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Теги: armes affaires militaires mitraillette
Год: 1935
Текст
11XSTRI CT10X TECUNIQUE
À L’USAGE
DES UNITÉS DE HITRUIIEUSES
DE CAVALERIE
(MITRAILLEUSES UE 8 MILLIMETRES!
01 9 OCTOBRE 1935
INSTRUCTION TECHNIQUE
À LISAGE
DES UNITÉS DE MITRAILLEUSES
DE CAVALERIE
(MITRAILLEUSES DE 8 MILLIMETRES)
DU » OCTOBRE 1935
J. 330’11-35
MINISTÈRE DE LA GUERRE
INSTRUCTION TECHNIQUE
À L’USAGE
DES UNITÉS DE MITRAILLEUSES
DE CAVALERIE
(MITRAILLEUSES DE 8 MILLIMETRES)
DU 9 OCTOBRE 1935
La présente Instruction abroge Instruction tech-
nique à Vusage des Unités de mitrailleuse^d^wâ^val^i^
(Unités à cheval) >.
PARIS
IMPRIMERIE NATIONALE
198ô
TABLE DES MATIÈRES.
Pages.
Avant-propos ....................................... il
TITRE PREMIER.
PRINCIPES GÉNÉRAUX.
CHAPITRE PREMIER.
Propriétés des mitrailleuses.
Article unique ..................................... 13
CHAPITRE II.
Définitions ........................................ 17
CHAPITRE 111.
Organisation.
Art. 1er. Organisation générale..................... 21
Art. 2. Choix et attributions du personnel......... 2’2
Art. 3. Dotations diverses ......................... 2j
TITRE II.
INSTRUCTION.
CHAPITRE PREMIER.
Principes généraux d’instruction.
Article unique. Généralités......................... 25
chapitre ir.
Connaissance du terrain.
ART. l*r. Généralités .............................. 2ü
Art. 2. Orientation ................................ 27
Art. 3. Etude et repérage du terrain................ 27
ART. 4. Désignation des points du terrain........... 2s
Art. 5.' Appréciation des distances................. 29
Art. G. Représentation du terrain................... 30
I —
1 *uges.
CHAPITKE III.
Service de la mitrailleuse.
Connaissance du matériel.
Art. l«r. Précautions à observer...♦..................... 3!
Art. 2. Maniement de la mitrailleuse..................... 32
Art. 3. Connaissance du matériel......................... 38
CHAPITRE IV.
Instruction du tir.
Art. V*. Marche générale de l'instruction................ 43
Art. 2, Instruction élémentaire ........................ 41
Art. 3. Enseignement des procédés de pointage et de répar-
tition du tir........................................... '*8
Art. 4. Instruction complémentaire...................... 49
Art. 5. Tirs individuels d’instruction et de perfectionnement. 56
Tableau des tirs ............................ 57
Tableau, par période d’instruction, des tins à
exécuter ................................... 59
CHAPITRE V.
Instruction pour le combat.
Art. l*r. But et principes............................... 60
Art, 2. Formation morale ................................ 61
Art. 3. Exécution des missions de combat................. 61
Tableau (exemple de programmes de tirs de
combat) ................................ 70
TITRE III.
TIR.
CHAPITRE PREMIER.
Conditions générales du tir.
Art. l*r. Caractéristiques du lir de la mitrailleuse..... 73
Art. 2. Exécution du tir ................................ 76
Art. 3. Genres de tir. Tir direct. Tir masqué. Tir indirect.. 78
CHAPITRE U.
Tir direct.
Généralités.............................................. 79
Art. 1er. Désignation de l'objectif ..................... sa
Art. 2. Débit. Tir par séries. Régime.................... sa
Art. 3. Répartition du tir. Fauchage..................... 82
Abt. 4. Commandement .................................... 84
Abt. 5. Comptes rendus et carnets à tenir^............... 85
— 8 —
Piges.
CHAPITRE IH.
Prescriptions et procédés particuliers
relatifs a la préparation et à l'exécution du tir.
Art. 1er. Réglage du tir. Corrections...................... #6
ART. 2. Tir aux grandes distances. Appréciation des éléments
de tir. Calcul des corrections............................. 38
Art. 3. Tirs de durée. Refroidissement. Nettoyage.......... 90
Art, 4. Tir repéré......................................... 91
Art. 5. Tir contre les objectifs terrestres en mouvement.... 96
CHAPITRE IV.
Règles de sécurité.
Généralités................................................ 92
Art. 1er. Tir par-dessus un obstacle...................... 100
Art. 2. Tir par-dessus les troupes....................... 102
Art. 3. Tir par-dessus les intervalles.,................. 104
Art. 4. Tir de flanc à proximité d’une troupe»........... 105
Art. 5. Engins blindés dans la zone de tir............... 105
Tableau A ................................... 106
CHAPITRE V.
Tir masqué ............................................... 107
CHAPITRE VI.
Tir contre-avions.
Art. 1er. Généralités ...................................... m
Art. 2. Principe du tir contre avions..................... 112
Art. 3. Préparation et exécution du tir................... 113
Art. 4. Exemples de tir................................... 116
CHAPITRE VII.
Tir indirect.
Conditions générales d’exécution ......................... 117
Préparation et exécution du tir indirect.................. 116
A. Préparation.
Art. 1er. Généralités .................................... 118
Art. 2. Reconnaissance du terrain........................ 119
Art. 3. Stationnement ................................... 121
Art. 4. Orientation ..................................... 121
Art. 5. Installation des pièces.......................... 124
Art. 6. Détermination des éléments du tir................ 125
Art. 7. Complément de préparation........................ 128
Art. 8. Cas où l’unité de tir est fractionnée............ 129
Art. 9. Pointage des pièces.............................. 130
— 9 —
Pages
IL Exécution.
Art, 10. Alternance .................................... UH
Art. 11. Fauchage...................................... 132
Art. 12. Transport du tir.............................. 132
Art. 13. Applications du tir indirect.................. 133
Art. 14. Entretien du matériel et ravitaillement en muni-
tions ................................................. 135
C. Préparation du tir indirect sans carte.
Art. 15................................................ 130
D. Règles de sécurité.
Art. 10 ...............................................
TITRE IV.
MATÉRIEL.
CHAPITRE PREMIER.
Mitrailleuse.
Art. l«r. Description et nomenclature.................. 145
Art. 2. Démontages et remontages...................... 454
Art, 3. Fonctionnement ............................... 157
Art. 4. Incidents de tir. Moyens d’y remédier sur le terrain. 162
Art. 5. Entretien...................................... 169
Art. 6. Réparations ................................... 172
Art. 7. Vérification de la pièce....................... 172
CHAPITRE lî.
Affûts.
Art. 1er. Description et nomenclature sommaires........ 175
Art. 2. Démontages et remontage*...................... 181
Art. 3. Entretien ..................................... 1*3
Art. 4. Réparations.................................... 187
♦ CHAPITRE 111.
Mu nitions.
Article unique......................................... 187
CHAPITRE IV.
Rechanges. — Instruments et accessoires divers.
— Leur emploi.
Art. 1**. Rechanges, accessoires de réparation et d'entretien. Ivo
Art. 2. Matériel de tir indirect....................... 193
Modèle d’abaque............................ 197
— 10 —
Page*.
Art. 3. Matériel de tir contre avions....................... 204
Art. 4. Matériel de tir a blanc............................. 213
Art. 6. Instruments d’optique............................... 211
Art. 6. Accessoires (cache-flammes, épaulière, gants spéciaux,
butoirs de fauchage, gaine, sangle porte-caisse A
munitions, tire-douilles. Mitrailleuses de théorie.
Bandes chargeurs d’exercice)...................... 226
Art. 7. Entretien des instruments et accessoires........... 230
CHAPITRE V.
Matériel de transport.
Art. 1er. Voiture légère de mitrailleuse................... 232
Art. 2. Description sommaire et chargement des bâts........ 238
Art. 3. Entretien de la voit un* légère porte-mitrailleuse.... 2ï5
Art. 4. Réparations ....................................... 246
Art. 5. Matériel de transport des unités motorisées........ 246
ANNEXES.
Annexe n° I. Calcul des corrections (vent, température,
pression) ................................................. 2.n
— II. Problèmes topographiques relatifs au tir
indirect................................................
— III. Aménagement du terrain....................
— IV. Modèles de carnet pour le tir indirect.... 272
— V. Classements. Concours. Récompenses, Comp-
tabilité. Modèles ...................................... 274
— VI. Règles à suivre en cas d’accident de tir.. 2H5
— VII. Matériel spécial pour l’enseignement du tir
contre avion ............................ 2S7
— VIII. Cartouche Mie 1932-N...................... 2U3
— IX. Mitrailleuse allemande Maxim Mlo 1908..
— X. Renseignements numériques................... 311
Tables et abaques en un fascicule spécial :
« Tables et abaques de l’instruction pour les unités de
mitrailleuses d’infanterie», du 2 août 1932. •
— J1
AVANT-PROPOS.
La mise à jour de l'instruction technique à l’usage
des unités de mitrailleuses de cavalerie s’imposait du
fait que, depuis sa rédaction, avaient paru une nou-
velle instruction sur les mitrailleuses d'infanterie, une
nouvelle instruction sur la pratique du tir, et que
d'autre part avaient été créés les dragons portés.
Il y avait lieu, en outre, de tenir compte d’un certain
nombre d’observations qui résultaient de la mise en
pratique de l’< Instruction » dans les corps de troupe
et écoles.
La Commission chargée de cette mise à jour s’est
fixé pour ïnjt, tout en conservant les principes exposés
dans le rapport au Ministre de l’instruction de 1930 :
— d’unifier la terminologie en adoptant partout où
cela a été possible celle de l’infanterie;
— d’incorporer an nouveau texte, eu même temps
que les règles fixées par l’infanterie pour la sécurité
des troupes amies, les résultats d’expériences récentes
portant notamment sur la dispersion du tir de la mi-
trailleuse et qui feront l’objet de modicatifs à l’instruc-
tion sur les unités de mitrailleuses d'infanterie;
— d’adapter les prescriptions concernant l’instruc-
tion du tir ahx nécessités d’une instruction générale
toujours plus complexe;
— d’établir un document qui s’adresse également
aux dragons portés et aux unités à cheval et puisse
servir de base à l’instruction des unités d’autos-mitrail-
leuses.
lue plan général n’a subi aucune modification, mais
il a paru opportun d’extraire de la nouvelle instruc-
tion les tables et abaques que l’infanterie a réunies
dans un fascicule spécial qui peut, grâce à son faible
volume, être emporté sur le terrain.
— 12 —
Le fascicule « Tables et abaques », complément de
l’« Instruction pour les unités de mitrailleuses d'infan-
terie », sera également le complément de l’« Instruction
à V usage des unités de mitrailleuses de cavalerie ».
Les modifications apportées au titre I** portent spé-
cialement sur le chapitre II : « Définitions » et le
chapitre III : « Organisation ».
En adoptant les nouvelles règles de sécurité, il a
fallu définir la « hausse de sécurité », la < hausse mi-
nimum », les « angles au niveau » correspondants,
ainsi que la « marge de garantie » ; par contre, quel-
ques définitions qui figurent dans la nouvelle « Instruc-
tion sur la pratique du tir » ont été supprimées.
Des indications concernant les v dragons portés et les
autos-mitrailleuses ont été introduites, et tous les
tableaux détaillés concernant les effectifs et dotations
ont été supprimés comme faisant double emploi avec
les tableaux d’effectifs de paix en vigueur et les ta-
bleaux de dotations correspondants, qu’ils ne pouvaient
dispenser de consulter.
Dans le titre II, qui concerne l’instruction, les
tableaux des tirs d’instruction ont été modifiés. Un
premier tableau énumère les tirs À distance réduite et
à distance réelle que les recrues doivent exécuter dans
la première période pour parcourir entièrement un
cycle d’instruction qui les mette à même d’être uti-
lisables en campagne. Un deuxième tableau énumère les
tirs que les mitrailleurs exécuteront après la première
période pour eut retenir et perfectionner leur instruc-
tion.
L’expérience avait en effet prouvé que, dans certains
corps défavorisés par les moyens matériels et ou des
instructeurs s’astreignaient à suivre littéralement les
tableaux des tirs d’instruction, des recrues arrivaient à
la fin de la première période sans avoir exécuté de tirs
aux distances supérieures à 200 mètres.
Dans la rédaction du titre III, la commission s’est
attachée à distinguer nettement le tir direct, le tir
masqué et le tir indirect, qu’elle a définis sous le
— 18 —
titre : « Genres de tir », supprimant de la terminologie
les appellations « mécanismes » et « méthodes de tir »
qui prêtaient à ambiguïté; elle a inséré intégralement
le texte des numéros 254 et 255 de l’instruction pour
les mitrailleuses d’infanterie, dans lequel il est notam-
ment précisé que < le tir normal de la mitrailleuse
doit être le tir à vue directe ».
Dans un but de simplification, les commandements
ont été adaptés aux prescriptions de l’instruction sur la
pratique du tir. Les commandements de tir seront ainsi
les mêmes, qu’il s’agisse de mousqueton, de fusil-mi-
trailleur ou de mitrailleuse.
Tout en adoptant les prescriptions de l’instruction
pour la mitrailleuse d’infanterie, en ce qui concerne le
débit, on a conservé le tir à volonté et le tir par séries.
Les deux modes de fauchage < à vue » et « com-
mandé » sont conservés par l’infanterie avec une ter-
minologie légèrement différente; on a adopté la termi-
nologie de l’infanterie.
Une rédaction spéciale, qui n’existait pas dans les
deux Règlements de cavalerie et d’infanterie, a été
consacrée aux tirs de durée; elle réunit des prescrip-
tions qui étaient éparses dans divers chapitres.
Les règles de sécurité sont celles de l’infanterie sous
une présentation un peu différente et qui fait ressortir
les conditions à respecter lorsqu’on exécute un tir
d’écharpe en avant ou sur le flanc d’une troupe pour
l’appuyer ou la protéger.
Les règles du tir contre-avions reproduisent celles de
l’infanterie en maintenant toutefois la possibilité
d’exécuter les feux par groupe et même par pièce,
condition nécessaire à la protection des échelons et
des chevaux haut-le-pied.
Enfin, tant en reprenant spécialement le début du
titre III pour développer les « caractéristiques du tir »
et y introduire des renseignements nouveaux sur la
dispersion, qu’en remaniant certains détails de son
plan, la Commission a voulu que les cadres aux divers
— 14 —
échelons puissent y trouver les éléments nécessaires
pour établir leurs plans de feux sur des bases techni-
। ques précises.
Le titre IV n’a été l’objet que d’ajustements relatifs
à la nomenclature; on y a introduit la description du
télémètre S. O. M. qui commence à être mis en service.
Deux annexes ont été ajoutées à celles qui existaient
dans l’ancienne Instruction : l’une qui a trait au « cal-
cul des corrections » qu’il a paru préférable d’extraire
du texte du titre III, l’autre qui a trait à la balle
N. 32.
Les membres de la Commission :
Colonel Testard, président;
Chef de bataillon Bacqué, de la Section technique
de l’infanterie ;
Chef d’escadrons de Lavilléon ;
Capitaine de Torquat;
Capitaine Thaler;
Lieutenant-colonel Dario, secrétaire;
Capitaine Fabe, secrétaire.
PIU.XCII'ES GÉiNÊKAVX.
15
TITRE PREMIER.
PRINCIPES GÉNÉRAUX.
CHAPITRE PREMIER.
PROPRIÉTÉS DES MITRAILLEUSES.
ABTICLE UNIQUE.
1. La mitrailleuse en service dans la cavalerie (1) est
la mitrailleuse Hotchkiss Mle 1914.
Elle est utilisée avec l’affût Mlc 1907-1919, ou l’affût
M,e 1915, type omnibus, ou l’affût Hotchkiss M’* 1916.
Du calibre de 8 millimètres, elle tire, d’une façon habi-
tuelle la cartouche 1886 D (a. ni.) (2) et, dans des cas
spéciaux, des cartouches h balles perforantes et à balles
traceuses. Les cartouches sont placées par 24 sur des
bandes métalliques rigides, ou par 48 sur des bandes arti-
culées.
La cadence du tir varie de 400 à 500 coups à la minute
(selon la température de l’arme, les résistances passives, la
force du ressort de rappel, etc.). Cette cadence permet une
vitesse pratique de tir pouvant atteindre 250 coups à la
minute.
La portée maxima est de 4.300 mètres environ, pratique-
ment n’est utilisée que jusqu’à 3.500 mètres.
La hausse est graduée jusqu'à 2,400 mètres. Pour les
distances supérieures, dans tous les cas où la hausse ne
peut être utilisée (nuit, brouillard, etc.), et pour les tirs
à pointage indirect, on dispose d’un niveau de pointage
pour donner à la mitrailleuse son inclinaison.
Le projectile est meurtrier à toute distance pour le per-
sonnel non abrité. Sa trajectoire est assez tendue pour
qu’en terrain parallèle à la ligne de mire, un homme debout
(1) Sauf dans certaines formations d’autos-mitrailleuses dotées
d’armes de modèles et de calibres différents.
(2) Elle peut aussi tirer la cartouche Mle N. 1932 dont la
portée atteint 5.500 mètres et qui fait l'objet de tables de tir
particulières (Voir Annexe n° VIII).
16 PRINCIPES GENERAUX.
soit atteint, sur la totalité de la trajectoire de 600 mè-
tres (1) et, sa pénétration est telle que, jusqu’à cette
distance, il peut mettre plusieurs hommes hors de combat.
En raison de la stabilité de l’affût, la précision du tir
de la mitrailleuse est considérable. La gerbe qu’elle fournit
est dense, étroite et profonde.
La mitrailleuse est une véritable machine sans nerfs qui.
annule presque complètement l’influence du facteur humain
sur le tir.
Le maximum d’efficacité est obtenu aux petites et
moyennes distances (aux grandes distances, une erreur de
hausse de 50 mètres diminue de près de moitié les effets
du tir) et quand l’objectif est pris dans le sens de sa plus
grande dimension.
En terrain découvert, exécuté aux petites et moyennes
distances, le feu de la mitrailleuse apporte un obstacle
considérable au mouvement de l’ennemi, quelle que soit la
formation de celui-ci.
Lorsqu’elle est employée en flanquement sur un empla-
cement convenablement choisi, la mitrailleuse peut tendre
au ras du sol, eu travers de la marche de l’adversaire, un
barrage continu de balles normalement infranchissable.
Aux grandes distances, le feu de la mitrailleuse ralentit
le mouvement de l’ennemi en obligeant ce dernier à diluer
sa formation, à chercher des couverts ou à modifier son
itinéraire. Des effets de harcèlement, entravant son acti-
vité, sont obtenus par des tirs entretenus ou répétés.
En terrain couvert, les effets du tir sont diminués dans
la mesure où l’adversaire peut se dissimuler ou s’abriter.
Contre le personnel abrité, le feu de la mitrailleuse
produit, s’il est intense, continu et précis en portée, des
effets de neutralisation qui ne sont pratiquement assurés
qu’aux petites distances et sur des objectifs nettement
repérés.
L’efficacité de la mitrailleuse lui assure un effet moral
considérable, qui est encore augmenté, en même temps que
l’effet matériel, toutes les fois que l’on peut réaliser la
surprise.
Le feu des mitrailleuses peut être facilement dirigé, et
maintenu avec fixité dans sa direction. Il permet ainsi de
couvrir de près un front ou un flanc menacés et de barrer
un intervalle.
L’organisation de l’affût et du système de pointage per-
met les changements instantanés d’objectif. Les mitrail-
(1 ) La profondeur de terrain ainsi rasée par le projectile va en
diminuant rapidement avec la portée : totale à 600 mètres pour
l’homme debout, elle n’est plus que de 42 mètres & 1.200 mètres,
17 mètres à 1.800 mètres, 9 mètres à 2.400 mètres, 5 mètres '(
3.000 mètres, 3 mètres À 3.500 mètres.
PRINCIPES GENERAUX.
17
ieuses peuvent ainsi, du même emplacement, battre un
front sur sa largeur, un objectif profond sur sa longueur,
surveiller un secteur, remplir successivement plusieurs mis-
sions. Quand le terrain s’y prête, les mitrailleuses, réparties
en des points différents, pour des missions différentes,
peuvent Instantanément concentrer leurs feux sur un même
objectif.
La nuit, le brouillard, la fumée ou la poussière n'em-
pêchent pas le tir de la mitrailleuse, mais exigent une
préparation spéciale (tir repéré).
La stabilité de l’affût permet d’exécuter des tirs directs,
masqués, indirects jusqu’à 3.500 mètres. Ces tirs peuvent
être exécutés par-dessus les troupes amies.
Le tir indirect étend le champ d’action des mitrailleuses.
La mitrailleuse consomme, particulièrement dans le tir
indirect, une grande quantité de munitions; aussi, tout le
rendement dont l’arme est susceptible ne sera obtenu que
si le ravitaillement est soigneusement assuré.
Le poids du matériel atténue sa capacité de mouvement :
le transport à dos d'homme exige, du personnel, un effort
qu’il convient de réduire en poussant, aussi loin que pos-
sible, les moyens normaux de transport.
La mitrailleuse ne peut exploiter elle-même les effets
de son feu. Elle n’agit utilement qu’en liaison intime avec
les diverses unités de la cavalerie, auxquelles elle apporte
une aide matérielle et morale puissante, aussi bien dans
l’attaque que dans la défense.
CHAPITRE IL
DÉFINITIONS.
ARTICLE UNIQUE.
2. Les cadres des unités de mitrailleuses doivent con-
naître les définitions données dans le Règlement de la
Cavalerie, lre partie, et dans V Instruction sur la pratique
du tir (Principes généraux), ainsi que les définitions sui-
vantes :
Pièce de mitrailleuse. — Troupe normalement comman-
dée par un brigadier et comprenant le personnel servant
une mitrailleuse.
Groupe de mitrailleuses. — Troupe normalement com-
mandée par un sous-officier et composée de deux pièces.
Le groupe de mitrailleuses se subdivise au combat en
groupe de tir et en échelon.
18
PRINCIPES GÉNÉRAUX.
Peloton de mitrailleuses. — Troupe normalement com-
mandée par un lieutenant ou sous-lieutenant et composée
de deux groupes.
Escadron de mitrailleuses' et d'engins. — Réunion, sous
le commandement d’un capitaine mitrailleur, d’un peloton
de commandement, d’un ou deux pelotons de mitrailleuses,
d’un peloton d’engins d’acoinmpagnement et d’un échelon
d’escadron.
Groupement de tir. — Réunion momentanée, sous un
même commandement, de plusieurs groupes de tir en vue
d’une mission tactique déterminée.
Cadence (ou vitesse de fonctionnement). — Nombre de
cartouches que l’arme tirerait par minute, si l’alimentation
était assurée sans interruption et s’il ne se produisait pas
d’arrêts de tir.
Vitesse pratique de tir. — Nombre de cartouches qu’un
homme instruit est susceptible de tirer par minute, compte
tenu du temi>s nécessaire à l’alimentation et au repointage
de l’arme entre les rafales consécutives, dette vitesse varie,
évidemment, avec le nombre des cartouches de chaque
rafale.
Débit. — Nombre de cartouches tirées ou à tirer par
groupe et par minute.
Série. — Unité de feu correspondant à un tir ininter-
rompu de quatre bandes.
Régime d'un tir. — Ensemble des règles particulières à
ce tir concernant à la fois les périodes de feu, les périodes
d'arrêt, le débit et le refroidissement.
Dispersion. — Phénomène dû aux légères causes d’irrégu-
larité qui, au cours d’un tir d’un nombre donné de cartou-
ches, se manifeste d’un coup à l’autre et dont le résultat est
que toutes les balles tirées, dans des conditions qui sem-
blent Identiques, suivent des trajectoires plus ou moins
divergentes. L’ensemble de ces trajectoires constitue une
gerbe et l’ensemble des points d’impact s’appelle le grou-
pement.
Densité du feu. — Nombre de balles frappant une surface
donnée prise à l’intérieur d’une gerbe.
Intensité du feu. — Qualité relative du feu caractérisée
par le nombre de balles qui arrivent dans un temps donné
sur une surface donnée.
Gerbe. — Ensemble des trajectoires fournies par un tir
donné. La trajectoire centrale de la gerbe est appelée
PRINCIPES GÉNÉRAUX.
19
trajectoire moyenne. Pratiquement, c’est celle qui, dans
un groupement, aboutit au point moyen dudit groupement.
Marge de garantie. — Hauteur à laquelle la trajectoire
moyenne doit passer par-dessus un obstacle pour que les
trajectoires itf plus basses ne risquent pas de le toucher.
Hauteur df sécurité. — Hauteur à laquelle la trajectoire
moyenne doit passer par-dessus les troupes amies pour que
les trajectoires les plus basses ne risquent pas de les
atteindre.
Hausse minimum. — Hausse avec laquelle il faut viser
l'obstacle par-dessus lequel on veut tirer pour faire passer
la trajectoire moyenne & une hauteur au-dessus de lui,
égale A. la marge de garantie.
Hausse de sécurité. — Hausse avec laquelle 11 faut viser
ies troupes amies par-dessus lesquelles on veut tirer pour
faire passer la trajectoire moyenne à une hauteur au-
dessus d’elles égale ft la hauteur de sécurité.
Angle au niveau minimum. — Angle au niveau qui donne
à la pièce une inclinaison telle que la trajectoire moyenne
passe au-dessus de l’obstacle, à une hauteur égale à la
marge de garantie.
Angle au niveau de sécurité. — Angle au niveau qui
donne à la pièce une inclinaison telle que la trajectoire
moyenne passe au-dessus des troupes amies à une hauteur
égale à la hauteur de sécurité.
Unités d’angle. — Les unités d’angle sont : le degré,
le grade et le millième.
Le degré est la 90* partie de l’angle droit.
Le degré vaut 60 minutes sexagésimales.
Le grade est la 100» partie de l’angle droit.
Le grade vaut 100 minutes centésimales.
Le millième est l’angle sous lequel un observateur placé
au centre d’un cercle de rayon quelconque aperçoit un
arc dont la longueur est égale au 1/1.000 du rayon.
C’est, approximativement, l’angle sous lequel on voit
un mètre à 1.000 mètres.
Le calcul montre qu’un quart de cercle, ft une fraction
négligeable près, contient 1.570 millièmes.
Dans la pratique, on prend, pour simplifier les gra-
duations des appareils, les lectures et les calculs, une
unité un peu plus petite et telle que le quart de cercle
en contient 1.600; par suite, un angle sera exprimé, en
millièmes, par le rapport de deux longueurs, dont l’une
20
PRINCIPES (iÉEÉR AI V
représente, en mètres, un front, une hauteur, une différence
d’altitude, et l'autre une distance exprimée en kilomètres.
1*
/ (f exprimé en- mètres).
ni = -—
D (D exprimé en kilomètres).
Flg.i.
Relations entre les degrés, grades et millièmes :
1 degré (1°) = 1 G11' 11" centésimales = 17,7 millièmes ;
1 minute (') (sexagésimale) = 1' 85" centésimales =
0 millième 30;
1 grade (1 G) = 0° 54' (sexagésimales) = 16 millièmes;
1 minute () (centésimale) = 32" (sexagésimales) —
0 millième 16;
1 millième = 3' 32" (sexagésimales) = 6' 25" (centési-
males).
Ligne de site. — Ligne joignant l'origine de la trajectoire
au but ; dans le pointage direct, la ligne de site se
confond avec la ligne de mire.
Angle de site (ou plus simplement site). — Angle que
fait la ligne de site (ou de mire) avec l’horizontale.
PRINCIPES GÉNÉRAIS. 31
ïx» site est positif ou négatif suivant que le but est
plus haut ou plus bas que la pièce.
Déclinaison. — La déclinaison magnétique en un lieu
est l’angle que fait, en ce lieu, la direction de l’aiguille
aimantée avec le nord géographique, c’est-à-dire avec le
méridien du lieu. L’aiguille aimantée donne la direction
du nord magnétique qui, en France, est à l’ouest du nord
géographique.
La valeur de la déclinaison est variable; elle diminue
actuellement de 9 minutes sexagésimales environ par an.
pour un même lieu.
La déclinaison varie encore :
D’un endroit à un autre (voir cartes de déclinaison) ;
D’une heure à l’autre.
(’ette dernière variation est négligeable dans les pro-
blèmes de tir indirect.
CHAPITRE III.
ORGANISATION.
ARTICU; PREMIER.
Organisation générale.
3. Ixs groupe. — La base de l’organisation des unités
de mitrailleuses est le groupe. H existe plusieurs types de
groupes de mitrailleuses :
1° Le groupe de mitrailleuses sur voitures légères de
cavalerie ;
2*> Le groupe de mitrailleuses sur bâts;
3’ I>e groupe de mitrailleuses sur véhicules automobiles
(voitures tous terrains, camionnettes ou motocyclettes).
læ groupe est commandé en principe par un sous-officier
disposant d’un télémétreur.
Le groupe de mitrailleuses est composé d’un groupe de
tir et d’un échelon.
Le groupe de tir est formé par les deux pièces compre-
nant chacune une mitrailleuse et le personnel destiné à
la commander, à la transporter à dos et à la servir.
L’échelon comprend les conducteurs, les voitures porte-
mitrailleuses ou les animaux de bât.
Indépendamment des deux pièces de chaque groupe de
tir, les unités de mitrailleuses sont dotées de mitrailleuses
22
pbinc.ipks <;km;:rauk.
supplémentaires destinées à la défense contre avions des
échelons, à raison de une mitrailleuse par groupe de
mitrailleuses à cheval ou par peloton de mitrailleuses
motorisées.
Ces armes, ainsi que leurs rechanges et accessoires, sont
transportées conformément aux prescriptions des instruc-
tions sur la composition et le chargement des différents
types d’unités de mitrailleuses.
Les camionnettes à munitions des groupes ou pelotons
de mitrailleuses font partie du train de combat des esca-
drons auxquels appartiennent ces groupes ou pelotons.
Le personnel reçoit le nom de mitrailleurs.
4. Pour la constitution et la répartition des unités de
mitrailleuses à l’intérieur des corps, ainsi que pour la
composition détaillée des différents types de groupes de
mitrailleuses, il y a lieu de se reporter aux tableaux
d’effectifs, et aux tableaux de dotation en vigueur.
Il appartient aux chefs de corps de faire établir et
tenir à jour les extraits nécessaires de ces tableaux
et aux commandants d’unités de prendre toutes mesures
utiles pour que ces extraits soient portés à la connaissance
des intéressés.
abt. 2.
Choix et attributions du personnel.
5. Le capitaine mitrailleur a, dans son unité, les mêmes
attributions que le capitaine commandant dans son esca-
dron, telles qu’elles sont fixées dans la première partie
du Règlement de la Cavalerie.
Responsable de la préparation à la guerre des pelotons
de mitrailleuses et d’engins d’accompagnement, il dirige
leur instruction technique et tactique, conformément au
programme d’instruction établi par le chef de corps. Il
assure lui-même l’instruction de ses cadres; il prépare
les officiers mitrailleurs à commander un groupement de tir.
11 concourt à. l’instruction de tous les officiers du régi-
ment en ce qui concerne l’emploi des mitrailleuses et des
engins d’accompagnement et exerce les fonctions d’officier
de tir du corps.
Le chef de peloton de mitrailleuses commande et instruit
son peloton ; il est responsable de l’éducation morale et
militaire de ses hommes, qu’il doit s’attacher à connaître
parfaitement, ainsi que du bon état et de l’entretien de
ses chevaux et de tout le matériel du peloton. Il exerce
les sous-officiers chefs de groupe à commander le peloton.
Les chefs de peloton sont employés par le capitaine
mitrailleur à l’instruction des recrues et des anciens et
PRINCIPES OÉSÉHACX. 23
aux dressages. Ils disposent, comme sous-instructeurs, de
gradés désignés par le capitaine.
Ix> sous-officier chef de groupe est responsable de
l’existence et de l’entretien du matériel de son groupe.
Il tient à jour les carnets ou livrets de pièce du groupe ;
il instruit le groupe et le conduit au combat d’après les
ordres du chef de peloton, qu’il doit être capable de sup-
pléer en toutes circonstances.
Le sous-officier adjoint, dans les groupes de mitrailleuses
des escadrons à cheval des groupes de reconnaissance est
à la disposition de l’officier commandant le groupe pour
tous les détails du service.
Le brigadier adjoint est chargé des chevaux de main
et du ravitaillement en munitions.
Le tclcmétreur entretient et transporte le télémètre; il
exécute les opérations de réglage qui lui incombent.
Le mit railleur mécanicien procède aux démontages spé-
ciaux interdits au reste du personnel. Il est responsable
de la conservation des rechanges et accessoires communs
aux deux pièces du groupe.
Le chef de pièce commande le feu de sa pièce au combat.
Il est responsable de sa mitrailleuse, de son affût, des
accessoires et des moyens de transport, remplit, vis-à-vis
de sa pièce, tous les devoirs d’un chef d’escouade.
Le tireur, le chargeur, le premier pourvoyeur et les
pourvoyeurs servent la mitrailleuse. Familiarisés avec le
montage, le démontage, le chargement et l’entretien de
leur arme, ils doivent s’attacher personnellement à cette
dernière et avoir pour elle les soins quotidiens et minu-
tieux qui assurent le maximum de rendement.
Pour employer la mitrailleuse, il faut un personnel
exercé, commandé par un chef ayant du coup d’œil, de la
décision, du jugement et de l'initiative.
Par suite des efforts prolongés auxquels le personnel
est soumis pendant les transports à dos du matériel, le
service de la mitrailleuse exige des hommes vigoureux,
aptes à supporter la charge encombrante du matériel. Ce
personnel doit, en outre, être doué d’une bonne vue.
Il est, par ailleurs, indispensable que les fonctions de
télémétreur soient remplies par un homme ayant une cer-
tains instruction générale.
Les cavaliers reconnus les plus aptes sont incorporés dan.<
les unités de mitrailleuses selon les besoins de ces unités.
*24
PRIM'.IPKS GKNKHAIX.
En outre, une instruction sommaire sur la mitrailleuse
est donnée à tous les gradés et. autant que possible, à
tous les cavaliers des autres unités.
ARTICLE 3.
Dotations diverses.
fi. Se reporter aux tableaux de dotations en vigueur.
IHSTKl CTiOh.
2.»
TITRE II.
INSTRUCTION.
CHAPITRE PREMIER.
PRINCIPES GÉNÉRAUX D’INSTRUCTION.
ARTICLE PREMIER.
Généralités.
7. I^es prescriptions du Règlement de la Cavalerie,
F® Partie, relatives à l’instruction, s’appliquent aux unités
de mitrailleuses, dans lesquelles les recrues sont incor-
porées dès leur arrivée au corps.
Le capitaine mitrailleur établit le tableau de travail de
l’unité d’après le programme d’instruction fixé par le
chef de corps (Règlement de la Cavalerie, I*® Partie,
tome I, n® 92),
L’instruction vise uniquement l’emploi des mitrailleuses
à la guerre et comprend une instruction technique et une
instruction pour le combat. L’instruction technique doit
être à la fols théorique et pratique; le rendement d’une
unité de mitrailleuses dépendant avant tout de l’aptitude
du personnel ù servir le matériel dans les situations variées
de la vie en campagne, il est essentiel, dès le début de
l’instruction, d’habituer les mitrailleurs à manier l’arme
et ses accessoires correctement et rapidement, A l’extérieur
et en terrain varié.
Aussitôt que possible, l’enseignement devient collectif
et tend à obtenir la cohésion, aussi bien dans les actes
techniques que dans les actes de combat, entre les diffé-
rents servants de la pièce, du groupe, du peloton et de
l’escadron, et au cours des manœuvres des escadrons, des
groupes d’escadrons et du corps.
Les cadres de l’escadron de mitrailleuses participent aux
instructions des cadres de cette unité et à celles du corps.
Ils reçoivent du capitaine mitrailleur les enseignements
spéciaux relatifs ù l’emploi des mitrailleuses (tir Indirect,
tir contre avions, etc.).
INSTRUCTION.
26
Les cavaliers mitrailleurs sont spécialisés dans un emploi
déterminé, én principe au bout du troisième mois d’in-
struction. Mais ils doivent être capables de remplacer tout
antre servant de la pièce venant à manquer.
L’annexe n® V Indique les conditions dans lesquelles
's’effectue le classement des mitrailleurs.
Les mitrailleurs participent dans la mesure du possible
au dressage des jeunes chevaux du groupement de mitrail-
leuses et d’engins..
Tous les lieutenants et adjudants-chefs de l’active font
successivement des stages dans les unités de mitrailleuses
du régiment.,Les sous-lieutenants de réserve provenant des
élèves officiers de réserve font, au cours des derniers six
mois de service, un stage de trois semaines dans une unité
de mitrailleuses.
Les officiers, gradés et cavaliers de la disponibilité et
de la réserve ayant déjà servi dans une unité de mitrail-
leuses sont, en principe, affectés pendant leur période
d’instruction à une .unité de mitrailleuses.
CHAPITRE II.
CONNAISSANCE DU TERRAIN.
ABTICLE PBEMIER.
Généralités.
s. Cette instruction comprend un nombre limité de
séances particulières. Elle est poursuivie et perfectionnée
d’une façon continue au cours des exercices à l’extérieur.
Elle a lieu dans toutes les conditions de visibilité (à
toute époque de l’année, par tous les temps, spécialement
au lever et à la chute du jour, la nuit) et dans toutes
les positions, particulièrement dans la position couchée.
Elle s’applique à tous les mitrailleurs : les gradés, le
télémétreur, l’agent de transmission et les tireurs y étant
poussés, en raison de leurs fonctions respectives.
Pour le développement à donner à cette instruction, dans
laquelle l’instructeur, aura à faire appel à ses connais-
sances topographiques, se reporter, en tout ce qui n’est
pas particulier aux mitrailleurs :
— au Règlement de la Cavalerie, service en campagne
(Annexe I) ;
— à VIn#tructi<m sur la pratique du tir (Annexes I.
H, III) ; x .
INSTRUCTION. 27
— à l'instruction générale sur l'observation (annexe U,
elmp. III).
ABTICLE 2.
Orientation.
». Les mitrailleurs doivent savoir s’orienter le jour et
la nuit.
Le but pratique à atteindre est que les gradés, le télé-
métreur. l’agent de transmissions et, autant que possible,
les tireurs soient capables de s'orienter en terrain in-
connu; que tous les mitrailleurs, notamment les pour-
voyeurs et les conducteurs de l’échelon soient capables de
se reconnaître en terrain déjà parcouru, quel que soit le
sens de l’itinéraire.
Les sous-officiers doivent être capables de conduire une
marche à la boussole.
ABTICLB 3.
Étude et repérage du terrain (1).
.1° Désignation des accidents du terrain.
10. Cette instruction est donnée sur le terrain, l’in-
structeur choisissant pour les premières séances des ter-
rains à caractère accusé présentant des plans bien distincts.
L'usage, préconisé par le Règlement de Cavalerie.
lrc Partie, de plans, reliefs, tableaux, photographies, caisses
à sable, etc., permet de poursuivre l’instruction en salle
et d’amorcer progressivement l’étude de la représentation
du terrain.
te > .. .
2° Analyse du terrain.
il. L’analyse du terrain est l’étude méthodique d’une
partie donnée du terrain; elle aboutit à distinguer et à
désigner le caractère général de celui-ci et les différentes
particularités qu’il présente en nivellement et en plani-
métrie.
Conduite en vue d’un but défini (tir, observation, marche,
défilement), cette analyse permet de déterminer les res-
sources qu’offre le terrain au point de vue de son utili-
sation dans le but envisagé (observation, cheminement,
couverts, angles morts, débouchés à battre).
(1) Règlement de la Cavalerie, 3* Partie, Annexe I ; Instruction
sur la pratique du tir, Annexe III.
28
INSTRUCTION.
L’étude est facilitée par le compartimentage du terrain
en secteurs et en plans. Les gradés, le télémétreur et les
tireurs doivent y être exercés.
3“ Repérage du terrain.
12. Repérer le terrain, c’est choisir un certain nombre
de points remarquables répartis sur toute la zone à obser-
ver, faciles à retrouver et dont la désignation ne peut
donner lieu à aucune confusion (clochers, maisons, arbres,
rochers, de situation, de forme ou de couleurs caracté-
ristiques).
Le choix du « point de repère » doit être fait en vue
d’un but défini. Sur le même terrain, il peut être choisi
des points de repère différents et en nombre différent
suivant qu’il s’agit de se diriger, d’observer, de tirer (ou
même, dans chacun de ces cas, suivant la mission parti-
culière à remplir).
Choisis, le plus souvent, par le chef de la fraction, les
points de repère sont communiqués à tous les exécutants.
Le repérage est particulièrement utilisé dans la désigna-
tion des points du terrain et l’appréciation des distances.
article 4.
Désignation des points du terrain (1).
18. Les mitrailleurs, et particulièrement les gradés et
hommes de troupe du groupe de tir, doivent être familia-
risés avec la désignation précise et la recherche rapide
de points quelconques du terrain.
Ils doivent être, en effet, capables de trouver les points
que les ordres leur désignent et peuvent, en outre, avoir
fréquemment à se communiquer soit des points de direction,
soit le résultat d’une observation, soit des objectifs de
tir, etc.
La désignation des points du terrain se fait d’après les
règles indiquées pour la désignation des objectifs au para-
graphe 110 (titre III, chap. II, art. 1er) du présent
Règlement.
Le fait d’avoir & l’avance repéré le terrain comme il
a été dit précédemment facilite la désignation des points
du terrain.
Les points de repère sont répartis sur les divers plans
et choisis de façon à permettre la désignation rapide d’un
point, quelle que soit sa place dans le secteur. Ils sont
communiqués à l'avance à tous les exécutants.
(1) Instruction sur la pratique du tir, Annexe II.
INSTRUCTION. 29
Les exercices auxquels cette instruction donne lieu doi-
vent être courts, mais fréquents et variés.
Ils sont un moyen excellent de développer l’esprit d’ob-
servation des hommes.
L’instructeur en profite pour habituer les mitrailleurs
à l’emploi des jumelles.
ARTICLE 5.
Appréciation des distances (1).
14. L'appréciation des distances est enseignée comme
complément de l’étude du terrain.
11 faut, en effet, un concours de circonstances favorables
pour que la distance d’un objectif animé puisse être appré-
ciée directement ; le plus souvent, on ne peut que la déduire
de la situation de l’objectif par rapport à des points de
repère choisis sur un terrain repéré au préalable.
En principe, l’appréciation des distances s’effectue en
deux temps :
1° Appréciation de la distance d'un certain nombre de
« repères » convenablement choisis et répartis sur le ter-
rain (repérage du terrain en distances).
Les rei>ères sont choisis sur les crêtes, les clôtures, les
lisières qui délimitent naturellement des zones de terrain,
aux abords des débouchés et voies de communication, à
proximité des points de passage forcé.
L’appréciation de la distance de ces points se fait à l’aide
du télémètre ou à la vue simple. Ix^s résultats en sont
consignés sur un tableau ou un croquis sommaire.
Le télémétreur doit être spécialisé dans ce travail; les
autres mitrailleurs, en particulier les gradés et les tireurs,
doivent être cependant dressés à apprécier ù la vue simple
la distance de repères convenablement choisis. L’instruc-
tion portera spécialement sur la distance de 600 mètres
au-dessous de laquelle le tir peut s’effectuer sur hausse
unique grâce à la tension de la trajectoire et à la possi-
bilité d’observer les points de chute.
2° Appréciation de la distance des objectifs :
Grâce au repérage ainsi conduit, le terrain se trouve,
à l’avance, cloisonné en compartiments définis par des
points ou des lignes du terrain dont la distance est connue.
La distance des points où apparaissent, ou bien, où vont
passer les objectifs, est appréciée par rapport à ces points
( I ) Instruction sur la pratique du tir, Annexe I.
30 j>siKbcrio>\|
ou à ces ligues limites (à égale distance de deux repères,
plus près de l’un que de l’autre).
Cette appréciation se fait à la vue simple.
Tous les mitrailleurs y sont exercés & toutes les distances
de tir.
L’appréciation à la vue simple est enseignée d’après les
principes définis dans F Annexe I, à r Instruction sur la
pratique du tir.
Dans la mesure où les moyens matériels le permettent,
des repères de distance devront être placés sur les terrains
d’exercice, en jalonnant les accidents naturels (crêtes, talus,
arbres, lisières), ainsi que des tables orientées indiquant
les distances des lignes ou des points remarquables (crêtes,
clôtures, maisons, arbres, etc.), qui se trouvent à. leurs
abords.
Pour l’appréciation à l’aide d’instruments, les mitrail-
leurs doivent être spécialement dressés à l’emploi du
télémètre.
Les jumelles-télémètres ne peuvent être utilisées que
dans les cas exceptionnels où un cavalier ou un fantassin
se présenterait dans des conditions favorables.
Le repérage du terrain sera fait avec précision et les
résultats des appréciations à vue simple seront toujours
contrôlés au télémètre.
Les jumelles sont toujours emportées pour ces exercices ;
elles facilitent la reconnaissance du terrain, accentuent
les reliefs (principalement les jumelles à prismes) et
permettent en particulier de discerner avec netteté les
crêtes successives, souvent peu visibles à l’œil nu dans
un terrain faiblement ondulé.
ARTICLE 6.
Représentation du terrain (1).
15. Les sous-ofliciers et les brigadiers-chefs doivent
savoir lire la'carte et exécuter un croquis sommaire; les
brigadiers doivent au moins savoir utiliser un croquis et
la planimétrie d'une carte. Le télémétreur reçoit la même
instruction, le tireur et l’agent de transmissions appren-
nent à lire un croquis et à identifier sur le terrain les
indications qui y sont portées.
(1) Règlement de la Cavalerie, 3* Partie (Service en campagne),
l'instruction générale sur l’observation, Annexe II, cbap. II, arl.
1er et 4, peut fournir à l’instructeur des données utilisables en
vue de cette instruction.
INSTRUCTION»
31
CHAPITRE III.
SERVICE DE DA MITRAILLEUSE.
CONNAISSANCE DU MATÉRIEL.
ARTICLE PREMIER.
Précautions à observer.
1«. L’inspection des armes et des bandes est obligatoire
avant et après tout exercice, qu’il s'agisse de tirs réels
<»u à blanc, de maniement ou de manipulation de la pièce
ou de simples démonstrations.
En toutes circonstances, au commandement « Cessez le
feu», dès que le chargeur a retiré la bande, le tireur
<1onne deux coups de sécurité (voir : Fonctions du tireur,
ehap. III, art. 2 du présent titre).
Le gradé chargé de l’inspection se place sur le côté ou
en arrière de la mitrailleuse. Dans toutes les circonstances
du temps de paix où il est fait emploi de cartouches à
balles, et dans ces circonstances seulement, le tireur enlève
l’arrêtoir et le remet au chef de pièce, qui le place dans
la musette. A la fin de l’exercice de tir, le tireur replace
l’arrêtoir, ouvre la culasse et passe une baguette dans le
canon.
L’Inspection des mitrailleuses est toujours passée par
un officier avant de quitter le terrain. Cet officier s’assure
que les cartouches ù balle ou à blanc non utilisées au
cours de l’exercice, ainsi que tous les étuis provenant des
cartouches tirées, ont été versées au sous-officier de tir.
Il est interdit de se servir de cartouches inertes d’un
modèle non réglementaire et de substituer aux cartouches
inertes des cartouches ordinaires déchargées.
Dans tout exercice de tir réel, les déplacements laté-
raux de la pièce sur son affût sont toujours limités soit
par les créneaux de sécurité, si le stand en est muni,
soit par les butoirs de fauchage, convenablement placés
au préalable par l’instructeur, de façon à éviter des
< écarts » dangereux, tout en laissant au tireur la latitude
nécessaire à son instruction.
Tout exercice de tir à blanc est interdit aux abords
du champ de tir au cours d’une séance de tir.
32
INSTRUCTION.
ARTICLE 2.
Maniement de la mitrailleuse et de l’affût.
17. Le maniement de la mitrailleuse et de l’affût com-
prend les différentes opérations qu’effectuent certains ser
vants, chargeur, premier pourvoyeur, tireur, pour mettre
la pièce en position de tirer et pour ouvrir le feu.
I. fonction» du chargeur.
18. I^e chargeur, aidé du premier pourvoyeur, transporte
et place l’affût. Au cours du tir, il alimente l’arme en
munitions.
1». Dépuceb l’affût-tbépted (1).
