autre part on a 2 t sin r dt = cos x2 - 1 f J o donc — 2 t sin t2 dt ne possède pas de limite lorsque x tend vers + oo ; J o par suite rx idt J 0 n'a pas de limite lorsque x tend vers + oo. II. a) L'équation homogène associée à l'équation (1) est y' + y = 0. (2) Les solutions de l'équation (2) qui ne s'annulent pas sont celles de l'équation ^=-1 (3) y d'où en intégrant y= Ce" où C est un nombre réel. Pour trouver la solution générale de l'équation (1) appliquons la méthode de variation des constantes ; posons j> = C(x)e-* (4) où C est une fonction dérivable de x ; en dérivant (4) on obtient y' = C'(x) e~* - C(x) e~* d'où en portant dans l'équation (1) C'(x)e-* = g(x) soit C'(x) = g(x) ex> et C(x)= f e'g(0df+ 1 J o
EXERCICES D'ANALYSE où X est un nombre réel. La solution générale de l'équation (1) est donc ^ = e-*(£e'g(0df + 2) où A est un nombre réel. b) Si X et x sont deux nombres réels tels que X < x on a f* S(t) e~(*-t) àt-L = e~x P g(t) e' àt - e~x P L e' dt + J x J x J x + e~x\ L e àt - J x ■■ P(g(0-L)e'df + Le-*[e';&-L J x P(g(0-L)e'df-Lex-*. J x — e = e Comme lim g(t) = L pour tout nombre réel a strictement positif, il existe un nombre réel Xtel que pour tout x ^ X on ait | g(t) — L | < a. Pour cet ^nous obtenons la majoration f g(0 e~(*~° àt- L < a e~x \' e' àt + | L | J x J x „*-*. or «e-1 \ e'dt + | L | ex_* < a(l - ex_*) + | L | ex_* < a + (| L | - a)ex J x donc P g(f) e-(x-° df - L < a + (| L| - a) e*-* . I Jx Comme lim e~* = 0 il existe un nombre réel Xt que l'on peut choisir supérieur X-*- + 00 à X, tel que pour tout x > X1 on ait (| Z, | — a) ex~* < a. On a alors pour x > X, g(0 e -(*-«) àt - L < 2a ce qui démontre l'inégalité cherchée en prenant pour tout nombre réel e strictement positif, a = e/2.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 313 Si y est une solution de l'équation (1) nous savons que Soit e un nombre réel strictement positif. Nous savons qu'il existe deux nombres réels A'et Xt tels que 0 < X < A"j et tels que pour tout x ^ Xt on ait J x £ <2" On a alors I r* I rx y(x)- L\ = \ e~* ef g(f) df + A e~* - L < e~* e'g(f) dt + A I J o I J o + {' e-l'-»g(t)ût-L J x I e'g(f)ât + A est une constante et comme lim e x = 0, il J 0 | je-» + oo Comme existe un nombre réel X2 tel que pour tout x > A^ on ait fXe'g(0 J o àt + X £ Alors pour x > sup (Ar1, A"2) on a ce qui prouve que Xx) - L | < | + | = e lim y(x) — L X-* + 00 III. à) En effectuant une intégration par parties on trouve f * e~ h'(t) ât = [e-* h(t)~]x0 + fX e"' h(t) àt J o J o h(x) - h(0) + \ e"' h(t) àt. J o b) Pour que e-' h(t) àt soit solution de l'équation (1) il faut et suffit que J o = e l'on ait P e-' h(t) àt = ex ([' é g(f) àt + lj
