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                    SECTION TECHNIQUE DE 1. AERONAUTIQUE MILITAIRE
DESCRIPTION
DF LA
Mitrailleuse Portative
HOTCHKISS
POUR AVIATION

S. F. A. — Septembre 1918

I Arrêtoir de cartouche Ecrou. du c an on /Boit e_ de calasse Levier d'armement 1 Entraîneur ^vJLcssgrt^dlentraineur Plan
Crochet tire douille Brosse de nettoyage
fîoilc de ClLd’JSC Ecrou de canon 1 Ressort de i écrou de canon Levier d'armement
.de fermeture 1 Piston Ressort d'entraîneur Rassort de rappel Ressort d ejectnr KessaKdrMfltr Ressort Ressort d ar.-êunr d aUMteu
MITRAILLEUSE PORTATIVE D’AVIATION vit i>r .Air i.Roir
MITRAILLEUSE PORTATIVE D'AVIATION, TIRANT LA BANDE SOUPLE N I vi e i»i < ù i >. (. \î • ni
MITRAILLEUSE PORTATIVE D'AVIATION DÉTAILS DE L‘AMÉNAGEMENT l‘OVR LE Tl K EN AVION Supporta de la bande et du filet récepteur détachés de la mitrailleuse. Bobine et bande articulée. 1. Support de la bobine. 2 Frein. 3. Boulons d’assemblage. 4. Support de l'armature du filet. b. Armature du filet récepteur. 6. Filet récepteur. 7. Bobine d’enroulement de la bande. S. Bande articulée.
Mitrailleuse Portative HOTCHKISS" (Fusil-Mitrailleur Hotchkiss) PREMIÈRE PARTIE 1. — Explication sommaire du fonctionnement, La mitrailleuse Hotchkiss fonctionne par emprunt de gaz. Une partie des gaz de la poudre, après avoir servi à pro- pulser la halle, actionne un piston qui commande les mou- vements de l’arme nécessaires pour l’éjection de l’étui vide, l’introduction d'une nouvelle cartouche et l’armé du percip- teur. Bans l’épaisseur du canon, et vers le milieu de sa lon- gueur, est pratiqué un évent qui communique avec la frette de prise de.gaz. L’orifice postérieur de celle-ci est coiffé par une sorte de calotte cylindrique du piston. Après le départ du coup, aussitôt que la balle a dépassé l’évent de prise de gaz, une partie des gaz du canon se. répand dans la frette et chasse le piston en arrière. Le pis- « (I) Cette note s’applique indifféremment à la mitrailleuse portative Hotchkiss calibre anglais (503 millièmes d’inch) et à la mitrailleuse portative Hotchkiss de 8 millimètres tirant la cartouche française.
4 — ton,’ en reculant, comprime le ressort de rappel qui, à son Aour, le projette en avant. Le piston se trouve ainsi animé d’un mouvement alter- natif rectiligne qui suffit à produire toutes les opérations nécessaires au fonctionnement, savoir : Le débloquage et l’ouverture de la culasse mobile ; L’extraction et l'éjection de l’étui vide ; La présentation d’une nouvelle cartouche à sa position de chargement; L’introduction de la cartouche dans la chambre : La fermeture et le bloquage de la culasse mobile; La mise de feu. ' Les cartouches sont placées sur des bandes-chargeurs rigides, en acier, qui en contiennent de vingt-quatre à trente, suivant le modèle. L’alimentation se fait au moyen de l'entraîneur, pièce pivotante actionnée par le piston, qui, à chaque coup, fait . avancer la bande d’un cran et place ainsi une nouvelle car- touche en face de la chambre IL — Organes principaux. Parties extérieures : A. Canon .............. B. Frette de prise de gaz. C. Régulateur............ D. Boîte de culasse. . . . E. Garde-main............ F. Écrou de canon. . . . G. Porte-crosse.......... IL Système de pointage en hauteur................. Muni du radiateur et percé d’un évént de prise de gaz. Communiquant avec le canon. Visse sur Id chambre à gazjlont il peut faire varier le volume pour le réglage de la pression. Contenant le mécanisme. Enveloppant la tète du piston. \ Reliant le canon à la boite de culasse. Contenant le mécanisme de mise de feu et reliant la crosse à la boîte de culasse. Pouvant s’engager dans la crosse qu'il supporte pendant le tir
Organes d'ouverture, (le fermeture et de mise de feu : K. Piston ; -...........Actionné alternativement par les gaz de la poudre'et par le ressort de rappel et manœuvrant tout le mécanisme. , L. Levier d’armement . . Servant à armer pour le premier coup, et à placer l’anne dans l’une des posi- tions de tir automatique, de tir coup par coup, ou de sûreté. M. Ressort de rappel. . . Faisant avancer le piston. N. Rondelle d’appui du ressort de rappel. . . Maintenant le levier d’armement à l’une des positions de tir ou de sûreté. 0.‘ Écrou de fermeture. . Assurant la fermeture complète de la culasse au moment du départ du coup. P. Culasse mobile .... Q. Percuteur ............ R. Extracteur............ S. Éjecletir............. T. Gâchette.............. U. Détente.............. . f Organes d'alimentation : V. Entraîneur............Faisant avancer après chaque coup la bande-chargeur. X. Ressort dentrameur. Pressant sur l'entraîneur et empêchant' la bande-chargeur de reculer. Y. Arrêioir de cartouche. Guidant la cartouche à sa position de chargement. Hl. — Détails du fonctiommehest. L’arme étant supposée vide, la culasse fermée, pour le premier coup il faut : 1° Armer à la main et tourner de droite à gauche le levier d'armement jusqu’à l’arrêt du mouvement, le tirer en ' arrière jusqu’à bout de course. Dans ce mouvement, le piston, attiré par le crochet
— 6 — double du levier d’armement, recule et vient s’appuyer par l’échancrure contre le talon inférieur de l’en traîneur. Ramener le levier en avant et le tourner de gauche à droite jusqu’à la position correspondant au genre de tir qu on se propose d’exécuter. 2° Soulever l'entraîneur de façon à dégager 1« talon infé- rieur de l'échancrure du piston qui vient alors s'accrocher par le cran d’armé au bec de gâchette. 5° Introduire une bande dans le couloir, la pousser vers la gauche jusqu’à ce que le cliquet tombe dans l’échancrure de la bande. La saillie de la tige de l’arrêtoir de Cartouche hors de ’ son logement permet de vérifier que la bande a été poussée à fond. L’arme est alors prèle à tirer. 4° Presser sur la détente pour faire partir le coup. Le crochet de détente attire en arrière le levier d'embrayage de la gâchette dont le bec s'efface. Le piston,- n’étant plus maintenu par le cran d’armé, s.e porte en avant sous l’action du ressort de rappel, poussant avec lui la culasse mobile et le percuteur. La culasse mobile, rencontrant le culot de la première cartouche, pousse celle-ci dans la chambre. Dans cette première partie du mouvement, le tenon supé- rieur du percuteur étant engagé dans l’échancrure de la culasse mobile, ces deux pièces sont solidaires l’une de l’autre, et c’est par l’intermédiaire du percuteur appuyant contre la partie antérieure de l’échancrurê que la culasse mobile est poussée en avant. Mais, au moment où la culasse mobile va arriver au terme .de sa course, le tenon du percuteur rencontre la rampe de la boîte de culasse, ce qui le fait pivoter à droite, le libérant de la culasse mobile. Celle-ci est déjà engagée, par ses sec- teurs lisses, dans les secteurs lisses de l’écrou de fermeture.