Avant toute manœuvre du trépied, régler la vis télesco-
pique. Pour celà, tourner la vis en bronze, de façon que
ia partie supérieure du filetage affleure la partie supé-
rieure de la douille fendue. Tourner la vis en acier de
manière que sa partie supérieure n’émerge de la vis en
bronze que de 2 ou 3 filets au maximum.
(1) Le texte s’applique aux affûts autres que le modèle 1916.
Avec l’affût modèle 1916 :
Position dressé. — L’affût étant plié, poser la semelle de bêche
à terre, le pivot en dessus ; relever le levier à cames ; laisser
basculer le corps de pivot. Saisir les pieds antérieurs et les redres-
ser horizontalement Placer le pied droit près de l’articulation de
la flèche; maintenir les pieds antérieurs rapprochés; tirer à sol,
pour faire basculer le corps du pivot, jusqu’à ce qu’il bute contre
la tête de flèche; écarter les pieds antérieurs, pour amener leurs
têtes au contact du corps de pivot, contre les épaulements supé-
rieurs et au-dessous d’eux ; retirer le pied droit, laisser basculer le
corps de pivot, de façon que les têtes des pieds pénètrent dans
les logements de la tête de flèche. Poser les pieds antérieurs à
terre; abaisser le levier à cames de façon que les cames pénè-
trent dans les encastrements inférieurs de la tête de flèche.
Position intermédiaire. — L’affût étant plié, relever les pieds
antérieurs de façon que leurs têtes s’engagent à l’intérieur de la
tête de flèche, sur les appuis intermédiaires. Dans cette position,
les cames du levier à cames pénètrent dans les encastrements
médians de la tête de flèche.
Position couché. — L’affût étant plié, relever les pieds anté-
rieurs de façon que leurs têtes viennent s’appuyer contre les
épaulements inférieurs du corps de pivot et au-dessus d’eux.
Dans cette position, les cames du levier à cames pénètrent dans
les encastrements • supérieurs de la tête de flèche.
Passer d’une position â une autre. — L’affût étant placé dans
U position dressé, pour passer à la position intermédiaire ou & la
position couché : opérer comme en partant de l’affût plié.
L’affût étant dans la position couché (ou dans la position inter-
médiaire), passer & la position intermédiaire (ou à la position
dressé) : dresser l’affût sur la semelle de bêche ; relever le levier
à cames ; appuyer de haut en bas sur les pieds antériurs, en les
maintenant écartés ; faire basculer le corps de pivot et amener les
INSTRUCTION.
33
Position < dressé ». — Redresser l’affût sur sa bêche,
le pivot en-dessus; saisir les deux pieds antérieurs au-
dessous du compas, les ramener sans les écarter l’un de
l’autre juqu’ù ce que leurs têtes rencontrent la butée
postérieure du corps de pivot; écarter les pieds latérale-
ment pour engager leurs têtes entre les butées antérieures
et postérieures du corps de pivot; poser les pieds à terre,
appuyer avec le pied sur le compas pour le redresser.
Desserrer le collier de serrage de la flèche, allonger
complètement la flèche pour obtenir la verticalité du pivot
sur un sol horizontal; resserrer le collier de serrage de
la flèche.
Desserrer le collier de serrage du siège; placer le siège
à la position convenable, suivant la taille du tireur; res-
serrer le collier de serrage.
Passer de la position « dressé » à la position age-
nouillé ». — Dégager de son logement le verrou de la
manivelle d’arrêt de position de flèche, en tirant la poignée
vers l’extérieur; soutenir le corps de pivot, ramener la
manivelle à,sa position initiale en soulevant légèrement
s’il y a lieu, le corps de pivot.
Dégager de leurs logements les bonhommes des mani-
velles de genouillère, en tirant les poignées vers l’extérieur ;
faire tourner les manivelles d’un demi-tour vers l’arrière;
soutenir l’affût sous le corps de pivot et le pousser vers
l’avant en faisant ployer les pieds antérieurs jusqu’à ce
que les ergots des genouillères reposent à terre.
Allonger complètement la flèche pour assurer la verti-
calité du pivot sur un sol horizontal.,
Passer de la position < agenouillé » à la position
« dressé ». — Exécuter dans l’ordre Inverse les opérations
indiquées au paragraphe précédent.
20. Replier l’affût-trépied.
Le support pivotant étant enlevé, placer l’affût, s’il y
têtes des pieds en face des logements voulus de la tête de flèche;
laisser basculer le corps de pivot, poser les pieds antérieurs à
terre et bloquer avec le levier ft cames.
Replier l’affût trépied. — Etant en batterie dans une position
quelconque, desserrer les colliers de la flèche et du siège ; rentrer
la flèche, resserrer les deux colliers.
Dresser l’affût sur la semelle de bêche; relever le levier &
cames.
Appuyer de haut en bas sur les pieds antérieurs, pour dégager
les têtes de leurs logements où de leurs appuis ; plier les pieds
près de la flèche en les rapprochant : laisser basculer le corps de
pivot ; abandonner les pieds antérieurs ; saisir la fourche du sup-
port pivotant ; placer le corps de pivot de façon que les cames
se trouvent en face de l’encastrement inférieur de la tête de
flèche ; abaisser le levier à cames pour bloquer.
J. 33641-35. a
34
INSTRUCTION.
a lieu, dans la position < dressé » ; exécuter ensuite, dans
l’ordre inverse, les opérations indiquées au paragraphe 19.
Position du chargeur.
21. 1° Affût dressé. — Le chargeur se place & gauche
du trépied, à genoux, face en avant, de façon à se trou-
ver ft 50 centimètres de la mitrailleuse, en arrière du
couloir d’alimentation.
2° Affût agenouillé. — Le chargeur se couche sur le
dos, s’il trouve cette position plus commode, face en arrière,
de façon à avoir les mains à hauteur du couloir d’ali-
mentation.
CHARGER LA MITRAILLEUSE.
22. La culasse étant ouverte : saisir la bande avec les
deux m'ins; l’introduire dans le couloir d'alimentation,
les cartouches en-dessus, les balles en avant, les bords de
la bande bien engagés sous les guides de bande; pousser
la bande franchement (pour vaincre les résistances présen-
tées successivement par : l’entraîneur, l’arrêtoir, la lan-
guette de soulèvement) et jusqu’à la rencontre de la’butée
de chargement; retirer ensuite légèrement la bande vers
la gauch de l’arme, pour assurer la position correcte de
la première cartouche sur le passage de la culasse et
l’encliquetage du rochet de l’entraîneur sur le doigt du
cliquet (1).
Nota. — Lorsque le service de la mitrailleuse doit être
assuré par un seul homme, celui-ci procède de la manière
suivante :
S’asseoir, s’il y a lieu, sur le siège du tireur, saisit
la bande avec la main gauche, les cartouches en-dessus,
les balles en avant, la paume de la main vers le haut,
la pointe des balles entre les doigts repliés, le pouce sous
la bande; engager la bande normalement au couloir d’ali-
mentation. les bords sous les guides de bande, la fin un
peu plus haute que le commencement; pousser la bande
franchement jusqu’à la rencontre de la butée de charge-
ment et la tirer ensuite vers la gauche.
Retirer une bande.
28. a. Bande rigide. — La culasse étant ouverte, agir
fl) Ce retrait ne s’exécute qu’après l’engagement de la première
bande et non au coure du tir.
INSTRUCTION. 35
vers l'avant sur le poussoir du levier de cliquet; tirer la
bande vers la gauche.
&. Bande articulée. — Le cliquet étant 'dégagé des
dents du rochet, tirer la bande vers la gauche, en agissant,
au besoin, sur la queue de l’arrêtoir, pour diminuer les
résistances.
Arrêter le tir.
24. Au commandement < Cessez le feu », retirer la
bande engagée dès que le tireur a abandonné la détente.
II. Fonctions du premier pourvoyeur.
Monter et démonter le support pivotant (1).
25. Coiffer le pivot avec le support pivotant, de façon
que les mâchoires se présentent en dehors du secteur
strié; relever le levier de blocage, s’il y a lieu; faire
tourner le support pivotant pour que les mâchoires em-
brassent le secteur strié; abaisser le levier de blocage;
faire reposer la vis de pointage sur le support pivotant,
la chape intermédiaire orientée vers l’arrière.
Opérer dans l’ordre inverse pour démonter le support
pivotant 1
Préparer les bandes:
26. Retirer huit bandes de l’une des caisses apportées
sur la position de tir; s’assurer, pour chacune d’elles,
que les cartouches sont bien placées, et notamment suffi»
samment enfoncées pour que les culots s’appuient sur les
taquets de la bande; disposer les bandes sur une caisse
à munitions, par couches de quatre, les cartouches en-
dessus, les balles il droite pour la couche inférieure, les
balles en avant pour la couche supérieure.
Pendant le tir, continuer à disposer les bandes comme
il vient d’être dit, en s’assurant qu’il n’y a jamais moins
de quatre bandes, ni plus de huit, hors des caisses.
S’il y a arrêt de tir, compléter à huit le nombre des
bandes sorties des caisses.
Replacer les bandes dans les caisses.
27. Placer les bandes dans les casiers de caisse à muni-
tions, deux par deux, bande contre bande, les cartouches
tête-bêche.
(1) Ces opérations ne sont pas exécutées avec l’affût modèle
1916 dont le support pivotant n’est pas amovible.
J. 33641-35. a.
36
rasTRUcnos»
III. Fonctions du tireur.
Mettre la mitrailleuse sur l’affût.
28. L’affût étant en batterie, les sus-bandes ouvertes, la
vis télescopique convenablement disposée (n® 19), saisir la
mitrailleuse de la main gauche ou droite à la poignée, de
la main droite ou gauche au canon; se placer à droite ou
à gauche de l’affût en lui faisant face; engager les tou-
rillons dans leurs encastrements; fermer les sus-bandes
tout en soutenant la poignée; introduire l'anneau de la
chape intermédiaire (1) dans sa chape sur la mitrailleuse;
enfoncer la broche d’attache, vers la gauche, jusqu’à l’en-
cliquetage de son crochet avec la face gauche extérieure,
de la chape d’attache.
Séparer la mitrailleuse de l’affût.
29. Agir sur le levier-arrêtolr pour dégager les sus-
bandes (2).
Ouvrir les sus-bandes à rotation. Faire pression avec le
pouce de la main gauche, sur le crochet de la broche d’at-
taque, pour l’effacer vers l’intérieur de cette broche; tirer,
en même temps, avec la main droite, la broche vers l’exté-
rieur, jusqu’à ce que son crochet vienne buter contre l’épau-
lement pratiqué dans l’oreille droite de la chape.
Disposer le régulateur.
30. Agir, avec la main, sur le cordon quadrillé (ou, avec
la clé pour l’affût et le régulateur, sur le carré), pour
placer le régulateur à la division convenable (aux tempé-
ratures moyennes, placer le régulateur entre la division 3
et la division 4) ; orienter le régulateur pour que son
loquet soit en prise avec la rainure correspondante du
cylindre à gaz.
Position du tireur.
31. 1® Affût dressé. — Le tireur s’assied sur le siège
après en avoir vérifié le réglage. Î1 peut, soit allonger les
jambes, soit les replier en les écartant et en appuyant
les coudes aux genoux.
Il place la main droite au pistolet, la main gauche au
volant de pointage en hauteur et fait effort sur la pièce
(1) Avec l’affût modèle 1916 : l’anneau de la vis de pointage.
(2) Cette action est inutile avec l’affût modèle 1916.
INSTRUCTION. 37
pour s'opposer à ses trépidations et la maintenir en direc-
tion.
2° Affût agenouillé. — Le tireur se couche sur le dos, à
gauche du trépied, les mains placées comme il vient d’être
dit. . _
Disposer la hausse.
32. Pour les distances exprimées en centaines de mètres
placer le chiffre indiquant la distance au milieu de la
fenêtre du curseur; pour les distances intermédiaires (550,
650, 750 et 2.350), placer le trait séparant les distances
inférieure et supérieure en coïncidence avec le repère gravé
sur le curseur.
Dans tous les cas, agir sur la molette jusqu’à enclique-
tage avec l’arrêtoir de molette. Cette opération doit s’exé-
cuter avec la paume des deux mains et en encadrant la
hausse de chaque côté pour ne pas masquer la fenêtre du
curseur.
Nota. — Au-dessous de 500 mètres, la fixité de la mo-
lette n’est assurée par l’arrêtoir que pour les distances de
200 à 400 mètres.
Armer la mitrailleuse.
33. Saisir la poignée du levier d’armement avec la main
gauche, la ramener en arrière jusqu’à butée; replacer
ensuite le levier dans sa position initiale.
Pointer la mitrailleuse (1).
34. Débloquer (2) le support pivotant en relevant le
levier de débrayage : pointer en direction, puis en hauteur,
en agissant successivement sur la poignée du pistolet sur
le volant de pointage.
Tirer.
35. Au commandement : «Feu», agir franchement sur
la détente avec l’index de la main droite, et continuer
l’action, la main gauche placée au volant de pointage.
(1) Pour le pointage un hauteur ou au niveau, et pour ie poin-
tage en direction au limbe ou sur jalons se reporter : 1° au
chap. IV du titre IV « Emploi des accessoires divers » ; 2° au
chap. III «Tir repéré».
(2) Avec l’affût modèle 1916, débloquer le support pivotant en
plaçant le levier de blocage à la position avant ; débloquer le
mécanisme de pointage en hauteur en desserrant la douille-écrou
du boulon de blocage en hauteur.
38 msTRucnoK»
Exécuter le tir prescrit en maintenant la ligne de mire sur
l’objectif ; rétablir, s’il y a lieu, le pointage en hauteur
en manœuvrant le volant.
. visuel
Pointage correct sur un visuel carré.
Interrompre ru tir.
3(1. Au commandement : < Halte au feu », abandonner
la détente; vérifier et, s’il y a lieu, rectifier le pointage.
Arrêter le tir.
37. Au commandement : < Cessez le feu», abandonner
la détente, bloquer en direction, replacer la hausse à 200
mètres.
Dès que le chargeur a retiré la bande, donner deux coupa
de sécurité.
A cet effet, agir sur l’arrêtoir, saisir la poignée du levier
d’armement, appuyer sur la détente, accompagner le levier
d’armement jusqu’à mi-course, l’abandonner; lâcher la
détente, tirer le levier d’armement à fond vers l’arrière,
agir sur l’arrêtoir, refermer la culasse en accompagnant le
levier d’armement comme il vient d’être dit.
art. 3.
Connaissance du matériel.
I. Matériel d'armement collectif.
38. L’instruction comporte l’étude, le maniement, l’en-
tretien et la vérification de la mitrailleuse, de l'affût, des
munitions, des accessoires et du matériel de transport.
Mitrailleuse et affût.
39. L’instruction comprend :
— le démontage, le remontage, le maniement et l’entre-
INSTRUCTION. , 59
tien de l’arme, corrects et rapides, de nuit comme de jour,
dans toutes les positions et avec le masque;
— la vérification de son bon état de service.
L’étude de la nomenclature ne fait, en aucun cas, l’objet
de séances spéciales d'instruction. Elle s’enseigne au cours
des séances de manipulation (démontage et remontage) :
elle est réduite au nom des pièces que l’homme doit obli-
gatoirement démonter, manipuler ou entretenir.
Il y a lieu de ne pas s'attarder à la théorie du fonction-
nement de l’arme, et d’insister seulement sur les incidents
de tir et la manière d’y remédier. L’exécution seule doit
être demandée aux hommes qui sont uniquement des exé-
cutants.
L’usage de tableaux et de croquis très simples peut faci-
liter cette instruction et entretenir la mémoire des hommes.
Le démontage et le remontage de l’affût ne sont ensei-
gnés qu’aux sous-officiers et aux mitrailleurs mécaniciens.
Le maniement du matériel permet d’apprendre le méca-
nisme des diverses opérations à réaliser pour transporter
une mitrailleuse, la mettre en batterie et la servir. Il est
enseigné conformément aux règles, édictées au service de
la mitrailleuse.
L’entretien et la vérification de l’arme sont enseignés
conformément aux prescriptions du titre IV, chapitre 1er
du présent règlement.
L’entretien est enseigné à tous les mitrailleurs, la véri-
fication aux gradés, mitrailleurs-mécaniciens et tireurs et
n’est faite qu’en présence d’un officier.
Cette instruction est poursuivie et perfectionnée en pro-
fitant de toute occasion qui se présente au cours des exer-
cices d’emploi, notamment des exercices de tir. Les moyens
propres & éviter des incidents de tir et à y remédier sont
enseignés aux mitrailleurs d’une manière exclusivement
pratique.
Munitions (1).
. 40. Tous les mitrailleurs apprennent à reconnaître les
les différentes cartouches : D. a. m., M,e 1932 N, perfo-
rantes, traceuses, etc., & les placer sur bandes, à empa-
queter celles-ci, à les mettre en caisses et ù les caler par
des moyens de fortune pour éviter le bruit et les détério-
rations au cours des déplacements.
Il est indispensable que les caisses puissent jouer libre-
ment dans les casiers des voitures légères. L’attention des
mitrailleurs est attirée sur les causes de déformations exté-
(1) Voir la description des cartouches dans VInstruction sur
l'armement et le matériel de tir.
40 , INSTRUCTION.
Heures (chocs ou humidité) qui peuvent nuire à ce libre
jeu.
Les gradés, tireurs et chargeurs doivent savoir vérifier
le bon état des cartouches (sertissage, déformations exté*
Heures, oxydation, etc.), distinguer les lots par les indica-
tions des étuis et des paquets, connaître quelles sont les
précautions à prendre pour protéger les munitions contre
les effets des gaz de combat.
L’instructeur s’attache à faire comprendre aux hommes
que le bon état de conservation des munitions est un des
facteurs essentiels du bon fonctionnement des armes auto-
matiques.
Accessoires. — Matériel auxiliaire. —
Matériel de transport.
11. Tous les mitrailleurs doivent connaître ce qui est
nécessaire pour éviter les pertes, les dégradations, et assu-
rer l’emploi et l’entretien du matériel dont ils sont respon-
sables (1) ou qui leur est confié momentanément.
II. Instruments d'optique.
•12. L’instruction porte sur l’emploi des instruments
d’optique, leur entretien et les précautions à prendre pour
ne pas les détériorer dans les manipulations et le transport.
Jumelles (2). — Les jumelles en service sont des jumelles
stéréoscopiques ou des jumelles de Galilée.
La plupart des jumelles stéréoscopiques sont munies
d’une échelle micrométrique, graduée en millièmes ou en
grades, permettant l'évaluation des écarts angulaires.
L’instruction est donnée aux gradés et hommes qui sont
régulièrement détenteurs de jumelles, et. autant que possi-
ble, à tout le personnel des groupes de tir.
Elle comprend, tout d’abord, le réglage de l’écartement
des oculaires pour les jumelles qui sont pourvues d’un dis-
positif h cet effet, et la mise au point des lunettes.
L’instructeur montre ensuite aux hommes qu’en relevant,
après ces opérations, les chiffres correspondant aux index
sur les graduations dont sont munies actuellement la plu-
part des jumelles, ils ont le moyen de retrouver sans tâton-
nement leur point, si les jumelles ont été déréglées.
(1) Voir Titre !•'.
(2) Pour la description des jumelles, se reporter & l'instruction
sur l’armement et le matériel de tir.
INSTRUCTION. 4 J
L'emploi des jumelles est enseigné d’après les principes
suivants :
Les jumelles ne servent pas à l’examen d’un panorama,
mais elles permettent, après une observation générale à
l’œil nu, de distinguer les détails d’un point particulier sur
lequel on veut des précisions.
Pour trouver le point visé dans le champ des jumelles,
l’observateur utilise, si c’est nécessaire, des repères suc-
cessifs choisis autant que possible dans le plan vertical
passant pur l’objectif.
Pour bien observer, l’opérateur se place dans une position
stable. Il peut augmenter sa stabilité en s’accoudant.
L’instructeur recherchera toujours les conditions de sta-
bilité maxiiua au début de l’instruction.
L’utilisation de l’échelle micrométrique permet de faire,
d’une façon précise, la désignation d’objectifs peu visibles.
Ce n’est que par des exercices fréquents que les hommes
acquerront l’expérience et l’entraînement indispensable à
la bonne utilisation des jumelles.
Télémètre (1). — L’instruction du télémètre est donnée
aux télémètreurs, à tous les gradés des groupes de tir et
à quelques servants par pièce.
L’instruction du télémètre exige des précautions spéciales.
Le télémètre est un instrument de précision particuliè-
rement fragile et délicat. Toute manipulation maladroite
en compromet le réglage.
ün télémètreur n’est instruit qu'après un long entraîne-
ment. L’instruction comporte donc des exercices pratiques
fréquents, dans toutes les positions, en particulier à bras
francs, à genoux et couché. L’instructeur apprend au télé-
mètreur à utiliser son instrument pour l’observation et
connue périscope.
III. L’outil (2).
13. Cette instruction est donnée dans son ensemble con-
tl) Tous les renseignements techniques qui concernent le télé-
mètre (description, emploi et entretien) sont fournis aux para-
graphes 346 et suivants de la présente Instruction.
Un appareil d’entrainement à la télémétrie îi coïncidence a
été expérimenté dans plusieurs corps et a donné entière satisfac-
tion ; il sera vraisemblablement adopté prochainement. Se reporter
pour sa description et son emploi, à la Notice éditée en 1931 par
le Service géographique de l’Armée, dont un exemplaire est livré
avec chaque appareil.
(2) L’annexe n° 7 au présent Règlement contient les mesures,
indications et renseignements relatifs au tracé et & l’exécution des
épaulements de pièces.
Pour les antres travaux, l’instructeur se reportera aux prescrip-
tions de l’instruction sur l’organisation du terrain.
42 wsTRücnow.
formément aux prescriptions du Règlement de la Cavalerie,
lro Partie.
De plus, les servants doivent être à même : d'aménager
des passages, de construire rapidement les masques des-
tinés à dissimuler et protéger les mitrailleuses et d’exécuter
les travaux de bivouac.
Il y a lieu d’insister particulièrement sur la construction
de l’épaulement semi-circulaire qui donne ù la pièce un
large champ d'action horizontal et permet l'aménagement
rapide d’un trou d’obus.
Cet épaulement devant pouvoir être utilisé quel que soit
son degré d’avancement, le creusement en est continu et
progressif; c’est ainsi que l’épaulement pour affût age-
nouillé donne, par approfondissement, l’épaulement pour
affût dressé.
Une fois acquise la connaissance des dimensions de l’épau-
lement régulier, on enseigne aux mitrailleurs la manière
de les utiliser en profitant des formes naturelles du terrain
et en évitant des formes géométriques susceptibles de faire
repérer les emplacements par des observateurs terrestres
ou aériens.
IV. Appareil# de protection
contre les gaz de combat (1).
44. Cette instruction est conduite selon les prescriptions
du Règlement de la Cavalerie, 1” Partie, en tenant compte
des conditions particulières de combat des mitrailleurs :
1° Lorsqu’ils portent le matériel à dos, les mitrailleurs
sont particulièrement sujets à l’essouflement. Il convient
de les entraîner au port du masque, au cours de marches
et d’exercices effectués avec le chargement de combat ;
2’ En raison des tirs qu’ils sont appelés à exécuter, ils
sont spécialement entraînés A la vision à distance à
travers le masque. Ils font des exercices de tirs à distance
réelle, munis du masque;
3® Us peuvent être éventuellement pourvus d’appareils
spéciaux (Tissot, petit et grand modèles) ;
4® Le tir de la mitrailleuse dégage de l’oxyde de carbone,
gaz éminemment dangereux. Dès que le tir se prolonge dans
des locaux mal aérés, il devient nécessaire d’aérer ces
locaux;
5® Dans certaines circonstances, le matériel (armement
(1) Instruction sur la protection contre les gau de combat.
INSTRUCTION.
43
et munitions) est sujet, du fuit des gaz, à des dégradations,
læs mitrailleurs doivent connaître les moyens de protéger
ce matériel;
6’ Enfin, les gradés et les conducteurs, appelés à ravi-
tailler les groupes de tir en conduisant les voitures ou les
animaux de bât au plus près de la ligne de feu, sont In-
struits des mesures à prendre pour assurer la protection
des chevaux (masque Decaux).
V. Matériel de transmissions.
45. Les mitrailleurs apprennent à utiliser les différents
procédés de signalisation réglementaire.
Leur instruction technique est complétée par l’enseigne-
ment des procédés de signalisation en usage dans les
unités, des règles de signalisation entre avion et troupe
et de celles du jalonnement par la troupe, des caracté-
ristiques des différents artifices lumineux et des règles de
sécurité relatives à leur manutention et leur stockage.
L’usage du téléphone et des différents engins de lance-
ment (pistolet slgnaleur, tromblon V. B.) est enseigné aux
gradés.
CHAPITRE IV.
INSTRUCTION DU TIR.
ARTICLE PREMIEB.
Marche générale de l’instruction.
46. L’instruction du tir est commencée dès la première
semaine et sans attendre que les recrues connaissent le
service de la mitrailleuse, son démontage et son fonction-
nement. Elle est menée de front avec l’instruction du tir
au mousqueton que les mitrailleurs reçoivent entièrement
d'après les principes fixés dans V Instruction sur la pratique
dit tir. L’instructeur les combine avec avantage en profi-
tant de ce que certains exercices sont plus faciles à exé-
cuter où à démontrer avec la mitrailleuse, d’autres avec
le mousqueton. L’instruction est commencée identiquement
pour tous les mitrailleurs; la sélection des tireurs se fait
au bout de trois mois d’instruction, d’après les résultats
obtenus et les aptitudes manifestées dans les premiers tirs.
L’instruction donnée dans la première phase de la pre-
INSTRUCTION.
Vi
mlère période est l’instruction élémentaire complétée pur
l’enseignement des procédés d’exécution de tir avec fau-
chage.
Dans la deuxième phase, est abordée l’instruction com-
plémentaire en ce qui concerne l’enseignement des procédés
de tir contre les objectifs terrestres en mouvement et contre
*ïes avions.
Dans la deuxième période, les mitrailleurs sont perfec-
tionnés, spécialement en ce qui concerne la rapidité d’ou-
verture du feu, le tir sur les objectifs en mouvement, la
pratique des procédés à appliquer dans les tirs repérés
et le tir masqué: l’instruction du tir au fusil-mitrailleur
est faite dans cette période.
Le tir indirect est affaire de cadres.
47. Chaque partie de l’instruction du tir comprend :
— des exercices préparatoires et d’assouplissement com-
portant des tirs à blanc;
— des exercices de tir réel.
Les exercices préparatoires apprennent, tout d’abord, ft
l’homme, ce qui lui est nécessaire pour exécuter correc-
tement une opération de tir. Répétés ensuite pendant toute
la durée de l’instruction, ils constituent l’entraînement qui
assure les progrès des jeunes tireurs, conserve et améliore
la forme des tireurs instruits.
Les exercices de tir réel sont à la fols une application
pour le tireur et, pour l’instructeur, un contrôle des ré-
sultats obtenus dans les exercices préliminaires et d’en-
traînement. * •
Les dispositions générales, prévues dans V Instruction sur
la pratique du tir pour les tirs d’instruction au fusil et au
mousqueton, sont applicables aux exercices de tir réel à
la mitrailleuse, en particulier, celles qui se rapportent à
la constatation des résultats par les tireurs eux-mêmes
et à l’enregistrement des résultats en présence de ces der-
niers (1).
art. 2.
Instruction élémentaire.
48. Cette instruction est la base de la formation du
tireur. Aussi l’instructeur aura-t-il à revenir constamment
sur les exercices qu’elle comporte, tant pour corriger chez
(1) Pour les règles concernant l’exécution matérielle des tirs,
se reporter à l’instruction sur la pratique du tir (Annexe V) et
à l'instruction sur les stands et champs de tir.
LXSTRUCTIO*.
45
certain» servante les défauts que révèle la pratique, que
pour entretenir et perfectionner le mitrailleur instruit.
Elle est donnée dans son ensemble d’après les prescrip*
tions de VInstruction sur la pratique du tir.
Elle s’en écarte par des particularités dues :
— aux effets du tir automatique sur l'arme (trépidations
à amortir) et sur le tireur (nervosité & combattre) ;
— au maniement des organes de pointage.
L’instruction élémentaire a pour but d’enseigner au mi-
trailleur tout ce qui est nécessaire pour obtenir l’ouver-
ture rapide d’un feu bien ajusté. Elle comprend des exer-
cices préparatoires et des exercices de tir à blanc et à
balles.
Pour obtenir un feu bien ajusté, le mitrailleur doit pren-
dre correctement la ligne de mire et rester maître de son
arme, c’est-ù-dire ne pas l’abandonner aux mouvements
provoqués par les trépidations, et savoir arrêter le tir à
volonté.
Pour obtenir l’ouverture rapide de ce feu, le mitrailleur
est exercé à découvrir rapidement l’objectif, à prendre la
ligne de mire sans hésitation et à manœuvrer les organes
de pointage avec célérité.
A. Tirer juste.
49. Exercices préparatoires. — Les exercices prépara-
toires enseignent à l'homme à viser correctement et à
manier avec méthode les organes de pointage.
Ces exercices qui sont .exécutés avec les différentes
hausses mais toujours dans la position affût dressé, la plus
favorable au tireur, sont les suivants :
— prendre la ligne de mire (1) ;
— viser un point marqué (2) ;
— constatation de la constance, puis de la régularité du
pointage (3).
**
Ces exercices sont facilités par le fait que la mitrailleuse
repose sur un affût stable.
En plus de ce qui est prescrit dans VInstruction sur la
pratique du tir, l’instructeur doit enseigner au tireur le
(1) Instruction sur la pratique du tir, | 00.
(2) Instruction sur la pratique du tir, | 05. Cet exercice, ainsi
que le précédent, est facilité par l’emploi d’un visographe.
(3) Instruction sur la pratique du tir, | 00.
40 E18TRVCTION.
maniement des organes de pointage en hauteur et en
direction.
Cette instruction est faite au cours de l’exercice : viser
un point marqué.
Le tireur prend l’nbord la ligne de mire, puis, la dirige
sur l’objectif, en s’efforçant de réaliser ce transport par
actions franches et successives sur la poignée de pistolet
(pointage en direction) et le volant (pointage en hauteur).
50. Exercices de tir ù blanc. — Les exercices de tir à
blanc préparent le tireur A s’opposer aux réactions de
l’arme causées par le tir A balles. Exécutés avec la mitrail-
leuse débloquée, ils ont pour but d’apprendre au tireur à
rester maître de son arme, c'est-à-dire, d'une part :
— à tenir sa mitrailleuse de façon h s’opposer aux dé-
placements provoqués par les trépidations, en s’efforçant
de conserver l’œil A la ligne de mire;
— d’autre part, A cesser le feu, sans se laisser entraîner
par l’automatisme de l’arme, dès qu’il y a lieu (soit en fin
de rafale, soit en cas de disparition de l'objectif), et A
le reprendre sans retard dès que la mitrailleuse est re-
pointée ou que l’objectif reparaît.
Dans ces premiers exercices, pour éviter une consom-
mation exagérée de munitions, l’instructeur fait préparer
des bandes sur lesquelles les cartouches sont placées par
séries de 5 à 10. un ou deux alvéoles étant laissés vides
après chaque série. Le tir cesse ainsi automatiquement
d’être alimenté, quelle que soit la nervosité du tireur.
Quand des résultats surfaisants sont obtenus, le tireur
est dressé aux Interruptions et reprises de tir par l’exé-
cution de rafales de longueur donnée et l'emploi d’objectifs
à éclipses.
Ces exercices conduisent le tireur A l’exécution de rafales
normales (demi-bande environ).
Les exercices de tir à blanc sont exécutés dans les
mêmes conditions et avec les mêmes commandements que
les exercices de tir A balles.
B. Ouvrir rapidement le feu.
51. Cette Instruction ne donne lieu A des exercices de
tir spéciaux que lorsque le mitrailleur obtient comme jus-
tesse des résultats satisfaisants, mais, dès le début, l’in-
structeur s’attache A mettre l’homme en mesure d’ouvrir
rapidement le feu en lui enseignant à rechercher les objec-
tifs désignés et à manier l’appareil de pointage avec-
méthode.
INSTRUCTION.
47
En même temps qu'il s’efforce progressivement, et d’une
façon continue, de développer leur acuité visuelle, il procède
à des exercices chronométrés qui consistent, la mitrailleuse
étant pointée sur un objectif déterminé ou sur un visuel
auxiliaire, à faire exécuter un tir fictif sur un nouvel
objectif.
Le tireur effectue le pointage et annonce : < Prêt >, dès
qu’il est exécuté. L'instructeur prend note du temps qui
s’est écoulé entre le commandement < Feu > et l’indication
« Prêt» et vérifie le pointage (1).
Cet exercice peut être repris, la mitrailleuse étant appro-
visionnée d’une bande Inerte ou d’une cartouche à blanc.
Au lieu d’annoncer < Prêt >, le tireur presse sur la détente.
L’instructeur exige, dans ce cas, que le tireur accuse «on
coup, comme il est dit dans l'instruction sur la pratique
du tir, au § 95.
L’instructeur peut faire exécuter des visées sur plusieurs
objectifs. Il contrôle la visée en arrêtant inopinément le
tireur sur un quelconque des objectifs et prend note du
temps total.
Pour permettre de contrôler la correction de la visée, les
visuels seront de forme rectangulaire, de largeur égale au
1/500 de la distance.
Dans l'exécution comme dans la vérification de cet
exercice, il est essentiel d’agir sur la mitrailleuse de ma-
nière à caler le jeu qui existe entre l’arme et l’appareil
de pointage en hauteur.
Ces exercices sont suivis, surtout au cours de la deu-
xième période d’instruction, de tirs de perfectionnement
chronométrés.
C. Tir aux distances réelles.
52. On appelle, en instruction de tir, distances réelles,
celles pour lesquelles est gradué l’appareil de pointage.
Les tirs aux distances réelles sont des tirs « au but >,
c’est-à-dire qu’il est tenu compte, dans la constatation des
résultats, de l’écart du point moyen du groupement par
rapport au point visé.
Les difficultés particulières du tir aux distances réelles
proviennent :
1° Du défaut de visibililté des objectifs éloignés;
(1) Le résultat est estimé satisfaisant si le transport est effec-
tué en moins de 10 secondes )>our un objectif situé, au minimum,
à environ 100 millièmes du visuel auxiliaire.
48 INSTRUCTION.
2° De la nécessité pour l’œil de s’accommoder à la dis
tance (1).
D’autre part, l’influence, sur le tir, des facteurs indé-
pendants du tireur (vent, température, erreur sur l’appré-
ciation de la distance, défaut de réglage de l’arme, etc.),
est d’autant plus sensible que la distance est plus grande;
le tireur doit savoir exécuter des corrections de pointages.
Les tirs aux distances réelles sont préparés par :
1° Des exercices d’éducation de l’œil qui ont pour but (2)
de l’habituer à distinguer des objectifs de faibles dimen-
sions apparentes et de faible visibilité;
— de l’exercer à viser des objectifs placés aux distances
réelles (accommodation de l’œil) ;
2° Des exercices de correction de pointage. La correction
de pointage est enseignée conformément aux prescriptions
du paragraphe 110 de l'instruction sur la pratique du tir;
3° Des exercices préparatoires aux tirs avec affût non
dressé.
art. 3.
Enseignement des procédés de pointage
et de répartition du tir.
53. Quand le mitrailleur est en possession des éléments
de l’instruction du tir, on l’exerce & l’exécution des tirs
avec fauchage, et à l’emploi du limbe, du niveau et des
jalons.
Les tireurs sont ainsi mis en mesure d’exécuter des tirs
repérés et des tirs masqués qui seront exécutés, du moins
Activement, dans le deuxième stade.
Tout en s’appliquant à un enseignement nouveau, l’in-
structeur entretient et perfectionne le tireur dans les qua-
lités déjà acquises de justesse et de vitesse, les qualités
de vitesse restant toujours subordonnées aux qualités de
justesse.
(1) Ces deux causes de difficultés particulières au tir aux dis-
tances réelles, ne doivent pas être confondues : la première est
une question de perspective qui tient à l'objectif et au degré de
transparence de l’air ambiant : ta seconde est une question d’op-
tique qui tient à la constitution physiologique de l’œil et au degré
d'entrainement de cet organe à la visée A distance (véritable
« entrainement physique », car il s’agit, en l’espèce de l’aptitude
de certains muscles À se contracter et A se décontracter rapide-
ment pour mettre au point, dans les conditions voulues F < appa-
reil optique» que constitue l’œil).
(2) Voir Instruction sur la pratique du tir, | 81.
raSTRÜCTIOS.
'*9
ABT. 4.
Instruction complémentaire.
64. Cette instruction comporte l’étude du tir sur les
objectifs terrestres en mouvement, du tir contre-avions, du
tir masqué et du tir indirect.
D’une manière générale, pour cette partie de l’instruc-
tion, il est difficile actuellement, dans les corps de troupe,
d’exécuter des exercices de tirs réels; Il appartient aux
instructeurs d’y suppléer par une préparation aussi poussée
que possible.
A. Tir sur les objectifs en mouvement.
55. L’instruction est donnée sous une forme exclusi-
vement concrète ; elle porte sur un petit nombre d'exemples
choisis parmi les objectifs les plus connus du champ de
bataille (tirailleurs, coureurs exécutant un bond rapide, ca-
valiers au trot et au galop, motocyclistes isolés et en
troupe, engins automobiles).
L’instruction comprend deux parties qui sont à déve-
lopper simultanément :
— d’une part, l’instructeur enseigne quelles sont les cor-
rections de pointage à faire pour atteindre les objectifs
choisis ;
— d’autre part, il fait exécuter des exercices de visée et
de tir.
CoBBECTIONS DE POINTAGE.
a. Notion de la « correction but t.
58. Le tir de chasse est actuellement assez répandu
pour que beaucoup de mitrailleurs aient cette notion pré-
sente à l’esprit.
L’instructeur en tire parti dans la plus large mesure.
Afin, toutefois, de fixer uniformément les idées à cet
égard, il pourra procéder ainsi qu’il suit :
Un homme A représentant l’objectif se déplace, au pas,
sur une ligne droite OX tracée sur le sol. Un autre homme
P, placé au point Y, ù 50 mètres environ de O, sur la
perpendiculaire à OX, représente le projectile ; il se déplace,
au pas gymnastique, sur la direction YO.
Si les deux hommes A et P partent ensemble, respecti-
vement de O et de Y (A sur la direction OX, P sur la
direction YO) l’homme P ne pourra atteindre l’homme A,
50 rxsTRücnow.
puisque celui-ci aura quitté le point O quand l’homme P
y parviendra.
Ainsi, lorsqu’on vise directement l’objectif A, on ne peut
pas l'atteindre, puisqu’il a quitté le point O lorsque la balle
y arrive.
O AA
y , , f —— t- I *
♦ k-
»
:
T
•
»
t
»
T
Fig. a.
Dans une deuxième série d’exercices, l’instructeur pres-
crit à l’homme P de choisir, sur OX (en avant de A, dans
le sens de OX), le point R où devront se rencontrer A et
P. Le soldat A se déplace, au pas, sur OX; le soldat P
se déplace, au pas gymnastique, sur YR (dans le sens YR).
Selon que le point R aura été bien ou mal choisi, la ren*
contre se produira ou sera manquée.
La démonstration est reprise en faisant varier la direc-
tion OX et la vitesse de l’homme. La vitesse de l’homme P
n’est pas changée, elle représente la vitesse de la balle
qui peut être pratiquement considérée comme la même à
tons les coups.
b. Détermination du point de pointage.
57. Le but à atteindre est que les chefs de pièces et les
tireurs apprécient sans calcul la correction à faire sur le
terrain.
Le procédé employé est purement expérimental, les dé-
monstrations ont lieu au quartier et sur le terrain.
Au quartier :
L’instructeur établit des figuratifs correspondant à des
distances types (600 et 1.000 mètres, par exemple) et repré-
sentant le point à viser en avant d’un objectif se déplaçant
à une allure ou une vitesse données.
La grandeur de la correction est représentée & l’échelle
de l’objectif.
INSTRUCTION.
51
En montrant au tireur ces figuratifs, l'instructeur s’atta-
che à faire ressortir le rapport qui existe entre l’une des
dimensions remarquables de l’objectif et la grandeur de
la correction.
Par exemple, pour les figuratifs ci-contre, la correction
est égale à environ deux fois la hauteur du tirailleur ou
la longueur du cheval.
Sur le terrain :
L’instructeur procède à des démonstrations analogues :
l’objectif (fantassin, cavalier, cycliste, voiture blindée) est
présenté réellement, à distance réelle, et momentanément
immobilisé, un fanion ou un panneau représente le point
à viser.
Exercices de visée et de tir.
a. Exercice de tir réduit au mousqueton.
Détermination du point de pointage :
58. L’instructeur peut contrôler le résultat de l’instruc-
tion précédente, par un tir réduit au mousqueton sur des
figuratifs semblables à ceux du n° 57, mais avec lesquels
le point à viser est repéré d’une façon assez légère pour
qu’il soit invisible du pas de tir.'Le tireur, mis en présence
du figuratif, tire une cartouche sur le point qu’il a déter-
miné comme point de pointage; la place de l’impact, par
rapport au repère, permet d’apprécier le résultat (correc-
tion insuffisante, suffisante, bonne, exagérée).
52
nsiKi» 11«>>.
Tir sur objectif en mouvement :
Ce tir est exécuté sur des objectifs dont les dimensions
sont comprises entre 1/100 et 1/200 de la distance.
L’instructeur fait remarquer au tireur qu’à la distance
de tir réduit (15 m.), le trajet de la balle étant prati-
quemmt instantané, il n’y a pas lieu de faire de correc-
tion (1).
b. Exercices de visée et tir à blanc à la mitrailleuse.
59. Ces exercices sont exécutés dans des conditions et
sur des panneaux analogues ft ceux qui sont décrits au tir
contre-avions (annexe n° VII).
Ils peuvent avoir lieu, à ^extérieur, sur des objectifs
réels dont le déplacement est réglé par l’instructeur.
Des tirs à la mitrailleuse ou au mousqueton sur objec-
tifs à éclipse, apparaissant et disparaissant au même point
ou en des points différents, permettent, enfin, de développer
chez les tireurs le calme et la promptitude de décision
nécessaires.
B. Tir contre avions.
60. L’Instruction du tir contre avions est donnée à tous
les mitrailleurs, y compris les conducteurs et garde-chevaux.
Elle comprend des exercices :
— de mise en place et d’emploi du correcteur;
— de mise en batterie;
— de visée et de tir à blanc.
De plus, l’exercice qui a trait à la notion de correction
but et les exercices de tir réduit sur objectif en mouve-
ment font partie également de l’instruction du tir contre
avions.
Matériel d’instruction.
L’inslructeur doit disposer d’un avion gabarit, d’un pan-
neau mobile, de figuratifs d’avions en vol et d’un dispo-
sitif pour étudier l’emploi de la stadia (matériel décrit au
Titre IV, Chap. IV).
Exercices de mise en place et emploi du correcteur.
61. a. J lise en place. — Au cours des exercices de mise
en place du correcteur, les mitrailleurs apprennent à en
nommer les parties essentielles.
(1) Un dispositif permettant d’exécuter des tirs réduits sur des
images cinématographiques est en service dans un certain nombre
de corps de troupe.
nSTHt’CTiOV.
53
b. Prendre la ligne de mire, viser un point marqué. —
La ligne de mire est déterminée par la droite qui joint
la perle de la réglette à la perle du guidon.
Pour viser un point, il suffit de placer l’œil sur le
prolongement de la ligne de mire telle qu’elle vient d’être
définie et de déplacer la mitrailleuse de façon que cette
ligne aboutisse au point à viser.
r. Effet de correction obtenu par remploi du correcteur.
— L’emploi du correcteur a pour but de permettre le tir
en avant de l’objectif, tout en visant directement cet
objectif au moyen des deux perles.
Pour montrer l’effet obtenu, on utilise Y avion-gabarit,
comme il est dit ci-après.
L’Instructeur dispose le gabarit dans une position quel-
conque, en indiquant la direction de marche de l’avlon-but ;
puis, il fait tendre le fll de l’avion-gabarit dans cette
direction (direction du fuselage, en supposant nulle la
déviation due au vent) ; il indique le cran de réglette à
employer (réglette à fond ou cran 700) et il oriente lui-
même la réglette disposée au cran convenable; il ordonne
alors au tireur de pointer la mitrailleuse, à l’aide de la
ligne de mire du correcteur, sur l’avant de l’avion-gabarlt.
A ce moment, il fait bloquer la pièce, puis constater que
la ligne de mire ordinaire de 600 mètres se trouve sur la
direction de marche de l’avion et en avant de celui-ci.
Il matérialise la ligne de visée en plaçant la boule noire
sur sou prolongement.
d. Placement au cran voulu et orientation de la réglette.
— Un aide-instructeur donne à l’avion-gabarit les diverses
orientations prescrites par l’instructeur; celui-ci indique
« Réglette d fond » ou < Cran 700 ». Le mitrailleur doit
placer la réglette à la position prescrite et l’orienter pa-
rallèlement à la route de marche de l’avion.
L’instructeur corrige, s’il y a lieu ; il fait répéter cet
exercice un grand nombre de fois, afin d’obtenir le maxi-
mum d’exactitude et de rapidité dans le placement de
la réglette.
Au cours de cet exercice, le mitrailleur n’exécute pas
de visées.
Nota. — U est assez difficile, pour la plupart des tireurs,
d’apprécier exactement la route de marche de l’avion
(c’est-à-dire en tenant compte de la déviation due au
vent). Dans les cas douteux, Il est préférable de négliger
la déviation due au vent et d’orienter la réglette paral-
lèlement au fuselage.
e. Emploi de la stadia. — L’Instructeur, utilisant l’ap-
pareil décrit à l’annexe n° VII fait placer devant la
54 INSTRUCTION.
stadia un panneau sur lequel est tracé un figuratif d’avion
dont les dimensions sont telles que, vu ù 10 mètres, il
représente un avion réel vu à 1.000 mètres.
Le figuratif d'avion étant encadré entre les branches de
la stadia, le mitrailleur applique son œil à l’œilleton au
visographe et se rend compte, exactement, de quelle façon
l’objectif doit être vu par rapport à la stadia. L’exercice
est repris en faisant exécuter l'encadrement de l’avion
par le mitrailleur.
L’instructeur montre également au tireur, en faisant
placer sur le panneau des figuratifs d’avion de dimensions
appropriées, comment on peut évaluer si la distance de
l’avion-but est inférieure ou supérieure à 1.000 mètres.
La vérification se fait par le moyen prescrit au n° 66
de V Instruction sur la pratique du tir.
Enfin, le travail est recommencé sans appareil spécial,
l’homme tenant la stadia à la main.
L’instructeur profite, quand il peut le faire, du passage
d’avions réels pour reprendre l’exercice.
Exercices de mise en batterie.
62. Les mitrailleurs sont exercés à mettre en batterie
sur voiture et à terre avec le matériel réglementaire et,
à défaut, ft utiliser dans les m?illeures conditions le maté-
riel de fortune qu’ils peuvent se procurer (fourche coudée
pivotante, roue mobile autour d’un axe vertical, support
pivotant monté sur un tube coudé à 45°). . .
de visée et de tir d blanc.
63. a. Exercices de visée dans les différentes positions.
- Les mitrailleurs sont exercés Ù pointer correctement et
de plus en plus vite; les exercices sont continués jusqu’il
cc que le pointage soit fait, pour ainsi dire, Instantanément.
Les objectifs ft utiliser sont :
1° Au début, des visuels noirs d’un diamètre égal au
diamètre apparent de la perle de la réglette vue par
le tireur placé dans la position du pointage et dans le
cas où ladite perle est la plus rapprochée de l’œil. Les
dimensions d?s visuels noirs pour diverses distances sont
données dans le tableau ci-dessous :
DIAMÈTRE nu VISUEL. POUR UNE ULSIANCE ' J.VIIf IE TRECH ET I.S
y centimètre* de 10 mètres.
15 centimètre* de an mètres.
ai centimètres .. de 3o métrés.
28 centimètres de mètres.
35 centimètres de So mètres.
INSTRUCTION.
55
2® Lorsque le pointage sur des visuels noirs est devenu
correct et rapide, les exercices sont continués sur des
figuratifs d'avions peints soit sur d?s panneaux, soit direc-
tement sur un mur. Le point à viser sur le figuratif (l’avant
de l’avion) est indiqué une fois pour toutes, mais non
marqué sur le figuratif lui-même.