EXERCICES D'ANALYSE d'où on tire e* f e-'h{t)ût = \ ég(t)dt + l. J o J o En dérivant par rapport à x les deux membres on trouve e* le-* h(x) + f* e-' h(t) àt\ = e* g(x) . La fonction g est donc nécessairement définie par g(x) = e~* h(x) + f e-' h(t) dt. J o La fonction g ainsi définie est évidemment continue ; il reste à montrer qu'elle admet une limite lorsque x tend vers + oo. D'après l'égalité de III, a, on a g(x) = f e_t h'(t) àt + h{0) d'où lim g(x) = Lt + h(0) . J 0 jc-* + oo c) D'après la question 111,6, e~'h(t)dt est solution de l'équation (1) J o où figure une fonction g telle que lim g(x) = Lx + h(0) . Mais d'après la question II, b nous savons que lim e_t h(t) dt = lim g(x) = Lt + h(0) . En reportant ce résultat dans l'égalité III, a on trouve lim e~x h(x) = lim ( f e_t h'(t) dt + h(0) - f e-' h(t) dt) = 0 . d) I ê~ h(i) dt peut avoir une limite quand x tend vers + oo sans que J o f e-'h'(t)dt J o en ait une. La fonction x h-► /(x) = ex cos x2 étudiée dans la question I, c fournit un exemple de cette situation.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 315 0i9 1° Soit/une fonction à valeurs réelles, définie, continue, deux fois dérivable sur l'intervalle [a, b] et telle que f(à) — f(b) = 0. Soit x0 un élément de ]a, b[ ; montrer qu'il existe un nombre réel £, e ]a, b[ tel que f(xo)=f-^(x0-a)(x0-b). (On pourra étudier la fonction x h-» /i(x) = f(x) — 04/2) (x — à) (x — b) où 2/(x0) \ (x0 - a) (x0 - b)/ ' A = 2° Soit g une fonction deux fois dérivable sur [a, b] telle qu'il existe deux nombres réels met M tels que pour tout élément x de [a, b] on ait m ^g"(x) ^ M. Démontrer que l'on a pour tout élément x de [a, b] „ (x - a) (x - b) x - b x - a (x - a) (x - b) M - ^ g{x) - g(fl) - g(b) < m ■ 1 a — b b — a 1 En déduire les relations ,{b-a)3 f6„/AJ b-a.,.,.,^^ „ (b - a)3 M — a) f , x , b — a , . . .,., (b - a) ... -^- ^ J g(x) dx — (g(fl) + g(b)) ^ - m 12 . (1) 3° En appliquant la double inégalité (1) à la fonction Log sur l'intervalle [n, n + 1] (où n e N*), démontrer la relation 1 2 A" + ^)(L°g(" + !) - L°g«) - ! < J^i • 12(« + 1) 4° On pose pour tout enîier n non nul, u„ = Log (nn+l e-") - Log (« !) et pour tout entier « ^ 2, 1 v„ = u„ + 12(n - 1)- Démontrer que la suite (u„) est croissante et que la suite (v„) est décroissante. En déduire que la suite («j converge vers une limite C et que l'on a pour tout entier n S= 2 1 (2) < w„ < C 12(« - 1) 5° On pose pour tout entier « e N ritt J 0 Tt/2 sin" x dx,
316 EXERCICES D'ANALYSE Démontrer les relations : I0 = n/2, It = 1, I0> h> - > /„ > In+l > • et n — 1 r I„ = i„_2 pour tout entier n > 2 . n En déduire les valeurs de l2n et 72n+1- 6° Démontrer la relation ,. 24"(« !)4 n = lim — n-» + oo ((2 n) !) n et en déduire que C = - i Log 2 n . Solution 1° On a/i(o) = /(o) = 0,/i(Z>) = /(b) = 0,/t(xo) = 0. D'après le théorème de Rolle il existe un nombre réel rj e ]o, x0[ et un nombre réel t]' e ]x0, b[ tels que/ï(»?) =fî(rf) = 0. En appliquant à nouveau le théorème de Rolle on trouve un nombre réel £ e ]rj, r]'[ tel que/"{(<!;) = 0. Mais /i(*) = /'(x) - Ax + a-~ et /l'(x) = /"(x) - X ; donc /;® = o d'où x=/"(o et on obtient l'égalité cherchée. 2° Considérons la fonction /* définie par h(x) = g(x) - g(a) r - g(b) t . a — b b — a On a A(o) = /*(£) = 0 et h est deux fois dérivable sur [a, b]. En appliquant le résultat précédent à la fonction h on trouve pour tout élément x de ]o} b[ un nombre réel £, e ]a, b[ tel que h(x) = l^(x - a)(x- b). Mais /*"(<!;) = g"(0- Tenant compte du fait que (x — a) (x — b) est négatif on obtient (x - a) (x - b) (x - à) (x - b) M ^ h(x) < m — .