— 7 — Le piston, en continuant d’avancer, pousse par sa rampe le tenon de l’écrou de fermeture, qui pivote de gauche à droite de façon que ses filets s’engagent dans les filets de la culasse mobile, ce qui achève le mouvement de celle-ci et la bloque, pendant que la griffe de l’extracteur franchit le bourrelet de la cartouche. Pendant ce temps, le percuteur libéré, toujours poussé par le piston, continue d’avancer et, au moment où l’écrou de fermeture a achevé sa rotation, c’est-à-dire où la culasse est complètement fermée, vient percuter l’amorce et fait partir le coup. La course en avant du piston a eu également pour effet de pousser par le plan incliné le talon inférieur de l’entraî- neur qui a pivoté de gauche à droite, de telle sorte que le bec d’entraînement, glissant sur la bande, est venu s’enga- ger dans l'échancrure suivante. Pendant ce mouvement, le cliquet de la branche gauche du ressort d’entraîneur, engagé dans une échancrure laté- , raie de la bande, empêche celle-ci de reculer. Le coup parti, aussitôt que la balle a dépassé l’évent de prise de gaz, une parlie des gaz, s’échappant dans la frette, vient agir sur la calotte du piston et le chasse violemment en arrière. Toutes les opéra lions décrites ci-dessus pour la fermeture de la culasse se reproduisent dans l’ordre inverse. Le tenon de l’écrou de fermeture, poussé par la rampe du piston, fait pivoter l’écrou dont les filets se dégagent des filets de la culasse, produisant un léger recul de celle-ci, qui décolle l’étui vide des parois de la chambre. Pendant ce temps le porcuteur, attiré par le petit tenon du piston, recule et, pivotant sous l’action de la rampe de la boîte de culasse, vient engager son tenon supérieur dansi l’échancrure de la culasse mobile. L’ensemble des deux pièces, attiré par le piston, recule,
— 10 — entraînant l'étui vide que maintient la griffe de l’extracteur jusqu’au moment où l’éjecteur, faisant saillie à l’extrémité de sa rampe, rencontre le culot de l’étui et le projette au dehors par la fente d’éjection. Pendant ces opérations, le plan incliné supérieur du pis- ton a poussé le talon supérieur de l’entraîneur qui a pivoté de droite à gauche, de façon que le bec; d’entrainement fasse avancer d’un cran la bande-chargeur, ce qui amène une nouvelle cartouche en face de la chambre. La bande-chargeur étant en place, l’entraîneur ne peut pas descendre, de sorte que le talon inférieur ne vient pas s’engager dans l’échancrure du piston qui n’est maintenu à l’armé que par le bec de gâchette. Si- l’on a placé le levier d’armement à la position P», coup par coup, toutes choses reviennent comme elles étaient précédemment. Il faut seulement, pour pouvoir tirer une autre car- touche, relâcher le doigt qui pressait sur la détente de façon que le crochet du bras de détente revienne en prise avec le levier d’embrayage de la gâchette. On peut alors presser de nouveau sur la détente et faire partir le coup. Si le levier d’armement est à la position A, tir continu, le crochet de la détente reste constamment embrayé avec le levier de la gâchette dont le bec demeure effacé tant qu’on presse sur la détente. Le piston, à la fin de son recul, n’étant plus maintenu par le bec de gâchette, repart en avant sous l’action du ressort de rappel et le tir continue automatiquement et sans inter- ruption tant qu’il y a des cartouches dans la bande-char- geur. La dernière cartouche étant tirée, la bande-chargeur se trouvé éjectée et l’entraîneur, qui n’est plus maintenant soulevé par la bande, descend sous l’action de son ressort. Le piston, arrivé au terme de son recul, rencontre alors
— H — le talon inférieur de Ven traîneur qui a pénétré dans l’échan- crure, et se trouve immobilisé. La culasse reste donc ouverte et il faut soulever l’entraîneur pour placer une nouvelle bande, ce qui dégage le piston, qui vient alors s’appuyer contre Je bec de gâchette. IV. — Démontage de l'arme. Avant tout démontage, avoir soin de fermer la culasse. A cet effet, soulever l’en traîneur pour libérer le piston, placer le repère du disque du levier d’armement à l’une des positions A, ou K, et presser sur la détente. Retirer le levier d'armement. — Tourner à gauche la poignée jusqu’à l’arrêt du mouvement (dépasser la verticale). Attirer le levier en arrière d’un centimètre environ, puis tourner la poignée à droite à 45 degrés, ce qui place les ergots de la rondelle d'appui en face des rainures ouvertes à leur extrémité. Attirer en arrière le levier en faisant passer le disque à droite de la crosse. Retirer le portç-crosse. — Dévisser de trois tours la vis de fixation. Saisir de la main gauche la boîte de culasse et de la main droite la poignée de la crosse* faire un effort d’arrière en avant et de haut en bas (quelques millimètres) pour dégager les saillies dès butées de la boîte de culasse et les tourillons des oreilles d’agrafage. Poser le porte-crosse, auquel restent fixées la gâchette et la détente. Retirer le ressort de rappel. Retirer le piston. — Engager à fond dans l’intérieur du piston Je levier d’armement, la poignée étant inclinée de 45 degrés environ vers la droite, puis redresser celle-ci de façon à accrocher la rondelle fixe du piston.
— 12 — Attirer en arrière le piston, qui amène avec lui la culasse mobile avec l’extracteur et le percuteur. Séparer la culasse mobile du piston. Séparer le percuteur de la culasse mobile. — Tourner le percuteur à droite pour dégager le tepon supérieur de l’échancrqre. Retirer le percuteur par le haut. Retirer /’extracteur. — Saisir avec le bec du crochet tire-douille l’arrière du ressort et le comprimer vers l’avant. Lever le rcssor.t comprimé et le sortir de sa cage. Enlever l’extracteur, qui tombe vers l’arrière. Retirer le ressort d'entraîneur. — Attirer légèrement le ressort en availt en le, soulevant pour le dégager du tenon supérieur de l’entraîneur. Faire effort d’avant en arrière avec la main droite sur le bouton moleté, pendant que la main gauche soulève le res- sort pour dégager le cliquet du couloir. Retirer Ventraîneur. — Ouvrir le couvercle du support, relever là hausse entièrement, soulever l’entraîneur et le faire pivoter avec la main droite pour ramener en arrière le bras d’entraînement de façon que la partie amincie de la tige se présente en face du passage fendu. Avec l’extrémité de l’index placée sous le bec, soulever entièrement l’entraîneur et l’attirer en arrière : l’opération doit se faire sans v mettre aucune force. Démonter l'éjecteur. — (Cette opération ne doit être s* effectuée que dans le cas excessivement rare d’une rupture de l’éjecteur ou de son ressort.) A l’aide de la clef spéciale, dévisser le chapeau. Démonter le canon. — Engager la clef de démontage dans les mortaises de l’écrou et tourner celui-ci à droite jusqu’à la butée. Attirer le canon en avant, suivant son axe. Retirer le garde-main. — Tourner partiellement l'écrou de canon à gauche pour dégager la butée. Enlever le garde-main.