L’instructeur dispose les visuels ou les figuratifs de
façon ù obliger le tireur à exécuter son pointage dans
les diverses positions qu’il sera obligé de prendre pour
viser un avion réel.
b. Exercices de tir à blanc. — Exécution de la rafale.
L’instructeur emploie pour cet exercice le panneau mobile.
La réglette ayant été placée au cran voulu et convena-
blement orientée, le mitrailleur doit :
1® Diriger sa ligne de mire sur l’avant de l’avion;
2® Maintenir la mitrailleuse Immobile pendant le temps
nécessaire pour tirer soit 12 cartouches (cas d’un avion
animé d'une vitesse normale ou très grande), soit 24 car-
touches (cas d’un avion animé d’une vitesse exception-
nellement faible) ;
3° Recommencer la même opération autant de fois que
le permet la durée du déplacement de l’avion.
L’instructeur veille particulièrement à ce que le tireur
H'accompagne pas l’avion pendant l’exécution de la rafale.
Le mitrailleur est placé face au panneau mobile sur
lequel est représenté un avion en vol ; la mitrailleuse est
sur son affût normal, en position dressée, mais en pointage
libre, le tir est exécuté avec des cartouches à blanc.
Le tireur ayant eu connaissance du cran de réglette à
employer procède lui-même à l’orientation de la réglette.
A un signal de l’instructeur, le panneau est lâché; le
tireur vise l’avant de l’avion et exécute le feu comme II
est Indiqué ci-dessus.
L’instructeur contrôle le travail du mitrailleur et fait
les rectifications nécessaires.
Le tireur doit s’efforcer d’exécuter le plus grand nombre
de rafales compatible avec la longueur du fil sur lequel
se déplace le panneau mobile.
C. Tir indirect.
fl‘l. Iæs procédés d’exécution du tir indirect sont en-
seignés aux sous-ofliciers. Les brigadiers et cavaliers n’ont
56 (SSTRCCTIOX.
à apprendre que le maniement des jalons, du double-
décamètre et du cordeau et l’aménagement d’emplacements
de tir avec ou sans utilisation de la plate-forme.
art. 5.
Tirs individuels d’instruction et de perfectionnement.
65. Les tirs individuels d’instruction comprennent des
tirs d’instruction exécutés obligatoirement au cours de
la première période d’instruction et des tirs de perfec-
tionnement exécutés par les anciens et les gradés.
Les hommes de recrue qui, par l’inaptitude dont ils
ont fait preuve au cours des premiers tirs, risqueraient
de retarder la marche générale de l’instruction n’exé-
cutent pas la série complète des tirs ; le nombre des recrues
ainsi éliminé ne doit pas excéder le quart de l’effectif
affecté à l’unité de mitrailleuses. Ces retardataires sont
repris individuellement aux exercices préparatoires et
répètent les tirs 1 et 3 jusqu’à ce qu’ils obtiennent des
résultats acceptables.
Les tirs de perfectionnement sont répétés avec ou sans
variantes; ils sont complétés par des tirs de difficultés
variées, et sont combinés avec des tirs au mousqueton
exécutés sur des objectifs à éclipses ou en mouvement,
suivant les possibilités de la garnison et des corps de
troupe.
Les cibles sur lesquelles s’effectuent les différents tirs
sont les cibles réglementaires de 2 mètres sur 2 mètres.
Les dimensions de la surface à atteindre sont indiquées,
pour chaque tir, dans les tableaux des tirs.
Pour les tirs à distance réelle, on emploie les mêmes
cibles, soit isolément, soit en les juxtaposant, de façon
à constituer des panneaux de largeur variable, suivant
la nature du tir à exécuter.
Au centre des cibles ou panneaux est tracée une ligne
Horizontale noire d’épaisseur minima égale à 1/1000 de
la distance. De chaque côté de l’axe de cette ligne sont
tracés des traits horizontaux divisant le panneau en
1,5
autant de bandes horizontales — de largeur égale à —-
1.000
de la distance — que le permet la hauteur du panneau,
sans toutefois que le nombre des bandes soit supérieur
à 8.
INSTRUCTION.
57
L'appréciation des résultats est faite de la façon sui-
vante. On compte :
1 point par atteinte de plein fouet (1) dans les deux
bandes extrêmes (en haut et en bas) ;
2 points par atteinte de plein fouet (1) dans les deux
bandes suivantes (en se rapprochant de l’axe), etc.
I^es tirs à 50 mètres sont exécutés avec des visuels
carrés dont le côté est égal au de la distance. Les
üUV
résultats sont appréciés à l’aide de gabarits formés de
deux rectangles concentriques ayant respectivement pour
dimensions 30 X 50 centimètres et 40 X 70 centimètres.
Ces tirs peuvent être exécutés à 30 mètres; dans ce
cas, les gabarits sont réduits aux dimensions 20 X 30 cen-
timètres et 30 X 50 centimètres.
TIRS INDIVIDUELS D’INSTRUCTION.
( Exécutés en s tir débloqué» dans la position «affût dressé».)
Ces six tirs doivent être obligatoirement exécutés dans la première période
d'instruction. Si les moyens matériels de la garnison le permettent, les tirs
dans lesquels des résultats inférieurs ont été obtenus sont recommencés.
V. DIS. TANCE. HAUSSE. NOMME I DE B INDES. I OBJECTIF. OBSERVA- TIONS.
1 5o ni. j 200 1 Visuel carré de 10 centi- mètres de côté. Le tireur recommence le tir s’il met plus do 5 balles en dehors du grand gabarit.
2 5o ni. 200 1 3 visuels à 5o centimètres l'un de l'autre ni sur la môme horizontale ni sur la même verticale. Le tir est acceptable s'il per met de compter 6o points.
3 NIO 1U. 200 1 Panneau à bandes. 2 visuels noirs dû ?o x centimètres sont placés dans le milieu de la bande horizontale noire.
.hx) m. 200 3 j panneaux semblables accolés a des niveaux différents de aâ cm. en- viro.. 4 visuels, irrégu- lièrement répartis et lé- ( gè renient décalés en hauteur.
3 ino ni. 400 2 | Panneau à bandes.
G Kau m. 600 4 [ *.i panneaux arcob’s.
(1) Les ricochets ne sont pas comptés.
58
miaucnuN.
TIRS INDIVIDUELS DE PERFECTIONNEMENT.
( Exécutés en «lir débloqué».)
Les tirs 9 et »o sont répétés et exécutés avec le masque & gaz.
& DISTANCE HAUSSE. 1 POSI- TION. NUMRHK I DE fl AN DES. I OBJECTIF. OBSFTIVA- TIONS.
7 Entraînement à la vitesse d'exécution. 5oru. 200 dressé 1/2 1 visuel carré noir place à 1 mètre d'un visuel auxi- liaire de forme ou de couleur différente, dr façon à obliger le tireur à dé- placer le poin- tage en direc- tion et en hau- teur. Gabarit du tir à 5o metret. Tir chronomé- tré. Transport do tir 1 exécuter en moins de 10 •&- condci.
8 ///#•*. 200111. 200 dressé 9 3 bustes accolés apparaissent el disparaissent en un même point ou des points différents. 4 apparition» de 4 seconde». Inter- valles irréguliers de A è 10 secon- des.
9 Précision dans le tir couché. 3 00m. 200 couché 1 Objectif du tir n* A»
10 Exécution d'un faucha- ge à vue. Tir par sé- riés» Voom. 600 dressé 8 4 panneaux ré- partis irréguliè- rement sur le front maximum permis par le champ de tir.
La correction de pointage est enseignée au cours de
l’instruction du tir au mousqueton; il n’y a pas lieu
d’y consacrer obligatoirement une séance de tir ù la
mitrailleuse.
Toutefois, quand un mitrailleur est affecté à l’emploi
de tireur, 11 y a intérêt ù lui faire exécuter, avec la
pièce qu’il prend en consigne, un ou plusieurs tirs destinés
à lui faire connaître le degré de justesse de son arme.
Pour les tirs qui ont lieu ù l’extérieur, et quand les
conditions atmosphériques le comportent, il convient de
faire exécuter par un bon tireur deux tirs destinés ô
faire ressortir la correction de pointage qui peut être
nécessaire.
Si les conditions du champ de tir ne permettent pas
l’exécution d'un tir, l’instructeur en modifie, au besoin,
les conditions.
Si toutefois ces modifications étaient^ de nature ft
détourner l’exercice de son but, certains tirs pourraient
INSTRUCTION.
59
être réservés, leur exécution étant remise à la période
de séjour dans un camp d’instruction (par exemple, tirs
avec fauchage, etc.).
Dans ce cas, les instructeurs entretiennent les qualités
de justesse et de vitesse précédemment acquises par les
tireurs en revenant fréquemment aux exercices de l’in-
struction élémentaire; ils les préparent aux tirs ulté-
rieurs aux distances réelles par des exercices nombreux
d’éducation de l’œil.
TABLEAU, PAR PÉRIODE D’INSTRUCTION(l)
DES TIRS A EXÉCUTER.
lrc PÉRIODE.
1” pluint: :
Mousqueton........ Tirs réduits.
Tirs réels n°® 1, 2, 4 et 7.
Mitrailleuse...... Tirs individuels n®’ 1, 2, 3 et 4.
pftose :
Mousqueton........ Tirs de combat n*” 2 et 4.
Mitrailleuse...... Tirs individuels n°' 5 et 6.
(Pour mémoire, pendant le séjour
au camp, tirs de combat.)
Pistolet ou revolver. Tir n® 1.
2» PÉRIODE.
Mousqueton......... Tir de perfectionnement n® 12.
Mitrailleuse....... Tirs de perfectionnement.
(Pour mémoire, tirs de combat
[séjour au camp]).
Fusil-mitrailleur. .. Tirs n” 1, 3 et 7.
Pistolet........... Tir de combat n® 1.
Grenade............ Deux tirs (grenades d’exercice amor-
cées).
(1) Voir Règlement 4e ta Cavalerie, Partie, tome I (titre II,
chap. II, art. 2).
60
INSTRUCTION.
CHAPITRE V.
INSTRUCTION POUR UE COMBAT.
ARTICLE PHEMIEB.
But et principes.
66. L’instruction des mitrailleurs pour le combat se
fait dans le cadre où s’exercera normalement leur acti-
vité au combat : la pièce et le groupe. Eiie est achevée
dans le cadre du peloton et de l’escadron de mitrail-
leuses et au cours des manœuvres avec les escadrons.
Elle a pour but de faire du groupe une unité possédant
une mobilité comparable à celle des autres fractions de
cavalerie et capable, en toutes circonstances, de mettre
sa puissance de feu au service de la manœuvre.
La pièce est l’unité élémentaire d’instruction; elle est
le cadre où se fera l’instruction individuelle des mitrail-
leurs (gradés et cavaliers), en même temps que leur
instruction collective.
Quand la pièce est instruite et quand certains spé-
cialistes (télémétreur, agent de transmissions, mécanicien,
maréchal, conducteur, etc.), sont formés, l’instruction dit
groupe n’est plus qu’une question de coordination et de
mise au point.
D’autre part, des exercices de peloton et d’escadron
développent læ cohésion entre les groupes et permettent
l’instruction pratique des organes de commandement
(observateurs, transmissions, ravitaillement).
L’instruction pour le combat comporte :
1° Une formation morale tendant à dévelopjier : l’esprit
de devoir et de solidarité, le courage, l’initiative, l’audace
et, par-dessus tout, chez les cadres, le caractère;
2® Un dressage intellectuel tendant, par l’exécution des
missions de combat, à l’acquisition d'habitudes qui amène-
ront les exécutants à agir d’après les ordres reçus, ou à
réagir, devant les événements imprévus du combat, dans
le sens fixé par les règlements.
Dans tous les exercices, l’instructeur précise :
1° La mission A remplir par le ou les exécutants;
2® Les formes de l’action de l’ennemi (mouvements,
feux de mousqueterie et d’artillerie, observation, gaz, etc.) ;
INSTRUCTION.
61
3° La situation des éléments amis voisins (en parti'
culier ceux au profit desquels on opère).
Après avoir matérialisé la situation, l’instructeur laisse
les exécutants trouver d’eux-mêmes la solution.
Sauf pour les tirs, où la sécurité exige parfois des
mesures immédiates, il s’abstient d’intervenir dans l’exé-
cution autrement que pour montrer les conséquences d’une
faute.
L’instruction pour le combat est commencée dès que
les hommes ont acquis à l’instruction technique et à l’école
de la pièce les rudiments nécessaires.
ABT. 2.
Formation morale.
67. Elle ne fait l’objet d’aucune séance particulière.
Les résultats sont acquis : par l’observation, dans tous les
exercices, de la plus stricte discipline; par l'exemple de
l’instructeur; par la présentation et le commentaire
opportun d’exemples de la guerre, citations collectives
et Individuelles.
Par des remarques faites avec à-propos, l’instructeur
fait naître et développe le sentiment et le goût des
responsabilités de chacun. Il fait ressortir les consé-
quences pour la pièce, le groupe ou l’unité qui les
emploie, de l’erreur ou de la faute d’un camarade, que
cette erreur ou cette faute provienne d’une défaillance,
d’une négligence ou d’un défaut d’instruction. Il relève
et sanctionne, surtout poür les gradés, toute faute de
manœuvre avec la même sévérité qu’une faute de service
intérieur. Il encourage les initiatives, relève avec modé-
ration les fautes qu’elles peuvent entraîner et exerce les
hommes au remplacement rapide et spontané du chef
ou du spécialiste (tireur, chargeur), hors de combat.
art. 3.
Exécution des missions de combat.
L’Instruction comprend deux parties :
Impartie : Mouvements au combat;
2® partie : Tirs de combat.
62
INSTRUCTION.
A. Mouvements et stationnement au combat.
68. Le but particulier de cette instruction est de don-
ner aux unités de mitrailleuses la mobilité qui leur
permettra d'intervenir opportunément dans toutes les
phases du combat des unités de cavalerie auxquelles elles
sont rattachées.
Cette instruction porte sur les exercices suivants, qui
doivent être exécutés .sur des terrains différents, de jour
et de nuit, avec et sans le masque, dans l’offensive et
dans la défensive :
a. Pour la pièce, le groupe, le peloton ou l’escadron :
— marche d’approche à cheval et à pied ;
— déchargement du matériel ;
— occupation d’une position d’abri ;
— occupation d’une position de tir;
— changements de position de tir;
- mouvements de l’échelon, en avant et en arrière;
— stationnements de l’échelon, isolément et avec les
chevaux haut-le-pied d'une unité et sa liaison avec le
groupe de tir;
— défense contre avions;
— ravitaillements;
— fonctionnement des transmissions dans l’unité.
b. Pour le mitrailleur employé Isolément :
— à cheval :
reconnaître la viabilité d’un chemin et la signaler ;
chercher et signaler un passage dans une lisière;
se placer en vedette et rendre compte; ,
jalonner.
— à. cheval ou à pied :
porter un ordre ou un renseignement écrit ou
verbal.
— à pied :
choisir un emplacement de tireur;
"se poster en guetteur;
se poster en slgnaleur.
69. L’instruction des mouvements de combat consiste & ;
1° Se poster face à une direction donnée;
2° Observer dans une direction donnée;
3° Se déplacer dans une direction donnée.
INSTRUCTION. 63
Dans tous les exercices, l’instructeur fait ressortir la
nécessité qui s’impose :
D’être orienté (de savoir où on est et où on va) ;
D’être en mesure d’utiliser ses moyens (mouvement ou
feu) ;
De surveiller les directions dangereuses ;
De ne pas présenter une cible à l’ennemi;
D’être en liaison avec le chef et les voisins.
L’instructeur fait ressortir que, pour une fraction :
— ne pas offrir une cible c’est, à la fois, être dissimulé
et dispersé, de façon qu’un même projectile n’atteigne
pas plusieurs hommes;
— surveiller les directions dangereuses implique l’or-
ganisation d’un service de vedettes et de guetteurs;
— être en liaison avec le chef ou les voisins impose
dans certains cas l’emploi de jalonneurs;
— la dispersion ne doit pas être un obstacle à l’ordre
ni au commandement; pour cela, tous les hommes doi-
vent être à portée de voix ou de geste.
Toute cette instruction obéit, dans son ensemble, aux
mêmes règles générales que l’instruction des autres unités
à cheval. Pour des mitrailleurs, il convient d’insister
plus particulièrement sur certains points : *
1. Se postes face à une direction donnée.
70 . a. Choix du terrain. — Le terrain choisi doit ré-
pondre le mieux possible aux nécessités suivantes : voir
et observer, manoeuvrer le matériel, tirer, déboucher, être
protégé contre les vues et le feu ennemis, communiquer
avec le chef ou les voisins.
b. Occupation du terrain. — Le terrain est occupé
dans les conditions définies ù la II* Partie du Règlement
de la Cavalerie. L’instructeur expose que, les mitrail-
leuses étant l’objet de l’investigation la plus active de
la part de l'observation adverse, il importe que l’occu-
pation de la position passe inaperçue; il en est de même
pour son évacuation.
La visibilité plus grande des mouvements à cheval doit
être compensée par la rapidité de la manœuvre.
c. Aménagement du terrain. — L’outil est employé
spontanément pour aménager un emplacement d’obser-
vation ou de tir sans attendre, pour commencer le travail,
d'avoir la certitude d’être parvenu à un emplacement
définitif. Si l'on est obligé d’abandonner un travail en
64
INSTRUCTION.
cours, ce qui en sera fait servira aux camarades qui
viennent derrière.
Dans les mouvements à cheval, les mitrailleurs doivent
être habitués à ouvrir rapidement un passage à leurs
voitures et à leurs chevaux de bât à travers les obstacles
du terrain.
d. Camouflage. — Les prescriptions relatives au camou-
flage doivent être particulièrement connues des mitrail-
leurs (Instruction provisoire sur l'organisation du terrain,
lre partie, titre 1er, chap. 1er, art. 7 ; 2e partie, titre 1",
chap. VI).
Ils doivent être familiarisés avec les précautions à
prendre :
lu Pour pouvoir effectuer leur travail sous la vue de
l'ennemi sans attirer son attention;
2° Pour que le travail fini échappe aux investigations
terrestres et aériennes.
L’instructeur explique le danger à ce point de vue :
des mouvements insolites (déplacements inutiles, jets de
terre à la volée), du relief (amoncellement des déblais,
entailles dans la crête d’un talus), des modifications à
la couleur du sol (déblais de terre sur l’herbe), des
fumées; lu obères, objets brillants (lueurs, boîtes de con-
serves), des pistes (pistes convergentes, pistes ft travers
les cultures), des traînées causées par le souffle de la
pièce sur la neige, le givre, les terres très meubles.
II. Observer dans une direction donnée.
71. Cette instruction porte sur l’observation des objec-
tifs. des cheminements ou des couverts, le mitrailleur étant
constamment dans la position qu’il aurait sous le feu.
A cette instruction s’ajoute celle de l’observation du
ciel et celle du compte rendu (désignation des objectifs).
III. Se déplacer dans vne direction donnée.
72. En règle générale, après s’être orienté, avoir obser-
vé le terrain, il faut, avant de se mettre en mouvement,
avoir choisi :
Le point du terrain sur lequel on veut se porter;
L’itinéraire défilé à prendre pour y aller;
Les points de station Intermédiaires;
Le ou les procédés de mouvement à adopter.
Pour les mitrailleurs, en particulier, l’instructeur fait
remarquer qu’étant donné leur matériel et leur rôle, il est
INSTRUCTION.
05
souvent préférable, fût-ce au prix d’un détour, de suivre
en colonne un cheminement favorable mais indirect, que
de se lancer directement en terrain découvert.
B. Tira île combat.
73. Les tirs d? combat donnent au groupe, dans l’em-
ploi de ses feux, la maîtrise qui lui permettra d’inter-
venir avec eflicacité dans toutes les phases du combat. Ils
sont en même temps un contrôle de l'instruction.
Ils sont exécutés par pièce et par groupe.
Ils ont pour but :
— d’exercer les mitrailleurs à remplir leur rôle sur la
position de tir, dans des conditions aussi proches que
possible de celles du combat ;
— d’habituer le chef de pièce et le tireur aux objectifs
de petites dimensions, de teinte neutre, souvent partielle-
ment cachés, dispersés et toujours fugitifs du champ
de bataille (emploi des jumelles) ;
— d’exercer le chef de pièce A conduire le feu de sa
pièce et à en organiser le service;
— de développer le sentiment de solidarité de tous les
exécutants ;
— de former le groupe h la discipline du feu.
Conditions d'exécution.
74. Les tirs de combat sont toujours exécutés en
tenue de campagne.
Les mitrailleurs utilisent le terrain de façon à échapner
aux vues et aux coups de l’ennemi. Les chefs de groupe
et d? pièce et les servants prennent les mêmes places et
positions qu’ils occuperaient au combat.
Obligatoirement, les tirs de combat comportent des tirs
exécutés dans la position affût agenouillé, des tirs exé-
cutés dans les épaulement réglementaires, des tirs exé-
cutés avec le masque, des tirs de nuit.
Objectifs.
75. Tous les objectifs sont de teinte neutre.
Pans la mesure où le champ de tir le permet, ils doi-
vent se présenter aux tireurs dans les meilleures condi-
tions de vraisemblance.
Sur les champs de tir de garnison, on emploie les
panneaux d’un modèle semblable A ceux qui sont employés
pour les tirs de combat du fusil-mitrailleur.
Sur les champs de tir de circonstances ou dans des
camps d’instruction, on emploie des figuratifs répartis
J. 33041-35. 3
66
INSTRUCTION.
sur le terrain, soit en ligne, soit en essaims de tirailleurs
par escouades ou groupes de combat ou en colonnes par
un vues obliquement, au-dessus de 1.000 mètres.
Instruction des chefs de pièce.
L’instruction des chefs de pièce pour la conduite du
feu et l’organisation du service porte sur les points sui-
vants: . .
a. Préparation du tir et organisation du service.
76. Reconnaissance et repérage du champ de tir de la
pièce. — Dès que la pièce est Installée sur la position
de tir, les chefs de pièce doivent :
Reconnaître les limites de sécurité du champ de tir
(emplacement des troupes amies, postes avancés, leurs
itinéraires de replis) ;
Identifier les points indiqués sur la consigne de tir et
les repères de distance désignés par le télémétreur;
Déterminer et indiquer les repères qui permettront &
leur tour de désigner rapidement les objectifs.
Surreillance du champ de tir de la pièce. — Les chefs
de pièce organisent une surveillance continue du champ
de tir, de façon A signaler immédiatement l’apparition
d'un premier objectif, ou à déceler au cours d'un tir
l’apparition inopinée d’un nouvel objectif.
Grftce A ce service de surveillance et de guet, ils peu-
vent régler, le cas échéant, les conditions dans lesquelles
le personnel de la pièce pourra se reposer ou vaquer aux
occupations qu’implique un séjour de durée sur la posi-
tion de tir.
b. Conduite du feu.
77. Les chefs de pièce doivent être capables :
— de comprendre et transmettre les commandements du
chef de groupe et les faire exécuter sans retard;
— d’appliquer opportunément les consignes de tir, en
les traduisant au moment voulu en commandements dont
ils contrôlent l’exécution;
— de diriger et régler un feu à volonté.
Ils sont, en outre, dressés A tenir le compte de la
consommation des munitions.
Dans ces limites, les exercices A faire comportent : la
recherche, le choix et la désignation des objectifs; la
détermination des éléments de tir; l’ouverture du feu;
INSTRUCTION. 07
le réglage du tir par observation des Impacts (jumelles) ;
l’interruption ou la cessation du feu.
L’instructeur donne aux chefs de pièce une idée de
la quantité de cartouches à consommer pour obtenir un
résultat eflicace sur un objectif donné.
78. Constatation des résultats. — Les résultats de
tous les tirs sont relevés, enregistrés et portés à la
connaissance de tous les exécutants et, au besoin, com-
mentés.
Pour les tirs sur figuratifs, les résultats sont relevés
à la fols par balles mises dans les figuratifs et par figu-
ratifs touchés, de façon à obliger les tireurs à répartir
leurs coups sur toute l'étendue de l’objectif.
Tous les tirs sont chronométrés de façon à faire res-
sortir en particulier la rapidité avec laquelle le feu a été
ouvert.
79. Tirs de groupe. — Les tirs de groupe sont exécutés
aux moyennes et grandes distances.
Les deux pièces tirent sur le même objectif ou des
objectifs différents.
Les chefs de pièce font ouvrir le feu au commandement
du chef de groupe, mais ils doivent être aussi habitués^
lorsqu'ils n’ont pas de mission particulière, h suppléer
par leur feu à un arrêt du tir de l’autre pièce, que
celui-ci résulte d’un incident réel ou des ordres du chef
de groupe.
80. Organisation matérielle des tirs. — L’organisation
matérielle des tirs, en particulier le choix et la dispo-
sition des objectifs, la manière dont sont relevés les
résultats et dont est fait le chronométrage doivent ré-
pondre A un but défini.
Les silhouettes placées sur des lisières, dissimulées par-
tiellement dans les herbes et les broussailles, obligent les
chefs de pièce et tireurs A un effort de recherche.
La répartition Irrégulière des silhouettes dans une
même formation, la présence simultanée de plusieurs
groupes d’objectifs dans le champ de tir, la variété des
formes de ces objectifs, les obligent A déterminer quel
est l’objectif le plus dense, 1p plus proche, le plus mena-
çant, le plus dangereux (armes automatiques), à battre
en premier lieu.
Les changements d’objectif chronométrés habituent les
chefs de pièce et les tireurs aux commandements et
aux manipulations qui assureront, en toutes circon-
stances. la rapidité de l’ouverture du feu et les exercent
à la détermination des éléments du tir et à son réglage.
J. 33641-35. 3.
03
INSTRCCTIOH.
Des figuratifs apparaissant inopinément au cours d’un
tir montrent la nécessité de la surveillance continue du
champ de tir.
Des figuratifs tombant ou l’apparition de panneaux
figurant les troupes amies commandent la cessation du
feu.
J es officiers mitrailleurs s’ingénient à tirer parti de
la disposition du terrain et du matériel dont ils dispo-
sent pour animer le champ de tir de la pièce ou du
groupe et donner de la vie à cette instruction.
Les tirs sont exécutés d’après un programme établi
pour tous les groupes du régiment par le capitaine mi-
trailleur et soumis à l’approbation du chef de corps.
Le capitaine mitrailleur tient compte, pour l'établis-
sement de ce programme, des allocations en munitions,
des possibilités du champ de tir et des ressources en ma-
tériel dont il dispose.
Les groupes utilisent pour tirer tout le temps dont
ils disposent sur le pas de tir, mais ils se rend.nt de la
position de déchargement au pas de tir dans une for-
mation d'approche répondant à une situation de guerre
déterminée par l’instructeur. Il n’est laissé h la position
de déchargement que le minimum de personnel.
Il y a grand Intérêt à faire exécuter aux unités de
mitrailleuses des tirs de combat combinés avec ceux d’un
escadron.
raSTHUCTIOS.
69
EXEMPLE DE PROGRAMME
DES TIRS DE COMBAT
70
INSTROCTIOM.
EXEMPLE DE PROGRAMME
NU- MÉ- ROS. GENRE DE TIR. । DISTANCE. NOMBRE DE BANDES 1 pur pièce. 1
TIR PAR 1 1 PIÈCE t
1 En batterie dans fépaulemcnt pour aOût dressé. 4oo mètres à
2 Même tir avec le masque 4oo mètres
3 E|>au1cnienl pour affût agenouillé. Inconnue (t), entre et 8oo mètres. 4oo S
k [(ton. — Le masque est pris pen- dant le tir. Idem............... 8
5 Utilisation du terrain à découvert. Inconnue (i), entre et 1000 métrés. 4oo 8
6 Tir de nuit dans Fépauiement pour affût dressé. 200 mètres 8
7 Tir masqué (a) Entre 8on et iooo mètres. 10 1
TIR DE GROUPE.
8 j A découvert, affût dressé 1 ' uoo a 1800 mètres . .... 12 î
9 । n , latin............... , 18oo à aâoo mètres . .... 20 i 1
(«) W Un croquii est remis aux chefs de pièce indiquant la distance d'an A défaut d'un masque naturel. établir un écran ( panneaux, sacs b certain terre.
- ,
IHSTHUCTION.
71
DE TIRS DE COMBAT.
NATURE ET DISPOSITION
BUT DU TIB. DE* OBJECTIFS.
FEU A VOLONTÉ.
Recherche, choix et désignation de l'objectif. Ligne de tirailleurs de densité inégale a lu lisière d'un couvert.
Idem Idem.
Rapidité d'ouverture du feu. Choix des objectifs. 3 groupes de figuratifs répartis en por- tée et en direction, dont un groupe comportant une arme automatique.
Changement d'objectifs. Cessation du feu. 3 groupes de figuratifs tombants.
Surveillance du champ de tir de la pièce. 2 groupes de figuratifs au-delà de boo mètres, i groupe apparaissant vers 4oo mètres.
Exercice d'alerte Groupe de k panneaux de a x 2 acco- lés.
Conduite du feu et transport de tir. 2 groupes de â panneaux de 2 x i . accoles, à des distances et dans des directions différentes.
tirs par série.
r 2 groupes de à panneaux repartis en losange.
1 ! Groupes de panneaux représentant un 1 COlBOl. i
nombre «h repères du champ de tir (a fascines, etc. ). ou 3 au plus au-dessous de 1000 mètres).
TIR.
73
TITRE III.
TIR.
CHAPITRE PREMIER.
CONDITIONS GÉNÉRALES DU TLR.
ARTICLE PREMIER.
Caractéristiques du tir do la mitrailleuse.
SI. L'efficacité du tir de la mitrailleuse est fonction
des éléments suivants : dispersion, t nsion de la tra-
jectoire, vitesse restante, formes du terrain, intensité du
feu, réglage.
Parmi cps éléments, les quatre premiers (1) sont indépen-
dants du personnel : par contre, l'intensité du feu est
dosée par le directeur du tir, et la qualité du réglage
dépend de l'habileté de ce dernier et de celle des exé-
cutants.
I. Dispersion.
82. La dispersion de la mitrailleuse dépend :
— de l'état du canon et de l'affût (usure, jeu des arti-
culations) ;
— de réchauffement de la pièce provoqué par un
tir prolongé (cause de dispersion assez importante pour
nécessiter suivant les circonstances, des mesures spé-
ciales) ;
— de la position de l'affût (2) ;
— de la nature et de l'état du sol sur lequel repose
l’affût ;
( 1) Cepondnnt. In manière dont le tireur maintient la poignée
exercce une influence sur la disi>rrsion.
( 2) Avec les affûts modèle 1915 type omnibus ou modèle 1915-
M. 19. la dispersion dans la position agenouillée peut dépasser
le double de la dispersion affût dressé.
74
TIR.
— de la précision propre de la munition;
— de la distance de tir;
— des conditions atmosphériques;
— du degré d’instruction du tireur.
La gerbe de la mitrailleuse est profonde et étroite.
Sa profondeur, considérable jusqu’à 800 mètres (1), en
raison de la tension de la trajectoire, diminue ensuite et
ne varie que très peu avec la distance entre 1.200 et
3.500 mètres.
Toutefois, il convient de ne tenir compte que de la
partie utile de la gerbe, contenant 80 p. 100 des coups.
Les valeurs moyennes, en terrain horizontal, de la dis-
persion de la mitrailleuse Hotchkiss débloquée tirant la
cartouche 1886 D. a. m., sont données dans le tableau
suivant :
PORTÉES. (mètres.) ÉCART PROBABLE PORTEE UTILE DU GROUPEMENT ( 8o P. lOo).
EJI PORTÉE» (Mètres.) EK DIREC- TION. (Millième») Profondeur. ( Mètres.) Largeur.
( Mètres.) ( Millièmes)
1 3.5oo 33 ! 40 । : 2 ; 130 160 9,6 28,0 8
En tir bloqué, l’écart probable en direction est d’en-
viron’ 1,5 millièmes.
L’écart probable en portée d’un groupement de pièces,
pointées avec les mêmes éléments, varie, suivant la dis-
tance, de 50 à G0 mètres, c’est-à-dire que 80 p. 100 des
balles sont comprises dans une profondeur de 200 à
240 mètres.
L’écart probable en direction, quand la convergence est
assurée, est d’environ 2,5 millièmes pour un groupe et
3,5 millièmes pour un peloton.
II. Tension de la trajectoire.
83. La tension de la trajectoire à une portée donnée est
caractérisée par la valeur de la flèche ou par celle de
l’angle de chute à la distance considérée (2).
La tension, considérable aux petites et moyennes dis-
tances, diminue ensuite pour devenir très faible aux por-
tées extrêmes.
(1) Cette profondeur est encore augmentée en fait par la pro-
duction de ricochets.
(2) Voir tables de tir.
TIR.
75
Pour un objectif de hauteur déterminée, la zone dan-
gereuse (totale jusqu’à 600 mètres pour l’homme debout)
décroît donc rapidement avec la distance (8 mètres pour
l’homme debout à 2.400 mètres).
III. Vitesse restante.
84. La puissance de pénétration du projectile dépend
de la vitesse restante (1) à la portée considérée.
Elle diminue avec la distance; toutefois, celle de la
balle D est encore suffisante à 3.500 mètres pour mettre
un homme hors de combat.
IV. Formes du terrain.
85. La profondeur et, par suite, la densité d’un grou-
pement, varient considérablement selon l’inclinaison du
sol par rapport à la ligne de mire.
La figure schématique n° 4 montre que :
— sur le terrain AC, la profondeur du groupement est
plus faible que sur le terrain AB, parallèle à la ligne de
mire, mais le tir est fichant (ce qui en diminue l'effica-
cité sur un objectif à découvert) ;
— sur le terrain AD, la profondeur du groupement est
plus grande (et la densité des coups plus faible), mais
le tir est plus rasant
ng. à.
V. Intensité du feu.
86. L’intensité du feu dépend :
— du régime de tir;
— du nombre de pièces mises en action.
VI. Réglage.
87. Le réglage consiste à porter le point moyen du
groupement (et par suite la partie la plus efficace de ce
dernier) le plus près possible de l’objectif.
(1) Voir Tables de tir.
76
TI».
Les corrections en portée et en direction relatives &
l’influence des agents atmosphériques sont presque tou-
jours négligeables pour les portées inférieures &
1.500 mètres.
article 2.
Exécution du tir.
I. Recherche de l'efflcacité.
8 8. La gerbe de la mitrailleuse étant étroite et pro-
fonde, le tir d'enfilade ou d’écharpe sera, pour un même
nombre de projectiles tirés, et sous réserve d’un réglage
correct en direction, d’un rendement supérieur au tir
de front.
La tension de la trajectoire permet, aux petites et
moyennes distances, de tendre, devant un front, un bar-
rage particulièrement redoutable. En terrain parallèle ft
la ligne de mire, la partie efficace de ce barrage est
maxima lorsque l’on utilise la hausse de G00 mètres; en
terrain accidenté, elle peut être augmentée par le choix
judicieux de l’emplacement de l'arme et de la direction
de tir, en vue d’obtenir des effets de rasance en profitant
des pentes du terrain.
Par contre, la tension de la trajectoire rend le tir de
la mitrailleuse ineliicace contre un objectif défilé, même
faiblement.
Le rendement du tir d’une mitrailleuse, pour un même
nombre de projectiles tirés, diminue rapidement avec la
distance, en raison :
— d > l’augmentation de surface de la zone battue, et,
par suite, de la diminution de la densité des balles arri-
vant dans cette zone;
— de la diminution de la zone dangereuse qui devient
très faible aux grandes distances;
— de la diminution de la force vive du projectile et
de l’efficacité des ricochets ;
— de la difficulté de plus en plus grande d’observer
les effets du feu et de régler le tir.
L’effet utile recherché sera obtenti en augmentant le
nombre de mitrailleuses mises en notion, et en effectuant
avec le plus grand soin les corrections de pointage (en
particulier pour tenir compte de l’influence des conditions
atmosphériques).
TIR.
77
Le fauchage permet de répartir le feu sur le front d’un
objectif dont la largeur est supérieure à celle de la gerbe
de la mitrailleuse.
Si l‘on ne considère que les possibilité matérielle des
organes de pointage, le fauchage peut atteindre 200 mil-
lièmes; il est effectué dans de bonnes conditions sur un
front de 100 millièmes au-dessous de 1.000 mètres.
Dans un barrage frontal, le front efficacement battu,
avec fauchage, ne dépasse pas :
1OO NBTBSS. 5o MÈTRES.
Pour un groupe à 1.000 mètres
Pour un peloton à 1.500 mètres
Pour 2 pelotons à 2.000 mètres
à 1.500 m.
à 2 000 m.
à 2.G00 m.
Dans le tir aux grandes et très grandes distances, on
peut remédier aux erreurs possibles de hausse et à l’in-
fluence des agents atmosphériques en utilisant le tir sur
hausses échelonnées.
Lorsqu’on adopte ces modes de tir, il y a Heu, le plus
souvent, de rétablir une densité efficace en augmentant
le nombre des mitrailleuses mises en action.
II. Principes d'exécution.
89. Le tir de la mitrailleuse s’exécute normalement
la pièce débloquée.
Le tir de la mitrailleuse s’exécute par rafales.
Le tireur profite de l'intervalle qui sépare deux rafales
successives pour contrôler et rétablir le pointage.
Il y a toujours intérêt à ce que les rafales se succèdent
le plus possible et que, tout en restant ajustées, elles
soient le plus longues possible.
La rafale normale, aux petites distances, et, dans cer-
tains cas, aux moyennes distances, est de 8 à 12 car-
touches (3 ou 2 rafales par bande).
Aux grandes distances et, dans la plupart des cas, aux
moyennes distances, elle est poussée jusqu’à une bande
entière.
90. L’unité normale d’exécution du feu est le
groupe.
Éventuellement, des missions de feu peuvent être don-
nées à deux ou plusieurs groupes réunis en groupement
de tir.
La conduite du feu appartient au chef de groupe. Il
l’exerce, soit par commandement direct ft la voix, soit
par des consignes données aux chefs de pièce.
78
TIR.
Le chef de groupe, dans le cadre de sa mission, fait
tirer une ou deux mitrailleuses. Il les engage contre des
objectifs différents ou contre le même objectif. Dans ce
dernier cas, il emploie une seule hausse ou, s'il y a doute
sur la distance, deux hausses différentes. En tous cas,
les deux pièces doivent pouvoir concentrer leur feu sur
l’objectif principal.
Toute mitrailleuse en batterie doit toujours être
pointée sur un objectif déterminé ou sur un repère.
Quand le tir n’est exécuté qu’avec une seule pièce d’un
groupe, la pièce qui ne tire pas, si le chef de groupe ne
lui a pas attribué d'autre objectif, prend le même objectif
et la même hausse que la pièce qui tire et se tient prête
à la remplacer.
Quand un tir doit être d'assez longue durée, il est
exécuté par pièces alternées. Les intervalles de tir sont
employés au refroidissement du canon.
Quand les deux pièces d'un groupe tirent sur le même
objectif, chacune des pièces doit battre la totalité de
l’objectif comme si elle était seule.
article 3.
Genres de tir.
Tir direct. Tir masqué. Tir indirect (1).
01. Les mitrailleuses s’emploient en pointage direct
ou en tir masqué et sous certaines conditions en tir in-
direct.
Le tir à pointage direct (plus simplement appelé tir
direct) s’exécute en pointant l'arme sur le but, avec la
hausse normale et en conduisant le feu d’après la consta-
tation directe de ses effets. Les opérations relatives au
pointage sont donc faites sur l’objectif lui-même et sans
intermédiaire.
Le tir masqué permet de profiter de la proximité d’un
masque, d’où le but est visible, pour dissimuler les pièces
aux investigations terrestres de l’ennemi. Les opérations
de pointage sont faites sur l’objectif par l'intermédiaire
de jalons et d'un niveau.
Le tir indirect est un tir collectif de mitrailleuses des-
(1 ) Se reporter aux définitions du Règlement de la Cavalerie,
1M Partie, tome I, p. 20.
TIR DIRECT.
79
tiné à battre un objectif situé aux grandes ou très
grandes distances et qui n'est pas vu de remplacement
des pièces. Le pointage s'effectue par des procédés topo-
graphiques à l'aide des tables de tir ou d'abaque.
Le pointage direct permet d'ouvrir ie feu avec le
maximum de rapidité et de suivre instantanément un
objectif qui se déplace.
Dans de bonnes conditions de visibilité, c’est, en outre,
le mode de pointage qui donne au tir la plus grande
efficacité.
Le tir normal de la mitrailleuse, en conséquence, doit
être lé tir à vue directe, exécuté en pointant sur le but
avec la hausse normale de l'arme.
Toutefois la nécessité de battre un objectif très éloigné
ou Invisible et la recherche des avantages que confère
le défilement aux vues terrestres de l'ennemi rendent
indispensable que les cadres soient familiarisés avec les
procédés spéciaux de pointage que comportent le tir
repéré, le tir masqué, le tir indirect
CHAPITRE H.
TER DIRECT.
Généralités.
92. Le tir direct permet d’ouvrir le feu avec un mi-
nimum de préparation dès que la pièce est mise en bat-
terie. Il permet de tirer le meilleur parti des qualités
individuelles du tireur, se prête aux changements rapides
d’objectifs dans un secteur d’observation étendu.
Exécuté aux petites et moyennes distances, par bonne
visibilité, son efficacité immédiate est assurée par le fait
que le tireur peut de lui-même régler le feu d'après les
résultats obtenus.
C’est le seul genre de tir qui s’applique au combat à
courte distance en période de crise.
Il a pour inconvénient de nécessiter une mise en bat-
terie plus ou moins à découvert ; le personnel doit être
instruit à exécuter la mise en batterie de la manière la
plus discrète en utilisant le terrain, en évitant les mou-
vements Inutiles et les agglomérations vulnérables. Il doit
savoir en outre camoufler ses emplacements.
Le tir direct s’exécute la nuit ou par mauvaise visibilité
en tir repéré; aux grandes distances au delà de
80
TIR DIRECT.
1.500 mètres, il nécessite une appréciation préalable des
corrections imposées par les agents atmosphériques et
la mise en application de procédés particuliers.
ARTICLE PREMIER.
Désignation de l’objectif.
93. La désignation de l’objectif est faite par le chef
de groupe (ou par le chef de pièce, si la pièce a reçu une
consigne de tir), d’après les règles suivantes :
1° Si l'objectif apparaît très nettement et ne prête à
aucune confusion possible, il est indiqué d’une façon
directe.
Exemple :
Objectif, le groupe de cavaliers sur la route.
2° Dans le cas contraire, on se sert, pour la désignation
de l’objectif, de repères intermédiaires en commençant
par les plus visibles.
Dès qu’il a aperçu chacun des points désignés, le tireur
le fuit connaître en disant : VU.
Exemple :
Devant vous, une maison à toit rouge. — VU.
A gauche, à trois travers de doigt, un peuplier. — VU.
A gauche, à un travers de doigt, un groupe de fan-
tassins. — VU.
Objectif : ce groupe de fantassins.
Les travers de doigt sont pris le bras tendu, la main
placée verticalement.
Iæ chef de groupe ou le chef de pièce, pour faire cette
désignation, doit être assez près du tireur.
La désignation des objectifs est d'autant plus rapide
que le terrain a été étudié à l’avance dans les conditions
de l'article 3 du chapitre II du titre II.
article 2.
Débit, tir par séries, régime.
94. Le débit du tir peut être : lent. 50 coups par
groupe et par minute; normal. 100 coups par groupe
et par minute; acré/éré, 200 coups par groupe et par
minute; rapide, 400 coups par groupe et par minute.
TIR DIRECT. 81
En conséquence, la pièce chargée d’entretenir momen-
tanément le feu tire environ :
— une bande par demi-minute, au débit lent;
— une bande par quart de minute, au débit normal.
Au débit accéléré, la pièce tire sans marquer d’arrêt
systématique de longue durée entre les bandes.
Le débit rapide est obtenu en faisant tirer à la fols
les deux pièces du groupe en débit accéléré.
95. Suivant la nature de l’objectif et sa distance, en
raison de reflet à obtenir et de la mesure dans laquelle
le chef de groupe est tenu de garder en main la conduite
immédiate du feu on emploie ou :
1° Le feu à volonté, dans lequel le tireur conduit le tir
d'après les résultats observés et le poursuit jusqu’à cons-
tatation du résultat cherché.
Le commandement particulier est : « Feu à volonté > ;
ou :
2° Le tir par séries dans lequel il est tiré une ou deux
séries de quatre bandes par rafales d'une bande entière.
Le tir cesse quand le nombre de séries fixé par le com-
mandement a été tiré.
Le commandement particulier est « Feu d'une (ou de
deux) série >.
Le feu à volonté s'emploie aux petites et, dans les cas
favorables, aux moyennes distances, chaque fois que
l’objectif est nettement visible et que les effets du tir
peuvent être constatés. Il convient particulièrement aux
cas où l’on recherche un effet de précision.
Le tir par séries s'emploie avantageusement quand le
chef de groupe veut obtenir un effet de puissance, tout en
restant maître de la consommation des munitions.
Il s'impose souvent aux grandes et trouve un emploi
fréquent aux moyennes distances.
Il est utilement employé quand l’objectif n’est pas net-
tement visible pour le tireur et que les effets matériels
du tir ne peuvent pas être facilement constatés. Il con-
vient particulièrement aux tirs de neutralisation, tirs de
fouille et aux réglages aux grandes distances.
9fl. Contrôle du degré d'usure des canons. — La néces-
sité de contrôler le degré d’usure des canons exige l’enre-
gistrement, après chaque tir, du régime auquel il a été
exécuté : enregistrement de la consommation de muni-
tions, mention du genre et de la nature des tire, des
périodes d’arrêt, des refroidissements et des nettoyages.
82
TIR DIRECT.
ARTICLE 3.
Répartition do tir. — Fauchage.
1° Répartition du tir en direction.
91. Définition. — On appelle <fauchage en direction»,
l’action de déplacer latéralement la pièce pendant le tir,
un utilisant le mouvement du support pivotant sur le
trépied.
On emploie le fauchage lorsque la largeur de l’objectif
est trop grande pour que cet objectif soit entièrement battu
sans qu’on change le pointage en direction.
La manière d’exécuter le fauchage Influe sur la préci-
sion du tir et sur la densité du feu sur l’objectif.
La présente instruction distingue : le tir débloqué sans
fauchage, le tir bloqué et, suivant que les limites de
l’objectif à battre sont ou non visibles du tireur, deux
modes de tir avec fauchage..
Tir débloqué sans fauchage. — Tni bloqué.
98. Le tir s’exécute sans fauchage quand 11 s'agit de
battre un objectif à front étroit (10 millièmes et au-
dessous) ou de concentrer le feu sur un point particulier
du front d'un objectif plus étendu.
Le tireur, ayant pointé Panne sur un point choisi vers
le milieu et an pied de l'objectif, exécute son tir en
s’efforçant d’immobiliser la pièce et en rectifiant le poin-
tage, après chaque rafale, tant en hauteur qu’en direction.
Dans le cas exceptionnel où il est nécessaire de con-
centrer le tir sur un front inférieur à cinq millièmes,
on peut tirer en tir bloqué (1).
Le tir sans fauchage ne comporte pas de commande-
ments particuliers. Le tir bloqué comporte l’indication
< Tir bloqué ». ... ,
Tirs a\tc fauchage.
99. Les limites de l'objectif à battre .sont visibles du
tireur. — Sur un objectif à front large (plus de 10 mil-
lièmes), si cet objectif est nettement visible pour le tireur
et s’il est possible d’en délimiter le front avec précision,
on emploie le « fauchage & vue ».
(1) Pratiquement, la moindre faute de pointage ou une rafale
de vent un peu violente risque de faire passer la totalité de la
gerbe d'un tir bloqué & côté de l’objectif.
TIR DIRECT.
83
Après avoir observé l’objectif, le tireur exécute, sans
Interruption, sur les points de l'objectif importants par
leur visibilité, leur vulnérabilité, leur densité, etc., une
série de < tirs sans fauchage» en proportionnant, pour
chacun d’eux, la longueur du tir ft leur Importance et à
l’urgence plus ou moins grande qu'il y a à battre les
points suivants.
Le tir s'exécute de la gauche à la droite de l’objectif,
le tireur revenant au point important de gauche après
avoir battu celui de droite.
La constance dans le sens du fauchage facilite l’obser-
vation des coups.