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 317 Comme les inégalités, sont évidemment vraies pour x = a et x = b, on a bien démontré l'inégalité demandée pour tout élément x de [a, b]. L'intégrale conservant les inégalités, on en déduit M rb f f m f (x — a) (x — b) dx ^ h(x) dx < — (x — a) (x — b) dx . J a ^ a •* o Or on a r-6 (x — a) (x — b) dx = f6 Tx3 x2 l6 = [x2-(a + b) x + ab]dx = — - (a + b)-y + abx\ b3 (a + b)b2 2 fl3 (a + b)a2 2 = _ T- + ab -y + —j « * 2b3-3ab2-3b3 + 6ob2-2fl3 + 3o3 + 3o2b-6a2b (&-a)3 D'autre part rb rb [ h(x) dx = [ g(x) dx - -^- f (x - b) dx - -^~ [ (x- a) dx g(a)(a-b)2 g(b)(b-a)2 = [ g(*) dx 2(o - b) 2(b - à) = Ç g(x) dx - h-^ (g(fl) + g(fc)) . On obtient finalement , (b - a)3 f6 , . j (b - a) , . , ,... (b - a)3 „. - Mv 12 < J g(x) dx - 2 (g(c) + g(b)) < - mv 12 . (1) 3° On a -n+l pn+l Log x dx = [x Log x — x]£+1 = (« + 1) Log (« + 1) - n Log n La dérivée seconde de Log x étant — 1/x on a 1 1 M = et m = r (n + l)2 n2
318 EXERCICES D'ANALYSE L'inégalité (1) devient 1 12(« + 1) <(« + !) Log (« + !) — « Log n — 1 Log n _ Log (n + 1) 1 2 2 " 12 n2 ce qui équivaut à r < (« + -)[Log (« + 1) - Log «] - 1 < . 12(« + l)2 \ 2/L J 12 n2 4° Calculons d'abord wn+1 — w„. On obtient un+1 -un = Log ((n + l)n+(3/2) e-"-1) - Log (n + 1) ! - - Log (nn+(1/2) e-") + Log (« !) = (n + 2)Lo8 (" + 1) - « - 1 - (« + 2")Log " + T (n + 1) ! + n - Log- j-^- n ! = (n + 2) [Log (« + !)- Log ri]- l. Comme w„+i - w» > 7— -^ > 0 12(« + l)2 la suite (m„) est strictement croissante. D'autre part 1 1 vn+i - «B = "n+i - wn + 12 n 12(« - 1) = un+1 - n, - —— < m„+1 - u„ - -— < 0 12 n(n — 1) 12 « d'après l'inégalité (1). Donc (t>„) est une suite strictement décroissante, de plus il est clair que pour tout entier n > 2 on a u„ < vn et que lim («„ - w„) = 0 B-* + OO donc les suites (un) et (vn) sont adjacentes et par suite elles convergent vers une
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE limite commune C. La suite (u„) étant croissante on a pour tout entier n u„ < C et la suite (v„) étant décroissante on a pour tout entier n S= 2, 1 ! M„ = «„ — ttt; rr > C - 12(« - 1) 12(n - 1) ' d'où l'inégalité (2). rn/2 n rn/2 5° I0 = dx = -; Ii = sin x dx = [— cos x]j$/2 = 1 J o 2 J 0 On a /•Tt/2 /„ — /„_!= (sin x — 1) sin"-1 xdx < 0 J o donc la suite (/„) est strictement décroissante. Pour tout entier n > 2 on a rn/2 rn/2 I„ = sin" x dx = (1 — cos2 x) sin"-2 x dx J o J o rn/2 rn/2 ~ sin"~2xdx— sin"-2 x.cos2 x dx J o J o ^[sin"-1x.cosx]S/2 , .„ n — 1 n — 1 ,= '«-2 - - rCsin""1 ^.cosx]S/2 - TI} d'où Ai — Ai-2 r'i 1_ n- 1*"" On obtient donc bien 1" ~ „ J"~2 On a alors _2n-l_2«-3 1 (2 w) ! 2 « 2 « — 2 2 2 («!) 2 « 2 « - 2 2 r 22n(« !)2 J2n+1 — o „ . i o „ 1 n ■*! /' 2/! + l 2/i-l 3 * (2 « + 1) ! ' 6° Nous savons que I2„-i > hn > Iin+i- On a donc 22(""1)[(«- l)!]2 (2 w) ! n 22"(» !)2 (2^- 1) ! > 22n+1(« !)2 (2 « + 1) !