— 13 — Retirer l'écrou de canon. — Dévisser l’écrou. Retirer l'écrou de fermeture. Démonter la détente et la gâchette.1 — Maintenant la crosse entre les deux genoux, soulever de la fnain droite le bras de détente pour le dégager entièrement du levier d’em- brayage de la gâchette. Saisir de la main gauche le bouton molelé de l’axe de la gâchette et retirer cet axe de son logement. Sortir la détente et la gâchette. Dégrafer, s’il y a lieu, le ressort de détente. ' Démonter Varrêtoir de cartouche. — (Même observa- tion que pour l’éjecteur.) L’arrêloir de cartouche se dévisse au moyen de la clef de démontage. Démonter le régulateur. — Dévisser le bouchon.' Cette opération est utile à effectuer de temps à autre pour nettoyer la chambre au moyen du décrasseur. I V. — Remontage. Replacer dans l'ordre les pièces suivante^ : le régula- teur, l’arrêtoir de cartouche, l’éjecteur, l’écrou de ferme- ture, l’écrou de canon, le garde-main, le canon, l’entraî- neur, le ressort d’entraîneur. Replacer le piston, la culasse mobile et le percuteur. — Replacer d’abord l’extracteur. Mettre la tête de l’extracteur muni de son ressort dans son logement. Saisir avec le bec du crochet tire-douille l’arrière du ressort et le comprimer vers l’avant. Faire descendre le tout à fond de cage. Monter le percuteur par le haut dans la culasse mobile en ayant soin de le rabattre à gauche, le tenon supérieur dans l’échancrure. Passer le doigt dans la fente d’éjection pour s'assurer que
— 14 — la fente de l’écrou de fermeture coïncide exactement avec celle-ci. L’écrou est alors bien placé à sa position d’ouverture. Réunir la culasse mobile et le percuteur au piston de façon que le talon du percuteur soit embrassé entre le petit et le grand tenon, la tranche postérieure de celui-ci appuyant contre la butée de la culasse mobile. Saisir le piston de la main droite, le pouce appuyé sur le tenon du percuteur et ramenant le verrou d’extracteur vers la gauche, et enfoncer le piston dans la boîte de culasse jusqu’à l’arrêt qui se produit quand l’échancrure rencontre le talon inférieur de l’entraîneur. A ce moment, la tranché postérieure du piston a pénétré d’environ 55 millimètres dans la boîte de culasse. Soulever alors l’entraîneur et achever le mouvement du piston en le poussant avec le pouce de la main gauche. Replacer le ressort de rappel sans l'engager à fond : le laisser saillir en arrière de la boîte de culasse de 5 ou 4 cen- timètres pour faciliter son introduction dans le logement du porte-crosse. Replacer le porte-crosse. — Avoir au préalable, s’il v a lien, remonté la gâchette et la détente, et s’être assuré qu’elles fonctionnent bien. Saisir de la main droite le porte-crosse à la poignée en appuyant sur la détente pour l’empêcher de basculer. Introduire dans son logement l’extrémité postérieure du ressort de rappel en maintenant l’arme avec la main gauche. Avancer le porte-crosse sous la boite de culasse, basculer légèrement (je façon à engager les tourillons dans les oreilles d’agrafage. Relever la poignée pour engager les saillies dans les évi- dements de la boîte de culasse. Serrer la vis de fixation. Replacer le levier d'armement. — Saisir de la main droite le levier, le bouton de la poignée entre le pouce et
— 15 — l’index, le médius en arrière de la tige, la poignée dirigée à 45 degrés environ vers le haut et à droite. Introduire la tige dans l’ouverture du porte-crosse jus- qu’à l’arrêt du mouvement. Tourner la poignée à gauche en appuyant d’un coup sec. Pousser à fond et rabattre la poignée à droite. Le démontage et le remontage décrits plus haut s’exé- cutent quand.on veut visiter l’arme en détail et nettoyer à fond les divers organes. Si l’on veut seulement remplacer, en cas de rupture, l’extracteur ou le percuteur, les opérations à effectuer sont les suivantes : 1° Fermer la culasse ; 2° Retirer le levier d’armement; * 5° Retirer le porte-crosse ; 4° Retirer le piston et la culasse mobile. Remplacer la pièce défectueuse et opérer le remontage en suivant l’ordre inverse. VL — Usage de l’arme. 1° Précautions à prendre avant le tir. 1° Ouvrir la cu’asse en armant à l’aide du levier. 2° Passer la baguette dans le canon pour s’assurer qu’aucun corps étranger ne s’y est logé. , 3° S’assurer que les régulateurs de tous les canons dont on prévoit l’usage sont placés à la division convenable. La division 25 est la division normale. 4° Graisser le mécanisme à l’aide d’une petite quantité d’huile. Inutile, pour cela, de démonter l’arme. Le bec de la burette peut passer dans la fente d’éjection. Graisser également les talons de l’entraîneur et la partie
— 16 — inférieure de la tige en soulevant le couvercle du support. 5° S’assurer, en les faisant jouer, que l’éjecteur et l’arrêtoir de cartouche fonctionnent bien et que leurs res- sorts sont en bon état. 6° Éprouver par quelques allées et venues rapides du levier d’armement, le bon fonctionnement du mécanisme. 2° Exécution du tir Armer pour le premier coup. — Tourner à gauche la poignée du levier d’armement jusqu’à l’arrêt du mouve- ment, puis la tirer franchement en arrière et à fond. Pousser ensuite le levier en avant et tourner la poignée à droite, de façon à mettre en face du repère l’un des traits : Il (répétition) pour le tir coup par coup ; A (automatique), pour le tir continu; S (sûreté). Charger l'arme. — 1° Soulever l’entraîneur en faisant effort avec le milieu de l’index sur l’extrémité quadrillée de la tige pendant que le pouce prend appui sur le couvercle du support. 2° Saisir à pleine main, les ongles en dessous, une bande- chargeur, les balles en avant, les cartouches au-dessous de la bande, et l’introduire dans le couloir de chargement en la poussant à gauche jusqu’à ce qu’on entende le bruit du cliquet tombant dans la première échancrure. Le tireur s’assure, par la saillie apparente de l’arrêtoir de cartouche, que la bande est bien à sa place. Faire partir le coup. — Presser sur la détente : à chaque coup si l’on fait du tir coup par coup; assez long- temps pour tirer soit par rafales,, soit par bandes entières, si l’on fait du tir continu. Quand une bande est épuisée, avoir sqin de relâcher la
détente avântde soulever l’entraîneur, sans quoi le piston ne serait plus maintenu et la culasse se fermerait, ce qui obligerait à armer de .nouveau à la main. Décharger l'arme, — Si l’on veut cesser le feu, une bande étant partiellement consommée, soulever complète- ment l’entraîneur de la main gauche pour dégager le cliquet et retirer la bande vers la droite. 3° Changement rapide du canon. Un tir prolongé (mille coups environ si la cadence est très rapide} échauffe le canon-au point que, dans l’intérêt de sa conser- vation, il est utile de le démonter pour le laisser refroidir et de le remplacer par un canon de rechange. Cette opération peut, être terminée en quinze secondes. Elle s’opère de la façon suivante : Tourner d’un sixième de tour l’écrou an moyen de la clef de démontage, jusqu'à la butée du canon. Attirer à soi le canon tandis qu’un aide maintient le porte-crosse. Reposant la crosse à terre, placer le canon de rechange dans l’écrou et bloquer celui-ci. 4° Réglage de la pression. 11 importe, pour le bon fonctionnement du mécanisme, que la pression développée sur le piston par les gaz s’échap- pant de l’évent soit régulière et suffisante sans excès. Cette pression peut varier suivant l'état du mécanisme, le degré d’usure du canon, les conditions atmosphériques, un graissage insuffisant, la présence de boue, de poussière dans le mécanisme, etc. On ramène, s’il y a lieu, la pression au degré convenable au moyen du régulateur. Celui-ci doit être normalement placé à la division L’insuffisance de pression est caractérisée : par des ratés