Si l'on veut obtenir sur l'objectif un effet continu en
débit rapide ou accéléré, le front de l’objectif ne doit
pas excéder 00 millièmes. Un front de 100 millièmes est
le maximum de front qu’on puisse battre dans de bonnes
conditions de stabilité et de rapidité.
Le commandement particulier est « Tir avec fau-
chage». 11 est inutile si la désignation de l’objectif im-
plique nettement l’exécution du fauchage.
100, Les limites de l'objectif à battre ne sont pas
visibles du tireur. — Dans les cas où 11 n’est pas possible
de voir nettement l'objectif ou de délimiter avec préci-
sion le front à battre et où il est cependant nécessaire
d’étaler le tir en largeur (nuit, brouillard, fumée, etc.,
correction-vent aux grandes distances), on évalue en mil-
lièmes l’amplitude du fauchage, qui ne devra jamais dé-
passer 50 millièmes.
Le chef de groupe, après avoir désigné l’objectif, donne
l’amplitude du fauchage en millièmes (1) et précise son
mode de répartition par rapport ù l’objectif (de part et
d’autre, à droite, ft gauche).
Le tireur, après avoir pointé sur l’objectif, détermine,
sous le contrôle du chef de pièce, les divisions du limbe
qui correspondent aux limites du fauchage et y fait placer
les butoirs.
Il exécute son tir en déplaçant la mitrailleuse entre
ces limites, de façon iï battre l'objectif de la gauche ù la
droite (sauf indication contraire).
Il s’efforce de répartir le feu uniformément sur toute
l’étendue du fauchage en immobilisant la pièce à chaque
rafale.
(1) Le limbe de l’affflt modèle 1915-M. 19 étant gradué en mil-
limètre» (cbnque division vaut environ 8 millièmes), il sera sou-
vent préférable que le chef de croupe prenne ft son compte le
calcul de substitution et fixe l'amplitude «lu fauclinae en comptant
par division de limbe, on arrondissant au besoin le chiffre.
Exemple : fauchage 50 millièmes, fauchage 6 divisions.
84
TIR DIRECT.
Le commandement particulier est : < Fauchage, tant de
millièmes », suivi de l’une des indications « A droite »,
< A gauche », < De part et d’autre ».
2® Répartition du tir en profondeur.
101. L’extension du tir en profondeur, sur des objec-
tifs profonds, n’est pas à rechercher.
En effet, le tir de la mitrailleuse est très dispersé en
profondeur; l’étendue dans ce sens aboutit ù une réduc-
tion de la densité du feu qui enlève à ce dernier une
grande partie de son efficacité.
On peut éviter cette extension en choisissant les par-
ties les plus vulnérables de l'objectif pour y appliquer,
en négligeant les autres, un tir à pointage fixe.
Toutefois, sur des objectifs minces ou dont la distance
n’a pu être appréciée exactement, principalement aux
grandes distances, et lorsque les résultats du feu ne peu-
vent être observés, ou pour battre une zone de rassem-
blement, il y a intérêt ù employer le tir sur hausses
échelonnées, Ù l’exclusion du fauchage en profondeur, qui
est interdit en raison de la dispersion désordonnée qu’il
provoque.
Tua sur hausses échelonnées.
102. Le tir sur hausses échelonnées est un tir dans
lequel le chef de groupe fait changer périodiquement la
hausse par bonds progressifs ou régressifs de 100 mètres.
En principe, le tir s'exécute par séries sur chaque
hausse; il est effectué au maximum avec quatre hausses
différentes.
Il peut se combiner avec un fauchage en direction.
Il exige une grand? consommation de munitions pour
un effet matériel relativement faible.
article 4.
Commandements.
108. Le commandement qui déclenche le feu est fait
conformément aux prescriptions de VInstruction *ur la
pratique du tir communes au mousqueton et au fusil-mi-
trallleur. Il comporte les indications suivantes :
1° Pour telle pièce (ou pour les deux pièces) ;
2° Feu à volonté (ou feu d’une — ou de deux — sério)
indication suivie quand il y a lieu des indications rela-
tives au fauchage et. au débit;
TLR DIRECT.
8t>
8° Hausse (tant) ;
4® Sur (tel point ou telle ligne), suivies immédiatement
ou non du commandement d'exécution :
< Commencez le feu. »
Ces indications doivent être données d’une façon pré-
cise.
La correction avec laquelle elles sont données et le ton
sur lequel elles sont énoncées influent sur le sang-froid
des servants et, par là, sur l’exécution du tir.
104. Le feu est interrompu par le commandement :
« Halte au feu ». Il est arrêté au commandement :
« Cessez le feu ».
Après le commandement : « Halte au feu », le tir est
repris sur le même objectif au commandement : < Pour
tell? pièce (ou pour les deux pièces), < Continuez le
feu».
Lorsqu’un tir par séries est terminé, il peut être repris
au commandement de :
Tir d'une (ou deux) série,
Commencez le feu.
La hausse est modifiée au cours du tir par le comman-
dement :
Halte au feu,
Hausse, tant,
Commencez le feu.
105. Si le chef de groupe ou de pièce veut changer
d'objectif au cours du tir, il commande < Halte au feu»,
si la pièce n’a pas à changer de position, ou « Cessez le
feu» dans le cas contraire, puis il commande le nouveau
tir en faisant précéder le commandement de l’indication :
«Changement d’objectif», accompagnée, s’il y a lieu, de
la désignation de la place du nouvel objectif par rapport
au précédent : A droite, — A gauche, — Plus près, —
Plus loin.
L° tireur suspend le feu de sa propre initiative, lorsque
l'objectif qui lui a été désigné disparaît. 11 reprend le tir
quand l’objectif reparaît.
article 5.
Comptes rendus et carnets à tenir.
106. Après l’exécution de chaque tir, le chef de pièce
rend compte au chef de groupe du nombre de bandes
86
TIR DIRECT.
consommées et des munitions qui restent disponibles. 11
appartient au chef de groupe de tenir le chef de peloton
exactement au courant de ses disponibilités en munitions,
même s’il est séparé de lui.
Chaque mitrailleuse <*st livrée avec une pièce d'iden-
tité (1>, sur laquelle sont mités tous les renseignements
d'ordre technique devant permettre de suivre l’arme de-
puis sa sortie d’usine Jusqu’à sa réforme définitive après
usure complète.
Les indications suivantes doivent y être notées avec
précision : consommation en munitions, numéro des
canons qui les ont tirées, réparations, vérifications de
l’arme.
Ce document fait partie des accessoires de chaque mi-
trailleuse; il doit être joint à l’arme au cours de toutes
ses mutations.
Il est tenu, en outre, dans chaque peloton et chaque unité,
des carnets de peloton et d’unité conformes aux modèles
de l’annexe IV.
CHAPITRE III.
PRESCRIPTIONS ET PROCÉDÉS PARTICULIERS
RELATIFS A LA PRÉPARATION ET A L’EXÉCU-
TION DU TLR.
ARTICLE PREMIER.
Réglage du tir. — Corrections.
107. Les défauts de réglage de l’appareil de pointage
Influent sur la direction du projectile. Ces défauts doivent
être connus du tireur, qui exécute en conséquence la cor-
rection de pointage nécessaire.
Cotte correction est constante et d’un ordre de grandeur
minime; Il n'en est pas de même des corrections que néces-
sitent les influences que subit le tir du fait des facteurs
suivants :
— erreur commise dans l’appréciation de la distance;
— différence de site entre l’origine du tir et le but;
(1) Carnet ou livret dont le modèle sera déterminé prochaine-
ment.
TIR DIRECT.
87
— agents atmosphériques : vent, température, pression
barométrique.
108. Pour les tirs aux moyennes et petites distances,
les corrections sont faites chaque fois que les circonstances
le permettent, d’après un réglage par observation directe
des résultats.
Le réglage est rapide, s'il est méthodique, exécuté par
rafales nourries. Quand l'observation des coups est possible,
on opère comme suit :
Tirer, en tir bloqué, avec la hausse supposée bonne; si
la partie dense du groupement est en avant de l’objectif,
augmenter lu hausse de 200 mètres et continuer ainsi, par
allongements successifs de 200 mètres, jusqu’à ce que la
partie dense du groupement soit en arrière de l’objectif;
diminuer alors de 100 mètres la dernière hausse employée.
Opérer dans l’ordre inverse, par bonds régressifs de 200
mètres, si le premier tir a été long.
Apprécier alors l’écart en direction du point moyen du
groupement et déterminer un point de pointage & droite
ou à gauche, de façon à amener ce point moyen sur le
centre de l’objectif.
Aux petites distances et aux moyennes distances jusqu'à
800 mètres, on gagne du temps si on a pu apprécier l’écart
du point moyen dès les premières rafales, à corriger le
pointage sans modifier la hausse initiale. Cette dernière
ne sera corrigée qu’au moment d’une Interruption du tir.
109. Quand l’observation dés coups n'est pas possible et
dans les cas où il importe de collier instantanément un
objectif fugitif, on tire sans réglage préalable en compo-
sant l’erreur possible par une répartition systématique du
tir :
En direction par un fauchage commandé de 20 ou 40 mil-
lièmes à droite ou à gauche de l’objectif, suivant que le
vent souffle <te droite ou de gauche.
En portée par un tir simultané des deux pièces du groupe
sur des hausses différant de 50 ou de 100 mètres. Si le tir
est exécuté par plusieurs groupes, on peut tirer sur hausses
échelonnées de 100 en 100 mètres.
110. En montagne et chaque fois que la différence de
site dépasse 400 mètres, il y a lieu de recourir aux tables
spécialement établies pour le tir en montagne. (Voir fasci-
cule « Tables et Abaques > de V Instruction sur les mitrail-
leuses d’infanterie d’août 1932.)
88
TTR DJBECT
ABT. 2.
Tirs aux grandes distances. — Appréciation
des éléments de tir. — Calcul des corrections.
111. La distance, en même temps qu’elle rend l’obser-
vation des coups de plus en plus difficile, augmente l’in-
fluence des agents extérieurs sur le tir, la densité du feu
est plus faillie, la zone dangereuse moins étendue, et le
tir peut être déporté d’une façon très sensible.
Jusqu’à 1.500 mètres, on peut compenser ces inconvé-
nients en faisant tirer simultanément plusieurs pièces sur
le même objectif et en appliquant les procédés indiqués
au § 109.
Au delà de 1.500 mètres, il devient nécessaire d’appré-
cier la distance à moins de 100 mètres près et de calculer
les corrections nécessitées par l’influence des agents atmo-
sphériques; il est nécessaire également de proportionner à
la distance le nombre de pièces à mettre en action, afin
de restituer au tir une densité qui réponde à l’effet re-
cherché.
112. Au-dessus comme au-dessous de 1.500 mètres, le
feu doit être conduit directement et entièrement par le
chef de groupe, le chef de peloton ou. éventuellement, le
chef du groupement : le rôle du chef de pièce et du tireur
est réduit à la simple exécution des commandements.
Appréciation des éléments de tir.
113. a. Distance. — Le télémètre, un plan directeur ou
à défaut une carte au 1/50.000 permettent d’apprécier la
distance avec une approximation suffisante. Aux très
grandes distances, un plan directeur ou une carte au
1/50 000* fournissent des indications plus approchées que
le télémètre, si remplacement des pièces et celui de l’ob-
jectif peuvent être déterminés avec précision.
b. Site. — ïæ sitognniomètre donne l'angle de site par
une simple visée. A défaut de sitognniomètre. on apprécie
la différence d’altitiule entre l’emplacement du tir et le
but d’après le plan directeur ou la carte; connaissant cette
différence d’altitude et la distance, on trouve l’angle d?
site dans le table n° II du fascicule «Tables et Abaques >.
c. Aqents atmosphériques. — Il appartient à l’officier de
renseignements du régiment d’extraire des messages météo-
rologiques de la station d’armée ou des bulletins du poste
de sondage de corps d’armée, les Indications utiles aux
TI» DIRECT.
89
qnltés de mitrailleuses et de communiquer en temps oppor-
tun ces indications aux unités intéressées sous la forme
d’un bulletin de sondnye qui donne le vent, la température
et la pression barométrique.
Ces renseignements, qui ne sont généralement valables
que pour une durée relativement faible, sont exploités
immédiatement par le commandant de l'unité de mitrail-
leuses, pour le calcul des corrections ft faire, si toute son
unité combat sous son commandement, ou communiqués
par lui, «à l’aide des moyens les plus rapides, aux chefs
de section qui unt reçu des missions particulières.
114. Dans certaines circonstances, le commandant
d’unité est privé de renseignements météorologiques, il est
alors Intéressant pour lui de se rendre compte, à l’aide
des moyens imparfaits dont il dispose, du sens et de l’or-
dre de grandeur des corrections il effectuer.
Le commandant d'unité peut arriver à se faire une idée
approchée de la température. Il néglige J’intluence de la
pression barométrique (1) si aucun élément ne lui permet
de l'évaluer.
En ce qui concerne la vitesse du vent, on remarque, au
sol :
— un vent de 5 mètres agite un fanion et les feuilles
des arbres;
— un vent de 10 mètres agite les branches moyennes
des arbres;
— un vent de 15 mètres agite les arbres eux-mêmes ;
— un vent de 20 mètres correspond ù une forte tempête;
— la vitesse du vent est ralentie lorsque le sol est
hérissé d’obstacles (arbres, maisons, etc.).
La direction du vent est facile ù déterminer si l’on
considère un fanion, une girouette, une fumée, etc.
Calcul de» corrections.
115. Le calcul des corrections : vent, température,
pression, et la résolution d’un problème de tir font l’objet
de l’annexe n° 1.
(1) Sauf dans le cas du tir en montage.
90
UH DIRECT.
aut. 3.
Tirs do durée. — Refroidissement. — Nettoyage.
Échauffement du canon.
lie. Un échauffement excessif du canon a pour résultat
immédiat une augmentation considérable de la dispersion.
Il peut avoir pour conséquence ultérieure une dégradation
complète du canon et môme de l’arme.
Il faut refroidir le canon quand une pièce a tiré 500 car-
touches en débit accéléré, en débit rapide ou dans des
tirs par séries répétés sans Interruption.
En débit normal, on procède au refroidissement après
un tir de 1.5UÜ cartouches.
117. Refroidir le canon. — Envelopper le canon et
notamment le radiateur avec des chiffons mouillés et conti-
nuellement arrosés.
Le refroidissement du canon n’empêche pas de continuer
le tir; mais, en débit rapide et accéléré, réchauffement
sera toujours plus grand que le refroidissement.
En tir direct ou masqué, le dégagement excessif de va-
peur que provoque le refroidissement d'une pièce très
chaude est de nature à déceler remplacement du tir.
Quand la pièce est très chaude, si une cartouche reste
engagée dans la chambre pendant un arrêt de tir, pour
éviter le danger d'une explosion spontanée quand la culasse
est ouverte, il faut que l’incid nt soit corrigé en moins de
30 secondes; en cas d'impossibilité, laisser refroidir l’arme
avant de chercher à réduire l’incident.
Dans les deux cas, s'abstenir de placer la tête près de
la fenêtre d’éjection.
Encrassement <le l’arme.
%
118. Au cours d'un tir prolongé, l’arme s’encrasse, et
il devient nécessaire «le procéder à un nettoyage.
Pratiquement, on n'attend pas que le nettoyage s’impose
et, dès qu'une pièce a tiré 1.500 cartouches, le chef de
groupe profite de la première occasion favorable pour com-
mander le nettoyage. Il évite de faire nettoyer simulta-
nément les deux pièces.
Le chef de pièce ne doit pas, sur la position de tir,
prendre l'initiative du nettoyage, à moins qu’une consigne
ne l’y autorise.
Il profite au contraire de toute occasion favorable pour
refroidir son arme.
TIR DIRECT.
91
11®. Nettoyage au combat. — Au commandement :
< Telle pièce, nettoyage », l’arme étant désarmée, enle-
ver :
— le couloir d’alimentation sans le démonter;
— le cou vre-cu lusse avec le ressort de rappel;
— le pistolet et la détente;
— l’ensemble piston-culasse.
Nettoyer rapidement ces pièces et les huiler;
Écouvillonner le canon, la chambre et la boîte de culasse;
Remonter l’arme.
Conduite du feu.
120. En principe, le feu doit être ouvert avec le ma-
ximum d’intensité. Il est, par suite, très souvent opportun
d’ouvrir le feu par un tir simultané des deux pièces du
groupe par séries ou en débit rapide; mais si le tir doit
durer, il est exécuté au bout d’une minute par pièces
alternées, tirant au plus en débit accéléré de façon à éviter
un échauffempnt excessif des canons.
En conséquence, quand un tir doit durer plus d’une
minute et qu'il nécessite, pour avoir une densité efficace,
le tir de deux ou plusieurs pièces, il faut mettre en action
autant de groupes qu’on doit faire tirer simultanément de
pièces.
Quand on a exécuté un tir de durée, la durée et le
régime de ce tir doivent être enregistrés.
akt. 4.
Tir repéré.
121. Le tir est dit repéré lorsque la mitrailleuse ayant
été pointée en direction et en portée, soit par visée directe
sur l’objectif avec la hausse convenable, soit par tout autre
procédé, on a préparé des moyens de contrôle qui per-
mettent de vérifier ultérieurement la position du canon et
de la rétablir, s’il y n lieu, dans sa direction et son incli-
naison initiales.
De pratique constante quand il s’agit de tirs Indirects
et de tirs masqués, le repérage est encore fréquemment
employé dans le tir ù pointage direct. Tl faut toujours
prévoir que la visibilité de l’objectif. m«*me primitivement
excellente, se trouve atténuée ou supprimée par des causes
diverses : brouillard, pluie, poussière, fumée. Enfin, toute
mitrailleuse en batterie doit pouvoir être utilisée la nuit.
Le repérage d’un tir direct est préparé, soit dès la mise
92
TTB DIKECT.
en batterie, si l’ouverture du feu n’est pas Immédiate,
soit ultérieurement, au cours des accalmies.
Les pièces sont repérées à l’aide du limbe et du niveau
ou à l’aide de jalons à voyants. Le premier procédé est
plus rapide et plus discret, le deuxième est plus précis.
I. Repérage au limbe et au niveau.
Repérage de l’objectif.
122. L’objectif sur lequel il y a lieu de se repérer étant
désigné, la pièce est braquée dans su direction, la position
de l'affût fixée ou soigneusement repérée sur le sol, soit par
des piquets, soit pur tout autre moyen :
—'pointer la mitrailleuse sur l’objectif avec la hausse
correspondant à la distance;
— relever le numéro de la division du limbe (1) qui
correspond alors ù l’index et l’enregistrer;
— ensuite, le tireur agissant sur la pièce comme il le
fera pendant le tir (calage du jeu qui existe entre la pièce
et l’appareil de pointage en hauteur), placer le niveau (2)
sur le canon, agir sur le toutou molette de façon à amener
la bulle entre ses r. pères, relever les chiffres de la colonne
et du tambour qui donnent en millièmes l’inclinaison de la
pièce et les enregistrer.
Pointage de la pièce.
123. Vérifier la position de l’affût.
Pointer la mitrailleuse en direction en plaçant l’index
sur la division du limbe correspondant à l’objectif, bloquer
la pièce dans cette position et placer les butoirs de fau-
chage de façon à réaliser le fauchage prescrit par le chef
de groupe.
Le tireur, agissant sur la pièce comme il le fera pendant
(1 ) Pour que les lecture» de la graduation du limbe aient toute
la précision possible, ii est nécessaire de les effectuer toujours sous
la même incidence. Tout contrôle de repérage en direction au
limlie devra être fait de l’emplacement occupé par le tireur au
début de l’opération.
(2 ) L’emploi du niveau comporte deux précautions essentielles :
a. Pour éviter sa ebute et sa rupture, le niveau n’est pas posé
et abandonné sur le canon ; il doit y être maintenu ;
b. manipulations du niveau sur un canon chaud ne sont
possibles que pendant un temps limité; le procédé le plus rapide
consiste À agir progressivement sur le bouton molleté et assez
lentement pour que la bulle soit amenée et immobilisée entre ses
repères en une seule fois et non après plusieurs oscillations de
sens contraires.
TIR DIRECT.
03
le tir, le chef de pièce place, le niveau sur le canon après
lui avoir fait marquer l'angle correspondant à l'objectif,
le tireur agit sur le volant de pointage de façon à amener
la bulle entre ses rei>ères.
Si la distance de l’objectif est supérieure à 2.400 mètres,
pointer sur l'objectif avec la hausse de 2.400 mètres, en
tenant compte, s'il y a lieu, de la déviation latérale due
au vent.
Mesurer l’angle au niveau, puis l’augmenter de l’angle
(Hd — Hj,), exprimé en millièmes, en faisant intervenir,
s'il en est besoin, les corrections en portée découlant des
conditions atmosphériques (1).
Faire marquer au niveau de pointage l’angle résultant.
Pour exécuter ces opérations, le personnel s’éclaire à
l’aide de la lampe électrique de poche en prenant les pré-
cautions nécessaires pour éviter d'être vu par l’ennemi.
Exécution du tee.
124. Fauchage. — Le repérage au limbe comporte tou-
jours une erreur qui peut att Indre 10 millièmes. Le sens
de cette erreur ne pouvant être prévu, le tir est toujours
effectué avec un fauchage systématique.
Ce fauchage peut varier en amplitude entre 20 et 50 mil-
lièmes, suivant ia nature de l'objectif et le degré de pré-
cision avec lequel ont ifh être conduites les opérations de
repérage et de pointage.
Le tir de nuit est exécuté, le plus souvent, par séries.
Le pointage en hauteur pouvant être modifié par l’action
involontaire du tireur sur le volant ou, suivant la nature
du terrain, par l'enfoncement de la bêche d'affût dans le
sol, l’inclinaison de la pièce doit être vérifiée avec le niveau
dès la première série et aussi souvent qu’il peut paraître
nécessaire de le faire.
Observations. — Un défaut de fixité de l’affût peut en-
lever toute précision au repérage au limbe. Sur certains
terrains, ce mode de repérage ne peut être employé que s’il
est fait usage de la plate-forme ou lorsque la pièce a été
solidement assise par un tir prolongé et que sa fixité, tout
au moins en ce qui concerne le pointage en direction, a pu
être contrôlée au cours de tirs exécutés par bonne visibilité.
Le repérage au limbe, même complété par l'emploi des
(1 ) Tin. tangente de l'angle de hausse pour la portée D ; TL,,
tangente de l'angle de hausse pour la portée 2.400 mètres. La
valeur de ces angles, exprimée en millièmes, est donnée par la
Table de tir.
TIB DIRECT,
9i
butoirs de fauchage, est Insuffisant pour garantir la sécu-
rité d’une troupe amie par dessus laquelle ou sur le flanc
de laquelle doivent être effectués des tirs. Les limites des
zones de sécurité doivent être repérées sur jalons.
125. Lorsque divers emplacements sont prévus en vue
de l’exécution de tirs de nuit, le repérage en direction
p?ut être préparé sur chacun d’eux, pendant le Jour, au
moyens de dispositifs de fortune.
Par exemple, marquer sur le sol l’emplacement que
l’affût doit occuper et repérer la distance qui sépare respec-
tivement l’avant et l'arrière de la pièce pointée, de deux
piquets plantés latéralement à proximité de la mitrailleuse.
126. U peut être opportun de modifier, pour la nuit, la
nature des tirs à exécuter par des mitrailleuses en position
pour des missions de jour. Il est h remarquer en effet que
les conditions de visibilité qui sont une gêne ou un obstacle
au tir sont également une gêne ou un obstacle nu mouve-
ment; ce dernier ne d.‘vient possible qu’appuyé aux lignes
naturelles du terrain qui en constituent en quelque sorte
les avenues; en prenant d’enfilade ces avenues et leurs
débouchés, les mitrailleuses sont assurées d’un rendement
efficace la nuit et dans tous les cas de mauvaise visibilité
générale.
L’exécution du repérage et du "tir est ainsi facilitée.
n. Repérage sur jalons et au niveau.
127. 1° Repérage d’un tir direct exécuté sur un objectif
dont la distance est inférieure ou égale à 2J00 mètres.
Pointer sur l’objectif avec la hausse correspondant à sa
distance, en tenant compte, s’il y a lieu, des corrections
imposées par les conditions atmosphériques. Bloquer en
direction et en hauteur.
A. "Repérage en direction.
En visant avec une hausse forte (en principe, avec la
hausse ii 2.400 m.) (1). faire planter dans le plan vertical
passant par la ligne de mire un premier jalon h 10 mètres
(1 ) SI l’on n<* peut voir les jalons (Jalons trop courts, sol peu
consistant, terrain en p«'nto descendante), Itltérer momentanément
la mitrailleuse de la vis de pointage. Dana ce cas. le tireur manque
de point de pointage au cours du tir et l'emplnl des butoirs do
fauchage est obligatoire si le tir est débloqué et l’objectif invisibta.
TIR DIRECT. 95
au moins de la pièce et un second jalon à 10 mètres environ
au delà du premier (1).
Faire en sorte que les jalons soient à l’abri des balles
issues de la pièce. A cvt effet. enfoncer les jalons, ou les
Incliner dans le plan de tir, jusqu'à ce qu’ils cessent d’ètre
aperçus lorsqu’on les visse avec la hausse de 200 mètres,
l'inclinaison du canon n'étant pas modifiée.
B. Repérage en portée.
En manœuvrant la molette de hausse, sans modifier l’in-
clinaison du canon, amener la ligne de mire sur le voyant
du premier jalon, ce voyant étant préalablement placé à
proximité de l’extrémité du jalon.
Noter la hausse qui a permis d'atteindre ce résultat.
Cette hausse est dite hausse-repère.
Avoir soin de mesurer, en outre, l'inclinaison du canon
avec le niveau de pointage, si l’affût n’est pas encore assis
par le tir ou s’il repose sur un sol peu consistant (2).
Quand l’objectif est à une distance supérieure à 2.400
mètres, opérer comme il est dit au n" 123 pour le cas
correspondant.
Observations. — Lorsque la fixité de l’affût n’est pas
complète, le repérage en direction à l’aide d’un seul jalon
et le repérage en hauteur effectué sur voyant risquent
d’être entachés d’erreurs. Il y a donc avantage, quand la
pièce n’est pas sur plate-forme, à recourir à l’alignement
de deux jalons et à utiliser le niveau pour le repérage en
portée.
Le repérage en hauteur sur voyant est justifié toutefois
quand, la pièce étant bien assise, le canon est trop chaud
pour permettre d’y maintenir le niveau.
En outre, les observations qui font l’objet des n” 125 et
120 s'appliquent au repérage avec les jalons et niveau.
(1) Les jalons peuvent être installés en arriére de la pièce.
A cet effet, se porter devant la mitrailleuse et viser de façon à
apercevoir le cran de mire nu milieu du sommet du guidon. Comme
dans le cas précédent, renvoi (1), le pointage est Impossible pen-
dant le tir et l'emploi des butoirs souvent nécessaire.
(2) Le procédé suivant permet de réaliser un repérage en direc-
tion et en portée très précis :
Itégler In hauteur des jalons et les placer de telle sorte que
le tireur aperçoive l'extrémité du second jalon au-dessua du
premier, an milieu de son sommet.
Sans modifier l’inclinaison du canon, viser avec la hausse con-
venable. la partie visible du second jnlon.
Certains exécutants emploient un jalon à coulisse, dont la hau-
teur se règle de façon à effleurer la ligne de visée d'une hausse-
repère.
96
TIR DIRECT.
III. Exécution et vérification du tir repéré.
128. Pour exécuter le tir, viser avec la hausse-repère,
le point utilisé pour le pointage lors de lu préparation du
tir (voyant ou sommet du second jalon).
Pendant un arrêt du tir, pour vérifier si les éléments
initiaux du tir ont été conservés :
En direction :
— s’assurer que l’index est en coïncidence avec la divi-
sion du limbe prescrite. Sinon, modifier la position des
butoirs de fauchage;
ou bien,
— pointer sur l’alignement des jalons et rectifier s’il y a
lieu;
En portée :
Vérifier l’inclinaison du canon avec le niveau marquant
l’angle au niveau primitif. Rétablir, s’il y a lieu, l’incli-
naison primitive en manœuvrant le volant de pointage
en hauteur;
ou bien,
— pointer sur le voyant (ou sur le sommet du deuxième
jalon; rectifier, s’il y a lieu, en manœuvrant le volant de
pointage en hauteur.
abt. 5.
Tir contre les objectifs terrestres en mouvement.
129. Le tir sur objectifs en mouvement comporte une
correction de pointage dite corret tioiibut, dont la grandeur
varie ft la fols avec la distance et la vitesse de dépla-
cement du but.
La correction-but se fait en avant de l’objectif, dans la
direction réelle de son déplacement; elle est égale à l’es-
pace parcouru i»ar l’objectif pendant le trajet du projectile.
Le tableau ci-dessous donne, en fonction de la distance,
la valeur approchée de cette correction pour les vitesses de
déplacement approximatives d’un certain nombre d’objec-
tifs du champ de bataille (coureur, cavaliers au trot, au
galop, automobiles).
TIR DIRECT.
97
VITESSE DE L’OBJECTIF EK KILOMÈTRES à l'heure. CORRECTION BUT ET ÉCART angulaire (i) correxpondant dan « le cas d'un mouvement transversal. DISTANCES (a).
6oo METRES. lOOO mètres. i5oo MÈTRES. 2OOO MÈTRES.
i Mètres 3 6 10 16
io (pas gymnastique) . • < / Millièmes.... । _ 4 6 7 8
। Mètres 4 8 13 23
i4 (Irot réglementaire) •• 1 Millièmes.... r , _ i 8 9 11
1 i Mètres 5 12 20 32
(galop ordinaire de an) | Millièmes. ... 8 12 l.'i 16
i Mètres 7 17 30 '|8
; 3o (galop allongé) î Millièmes...* 12 17 20 24
Mètres 17 28 50
5i> 1 Millièmes.... 20 28 34 ^40
(1) L'écart angulaire est l'angle sous lequel la correction est vue du tireur.
(i) La table de tir n* i montre que jusqu'à 1000 mètres :
la balle D met environ une demi-seconde pour parcourir 3oo mètres ;
— i seconde pour parcourir 6oo mètres;
— « î secondes pour parcourir 1000 mètres.
Pour ces distances et pour une vitesse déterminée de l'objectif, les corrections
sont donc approximativement entre elles comme i/u. i et 2,
A i5no mètres, on peut utiliser comme approximation très suffisant© de la
rorrertinn-lmt un nombre de mètres égal à la vit«»>-»r de l'objectif exprimée en
kilomètres è l'heure.
Exécution du tir.
13b. Choisir en avant de l’objectif, sur sa route pro-
bable et à une distance dépassant sensiblement la valeur
exacte de la correction, un point de pointage pris de„pré-
férence parmi les points remarquables du terrain (entrée
ou sortie d’un couvert, poteaux ou arbres sur lé bord des
chemins).
Tirer sur ce point, en tir débloqué sans fauchage, une
rafale d’au moins une demi-bande (1).
Lorsque l’objectif, se déplaçant latéralement par rapport
au tireur, présente un grand front, le chef de groupe ré-
partit le front entre ses pièces en le divisant en deux
tranches, sur lesquelles il fait exécuter simultanément un
tir avec fauchage.
Sur des objectifs se déplaçant obliquement par rapport à
la direction générale du tir, le chef de groupe emploie le
(1) Voir tir contre avions : Tir < en grappes».
.1. 3364 J-35. Zi
98
TIR DIRECT.
même procédé, mais en donnant à chaque pièce une hausse
correspondant à la distance de la tranche de l'objectif
qu’elle doit battre.
Contre l’infanterie se présentant de front aux petites et
moyennes distances, il est toujours préférable de prendre
la hausse courte qui se rapproche le plus de la distance
appréciée.
Le tir sur de la cavalerie se présentant de front pourra
être exécuté, dans des conditions satisfaisantes, en pre-
nant la hausse de 600 mètres, si l’on peut viser le pied
des chevaux.
Contre un véhicule se présentant de face, viser en poin-
tage fixe avec la hausse de la distance le bas de la partie
visible du véhicule.
Contre des engins blindés, le feu, s’il est ouvert, doit
être intense et continu; le fait de ne pas disposer de
cartouches perforante n’est pas -une raison suffisante pour
ne pas tirer sur un engin blindé, si par ailleurs les cir-
constances s’y prêtent et si les consignes ne s’y opposent
pas.
1æ feu est alors dirigé sur les parties du véhicule où il
a le plus de chances d’être efficace, soit en gênant le per-
sonnel, soit en détériorant le matériel (fentes de visée,
train de roulement, etc.).
Plus le mouvement de l’objectif est rapide, plus l’inten-
sité du feu doit être grande.
Aux petites distances, une pièce tirant seule peut obtenir
un résultat efficace.
Aux moyennes distances, les deux pièces du groupe doi-
vent tirer simultanément sur le même point.
Aux grandes distances, chaque fois que c’est possible,
il faut concentrer le feu de plusieurs groupes.
Sur les objectifs de petites dimensions, le tir ne s’exécute
pas, au delà de 1.000 mètres.
Il y a souvent avantage à libérer la mitrailleuse de sa
vis de pointage; dans ce cas, l’emploi de la crosse facilite
le pointage et diminue la dispersion du tir.
TIR DIRECT.
99
CHAPITRE IV.
RÈGLES DE SÉCURITÉ (1).
Généralités.
131. Les trajectoires correspondant aux divers objec*
tifs possibles ne doivent rencontrer ni les obstacles du
terrain situés entre la pièce et le but, ni les troupes amies,
en station ou en marche, pouvant se trouver dans cette
zone.
Étant donné un obstacle, ou une troupe amie, le pro*
blême à résoudre consiste donc à déterminer la hausse de
sécurité ou l'angle au niveau minimum, qui permet à la
trajectoire moyenne de franchir l'obstacle avec une cer-
taine marge de garantie, ou de passer par-dessus la troupe
à une certaine hauteur imposée, appelée hauteur minimum
de sécurité.
Les éléments à considérer, pour résoudre le problème,
sont la distance et le site de l’obstacle ou de la troupe
amie, la distance et le site de l’objectif.
Lorsque le tir est dirigé par-dessus un intervalle, ou sur
le flanc d'une troupe, une hauteur minimum de sécurité
doit de même être respectée, afin d’éviter la production
de ricochets en arrière de la troupe.
Il faut, en outre, ménager dans le sens du front, en
bordure de la troupe, une zone minimum de sécurité.
Enfin, la nécessité d'appuyer au plus près la progression
d’une troupe par des mitrailleuses tirant de flanc à. proxi-
mité de cette troupe exige que soit définie la ligne à partir
de laquelle le tir de ces mitrailleuses deviendrait dange-
reux pour la troupe appuyée.
Le tableau A Indique :
1° La marge de garantie & resiieeter en fonction de la
distance horizontale de l’obstacle, du flanc, ou de l’inter-
valle ;
2° La hauteur minimum de sécurité et la hausse de
sécurité en fonction de la distance de la troupe amie.
(1) Les règles & observer pour les exercices avec tirs réels sont
énumérés dans l'instruction provisoire du 14 février 1931 sur l'or-
ganisation des champs de tir dans les camps d’instruction et l’ap-
pendice à r/nstrwctiôn sur la pratique du tir.
J. 33641-35. 4.
100
TIR tUBECT.
Règles générales.
132. 1° Il est interdit de tirer par-dessus une troupe
amie ou un intervalle avec des cartouches qui ne sont pas
classées < bonnes de guerre ».
2° Le tir n’est autorisé qu’avec des canons vérifiés
n’ayant pas tiré plus de 14 000 cartouches en débit normal.
3° La pièce doit être parfaitement assise avant l’ouver-
ture du feu;
4° Les petites branches, brindilles, cultures sont suscep-
tibles de faire dévier les projectiles ; le tir est interdit si
les balles peuvent rencontrer les légers obstacles qui vien-
nent d’être énumérés.
5® Il est interdit de tirer par-dessus une troupe amie
ou un intervalle dans la position affût couché ou age-
nouillé.
6° Le tir est interdit :
a. Si le directeur du tir n’est pas tenu à tout moment,
par son observation personnelle ou par renseignements, au
courant des emplacements occupés par la troupe amie (1) ;
b. Si la troupe amie est éloignée de :
— moins de 100 mètres (sauf lorsqu’elle est en angle
mort, ou dominée de 5 mètres, au moins, par les pièces) ;
— ou de plus de 2.500 mètres.
ARTICLE PREMIER.
Tir par-dessus un obstacle.
133. Le problème de l’obstacle se présente pratiquement
sous la forme énoncée ci-après :
Vérifier qu'il est ou n’est pas possible, d’un emplacement
donné, de tirer par-dessus un obstacle déterminé sur un
objectif fixe.
l*r cas. — Le point 1. que l’on suppose pouvoir consti-
tuer un obstacle, est visible de la position.
(1) Toutefois, lorsque les abords de l’objectif, éloigné des pièces
de 1.500 mètres au moins, sont entièrement visibles sur une pro-
fondeur de 600 mètres, l’exécution d'un tir direct est possible,
même si les mouvements de la troupe amie ne peuvent être conti-
nuellement observés, tant que les premiers éléments de cette troupe
n’apparaissent pas dans la zone découverte.
TIR DIRECT.
101
a. SI la mitrailleuse est déjà en batterie :
Déterminer la distance de l’obstacle.
Viser le point I avec la hausse correspondant à sa dis-
tance.
Mesurer au niveau l’inclinaison ainsi donnée à la mi-
trailleuse.
Chercher dans le tableau A la marge de garantie
correspondant à la distance de I et ajouter le chiffre ainsi
trouvé au chiffre donné par le niveau. On obtient ainsi
l’angle au niveau minimum.
b. Si la vérification doit être faite avant l’arrivée du
matériel :
Mesurer avec le sitogoniomètre le site du point I. Ajou-
ter à la valeur trouvée l’angle de hausse qu’il faudrait
réaliser en terrain horizontal pour atteindre ce point et
la marge de garantie correspondant à la distance (Ta-
bleau A).
Vérifier que le total obtenu est inférieur à l’angle au
niveau correspondant à la distance et au site de l’objectif.
2* eu#. — Le point I est invisible de la position (c’est
le cas de l’étude préalable et de la préparation d’un tir).
.lu moyen de l'abaque.
Calculer la différence d’altitude de I et de O ; la reporter
réduite à l’échelle des hauteurs sur la feuille d’abaque à
la distance d (distance topographique de la pièce au
point 1) mesurée à l’échelle des distances; vérifier que
le point obtenu est au-dessous de la trajectoire passant
par B à une hauteur au moins égale à la marge de ga-
rantie.
Si plusieurs points peuvent constituer des obstacles,
établir aux échelles de l’abaque un profil du terrain.
102
TIR DIRECT.
ART. 2.
Tir par>dessus les troupe*.
134. Dans la pratique, le problème se présente sous
l’une des formes suivantes :
1° Vérifier qu’il est possible, d'un emplacement donné,
de tirer par-dessus une troupe en station sur un objectif
fixe.
1er procédé, applicable si la troupe amie est à moins
de 1.800 mètres :
a. Si la hausse à prendre pour atteindre l’objectif est
égale ou supérieure à la hausse de sécurité indiquée par
le tableau A, le tir est possible (1).
b. Si la hausse correspondant ù la distance de l’objectif
est plus faible que la hausse de sécurité, on procède comme
suit :
— viser la troupe amie avec la hausse de sécurité cor-
respondant à sa distance;
— sans modifier l’inclinaison du canon, amener la ligne
de inire sur l’objectif en manœuvrant la molette de hausse ;
— lire la graduation marquée.
Si la distance de l’objectif est égale uu supérieure au
nombre marqué par la graduation, le tir par-dessus la
troupe est possible; il est interdit dans le cas contraire (2).
2e procédé, applicable dans tous les cas.
Appliquer les prescriptions du n° 138 (2« cas) en rem-
plaçant l’altitude de l’obstacle par celle de la troupe
amie et la marge de garantie par la marge de sécurité.
(1) Il est évident que l’on peut tirer également si la différence
de site objectif-troupe amie est suffisante pour procurer & elle seule
la hauteur minima de sécurité.
En conséquence, on peut tirer si l’objectif est vu de la pièce :
— pour les distances de la troupe amie comprises entre 300 et
400 mètres, au moins à 30 millièmes au-dessus de cette troupe ;
— pour toutes les distances de la troupe amie au delà de 100
et jusqu’à 2.500 mètres, au moins à 05 millièmes au-dessus de cette
troupe.
(2) Si les circonstances atmosphériques imposent des corrections
en portée, il faut, pour que le tir soit possible, que la hjausse
correspondant à la distance de l'objectif et la hausse corrigée
Indiquée par le tableau soient l’une et l’autre égales ou supérieures
à la hausse déterminée en visant la troupe amie et corrigée par
application de la table n’ 3.
TIR DIRECT.
103
135. 2° Étant donné un emplacement de tir et un
objectif en mouvement vers le tireur, déterminer sur la
direction de tir le point il partir duquel il n’est plus
-possible de tirer sur l’objéctif sans risque de toucher
la troupe amie.
Repérer sur le terrain la direction de tir envisagée.
Repérer à l’aide du télémètre, sur cette direction, le
point où la trajectoire, correspondant à la hausse de
sécurité indiquée par le tableau A en fonction de la
distance de la troupe amie, rencontre le terrain.
Le tir ne sera plus possible dès que l’objectif aura atteint
ce point.
En répétant cette opération sur plusieurs directions
éventuelles de tir, on détermine une ligne à partir de
laquelle le tir devra cesser..
136. 3° Étant donné un emplacement de tir et un
objectif fixe, déterminer sur la direction du tir le point
à partir duquel 11 faut lever le tir pour ne pas risquer
d’atteindre une troupe amie située entre le tireur et
l’objectif et en marche vers cet objectif.
1** cas. — Le terrain en-deçà de l’objectif éloigné d’au
moins 1.500 mètres est à peu près parallèle à la ligne
de mire.
Chercher au télémètre un repère situé à 600 mètres
en-deçà de l’objectif. Lever ou allonger le tir quand les
premiers éléments atteignent ce point.
2® cas. — Le terrain en-deçà de l’objectif est notable-
ment incliné sur la ligne de mire (pente ascendante).
La méthode indiquée dans le premier cas est applicable,
mais amène à lever ou à allonger le tir prématurément.
SI l’on dispose du temps nécessaire à la détermination
précise du point limite, procéder comme suit :
Rechercher au télémètre un point situé à 550, puis
500 mètres en-deçà de l’objectif et appliquer à chacun
d’eux la méthode exposée au n® 134, 1°, b, comme s’il
était occupé par la troupe amie.
Le point pour lequel la hausse minimum correspondant
à l’objectif est égale à la distance de cet objectif est le
point limite cherché.
Lever ou allonger le tir quand un élément ami atteint
ce point
Dans les deux cas, en répétant les opérations prescrites
sur plusieurs directions éventuelles de tir, on détermine
la ligne limite en-deçà de laquelle le tir est interdit.
J 04
TFR DIHKCT,
ART. 3.
Tir par-dessus les intervalles.
137. Les règles de sécurité pour le tir par-dessus les
intervalles ont pour but d’éviter la production de rico-
chets en arrière ou à hauteur des troupes amies qui
délimitent l’intervalle.
Il suffit à cet égard d’appliquer au terrain situé dans
l’intervalle des règles énoncées pour le tir par-dessus un
obstacle. Toutefois, il convient de réserver une zone mi-
nimum de sécurité de 70 millièmes comptés à l’in-
térieur de l’intervalle à partir des ailes des troupes qui
le délimitent. Dans cette zone de sécurité, on applique
les règles du tir par-dessus les troujies, c’est-à-dire qu'on
emploie la hauteur de sécurité au lieu de la marge de
garantie. II en est de même pour toute l’étendue du
front de l’intervalle si ce front est inférieur à 200 mètres.
11 importe de tenir compte éventuellement des correc-
tions en portée et en direction dues aux conditions atmo-
sphériques (chap. III). La zone minimum de sécurité est
augmentée de la quantité nécessaire quand le vent souffle
vers la troupe; elle n’est jamais diminuée quand le vent
vient de la direction opposée.
Lorsque le vent souffle vers la troupe, il est interdit
de tirer si la composante perpendiculaire au plan de tir
est supérieure à 8 mètres seconde.
TIR OIRKCT.
105
ART. 4.
Tir de flanc à proximité d’une troupe.
138. Lorsqu’il s’agit de protéger le front ou le flanc
d’une troupe en progression vers un objectif déterminé,
par le tir de mitrailleuses placées sur le flanc de cette
troupe et tirant à moins de 1.200 mètres, on peut admettre,
si le terrain ne se prête pas à la production de ricochets
latéraux, que le tir peut être poursuivi tant que la
trajectoire moyenne ne passe pas à moins de 130 millièmes
de la troupe.
art. 6.
Engins blindés dans la zone de tir.
Engins blindés amis.
La présence d’engins blindés amis dans le champ de
tir d’une mitrailleuse n’apporte aucune restriction au
tir de cette arme s’il est exécuté avec des projectiles ordi-
naires, sous réserve de ne pas s’exposer inutilement à
les atteindre de plein fouet. Cette réserve tombe si les
engins sont l’objet d’un assaut ennemi.
Engins blindés ennemis à l'intérieur du dispositif.
Laisser la charge de leur destruction aux armes per-
forantes.
106
HR DIRECT.
Ce tir ne peut être exécuté que s’il n’y a aucun doute
sur la nationalité de l’engin, par exemple s’il a pu être
observé avec certitude que l’engin a déjà pris à parti
des éléments amis.
TABLEAL A
des hauteurs minima de sécurité, des hausses de sécurité
et des marges de garantie.
(.Ne s’applique au tir de la cartouche modèle iqSa-N. (balle lourde chemisée)
qu’en tenant compte des prescriptions de l’Annexe n° 8.)
DISTANCE HAUTEUR HlMMÜM HAUSSE MARGE DISTANCE
HORIZONTALE DE SÉCURITÉ (l ) approxî- horizontale
DE GARANTIE de l'obstacle
de la troupe en mil- lièmes. (<) en millièmes. du flanc
amie. en mètres. mation supé- rieure. ou de l'intervalle.
100 53 5,3 /
:»<x» 32 6.'. ( 1.900 mètres.
3n > 27 \l | 10,0 \ 1.500 mètres. 1
i 1 M ) » 25
5>)> » 24 12.0 1 > 10 < ' Moins
6tX) 22 13,2 l 1.4oo mètres, j I de i.ooo m.
7(K) 20 14.0 (
800 20 16,0 )
900 20 18,0 1
1.000 21 21,0 | Hausse cor-
1.100 23 25.3 j
1.200 25 30,0 / respondu 11- 1 Nombre 1
1,3oo 27 35,1 l te à la dis-
1.600 29 40,6 ( tance de lai d’hectomè- [
t.5on 32 48,0 l troupe a mie' 1 tres t de i.ooo
1 Jnn 34 5'1,4 i augmentée/ contenus / à 2.ooo ni.
1 1.81 h •• 36 39 61,2 70,2 / ‘ de boo iu.1 , dans I la distance. 1
1.900 2 .CKHJ 43 46 81,7 \ 92,0 j Se reportera
2.1 un 2.'O 48 53 1H2/I f 116,6 > à la table 7 du fascicu- 22 24 2.100 m. 2.200 m.
.3 ?o 56 128,?$ 1 le « Tables 26 2.3oo iu.
2 . w 60 H 4,0 1 et Aba- 28 2 Zioo m
2.OOO 65 162,5 / ques». 30 2.000 m.
!
(i) Les valeurs précises de la hausse de sécurité (ou angle de niveau de sê
curilé, ou de la hausse minimum [ou angle au niveau minimum) se déduisent
du présent tableau et do la labié 7 «lu fascicule lubies et Abaques» de l'ins-
truction pour les Unités de Milrailleu.es d'infanterie du 1 août 1
Il y a lieu, en outre, de tenir compte éventuellement des corsections
(tables 3, 4,5) nécessitées par les conditions atmosphériques.
TIR MARQUÉ.
107
CHAPITRE V.
TIR MASQUÉ.
(Défini au Chapitre Ier, article 3.)
Le tir masqué ne peut pas être exécuté à une distance
Inférieure à 800 mètres (1) si le masque est constitué
par un obstacle Impénétrable (crête, talus ou mur). Cette
distance peut être réduite s'il est constitué par un écran
perméable et n’offrant aucun risque de ricochet (rideau
d’herbes ou de cultures).