320 EXERCICES D'ANALYSE ... n(2 n) ! En multipliant par 2„_1—^ on trouve Comme on a n.2n ((2«)!)2n 2« 1 = > vv y y 7T > 2 n2 24n(« !)4 2 n + 1 hm 7 = 1 , „-+002« + 1 24"(« !)4 lim — = 7r. „-> + «> ((2 «)!)2« D'après 4° nous savons que lim (Log («n+(,/2) e-") - Log n !) = C; donc „»+(%) e-« lim = e Par suite, lorsque n tend vers + oo on a C/2)„-2n-C « ! ~ «n+(,/2) e-"-c et (2 n) ! ~ (2 n)2n+(1/2' e et par suite 24n(«!)4 24"«4"+2e-4n~4c 1 _2C ((2«)!)2« (2«)4"+%e-4"-2C 2 mais nous savons que > 4n/M i\4 24> !)4 lim — = % , »- + oo ((2«)!)2« donc on a i e~2C = n d'où C = — \ Log 2 n. 8.10 Soient/et g des fonctions continues à valeurs réelles, définies sur l'intervalle [— 1, + 1]. Soit M la fonction définie pour tout nombre réel u par M(u)= SuP (/+wg)(x). -l«x«l
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 321 Pour tout nombre réel u, on désigne par E(u) l'ensemble des points x de l'intervalle [— 1, + 1] tels que (f+ug)(x) = M(ii). 1.1° Déterminer explicitement la fonction M et l'ensemble E(u) pour tout nombre réel u dans chacun des cas suivants : a) f(x) = Vl - x2, g(x) = x b) f(x) = x4 - 2 x2, g(x) = 4 x2. On montrera que dans le cas (b) la fonction M n'est pas dérivable au point £. 2° On suppose que g(x) = x pour tout élément x de [— 1, + 1]. Démontrer qu'il existe une fonction / et une seule, dérivable sur ]— 1, + 1[, telle que /(O) = 0 et telle que pour tout élément u de l'intervalle ]— ji/2, + 7i/2[, sin u appartienne à E(u). Déterminer la fonction M associée. Déterminer E(u) pour tout nombre réel u. II. On revient au cas général. 1° Soient u et v des nombres réels, x un point de E(u), y un point de E(v). Montrer que l'on a (v - u) g(x) ^ M(v) - M(u) ^ (v - u) g(y). 2° Montrer que la fonction M est continue. 3° Soit q> une fonction définie sur R à valeurs dans [— 1, + 1] telle que pour tout u de R, ç>(u) appartienne à E(u) ; on pose h = g o q>. Montrer que si u < v < w et si j; est un élément de E(v), alors h(u) ^ g{y) ^ h(w). 4° Montrer que pour tout nombre réel v, h admet une limite à droite et une limite à gauche au point v et qu'on a lim h(u) ^ Inf g(v) ^ Sup g(y) ^ lim h(u) . u^*v— 3?eE(u) yeE(u) u-*v + 5° Soit v un nombre réel ; montrer qu'on peut extraire de la suite une suite (wk) telle que la suite (ç(wk)) admette une limite finie y. Montrer que y appartient à E(v) et en déduire que lim h(u) = Sup g(x) . u-*v+ JceE(u) Indiquer comment on démontrerait que lim h(u) = Inf g(x) . u-*v— xeE(v)
322 EXERCICES D'ANALYSE 6° Démontrer l'équivalence des trois conditions suivantes (a) h est continue au point v. (P) g est constante sur l'ensemble E(y). (y) M est dérivable au point v. Solution lo à) Nous avons (/+ ug)(x) = y/l — x2 + ux. Etudions la fonction f + ug sur l'intervalle [— 1, + 1] ; on a (f+ug)(- 1)= -u {f+ug)(\) = u et si x e ]— 1, + 1[ ,r V/ . —x — x + u V1 — x2 (/ + "g) (x) = , + u = Vl - x2 Vl - x 2 La fonction dérivée s'annule si et seulement six = uyjl — x2 