— 18 — de percussion; par des défauts d’alimentation, la bande n’ayant pas assez avancé; par des doubles départs dans le tir coup par coup, le piston n’ayant pas assez reculé pour s’accrocher à la gâchette. On augmente la pression en vissant le tambour du régu- lateur jusqu’à la division convenable 20, 15, 10. L’excès de pression est caractérisé par une éjection trop violente et une cadence de tir trop rapide. Il nuit à la pré- cision de l’arme. On diminue la pression en ouvrant le régulateur (divi- sions 50, 55, 40). 5° Incidents de tir. Avec une arme bien réglée et bien entretenue, les inci- dents de tir sont extrêmement rares et ne peuvent guère provenir que de cartouches défectueuses ou de défauts de pression dus, soit à un encrassement exagéré, soit à des conditions anormales de température. Il est utile toutefois de les énumérer, afin qu’on n’ait pas d’hésitation, le cas échéant, pour y remédier. En règle générale : en cas d’incident, armer à la main ; éjecter, en se servant*au besoin du crochet tire-douille, la cartouche ou l’étui défectueux. S’assurer qu’il ne reste pas de cartouche dans la chambre. S’il en reste une, soulever l’entraîneur et faire reculer d’un cran la bande-chargeur pour éviter une double introduction. Halé de percussion. — Armer et faire partir le coup suivant. Si l’incident se reproduit, vérifier si l’amorce est intacte ou présente un commencement de percussion. Dans le premier cas, il n’y a pas eu fermeture de la culasse (à moins que le percuteur ne soit cassé) et il y a
— 19 — lieu, soit de changer le ressort de rappel, soit de rechercher le corps étranger qui a dû empêcher la fermeture. Dans le second cas, le percuteur est arrivé trop mollement à fond de course, ce qui peut provenir, soit du ressort de rappel (le changer), soit plutôt d’un encrassement exagéré ou d’un corps étranger formant frein. Défaut d'introduction. — Cartouche défectueuse. Cet incident peut se produire si une pression insuffisante empêche l’entraîneur de faire avancer la bande-chargeur jusqu’à ce que la cartouche soit en face de la chambre. On le corrige en fermant le régulateur. Defaut d'éjection. — Deux cas possibles : ou bien, par suite de défaut de pression, le recul de la culasse est insuffisant pour que l’étui rencontre l’éjecteur avec un choc assez fort pour l’arracher; dans ce cas, fermer le régulateur. Ou bien, par suite d’usure ou de rupture, l'extracteur abandonne l’étui avant que celui-ci n’ait rencontré l’éjec- teur : dans ce cas, changer l’extracteur. Ne pas opérer le démontage comme indiqué précédemment mais se conformer à la méthode suivante, plus expéditive : (a). — Mettre à l’aide du levier d’armement le méca- nisme à l’armé. \b). — Introduire une douille vide, par exemple par l'avant et en travers de la fente d’éjection, afin d’arrêter la culasse mobile qu’on ramènera à la main, de manière que le logement de l’extracteur se trouve en regard de la fente d’éjection. (c). —-Opérer le démontage et remontage comme indiqué précédemment par la fente d’éjection. (d}. — Retirer la douille vide et mettre le mécanisme à l’armé. Défaut d'alimentation. — Si la pression n’a pas été suffisante pour que l’entraîneur fasse avancer la bande fermer le régulateur.
— 20 — On s’aperçoit'facilement, en tirant coup par coup, si la bande avance suffisamment. On voit,dans ce cas, après chaque coup, le cliquet retomber dans une échancrure de la bande. Dans le cas contraire, le cliquet reste soulevé. Fermeture de la culasse à la fin d’une bande-chargeur. — Le piston n’a pas reculé assez loin pour que le talon de l’entraîneur descende dans Féchancrure. Défaut de pres- sion, fermer le régulateur. Raté au premier coup d'un chargeur. — La première cartouche, insuffisamment maintenue par les griffes du chargeur, a dû tomber et ne pas se présenter bien en face de la chambre. Il faut vérifier avec soin les chargeurs et s’assurer que les cartouches, et en particulier la première, sont bien maintenues. Cet incident peut encore se produire si la bande n’a pas été poussée à fond. Le chargement n’est assuré que lors- qu’on entend le bruit du cliquet tombant dans l’encoche du chargeur. Le tireur peut d’ailleurs s’en assurer à la position de la tige de l’arrêtoir de cartouche qui doit faire saillie hors de son logement. Rupture d'étui dans la chambre. — Essayer d’enlever la partie restée dans la chambre au moyen du tronçon fourchu de la baguette-écouvillon. Si l’on ne réussit pas, démonter le canon, introduire à coups de marteau dans l’étui rompu un autre étui vide, puis chasser les deux étuis ensemble au moyen de la baguette. Désamorçages (caractérisés par des ratés successifs). — Si les amorces des cartouches ne sont pas suffisamment maintenues dans leur logement et tombent dans le méca- nisme, elles peuvent en arrêter le fonctionnement. Démonter l’arme et retirer l’amorce tombée.
2i — VII. — Accessoires. 1° Bandes-chargeurs. Les bandes-chargeurs, rigides, sont formées d’une seule pièce en tôle d'acier étampée et trempée. Elles contiennent Irente cartouches (vingt-quatre seulement dans le modèle du calibre de 8 millimètres). Trois rangées d’agrafes découpées dans la bande, main- tiennent les cartouches : près du culot, au milieu du corps de l’étui et au collet. Une rangée de tenons levés dans la bande appuie contre les culots des cartouches et les empêche de reculer. Dans les évidements correspondant aux agrafes prennent appui : le bec d’accrochage de l’entraîneur pour faire avan- cer la bande, le cliquet pour l’empêcher de reculer. Les bandes en acier trempé peuvent servir un grand ^nombre de fois et sont à peu près indéformables. Si, par accident, une bande a été endommagée ou si les agrafes ont un peu cédé, il suffit, pour remettre la bande en bon état, de.la passer dans l’outil à réfectionner. 2° Bandes souples. Les bandes souples sont\ de deux types : la bande du 1er type, dite bande modèle n° 1, possède une articulation par cartouche. Cette bande, entièrement fabriquée à la main, a été remplacée, par la Maison Hotchkiss, par une bande dite modèle n° *2, articulée à trois cartouches, dont la fabrication se fait mécaniquement. L’emploi de cette bande articulée à 5 cartouches n’est pas possible sur les mitrailleuses portatives, normalement amé-
nagées pour l’emploi de la bande n° I. Une modification légère doit être faite en usine, au couloir d’alimentation de l’arme. Les bandes souples sont généralement de 100 car- touches. Le fusil mitrailleur llotchkiss de 8 millimètres lire la même bande n° 2 que la mitrailleuse d’infanterie. 3° Outil à réfectionner les bandes rigides. Celui-ci se compose d’un gabarit dans lequel on introduit, la bande à recalibrer et qu’on maintient à l’aide de deux Outil à réfectionner. poignées, tandis qu’un aide attirant la bande à lui, lui fait traverser entièrement le gabarit. Dans ce passage, un galet roule sur les agrafes auxquelles il redonne la courbure nécessaire pour obtenir un serrage convenable. La hauteur du galet se règle, au moyen de vis, de façon que le serrage des agrafes soit suffi saut, mais sans excès. Avec un peu d’habitude, il est très facile de réfectionner les bandes à la main. 4° Chargement des bandes. 11 existe deux types de machines à charger les bandes rigides . La machine à deux leviers, qui s’applique aussi bien aux cartouches a-bourrelets qu’aux cartouches à gorge ;
— 25 La machine à manivelle, qui n’a été étudiée que pour l’utilisation des cartouches à gorge (cartouche de 7 milli- mètres Màuser, par exemple). En pratique, le mode de chargement le plus simple est encore le chargement à la main. Il doit être effectué de la façon suivante : Poser la bande-chargeur, la queue d’éjection à la gauche de l’opérateur, à pht sur une table munie d’un tasseau, contre lequel on pourra appuyer la bande. Glisser chaque cartouche, la balle en avant, dans les agrafes, en la faisant passer d’abord dans celle du milieu, et faire franchir le petit taquet un peu brusquement par le bourrelet de la car- touche, en appuyant la bande contre le tasseau de la table. Quand la bande est complètement chargée (c’est-à-dire, pour.le tir en avion, chargée complètement, sauf une car- touche), appuyer verticalement toutes les balles sur la table, de manière à ramener tous les bourrelets au contact des taquets. Chaque cartouche doit être légèrement serrée par les agrafes ; il convient de réfeclionner à la main les agrafes, dont la cartouche aurait du jeu. Pour exécuter celte opéra- tion, enlever la cartouche, ployer avec précaution les agrafes dans le sens convenable, remettre la cartouche. 5° Couvre-culasse. La mitrailleuse est munie d’un couvre-culasse destiné à empêcher l’eau, la boue, la poussière de pénétrer dans le mécanisme pendant les transports. Ce couvre-culasse, étant rabattu sur les côtés, peut, au moyen d’une courroie traversant une chape fixe, être main- tenu adhérent à l’arme pendant le ti].