139. Détermination de la direction. — Chaque chef
de pièce, porteur de deux jalons (2), se dirige vers le
sommet du masque, s’arrête à la limite de défilement de
l’homme couché et plante un jalon devant lui.
Il recule ensuite jusqu’à la limite de défilement de
l’homme à genoux et plante le second jalon sur l’aligne-
ment, formé par le centre de l’objectif et le premier jalon.
Le chef de groupe vérifie l'alignement réalisé par chacun
des chefs de pièce.
Si l’emplacement exact de la pièce est imposé a priori,
le chef de pièce se porte en arrière de la mitrailleuse et
fait planter, par un servant à genoux ou couché, deux
jalons sur la direction pièce-objectif.
140. Détermination de l’angle au niveau. — Le chef
de peloton (ou le chef de groupe, si le groupe est isolé)
fait installer une pièce à proximité de la crête (3) et
pointer sur l’objectif avec la hausse correspondant ù sa
distance.
Pendant que l’arme est pointée et maintenue immobile
par le tireur, il mesure au niveau l’inclinaison du
canon et l’enregistre.
Si une troupe amie, ou un intervalle se trouve dans
la direction de l’objectif, le chef de peloton (ou de
groupe) détermine la hausse de sécurité pour établir s’il
est possible de tirer; dans l’affirmative, il mesure au
(1) La tension de la trajectoire est telle, aux portées inférieures
à 800 mètres, qn’iî serait impossible de masquer la pièce et le
tireur aux vues de l'ennemi.
(2) Ou de deux « badines » bien droites, longues de 80 centi-
mètres, au plus, moins visibles pour l'ennemi que les jalons.
(3) La mitrailleuse est. soit montée sur son affût, soit posée
sur le sol.
108
TU» MASQUÉ.
niveau l’inclinaison du canon pointé sur la troupe (ou
l’intervalle) avec la hausse de sécurité et en prend note.
Les diverses opérations sont répétées à titre de véri-
fication. La pièce est ensuite reportée en arrière.
Si la situation tactique, la nature du masque on celle
du terrain aux abords du masque (neige, cultures non
foulées, etc.), interdisent de déplacer la pièce comme 11
vient d'être dit, on relève sur les tables l'angle au niveau
correspondant à la distance du but, après avoir relevé
le site de l’objectif avec le sitognniomètre.
Si la distance de l'objectif est supérieure à 2.400 mètres,
procéder comme il est indiqué au n® 123.
141. Pointage. — Les pièces sont installées en arrière
du masque à une distance variable avec le relief de ce
dernier, avec la portée et avec le site de l’objectif et des
observatoires ennemis. L’affût est mis ô la position inter-
médiaire ou «couché», si la position « dressé» ne permet
pas de réaliser le défilement.
Le jalonnement ayant été prolongé, si les deux premiers
jalons ne sont pas visibles de l’emplacement choisi, chaque
pièce est pointée en direction sur l’alignement réalisé.
Pour le pointage en portée, donner à chaque canon,
avec le niveau, l’angle au niveau précédemment déterminé
sur le masque. Vérifier avec la hausse de 700 mètres (1),
si la ligne de mire passe au-dessus du masque.
Dès que le matériel a été assis par le tir de quelques
bandes, donner, s’il y a lieu, à chaque canon l’inclinaison
qui correspond à la hausse de sécurité et amener le butoir
inférieur de fauchage en hauteur au contact de la douille
fendue (2) du support pivotant. Rétablir ensuite l’angle
au niveau de l’objectif.
Nota. — 1® Si l’emplacement de tir est très rapproché
de celui d’où les visées ont été faites, les mêmes éléments
de pointage en portée sont conservés.
Si le recul en arrière du masque est voisin de 50 mètres,
ou supérieur ù cette distance. l’angle au niveau de l’ob-
jectif et l’angle au niveau minimum sont modifiés en
conséquence.
2° Provisoirement. 11 n’est pas tenu compte de l’erreur
introduite par la très faible différence d’altitude qui
(1) Quand le masque est perméable aux balles (cultures), la
vérification se fait avec la hausse de 200 mètre» ; dans ce cas, la
ligne de mire doit passer nettement au-dessus ou à cflté de tout
obstacle susceptible de faire dévier les balles ou de produire des
ricochets.
(2) Avec l’affût 1915, faire les opérations correspondantes.
TIR MASQUÉ.
109
existe entre les deux emplacements. Le tir est rectifié
ultérieurement, le cas échéant, si ses effets sont obser-
vables. • • » >'j>
142. Exécution du tir. — Avant l’ouverture du feu,
le chef de peloton (ou de groupe) détermine éventuellement,
à l’aide d’une jumelle à micromètre, d’un double déci-
mètre ou d’un jalonnement à vue directe, l’gmplitude du
fauchage à réaliser ou le secteur de l’intervalle par-dessus
lequel il est possible de tirer. Il fait mettre en place les
butoirs de fauchage en direction.
Le tir est exécuté au commandement du chef de groupe
qui se met en observation, en dehors du secteur de tir
de ses pièces, de façon à voir à la fois l’objectif et éven-
tuellement les troupes amies situées dans la direction de
ce dernier.
Il est généralement inutile que le chef de groupe se
porte sur le masque même. H a des vues suffisantes en
demeurant à genou ou debout à proximité des pièces.
Le tir est exécuté comme un tir direct et comporte
les mêmes règles de sécurité :ï l’égard des troupes amies.
143. Transport du tir. - Pour transporter le tir,
c’est-à-dire pour pointer les pièces sur un nouvel objectif,
le pointage en direction est réalisé à l’aide du procédé
employé lorsque remplacement de la pièce est imposé
a priori (n® 139).
Si la nécessité d’ouvrir le feu rapidement sur le nouvel
objectif ne laisse pas le loisir de recourir au mode normal
de préparation du tir, le pointage en portée est obtenu
en augmentant (diminuant) éventuellement l’angle au
niveau primitif :
— d’une part, de la différence qui existe entre l’angle
de hausse initial et le nouveau (table n® 1) (1) ;
— et, d’autre part, de la différence constatée entre le
site du premier objectif et celui du nouveau. Cette diffé-
rence est mesurée au sitogoniomètre ou à l’aide d’une
jumelle à micromètre, ou même d’un double décimètre
employé comme stadïa.
Exemple : l’angle au niveau primitif, correspondant à
un objectif O, situé à 900 mètres (angle de hausse :
14,8 millièmes), était de 25 millièmes.
1® Distance de l’objectif O» = 1.200 mètres (angle de
hausse : 23,6 millièmes).
(1) Fascicule «Tables et Abaques».
1 10 TIR MASQUÉ.
Augmenter l’angle au niveau primitif de :
23,6 — 14,8=8,8 millièmes.
2° Le site de O» est plus petit Que celui de On soit :
Site de Ot — site de Oi = 5 millièmes.
Diminuer l’angle au niveau primitif de ces 5 millièmes.
En définitive, le nouvel angle est égal à :
25 + 8,8 - 5 = 28,8 millièmes.
Le pointage en direction est exécuté comme précé-
demment.
Dans le cas où l’ennemi progressant vers l’origine du
tir, ce dernier devrait être exécuté sur des hausses de
plus en plus courtes, il convient de déterminer la hausse
minima au-dessous de laquelle le tir accrocherait le
masque et de repérer sur le terrain le point ou la ligne
qui y correspond. A cet effet, le chef de peloton ou éven-
tuellement le chef de groupe calcule l’angle au niveau
minimum (pratiquement : angle au niveau obtenu en rele-
vant l’inclinaison de la mitrailleuse après avoir visé le
sommet du masque avec la hausse de 700 mètres) et
détermine la portée qui y correspond en superposant à
un profil de terrain l’abaque correspondant ù l’angle ainsi
relevé (1).
144. On peut utiliser, les emplacements situés assez
loin du masque (par exemple : lisières de bois ou de vil-
lages) à une centaine de mètres d’une crête dénudée), avec
possibilité de diriger le tir d’un observatoire surélevé et
très près des pièces (arbre, maison).
Dans ce cas, on applique en totalité ou en partie les
procédés décrits au chapitre VII, article 15, pour le tir
indirect sans carte.
Le procédé suivant peut être employé pour déterminer,
par des visées sur le terrain le point à partir duquel le
tir masqué n'est plus possible :
Calculer comme ci-dessus (n° 143) l’angle au niveau
minimum.
Rechercher sur le terrain, à l’aide du télémètre, des
points situés & 800, puis 850, puis 000, etc., en avant du
masque.
Déterminer l’angle au niveau de ces points par le pro-
cédé indiqué au n° 140.
Quand on aura trouvé un angle au niveau égal ft l’angle
au niveau minimum, on aura le point limite du tir masqué.
(1) Quand 1? défilement de la pièce est sensiblement ranproché
do défilement minimum, on peut admettre, pour valeur de cette
portée, la distance de 800 mètres comptée A nartir dn mnsque si
la différence d« sire entre la pièce et la limite ainsi définie n’ex-
cède pas 3 millièmes.
»
TIR CONTRE AVIONS.
III
CHAPITRE VI.
TIR CONTRE AVIONS (1).
ARTICLE PREMIER.
Généralités.
145. Le tir des mitrailleuses contre avions nécessite
l’emploi d'un appareil de pointage particulier; en outre,
les méthodes spéciales à ce tir diffèrent sensiblement de
celles du tir contre les objectifs terrestres.
Le tir n’est jamais exécuté sur un avion dont la distance
est estimée supérieure à 1.000 mètres.
Il y a avantage à ce que l’avion soit attaqué simulta-
nément par le plus grand nombre possible de mitrailleuses,
par pièce.
Le feu est, chaque fois que c’est possible, conduit par
peloton, mais il peut être exécuté par groupe ou même
par pièce.
Dispositions préalables.
146. Pour tirer contre avions, la mitrailleuse est placée
le tir contre avions, ou sur un affût de fortune (fourche
sur son affût normal, muni ou non d’une rallonge pour
coudée pivotante, roue mobile autour d*un axe vertical,
support pivotant monté sur un tube coudé à 45°, etc.).
Lorsqu’elle est sur son affût normal, sans la rallonge,,
elle doit être libérée de la vis de pointage. Si l’on veut
se ménager la possibilité de tirer sous les grands angles,
on monte la mitrailleuse tête à queue, sur le support
pivotant, c’est-à-dire le canon du côté de la flèche.
Avec la rallonge, on peut tirer jusqu'à près de 90° sans
toucher l’affût.
Dès que le tir contre avions est décidé, on met en
place le correcteur (mire et guidon.).
On augmente très sensiblement l?s résultats du tir en
munissant la mitrailleuse de la crosse.
(1) Le Manuel du mitrailleur de terre contre avion» complète
les prescriptions du présent chapitre ; il comporte des indications
très détaillées sur les pointa suivants :
1° Nomenclature, description et mise en œuvre du matériel de
tir contre avions ;
2° Procédés d’instruction du tir de jour et du tir de nuit;
3° Principes d’emploi des mitrailleuses de terre contre avions
dans les diverses circonstances de la guerre.
112
TIR CONTRE AVIONS.
*
ART. 2.
Principe du tir contre avions.
Le correcteur permet le pointage direct sur l’avant de
L'avion. Il corrige l’écart angulaire (1) dû au déplacement
de l’objectif, au moyen de deux des longueurs de dérive
données par la réglette.
Tir en « grappes ».
148. Sur un objectif aussi mobile que l’avion, le tir
au but est Impossible.
D’autre part, en raison des trépidations de la mitrail-
leuse pendant le tir et de la nécessité de déplacer la
réglette d’une façon continue, il est extrêmement dif-
ficile de suivre, avec la ligne de visée, un avion sur sa
route de marche et d’exécuter sur lui un tir d’accompa-
gnement
La méthode qui donne les meilleurs résultats est celle
du tir « en grappes ».
Elle consiste à exécuter une rafale d’une demi-bande
(ou de 12 cartouches environ, s'il est fait emploi de
bandes articulées), exceptionnellement d’une bande (ou de
24 cartouches, s’il est fait emploi de bandes articulées).
La première cartouche est tirée en prenant directement
l'avant d? l'avion comme point de pointage, la mitrailleuse
maintenue ensuite immobile pendant le tir de toute la
rafale.
Il sera souvent possible d’exécuter plusieurs rafales suc-
cessives sur un même objectif.
Cette méthode augmente les chances d’atteindre le but
et facilite le rôle des servants.
Emploi du correcteur.
149. Le principe consiste à utiliser une longueur de
réglette donnant une dérive légèrement forcée de façon
que la première balle passe sûrement en avant de l’ob-
jectif, mais assez près de celui-ci cependant pour que
l’avion ne puisse changer de direction avant d’entrer dans
la grappe.
Dans les conditions où le tir est permis, c’est-à-dire
(1) L’écart angulaire est l’angle de la direction de l’avion an
moment de la visée, avec sa direction au moment où il doit être
atteint par la balle. 11 varie avec la correction-but, c’est-à-dire
avec le chemin parcouru par l’avion pendant la durée de trajet de
la balle (tempe mis par la balle pour franchir la distance de ta
mitrailleuse A l’avion).
TIR COTRE AVIONS.
113
sur un avion situé à une distance inférieure à 1.000 mètres,
une seule longueur de dérive suffit, sauf dans le cas
exceptionnel où la vitesse apparente de l’avion serait
inférieure ù la normale.
Les opérations à exécuter sont les suivantes : appré-
cier la distance de l'avion, placer lu « réglette à fond >
(ou exceptionnellement au « cran 700 »), et l'orienter pa-
rallèlement ù la direction de route de l’avion, viser
l’objectif par la ligne de mire constituée par la perle de
la réglette et la perle du guidon, tirer la première rafale,
dès que l'avion est à 1.000 mètres, tout en maintenant
l'anne solidement et sans modifier le pointage.
art. 3.
Préparation et exécution du tir.
A. Rôle du chef de peloton (ou, exceptionnellement,
du chef de groupe ou de pièce).
150. Le chef de peloton, ou à défaut chaque chef de
groupe, reconnaît l'objectif, apprécie la distance, spécifie
si le tir a lieu « réglette à fond » ou avec < cran 700 >.
commande l’ouverture du feu.
Pour tenir compte du temps qui s'écoule entre le moment
où les commandements sont prononcés et celui où le feu
est ouvert, le chef de peloton commande l’ouverture du
feu dès que l’avion est ù 1.200 mètres, si la vitesse de
ce dernier est grande ou normale, et à 1.100 mètres, si
elle est inférieure à la normale.
Les chefs de groupe surveillent et, au besoin, corrigent
l’orientation des réglettes.
Toutes les opérations préliminaires à l'ouverture du
feu doivent être effectuées avec le maximum de rapidité.
151. Appréciation de la distance. — Si le chef de
peloton, par temps de visibilité normale, aperçoit net-
tement les mftts de l’avion, c'est que celui-ci est ô moins
de 1.000 mètres. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire
d’apprécier à la stadia.
Si le chef de peloton, par exemple en raison de mau-
vaises conditions de visibilité, a des doutes, il apprécie
au moyen de la stadia.
L’appareil est tenu ù là main droite, à une distance
constante de l'œil, au moyen d’un fil tendu dans la
direction de l'avion. L'extrémité de ce fil est muni d’un
bouton que la main gauche appuie contre le nez, entre
les deux yeux.
114 TIR*” CONTRE AVIONS.
Trois cas peuvent se présenter :
1* cas. — L'avion est vu de face.
Télémétrer en tournant vers soi le côté correspondant
au cas envisagé; encadrer l’avion dans la lyre, de manière
que les extrémités du plan supérieur touchent exacte-
ment les bords de la lyre.
2* cas. — L'avion est vu par le travers.
Télémétrer d’une façon analogue, en utilisant le côté
opposé de la stadia ; encadrer l’avion, ses parties extrêmes
touchant exactement les bords de la lyre.
S* cas. — L'avion se présente obliquement.
Utiliser le côté de la stadia qui paraîtra donner l’obser-
vation la plus commode.
Si on se sert du côté correspondant à l’avion vu de
face, procéder comme dans le premier cas, mais en ayant
soin de donner au plan de la stadia le degré d’obliquité
convenable. Ce plan devra être sensiblement perpendi-
culaire à l’axe de l’avion.
Si on utilise le côté correspondant à l’avion vu par le
travers, il conviendra, au contraire, de placer le plan
de la stadia parallèlement à l’axe de l’avion.
152. Le chef de peloton commande :
< Cran 700 » si la vitesse apparente du but lui
paraît inférieure à la normale;
« Réglette à fond » dans tous les autres cas.
Les tireurs exécutent des rafales d'une demi-bande (de
12 cartouches environ, s’il est fait emploi de bandes arti-
' culées). . . . _
B. Rôle des servants pendant le tir.
153. Au commandement :
« Réglette à fond » (ou « Cran 700 »).
le chef de pièce ou le tireur (1) dispose la réglette à
fond (ou au cran 700, en tenant compte de ce que, à
partir de la perle de visée, la dérive du troisième cran
correspond au cran 700).
(1) Un tireur confirmé peut sans inconvénient manœuvrer lui-
même la réglette, c’est-à-dire la placer au cran voulu et l’orienter
de manière convenable ; néanmoins ces opérations sont effectuées,
en principe, par le chef de pièce.
Tlh CONTRE AVIONS.
115
Au commandement :
« Sur (tel objectif) >,
le chef de pièce ou le tireur place la réglette parallèlement
& la route suivie par l'avion, la perle tournée vers la
direction de marche; le tireur dirige ensuite la ligne
de mire, constituée par la perle de la réglette et la perle
placée au milieu du fil central, sur l’avant de l’avion (1).
Au commandement :
« Feu >,
le tireur déclenche le tir;
Le chef de pièce en surveille l’exécution.
Règles particulières concernant la visée.
154. Dans le cas d'un avion vu sous un angle de site
faible et à une distance comprise entre 700 et 1.000 mètres,
viser en plaçant l’avion etre le fil du bas et le fil central.
Cette règle doit surtout être observée quand on utilise
la crosse pour tirer.
Dans le cas d'un avion passant dans le voisinage du
zénith ou volant à une distance rapprochée du tireur,
vis?r en plaçant l’avion entre le fil central et le fil du
haut.
Observations concernant l’exécution du feu.
155. Le feu est en principe conduit par peloton, excep-
tionnellement par groupe; il s’exécute en pointage libre,
par rafales renouvelées (tir en grappes), aussi longtemps
que possible.
Entre deux rafales, le chef de pièce ou le tireur manœu-
vre la réglette, s’il y a lieu.
Le feu cesse, soit au commandement : «Cessez le
feu >, lorsque la distance de l’avion dépasse 1.000 mètres,
soit sur l’initiative du tireur, dès que l’objectif a disparu,
ou dès que l'avion exécute un virage, le tir devant être
repris sur de nouvelles données.
(1) La visée est facilitée par l’encadrement de l’avion entre le»
branches et les fils extrêmes du guidon.
116
TIR CONTRE AVIONS.
ART. 4.
Exemples de tir.
Cas général.
156. L’avion se déplace à une vitesse normale ou
supérieure à la normale.
Dès qu’il est à 1.200 mètres :
« Réglette à fond », .$wr l'avion gui rapproche.
« Feu ».
Quand l’avion s'est éloigné ù plus de 1.000 mètres.
« Cessez le feu ».
Cas particulier.
157. La vitesse de l’avion est inférieure à la normale.
Dès qu’il est à 1.100 mètres :
« Cran 700»: sur l’avion qui se rapproche.
« Feu ».
Quand l’avion s’est éloigné à plus de 1.000 mètres :
« Cessez le feu ».
Dans les deux cas ci-dessus, la rafale est toujours d’une
demi-bande (ou 12 cartouches), sans cominand'‘ment
spécial.
Cas exceptionnel.
158. L’avion se déplace à une vitesse exceptionnelle-
ment faible.
Dès qu’il est à 1.000 mètres :
« Cran 700 » ; sur l'avion qui se rapproche.
« Tir par bandes entières ».
« Feu ».
Quand l’avion s’est éloigné à plus de 1.000 mètres :
« Cessez le feu ».
159. n est possible de tirer sur un avion éloigné de
600 mètres au maximum, même si le correcteur est mis
hors d’usage ou si on ne dispose pas de correcteur :
prendre la hausse de 200 mètres et tirer par grappes,
après avoir dirigé la ligne de mire sur un point fictif
placé ô autant de longueurs d’avion, en avant de l’objectif,
qu’il y a de centaines de mètres dans la distance appréciée.
TIR INDIRECT.
117
CHAPITRE VII.
TIR INDIRECT.
Conditions générales d'exécution.
160. Le tir indirect est un tir collectif de mitrailleuses
destiné à battre uu objectif situé aux grandes ou très
grandes distances, qui n’est pas vu de l’emplacement des
pièces.
La mesure et le calcul des éléments nécessaires à
l’exécution du tir sont faits soit à l’aide d’un plan topo-
graphique sur lequel sont marqués les objectifs, soit direc-
tement sur le terrain, lorsque les objectifs sont aperçus
du masque qui couvre l’emplacement des pièces ou d’un
autre» observatoire voisin de cet emplacement.
L’unité de tir normale est le groupement de seize pièces.
Toutefois, on peut donner des missions de tir indirect à
un demi-groupement de 8 pièces.
La préparation et l’exécution du tir sont facilitées et
les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l’unité de
tir demeure groupée. Toutefois, l’utilisation rationnelle
du terrain, la recherche d’une faible vulnérabilité, la
nécessité de se ménager la possibilité de confier éventuel-
lement à certaines mitrailleuses des missions de tir masqué
ou même de tir direct conduisent fréquemment à fraction-
ner V unité de tir par pelotons qui, bien que relativement
espacés, peuvent néanmoins prendre sous leur feu des
objectifs communs.
Remarque. — Le tir indirect s’exécute sans cache-
flamme.
Limites d’emploi du tir indirect.
16t. 1° Après 14.000 coups tirés en régime normal,
un canon ne doit plus être employé pour les tirs indirects.
2° Le tir indirect ne doit être employé que sur des
objectifs dont l’importance justifie la grande consomma-
tion de munitions et de matériel qu’entraîne son exécution.
3° Les délais nécessaires à la préparation et à l’exé-
cution des missions de tir indirect sont importants et
immobilisent, en général, longuement les pièces qui y
sont employées. Il est donc essentiel de n’imposer ce genre
de tir à un groupement que si la situation tactique du
moment ne permet pas d’envisager pendant un temps
assez long l’utilisation des groupes pour des missions de
tir direct ou masqué.
118
TIR INDOUtCT.
Désignation et répartition des objectifs.
162. Lorsqu’un groupement est constitué par prélève-
ment sur l’ensemble des unités de mitrailleuses d’une
division de cavalerie, les objectifs sont désignés en prin-
cipe par le général commandant la division et répartis
par le capitaine mitrailleur chargé de l’exécution.
Préparation et exécution du tir indirect-.
A. PRÉPARATION.
ABTICLE PREMIER.
Généralités.
163. La préparation du tir indirect s’effectue d’après
les mêmes règles, quel que soit l’effectif du groupement
qui l’exécute.
Les effets du feu ne peuvent être contrôlés qu’exception-
neliement par l’observation; ils dépendent avant tout du
soin avec lequel le tir a été préparé.
La préparation comporte l’emploi :
1° Des tables et abaques de VInstruction pour les
unités de mitrailleuses d’infanterie, du 2 août 1932;
2® Du matériel dont la nomenclature, la description et
l’emploi sont définis au chapitre IV, article 2 du titre IV.
Tables et abaques.
Tables.
164. La table n* 1 [angles de hausse (ou angles de
projection) exprimés en millièmes] et la table n® 2
(angles de site exprimés en millièmes) servent :
1® A déterminer l’angle de tir;
2® A calculer une ordonnée;
3® A résoudre, sans abaque, le problème de l’obstacle
et de la sécurité.
Les tables n®' 8 et 4 et les cadrans correspondants
t<» canazcr. 110
permettront de trouver, sans calcul, les corrections dues
au vent
La table n® 5 permet de trouver, sans calcul, les cor-
rections dues & la température et A la pression.
ABAQUX ET TBAJECTOIBE8.
16S. L’abaque est une série de courbes représentant
les trajectoires correspondant à différents angles au niveau
ou angles de tir.
Les distances sont indiquées sur la ligne horizontale.
L’abaque permet sans calcul :
— de mesurer l’ordonnée à une distance quelconque
pour une trajectoire déterminée et, en particulier, de
résoudre le problème de l’obstacle;
— de déterminer les zones de contre-pentes qui sont
en angle mort ou qui peuvent être soumises A des feux
de rasance;
— de déterminer sans tables l’angle au niveau néces-
saire pour battre un but qui se trouve à une distance
et à une altitude données ;
— de mesurer les angles de chute.
Afin d’éviter la confusion de courbes trop rapprochées,
l'échelle des hauteurs est différente de l’échelle des
distances. Avant de se servir d’un abaque, il faut s’assu-
rer que l’échelle des distances est la même que celle du
plan dont on fait usage.
De même, les profils destinés à la détermination des
zones en angle mort et des zones rasées doivent être
établis aux échelles de l’abaque (échelle horizontale :
1/10.000; échelle verticale : 1/2.000).
166. Les phases de la préparation sont les suivantes :
— la reconnaissance du terrain : cheminements d’ac-
cès, emplacements de tir, observatoires éventuels;
— la résolution du problème du stationnement;
— la résolution du problème de l'orientation;
— l'installation des pièces;
— la détermination des éléments du tir ;
— le pointage des pièces.
ART. 2.
Reconnaissance du terrain.
167. La reconnaissance du terrain est effectuée confor-
mément aux principes exposés au chapitre IX du titre IV
120
TIR INDIRECT.
du Règlement de la Cavalerie (2* partie), et aux règles
particulières suivantes :
L’emplacement (ou les emplacements) de tir est, dans
certains cas, déterminé approximativement d’après le plan
directeur, ce qui permet une première évaluation som-
maire de la distance et du site des objectifs. Il est tou-
jours arrêté après une reconnaissance du terrain.
Les premières opérations de la préparation du tir
iwmvant être entreprises pendant la reconnaissance, le
personnel et le matériel suivants sont joints au groupe
normal de reconnaissance qui accompagne le directeur
du tir :
1 gradé chef d’équipe pour la réalisation du parallé-
lisme au double décamètre (1) (double décamètre avec jeu
de fiches) ;
2 hommes : équipe de parallélisme (1 jalon et 1 piquet
de plate-forme par pièce) ;
1 aide : pour enfoncer les jalons ou piquets (planchette
complète en étui, avec pied).
168. L’emplacement de tir est choisi de façon à ré-
pondre aux conditions suivantes :
a. Possibilité de battre les objectifs, ce qui implique :
— une distance de ces derniers comprise entre 1,500 et
3.500 mètres;
— la possibilité de tirer par-dessus le masque, les
autres obstacles éventuels, les troupes amies, ou eucore
par-dessus les intervalles.
Résoudre avec le sito-goniomètre, tenu à 80 centimètres
environ du sol, le problème do l'obstacle par rapport au
masque, en considérant l’objectif qui exige l’angle au
niveau le plus faible.
Résoudre par le calcul le même problème appliqué aux
éléments amis.
S’il n’est pas possible de tirer de remplacement qui
semblait primitivement favorable, en détenu hier un autre
qui réponde aux conditions requises.
b. Nécessité de dissimuler remplacement de tir aux vu s
terrestres et aériennes.
L’emplacement n’est pas visible des objectifs, mais s’il
(1) Le gradé et l’un des hommes de l'équipe de parallélisme
procèdent aux chaînages que les opérations topographiques ren-
draient nécessaires.
TIR INDIRECT. 121
est mal choisi, il peut être aperçu de certains observatoires
ennemis.
En l’absence de couverts dissimulant aux vues aériennes,
il est fait emploi du camouflage dès que le matériel est
installé.
c. Situation favorable à l'installation : terrain peu
incliné; sol permettant d’enfoncer les jalons et piquets:
communications défilées avec l’arrière.
d. Éloignement des points faciles A repérer par l’ennemi
et des organisations apparentes (1).
Même lorsqu’il est muni d’un plan directeur, le com-
mandant de l’unité réunit les conditions les plus favorables
s’il peut choisir l’emplacement de tir derrière un masque
<roii l'objectif est visible.
Si cette condition n’est pas remplie, il recherche s’il
( xiste, à proximité de l’emplacement de tir, un observatoire
permettant de voir l'objectif et les troupes amies situées
dans la direction de ce dernier.
ART. 3.
Stationnement.
169. Le problème du stationnement est traité à l’an-
nexe n° 2.
L’efficacité du tir indirect dépend, pour une large part,
du soin apporté à la résolution précise des problèmes
topographiques et avant tout de celui du stationnement.
art. 4.
Orientation.
170. Sur chaque emplacement de tir, il est fait choix
d’une mitrailleuse, dite pièce directrice, pour laquelle le
commandant de l’unité détermine les éléments du pointage.
Il y a avantage à prendre pour pièce directrice une
mitrailleuse située vers le centre de l’unité de tir.
Avant même que soit résolu le problème du station-
nement (annexe n” 2), le commandant de l’unité procède
à l'orientation de la pièce directrice.
Ce problème consiste ft jalonner sur le terrain une
direction, appelée axe de tir.
(1) Toutefois, au cours d’une avance, l'observation ennemie est
plus ou moins désorganisée, et il est avantageux de s’établir dans
le voisinage de points connus, afin de faciliter les opérations
d’orientation.
122
TIR Di DIRECT.
L’axe de tir est une ligne qui, issue de la pièce direc-
trice, passe approximativement par le milieu de la zone
des objectifs.
Le commandant de l’unité détermine l’axe de tir, en
s’aidant au besoin d’une boussole, dès qu’il a fixé sur
le terrain l’emplacement de la pièce directrice.
Il fait jalonner l'axe de tir.
Pendant qu'il procède aux opérations topographiques
que nécessite le stationnement, il fait préparer l’orien-
tation des pièces parallèlement à l’axe de tir et installer
le matériel.
Lorsque le problème du stationnement ayant été résolu,
l’emplacement P de la pièce directrice a été reporté sur
le plan en p, le commandant de l'unité trace taxe de tir
sur le plan, en ayant soin de placer le point p de la plan-
chette orientée exactement au-dessus du point P.
Préparation du parallélisme.
171. 1° Planter à l’emplacement choisi le piquet pour
l'œil de plate-forme de la pièce directrice sur le pro-
longement de la ligne jalonnée (1).
(1) Le mode opératoire suivant permet d’effectuer cette opéra-
tion avec une grande précision (fig. 8) :
— marquer sur le sol le point A d’où le second jalon apparaît
immédiatement*!! gauche du premier ;
» :
1 I
b
! »
A II B
Hg. «5.
Fig. 8.
— marquer le même point B à droit»;
— planter 1» piquet an milieu M de l'intervalle AB.
TIR INDIRECT.
123
2* Déterminer l’emplacement de chacune des pièces de
l’unité de façon que la direction génrale du front soit à
peu près perpendiculaire à l’axe de tir.
Les deux pièces de chaque groupe sont le plus souvent
accolées et les deux groupes d’un même peloton sont
séparés par un faible intervalle (1).
Les pelotons sont placés à des intervalles et à des
distances variables d’après le terrain et les missions
dont ils peuvent avoir à s’acquitter individuellement.
L’emplacement de chaque pièce et celui des pelotons dans
le dispositif du groupement doivent être tels que les trans-
ports de tir puissent être exécutés sans difficulté et sans
risque pour le personnel.
3° Planter un piquet à l’emplacement choisi pour chaque
pièce. ,
4° Jalonner pour chaque pièce, par l’un des procédés sui-
vants, la direction parallèle à l’axe de tir.
«. Jalonnement au double décamètre. — Ce procédé est
employé, toutes les fois que le terrain le permet, pour
mettre en parallélisme les pièces groupées sur un même
emplacement.
Planter un premier jalon sur l’axe de tir, à une dis-
tance D (10 mètres au moins) en avant de la pièce direc-
trice;
Mesurer successivement, en partant de la pièce directrice
l’intervalle qui sépare chaque piquet de pièce du sui-
vant (2) ;
Planter, en avant de chaque piquet, à la même dis-
tance D, un jalon de même couleur que le premier. Les
jalons doivent être séparés par des intervalles égaux à
ceux des piquets (3).
Pour que les erreurs soient minimes, il faut que les côtés
du parallélogramme à constituer par les piquets et les
jalons de deux pièces voisines soient mesurés avec la
même portion du double décamètre et que la tension soit
réglée par le même opérateur.
b. Jalonnement à la planchette. — S’il n’est pas possible
d’employer le double décamètre (hautes herbes, brous-
sailles, etc.), jalonner à la planchette :
Installer successivement au-dessus de l’emplacement ap-
proximatif de chaque pièce la planchette déclinée; viser
(1) Par exemple, 4 mètres entre le* pièce* d’an groupe et
(5 mètres entre les groupes d’un peloton.
(2) Cet intervalle est mesuré de centre à centre.
(3) Cet intervalle est mesuré de milieu à milieu de la face des
jalons tournée vers les pièces.
124
TLR I5DIRECT.
à l’alidade la direction de l'axe de tir sur le plan et faire
planter deux jalons sur cette direction; enlever la plan-
chette et planter le piquet de pièce sur l’alignement déter-
miné par les jalons.
ABT. S.
Installation des pièces.
172. Mettre la plate-forme en place en introduisant le
piquet déjà planté dans l'œil de la traverse antérieure.
Disposer le matériel sur les plates-formes.
Bloquer chaque pièce en direction de façon que l’index
soit en face de la division 70 du limbe. Pointer chaque
pièce sur son jalon de parallélisme, en faisant tourner la
traverse antérieure de la plate-forme autour de son piquet
d’œil. Rendre les deux traverses sensiblement parallèles.
Marquer à la pioche le contour de la plate-forme. Enlever
l’ensemble pièce-plate-forme. Replacer le piquet d’œil.
Préparer le sol de façon que les traverses reposent sur
une surface plane et horizontale (la plate-forme étant
ancrée par trois piquets, il est inutile de l'enterrer). Réa-
liser l’horizontalité des traverses au moyen du niveau de
pointage.
Nota. — L’installation des pièces peut commencer dès
que l’unité arrive sur la position, même si la mise en
parallélisme n’est pas encore préparée. Le chef de peloton
oriente chaque plate-forme au moyen de la boussole (azimut
magnétique approché de l'axe de tir donné par le comman-
dant du groupement).
173. Orienter les pièces. — Disposer de nouveau
plates-formes et matériel. Pointer de nouveau chaque pièce,
bloquée, sur son jalon de parallélisme (index ù la divi
sion 70). Vérifier la verticalité du pivot de la mitrailleuse,
d’abord perpendiculairement à l’axe de la pièce, puis sui-
vant l'axe de la pièce. Planter le piquet de la traverse
postérieure, puis le deuxième piquet de la traverse anté-
rieure (1).
Les chefs de groupe vérifient le pointage en direction d*-
chacune des pièces lorsque les plates-formes sont ancrées
au sol. S’il est nécessaire, la pièce est débloquée et le poin-
tage rétabli; dans ce cas, le chef de groupe prend note de
la division du limbe qui se trouve en face de l’index
(1) Le té plate-forme est installé et orienté d’après les mêmes
principes que la plate-forme en deux parties ; toutefois, il doit
être enterré.
im isomtci. 125
lorsque le pointage est correct et la communique au chef
de peloton.
abt. 6.
Détermination des éléments du tir.
174. Pour pointer les pièces sur un objectif, il est
nécessaire d’effectuer deux séries d’opérations, pour déter-
miner respectivement :
— Vanyle de transport, que forme avec l’axe de tir la
direction du centre de l’objectif;
— Vanyle au niveau.
La valeur de chacun de ces angles résulte :
— d'éléments constants, qui sont mesurés ou calculés une
fois pour toutes : front de l’unité, direction, distance et
site de l’objectif;
— d'éléments variables, ou corrections de pointage, ren-
dues nécessaires par les conditions atmosphériques du
moment.
175. lu Élément constant de l'angle de transport.
— Il est donné en millièmes par la formule :
l
» — ±- (1).
D
l étant la longueur en mètres de la perpendiculaire limitée
à l’axe de tir menée par le centre de l’objectif à la ligne
pièce-objectir et D, la distance de cet objectif en kilo-
mètres.
L’angle de transport peut aussi être mesuré sur le plan
avec le rapporteur.
176. 2° Éléments constants de l’angle au niveau. —
L’angle au niveau est la somme algébrique de l’angle de
hausse Hp et de l’angle de site *.
N ~ Hp ± •<
L’angle de site est positif (négatif) si l’objectif est plus
(moins) élevé que l’emplacement de tir.
Pour chaque portée l’angle de hausse est donné par lu
table n° I et l'angle de site par la table n° II.
La nécessité soit d’éviter un obstacle soit de respecter
(1) L'angle de transport est positif (négatif), lorsque l'objectif
est à gauche (à droite) de l'axe de tir.
i 26 TIK INDIRECT.
une certaine hauteur de sécurité au-dessus des troupes
amies ou d'un intervalle conduit à déterminer un angle au
niveau minimum.
17 7. 3° Données momentanées :
L'angle de transport du moment est la somme algébrique
de l’angle de transport constant et de la correction vent
en direction.
L'angle au niveau du moment est la somme algébrique
de l’angle au niveau constant et des corrections vent en
portée température et pression.
Pour que le tir soit possible il faut que l’angle au
niveau du moment soit supérieur à l’angle au niveau mi-
nimum.
178. Convergence. — Lorsqu’un même angle de trans-
port a été appliqué à toute l’unité de tir dont les pièces
avaient été mises préalablement sous le régime du paral-
lélisme, tous les plans de tir demeurent parallèles.
S’il est nécessaire de resserrer le faisceau des gerbes
issues des différentes mitrailleuses» le commandant du
groupement calcule l’angle n dont les pièces de chaque
fraction subordonnée doivent être déplacées pour qu’elles
soient dirigées sur la même zone que celles du peloton qui
comprend la pièce directrice.
Les pelotons situés à droite (à gauche) du peloton direc-
teur augmentent (diminuent) l’angle de transport de la
valeur de l’angle de convergence qui leur est indiquée par
le commandant du groupement (1).
Dans chaque peloton, toutes les pièces tirent avec les
mêmes éléments de pointage.
L’angle de convergence n, exprimé en millièmes, est cal-
culé pour chaque peloton subordonné à l’aide de la for-
mule :
l
D
l étant la distance (exprimée en mètres) de la pièce direc-
trice à la pièce correspondante du peloton considéré (2) ;
D étant la distance (exprimée en kilomètres) de l’objectif.
(1) Augmenter : Porter la poignée du pistolet vers la droits.
Diminuer ; Porter la poignée du pistolet vers la gauche.
(2) Lorsque les pelotons sont espacés, l est la longueur de la
perpendiculaire menée par la pièce directrice au pian de tir de
cette pièce et limitée à la droite qui joint l’objectif & la pièce
directrice du peloton subordonné.
TIR INDIRECT.
J 27
Lorsque toute l’unité de tir est groupée sur le même
emplacement et que les intervalles entre les pièces sont
faibles, on abrège les calculs et on obttent une approxi-
mation suffisante en procédant comme suit :
1° Calculer l’angle de convergence n (en millièmes) pour
l’un d.s pelotons immédiatement voisins du peloton direc-
teur par la formule :
l
n= ± ,
D
l étant l’intervalle (exprimé en mètres) entre la pièce direc-
trice et la pièce correspondante du peloton considéré;
D étant la distance (exprimée en kilomètres) de l’objectif.
2° Prescrire :
— au peloton le plus voisin vers la droite d’augmenter
de n millièmes; éventuellement, au peloton suivant, de
2 n millièmes;
— au peloton le plus voisin vers la gauche de diminuer
de n millièmes; éventuellement au peloton suivant, de
2 n millièmes.
Si la pièce directrice a été prise au premier (quatrième)
peloton, le quatrième (premier) peloton devra diminuer
(augmenter) de 3 n millièmes.
Exemple. — Groupement de 4 pelotons ; 4 mètres environ
entre les pièces d? chaque groupe : intervalle de 6 mètres
environ entre les groupes et les pelotons. Pièce directrice
au trqisième peloton.
Objectif à 2.500 mètres :
/ = 6-+-4-|-6 + 4 = 20 mètres.
20
n =-----= 8 millièmes.
2,5
Prescrire :
— an deuxième peloton, d’augmenter de 8 ;
— au premier peloton, d’augmenter de 16;
— au quatrième peloton, de diminuer de 8.
181. Fauchage. — Le fauchage en direction sur un
large front est d’une exécution difficile et ne donne qu’une
faible densité de feu.
Le front maximum battu en tir indirect par un groupe-
ment de 4 pelotons ne dépasse pas en principe 200 mètre»
(100 m. pour un groupement de 2 pelotons : 8 pièces).
Pour calculer en millièmes l’angle n de fauchage, diviser
128
TIR INDIRECT.
le front de l’objectif (exprimé en mètres) par la distance
(en kilomètres).
I .
.
D
Le fauchage en profondeur est interdit.
182. La profondeur du terrain battu par un groupe-
ment de 16 mitrailleuses, tirant sur le même objectif, est
toujours supérieure à 250 mètres environ.
Lorsque la profondeur de l’objectif excède 250 mètres,
sans dépasser toutefois 450 mètres, limite au delà de la-
quelle l’efficacité du tir est nettement insuffisante, diviser
la profondeur de l’objectif en deux parties égales, et le
groupement de tir en demi-groupements. Donner comme
distance de tir, au demi-groupement de droite, la distance
du milieu de l’objectif diminuée de 100 mètres (1) et, au
demi-groupement de gauche, la distance du milieu de l’ob-
jectif augmentée de 100 mètres.
Au lieu de scinder le groupement en deux unités de tir,
il est préférable, toutes les fois que les circonstances le
permettent, de battre successivement, avec l’ensemble du
groupement, les deux parties de l’objectif.
ABT. 7.
Complément de préparation.
J
183. Dès que le commandant du groupement a terminé
la préparation du tir sur l’objectif principal, il établit et
inscrit à l’avance, sur le carnet de groupement, les élé-
ments constants du tir pour tous h-s objectifs qu’il est
possible de prévoir.
Il communique ces renseignements aux chefs de peloton
qui les notent sur le carnet de peloton.
De même, les renseignements recueillis pendant le tir
sont inscrits au fur et iï mesure de leur réception.
184. Au reçu de chaque bulletin de sondage, le com-
mandant du groupement établit l’angle de transport et
l’angle au niveau du moment pour l’objectif principal;
puis, il tient à jour les éléments des tirs à exécuter éven-
tuellement sur les objectifs secondaires, de manière à
obtenir l’ouverture du feu dans le temps minimum.
(1) Vérifier 81 l’angle au niveau minimum est respecté.
TIR INDIRECT,
129
18&. Chaque fois que cela est possible, l’officier chargé
de la direction du tir doit pousser plus loin la prépa-
ration, afin de faciliter la tache au moment du combat.
A cet effet, il recherche, dans toute la zone d'action et
marque sur le plan les régions en angle mort et les réglons
rasées.
186. Quel que soit le soin apporté à utiliser les cou-
verts ou à exploiter les ressources du camouflage, les
pièces en batterie sont exposées à être, tôt ou tard, décou-
vertes par l’observation aérienne.
Lorsque l’occupation d’une position est susceptible de
se prolonger, le commandant du groupement reconnaît,
divers emplacements de tir; pour chacun d’eux, il fait
jalonner l’axe de tir, préparer le parallélisme et il établit
les éléments du pointage pour les différents tirs à exé-
cuter.
akt. 8.
Cas où l’unité do tir est fractionnée (1).
187. Dans certains cas, l’unité de tir est scindée en
deux, trois ou quatre fractions occupant chacune un em-
placement de tir particulier.
Lorsque l’unité de tir est fractionnée, il y a avantage à
choisir la pièce directrice vers le centre du dispositif. De
cette position centrale, l’emplacement de chacune des
pièces directrices subordonnées est déterminé topographi-
quement par rayonnement.
Cette opération étant effectuée, les axes de tir respectifs
de ces pièces sont jalonnés & l’aide de la planchette dé-
clinée et l’angle de convergence est calculé pour chacune
d’elles.
D’ailleurs, le fractionnement augmentant la souplesse
du dispositif, il est souvent possible d’établir, en totalité
ou en partie, les emplacements de tir derrière des masques
d'où l’objectif est visible. Dans ce cas, l’orientation est
obtenue par jalonnement direct sur l’objectif, pour celles
des fractions qui se trouvent dans cette situation favo-
rable.
Dans la détermination de l’angle au niveau à donner à
chaque fraction, on tient compte de la distance de cette
fraction ù l’objectif et de l’altitude de son emplacement
de tir.
Il est souvent nécessaire de calculer l’angle objectif-vent
(1) Cas à étudier particulièrement dans les unités de mitrail-
leuses de cavalerie.
J. 33641-35. 5
ISO m INDIRECT.
pour chacune des fractions (1) ; en revanche, une seule
correction moyenne température et pression est établie
pour l’ensemble de l’unité de tir.
abt. 9.
Pointage des pièces.
Le pointage comporte deux opérations :
a. Le pointage en direction ;
b. Le pointage en hauteur.
188. a. Pointage en direction. — Après avoir calculé
pour le peloton directeur l’angle de transport, — affecté,
s’il y a lieu, de la correction vent en direction —, le
commandant du groupement fait connaître la valeur de
cet angle à ses chefs de peloton, en indiquant à ceux qui
commandent les pelotons subordonnés le nombre de mil*
lièmes dont ils doivent augmenter ou diminuer pour réa*
User la convergence (2).
Chaque chef de peloton calcule d’après ces données
l’angle de transport partlcuUer & chacune des pièces de
son unité, en tenant compte de la position de l’index après
la mise en parallélisme. Il commande successivement &
chaque pièce :
N° PliCS, INWX, division (tant).
Sous la surveillance des chefs de groupe, les chefs de
pièce vérifient le pointage.
Dès que les opérations de pointage en direction sont
terminées, chaque mitrailleuse est bloquée et repérée à
l’aide d’un jalon.
St le tir doit être exécuté par-dessus un intervalle ou
sur un flanc, les butoirs de fauchage en direction sont mis
en place sur l’ordre du commandant de groupement; les
chefs de pelotou-sont responsables de l'exécution de cette
prescription.
189. b. Pointage en hauteur. — I^e pointage en hau-
teur consiste è donner aux pièces l’angle au niveau cor-
respondant à la distance et au site de l’objectif, toutes
corrections effectuées.
(1) Excepté si le vent souffle & moins de 4 mètres-seconde dans
le plan de tir de la pièce directrice, ou si le front total de l’unité
de tir ne dépasse pas 250 mètres.
(2) Lorsque le groupement est fractionné, son chef, le comman-
dant. communique aux pelotons subordonnés un seul nombre : la
« dérive de convergence >, qui est la somme algébrique de l’angle
de transport du moment et de l’angle de convergence.
na IH<HBE<JT<
181
Le pointage s’effectue à l’aide du niveau, l'index et le
tambour étant placés aux divisions indiquées. Les chefs
de pièce vérifient le pointage après les deux première*
bandes, puis chaque fois que l’on a tiré huit bandes, ou
dès que l’on suppose qu'une cause fortuite a pu le modifier.
Pendant l’établissement ou la vérification du pointage
en hauteur, il faut avoir soin de caler fortement la poignée
du pistolet, pour donner au canon la position qu’il occupe
pendant le tir.
Après le tir des deux premières bandes, le pointage en
hauteur est repéré à l'aide d’un voyant porté par le jalon
de pointage en direction.
Nota. — Si le tir est exécuté par-dessus des éléments
amis, par-dessus un intervalle ou à proximité d’un flanc,
U importe, avant de procéder au pointage en hauteur, de
pointer toutes les pièces sous l’angle au niveau minimum
et de mettre en place le butoir inférieur de fauchage (1).
B. EXÉCUTION.
ART. 10.
Alternance.
190. Pour assurer la continuité du feu qui peut, par-
fois, durer plusieurs heures, il y a lieu de ménager, à
chacune des pièces, des interruptions de tir périodiques,
indispensables au nettoyage du mécanisme, au refroidis-
sement du canon et à la détente du personnel. On profite
de ces arrêts du feu pour remédier, s’il y a lieu, aux
incidents de fonctionnement.
A cet effet, les deux pièces de chaque groupe, sauf si
le débit rapide a été ordonné, doivent tirer alternative-
ment, chacune d’elles se tenant prête ù ouvrir le feu lors
de l’arrêt de lu pièce voisine.
Cette alternance est étendue au personnel, quand les
circonstances le permettent.