soit u x2 = w2(l — x2) soit encore x = car x est du même signe que u. On a Vl + u2 "♦-brTïKA-iT? u2 1 + u2 + -i=2 = i . = vi Vl + w VI + w + u 2 Or on a (f + ug) (1) = u, (f + ug) (— 1) = - u, et | t \ ^ V1 + t2 Pour tout nombre réel t, donc nécessairement M(u) = v 1 + w2. L'ensemble ^(m) est l'ensemble des points x de [— l, + l] tels que (/+ ug)(x) = M(w), mais l'étude de la fonction prouve que/ + ug présente un et un seul maximum local sur [— 1, + 1] donc la valeur M(u) est prise une seule fois d'où ( E(u) = . Vl + w2 b) Nous avons (/+ ug)(x) = x4 + (4 u — 2)x2. Etudions la fonction f + ug sur l'intervalle [— 1, + 1] ; on a (f+ ug){- 1) = (/+ ug)(\) = Au - 1 (/+ ug)' (x) = 4 x3 - 4 x(l - 2 w) = 4 x(x2 + 2 m - 1) . Nous devons donc distinguer les cas 2u— 1 ^0et2w— 1 <0.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 323 Si 2 u — 1 < 0, f + ug admet un maximum local au point 0 et des minimums locaux aux points VI —2m et — VI — 2 w ; nous devons donc comparer (/■+ ug) (0) = 0 et (/"+ ug) (1) = 4 u - 1. Si 4w — l > 0, M(u) = 4u - 1 et si Au — 1 s^O, M(u) = 0. La fonction M est donc définie par M(u) = 4u — 1 si u ^ £ et M(u) = 0 si m < %. Il est clair que M est continue, qu'elle admet une dérivée à droite et une dérivée à gauche au point \ et que celles-ci sont différentes puisque M'JX) = 4 et M'g{\) = 0 . De l'étude déjà faite on déduit immédiatement que si u > %, E(u) = { — 1, + 1} ; E(i) = { - 1, 0, + 1 } ; et si u < i, E(u) = { 0 } . 2° Nous cherchons une fonction / telle que la fonction F(x) = /(x) + ux admette un maximum au point sin u. Il faut avoir pour cela F'(sin u) = 0 c'est-à-dire/'(sm w) = — u, ce qui pour — n/2 < u < n/2 équivaut à f'(x) = — Arc sin x avec — 1 < x < 1 . Comme/(0) = 0, on a nécessairement /(x) = — Arc sin t.dt. ■J o Cette intégrale se calcule par parties et on trouve /(*) = [— t Arc sin (]£ + —- = — x Arc sm x — \j\ — x2 + \ . J o V1 - t2 Il est clair que pour obtenir une fonction continue sur [— 1, + 1] il faut définir la fonction/aux points — 1 et + 1 par la même formule. Nous venons de démontrer que si le problème admet une solution, c'est nécessairement la fonction /définie sur [— 1, + 1] par /(x) = — x Arc sin x — V1 — x2 + 1 . Vérifions maintenant que cette fonction convient ; on a bien /(0) = 0 et / est dérivable sur ]— 1, + 1[. La dérivée (/ + ug)' (x) = — Arc sin x + u s'annule une seule fois au point sin u si u e ] — n/2, + n/2[. Comme la fonction Arc sin est croissante, (/ + ug)' (x) ^ 0 si x ^ sin u et (/ + ug)' (x) < 0 si x 5= sin u, donc la fonction / + ug admet un maximum et un seul au point sin u. On a (/ + ug) (sin m) = — u sin u — vl — sin2 w+l+wsinw=l— cos u car cos u ^ 0 pour u e ] — n/2, + n/2[. Par suite on a pour — n/2 < u < n/2, M(u) = 1 — cos u et sin u e E(u) ; si u 5= n/2 ouu< - n/2 la dérivée de / + ug ne s'annule pas donc M(u) est égal au plus grand des nombres (/ + ug) (1) = 1 — n/2 + u et (/ + ug) (— 1) = 1 - (n/2) - u .