— 24 — Il contient une petite trousse d’accessoires : crochet tire- douille, percuteur, extracteur de rechange. 6* Trousse d’accessoires. Une trousse plus complète est livrée avec la mitrailleuse. Elle contient : Une clef de démontage ; Une clef d’éjecteur ; Une baguette écouvillon ; Un éjecteur de douilles défectueuses : Deux brosses métalliques ; Un lavoir; Une brosse de nettoyage : Un décrasseur de cylindre à gaz ; Une burette à huile ; Un chasse-goupille; Un crochet tire-douille. Dispositif pour le tir a blanc. Les cartouches à blanc, tirées dans les conditions ordinaires, ne donnent pas une pression suffisante pour assurer le fonctionne- ment de la mitrailleuse. Il est nécessaire, par suite, d’augmenter cette pression en réduisant le diamètre de la bouche du canon. La solution adoptée pour la mitrailleuse portative consiste à remplacer, dans les manœuvres où l’on n’exécute pas de tir réel, le canon ordinaire par un canon lissé, cylindrique jusqu’à l’évent de prise de gaz et rétréci suivant un cône allongé à partir de ce point jusqu’à la bouche. Cette disposition ménage les canons rayés et les préserve de l’elfet particulièrement nuisible qu’exerce sur les rayures l’action des gaz de la poudre dans le tir à blanc. La halle, en bois ou en carton, réduite en menus fragments dont aucun n’est, projeté à plus do 15 mètres, est absolument inoffensivc.
DEUXIÈME PARTIE Description détaillée du mécanisme. Parties extérieures. A. — Canon. — Vers son milieu el à sa partie infé- rieure, il est percé d’un évent communiquant avec la frotte de prise de gaz. Plus en arrière, le canon est muni d’un radiateur à ailettes destiné à absorber et à dégager une partie de la cha- leur développée pendant le tir. Enfin, à sa partie postérieure, le canon est muni d'une saillie de clavetage se logeant dans une mortaise correspon- dante de la boîte de culasse, de façon à empêcher tout mou- vement-de rotation, et de deux rangées de trois tenons qui s’engagent dans les rainures de l’écrou et bloquent ainsi le canon dans le sens longitudinal. La tranche postérieure du canon vient appuyer contre l’écrou de fermeture de la culasse et l’empêche de se porter eu avant. B. — Frette de prise de gaz. — Embrassant le canon à hauteur de l’évent, et communiquant avec celui-ci par son orifice supérieur, la frette de prise de gaz est percée de bout en bout à sa partie inférieure. L’orifice arrière -permet aux gaz d’agir sur la calotte du piston pour en déterminer le recul. L’orifice avant forme la chambre à gaz fermée par le régulateur. C. — Régulateur. — Qui se visse dans la frette et l’en- toure d’un tambour gradué de 0 à 40.
— 28 — La division 0 (régulateur fermé) correspond à l’action la plus énergique que les gaz puissent, communiquer au piston. La division 40 (régulateur entièrement ouvert, ce qui entraîne une diminution de pression) correspond au mini- mum de cette action. L’arme est réglée de façon que la division 25 convienne au fonctionnement dans les conditions normales. 1). — Boite de culasse.— La boîte de culasse, assemblée à l’avant au canon par l’intermédiaire de l’écrou du canon et au garde-main par deux rainures de maintien, et fixée à l’arrière au porte-crosse, contient les organes essentiels du mécanisme. A l’extérieur de la boîte de culasse on remarque : En avant : La partie filetée sur laquelle se visse l’écrou du, canon ; Là mortaise où se loge la saillie de clavetage du canon ; Les rainures de maintien du garde-main. Dans le dessous : Le couloir d’alimentation, les deux guides de la bande- chargeur, les entrées évasées du côté droit où se fait l’intro- duction. Les parois supérieures du couloir portent : Le logement du ressort d’entraîneur, le coussinet de la tige de rentraîneur, avec le passage fendu et les deux butées du bras d’entraînement ; La languette, qui commence à séparer la cartouche de la bande-chargeur quand elle va arriver en face de la chambre; La hausse, qui est agrafée au couloir et maintenue par une vis. Du côté droit : Le logement de l’éjecteur; Le support de l’entraîneur, sorte de boile fermée par un couvercle à charnière. Du côté gauche :
50 — La fente d’éjection ; Le logement de l’arrêtoir de cartouche. En dessous : Les oreilles d’agrafage des tourillons du porte-crosse, La chape destinée à maintenir, au moyen d’une courroie, le couvre-culasse. A l'intérieur de la boite de culasse on remarque : Le logement du canon et du verrou de fermeture ; La mortaise, logeant la saillie de clavetage du canon. Cette mortaise s’élargit, à l’arrière, pour le passage et le jeu du tenon du verrou de fermeture ; L’entretoise, qui sert à la fois à empêcher le mouvement en arrière du verrou de fermeture et à limiter en avant la course du piston; En arrière de celle-ci le logement de la culasse mobile et les deux rainures-guides; Les deux rampes servant à faire pivoter le tenon supé- rieur du percuteur de façon à le rendre, pendant une partie de sa course, indépendant de la culasse mobile; Se raccordant avec la rampe supérieure, le flanc d’appui du tenon du percuteur; Au-dessous du logement de la culasse mobile, le loge- ment du piston. La partie postérieure de la boîte de culasse forme une chape dans laquelle vient se loger le porte-crosse. Deux évidements, pratiqués à cet effet dans les parois, sont terminés à l’arrière par des butées empêchant le mou- vement en arrière du porte-crosse. A la tranche postérieure de la boîte de culasse se trouvent deux surfaces coniques d’appui dans lesquelles s’engage le disque du levier d’armement. E. — Garde-main. — La partie postérieure de la frette de prise de gaz et la partie antérieure du piston sont proté- gées par un garde-main en tôlè d’acier emboutie dont la
— 51 — partie postérieure s’engage dans les rainures de la boîte de culasse. F. — Écrou de canon. — Il est vissé sur la boîte de culasse et porte à l’intérieur trois rainures longitudinales livrant passage aux tenons du canon. Quand on tourne l’écrou d’un sixième de tour, ces tenons pénètrent dans deux gorges circulaires de l’écrou et le canon se trouve ainsi bloqué. Une butée fixée au canon arrête l’écrou à la position d’ouverture. Une griffe formant ressort, et venant se placer dans les encoches correspondantes de la boîte de (allasse, s’oppose au dévissage de l’écrou. Le dévissage et le bloquage de l’écrou s’opèrent au moyen d’une clef spéciale s’engageant dans deux mortaises de l’écrou. Grâce à ce dispositif, le changement de canon s’effectue en quelques secondes. G. — Porle-crosse. — Le porte-crosse, assemblé avec la crosse au moyen de deux brides et de vis, présente les par- ties suivantes : Les tourillons, qui s’engagent dans les oreilles d’agrafage de la boîte de culasse ; La butée de la gâchette ; La sous-garde; Le logement de la gâchelle; 'Le logement de la détente ; Le logement du tenon double du levier d’armement ; Le logement de la rondelle d’appui ; Les saillies venant reposer contre les butées de la boite de culasse. Le porte-crosse ferme à l’arrière la boîte de culasse à laquelle il est relié par une vis de fixation.