Par exemple, dans chaque groupe, un seul tireur et un
seul chargeur entretiennent le feu en tirant alternative-
ment chacune des pièces, tandis qu’un premier pourvoyeur
et un pourvoyeur refroidissent et nettoient la mitrailleuse
momentanément silencieuse.
191. L’Intensité à donner au feu est fixée par l’indi-
cation du débit (n° 94).
(I) Rectifier éventuellement la position de ce butoir une foie
que le matériel est assis.
J. 33641-35. 5.
133
m IXDIRECT.
Le chef de groupe obtient ce débit en séparant éven-
tuellement les rafales par des temps d'arrêt plus uu moins
longs. ,
Les prescriptions relatives aux divers débits et au
nombre maximum de cartouches que, suivant le débit,
chaque pièce peut tirer sans arrêt systématique figurent
au n° 110.
art. IL
Fauchage.
192. Le fauchage en direction est limité, soit par les
butoirs, soit par des visées directes sur des jalons conve-
nablement placés en avant de chaque pièce (1).
En principe, chaque pièce fauche sur toute l'étendue du
front.
Dès que le tir sur un objectif est arrêté, chaque mitrail-
leuse est, à moins d'ordre contraire, repointée sur le jalon
de repérage correspondant ù cet objectif.
art. 12.
Transport du tir.
193. Transporter le tir consiste à donner nus pièces
pointées sur un objectif les éléments de pointage néces-
saires pour tirer sur un nouvel objectif.
Le commandant du group ment faijt déplacer toutes les
pièces d’un angle égal ù celui que fait la direction du
nouvel objectif avec la direction de l’objectif qui vient
d'être battu (2), compte tenu de lu nouvelle correction
en direction éventuellement imposée par le vent.
Il Indique, pour ce nouvel objectif, l’angle nu niveau
(éventuellement, l’angle au niveau minimum), l’angle de
convergence et l’angle de fauchage.
(1) Par exemple, ni le tir est exécuté par dessus un Intervalle
avec un fauclinge moins ouvert que la zone dan* laquelle H est
permis de tirer, les butoirs matérialisent cette zone et il est néces-
saire d’avoir recours A des jalons |>our Lui ter le fuucliitge.
(2) Il n’y a pas lieu, en général, de modifier ia position rela-
tive des pièces; pratiquement, elle permet de battre efficacement
le nouvel objectif s'il est situé A moins de 200 millièmes A droite
ou A gauche de l’axe de tir.
TIR HDIRECT.
133
ABT. 13.
Applications du tir Indirect.
194. Les groupements exécutent, en tir Indirect, des
tirs de barrage, d’encagement, de neutralisation et de
harcèlement.
195. Tir de barrage. — Ce tir a pour hnt de rendre
Infranchissable une bande de terrain déterminée. Tl
débute, sauf ordre contraire, par une rafale en déhlt
rapide, sans dépasser 5(10 coups par pièce II peut être
continué par un tir d'entretien du barrage exécuté à débit
normal.
Le barrage peut être réalisé par des tirs av^c ou sans
fauchage sur la hande de terrain il battre. Dans ce cas,
le barrage peut être frontal, en profondeur on oblique.
Dans le barrage frontal, hs pièces exécutent un fau-
chage dp l’amplitude voulue pour battre tout le terrain
il harrer. Pour que le barrage soit efficace, ce front doit
être d'autant plus étroit que la distance de tir est plus
grande.
Dans Jp barrage en profondeur. lp terrain il battre est
partagé entre les unités qui reçoivent des hausses éche-
lonnées. L’échelonnement est fixé en tenant compte du
nomhrp de p’ècps dp cbauiip unité d'» tir et de ln portée :
dp 1 nnn à 2 non mètres, Il est, en principe, de 100 mètres
entre les sections.
Dans le barrage, oblique, les haussas et les directions
données aux unités de tir sont échelonnées sur la ligne
il barrer.
19fl. n eut interdit d'exécuter des tirs de barrage au
detiï de 3.M0 mètres.
Les déplacements de barrages doivent s’effectuer par
bonds de 200 mètres.
Le déplacement de barrage est toujours une opération
délicate, qui doit être conduite avec Ip plus grand soin pu
raison des graves conséquences que toute erreur est sus-
ceptible d’engendrer.
197. Tir de neutralisa'Inn. — T/» tir dp neutralisation
est un tir sur personne] abrité ou dissimulé en vue de le
mitre dans l’inipossiblllté de faire usage de ses armes,
ou de ses moyens d’observation.
Il pst exécuté en débit accéléré, en débit normal, ou
même en débit lent, suivant la situation et la nature de
l’objectif.
134
rm iwomKCT.
198. Tir de harcèlement. — Le tir de harcèlement
est un tir intermittent et caractérisé par l’irrégularité
dans les ouvertures du feu, dans la durée, dans le débit,
habituellement lent.
Le commandement donne les ordres relatifs à la con-
sommation des munitions et aux heures d’ouverture et
de cessation du feu.
Le commandant de groupement répartit, entre les pelo-
tons, les munitions à tirer et précise les conditions dans
lesquelles ces dernières seront consommées (nombre de
cartouches pour chaque phase du harcèlement; Inter-
ruptions du feu, pour assurer la répartition de ces car-
touches sur toute la durée de cette phase).
Les tirs de harcèlement sont le plus souvent préparés
de jour et exécutés la nuit.
F'f- »•
«g- io.
Encagement (fig. 9 et 10).
199. L’encagement est réalisé par la combinaison de
plusieurs barrages frontaux, en profondeur ou obliques.-
II nécessite la coopération de plusieurs groupements de
tir. _
On recherche de préférence les barrages en profondeur,
la grande dispersion en portée des barrages obligeant &
reporter les barrages frontaux & une distance considérable
au delà de la zone à isoler.
ABT. 14.
Entretien du matériel
et ravitaillement en munitions.
200. Lorsque l’exécution des tirs indirects doit être
poursuivie pendant plusieurs jours, le commandant du
TIR INDIRECT.
135
groupement constitue, à l’aide du brigadier mitrailleur-
mécanicien assisté de quelques mitrailleurs mécaniciens
et pourvoyeurs prélevés sur le personnel des pièces, un
poste d’entretien et de ravitaillement.
Ce poste est installé, autant que possible, dans un ou
plusieurs abris, et son personnel est divisé en ateliers.
Il dispose des approvisionnements suivants :
a. Accessoires :
Les caisses aux accessoires disponibles;
Une réserve de canons neufs, h raison d'un canon par
14.000 cartouches;
Un petit lot de pièces de rechange supplémentaires;
b. Ingrédients :
Un litre d’huile, par 30.000 cartouches;
Un litre de pétrole, par 40.000 cartouches;
Un litre d’eau, par 1.000 cartouches;
Des chiffons;
c. Munitions :
Une réserve de munitions, constituée par une partie des
munitions des échelons du groupement et par des caisses
contenant des cartouches sur bandes-chargeurs, ou, à
défaut, des cartouches en trousses.
201. Le poste d’entretien et de ravitaillement a pour
mission :
1° De remettre en état les mitrailleuses qui ont besoin
d’un nettoyage complet: de remplacer les organes hors de
service et en particulier les canons;
2° De ravitailler en ingrédients le personnel des pièces;
3* D’échanger les caisses ù munitions vides, provenant
de la position de tir, contre des caisses pleines ; de garnir
en bandes-chargeurs pleines les caisses à munitions vides;
d’essuyer et de mettre en caisses les bandes-chargeurs
vides, en Vue de leur renvoi à l’arrière; éventuellement,
de regarnir les bandes-chargeurs vides.
202. Les demandes d’approvisionnements à constituer
pour l’exécution des tirs indirects sont établies par le
commandant du groupement”, d’après la nature des tirs h
effectuer, et transmises par le chef de corps à la division.
136
nu nromEcr.
C. PRÉPARATION DU TIR INDIRECT SANS CARTE.
ABT. 15.
208. Le présent article a pour bot d’exposer les pro-
cédés permettant lorsqu’il existe à portée des emplace-
ments de tir un observatoire d’où le but est visible,
d’orienter la pièce directrice et de déterminer sans carte
la distance et l’angle de site du but, & l'aide du matériel
dont disposent actuellement les escadrons de mitrailleuses.
I. Orientation de la pièce directrice et détermination
de la distance du but.
A. On peut jalonner la droite joignant la pièce direc-
trice P au but B, et trouver sur elle un observatoire O,
d'où le point B soit visible.
Deux cas sont à envisager.
Premier cas.
204. L'emplacement exact de la pièce directrice n'est
pas imposé a priori (1) :
1° Se porter sur l’observatoire O. qui peut être, soit
en Oj (fig. 11) en avant, soit en O, (fig. 12) en arrière de
remplacement de tir, et jalonner une direction passant
par B;
2° Installer la pièce directrice en un point P de la
droite OB, après avoir prolongé le jalonnement si les
deux jalons primitifs ne sont pas visibles de P ;
3* Mesurer OB (télémètre) et OP (double décamètre) ;
4* Calculer PB par la formule :
PB = OB + OP,
al le point est en O„ entre P et B (fig. 11), ou par la
formule :
PB = OB — OP,
si le point est en O,, sur le prolongement de BP (fig. 12).
On réalise les meilleures conditions lorsque le point O
est en Ot, entre P et B.
(1) C’est te cas oft. te matériel n’étant pas encore installé, fl
s'agit de déterminer l’axe de tir passant par l’objectif principal.
TIR C1DIRRCT.
137
Cette méthode, simple et rapide, permet d’orienter la
pièce directrice avec une grande précision (1).
Elle doit être appliquée toutes les fois qu'il est possible,
même si l'on possède une carte ou un plan directeur.
Dans ce dernier cas, on a avantage à remplacer la
mesure de OB à l’aide du télémètre, par une mesure sur
la carte, soit de PB, soit de OB.
Deuxième cas.
205. L'emplacement exact de la pièce directrice est im-
posé (2).
a. L’observatoire O, est en artère de la pièce directrice
(fig. 13).
Se placer en Ot, sur le prolongement de PB. et. au
moyen de signaux, faire placer des jalons, I, I' sur cette
direction.
►-------------------------1-------
-i
B
o P !
Fig. 13.
Calculer PB comme dans le premier cas.
b. L’observatoire O, est en arrière de la pièce directrice
but (flg. 14).
L’opérateur T et un aide I', munis chacun d’un jalon,
se placent sur le masque-observatoire, de façon & voir :
L’opérateur I, le point P;
(1) Dans le ca« le ni ns favorable. chaîne nièce de l’nnlté peut
être pointée en direction par Jalonnement direct anr l’obloetif.
La mise en parallélisme et rétablissement de la convergence se
trouvent ainsi supprimée.
Il est ft noter que. dans ce cas, & l’intérieur de chaque peloton,
les pièces tirent en convergence.
(2) Il a’aeit, ou bien de déterminer l’axe de tir. le matériel
étant Installé, ou bien de préparer le tir sur un nouvel objectif.
138 TIR ITOIRKCT.
L’aide F, le point B.
Ils s’alignent sur B (FIB).
Ils se déplacent simultanément, en conservant cet ali-
gnement, Jusqu’à ce que la droite qu’ils déterminent passe
par P, -
Ils plantent leur jalon et améliorent, par tâtonnements,
l’alignement réalisé PI'^B.
I’ ‘
Fig, i4.
Nota. — 1° Si I ne peut apercevoir P, substituer un
grand jalon à la pièce directrice;
2° En cas de besoin, prolonger vers P le jalonne-
ment 1,1'».
Calculer PB comme dans le premier cas.
206. B. On ne peut pas installer un observatoire sur
la droite PB (flg. 15) :
1° Planter un jalon en P;
2° Choisir un observatoire, O, d’où les points P et B
soient vus simultanément;
3° Installer la planchette en O, et, à partir d’un point O
de cette planchette situé sensiblement sur la verticale
du point O, tracer, à l’aide de l’alidade nlvelatrice, les
directions ob et op respectivement suivant OB et OP :
4* Mesurer OB (télémètre) et OP (double décamètre)
et reporter ces longueurs sur le dessin en ob et op à un<*
échelle convenable (en principe 1/10.000) ;
5° Joindre p à b et mesurer à l’échelle cette longueur
qui donne la distance cherchée;
6° Effectuer les mesures angulaires nécessaires à la
'•'^••BÇtermlnatlon du site du but (voir article suivant) ;
7® Planter un jalon en O. mettre la planchette en sta-
tion en P, de manière que le point p soit sensiblement
sur la verticale de P (1) ; orienter la direction po sui-
vant PO à l’aide de l’alidade nlvelatrice;
(1) A cet effet, soulever l'ensemble pied-planchette, orienter
cette dernière à vue, puis reposer l'ensemble pied-planchette sur
le sol de façon que p soit sur la verticale du point P.
Faute de ces précautions, des erreurs importantes pourraient
être introduites dans l’orientation de la planchette et, par suite,
dans celle du Jalonnement PA,
T» DtDIKBCT.
139
8* Appliquer l’alidade ni vêla tri ce suivant pb, ce qui
détermine la droite PB. Planter un jalon A sur cette di-
rection, & 10 mètres, an moins, en avant de P:
9® Installer au point P la plate-forme et la pièce direc-
trice; pointer cette dernière sur le jalon A.
On réalise, théoriquement, les meilleures conditions
lorsque le point O est situé :
En avant de P, & 200 mètres au plus de ce point;
Et aussi près que possible de la droite PB.
B
Remarque. — Cette méthode n’est pas la meilleure de
toutes celles qu’il est possible de concevoir, mais elle est
seule utilisable actuellement.
Elle donne des résultats suffisants :
1® Si le crayon employé est finement taillé;
2® Si le dessin est exécuté avec soin;
3® Si les visées et les mesures de longueur sont faites
minutieusement ;
4® Si les points o et p sont placés sensiblement sur les
verticales de O et P;
S® Si le télémètre employé pour mesurer OB est bien
réglé. -
II. Détermination de l’angle de site du but.
207. Au point d’observation, on mesure le site S, du
but et le site S> celui de la pièce.
MO TIR INDIRECT.
On multiplie chacun de ces sites (en millièmes) affecté
de son signe, le premier par la distance OB de l’obser-
vatoire au but et le second par la distance OP de l’obser-
vatoire à la pièce (1).
On divise ia différence algébrique de ces produits par
la distance PB pièce-but (1).
On obtient ainsi le site du but en millièmes avec son
signe.
«aXOB— «,XOP
s —----------------------
PB
Exemples :
OB = 2.500 mètres ;
OP = 150 mètres ;
BP = 2.600 mètres.
1*
«i = 4-27 millièmes;
«i = -j- 8 millièmes ;
XOB = 4-27 X 2.5 = 4- 07.5;
s» X OP = 4- 8 X 0,15 = 4-12 ;
67,5 —1,2
s —-----------= 4-25 millièmes 5.
2,6
2°
«i = 4- 27 millièmes ;
8t — — 8 millièmes;
8t X OB = 4- 27 X 2.5 = 4- 67.5 ;
8i X OP= — 8X 0.15= — 1.2;
4- 67,5 — (—1,2) 4- 67,5 4- 1,2
8 =-----------------—---------------= 4-26 mil-
2,6 2,6
iièmes 4.
8*
8i = — 27 millièmes;
8i = — 8 millièmes :
8i X OR - — 27 X 2.5 = — 67.5 ;
81 x OP = — 8 x o.15 = — 1.2;
— 67.5 — (- 1.2) — 67.5 4- 1<2 — 66.3
g =-----------------—---------------=--------
2.6 2,6 2,6
= — 25 millièmes 5.
Remarque. — Cette règle s’applique également quand le
point O est situé sur la droite PB.
(1) Toutes les distances sont exprimées en kilomètres.
TŒ «DIRECT.
lil
Xnples de tir échelonnée.
208. Lorsqu'il y a doute au sujet de la précision des
mesures effectuées avec le télémètre ou avec l’alidade,
scinder, quelle que soit la profondeur de l’objectif, le grou-
pement eu deux demi-groupements (1) et donner à chacun
d’eux des éléments de tir différents, de façon & encadrer
la portée obtenue par le calcul.
Le demi-grouiæment de droite reçoit, comme angle de
tir, celui qui a été déterminé, toutes corrections faites,
mais diminué de :
5- millièmes, si la distance est de 2.000 mètres;
10 millièmes, si la distance est de 2 300 mètres;
là millièmes, si la distance est de 3.000 mètres;
20 millièmes, si la distance est de 3.500 mètres.
L’angle de tir calculé est, pour le demi-groupement de
gauche, augmenté des quantités ci-dessus (au lieu d’être
diminué).
Vé ri lier si la hauteur de sécurité est respectée par les
éléments de tir donnés au demi-groupement de droite.
Remauqüe. — Si aucune erreur grossière n’a été com-
mise, l’application de cette méthode donne la certitude que
l’objectif est euglobé dans l'ensemble des gerbes du grou-
pement, mais l’efficacité du tir est faible.
III. Corrections et réglage.
209. Les corrections s’effectuent comme il est indiqué à
l’annexe n" 1, après avoir déterminé sur la planchette la
direction du Nord Lambert (de façon à pouvoir utiliser
les indications du bulletin de sondage relatives à la direc-
tion du vent).
Dans la pratique, on confondra le plus souvent le Nord
Lambert avec le Nord géographique dont la direction
s’obtiendra ainsi qu’il suit :
Installer sur l’axe de tir la planchette (garnie d’une
feuille blanche) bloquée sur son pied. Tracer sur la plan-
chette, avec l’alidade nlvelatrice. la direction de l’axe de
tir. Placer le déclinatoire de façon qu’un de ses grands
côtés coupe cette droite et le faire tourner, seul, jusqu'à
ce que l’aiguille soit en face de son repère. L’immobiliser
et tracer la direction du Nord magnétique. Du point d’in-
tersection de cette dernière droite avec l’axe de tir, tracer
ensuite la direction du Nord géographique, après l’avoir
(.1) Ou le demi-groupement en deux fractions, dans le cas où
l’unité de tir est constituée par un demi-groupement .
142
T» 1M0DUÏCT.
déterminée au moyen de la carte des lignes d’égale décli-
naison.
210. Altitude de l’emplacement de tir. — Estimer
approximativement cette altitude & l’aide des renseigne-
ments dont on peut disposer.
211. Réglage. — L’objectif étant vu de l’observatoire,
on s’efforcera d’observer les effets du tir, afin d’améliorer
le réglage.
Mais les possibilités de réglage seront le plus souvent
aléatoires. Il n’y aura donc lieu de modifier les éléments
du pointage que si l'observation a donné la certitude que
l’objectif ne se trouve pas dans la zone battue par la
gerbe collective Issue de l’unité de tir.
D. RÈGLES DE SÉCURITÉ.
ART. 16.
I. Problème de l’obstacle.
212. Le problème se pose sous la forme suivante :
Déterminer les zones dans lesquelles le tir ne pourra
être exécuté d’un emplacement fixé, du fait des obstacles
(zones en angle mort).
Établir dans les directions éventuelles de tirs des profils
du terrain et opérer conformément aux prescriptions du
u’ 133 (2“ cas).
Le problème peut aussi être résolu, pour chaque obsta-
cle, par le calcul comme suit :
Mesurer sur le plan la distance de I et de B, la diffé-
rence d’altitude de I et de O et celle de B et O (fig. de
la page 101.
Calculer l’angle au niveau nécessaire pour atteindre B
et l'angle au niveau qu’il faudrait prendre si I était le
but Si ce dernier angle, augmenté de la marge de garantie,
est plus petit que le premier, le tir est possible.
Ce procédé, appliqué successivement aux obstacles de
toutes les directions éventuelles de tir, détermine les zones
en angle mort.
II. Tir par-dessus les troupes.
218. Les règles de sécurité à appliquer sont les mêmes
que pour le tir direct (n0 134).
TIR «DIRECT.
143
Les hauteurs mlninia de sécurité à respecter, quand le
tir est exécuté par-dessus une troupe amie sont données
par le tableau A du chapitre IV du présent titre.
Si la troupe amie, éloignée de 800 mètres au moins, a
un site peu différent de celui de l’objectif, ces hauteurs
de sécurité correspondent à une zone de sécurité profonde
de 600 mètres.
Pour que le tir soit possible, il faut que l’angle au
niveau à réaliser pour atteindre l’objectif soit supérieur
ou égal à l’angle au niveau minimum.
Les points-limites, au delà desquels le tir est interdit
sont déterminés en calculant l'angle au niveau minimum
pour chacun des points qui semblent a priori susceptibles
de remplir la condition requise (points situés à 550, puis
à 500... mètres en avant de l'objectif).
En cas d’incertitude, lever ou allonger le tir quand les
premiers éléments amis arrivent à 600 mètres de l’objectif.
Béeolution du problème (1).
214. Soit O, l’objectif situé à la distance D de l’empla-
cement de tir P et » l’angle de site de O (fig. 16, page
suivante).
Soit A, la troupe amie; d sa distance et »t son angle de
site.
a. Détermination de l’angle au niveau de O. Soit N cet
angle, et soit Hd, l’angle de hausse à réaliser pour attein-
dre O.
N = Hd-{-s (2).
Hd figure à la table n* 1 (Tangentes des angles de
hausse) et s, à la Table n° II.
b. Détermination de l’angle au niveau minimum. Soit
M, cet angle, et soit Hd, l’angle de hausse qu’il faudrait
réaliser pour atteindre A et h, la hauteur de sécurité AL,
supposée perpendiculaire & PA.
h
M = Hd+ —(3).
d
h
Hd figure à la Table nu I; à la Table n° II; — est
A
donné par le tableau des hauteurs de sécurité.
(1) La résolution par le calcul du problème de l'obstacle se
conduit d'une façon analogue
(2) N=-IId — s, si 8 est négatif.
h
(3) si 8 est négatif.
144 TOI IXDIBECT.
Pour que le tir soit possible, Il faut que :
N^M (1).
Exemple. — D — 2.400 mètres, d = 1.850 mètres.
Altitude de P =140 mètres; de A = 160 mètres; de
O = 200 mètres.
Fig. 16.
a. Détermination de l'angle au niveau de O.
Hd = 89,'2 millièmes.
Altitude de O — Altitude de P — 200 — 140 = 60 mè-
tres.
Pour 60 mètres à 2 400 mètres, s = 25 millièmes.
N = 89,2 4- 25 = 114,2 millièmes.
b. Détermination de l'angle au niveau minimum.
Hd = 52 millièmes.
Altitude de A — Altitude de P = 160 — 140 = 20 mè-
tres.
Pour 20 mètres ù 1.850 mètres, = 10,5 millièmes.
A
Pour 1.850 mètres, — = 41 millièmes.
d
M = 52 + 10,5 4- 41 = 103,5 millièmes.
L’angle au niveau N (114 millièmes) & réaliser pour
atteindre l'objectif O étant plus grand que l’angle au
niveau minimum (103 millièmes), il est possible de tirer
sur l’objectif O par-dessus la troupe amie A.
III. Tir par*dessus un Intervalle.
21 S. Mêmes règles que dans le cas du tir direct.
Toutefois, la zone de sécurité 4 réserver aux extrémités
de l’intervalle est de 100 millièmes au lieu de 70 millièmes
dans le tir direct.
(1) Dans ce problème, les angles étant très petits peuvent, sans
erreur sensible, être remplacés par leurs tangentes.
MATERtKL. — MITRAILLEUSE.
14»
TITRE IV.
MATÉRIEL.
CHAPITRE PREMIER.
MITRAILLEUSE.
ARTICLE PREMIER.
Description et nomenclature.
216. La mitrailleuse Hotchkiss Mle 1914 est une arme
& tir automatique.
Elle fonctionne par emprunt de gaz sur le parcours de
la balle dans le canon.
Elle se divise en quatre parties principales :
1° Le canon;
2° La boîte de culasse;
3° L’appareil moteur;
4° Les mécanismes de culasse et d’alimentation.
1“ Canon (fig. 17 et 18).
217. Il comprend quatre parties :
a. Le canon proprement dit;
b. La frette porte-guidon;
c. La frette-support ;
d. Le radiateur.
a. Canon proprement dit. — On remarque ;
— à la partie antérieure, le filetage pour le placement
du cache-flammes ou de l’appareil de tir à blanc;
— à l’intérieur, l’âme (percée d’un évent de 4 milli-
J. 33641-35. 6
146
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE,
mètres pour la prise des gaz) ; les quatre rayures (1) ;
la chambre, qui reçoit la cartouche;
— à la partie postérieure, les deux butées de canon;
lés trois secteurs lisses et les trois secteurs filetés; la
tranche; les trois portées de feuillure; le logement de la
cage d’extracteur; l’échancrure pour le passage de la
balle, lors de l’introduction de la cartouche dans la
chambre.
Fig. il.
b. Frette porte-guidon. — Elle supporte l’embase da
guidon, fixée par une queue d’aronde.
c. Frette-support. — Le cylindre à gas est fixé dans
la frette-support
Elle est traversée par le canal de prise de gaa.
d. Radiateur. — H est constitué par cinq ailettes, échan-
crées à leur partie inférieure (les deux premières, pour
le logement du cylindre à gaz; les trois autres, pour le
passage du piston).
Il porte à l’arrière le trait de repère, pour l’orientation
du canon.
2° Botte de ci tinsse.
(Fig. 18» 19, 20, 21.)
218. Elle loge et protège le mécanisme de culasse et
une partie du mécanisme moteur dont elle assure le
guidage (supports-guides du verrou de fermeture et du
col de cygne; ralnures*guides du piston et de la chiasse).
Elle maintient, en outre, le mécanisme d'alimentation.
(1 ) Il y a deux types de rayures : l’une. dite rayure Buet (tracé
sp<Ma1. diamètres de i'ftme 7.88). l’autre, dite rayure ordinaire
(même tracé que la rayure du fusil, diamètre de l’Ame 7,98). Lee
canons & rayure Buet portent, sur la frette-support, la marque
SK ; les canons à rayures ordinaires sont marqués H.
La mitrailleuse est rayée à gauche.
. 33641-35.
Poignée- ;
Côté droit.
hausse. - Tourillon.
Broehe de couvre-culesse.
Couvre culasse
Canon.
Support
de mire..
Pistolet.’^
Guidon.
» Régulateur
Canon, .. . Surdon
Piston
Fig. i$.
Cliquât et levier de cliquet- ; ’f
levier/armement.' ;
Broche /attaché
— UrOXVK
.. Clavette de canon
. Couloir d'alimentation
- „ J .............Clavette du couloir dalimentation
» l DO^C
• Broche d'attache «a,,Àk*
• Détente. COtC Q3UCnO. .Déflecteur.
Tourillon., mausse
. Boite de culasse
• Cjecteur \ Couvre culasse
Régulateur.
Broche
de couvre ctiusse
Détente'^*'01*-
148
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
Dans la partie antérieure de la boîte de culasse est
ménagé le logement du canon, avec les trois secteurs lisses
et les trois secteurs taraudés.
Boîte de culasse t Coté droit.( i/ô?j
Coin d'appui
Trou pour Broche
de cottvre-adasse
„ „ Tourillon.., u
Déflecteur, /fausse.
de pointage.
Q-Clavette
de
canon.
Logement du couloir
d’alimentation.
Côté gauche
’ Logement du couloir dtlimentatioa.
• .r**55/ * JDiflecteur. Trou pour Broche
Jburtuon. .• * ' —Loaement de fièieeteur
Clajrette de canon :
Butée depiston. '.
Chaped attache
de vis de pointage '
Coind'appui.
Supports-guides.
Hiitiurei-quides de
levier tfarmemené.
Fig- *9-
Sur la boîte de culasse, on remarque :
— à la partie antérieure, le trait de repère pour l’orien-
tation du canon ; les tourillons ; l’ergot arrêtait de la
clavette du canon; la languette de soulèvement;
— à gauche, les rainures-guides du levier d’armement;
— à la partie postérieure, la chape de couvre-culasse ;
— à la partie inférieure, la chape d’attache de la vis
de pointage. ,
Souton motettê
„ b**..
£chancrure.t
Trou pour broche de couvre eu faso.
Verrou de broche de couvre-culasse
. Poignée
Couvre- culasse ( i/a*»
Fi" so.
cüj
Broche de
couvre-culasseu/s*)
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE. 149
La boîte de culasse porte : la clavette du canon, la
butée de piston, la hausse, le déflecteur (garni d’un tam-
pon en caoutchouc) et les coins d’appui.
Le levier d'armement (fig. 22) et la broche d’attache
se montent sur la boîte de culasse.
Pistolet
Elle est fermée :
a. En-dessous, par le pistolet (fig. 21) ;
b. En-dessus et en arrière, par le couvre-culasse, auquel
elle est reliée par la broche du couvre-culasse (fig. 20).
Avec le couvre-culasse est assemblé le verrou de broche
du couvre-culasse dont la tige sert .de guide au ressort
de rappel.
r lignée
r tenon de monatwre
; du piston
- Glissières------------
'logement du pi vol du reswrK
Ressort^" . décrochage.
daccrochage, 9 Levier
d’armement (1/3 >
Fig. ai-
8° Appareil moteur.
219. Il est actionné alternativement par la pression
dés gaz de la poudre qui ont franchi i’évent et le canal
de prise de gaz, ou par le levier d’armement et par la
détente d’un ressort de rappel.
• Il comprend quatre parties : le cylindre à gaz; le régu-
lateur; le piston; le ressort de rappel (fig. 23 et 24).
150
MAT&RIKL. — MITRAUXEUSB.
Le loquet, porté par te régulateur, s’engage dans une
rainure ménagée sur 1e cylindre & gaz et assure la fixité
du régulateur à une position donnée.
Régulateur
• * । • •... Corpi obturateur
I ! ; ; ._Partie filetée.
• I ______Loquet.
!.___Manchon.
; ____Cordon quadrillé
..... Carré
Fig. î3.
Sur 1e piston, dont la tête reçoit la poussée des gaz,
on remarque la saillie-arrêtoir ; la petite came et la
grande câme; la butée du levier d’armement et de ressort
de rappel ; le petit tenon et le grand tenon, entre lesquels
se loge le talon du percuteur ; le cran de l’armé ; la rampe
de soulèvement du verrou; le col de cygne, son bec et la
rampe d'abaissement du verrou; les nervures-guides; le
tenon de manœuvre.
CoideqtgM....^
iènoa de manoeuvre..
Hampe dabaœemera dp remu.
tJffîdupercuteur..........•
fvüt tenon* \ ; •
Grande
Cannelures
^da/fègemçnt.
\ Petite came.*
’lfemrt
_ . . 'Passage du verrez
Saillie arrêtoirj' 5 Y\Butée du !
Dégagement antérieur •’ ressort ou ver o .
du pignon. • de rappel. <- Cran de ! arme
!Outée du levier darnien<ent
Piston.
Ressort de rappel
Piston h/8 )
Fig. *5.
Le piston peut être porté à la main vers l’arrière ae
moyen du levier d’armement. On distingue sur ce dernier
te tenon de manœuvre du piston; celui du cliquet; les
glissières et la poignée.
MATBRIKL. — MITRAXLLSUSK. 151
*
L’immobilisation du levier d’armement à la position avant
est assurée par le crochet du ressort d’accrochage.
Le ressort de rappel a son point d’appui mobile sur
la butée de levier d'armement et de ressort de rappel; il
prend appui, d’autre part, sur le couvre-culasse.
4° Mécanismes de culasse et d’aUmeniation,
220. A. Mécanisme de culasse (fig. 25).
U comprend :
a. La culasse;
b. La détente;
c. L’éjecteur.
Griffé. .Queue .Aessort de l'extracteur.
Appui cirtutoire du verrou
Extracteur
_____________________: du talon deréjecteur.
; t Dégagement.
^..Jiainure et rompe du bec a
Détracteur. _
QjlaSOC mobile. /tenture désoSSïement?
Jttrfacedîspptii.
Percuteur
fier
; Portions
> circulaires
Electeur
Mécanisme de culasse. (1/3)
Mg. sS.
a. La culasse pousse la cartouche dans la chambre. Elle
sert d’appui au culot, au moment du départ du coup et
extrait l’étui. Son mouvement est donné par le piston.
Elle comprend :
i
— la culasse proprement dite, sur laquelle on remarque :
152 MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
fi
la cuvette; la cage de l’extracteur; les rainures du bec
et du talon de l’éjecteur, avec leurs rampes; le dégage-
ment permettant la progression de la bande; la mor-
taise, pour loger le percuteur et les tenons du piston;
les nervures-guides; l'appui circulaire du verrou et la
butée supérieure du verrou;
— le verrou de fermeture, qu’un axe réunit à la culasse
et dont les parties essentielles sont la nervure de sou-
lèvement, les surfaces d’appui et la butée du col de cygne ;
— le percuteur, dont la pointe frappe l’amorce et dont
le talon assure la liaison avec le piston;
— l’extracteur, dont la griffe saisit le bourrelet de
l’étui. Sa queue se loge dans le ressort d’extracteur.
&. La détente, logée à la partie inférieure de la boîte
de culasse sur laquelle elle prend appui par les portions
circulaires et traversée par le ressort de rappel, sert à
maintenir le piston à l’accrochage et à le libérer à la
volonté du tireur; elle permet ainsi la cessation et l’ou-
verture du feu.
Elle présente un bec, qui pénètre dans de cran de
l’armé du piston, sous la poussée du ressort de détente,
et une queue, sur laquelle agit le tireur.
c. L’éjecteur, logé dans la boîte de culasse, sur le côté
gauche, est manœuvré par la culasse. On y distingue
les tourillons méplats, autour desquels il pivote, le talon
et le bec, qui expulse l’étui.
221. B. Mécanisme d’alimentation (fig. 26).
B comprend :
a. Le couloir d’alimentation;
&. L’arbre;
o. L’entraîneur;
d. Le cliquet et son ressort ; le levier de cliquet et sa
plaquette d’appui;
e. La bande.
a. Le couloir d*alimentation, fixé à la boîte de culasse
par une clavette, porte les autres pièces du mécanisme
d’alimentation, l’arrêtoir, les guides de bande et la butée
de cartouche.
Sur -le couloir, on remarque la table de chargement.
b. Sur l'arbre, sont montés : le ressort de cliquet, l’ar-
rêtoir, l’entraîneur et le cliquet.
Le ressort de cliquet prend appui sur l’épaulement de
l’arbre. A l’extrémité postérieure de ce dernier, on re-
marque le collet.
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE. 153
<•. L’entraîneur assure la progression de la bande dans
le couloir d’alimentation. Le pignon denté est attaqué
Couloir d'alimentation •- ( 1/3 ).
Vue d€ profil. _ Jj)tratnei>r(Cm. ’.w
Pignon denfé.i
Vue en dessus
Pignon denté.
i,. Çcetie de iarrêtair
Butée de cartouche. J L Rainure^rtadavette
Doigt-
Vis-axe...
terrer.
Crochet
^5 Ctevcttg-
Butéedelasailliearrêtoir
[ Bec incliné.
• e Ressort /
Rocher <
\ Pignon denté. 1
Douille
•.fendue
Couronne, \
dentee.\
Cliquet. Entraîneur.
Arbre.
Queue.
Arrêtoir.
(^..Douille.
Ressort...M
i Collet Arbre.
Fig. a6.
par les cames du piston et la couronne dentée transmet
les impulsions A la bande. La face postérieure du pignon
denté porte des dents qui constituent le rochet.
154
MATÉRIEL. — MrrKAILLEDStS.
d. Le cliquet, avec te ressort de cliquet, assure l’irré-
versibilité du mécanisme d’alimentation grâce à son doigt
qui immobilise le rochet. En outre, il maintient l’arbre
dont le collet se loge dans la douille fendue du cliquet.
Celui-ci peut être débrayé du .rochet à l’aide, soit du
levier de cliquet, soit du levier d’armement
L’arrêtoir et le ressort d'arrêtoir constituent un organe
annexe qui n’intervient pas dans l’alimentation. On re-
marque sur l’arrêtoir : le bec incliné, la butée de la
saillie arrêtoir, la douille et la queue.
e. Pour. la -description des bandes, rigide et articulée,
voir n® 301.
art. 2.
Démontages et remontages.
1 ® Démontages.
Tous les démontages qui ne sont pas indiqués oi-après
sont interdits.
Canon.
222. Il peut être séparé de la boîte de culasse sans
qu’il soit nécessaire de démonter aucune autre pièce de
l’arme.
Ramener en arrière : 1° te piston jusqu’à l’aecrochage
sur la détente; 2° 1e levier de la clavette du canon,
jusqu’à ce que le bouton vienne coiffer l’ergot-arrêtoir
placé sur la boîte de culasse.
Agir avec la dé pour le canon; dévisser d’un sixième
de tour environ, de manière à amener la butée droite
en contact avec la boîte de culasse; retirer te canon vers
l’avant.
Si l’on ne peut réussir à dévisser le canon par ce
procédé, retourner la mitrailleuse, bout pour bout, sur
son affût, le guidon restant en-dessus, de façon à faire
reposer la frette-support sur la tête de la vis de pointage.
Renouveler alors l’effort exercé sur la clé et frapper, au
besoin, sur l’extrémité libre.
Si, enfin, exceptionnellement, te dévissage était encore
impossible, chauffer légèrement l’extérieur 4e la partie
antérieure de la boîte de culasse; en même temps, faire
passer un courant d’eau froide dans le canon dont la
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE. 155
bouche est légèrement Inclinée vers le sot Agir sur la
dé, en utilisant au besoin un marteau.
Régulateur.
323. Il peut être retiré du cylindre à gaz sans qu'il
soit nécessaire d’enlever ou de démonter aucune autre
pièce de l’arme; 11 suffit de le dévisser en se servant,
au besoin, de la clé pour l’affût et le régulateur (fig. 27).
( 1/10* )
Clef pour l'affût et
le régulateur.
Fig. TJ.
Démontage d'enaemble.
224. Fermer la culasse, si elle ne'l’est déjà, puis opérer
dans l’ordre suivant : ,
Couloir d’alimentation. — Retirer la clavette vers
l’arrière; tirer le couloir vers la gauche.
Couvre-culasse et ressort de rappel. — Pousser, vers
l’avant, le verrou de broche de couvre-culasse; enlever
la broche en la tirant vers la gauche, sans chercher à la
faire tourner; avoir soin de maintenir le couvre-culasse,
pour éviter sa projection en arrière par la détente du
ressort de rappel; enlever le couvre-culasse et le ressort
de rappel, en maintenant le pistolet en place.
Pistolet et détente. — Faire glisser légèrement le
pistolet en arrière, pour sortir les agrafes de leurs rai-
nures; l’enlever avec précaution, pour éviter la chute de
la détente. Amener la queue de la détente, complètement
en arrière, contre la botte de culasse; retirer la détente
et son ressort.
Piston et culasse. — Amener l’ensemble piston-culasse
complètement en arrière, en agissant sur le piston. ,
Séparer le piston de la culasse. — Porter celle-ci en
arrière, puis la soulever.
Levier d’armement. — Le ramener à fond vers l’ar-
rière et le dégager des rainures-guides de la boîte de
culasse.
156 MATÉRIEL. — MCTR «Ll.EUSE.
Ejecteur. — Pousser le bec de l’éjecteur hors de la
boîte de culasse; achever de .faire tourner l’éjecteur
jusqu'à ce qu’il soit perpendiculaire à la boîte de culasse;
le retirer.
Démontages partiels.
225. Mécanisme d’alimentation. — Appuyer sur
l’extrémité de l’arbre opposée au cliquet, de manière à
comprimer le ressort de cliquet; faire tourner le cliquet
autour de son doigt; l'enlever, ainsi que la plaquette
d’appui du levier de cliquet
Retirer l’arbre, en le saisissant du côté du ressort de
cliquet et en comprimant légèrement le ressort d'arrêtoir.
Enlever l’entraîneur, l’arrêtoir et son ressort le ressort
de cliquet.
Pour séparer l’arrêtoir de son ressort, dévisser ce
dernier.
Culasse. — a. Sortir le percuteur : abaisser complète-
ment le verrou de fermeture et faire glisser le percuteur
vers l’arrière.
b. Démonter l’extracteur : introduire le bec du crochet
éjecte^r entre les spires postérieures du ressort d’extrac-
teur. Comprimer le ressort en le tirant, en même temps,
vers l’extérieur, pour dégager de leur cage l’extracteur
,et son ressort ; séparer les deux pièces.
Ce démontage ne doit se faire que très rarement.
Nota. — L’extracteur peut être démonté sans procéder
à aucun autre démontage; retirer la culasse légèrement
en arrière; placer un étui, transversalement, dans la
partie antérieure de la fenêtre d’éjection ; laisser revenir
la culasse en avant jusqu'à ce qu’elle s’appuie sur l’étui;
opérer comme il est dit ci-dessus.
Détente et ressort de détente. — Sortir le ressort de
détente en le dévissant.
Levier d’armement. — Pour le séparer de son ressort,
appuyer, vers l’extérieur, sur l’extrémité de celui-ci et
le faire pivoter de 90 degrés.
»
2° Remontages.
Remontages partiels.
222. Us s’exécutent en suivant exactement l’ordre in-
verse des démontages partiels.
MATERIEL. — MITRAILLEUSE.
157
Remontage d’ensemble.
227. Il s’exécute en suivant exactement l’ordre in-
verse du démontage d’ensemble, en se conformant aux
indications suivantes :
Assembler la culasse et le piston. — Pousser le
percuteur à fond vers l’avant Engager le verrou sous
le col de cygne, puis rabattre la culasse sur les tenons.
Placer l’ensemble piston-culasse dans la boite de
culasse. — Pousser la culasse à sa position avant par
rapport au piston.
Introduire le piston et la culasse dans leurs logements
en poussant la culasse.
Placer la détente. — Introduire la détente dans son
logement, le ressort le premier, en maintenant la queue
de détente complètement en arrière, puis la faire tourner,
vers l’avant, autour des portions circulaires.
Monter le pistolet. Présenter le pistolet de façon
que la queue de détente viennent se placer dans la mor-
taise; engager le ressort de détente dans son logement;
placer les agrafes en face de leurs rainures et pousser le
pistolet à fond vers l’avant.
S’assurer que le ressort de détente n’est pas sorti de
son logement dans le pistolet.
Broche de couvre-culasse. — S’assurer que l’ergot se
présente bien en face de son logement dans la boite de
culasse.
Couloir d’alimentation. — Avant de l’engager, faire
tourner, s’il y a lieu, la couronne dentée de façon à
placer l’une de ses dents perpendiculairement à la table
de chargement.
ART. 3.
Fonctionnement.
228. Le fonctionnement est déterminé par la force
d’expansion des gaz provenant de la déflagration de la
charge de poudre.
En agissant sur la tête du piston, les gaz le chassent
en arrière; le ressort de rappel est comprimé. Quand il
se détend. Il reporte le piston en avant
Les mécanismes de culasse et d’alimentation sont com-
mandés par le piston.
158 turiBIKL — MTTBAH4.BVSE.
Le mécanisme de culasse réalise : l’ouverture (retrait
du percuteur, déverrouillage, extraction, éjection) et la
fermeture (chargement, verrouillage, percussion).
Le mécanisme d’alimentation fait avancer la bande &
chaque coup, de façon à amener une cartouche sur le
passage de la culasse. Ce mouvement ae produit : moitié
& l’ouverture, moitié à la fermeture.
Mouvement en arrière du piston.
ReTBAIT DU FEBCUTEUK. — DÉVKBBOUIXLAGa.
Extbaction. — Éjection.
22 b. Lorsque le percuteur frappe l'amorce, H provoque
la détonation de la charge d’explosif qu’elle contient;
par suite, la déflagration de la poudre se produit, et la
balle est chassée en avant; l’étui est poussé vers Far-
rière, mais il ne peut reculer, étant maintenu par la
culassç qui est verrouillée.
Au moment où le culot de la balle dépasse l’évent, une
partie des gaz se précipite dans le cylindre à gaa et
frappe violemment la tête du piston : celui-ci recule.
Retrait du percuteur. — Le petit tenon du piston
entraîne le percuteur en arrière dans le bloc de culasse
(immobile) : la pointe du percuteur cesse de faire saillie
dans la cuvette.
Déverrouillage. — La rampe de soulèvement du piston
soulève le verrou de fermeture dont les surfaces d’appui
quittent les coins d’appui de la boîte de culasse ; le verrou
se présente au niveau des supports-guides de boîte de
culasse; la culasse, libérée, peut reculer.
Recul de la culasse : extraction, éjection. — Le
grand tenon du piston entraîne la culasse en arrière;
l’étui vide est ramené par l’extracteur.
La culasse, rencontrant le talon de l’éjecteur, oblige
celui-ci à pivoter : le bec vient faire saillie dans la
cuvette, derrière le culot de l’étui; celui-ci, tenu à droite
par l’extracteur, heurté à gauche par l’éjecteur, bascule
et est violemment projeté hors de l’arme.
L’ensemble piston-culasse continue à reculer, ce qui,
d’une part, comprime le ressort de rappel et, d’autre part,
amène le cran d’armé du piston en arrière du bec de
la détente.
La limitation du mouvement est produite surtout par
MATÉRIEL. — M1TRAHXKUSK.
159
i* résistance croissante due à la compression du ressort
de rappel et, en fin de mouvement, par un léger choc
sur le couvre-culasse.
Mouvement en avant du piston.
CHARGEMENT. — FERMETURE. — VERROUILLAGE.
Percussion.
330. Si la détente est maintenue abaissée, le piston se
reporte en avant, sous l’action du ressort de rappel
Fermeture. — La rampe d’abaissement du piston sol-
licite le verrou vers l’avant et vers le bas.
Dans la première partie du mouvement, le verrou, sou-
tenu par les supports-guides de la botte de culasse, ne
peut s’abaisser; par suite, le piston lui imprime un mou-
vement longitudinal vers l’avant : la culasse est poussée;
elle rencontre sur son parcours la cartouche amenée par
le mécanisme d’alimentation et l’introduit dans la
chambre.
A la fin de ce mouvement, la. griffe de l’extracteur se
met en prise avec le bourrelet de l’étui.
En même temps, le bec de l’éjecteur glisse dans la
rainure de la culasse, ce qui l’oblige & s’effacer.
La culasse est arrêtée, à la position de fermeture, par
sa butée, sur le bourrelet de la cartouche qui est alors
complètement entrée dans la chambre. S’il n’y a pas de
cartouche, la butée de la culasse se fait sur la tranche
postérieure du canon.
Verrouillage. — A ce moment, le verrou de fermeture
a dépassé les supports-guides; il peut prendre un mouve-
ment de rotation vers le bas.
Le piston continue h avancer; la rampe d’abaissement
oblige le verrou à s’abaisser : les surfaces d’appui repo-
sent sur les coins d’appui de la boite de culasse ; la culasse
est verrouillée.
Percussion. — Le percuteur, poussé par le grand tenon
du piston, avance & l’intérieur de la culasse qui est
immobile.
Lorsque le verrouillage est terminé, le dégagement du
col de cygne permet une dernière avancée du piston,
pendant laquelle la pointe du percuteur fait saillie dans
la cuvette, frappe l’amorce, et produit ainsi la détonation
de la charge d’explosif qu’elle contient
160 MATÉRIEL. - MITRAILLEUSE.
La saillie du percuteur dans la cuvette de tir est limitée
par l’arrêt du piston.
La limitation du mouvement du piston est produite
par la rencontre de la tranche antérieure de la butée de
levier d'armement et de ressort de rappel avec la butée
du piston. z
Alimentation.
231. La culasse est ouverte, une bande engagée; la
première cartouche soulevée par la languette de soulè-
vement est en face de la chambre.
Pendant la fermeture de la culasse. — Pendant la
première partie du mouvement en avant du piston, le
mécanisme d'alimentation reste immobile; la cartouche
passe de la bande dans la chambre sous l’action de la
culasse. Elle est guidée : par le guide de bande antérieur,
puis par les rampes d’introduction de la boîte de culasse
et du canon.
Ensuite, la grande came agit sur une dent du pignon de
l’entraîneur et oblige celui-ci & tourner d’un douzième de
tour : le doigt du cliquet franchit une dent du roçhet.
Sous l’action des dents de la couronne de l’entraîneur,
la bande avance dans le couloir d’alimentation : la car-
touche suivante est amenée à proximité du dégagement
pratiqué sur le côté gauche de la culasse.
Pendant l’ouverture de la culasse. — Pendant la pre-
mière partie du mouvement en arrière du piston, l’entraî-
neur reste immobile, deux dents consécutives du pignon
étant en contact avec la grande came engagée entre elles.