EXERCICES D'ANALYSE Finalement on a !M(u) = 1 — (n/2) — u si u < — n/2 M(u) = 1 — cos u si — n/2 < u < n/2. M(u) = 1 - (n/2) + u si u ïs n/2 La fonction M est partout dérivable sauf peut-être aux points — n/2 et n/2 où toutefois elle admet des dérivées à droite et à gauche. Or on a Mj(n/2) = 1 et M'g(n/2) = sin (n/2) = 1, donc M est dérivable au point n/2 ; par ailleurs on a Mg(- n/2) = - 1 etMâ(- n/2) = sin(- n/2) = - 1, donc M est dérivable au point — n/2, et par suite partout dérivable. On a: E(u) = { - 1 } si u ^ - n/2 E(u) = { sin u } si — n/2 < u < n/2 . E(u) = { + 1 } si u ïs n/2 II. 1° D'après les hypothèses on a A^(") = /(*) + ug(x) et M(r)=/0) + qgOO. Comme f(x) + vg(x) ^ M{v) on a /(*) + «*(*) - [/"(*) + ««(*)] < M(») - M(u) donc (v - u) g(x) ^ M(v) - M(u). De même /(y) + ug(y) < M(u) et par suite /GO + »«G0 - [/"M + »*G0] < M(u) - M(v) donc Af(u) — M(m) ^ (v — u) g(y) ce qui démontre la double inégalité (» - m) g(x) ^ M(v) - M{u) < (» - u) gO) . (1) 2° La fonction g étant continue sur [— 1, + 1], elle est bornée sur cet intervalle. Posons a = Sup |g(x)|. xe[-l,+ l] Si a = 0, la fonction g est la fonction nulle et la double inégalité (1) montre que M est constante donc continue. Supposons a # 0 et montrons que M est continue au point u. La double inégalité (1) entraîne | M(v) - M(u) \^a\v-u\; si b est un nombre réel strictement positif, il suffit de prendre | v — u | < e/a pour avoir | M(u) — M(v) \ < b ce qui prouve que M est continue.