— 52 — 2° Organes d’ouverture, de fermeture et de mise de feu. K . — Piston. — Le piston est placé parallèlement au- canon et en dessous. Sa partie postérieure est logée dans la boîte de culasse dont le fond et les parois latérales lui servent de guides. Sa tige, protégée par le garde-main, est terminée en avant par une calotte qui coiffe l’extrémité postérieure de la frette de prise de gaz. A l'intérieur, le piston est évidé et muni d’une rondelle servant d’appui à l’extrémité antérieure du ressort de rappel. C est contre cette rondelle que viennent agir les crochets situés à l’extrémité du levier d’armement pour attirer le piston en arrière quand on veut armer pour le premier coup ou après un raté d’amorce. A l’extérieur du piston, on remarque : Dans le dessus : Les deux rampes du tenon de l’écrou de fermeture (la rampe avant sert à ouvrir, le verrou au commencement du recul; la rampe arrière à fermer le verrou à la fin du mou- vement en avant du piston) ;le petit tenon, qui attire le per- cuteur en arrière; le grand tenon, qui le pousse en avant ; la butée, qui limite en avant la course du piston; la tranche postérieure du grand tenon, qui entraîne en arrière la culasse mobile. Du côté droit : Le plan incliné supérieur et le plan inférieur incliné en sens inverse. Ces deux plans agissent alternativement pen- dant l’aller et pendant le retour du piston sur les deux talons de l’entraîneur et font pivoter celui-ci de droite à gauche, puis de gauche à droite ;
— 54 — L’échancrure, qui fait prendre appui au piston contre le talon de l’entraîneur si celui-ci est descendu, de façon à maintenir la culasse ouverte après le dernier coup d’une bande-chargeur, même si l’on pressait sur la détente. En dessous : Le cran d’armé où se loge la gâchette lorsque le piston est au terme arrière de sa course. A gauche : . ' . L’évidement nécessaire au passage du bras de détente et du levier d’embrayage de la gâchette. L. — Levier d'armement. — Logé dans le porte-crosse et dans le piston, il a pour fonction : d’armer pour le pre- mier coup ou, en cas de raté, de disposer l’arme pour le tir coup par coup, le tir continu ou la sûreté. Il comprend deux parties : la tige et la tête. La tige pénètre dans le piston et se termine par un dou- ble crochet emmanché à baïonnette qui sert, quand on veut armer à la main, à attirer en arrière le piston en prenant appui sur la rondelle. Dans sa partie postérieure, la tige est creusée de quatre rainures dont deux servent de guides. Les deux autres, qui débouchent en avant, servent pour le montage et le démon- tage du levier d’armement. La tête du levier d’armement comprend la poignée de manœuvre et le disque. Celui-ci prend appui par deux surfaces coniques sur des surfaces correspondantes de la boîte de culasse. 11 présente un évidement destiné à laisser. librement passer le talon de la détente pour le tir continu (position indiquée par le trait de repère A, automatique). 11 présente également un méplat qui vient appuyer sur le plan incliné du talon de la détente pour le tir coup par-coup (position indiquée par le repère H, répétition). Un troisième repère S indique la position de sûreté, la
— 35 — poignée est alors abaissée et le talon de la détente vient buter contre le disque qu’il ne peut franchir. En avant du disque se trouve un tenon double, qui main- tient le levier d’armement contre le porte-crosse; ce tenon porte deux saillies arrondies qui se logent dans des en- coches correspondantes de la rondelle d’appui, assurant ainsi la fixité du levier dans l’une des trois positions S, A ou R. M. — Ressort de rappel. — Il est logé à l’intérieur du piston, entourant la tige du levier d’armement, et prend appui : en avant sur la rondelle fixe du piston, en arrière sur la rondelle d’appui. f N. — Rondelle d'appui du ressort de rappel. — Cette rondelle est logée dans le porte-crosse avec un certain jeu d’avant en arrière. Deux tenons l’empêchent de pivo- ter. Elle est évidée de façon à donner passage à la tige du levier d’armement, qu’elle guide au moyen de deux ergots s’engageant dans les rainures de cotte tige. Sa face postérieure porte trois encoches correspondant aux trois positions des entailles du tenon double du levier d’armement contre lequel elle reste fortement appuyée par la pression du ressort de rappel qui prend appui sur sa face antérieure. v 0. — Écrou de fermeture. — L’écrou de fermeture, logé dans la boîte de culasse en arrière du canon, se trouve emprisonné entre celui-ci et la tranche antérieure de l’enlre- toise. Il ne peut que pivoter sur lui-même. A cet effet, il porte à sa partie inférieure un tenon qui s’engage entre les rampes du piston. A l’intérieur, l'écrou porte trois secteurs lisses et trois secteurs filetés. La rotation de l’écrou, en engageant les filets interrompus dans ceux de la culasse mobile, assure la fermeture de celle-ci.
36 — P. — Culasse mobile. — La culasse mobile, logée dans la boîte de culasse, comprend : La cuvette ; Les secteurs filetés s’engageant dans les secteurs filetés de l’écrou de fermeture ; Les secteurs lisses ; Les nervures latérales, qui glissent dans les rainures- guides de la boîte de culasse de façon à ne permettre à la culasse mobile qu’un mouvement longitudinal et à l’em- pêcher de pivoter; A gauche, le logement de l’extracteur ; A droile, la rampe de l’éjecteur ; La culasse mobile est évidée dans le sens de la longueur pour former le logement du percuteur. Elle présente, en outre, deux lenles longitudinales. La fente inférieure laisse passer le grand tenon du piston. La fente supérieure, destinée au passage du tenon supé- rieur du percuteur, se prolonge en arrière par une échan- crure transversale dans laquelle vient se log^r ce tenon dès qu’il a tourné dans le recul sous l’action de la rampe de la boîte de culasse. Q. —- Percuteur. — Le percuteur, logé dans la culasse mobile, comprend : La tige terminée en pointe: Le talon qui reste constamment engagé entre le petit et le grand tenon du pistou; Le tenon supérieur muni de deux plans inclinés glissant contre les rampes de la boite de culasse de façon à se loger dans l’échancrure de la culasse mobile et à rester solidaire de celle-ci dans son mouvement en arrière et en avant. Le percuteur n'est dégagé de cette échancrure et ne reprend son indépendance pour suivre les mouvements du piston que lorsque la culasse mobile se trouve immobilisée par l'écrou de fermeture.