Vers la fin du mouvement, la petite came (1) rencontre
la dent supérieure, ce qui oblige l’entraîneur à tourner
d’un douzième de tour; le doigt du cliquet franchit une
dent du rochet.
Sous l’action des dents de la couronne de l’entraîneur,
la bande avance dans le couloir d’alimentation : la car-
touche qui se trouvait à proximité de la culasse est légè-
rement soulevée par la languette de soulèvement et est
amenée sur le trajet de la culasse.
En résumé : L’alimentation se fait par sixième de tour
de l’entraîneur, ce mouvement étant lui-même décomposé
(1) La. petite came présente par ailleurs une face antérieure
qui agit pour achever la présentation de la première cartouche
d’une bande. Cette face antérieure de la petite came, que l’on
appelle communément < came de secours » peut aussi quelquefois
rendre possible la continuation du tir quand il manque une car-
touche sur la bande.
MATÉRIEL. - MITRAILLEUSE. 161
en deux parties : un premier douzième de tour ft la fer-
meture, pour amener la cartouche à proximité de la
culasse; un second douzième de tour, à l’ouverture, popr-
placer la cartouche à la position de chargement.
Fonctionnement des organes spécialité
LEVIER D’ARMEMENT. — DÉTENTE. — AbRÉT(^3»X
Régulateur. — Levier de cliquet.
Verrou de broche de couvre-culasse.
232. Levier d’armement. — Il permet de manœuvrer
le piston ù la main d’avant en arrière.
Lorsqu’on tire le levier d’armement vers l’arrière, le
crochet du ressort d’accrochage se dégage de son appui
sur la boîte de culasse, le tenon de manœuvre du piston
prend appui sur la butée de levier d’armement et entraîne
le piston vers l’arrière.
Tiré à fond vers l’arrière, le levier d’armement agit,
par le tenon de manœuvre du cliquet, sur le crochet du
cliquet et dégage le doigt des dents du rochet.
Pendant- le tir, le levier est immobilisé à sa position
avant par le ressort d’accrochage dont le crochet est en
prise avec la boîte de culasse.
233. Détente. — Elle permet le commencement ou
l’arrêt du tir..
La queue étant ramenée en arrière, le bec est h sa posi-
tion basse et ne peut accrocher le piston.
Abandonné à l’action du ressort de détente, le bec se
relève, fait saillie dans la boîte de culasse sur le passage
du cran de l’armé du piston.
I
284. Arrêtoir. — Il a pour fonction d’arrêter le piston,
culasse "Ouverte, lorsqu’il n’y a plus de bande dans le cou-
loir d'alimentation.
Tant qu’il y a une bande dans le couloir d’alimentation,
elle abaisse'le bec de l’arrêtoir : la butée de l’arrêtolr est
effacée et n’est pas rencontrée par le piston dans ses mou-
vements.
Dès qu’il n’y a plus de bande dans le couloir, le bec
incliné de l’arrêtoir se relève sous l’action du ressort; la
butée se place sur le parcours du piston. Lorsque celui-ci
recule, il franchit la butée, en raison de la forme arrondie
des surfaces de contact. Quand il revient en avant, sa
saillie-arrêtoir s’accroche sur la butée et y est maintenue
162 MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
jusqu’à ce que l’introduction d’une nouvelle bande ou
l’action du doigt sur la queue de l’arrêtoir provoque
l’abaissement de -celui-ci. La culasse est ouverte-, le cran
de l’armé du piston est légèrement en arrière du bec de
détente.
235. Régulateur. — Il permet, par vissage ou dévis-
sage, de faire varier le volume de la chambre à gaz et,
par suite, la pression qui agit sur la tête du piston.
236. Levier de cliquet. — B a pour fonction d’éloi-
gner le doigt du cliquet des dents du rochet pour per-
mettre le dégagement de la bande.
Ce résultat est obtenu en poussant vers l’avant la partie
gauche du levier.
Si on oubliait de le replacer avant de recommencer le
tir, il retomberait de lui-même à »a place normale, par
suite de» trépidation».
237. Verrou de broche de couvre-culasee. — B
assure l’immobilité de la broche et, par suite, la fixité du
couvre-culasse sur la boîte de culasse. A cette fin, 11 pé-
nètre dans une échancrure pratiquée sur la broche. B est
maintenu dans cette position par l’action du ressort de
rappel, qui prend appui sur son épaulement.
La tige du verrou sert de guide au ressort de rappel.
art. 4.
Incidents de tir.
Moyens d’y remédier sur le terrain.
288. Les incidents de tir peuvent provenir des diffé-
rentes causes énumérées ci-après :
— faute de manœuvre ou manque de surveillance des
servants ou du chef de pièce;
— faiblesse (ou excès) de poussée : le volume de la
chambre à gaz est trop grand (ou trop petit) pour la
quantité de gaz qui y pénètre ;
— encrassement exagéré des pièces du mécanisme;
— mauvais état des cartouches ou des bandes;
— ruptures ou déformations de pièces du mécanisme.
Lorsqu’un Incident de tir se produit, pour déterminer
sa nature, observer la position de la culasse, de la bande,
des cartouches, éventuellement de l’étui demeuré sur
l’arme, armer en recueillant la cartouche ou l’étui éjecté
et l’examiner.
MATKMIKL. — MiTRAIUAUSB.
163
A. L'ouverture du feu est impoKiiki.
as». 1° I/introduction de la brade est impossible.
Cause : L’extrémité de la bande est déformée et ne
peut être engagée sous les guides de bande.
Remède : Changer la bande.
240. 2° La culasse demeure ouverte quand on
appuie sur la détente, rae brade étant engagée dans
le couloir d’alimentation.
a. Cause : L’arrêtoir n’a pas été abaissé au moment de
rengagement de la bande, parce que le chargeur a placé
la partie antérieure de celle-d au-dessus du guide de
bande antérieur.
Remède : Dégager la bande, l’engager correctement
b. Cause : Le piston est arrêté par la tranche antérieure
de la petite came qui rencontre une dent du pignon de
l’entraîneur. Iæ chargeur a poussé la bande trop loin et
ne l’a pas retirée vers l’extérieur. (L’incident est facilité
par la déformation des premières griffes de la bande.)
Remède : Armer, faire rétrograder la bande jusqu’à
l’arrêt (provoqué par le rochet)..
c. Cause : Le canon est dévissé ; la tête du piston bute
contre la tranche postérieure du cylindre à gaz.
Remède : Revisser le canon ; placer le levier de clavette
à sa position avant et, s’il y a lieu, lui redonner du bandé.
B. Le tir commence eane intervention du tireur,
dès qu’on engage la bande.
241. Cet incident se produit très rarement.
Cause : Accrochage défectueux du piston sur la détente,
qui peut provenir :
— soit de la faiblesse du ressort de détente;
— soit d’un défaut d’ajustage de la détente dans la
boîte de culasse;
— soit de la forme défectueuse ou de l’usure du bec
d’accrochage de la détente et du cran de l’armé du piston
(ou de l’un des deux seulement). .
Remède à employer dès que l’incident a été constaté, ne
fût-ce qu’une seule fois :
Remplacer le ressort de détente. Si l’incident se renou-
velle, remplacer la détente. Si ces remplacements ne remé-
dient pas à l’incident, envoyer l’arme en réparation.
164
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
C. La culasse est fermée sur un étui vide.
242. 1° Aucun crachement de gaz n’a été constaté.
Cause : La course de la culasse vers l’arrière a été
Insu (Usante pour assurer l’éjection. La poussée est trop
faible.
Remède : Armer ; visser le régulateur.
243. 2° n s’est produit de forts crachements de
gaz vers l’arrière.
Cause : Les gaz n’ont pas agi sur la tête du piston. La
balle n’a pas dépassé l’évent; elle a été arrêtée par une
autre balle qui obstruait le canon entre la chambre et
l’évent (cette dernière balle provient, généralement, d’un
éclatement de cartouche avant la fermeture complète de
la culasse) ; ce cas peut se produire lorsqu’une cartouche
est restée dans la chambre, trop chaude, la culasse étant
ouverte (n° 260).
Remède : Armer; retirer la bande; changer le canon.
244. 3’ La détonation a été faible, on la percussion
n’a pas été suivie d'une détonation. L’armé à la main
ne présente pas une résistance anormale.
Cause : La charge de poudre, insuffisante ou avariée,
n’a développé qu'une pression très faible. 11 est à présumer
que la balle est restée dans le canon.
Remède : S’assurer que la balle est sortie.
Si la balle est restée dans l’âme (1) : armer; retirer la
bande; tirer une cartouche dont on a remplacé la balle
par un petit Ixuichon de papier ou de coton ; s’assurer que
la balle est sortie.
Si la balle est encore dans l’ftme : changer le canon.
245. 4° L'armé à la main présente une résistance
anormale.
a. Cause ; Il y a une cartouche déplacée sur la bande.
Celle-ci n’a pas été vérifiée avant le tir.
Remède : Dégager la bande, sans qu’il soit nécessaire
de la retirer entièrement ; remettre la cartouche en place.
b. Cause : Les cartouches se déplacent d’elles-mêmes
pendant le tir. La bande est usée.
Remède : Changer la bande.
(1) Quand les circonstances s’v prêtent, essayer de chasser la
balle vers Verrière, à l’aide de la hampe d’écouvillon. En cas
d'impossibilité, envoyer l’arme & l’atelier du maître armurier.
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE. 165
246. 5* On éprouve une très grande résistance en
armant. ')
Cause : L’étui, dont le laiton est défectueux, est gonflé;
il y a un collage et le bourrelet a résisté à l’action de
l’extracteur. (Cet incident est exceptionnel.)
Remède : Armer ; vérifier l’état de la chambre. SI l’in-
cident se reproduit, nettoyer et huller la chambre.
247. 6° L’armé à la main est impossible.
Cause : Le mécanisme est coincé par les fragments
d’une pièce rompue ou par un corps étranger (le plus sou*
vent, une griffe détachée de la bande).
Remède : Démonter l’arme en frappant au besoin, par
l’intermédiaire d’un morceau de bois, sur le tenon de ma-
nœuvre du col de cygne; enlever le corps étranger;
changer éventuellement la pièce rompue; remonter l’arme.
D. La culasse est fermée sur une cartouche.
248. 1° D’armé & la main ne présente pas une
résistance anormale.
a. La cartouche éjectée porte une empreinte normale
du percuteur.
Cause : Raté de percussion attribuable à la cartouche.
Remède : Armer.
b. La cartouche éjectée porte une empreinte légère du
percuteur.
Cause : La saillie du percuteur a été insuffisante, soit
par usure de sa pointe, soit par matage des deux tronçons
du percuteur rompu.
Remède : Armer. Si l’incident se renouvelle, changer le
percuteur.
249. 2° L’armé A la main offre une résistance anor-
male. — La cartouche éjectée porte une empreinte légère
du percuteur.
La saillie du percuteur a été insuffisante, par suite des
résistances anormales rencontrées par le piston ou le per-
cuteur, pour l’une des causes suivantes :
a. Cause : Il y a encrassement excessif du cylindre &
gaz.
Remède : Enlever le régulateur et nettoyer le cylindre
à gaz (n® 271) ou changer le canon.
b. Cause : Le canon est dévissé
166
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE,
Remède ; Revisser le canon ; placer le levier de clavette
à sa position avant et, s’il y a lieu, lui redonner du bandé.
c. Cause : n y a encrassement excessif du canal du
percuteur.
Remède : Changer la culasse (nettoyer le canal encrassé
dès que les circonstances le permettent).
d. Cause : Un corps étranger est coincé dans la mor-
taise de la culasse, ou entre la butée de piston et la butée
de levier d'armement.
Remède : Démonter l’arme ; enlever le corps étranger ;
remonter l’arme.
E. La culasse est fermée; la chambre est vide.
250. 1° L'incident se produit au cours d'une bande.
— L’armé à la main ne présente pas de résistance anor-
male. Quand on appuie sur la détente, la culasse se referme
sur la chambre vide.
Cause : La bande a franchi le guide de bande antérieur.
Cet incident, très rare, a lieu avec des bandes usagées,
lorsque le guide de bande antérieur présente une usure
excessive qui se produit, généralement, à hauteur du bec
de l’arrêtoir.
Remède : Dégager l’entraîneur en agissant sur le levier
de cliquet. Retirer la bande à la main.
En cas d'impossibilité, engager le crochet-éjecteur jus-
qu’en son milieu dans le dernier alvéole de la bande et le
maintenir perpendiculairement à celle-ci ; le saisir avec
les deux mains (l’une au-dessus, l’autre au-dessous de la
bande) et tirer par saccades pour dégager la bande. En
cas d’insuccès, enlever le couloir d'alimentation; frapper
la bande sur un objet dur (en bois, de préférence). SI
c’est nécessaire, .démonter le mécanisme d’alimentation.
Alimenter avec une nouvelle bande après avoir remonté
l’arme, s’il y a lieu.
Nota. — Lorsque cet incident se produit, envoyer le
couloir d’alimentation à l’atelier du maître-armurier, pour
examen et remplacement, s’il y a lieu.
251. 2° L'incident se produit en fin de bande.
Cause : La course du piston a été suffisante pour assurer
le fonctionnement de l’arme, mais insuffisante pour qu'à
la fin de la bande, l’accrochage du piston se produise sur
l’arrêtoir : le piston est revenu à la position avant La
poussée est trop faible.
Remède : Armer ; visser le régulateur.
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
167
i\ La culasse est- incomplètement refermée.
352. 1° L’armé à la main ne présente pas de
résistance anormale. — La cartouche éjectée ne porte
aucune empreinte.
Cause : Le mouvement en avant de la cartouche et de
la culasse a été limité par ùn encrassement excessif : soit
de la tranche postérieure du canon, soit de la cuvette de
tir.
Remède : Armer; dégager la bande; nettoyer la cuvette
de tir, la tranche postérieure du canon et la chambre.
253. 2° L’armé à la main présente une résistance
anormale.
a. La cartouche éjectée n’est pas percutée et porte sur
son étui des empreintes de grains de poudre ou de corps
étrangers.
Cause : La culasse a été arrêtée par la cartouche avant
l’introduction complète de celle-ci dans la chambre. La
cartouche a été coincée :
— soit par des grains de poudre (provenant du desser-
tissage de la cartouche précédente) ;
— soit par des corps étrangers provenant d’un encras-
sement excessif.
Remède : Armer ; retirer la bande ; écouvillonner la
chambre, et, en outre, dans le premier cas .s’assurer que
la balle provenant du dessertissage n’est pas restée dans
le canon et est sortie de l’arme.
ft. La cartouche éjectée n’est pas percutée et porte sur
son étui des traces de frottement longitudinal.
Cause : La culasse a été arrêtée par la cartouche avant
l’introduction complète de celle-ci dans la chambre. La
cartouche a été coincée dans la partie antérieure d’un
étui provenant d'une rupture transversale complète.
Remède : Armer ; dégager la bande ; extraire la partie
d'étui» restée dans la chambre, ù l’aide du tire-douille
(n’ 369). *
Nota. — H peut arriver que la cartouche extraite
ramène, avec elle, le morceau d’étui; il n'y a qu’à conti-
nuer le tir.
954. 3° Le même incident se reproduit plusieurs
fois.
Cause : Les ruptures d’étui sont dues (presque tou-
jours) à un excès de feuillure.
168 MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
Remède : Vérifier la feuillure dès que les circonstances
le permettent; remplacer la pièce à incriminer (n° 283).
255. 4° La cartouche éjectée est faiblement per-
cutée. — L’étul porte des traces de frottement à la
partie antérieure.
Cause : La fermeture incomplète est due h des griffes
de bande trou serrées.
Remède : Armer. Si l’incident se renouvelle, changer la
bande.
256. 5° La culasse est calée par un étui engagé
dans la fenêtre d’éjection.
Cause : L'éjection s’est faite trop mollement. La poussée
est trop faible.
Remède : Armer ; retirer l’étui ; visser le régulateur.
257. 6° La culasse est calée par une cartouche
coincée sur un étui engagé dans la fenêtre d’éjection.
Cause : La poussée a été insuffisante pour provoquer
l’éjection, mais suffisante pour produire le second temps
de l’alimentation.
Remède : Armer ; enlever l’étui et la cartouche coincés ;
visser le régulateur.
258. 7° La culasse est arrêtée par un étui coincé
sur une cartouche incomplètement dégagée de la
bande.
Cause ; H n’y a pas eu éjection, par suite de l’absence
ou de la rupture de l’éjecteur.
Remède : Armer ; enlever l’étui et la cartouche coincés ;
retirer la bande; placer ou remplacer l’éjecteur.
259. 8* La culasse est arrêtée par une cartouche
butant sur un étui resté dans la chambre.
a. Causes : Il y a rupture de l’extracteur, faiblesse ou
rupture de son ressort.
Remède : Armer ; enlever la cartouche coincée ; retirer
la bande; changer l’extracteur ou son ressort; fermer la
culasse; armer (pour extraire l’étul).
b. Cause ; n y a arrachement du bourrelet de l’étul
par la griffe de l’extracteur.
Remède: Armer; enlever la cartouche coincée; retirer
la bande; extraire l’étul en le chassant avec la hampe
MATERIEL. — WriHAILLEPSE. 169
d’écouvillon introduite par la bouche du canon. Si l’in-
cident se renouvelle, nettoyer et huiler la chambre.
260. 9° La cartouche éclate avant que la culasse
soit verrouillée.
Causes : L’éclatement de l'étui provient, soit du séjour
d’une cartouche dans une arme trop chaude, soit d’une
percussion anormale produite par un corps étranger, soit
d’une amorce trop sensible, etc.
Il se peut que la balle demeure dans le canon.
Remède : Voir le n° 244.
G. Anomalies constatées pendant le tir.
261. 1° Au cours du tir d’une bande, la détente
ayant été abandonnée, le tir ne s’arrête pas immé-
diatement.
a. Cause : H y a faiblesse de la poussée; la course du
piston est suffisante pour que le piston s’accroche sur la
détente.
Remède : Armer ; visser le régulateur.
b. Autres causes : Voir le n® 241.
Remède : Voir le n® 241.
262. 2® La pièce a des trépidations ou des vibra-
tions prononcées; l’éjection des étuis est très brutale.
Cause : Le piston, ayant comprimé à fond le ressort de
rappel, heurte violemment le couvre-culasse. Il y a excès
de poussée.
Le tir, continué dans ces conditions, cause des ruptures
de pièce (piston, sailüe-arrêtoir).
Remède : Dévisser le régulateur. Cette opération peut
se faire sans arrêter le tir.
abt. 5.
Entretien.
Prescriptions générales.
263. Le commandant d’unité assure, & l’aide du per-
sonnel dont II dispose, le remplacement des objets hors
de service par des objets de rechange, dont est dotée
l’unité; mais la mise en place de ces objets ne doit com-
porter aucuns opération d'ajustage à la lime.
170 MATKHIKL. — MirRAUXBUSE.
Chaque foi» qu’on a exécuté un changement de pièce, d
faut s'assurer du fonctionnement correct de la pièce neuve,
après remontage.
2 6'1. Les unités ont le libre usage de leurs pièces de
rechange pour l’instruction. Toutefois, ces pièces doivent
rester & l’état de neuf. Aucune pièce usée ou suspecte de
mauvais fonctionnement ne doit être laissée dans les
approvisionnements des unités.
Lorsqu’un commandant d’unité a dû faire procéder au
remplacement d’une pièce et qu’il estime que ce rempla-
cement doit être définitif, il doit faire présenter l’arme et
la pièce de rechange au maître armurier. Il reçoit, s’il
y a lieu, de l’officier d’armement, une pièce neuve (1).
2 6 s. Les démontages autorisés sont énumérés à l’ar-
ticle 2 ci-dessus. Dans tous les cas où les démontages ne
peuvent être obtenus par les moyens réglementaires, le
matériel doit être envoyé en réparation.
266. Le parfait entretien du matériel est la condition
essentielle de son fonctionnement régulier. Tout servant
qui sait exécuter les démontages prescrits à l’article 2
est capable d’entretenir le matériel en bon état.
267. Les ingrédients employés sont ceux que trans-
porte l’unité (graisse consistante, huile oléonaphte et
pétrole) à l’exclusion de tous autres, tels que: brique
pilée, poudre d’émeri, etc., qui sont interdits.
L’emploi du pétrole facilite beaucoup le nettoyage des
pièces très encrassées; mais il faut, afin d’éviter l’oxyda-
tion, essuyer minutieusement toutes les pièces avant de
les graisser.
268. Les opérations concernant le nettoyage et le
graissage complets du matériel se font après chaque tir
(ou manœuvre), dès que les circonstances le permettent.
269. U’astiquage de quelque partie que ce soit du
matériel est interdit.
Si des taches de rouille apparaissent, les imbiber d’huile
pendant quelques instants, puis les enlever en frottant
avec un linge huilé.
(1) Les prescriptions de détail relatives aux modalités d'utili-
sation et de remplacement des pièces de rechange figurent à
l’instruction eur le Service Se fermement (*. O. E. M.t voL XIX).
MATÉRIEL. — MITRAUXKUSK.
171
Les pièces en acier, les pièces bronzées ou bleuies, sont
essuyées avec un linge sec, puis passées à la pièce grasse.
' L’emploi de la brosse est interdit pour le nettoyage des
pièces bronzées ou bleuies.
Les pièces en bronze sont essuyées avec un linge sec ; ne
jamais les graisser.
Prescriptions particulières..
270. Canon. — Ouvrir la culasse; nettoyer le canon
intérieurement à l’aide de la hampe d’écouvillon.
A cet effet, se servir d’abord du lavoir qu’on visse
sur la hampe d’écouvillon. Introduire dans la .fente du
lavoir une bande toile de 0 m. 10 à 0 m. 15 de longueur
et d’une largeur telle que le chiffon monté force modéré-
ment dans le canon (environ 0 m. 04 pour la toile de
chemise usée).
Introduire la hampe d’écouvillon dans l’âme; saisir la
poignée à pleine main; imprimer à la hampe un mouve-
ment de va-et-vient sur toute la longueur du canon. Avoir
soin, à chaque liasse, de faire sortir le chiffon de l’âme,
de façon ù pouvoir le secouer et à éviter le rebroussement
de la toile, ainsi que les coincements qui peuvent en
résulter.
Cinq ou six passes suffisent ordinairement pour net-
toyer l’intérieur du canon.
Lorsqu’il est impossible d’obtenir ce résultat avec un
chiffon sec, employer un chiffon imbibé d’huile.
La chambre est nettoyée en se servant de l’écouvillon
pour le mécanisme.
L’intérieur du canon étant ainsi nettoyé, le graisser
légèrement avec la même hampe dont on a remplacé le
lavoir par un écouvillon pour le canon.
A cet effet, imprégner légèrement de graisse la brosse
de l’écouvillon; l’engager dans l’âme et faire une seule
passe aller et retour.
271. Cylindre & gas. — Démonter le régulateur; dé-
tacher, à l’aide du grattoir pour le cylindre, les crasses
qui sont adhérentes aux parois et chasser ces crasses à
l’aide de l’une des brosses de la hampe à deux brosses pour
le cylindre à gaz.
L’autre brosse sert à graisser légèrement Hntérieur du
cylindre.
Nettoyer le trou d’échappement des gas.
Huiler l^èrement les filets du régulateur avant de
procéder au remontage.
Nota. — Pour éviter la détérioration d» cyHnüre i ffu,
172
MATÉRIEL. --- MITRAILLEUSE.
remploi du grattoir ne doit pas produire la mise d nu de
la paroi intérieure du cylindre; il est préférable d'y laisser
subsister un léger encuivrage.
272. Piston. — Détacher les crasses adhérentes à la
tranche antérieure.
2 73. Boite de culasse. — Débarrasser complètement,
avec un linge sec et une curette en bois, l’intérieur de la
boîte de culasse, des crasses et des débris métalliques
qu’elle contient.
Huiler tout l’intérieur de la boîte.
abt. 6.
Réparations (1).
2 74. Loquet de régulateur. — S’il ne fixe pas suffi-
samment le régulateur pendant le tir, lui donner du
bandé; à cet effet : comprimer son extrémité avec une
pince; appliquer la pointe d’un chasse-groupille & environ
un demi-centimètre de l’extrémité fixe et frapper un léger
coup sur le,chasse-goupille avec un marteau.
275. Languette de soulèvement. — Lorsqu'elle pré-
sente des bavures trop accentuées, les enlever par un
léger coup de lime.
276. Le remplacement des pièces faussées ou brisées
ne nécessite que le démontage et le remontage de l’arme.
abt. 7.
Vérification de la pièce.
Dans les unités de mitrailleuses, la. vérification de la
pièce porte sur le réglage, la liaison affût-pièce, l’assem-
blage canon-boite de culasse, le canon (précision et usure)
et la dimension de la feuillure.
♦
(1) Tontes les réparations doivent être, en principe, exécutées
par le maître armurier du corps. Toutefois, en cas d’urgence, en
campagne et aux manœuvres, les réparations indiquées aux numé-
ros 274 et 275 peuvent être exécutées par les mitrailleurs méca-
niciens des unités (te mitrailleuses.
La pièce mise en place et la pièce remplacée sont présentées au
maître armurier (B. O., vol. XIX).
MATÉRIEL. — MITRAILLEUSE.
173
A. Réglage.
27 7. Pour vérifier le réglage d'un matériel (1) préa-
lablement calé par un tir de 4 bandes, faire exécuter
par un très bon tireur, un tir sur une cible placée à
200 mètres. L’arme est sur son affût, en position « dressé >.
Le point ù viser est constitué par le bas d’un cercle noir,
de 25 centimètres de diamètre. Tirer en mitrailleuse
12 cartouches (2) en appuyant latéralement le support
pivotant contre un butoir de fauchage. Eliminer les deux
plus mauvaises balles du groupement (celles qui sont le
plus éloignées du point visé). Faire le point moyen des
dix meilleures balles.
Le point moyen doit être à moins de 60 centimètres au-
dessus, 40 centimètres au-dessous et 50 centimètres &
droite ou à gauche du point visé (3).
Z
B. Liaison affût-pièce.
278. a. La mitrailleuse étant bloquée en direction et
en lenteur, saisir la poignée du pistolet, l'abaisser au
maximum et marquer sur une cible, située à une distance
quelconque, le point où aboutit la ligne de mire.
Répéter la même opération en soulevant le plus possible
la poignée du pistolet
b. Constater de même l’écart horizontal, en portant la
poignée du pistolet le plus loin possible vers la droite,
puis vers la gauche.
L’écart vertical, ou horizontal, doit être au plus égal
à. 6 millièmes (4).
C. Assemblage canon-boîte de culasse.
279. En utilisant à la fois un affût en bon état et un
canon sensiblement neuf, faire tirer en mitrailleuse par
un tireur d’élite, en tir bloqué, 10 cartouches ù 200 mè-
tres, sur un visuel de 25 centimètres de diamètre.
La somme H4-L du rectangle total contenant les 10
(1) L’épreuve du réglage doit être renouvelée si la mitrailleuse
est montée sur un nouvel affût.
(2) Pour le. choix des cartouches & employer, voir l'instruction
sur l'armement et le matériel de tir, Annexe n° 1.
(3) Lorsqu’il y a lieu de vérifier aussi l’état du canon, il est
avantageux d’effectuer l’épreuve A après l’épreuve E (n* 280).
afin de n’a voir pas & exécuter un tir de calage.
(4) 30, 60 ou 120 cm., suivant que la cible est placée à 50,
100 ou 200 mètres.
174 matériel. — mitrauxecsk.
balles du groupement doit être inférieure à 150 centi-
mètres, H étant au plus égal à 100 centimètres. ’
Canon.
280. En utilisant à la fois un affût en bon état et une
boîte de culasse également en bon état (1), faire exécuter
par un tireur d’élite :
D. Un tir de 4 bandes, en mitrailleuse, à 50 mètres ;
E. Un tir de précision de 10 cartouches, en coup par
coup (2), à 200 mètres, sur un visuel de 25 centimètres
de diamètre.
L’épreuve E doit suivre immédiatement l’épreuve D.
La somme H-j-L du rectangle total contenant les
10 balles du groupement ne doit pas excéder 130 centi-
mètres.
Un seul impact ovalisé ou en travers fourni, soit par
l’épreuve D, soit par l’épreuve E, entraîne l’inaptitude du
canon & l’exécution de tirs par-dessus les troupes ou par-
dessus les intervalles.
<
281. D’autre part, tout matériel (arme et affût), tout
affût ou boîte de culasse qui ne satisfait pas respective-
ment à l’épreuve A, à l’épreuve B ou à l’épreuve C doit
être revu et réparé. Les matériels que la réparation n’a
pas suffisamment améliorés et les capons qui donnent une
dispersion supérieure au maximum fixé (épreuve E) sont
versés à l’artillerie.
282. Un canon ne doit plus être employé pour les tin
par-dessus les troupes et les tirs par-dessus les intervalles
dès qu'il a tiré 14.OOO cartouches au régime normal.
Feuhxubk.
282. On appelle feuillure la distance existant entre la
surface d’appui de l’étui sur le canon (tranche postérieure
dn canon, dans le cas des cartouches à bourrelet) et la
cuvette, lorsque la culasse est verrouillée.
Pour vérifier la feuillure : démonter la culasse, retirer
le percuteur, l’extracteur et son ressort, le ressort de
rappel.
(1) Ite partienlier, une telle botte de «In—e doit recevoir, ou*
jeu transversal sensible, an canon A l’état neuf.
(2) Pour pouvoir tirer coup pur coup, supprimer' sur te bande
une cartouche sur deux.
MATKRIKL. — AftilS. 175
Nettoyer soigneusement la boîte de culasse, la culasse
mobile, la chambre.
Introduire le vérificateur dans la chambre; fermer la
culasse à la main, en poussant le piston jusqu’à ce que
la cuvette soit en contact avec le culot du vérificateur.
Abaisser le verrou de fermeture qui ne doit pas pouvoir
descendre à fond dans son logement sur les coins d'appui.
Si le verrou peut s’abaisser à fond, il y a un escè» de
feuillure, qui peut provenir de l’usure des différentes
pièces : canon, culasse, verrou de fermeture, coins d’appui.
Pour trouver la pièce usée, recommencer l’opération de
la vérification de la feuillure, d’abord avec un canon
neuf, puis avec une culasse neuves
Changer la pièce usée, en remarquant que les coin* d'ap-
pui ne peuvent être changée qu’en manufacture.
CHAPITRE II.
AFFUTS.
AKTXCUt FKEMTEB.
Description et nomenclatures sommaires.
i
A. Affût-trépied Jfl* 191S, tppe wnnïbua.
(Fig. 28.)
L’afffit-trépied M1* 1915, type omnibus, comprend deux
parties essentielles :
1° Le support pivotant;
2” Le trépied.
1* Support fivotajst.
284. Il est monté sur le pivot du trépied; n repose,
en outre, par sa glissière, sur une circulaire lisse du
corps de pivot; il reçoit, dans les encastrements de la
fourche, les tourillons de la mitrailleuse, qui y sont main-
tenus par des sus-bandes à rotation. La rotatlon.de l’en-
semble mitrailleuse-support pivotant, autour du pivot,
permet le pointage en direction.
Le support pivotant porte les organes du mécanisme de
176
MATÉRIEL. — AFFLTS.
pointage en hauteur (vis de pointage télescopique) et les
organes de blocage en direction (levier de débrayage).
Affût trépied M’f
Position “dressé ”
Fig. 28.
Une chape intermédiaire est brasée dans le crochet de'
vis de pointage dont l’arrêtoir à levier a été enlevé.
La vis de pointage traverse la boîte à tourillons; elle
est commandée par le volant de pointage.
MATÉRIEL. — AFFUTS.
177
2° Trépied.
285. Il comprend trois parties :
a. Le corps de pivot ; -
b. La flèche télescopique;
r. Les pieds antérieurs.
a. Le corps de pivot sert d’appui au support pivotant;
il est articulé, & sa partie postérieure, avec la flèche
télescopique, de manière & pouvoir prendre, par rapport
à celle-ci, l’une des deux positions : affût dressé ou affût
agenouillé.
Il porte un secteur strié et un secteur lisse sur lequel
est fixé un limbe divisé en millimètres; chaque gradua-
tion vaut environ 8 millièmes (voir n° 326).
b. La flèche télescopique comprend un bras antérieur et
une rallonge de flèche.
Le bras antérieur porte, à sa partie antérieure, deux
encastrements demi-cylindriques servant de logement d
l’arbre de la manivelle d’arrêt et correspondant à l’une
des deux positions qui peuvent être données à l’affût. En
outre, la flèche est munie, près de son axe d’articulation,
d’une griffe qui sert à maintenir les pieds antérieurs lors-
qu'ils sont repliés.
La rallonge de flèche coulisse dans le bras antérieur.
Elle doit être tirée à fond, afin d’obtenir la verticalité du
pivot sur un terrain horizontal. Elle porte le siège du
tireur, qui peut être fixé, à la posititon convenable, par
serrage d’un boulon à manette; elle se termine par une
semelle avec bêche.
c. I^?8 pieds antérieurs sont articulés sur les deux extré-
mités d’un tourillon qui traverse la partie antérieure du
corps du pivot; ils sont reliés par un compas; ils portent,
chacun, une articulation de genouillère qui permet de
replier le pied quand on place l’affût dans la position
agenouillé. Chaque genouillère présente, à l’avant, une
semelle à ergot.
Le pied antérieur de droite porte, en outre, à sa partie
inférieure, un écrou moletté qui permet de faire varier
sa longueur de façon à assurer la verticalité du pivot
lorsque l’affût repose sur un terrain incliné dans le sens
latéral.
J. 33641-35. 7
178
MATÉRIEL — AFFÛTS.
Vue en dessus
F‘g *»•
MATÉRIEL. — AFFUTS.
179
B. Affût-trépied M1” 1916-M. 19.
286. L’affût-trépied Mu 1915-M. 19 est semblable à
l’affût M'* 1915, type omnibus; il comporte en outre un
dispositif pour la liaison du trépied ét du support pivo-
tant pendant les transports sur la voiture légère.
Ce dispositif consiste en un verrou fixé au corps de
glissière. Ce verrou, actionné par une manivelle, vient se
loger dans des évidements aménagés à cet effet dans
la glissière et dans la circulaire (flg. 29).
C. Affût-trépied Hotchkiss M1* 1919.
(Fig. 30 et 31.)
L’affût-trépied Hotchkiss Mu 1916 comprend deux par-
ties essentielles :
1° Le support pivotant;
2° Le trépied.
1“ Support pivotant.
287. Il est monté sur le pivot du corps de pivot; il
repose, en outre, par sa glissière, sur une circulaire
lisse solidaire du corps de pivot et qui porte un limbe
gradué en millièmes; chaque graduation vaut 10 mil-
lièmes (voir n° 32G). Il reçoit dans les encastrements
de la fourche les tourillons de la mitrailleuse qui y sont
maintenus par des sus-bandes & tiroir. La rotation de
l'ensemble mitrailleuse-support pivotant autour du pivot
permet le pointage en direction.
La face droite du support pivotant se déplaçant aù-
J. 33641-35. 7.
180 MATÉRIEL. — AFFUTS.
dessus du limbe porté par le corps de pivot porte un
index de repérage en direction.
Le support pivotant porte les organes du mécanisme de
Position
dressé*
4 tiroir ,4
Index cfe
repérage
codirection
apport
pivotant.*
Ctrptd*
pivot* •
levier o.
Bogue orrftoir du faner de blocage.
t. Anneau de v»s de pointage.
Vû télescopique
limbe gradué
Boulon de blocage.
-Mtot
. ArttcuUbon de ta lleche.
•flèche
, AePonge dé fiethe
Siège du tireur
Semelles o ergot.
Semeue avec Pèche
Levier de blocage
Index
Position fanmiAeoPe
intermédiairew 3w>«^.
~ ' facèfacopiçve...
Wone.^^
Articubticn de b flèche.
. - Anportenmes
...Sus-bondes
0 tiroir
fàe A flèche *
An J chopes despieds .
antérieurs..
Position
•couché*
ièpOM de repérage
en direction.......
Anneou dèvisdrpoinfoge^ '
Petodr defouchogeenfèmeur.
f'uitèrteur)
Butoir te fouchèQc enhweur\
t inférieur /
.Aotpoftecjffin
Cornes
. - lerter o cornes.
. » .Sus tHMet
i tiroir
Fig. 31.
pointage en hauteur <vis télescopique et volant de pointage
en hauteur) et les organes de blocage dans les deux sens
(boulon de blocage en hauteur, levier de blocage en
direction).
MATÉRIEL. — AFFUTS.
181
2° Trépied.
388. Il comprend trois parties :
a. Le corps du pivot;
b. La flèche télescopique;
c. Les pieds antérieurs.
a. Le corps de pivot est articulé sur la flèche télesco-
pique et sert d’appui au support pivotant II porte le
pivot, la glissière et le levier & cames qui permet d’immo-
biliser l’affût à l’une des trois positions : dressé, couché
ou intermédiaire.
b. La flèche télescopique reçoit la rallonge de flèche qui
doit être tirée à fond, afin d’obtenir la verticalité du pivot
sur un terrain horizontal.
La rallonge de flèche porte le siège du tireur, qui est
fixé & la position convenable par le serrage d’un boulon
à manette; elle se termine par une semelle avec bêche.
c. Les pieds antérieurs sont articulés sur chacune des
extrémités d’un tourillon qui traverse la partie antérieure
du corps de pivot; ils se terminent, chacun, par une
semelle à deux plans et à deux ergots.
art. 2.
Démontages et remontages.
289. Les démontages sont exceptionnels et ne se justi-
fient que pour procéder à, V entretien de certains organes.
Ils ne sont faits que par les mitrailleurs-mécaniciens
des unités de mitrailleuses.
Affût M1* 1919, type Omnibus
et »*• 1919-M. 19.
Démontages.
Sus-bande.
290. Chasser la goupille de la bague à oreilles ; dévisser
la bague à oreilles; dévisser l’écrou-support; enlever le
support, la sus-bande.
Dévisser la vis-bouchon ; retirer le ressort et le poussoir ;
chasser la goupille du levier-arrêtoir ; enlever le levier-
arrêtoir.
182
MATÉRIEL.
AFFCTS.
Organes de pointage en hauteur.
291. Volant. — Dévisser l’écrou fendu; enlever le
volant.
Boîte à tourillons. — Agir sur le bonhonime-arrêtolr
pour dégager chaque sus-bande et la relever. Enlever la
boîte à tourillons.
Vis de pointage et leur écrou. — Chasser la goupille
qui ferme la boîte sur sa face postérieure (ne pas con-
fondre avec l'axe de charnière, muni d'une contre-rivure,
leqv i ext placé sur la face antérieure).
Ouvrir la boîte; retirer la vis de pointage et son écrou.
Ne pas séparer la vis intérieure de la vis extérieure,
ni cette dernière de son écrou.
Bonhomme-arrêtoir. — Comprimer le ressort en- agis-
sant vers l'avant sur le bonhomme; chasser la goupille;
laisser revenir doucement le bonhomme sous Faction de
son ressort; retirer le bonhomme arrêtoir et son ressort
Arrêtoir à levier. — Comprimer le ressort en agissant
sur le poussoir; chasser la goupille; retirer l’arrêtoir et
son ressort.
Organes de. blocage en direction.
292. Levier de débrayage. — Si le support pivotant
est sur le trépied : débrayer; faire tourner le support
pivotant jusqu’à ce que les mâchoires aient abandonné
le secteur strié. Dans tous les cas, rabattre le levier;
chasser la goupille fendue de l'écrou ; dévisser cet -écrou
à l’aide de la clé spéciale; retirer le levier.
Axe du ressort. — Chasser la goupille: retirer la ron-
delle, puis l'axe.
Boulon d’axe-entrctoise des mâchoires. — Chasser la
goupille fendue de l’écrou ; dévisser l’écrou à l’aide de
la clé spéciale et empêcher le boulon de tourner en enga-
geant, dans la fente de sa tête. le tournevis double spécial.
Retirer le boulon. Recueillir l’index sur le côté droit du
support pivotant.
Ensemble mâchoires et ressort montés. — Le retirer
par l’ouverture ménagée à la partie inférieure du support
pivotant.
MATERIEL. —- AFFUTS.
183
Verrou de niant relie d'arrêt de position de flèche.
293. Rabattre la manivelle horizontalement; compri-
mer le ressort en agissant : vers la gauche, sur l,e verrou,
à l’aide d’un tournevis et, vers la droite, sur la poignée,
pour dégager les tenons du verrou de leur logement dans
la poignée.
Faire tourner le verrou d'un quart de tour pour que
les tenons se présentent en face des rainures correspon-
dantes de la poignée.
Retirer la poignée, le verrou et son ressort.
Honhommc de manirelle de genouillère.
294. Chasser la goupille de la poignée. Placer la mani-
velle ]M*n>en<liculaIrement au pied antérieur. Dévisser le
bonhomme à l’aide du tournevis double spécial, en main-
tenant la poignée.
Retirer la poignée, le bonhomme et son ressort.
Remontages.
295. Les remontages se font dans l’ordre inverse des
démontages, en se conformant aux indications suivantes :
Organes de blocage en direction.
Introduire l’ensemble : mâchoires et ressort montés, le
ressort à cheval sur les mâchoires. Réaliser la coïnci-
dence des trous du ressort et des flasques, avant de placer
l’axe. Prendre la même précaution pour le boulon d’axe
de mâchoires. Placer l’index sur le côté droit du support
pivotant et introduire le Imulon de ce même côté.
Pour engager facilement le levier de débrayage, orienter
son méplat dans la direction des mâchoires.
Organe* de pointage en hauteur et *u*-bandes.
Avant d’engager les goupilles, réaliser la coïncidence
des trous avec un chasse-goupille.
Affût Hotchkis* M'r 1910.
Démontages.
Support pivotant.
296. Le débloquer; enlever la goupille fendue de
l’écrou d’assemblage; dévisser cet écrou, soulever le sup-
port pivotant pour le séparer du trépied.
84
MATÉRIEL. — AFFÛTS.
Su*-bande.
Enlever la goupille fendue; pousser la sus-bande vers
l’extérieür. Agir avec précaution pour éviter ia projection
du bonhomme. Enlever le bonhomme et son ressort.
Vi» de -pointage en hauteur.
Douille-écrou et boulon de blocage en hauteur. —
Dévisser et enlever l’ergot de la douille-écrou du boulon;
enlever cette douille en la dévissant; recueillir la rondelle
en bronze ; retirer le boulon de blocage vers la droite.
Douille et vis télescopique. — Retirer la douille de la
chape du support pivotant.
Enlever, en les dévissant : la vis en acier, -la vis en
bronze, les butoirs de fauchage en hauteur.
Organe* de blocage en. direction.
Levier de blocage et axe excentrique. — Enlever
la goupille de la bague arrêtoir de l’axe excentrique;
enlever la bague. Retirer, vers la droite, par le levier de
blocage, l’axe excentrique; enlever le galet resté dans le
support pivotant.
Séparer le levier de blocage de l’axe excentrique.
— Enlever la goupille.
Poignée du levier de blocage. — Dévisser le lion
homme; enlever la poignée et le ressort.
Cale striée. — Enlever les deux vis de fixation.
Organe* de blocage de l’affût.
Retirer la goupille de fixation de la came gauche:
repousser, vers la droite, l’axe du levier à cames; retirer
le levier en le faisant passeï- en avant du ressort.
Butoir* de fauchage en- direction.
Démonter une des butées de pivotement de l’extrémité
de la glissière, en dévissant sa vis de fixation. Retirer
les butoirs de fauchage.
Remontages.
til. Les remontages se font dans l’ordre inverse des
démontages, en se conformant aux indications suivantes :
MATÉRIEL. - AFFÛTS.
185
Butoirs de fauchage.
Les placer de façon que les boutons molettes des vis
de réglage soient orientés vers l’extérieur.
Organes de blocage de Paffût.
Orienter les cames vers le bas, perpendiculairement au
levier.
Organes de blocage en direction.
Placer le levier sur le huit-pans de l’axe excentrique,
dans la position convenable pour obtenir le blocage lorsque
le bonhomme de la poignée pénètre dans le premier trou
du support pivotant.
.V« pas oublier le galet.
Vis de pointage en hauteur.
Orienter la chape de la douille vers l’arrière et vers le
bas: placer la rondelle en bronze du boulon de blocage
du côté gauche; visser à fond la douille-écrou de blocage
avant de visser son ergot.
Sus-bande.
«’umprimer le ressort en agissant sur le bonhomme, pour
fiermetro û la sus-bande de franchir le bonhomme.
art. 3.
x Entretien.
Prescriptions générales.
Les mêmes que pour la mitrailleuse (n°* 263 et sui-
vants).
Prescriptions particulières.
AFFÛTS-TRÉPIEDS Mu 1915.
298. Tenir toujours très propres et bien graissées les
deux parties de la vis de pointage télescopique.
L’intérieur de la boite à tourillons doit toujours être
rempli de graisse consistante, pour le bon fonctionnement
de l’engrenage de commande de la vis de pointage et du
pignon-écrou.
En cas de dureté dans la manœuvre du dispositif de
186 W4TÉRJEI.. — AFFUT*.
pointage, démon 1er la vis de pointage pour vérifier l’état
de l'engrenage.
Les sus-bandes à rotation doivent tourner librement
dans leurs logements; en cas de forcement. pétroler, puis
huiler par le trou de graissage.
Les leviers-arrêtoirs des sus-bandes à tourillons doi-
vent fonctionner facilement ; en cas de dureté, pétroler
abondamment, puis huiler légèrement. 7
Tenir propres et bien graissées les parties’ non peintes
de l'affût et. particulièrement, le pivot, la douille du
support pivotant, la glissière, la circulaire du trépied et
la partie coulissante de la flèche télescopique.
Mettre quelques gouttes d'huile, d* temps en temps,
aux. articulations supérieures des pieds, à celles d?s
genouillères et à leurs manivelles, ,à l'articulation de
flèche et à sa manivelle, aux axes des organes du dispo-
sitif de blocage.
Affût-tképied M1" 191<>.
299. Maintenir dans le plus grand état de propreté
la vis télescopique p<»ur le pointage en hauteur: les vis
qui la composent doivent être huilées avec soin.
Huiler également, de temps en temps. l'intérieur et la
tranche d’appui de la douille-écrou pour le blocage en
hauteur et les organes de blocage en direction.
Tenir très propres les cliquets des butoirs d? fauchage
en direction et les trous destinés au logement de leurs
ergots; huiler les vis de réglage.
Les sus-band.'s doivent fonctionner librement dans leurs
logements; en cas de dureté, les pétroler pour les dé-
crasser, les essuyer complètement avec un linge sec, puis
les huiler.
Afin d’assurer le bon fonctionnement du support pivo-
tant, il est nécessaire de le démonter quelquefois, de
nettoyer ou de pétroler l'intérieur de la douille ainsi que
le pivot, et d’huiler assez abondamment ces deux parties,
avant de les remonter.
En dehors des démontages, huiler le support pivotant
par le trou graisseur.
Tenir constamment graissées les surfaces d’appui et de ’
frottement de la circulaire du trépied; graisser quelque-
fois la partie coulissante de la flèche télescopique, pour
prévenir l’oxydation.
Mettre quelques gouttes d’huile, de temps en temps,
aux articulations des pieds antérieurs et de la flèche, ainsi
que sur les filets et l’épauiement de la vis de blocage
de la rallonge de flèche, de la vis de blocage du siège
du tireur et sur les cames de blocage du levier à cames.
MATERIEL.
A b FÛTS.
187
ART. 4.
Réparations.
30ü. Les réparations aux affûts ne sont exécutées que-
par les maîtres armuriers des corps.
Affût-trépied M10 1915 (type omnibus et type M. 19)
et affût-trépied Hotchkiss Mle 191(5.
Le remplacement des pièces faussées ou brisées est
fait par les mitrailleurs-mécaniciens des unités de mitrail-
leuses, à l'aide des rechanges dont est dotée l’unité; il
ne nécessite que le démontage et le remontage des diffé-
rentes parties d.e l’affût en se conformant aux prescrip-
tions des n°" 289 à 297.
La pièce mise en place et la pièce remplacée sont
présentées au maître armurier. (B. O., vol. 19.)
CHAPITRE III.
MUNITIONS
ARTICLE UNIQUE.
301. I-a mitrailleuse Hotchkiss tire :
La cartouche Mle 1886 D (am) à balle 1898 dite
balle D, la cartouche de 8 millimètres P (à balle perfo-
rante, la cartouche à balle traceuse de 8 millimètres T,
la cartouche à blanc M,e 1905 et la cartouche à blanc
M1* 1905-1927 (seule munition A blanc de 8 millimètres
fabriquée actuellement) [1].