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 325 3° La double inégalité (1) montre que si u < v, si x est un point de E(u) et y un point de E(v), alors g(x) ^ g(y) ; mais par définition (p(u) est dans E(u) donc h(u) = g|>(w)] *S g(y) ■ On démontre de la même manière que g{y) < h(w) en remarquant que <p(w) est un élément de E(w). 4° Nous venons de démontrer que h est une fonction croissante ; or nous savons (C. E., Ch. 4, § V, n° 51) qu'une fonction croissante admet des limites à droite et à gauche en tout point et plus précisément que lim h(u) = Sup h(u) et lim h(iî) = Inf h(ii) . M-*D— U<V U~*V + U>V On vient de voir que si y est dans E(v) alors g(y) ^ h(w) pour tout w < v, donc g(y)^\nïh(u); u>v comme cette inégalité est vraie pour tout élément y de E(v) on a bien Sup g(y) < lim h(u). On démontre de manière analogue que lim h(u) ^ Inf g(y) «-♦K— yeE(v) et on trouve bien lim h(u) < Inf g(y) ^ Sup g(y) < lim Ji("). M->I>— J>éIs(d) J)é£(d) W-HJ + 5° La suite \<plv H—) )„3:1 est minorée par — 1 et majorée par + 1. On peut donc (cf. exercice 1.20) en extraire une suite convergente (q>(wk)). Posons y = lim (p(w^ ■ fc-»+co Nous savons que M(wk) =f(<p(wk)) + wkg((p{wk)) ; pour tout élément x de [— 1, + l]ona /(*) + wkg(pc) ^M(wk). Sachant que lim wk = v et lim <p(wk) = y , fc->+oo fc-*+oo en utilisant la continuité de/et g on obtient par passage à la limite /(*) + »*(*) </(y) + ««00 •
EXERCICES D'ANALYSE Cette inégalité étant vraie pour tout élément x de [— 1, + 1], elle prouve que y est un élément de E(y). Or lim h(u) = lim h(wk) = lim g^w^) = g(y). Ce résultat joint à la formule (2) prouve que Pour montrer que lim h(u) = Sup g{y) . lim h(u) = Inf g(y) , M-»D— yeE(v) il suffit de montrer qu'il existe une suite (w'k) extraite de la suite telle que (<p(w'k)) converge vers un élément de E(v). La formule (2) devient lim h(u) = Inf g(y) ^ Sup g(y) = lim h(u). m-*u— yeE(v) yeE(v) u-*v + 6° La fonction h est continue au point v si et seulement si lim h(u) = lim h(u), ce qui d'après la formule (3) est vrai si et seulement si Inf g(y) = Sup g(y), y e E(v) y e E(i>) c'est-à-dire si et seulement si g est constante sur E(v). Nous avons donc démontré que les conditions (a) et (/?) sont équivalentes. Montrons que la condition (oc) implique la condition (y). Si u est un nombre réel, nous savons que <p(u) appartient à E(u), et <p(v) appartient à E(v). La double inégalité (1) s'écrit alors (v - u) g(<p(u)) < M(v) - M(u) «S (v - u) g(<p(v)) et pour i)#Mona ,, „ M(v) - M(u) ,, , h(u) < —^ ^ ^ h(v) , V — U on a donc M(u) - M{v) U — V h(v) s£ | h(u) - h(v) |
PROBLÈMES DE SYNTHÈSE 327 La fonction h étant continue au point v, lim | h(u) - h(v) \ = 0 , et par suite lim = h(v ) m - i; ce qui prouve que Af est dérivable au point v et que M'(v) = *(») = g(ç>(»)). Remarquons que ce résultat est indépendant du choix de ç) ; en effet, si la condition (oc) est satisfaite, la condition (/?) l'est aussi et g est constante sur E(p). Montrons maintenant que la condition (y) entraîne la condition (/?). Supposons M dérivable au point v et posons D = M'(v). Si v > u et si y est un élément de E(v), la double inégalité (1) donne M(P) " M(M) < gCv) d — u d'où ,. M(v) - M(u) D = lim —4 -^ sj g(y) . De la même formule on déduit que si v < u, alors M(v) - M(u) v-u > *"> donc ,. M(«) - M(u) D = lim —^ -^ ^ g(y) . On a donc pour tout élément y de £■(«), g(y) = D ce qui prouve que g est constante sur £Xtf). Notons que ces résultats permettent d'affirmer directement que la fonction M trouvée à la question 1(1) (b) n'est pas dérivable au point \, et que les fonctions M trouvées au 7(1) (a) et au 1(2) sont partout dérivables. Imprimé en France — JOUVE, 18, rue Saint-Denis, 75001 PARIS N° 11413. Dépôt légal : Mai 1983 - 7e édition - N° Armand Colin : 8.525