— 57 — B. — Extracteur. — L extracteur comprend : la grille, le corps et la queue qui sert de centrage an ressort. Ce res- sort pousse l’extracteur contre le plan incliné de la culasse mobile et se comprime au franchissement. S. — Éjecteur. — L’éjecteur est constitué par un bonhomme à ressort monté dan^Ja partie droite de la boite de culasse. Sa tête appuie contre le fond de la rampe de la culasse mobile et vient, à la fin du recul, faire saillie contre le culot de l’étui vide et le projeter hors de la fente d’éjection. T. — Gâchette. — La gâchette se .loge dans le porte- crosse par son axe avlour duquel elle peut pivoter. Elle comporte : Le bec de gâchette qui appuie contre le cran d'armé du piston et maintient celui-ci en arrière tant qu’il n’est pas effacé par la rotation de la gâchette produite par la pression du doigt sur la détente; Le levier d’embrayage qui, vient, à la position d’armé, s’appuyer contre la butée du porte-crosse: l’embrayage se fait par l’appui du cran de gâchette contre le crochet du bras de détente ; Le 'levier d’accrochage du ressort de détente, disposé de façon que ce ressort tende à maintenir le bec de gâchette relevé à la position d’armé. L’axe est terminé par un bouton molcté qui sert au démontage et peut servir aussi à effacer le bec de gâchette pour faire partir le coup indépendamment de la détente. U. — Détente. — La détente repose dans un logement ménagé dans le porte-crosse par un méplat situé à la partie anterieure. Elle est susceptible de deux mouvements : 1° Mouvement de glissement d’avant en arrière; 2° Mouvement de bascule autour du méplat faisant fonc- tion de pivot.
— 58 — Le ressort de détente, fixé par une de ses extrémités à la gâchette, est fixé par l’autre au méplat et tend à s’opposer aux deux mouvements indiqués ci-dessus. Dès que le. doigt cesse d’agir sur la queue de détente, le ressort ramène la détente en avant, le méplat reposant sur son logement. La détente comprend en outre le bras de détente, muni d’un crochet qui vient embrayer sur le cran du levier de la gâchette; le talon, muni à l’arrière d’iin plan incliné. Lorsqu'on appuie avec le doigt sur la queue de détente, la détente vient en arrière et, suivant que le disque du levier d'armement est à l’une ou l’autre des positions A, B, S, voici ce qui se passe : Position A, tir continu. — Le talon de la détente pas- sant librement dans l’évidement du disque, le crochet du bras de détente est. maintenu constamment on prise avec le levier d’embrayage de la gâchette dont le bec reste constam- ment effacé; rien ne s’oppose donc au retour immédiat en avant du piston aussitôt que celui-ci a terminé son mouve- ment de recul. Position P, tir coup par coup. — La détente recule d’abord, entraînant le levier de gâchette et effaçant le bec de gâchette qui libère le piston. Mais, la détente continuant de reculer, le plan incliné du talon passe sous le méplat du disque, ce qui fait basculer la détente de façon que le crochet du bras libère le levier d’embrayage de la gâchette qui pivote sous l’action du res- sort de détente, et le bec de gâchette se relève pour accro- cher le cran d’armé du piston quand celui-ci a reculé. Il faut donc presser de nouveau sur la détente pour faire partir le coup. Position S, sûreté. — Le talon de la détente rencontre la partie pleine du disque qu’il ne peut franchir. Le recul du crochet, et par suite le pivotement de la gâchette, est ainsi rendu impossible.
— 39 — 3° Organes d’alimentation. V. — Entraîneifr. — L’entraîneur est placé verticale- ment à droile de la boîte de culasse, un peu en arrière du couloir d’alimentation. 11 est maintenu en place, dans le haut par le coussine ménagé à la partie postérieure du couloir, dans le bas par le support d’entraîneur. Il peut s’élever et s’abaisser, et pivoter autour de son axe de droite à gauche et de gauche à droite. L’entraîneur comprend : La tige, portant deux méplats destinés à permettre la mise en place. Le bras d’entraînement, dont l’extrémité en forme do bec incline pénètre dans les ouvertures du milieu de la bande- chargeur pour la pousser de droite à gauche. La forme inclinée du bec lui permet, quand il revient de gauche à droile, de glisser sur la bande sans la faire revenir en arrière. Le talon supérieur sur lequel agit, pendant le recul, le plan incliné du piston, de façon à faire tourner l’entraîneur de droite à gauche, ce qui fait avancer la bande-chargeur. Le talon inférieur sur lequel agit le plan incliné du piston quand celui-ci vient en avant, ce qui fait tourner l’entraî- neur de gauche à droile, de façon que le bec vient s’engager dans l’ouverture suivante de la bande-chargeur. Le talon inférieur a une autre fonction importante. Lorsque la dernière cartouche d’une bande a été tirée, le bec ne trou- ' vaut plus d’appui sur la bande, l’entraîneur, sollicité par le ressort, s'abaisse, et le talon inférieur se présente devant l’échancrure du piston qu’il empêche de se porter en avant. Dans cette position, le pivotement de l’entraîneur est rendu impossible par une butée, dans laquelle s’engage le bras d’entrainement. La culasse reste ainsi ouverte, même si l’on presse sur la
— 40 — détente, car le piston, dont le cran d’armé a légèrement dépassé le bec de gâchette, est maintenu non par celui-ci, mais par le talon de l’entraîneur. Avant d’introduire une nouvelle bande, le tireur soulève l’entraîneur en le poussant par l’extrémité de la lige : le talon sort de l’échancrure et le bras d’entraînement de sa butée; le piston, avançant légèrement, rencontre le bec de gâchette et l’arme se trouve prête à tirer. X. — Ressort d'entraîneur. — C'est un ressort plat dont l’extrémité avant est logée dans la partie antérieuredu couloir. Il comprend deux branches : la branche de droite appuie sur la tige de l’entraîneur qu’elle sollicite constamment vers le bas. Elle porte à sa partie inférieure un ergot qui, lorsqu’on soulève l’entraîneur, prend appui sur une petite rampe que porte celui-ci, ce qui le fait tourner légèrement à gauche et l’empêche de retomber dans son logement. La branche de gauche, recourbée, porte un cliquet qui, grâce à sa forme en biseau, vient se loger dans lesouver- lures latérales de la bande-chargeur, empêchant celle-ci de reculer sous l’action du bec d’entraînement lorsque celui-ci revient vers la droite en glissant sur la bande. Si l’on veut retirer une bande partiellement consommée, il suffit de soulever le ressort d’entraîneur pour dégager le cliquet : la bande revient alors facilement vers la droite. Y. — Arrêtoir de cartouche. — 11 a pour but d’empêcher que la cartouche ne tombe accidentelle ni eut lorsqu’elle a été en partie détachée de la bande par la languette. Il maintient la cartouche et la guide pendant une partie de son parcours en avant. L’arrêtoir de cartouche se compose d’un bonhomme à res- sort dont la tige vient faire saillie hors de son logement lorsque la cartouche est en place. Cette saillie apparente permet au tireur de vérifier si la bande-chargeur a bien été engagée à fond.
TROISIÈME PARTIE CHAPITRE PREMIER Aménagement de la mitrailleuse portative POT R LE TIR EN AVION Le canon de la mitrailleuse portative aménagée pour le tir en avion porte, fixée sur la partie postérieure du radia- teur, une frotte à tourillons qui sert à placer la mitrailleuse sur le support pivotant. La boite de culasse porte, sur le côté gauche, un support avec un filet récepteur monté sur une armature. Ce filet a pour objet d’éviter la projection des étuis sur les hélices de l’aéroplane. L’armature du filet récepteur peut se rabattre, de manière à découvrir la fente d'éjection pour l'accessibilité du mécanisme de culasse. Le support de l'armature du filet est fixé par deux boulons à la partie inférieure de la boîte de culasse. Le côté droit, de la boîte de culasse, est muni d’un autre support recevant la bobine, maintenu par les mêmes boulons que ceux qui fixent celui du filet récepteur, et constitué par deux branches portant chacune à son extrémité supérieure un coussinet avec verrou d'arrêt recevant les tourillons de rotation de la bobine d’enroulement de la bande articulée. Ces coussinets portent aussi un frein démontable servant à empêcher le déroulement prématuré de la bande. La crosse qui existe sur la mitrailleuse portative est sup-
— 42 — primée. La poignée de pistolet seule sert à maintenir l’arme avec les deux mains pour les pointages en ' direction et en hauteur, l’index de la main droite appuyant sur la dé- tente. La bande articulée, qui est ordinairement de 100 coups, est constituée : f 1° Par une tirette portant un anneau servant à engager le doigt pour amener la bande à la position de chargement. 2° Par des éléments portant une ou plusieurs cartouches. Ces éléments sont assemblés par des ch,arnières. 3° Par l’élément terminant la bande et s'accrochant sur le doigt d’entraînement porté par l’axe de la bobine d’enrou- lement. Le dernier alvéole de cet élément ne reçoit pas de cartouche afin de permettre le passage du doigt d’entraîne- ment cité ci-dessus. Il est spécialement recommandé de monter les cartouches sur les bandes en les glissant dans les alvéoles par l’arrière, du côté des taquets d’arrêt des cartouches, et non par le dessus des agrafes. La mitrailleuse d’aviation tire soit avec la bande-chargeur, soit avec la bande articulée. Le support de la bobine ne gêne pas le chargement de la mitrailleuse avec la bande-chargeur. Ce support peut être supprimé et remplacé par une bride atin de laisser le filet récepteur d’étuis en place, si la mitrailleuse n’a que des bandes-chargeurs pour les tirs. Pour éviter la projection de la bande-chargeur sur les hélices de V aéroplane, il ne faut pas mettre de cartouche dans le dernier alvéole des bandes-chargeurs. La bande-chargeur qui, pour la mitrailleuse portative de 8 millimètres, peut contenir 24 coups, ne doit en porter que 25 s’il s’agit de tirer avec la mitrailleuse d'aviation, et celle de 50 coups, que 29. La suppression de la dernière cartouche a pour effet de
— -4ô — maintenir la bande-chargeur dans le couloir d’alimentation par l’intermédiaire,de l’entraîneur. Pour la dégagerai! faut la saisir avec la main gauche, et la retirer du couloir en armant en même temps la mitrailleuse t avec la main droite, et introduire ensuite une nouvelle bande-chargeur dans le couloir. CHAPITRE II Renseignements divers. Dans l'aviation française, les mitrailleuses portatives Hotchkiss en service sont du calibre anglais de 7m/m,70 (503 millièmes d’inch), ou du calibre français de 8 m/m. g. I. Calibre anglais. Munitions. — Malgré les différences sensibles existant entre ces deux munitions, l’arme lire à volonté la cartou- che 305 réglementaire de l’armée anglaise ou la cartouche Coll de même calibre, fabriquée aux États-Unis ou en France. On peut utiliser dans cette arme toutes les cartouches faites avec ces étuis, en usage dans l’aviation. Ce sont prin. cipalement les cartouches à balles perforantes APX, à balles lumineuses SPG, à balles lumineuses perforantes TP. Les paquets portent la mention : « spéciales pour l’aviation ». La vitesse initiale de la balle perforante APX et des balles TP est la même que celle de la balle Colt, soit : 725 m/s environ. Des cartouches à balles lumineuses (type Buckingham à chemise nickelée) peuvent être utilement mélangées à raison de 1 lumineuse pour 2 ou 5 ordinaires ; leur rôle est de
— 44 — faciliter les corrections de tir. Les cartouches à balles lumi- neuses perforantes TP peuvent être utilement employées seules puisqu’elles réunissent les avantages des deux autres. Fonctionnement avec les munitions de calibre anglais. — 11 a été constaté à diverses reprises que le mécanisme de cette mitrailleuse (calibre de 7m/m,7O) fonc- tionne imparfaitement aux basses températures rencontrées aux grandes altitudes. Ce défaut provient d’une faiblesse de la pression sur le piston des gaz. Il est en effet nécessaire que le mécanisme fonctionne énergiquement et régulière- ment à terre à la température de 10 à 15 degrés, sans qu’on ait besoin de réduire la chambre des gaz à un point de la graduation inférieur à 25. Pour remédier à ce défaut, des instructions précises ont été données, d'accord avec la Société des armes Holchkiss, pour porter le diamètre de l’orifice de prise de gaz à 5 m/m. Dans le cas où l’arme aurait un fonctionnement trop faible à la division 25, il y aurait donc lieu de vérifier si ce travail a bien été effectué et, dans le cas contraire, d’y faire pro- céder. Mais, en aucun cas, on ne devra modifier le ressort récupérateur, ce qui risquerait de nuire au bon fonctionne- ment du mécanisme et pourrait mettre l’arme rapidement hors d’usage. % Équipement. — Il est constitué par (232.200) : a) Un support de bobine avec son frein. b) Une bobine d’enroulement de la bande articulé»? (100 cartouches). c) Un sac récepteur d’étuis.
— 45 — Poids de l arme avec son équipement, sa bande garnie de 100 cartouches et sa fourche : 19k«,140. Poids de l'arme avec P équipement à bande rigide dé 50 cartouches et la fourche : 1 6kg,520. § II. — Calibre français. Munitions. — La mitrailleuse portative Holchkiss de S rn/m tire les-deux cartouches françaises en service : 1° La balle I), dont la vitesse initiale est de 701 m/s; 2° La balle perforante APX, dont la vitesse initiale est de 818 m/s. U existe aussi des balles traçantes de ce calibre. Avec le calibre français, il n’y a pas lieu d’augmenter le diamètre, de l’orifice de prise des gaz : le mécanisme fonc- tionne énergiquement avec les cartouches à balle 1), et, à plus forte raison, avec les cartouches à balle APX, qui don- nent dans l’arme une pression sensiblement plus élevée. Recommandation. — Éviter de se servir des cartou- ches à balle APX pour les tirs d’exercice, leur très grande vitesse initiale provoquant une usure plus rapide des rayu- res : la conséquence serait de diminuer notablement la justesse de l’arme. Équipement. — U est constitué par (235.200) : a) Un support de bobine. b} Une bobine d'enroulement de la bande articulée. c) Un sac récepteur d’étuis. Poids de l'arme avec son équipement, sa bande garnie de 100 cartouches et sa fourche : i9k»,900.
TABLE DES MATIÈRES Première partie Pages I. Explication sommaire du fonctionnement......... 3 II. Organes principaux.............................. 4 ÎII. Détails du fonctionnement................. . . . 5 IV. Démontage de l’arme ............................ H V. Remontage.......................................15 VI. Usage de l’arme..................................15 Préc autions à prendre avant le tir . . . . j . . . 15 Exécu tion du tir......................* . . . . 16 Cha ngement rapide du canon..................... 17 Ré glage de la pression.........................17 Inc idents de tir .............................. 18 VII. Accessoires.....................................21 Bandes-cha rgeurs...............................21 Bandes souples................................. 21 Outil à réfeclionner les bandes rigides..........22 Chargement des bandes.......................... 22 Coûvre-cu lasse..................................25 Trousse d’accessoires............................24 Dispositif pour le tir à blanc...................24 .. Deuxième partie Description délaillée du mécanisme...............27 I. Parties extérieures........................... 27 II. Organes d’ouverture, de fermeture et de mise de feu................................................ 52 III. Organe d’alimentation...........................59 Troisième partie I. Aménagement de la mitrailleuse portative pour le tir en avion........................................41 11. Renseignements divers...........................45 Table des Matières...............................47