Les cartouches sont placées sur des bandes rigides
portant 24 cartouches. Dans les autos-mitrailleuses armées
de la mitrailleuse Hotchkiss existent des bandes articulées
portant 48 cartouches.
(1) La cartouche Mle 1886 D (am) est progressivement rem
placée par une cartouche à balle lourde, chemisée Mle 1932 N.
dont la portée maxima est d'environ 5.500 mètres.
Voir la description des cartouches dans l’instruction sur l'arme-
ment et le matériel de tir et pour ta cartouche Mle 1932 N, dan*
F Annexe n° 8.
188 MATÉRIEL. - MUJilTIOXS.
Sur la bande rigide (fig. 32), on remarque :
— les nervures longitudinales, qui donnent de la rai
deur à la bande;
.— les trois rangées d’agrafes, qui maintiennent les car
touches ;
— les évidements médians, pour le passage des dents
de la couronne de l’entraîneur;
— les taquets d’arrêt qui empêchent les cartouches de
glisser en arrière;
— à l’extrémité de la bande, le dégagement pour le bec
incliné de l’arrêtoir et la queue d’éjection de la bande.
Bande - chargeur. (1/3 )
/ Rigide).
.Dégagement du bec incliné de farrêtoir.
fig. 3*.
302. Pour garnir une bande, introduire les cartouches,
la balle en avant, par l’arrière de la bande et les pousser
par le culot pour leur faire franchir le taquet d’arrêt.
Quand la bande est garnie, appuyer sur les cartouches
avec la paume de la main pour les faire porter contre la
bande et le taquet d’arrêt et s’assurer que le bourrelet de
chacune d’elles a dépassé vers l’avant le taquet d’arrêt.
Vérifier si les agrafes enserrent bien les cartouches;
les resserrer au besoin en agissant sur leur extrémité avec
la pointe d’une cartouche.
Il peut être utile également, avec certaines bandes
usagées, d’incurver légèrement vers le bas, à l’aide d’une
pince, l’extrémité antérieure de la bande dans les régions
qui s’engagent sous les guides de bande et sous la lan-
guette de soulèvement.
MATKKTEI.. — MCMTIO5S.
189
308. Les bandes sont contenues dans des caisses en
bois, à raison de 12 bandes rigides (1) par caisse (fig. 33).
Les caisses qui contiennent des cartouches & balle per-
forante sont différenciées par une cordelette fixée à la
poignée du couvercle.
Caisses à munitions. (1/10?)
Caisse Caisse à munitions Caisse
de Puteaux. M’.eHotchkiss«
Fig. 33.
304. Les cartouches et les bandes qui les portent doi-
vent toujours être parfaitement propres. Il est nécessaire
de vérifier fréquemment l’état des munitions et des
bandes, plus spécialement, lorsqu’elles ont été soumises
à l’action des gaz.
Enlever toute trace d'oxydation en frottant avec un
linge légèrement gras.
(1) lea caisse à munitions modèle 1915 est seule réglementaire,
mais il existe encore des caisses dit modèle Uotchkiss et des
caisses du modèle de Puteaux.
190
RECHARGES ET ACCESSOIRES.
CHAPITRE IV.
x RECHANGES,
INSTRUMENTS ET ACCESSOIRES DIVERS.
LEUR EMPLOI.
ARTICLE PREMIER.
Rechanges et accessoires de réparation et d’entretien.
305. Chaque groupe de mitrailleuses est doté d’un Jeu
d’accessoires qui comprend :
Pour les groupes sur voitures :
3 musettes de pièce (1 par pièce) ;
1 musette de groupe;
1 casier aux accessoires.
Pour les groupes sur bâts :
3 sacs à ehi fions (1 par pièce) ;
3 musettes de pièce (1 par pièce) :
1 musette de groupe;
1 sacoche aux accessoires.
Musette de pièce Musette de groupe. 5ac à chiffons
Fig 3i.
Le tableau ci-après indique globalement le contenu des
musettes, sacoches et caisses aux accessoires. Le détail de
la composition des rechanges et accessoires est donné
par les tableaux ou instructions suivants :
Tableaux provisoires n° 573 4/2 T, du 27 août 1934,
pour les unités sur voitures légères et sur bâts;
RECHANGES ET ACCESSOIRES. 191
Instructions du 7 septembre 1933 pour les escadrons de
mitrailleuses et d’engins :
1" De dragons portés (chenilles et sur camionnettes) ;
2° De groui>es de reconnaissance;
3" De régiment d'autos-mitraiHensvs.
Instruction technique à l'usage des unités d’autos-
mitrailleuses (matériel White).
(.'omposilioa des musette*, de ht calme aux accessoires
et de la sacoche aur accessoires.
DKSIGX \ 1l(>\ 1 J El MU- SETTE de pièce. 1 1 s » .1 l 1 l : 1 1 1 1 t 1 ! 1 4 i » i 1 J D’ACC ML- SETTE de grou- pe. ESSOIIil ou Cuisse aux aerrs- .soi1 es. (CS. SA- COCH F. aux acces- soires.
1 Arrêtoir. - - * « 1 N 1 Î H * « « « t» i 1 i | 1 1 1 i i 1 । 1 ♦ 1 1 1 1 s 6 « 2 i I 1 1 l i 1 l D t 4 • l l l 1 4 • 6 •» 2 1 I 1
Boite a graisse Boile c\ Lncinqtie en 1er blanc pour re- change d'aflut [{olchkics modèle Boite pi’ismal ijue en zinc pour rechan- ges d’afful modèle iyi5. « ... Broche d'attache
Burette à huih? (carrée) Burette à pétrole (carrée) Butoirs < en direction ( jeu de •>' .. de fauchage! en hauteur Jeu de > ir';. Glé de broche d’attache (*>» avec ressort et goupille
Clé de démoulage de l'aflût Clé pour l’uiYïil et le régulateur....... Clé pour le emon Crochet cjrchmr Culasse mobile, complète 5 Détente Keouvdlou pour le canon ficouvitlon pour le mécanisme Éjecteur .
Extracteur »
Grattoir pour le cUindre a gar. Hampe a :i brosses pour le cylindre à irai
*5 î,. * • Hampe decouvîllon pour le canon (en 4 pièces, dont une avec poignee)...
(1) Pour 1rs aflùti modèle* 191a. (1) Si 1rs mitrailleiibC* de l’unité comportent de* broches d’Attache mi>s crochet. (3) Lu cuiaste mobile complète comprend : 1* culasse, le percuteur, l’rv tracteur et son ressort.
192
RECHANGES ET ACCESSOIRES.
désignation.
Hampe pour brosse à canon (en deux
pièces)................................
Lavoir.................................
Lime douce plate, emmanchée............
Marteau modèle 1880....................
Niveau modèle 1918. dans son étui,...
Percuteur..............................
Pinceau à graisser.....................
Rechanges pour affût (collection de). •.
Ressort d\irrètoir.....................
Ressort de cliquet.....................
Re sort de détente.......’.............
Ressort d'extracteur...................
Ressort de rappel......................
Tampon eu caoutchouc pour déflecteur.
Tire-douille modelé 1907...............
Tournevis..............................
Vérificateur de feuillure..............
JEU D’ACCESSOIRES.
i
i
i
i
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SBTTF
de
pièce.
uu- 8KTTR de grou- pe. CASIER OU caisse aux acces- soires. SA- COCHE aux acces- soires.
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1
Q 1 1
Clef pour le canon
Tête mo/ettêe.
.. Cracha
' ôarqçî
Broche
datuche n/5<)
Grattoir pour le cylindre a gaz
Fig. 35.
Burettes a huiled a pétrole
Monde Carrée Carrée
M* 1880 M'e 1915 M’* 90
mg. 3S.
MATERIEL OR TIR ISDIRECT.
19.3
Abt. 2.
Matériel de tir indirect.
306. 1^* matériel spécial nécessaire au tir indirec-
comprend :
Pur escadron :
1 planchette avec pied et étui ;
1 déclinatoire;
1 alidade nivélatrice avec étui ;
1 équerre graduée en demi-millimètres ;
l règle de 40 centimètres graduée en millimètres;
1 rapporteur gradué en décigrades ou, à défaut, en
millièmes ;
1 boussole Peigné;
1 sito-goniomètre avec étui ;
l d^ible-décamètre avec un Jeu de onze thdies;
1 double-décimètre;
2 feuilles d’abaque des trajectoires;
1 étui dabaques;
5 carnets d’escadron;
1 sac en toile contenant le matériel:
Par peloton :
4 carnets de ;>eloton;
Par pièce (sauf pour la 3 pièce du groupe) :
1 niveau et éventuellement (pour les unités opérant en
montagne) une cale en bois dur;
1 plate-forme (en deux parties) avec 3 piquets Tl] (ou
I té-plate-forme avec son piquet) ;
4 jalons (1).
Description et unage des instruments.
Planchette.
307. La planchette est une tablette de bois bien
dressée, de forme carrée de 40 centimètres de côté, qui se
fixe sur un pied à trois branches articulées et à rallonges.
(1) Le transport de ce matériel par l’escadron de mitrailleuses
et engins est actuellement à l’étude.
i 9Ô MATÉRIEL I>E TIR IMHRECT.
EUe est recouverte du plan directeur et supporte les
instruments employés pour résoudre les problèmes du sta-
tionnement et de l’orientation.
Avant d’être utilisée pour la mesure, sur le plan direc-
teur, des angles et des distances, la planchette doit être
mise en station, c’est-ù-dire être horizontale et orientée.
La planchette horizontale et orientée sert :
— à déterminer, sur le plan, un emplacement choisi sur
le terrain, ou réciproquement :
— à déterminer, sur le terrain, un emplacement marqué
sur le plan;
• à tracer l’axe de tir:
— à orienter les pièces;
— ù faire toutes les mesures d’angles et de distances
relatives aux différents objectifs.
Déclinatoire.
30». Le déclinatoire est une boussole réduite à une
aiguille aimantée montée sur un pivot placé au centre
d’une boîte rectangulaire. Les grands côtés sont parallèles
à une ligne-repère déterminée par deux index placés sur
deux plaques d'ivoire sur les petits côtés de la boîte.
Le déclinatoire se place sur la planchette de la façon
suivante ;
Tracer, dans un des angles, une ligne faisant, avec le
Nord géographique, un angle égal à la déclinaison du
lieu; faire coïcider avec cette ligne un des grands côtés
du déclinatoire (1) ;
fixer le déclinatoire au moyen de la vis à molette, en
engageant cette vis, par-dessous, dans un trou pratiqué
dans la planchette et en la vissant dans un des trous
taraudés de la Imîte;
Tracer au crayon le contour de la boîte, afin de pouvoir
la remettre exactement en place si elle vient à être dé-
placée.
Le déclinatoire étant en place sur la planchette, ceile-ci
est dite déclinée, lorsque la pointe bleue de l’aiguille est
en face de son index.
Cette position de l’aiguille doit être vérifiée, avant
chaque visée.
(1 ) En raison des variations de la déclinaison et du manque
fréquent de parallélisme entre iea grands côtés de la boîte et la
ligne-repère, il y a lieu, chaque fois qu’il est possible, de ne fixer
la position du déclinatoire qu'après s’être décliné sur les points
trigonométrlqnes vérifiés par le canevas de tir.
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT.
195
Alidade nivélatrice.
309. L’alidade nivélatrice se compose d’une règle en
bois dont un des côtés est taillé en biseau, de deux pln-
nules pliantes et d’un niveau.
L’alidade sert :
— à effectuer des visées de direction sur des points
(connus ou inconnus) du terrain ou du plan, et à les
matérialiser, sur le plan, au moyen d’un trait de crayon,
ou sur le terrain au moyen d’un jalon (toujours appliquer
le côté taillé en biseau contre une épingle piquée sur le
point du plan qui sert de base) ;
— à mesurer des angles de site ;
- A mettre la planchette horizontale (annexe n” II).
ÉQUEBBE GRADUÉE.
310. L’équerre est en métal et graduée sur une de ses
faces en demi-millimètres. Elle sert & reporter sur le plan
un point désigné par ses coordonnées Est-Ouest e»
Nord-Sud.
Avoir soin de vérifier si V échelle de Véquerre est fa
même que celle du plan directeur dont on fait usage.
Règle graduée.
311. La règle est plate et graduée en millimètres. Sa
longueur est de 40 centimètres.
Elle sert à mesurer les distances sur le plan.
Double décimètre.
312. Le double décimètre est en bois dur. Il est
gradué : en centimètres et millimètres sur l’un des bi-
seaux: en centimètres, millimètres et demi-millimètres sur
l’autre biseau.
Il sert à mesurer des longueurs sur le plan.
Rapporteur.
313. Le rapporteur est un demi-cercle gradué en mil-
lièmes (de 0 & 3-200). Le bord est parallèle an diamètre
0-3200. Le rapporteur sert A mesurer ou A construire des
angles.
196
MATERIEL UE TIR INDIRECT.
Boussole Peigné.
314. La boussole Peigné se compose d’une boite, d’un
couvercle et d’nne tige à charnière. La boîte contient une
aiguille aimantée mobile sur un pivot placé au centre d’un
cercle gradué en millièmes dans le sens des aiguilles d’une
montre. Un frein permet d’amortir, avec le doigt, les oscil-
lations de l’aiguill?, et un bouton moletté, d’immobiliser
cette dernière. Le couvercle porte une glace munie d’une
fenêtre au milieu de laquelle sont tendus deux crins for-
mant pinnulc-objectif. La tige-charnière présente une fente
qui forme pinnule-oculalre. Un côté de la boîte et le côté
correspondant du couvercle portent un biseau gradué. Ce
biseau gradué est parallèle au plan de visée formé par ht
fente de la tige-charnière et les deux crins du miroir. H
sert à tracer les directions. Un perpendicule est placé dans
la boîte, au-dessus de l'aiguille; il oscille, quand la boîte
est tenue verticalement, devant une graduation qui donne
les pentes.
La boussole Peigné sert : à tracer une direction, &
s’orienter, ft mesurer une pente.
SlTO-GONIOMÈTRE.
315. Le sito-goniomètre est composé d’une boîte en
aluminium contenant un niveau à bulle d’air 1 et deux
graduations 2 (de 10 en 10 millièmes) (1), sur celluloïd,
protégées par des lames également en celluloïd. Deux len-
tilles-oculaires 3, 4; permettent : l’une, d’observer & la fois
une graduation et le paysage (goniomètre) ; l’autre, d’ob-
server à la fois la bulle du niveau, une autre graduation,
et le paysage (sitomètre).
Le niveau est placé parallèlement ù la graduation qui
lui correspond et un petit miroir plan 5 permet d’observer
la bulle du niveau par l’oculaire correspondant.
Le sito-goniomètre sert :
lu A mesurer l’angle de site :
Tenir le bouton, l’appareil dans la position verticale (2) ;
appliquer l’œil près de la petite fenêtre du haut 4 et
amener la bulle entre ses repères (la ligne zéro donne
l’horizontale passant par l’œil de l’observateur) ; viser
(1) Il existe encore des slto-gouiomètres gradués en décigrades;
ils portent l’indication < décigrades » gravée sur le plat de l’appa-
reil.
(2) En s’accoudant si possible.
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT.
197
par un bord de la fenêtre, superposer la graduation au
terrain; noter la division correspondant au point dont on
veut déterminer le site; cette division donne l’angle en
millièmes ;
Fig. 3;-
2® A mesurer l’écart en millièmes entre deux points :
placer l’appareil horizontalement; viser par la grande
fenêtre 3 ; faire coïncider le zéro de la graduation du haut
ou du bas avec un des points; lire la division corres-
pondant h l’autre point. L’écart est donné en millièmes.
Double décamètre.
316. Le double décamètre est constitué : soit par un
toron de fils d’acier, soit par un ruban en acier (1), soit
parfois, par un ruban en tissu ou en toile cirée. Il est
enroulé : soit dans une boite plate cylindrique en cuir, soit
sur un tambour en bois ou en métal.
Les mètres (et parfois les décimètres et même les centi-
mètres) sont indiqués au moyen de repères, de forme
variable selon le modèle du double décamètre.
Quel que soit le modèle considéré, chaque double déçu-
(1) deux types sont seuls réglementaire*.
198
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT.
mètre est accompagné d’un >e« de fiche» constitué par
dix fiches en fer et une fiche plombée.
lue double décamètre sert à effectuer des mesures sur le
terrain.
Feuille d’abaque.
317. L'abaque est une série de courbes représentant
les trajectoires cor rescindant A différents angles de tir.
Les distances sont indiquées sur la ligne horizontale.
L’abaque permet, sans calcul :
— de mesurer l’ordonnée A une distance quelconque
pour une trajectoire déterminée et, en particulier, de ré-
soudre le problème de l’obstacle;
— de déterminer les zones de contre-pentes qui sont en
angle mort ou qui peuvent être soumises A des feux de
rasance:
— de remplacer les tables, pour la détermination de
l’angle de tir nécessaire pour battre un but qui se trouve
A une distance et à une altitude données:
— de mesurer les angles de chute.
Dans le but d’éviter la confusion de courbes trop rap
prochées, l’échelle des hauteurs est différente de l’échelle
des distances. Avant de se servir d’un abaque, il faut
s’assurer que l’échelle des distances est la même que celle
du plan dont on fait usage (1/10.000).
De même, les profils destinés à la détermination des
zones en angle mort et des zones rasées doivent être
établis aux échelles de l’abaque. (Échelle horizontale :
1/10.000”; échelle verticale : 1/2.000”.)
Un modèle réduit de l’abaque est donné ci-contre dans
le fascicule des Tables et abaque».
Étui d’abaque.
»1». C’est un cylindre creux, en fer blanc, de 4 cm. 5
de diamètre et de 75 centimètres de longueur. Il porte un
couvercle qui s’emboîte à la partie supérieure de l’étul.
Trois boucles, dont deux sont fixées à l’étui et une au
couvercle, permettent le transport à l’épaule, à l’aide d’une
ficelle qui est attachée, d’une part à la boucle Inférieure,
de l’autre, A la boucle du couvercle, et passe dans la
boucle supérieure de l’étui.
L’étui d’abaque est destiné A recevoir l’abaque, les plans
directeurs et les cartes.
Cabnet d’unité.
319. Voir le modèle A l’annexe n* IV.
MODÈLE D’ABAQUE DES TRAJECTOIRES.
. Distances Horizontales
Altitudes
MCTERIEf. UE TIR IM>i)tEt;r.
19»
Carnet de peloton et de groupe.
Voir les modèles à l’annexe n" IA’.
Livret de pièces.
Voir tes modèles ù l’annexe n" TV.
Niveau M'* 1918.
320. Lp niveau 1918 se compose d’une fiole en-
châssée dans un porte-fiole inuni d’uue mâchoire. Sur ]e
côté, est gravée une flèche avec l’indication : but. Un bâti
en bronze supporte le jmrte-fiote et une colonne, surmontée
d’un chapiteau (avec ind .s-repère) sur lequel tourne un
tambour gradué muni d’un bouton mol.tté.
Niveau de pointage (3/4T1
Ml? 1918.
Hg. 3A.
A l’intérieur de la colonne se trouve une vis, actionnée
par le tambour, sur laquelle se déplace un écrou itortant
un ergot et un index-repère.
L’ergot est engagé dans la mâchoire du porte-fiole dont
il comnyinde les déplacements.
Graduation. — Le niveau 1918 est gradué en mil-
lièmes (tangente).
La colonne est graduée de 50 en 50 millièmes de 0 à 400.
Le tambour est gradué en millièmes de 0 à 50. Un
tour entier du tambour vaut 50 millièmes.
200 MATÉRIEL DE TIR 1ND1REC1.
321. Disposer le niveau pour un angle déterminé.
— Faire tourner le tambour jusqu'à ce que l’index-repère
de l’ergot arrive à la division de la colonne marquant le
plus grand multiple de 50 contenu dans l'angle à donner.
Continuer à faire tourner le tambour jusqu’à ce que
l’index-repère du chapiteau se trouve en regard du nombre
de millièmes voulu pour compléter cet angle (1).
Exemples : -
1° Angle 127 millièmes. L’index-repère de l’ergot doit
se trouver entre les divisions 100 et 150 de la colonm-
et l’index-repère du chapiteau, à la division 27 du tam-
bour ;
2“ Angle 285 millièmes. L’index-repère de l’ergot doit
se trouver entre les divisions 250 et 300 de la colonne et
l’index-repère du chapiteau à la division 35 du tambour.
322. Donner à la pièce l’angle marqué par le
nivean. — Placer le niveau sur le canon, entre le radia-
teur et la frette-support, la flèche dans la direction du
but (colonne en arrière).
Agir sur le volant de pointage en hauteur jusqu’à ce
que la bulle soit entre ses repères.
Pendant l’opération, caler la poignée de pistolet comme
elle le sera pendant le tir.
Angles négatifs. — Si l’angle à donner est négatif, re-
tourner le niveau (colonne en avant).
323. Repérage. —‘Pour repérer une pièce pointée à
la hausse, placer le niveau sans déranger l’arme, faire
tourner le tambour de façon à amener la bulle entre ses
repères et lire l’angle (1).
Vérification du niveau.
324. a. La vérification du niveau est faite à l’aide
d’un niveau récemment réparé (le niveau réparé porte,
à la suite du numéro matricule, la lettre R suivie du mil-
lésime de la réparation). Elle consiste à évaluer l’incli-
naison d’une mitrailleuse bloquée, successivement avec le
niveau à vérifier et avec le niveau auquel on le compare.
L’opération est répétée trois fois, la mitrailleuse ayant
d’abord une inclinaison très faible, puis une moyenne
(1) Toujours manœuvrer l’appareil de façon à amener le tam-
bour à la position définitive au moyen d’un dernier mouvement
de rotation imprimé dans le sens des graduations croissantes (sens
du mouvement des aiguilles d’une montre).
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT. 201
(150 millièmes environ), et enfin une grande inclinaison
(300 millièmes environ).
L’écart entre les évaluations faites avec les deux ni
veaux ne doit pas être supérieur & 2 millièmes.
b. Lorsque l’index de l’ergot est en coïncidence avec le
zéro de la colonne, la graduation du tamboui* qui se
trouve en regard de l’index du chapiteau ne doit pas être
éloignée du zéro de plus de 4 millièmes.
Cale en «ois dub,
325. Pour permettre le repérage au niveau jusqu’au
voisinage de l’angle de 45°, les unités du type montagne (1)
sont dotées, pour chaque pièce, d’une cale ên bois dur
conforme au tracé ci-dessous :
Vérification. — Placer au niveau le canon horizontal;
disposer la cale sur le canon, la petite face du côté de
la boucle; faire marquer 400 millièmes au niveau et poser
ce dernier sur la cale, la »lèche dirigée vers la boîte de
culasse.
Si la pente de la cale est correcte (et le niveau réglé),
la bulle se trouve entre les repères.
Emploi. — Pour pointer ou repérer sous un angle positif
(ou négatif) plus grand que 400 millièmes, placer la cale
sur le canon, la petite face en avant (ou en arrière) et
poser sur la cale le niveau, colonne en arrière (ou en
avant).
S’il s’agit d’un pointage, faire marquer préalablement
au niveau, l’angle prescrit diminué de 387 millièmes.
Donner l’inclinaison à la pièce.
(1) Bn temps de guerre, toute unité de mitrailleuses appelée à
opérer en montagne est dotée de cales en bols dur.
(2) La pente de la face supérieure sur la base est en réalité
d'environ 21°48' ou 387 millièmes.'
202
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT.
Pour un repérage, faire tourner le tambour de façon à
amener la bulle entre ses repères, sans déranger l’arme.
L’angle réel est égal à l’angle lu augmenté de 387 mil-
lièmes.
Tant que durent les opérations de pointage ou de repé-
rage, maintenir en place ù la fois la cale et le niveau.
Limbes.
326. Affût Hotchkiss Mle 1916. — Le limbe porte
100 graduations; une graduation vaut 10 millièmes.
Affût M1* 1915, type omnibus et type M. 19. — l^e
limbe .porte 140 graduations ; une graduation vaut 8 mil-
lièmes environ (7.75).
Plate-forme.
La stabilité du trépied étant une condition essentielle
de la bonne exécution du tir indirect, il importe que
chaque mitrailleuse soit placée sur une plate-forme.
32 7. n. Le lé-plate-forme se compose de deux planches
de 4 centimètres d’épaisseur et de 24 centimètres de lar-
geur, assemblées en forme de T.
Longueur de la plate-forme : 1 m. 60;
Longueur de la traverse : 0 m. 85 ;
Diamètre de Vieil : 0 ni. 045;
Distance de l’œil à la face antérieure de la traverse :
0 m. 31.
Des entailles, destinées à emboîter les bêches des pieds,
sont pratiquées, dans les unités, à la demande de chaque
trépied, et de manière que l’œil, dans lequel passe un
piquet qui est enfoncé dans le sol, soit sur l’aplomb de
l’axe de pivot.
MATÉRIEL DE TIR INDIRECT.
203
fig. 4l
328. &. La plate-tonne (en deux parties), qui doit rem-
placer le té-plate-forme, se compose de deux traverses de
3 centimètres d’épaisseur et de 90 centimètres de longueur,
qui supportent respectivement les pieds antérieurs et la
rallonge de flèche.
Largeur de la traverse antérieure : 16 centimètres.
A la partie médiane de cette traverse, est fixée une
branche (16 cent. X 16 cent ) dans laquelle est percé l’œil
de la plate-forme (diamètre d-? l’œil : 35 millimètres).
Largeur de la traverse postérieure : 20 centimètres.
Trois piquets assurent l’ancrage de la plate-forme (un
dans l’œil, un dans l’un des trous percés à chaque extré-
mité de la traverse antérieure et le troisième dans le trou
de la traverse postérieure).
Quatre courroies, fixées à la traverse postérieure, per-
mettent d’assembler pour le transport les diverses parties
du dispositif.
Des entailles, destinées à emboîter les ergots des pieds
antérieurs sont pratiquées* dans la traverse antérieure
à la demande de chaque trépied et de manière que l’œil
soit sur l’aplomb de l’axe de pivot.
Une entaille de la traverse postérieure reçoit la bêche'
de flèche.
204
MATÉRIEL DF. TIR INDIRECT.
Jalon.
82*. Le jalon est formé d'un piquet équarri à 30 mil*
Hmètres de côté, & pointe ferrée (1). Sa longueur est de
1 m. 50. Sur chaque jalon peut se déplacer un voyant
blanc, pour le repérage en hauteur.
Chaque pièce dispose de 4 jalons de couleurs variées :
bleu, rouge, vert, noir.
Le jalon sert à repérer la pièce et & ramener le pointage
à des visées directes faites au moyen de la ligne de mire.
Anr. 3.
Matériel de tir contre avions.
Rallonge «le tir contre avion», Mte 1928.
330. La rallonge, susceptible d’être montée sur les
divers types d’affûts en service, se compose :
a. D’une colonne portant à sa partie inférieure deux
tourillons et deux mâchoires, dont l’une est commandée
par un volant à manettes, avec loquet d’immobilisation:
b. D’une fourche à pivot conique.
Une clavette de fourche peut prendre trois positions
qui permettent respectivement la rotation, l'immobilisa-
tion ou le retrait de la fourche.
La rallonge est transportée à dos au moyen d'une bre-
telle passée dans les deux anneaux porte-bretelle.
381. Montage de ta rallonge sur V affût. — Écarter la
mâchoire mobile en agissant sur le volant. Ce dernier
étant dirigé vers l’avant, introduire les tourillons de la
rallonge dans les encastrements de la fourche de l'affût
Serrer à fond le volant et l’immobiliser au moyen du
loquet
(1) Un modèle de jalon démontable est à l’étude.
MATÉRIEL DE TIR CONTRE AVIONS. 205
Lors de la mise en place de la mitrailleuse sur la ral-
longe s’assurer que le levier de la clavette de fourche
est orienté vers le bas et que le téton est engagé dans
son logement.
Pour Immobiliser la fourche, en vue du transport de
la rallonge, disposer la fourche dans la direction du tou-
rillon situé du côté du levier de la clavette. Orienter le
levier de cette clavette vers le haut, engager le téton dans
son logement.
Jalon
tguerre (destinée
ata fieatton du jalon
pour te transport
sur b rwlureUe
porte-mitrailleuse
.Voyant
y
Fig. A3.
Pour séparer la fourche de la colonne (1), orienter la
clavette vers le haut, sans engager le téton dans son
logement.
(1) En vue de l’entretien du pivot. Ce pivot et les organes d<*
commande de la mâchoire doivent être tenus propres et lubri-
fiés.
206 MATERIEL DK Tl» CONTRE AVIONS.
Rallonge pourle tir contre avions (à).
Encastrement. _
Fourche..
cfe fourche
fourche
____Co/onne —.
Patent
a manette.
Mitraif/euse.
^--Foun/tens -€lraa^'îl~l
^Anneau
! 'Manchonmobile
'ju , 'Logement3 au
Jtenchon fixe. te^etdimmoàihsaUûn
Rallonge montée sur aflut-
trépied Hotchkiss, MOISIS
X Crosse
Fig. m.
MATERIEL UE; Tl H l.O VIRE AVIOXb.
207
Support pour le tir vertical
(pour les unités
qui ne sont pas encore dotées de la rallonge).
332. Le support pour le tir vertical est utilisé pour le
tir contre avions.
Sii|i]hm‘1 pour le tir vertical ' t/lO* .
Pour le mettre en place, engager les tourillons dans
les encastrements de la fourche du support pivotant;
fermer les sus-bandes de l’affût, laisser reposer le support
sur la partie antérieure du support pivotant.
Fig 46. '
208
MATÉRIEL l>K TIR CONTRE AVIONS.
Croate.
333. Elle est utilisée pour le tir contre avions, quel
que soit l’affût ou le support employé.
Pour la monter, engager la bride du boulon dans la
poignée. Engager la partie postérieure droite de la boite
de culasse dans l’évidement spécial de la crosse. Orienter
la bride du boulon dans une direction sensiblement paral-
lèle à l’axe du canon. Serrer, à fond, l’écrou & oreilles.
S’assurer de la fixité de la crosse.
Correcteur.
Caractéristiques.
384. Le correcteur est un appareil donnant à la mi-
trailleuse la possibilité de tirer efficacement contre
avions, en corrigeant l’écart angulaire dû au déplacement
de l’objectif.
Ia* dispositif permet le pointage direct sur l’objectif.
Il est organisé pour le tir aux distances Inférieures A
1.000 mètres.
11 se compose essentiellement d’une réglette formant
mire, et d’un guidon; 11 s’adapte & la mitrailleuse au
moyen de supports appropriés.
Une stadia complète l’appareil.
Nomenclature,
Le correcteur comprend:
Des organes de visée : mire, guidon; leurs supports :
support de mire, support de guidon;
Une stadia. '
MATÉRIEL DE TIR COSTRE AVIONS.
209
Fig.
Description du correcteur.
335. Mire. — La réglette de mire est engagée dans
une douille mobile autour d’un axe perpendiculaire à la
tige. Le montage de la douille est fait de manière que la
perle de visée, placée à l’extrémité de la réglette, puisse
décrire une sphère autour d’un point fixe situé sur le pro-
longement de la tige de mire.
La réglette, par glissement dans la douille, est suscep-
tible de prendre cinq positions. A chacune de ces positions
correspond un cran dans lequel vient s’engager le ressort
de réglette. Le cran le plus près de la perle de visée
porte l’indication « 2 >.
Pratiquement, deux positions seulement de la réglette
sont utilisées. Elles sont définies : l'une par le troisième
cran il partir de la perle de visée (appelé cran 700), l’autre
par le cinquième cran (ù partir de ladite perle). Cet^e
dernière position, la plus fréquemment employée, corres-
pond à l’enfoncement complet de la réglette dans sa
douille.
336. Guidon. — Le guidon est constitué par une tige
cylindrique terminée à sa partie supérieure par un cadre
de pointage, et portant à sa partie inférieure un ressort
J. 33641-35. 8
21/) MATERIEL DE TIR LOSTRB A HORS.
d'accrochage permettant de la fixer dans le bloc du sup-
port. Le cadre de pointage comprend deux branches for-
mant fourche, réunies par trois fils parallèles. Chacun de
ces fils, le correcteur étant en place, se trouve disposé
perpendiculairement au plan de symétrie de l’arme.
Une pastille lumineuse est placée sur chacune des
branches, & hauteur du fil central, pour faciliter le tir
de nuit.
L’appareil est réglé (1), une fois pour toutes, de ma-
nière que la ligne de mire, déterminée par le centre de
rotation de la réglette et la perle fil central du guidon,
rotation de la réglette et la perle du fil central du guidon,
L’écartement des branches de la fourche est de 20 milli-
mètres. Il en résulte que cet écartement, vu du centre
de la mire, couvre 20 millièmes, c’est-à-dire, à la distance
de 700 mètres, un avion, vu de face, de 14 mètres d’en-
vergure environ. De même, l'écartement des fils corres-
pond à 7 millièmes, c’est-à-dire à un avion de 3 mètres
de hauteur environ vu à la distance de 400 mètres.
337. Support de mire. — Le support de mire est con-
stitué par un bâti avec douille fendue, fixé à demeure,
au moyen de quatre vis d’attache, sur la joue droite de
la boîte de culasse de la mitrailleuse.
La douille fendue, dans laquelle la tige de mire peut
tourner autour de son axe, est solidaire du bâti. La posi-
tion de cette douille est telle que la tige de mire, placée
sur son support, se trouve être perpendiculaire & l’axe
du canon et parallèle au plan de symétrie de l’arme.
Les bords de la fente peuvent être rapprochés l’un de
l’autre au moyen d’une vis de pression qui permet de
réaliser un serrage progressif.
838. Support de guidon. — Le support de guidon se
place en arrière et contre la frette porte-guidon. Il com-
prend deux demi-colliers. Le demi-collier inférieur porte,
& droite, le bloc sur lequel sont ménagés un trou cylin-
drique destiné à recevoir la tige du guidon et une fente
pour le logement du ressort d’accrochage.
Dans la partie médiane du demi-collier supérieur, se
trouve une échancrure dans laquelle vient se loger l’em-
base du guidon normal.
La distance entre la tige de mire et la tige de guidon,
comptée d’axe à axe et parallèlement à l’axe du canon,
mesure la longueur de la ligne de mire, soit 0 m. 99.
(1) Voir n« 843.
MATÉRIEL DE TIR CONTRE AVIONS.
211
SS*. Stadia. — La stadia est un appareil en forme de
lyre, qui sert à apprécier la distance de l’objectif. Elle
porte, d’un côté, une graduation correspondant & un avion
vu de face et, de l’autre côté, une graduation correspon-
dant & un avion vu par le travers.
Pour faciliter les lectures, de petites encoches ont été
pratiquées à hauteur des graduations de la stadia. Ces
encoches se lisent toujours sur le côté droit de la lyre,
quelle que soit la façon dont est tenue la stadia.
Montage du correcteur.
340. a. Montage des supports :
1* Support de mire. — Le support de mire est fixé, à
demeure, sur la boîte de culasse au moyen de quatre vis
serrées à fond et assujetties chacune par deux coups
de pointeau donnés dans le bâti, pour faire rentrer le
bronze dans la fente des têtes de vis.
2° Support de guidon. — Le support de guidon doit être
fixé de manière que la tige du guidon soit parallèle à la
tige de la mire. On réalise cette condition en agissant
convenablement, au moyen d’un tournevis ou d’un chasse-
goupille de 3 mm. 8, sur les deux vis du collier.
Le montage des supports est Important et doit être fait
très soigneusement, sous la direction du chef de peloton.
Le correcteur ne se met en place qu’au moment de son
utilisation.
341. b. Mise en place du correcteur :
Placer la mire à fond dans sa douille. Agir sur la vis
de serrage de manière à permettre la rotation de la tige
autour de son axe. Ce serrage doit être tel que la rotation
ne puisse se faire qu’à la volonté du tireur.
Placer le guidon dans le bloc du support en enfonçant
à fond la tige, de manière que le ressort se place dans
son logement (1).
342. c. Réglage du correcteur :
1° Placer la mitrailleuse sur l’affût-trépied ;
2* Disposer le correcteur sans ses supports;
3* Orienter la réglette parallèlement au canon, puis la
retirer sans changer ta position de la douille. En se recu-
it) Avec le guidon ancien modèle, bloquer à fond la vis de ser-
rage.
8.
212 MATÉRIEL DE TIR CONTRE AVIONS.
lant suffisamment, la douille, dans laquelle coulisse la ré-
glette, doit apparaître comme un trou parfaitement circu-
laire lorsqu’on amène la perle du guidon au centre de ce
trou;
4° Mettre la hausse à 600 mètres et pointer la mitrail-
leuse à l’aide de la ligne de mire ordinaire sur un objectif
bien net, éloigné d’au moins 1 kilomètre (clocher, arbre,
etc.) ;
5° Amener, s’il y a lieu, sans bouger la mitrailleuse, la
ligne de mire constituée par la perle du guidon et le
centre de la douille (ligne de correction nulle) & être
dirigée correctement sur l’objectif (1).
A cet effet, modifier l’orientatiton du support de guidon
en limant, au besoin, l’échancrure du demi-collier supé-
rieur.
Si la ligne de correction nulle arrive au-dessus de l’ob-
jectif, diminuer la hauteur du guidon en limant légère-
ment la partie inférieure de la bague qui vient prendre
appui sur le bloc du support de guidon.
Si, au contraire, la ligne de correction nulle arrive au-
dessous de l’objectif, descendre la mire en limant conve-
nablement la partie Inférieure du bras coudé qui vient
buter sur la douille fendue du support.
Après quelques tâtonnements, on obtient un réglage très
précis.
Le réglage terminé, on visse à fond les vis de serrage du
support de guidon en ayant soin de ne pas modifier l’orien-
tation d ece support.
TRANSPORT DU CORRECTEUR.
343. Le correcteur (mire et guidon) et la stadia sont
transportés dans une trousse spéciale en toile.
Cette trousse, jusqu’à la position de déchargement, est
placée :
*Pour les unités sur voitures, dans le coffre aux mu-
settes ;
-Pour les unités sur bâts, sur le dessus du bât;
Pour les formations automobiles, dans les coffres spé
ciaux.
A la position de déchargement, le mitrailleur-mécanicien
passe les trou&es aux chefs de pièces qui les suspendent
au ceinturon ou les accrochent à un bouton de leur capote.
Le support de mire reste en permanence fixé sur la boite
de culasse.
(1) Cette ligne doit donner l’angle de tir de 800 mètre*.
MATÉRIEL DE TIR CONTRE AVIONS.
213
Le support de guidon reste, en principe, fixé sur le
canon. Toutefois, il peut, pendant de longues marches sur
routes, loin de l’ennemi, être démonté et transporté dans
la musette de pièce.
A la position de déchargement, le mitrailleur-mécanicien,
s’il y a lieu, passe les supports de guidon aux tireurs qui
les montent sur le canon.
art. 4.
Matériel de tir & blanc.
Nomenclature.
Ce matériel comprend :
— un appareil de tir & blanc;
— un canon de tir à blanc.
Appareil de tir à blanc (1).
344. L’appareil de tir à blanc sert à rétrécir l’orifice
de sortie des gaz, afin d’obtenir une poussée suffisante.
b'ig. 4g.
Pour le monter, fixer le tube de poussée en vissant
l’écrou-support sur le filetage de l’extrémité du canon.
Utiliser, à cet effet, la dé d’appareil de tir à blanc
pour mitrailleuse.
(1) Un appareil sur lequel le cache-flamme peut être vissé est
à l’étude.
MATERIEL DE TIR A BLASC.
2U
Canon de tib à blanc.
345. C’est un canon usagé auquel les modifications
suivantes ont été apportées, pour faciliter l’introduction
des cartouches :
Alésage du logement de la balle à 9 millimètres;
Chanfreinage de l’entrée de la chambre, de part et
d’autre du logement de la cage d’extracteur.
Il porte l’inscription < tir à blanc ».
art. 5.
Instruments d'optique.
1" Tétëmêÿres.
Les télémètres employés dans les unités de mitrailleuses
permettent, à un seul observateur, de mesurer une dis-
tance, en faisant une seule lecture, en un seul point
d’observation.
«
A. Télémètre de 66 centimètres, M’e 1909 M.
(Barb et Strood), avec pied ancien modèle.
(Fig. 50, 56, 57.)
Principe et description.
846. Les rayons lumineux, émis par un objet B, pénè-
trent dans l’instrument par deux fenêtres Fx, F, et tra-
versent deux prismes Elt E„ où ils subissent une double
réflexion qui a pour effet de les renvoyer dans des direc-
tions perpendiculaires ù leurs directions primitives.
Les deux faisceaux lumineux sont ensuite concentrés
par deux objectifs O*, O„ puis réfléchis de nouveau par un
système de prismes centraux C de manière & former deux
images a, et a, de l’objet, que l’on observe à l’aide dSin
oculaire L,.
Lorsque l’objet B est à une distance très grande, les
deux rayons incidents BEt, BEj, peuvent être considérés
comme parallèles; les deux images «i et a, sont alors en
coïncidence.
Lorsque l’objet B est à une distance finie, les deux
rayons BE, et BE, forment un certain angle qui dépend de
la distance de l’objet; les deux images a, et a, ne coïnci-
TKLEMÈTKES.
115
dent pas et leur écartement est d’autant plus grand que
la distance de l’objet est plus petite. La mesure de la
distance de l'objet est plus petite. La mesure de la dis-
tance est effectuée en rétablissant la coïncidence au moyen
d’un prisme dévlateur D.
B1 B|
Fig. 5o.
Ce prisme, placé entre l’objectif O3 et les prismes cen-
traux, peut recevoir, à cet effet, un mouvement de trans-
lation suivant l’axe de l’instrument, en entraînant avec
lui une échelle, qui se déplace devant un index. La
translation du prisme permet de déplacer l’image a, et de
noter sur l’échelle la position pour laquelle les deux
images coïncident. L’échelle peut être observée, sqit direc-
tement à travers une fenêtre G, soit par réflexion dans un
prisme en regardant dans l’oculaire de lecture L,.
Fig. Si.
Les prismes centraux ne réfléchissent qu’une partie des
images données par les objectifs; le paysage, vu dans
l’oculaire, parait divisé en deux champs séparés par une
ligne très fine dite ligne de réparation; la partie supé-
rieure du champ est fournie par l’objectif gauche Ot, la
partie inférieure par l’objectif droit O*. Lorsque la ligne
de séparation coupe l’image, l’opérateur aperçoit l’objet
comme le montre la figure 51.
Pour effectuer la mesure, l’opérateur raccorde les deux
images.
La ligne de séparation est fournie par l’arête d’un
prirme réparateur fixé sur la monture des prismes cen-
traux.
216
TÉLÉMÈTRES.
347. Indépendamment • de ces organes essentiels, le
télémètre comprend:
— deux verres m,, placés dans les fenêtres devant
les prismes d’extrémité ; le verre m4 est un prisme de très
petit angle; le verre est une glace à faces parallèles;
— un astigmatiseur composé de deux verres cylindri-
ques Plt P„ qu’un levier permet d’interposer sur le trajet
des rayons lumineux; cet astigmatiseur allonge les Images
dans le sens vertical et permet ainsi de mesurer les dis-
tances d’objets de faible hauteur, ou de points lumineux
pendant la nuit;
— ,un collimateur-chercheur fixé 'sur l’anneau porte-
poignée gauche et comportant deux lignes de fol (une
horizontale et une verticale).
Le télémètre M’* 1909 M comporte un oculaire de visée
sans verres colorés, une œillère fixée par des boutons-
pression sur le tube extérieur, un dispositif de réglage
exigeant l'emploi d’un tournevis, des auvents amovibles.
Mise en station.
348. Avec pied. — Écarter les branches à coulisses du
pied, les fixer à la hauteur convenable en serrant les
écrous. Monter le télémètre sur son support; à cet effet,
placer les bagues en laiton sur les glissières du support
et faire tourner le télémètre autour de son axe, pour en-
gager les agrafes sous les glissières. Abaisser les poignées.
Placer l’œillère. Découvrir les fenêtres, en tournant les
obturateurs.
Sans pied. — Passer la bretelle sur le cou.
Placer l’œillère, découvrir les fenêtres ; abaisser les
poignées, saisir le télémètre par les poignées et s’appuyer
contre un support (arbre, mur, talus ou aide placé devant
soi, etc.) en se tenant de bout, à genou ou couché.
Pour opérer debout, sans appui, serrer fortement les
Coudes au corps, afin d’augmenter le fixité de l’instrument.
Pointage du télémètre.
349. Desserrer l’écrou à oreilles de la tête du pied.
A l’aide du collimateur, diriger le télémètre sur l’ob-
jectif.
Pour pointer avec le collimateur : regarder, en fermant
un œil et en se tenant aussi éloigné que possible de l’ap-
pareil :
1° En direction. — Faire passer par l’objectif la ligne
TÉLÉMÈTRES.
217
de fol verticale, prolongée au-dessus du collimateur, en
Imprimant à la tête un mouvement alternatif de bas en
haut;
2® En hauteur. — Faire passer par l’objectif la ligne
de foi horizontale prolongée en imprimant à la tête un
mouvement alternatif de droite à gauche.
Le télémètre étant pointé avec le collimateur, l’objectif
se trouve dans le champ. Observer, par l’oculaire de visée,
avec l'œil droit, en appuyant le front contre l’œillère et,
de préférence, en fermant l’œil gauche.
Mettre au point l’oculaire de visée, en agissant sur le
levier de mise au point; amener l’image de l’objet au
milieu de la partie supérieure du champ.
Immobiliser la tête du pied au moyen de l’écrou à
oreilles.
Amener l’image de l’objectif à être coupée par la ligne
de séparation des deux parties du champ, en faisant
tourner le télémètre sur ses glissières.
Mesure d’une distance.
350. Le télémètre étant pointé, le maintenir légèrement
à l’aide des poignées rabattues et saisir le bouton de ma-
nœuvre entre le pouce et l’index de la main droite.
Si l’image supérieure de la ligne sur laquelle on opère
est, par exemple, à gauche de l’image inférieure, faire
tourner le bouton de manœuvre de façon à rapprocher
l’image supérieure de l’image inférieure. Continuer le
mouvement jusqu’à ce que l’image supérieure dépasse
légèrement cette dernière à droite.
Changer immédiatement le sens de rotation et continuer
le mouvement jusqu’à ce que l’image supérieure dépasse
légèrement l’image inférieure, à gauche.
Recommencer ces opérations jusqu’à ce que les ampli-
tudes des deux mouvements de sens contraire, devenues
très petites, paraissent être égales.
Sans regarder, amener le bouton de manœuvre dans la
position médiane.
Cette manière de procéder est dite « par balancement >.
Si les opérations ont été bien effectuées, il y a coïnci-
dence.
Lecture d’une distance.
351. Regarder, par l’oculaire de lecture (ou par la
fenêtre de lecture), la division de l’échelle arrêtée en face
du repère.
218-
TBUÎHÈTKES.
Les divisions de la graduation correspondant chacune à :
10 mètres, de 250 à 1.000 mètres;
25 mètres, de 1.000 à 1.500 mètres;
50 mètres, de 1.500 à 2000 mètres;
100 mètres, de 2.000 à 5.000 mètres.
Cas particuliers.
352. Objet de petite hauteur. — En raison de la dif-
ficulté de couper facilement l’image par la ligne de sépa-
ration, employer l’une des méthodes suivantes :
1® Doublement de Vimage. — Agir sur le pignon de
réglage vertical, de façon à produire un léger doublement
de l’image (n® 355). Manœuvrer le bouton du prisme
déviateur pour amener les deux images l’une au-dessous
de l’autre, sur une perpendiculaire & la ligne de sépa-
ration du champ;
Fig. 51.
2® Astigmatismë de Vimage. — Agir à fond sur le levier
d’astigmateur et maintenir l’action. Opérer sur l’image
déformée de l’objectif comme U a été dit. pour un objet
de hauteur suffisante.
353. Objet présentant une ligne horizontale. —
Orienter le télémètre de façon que la ligne de séparation
du champ soit perpendiculaire à la ligne de visée (tig. 52).
A cet effet : séparer le télémètre de son pied et l’appuyer,
par l'un des tamiions d’extrémité, sur uo objet quelconque
(lied coulisses rentrées, genou pierre, etc.).
TELEMÈTBKS.
219
Réglages.
354. Un télémètre est réglé lorsque l’image formée
dans la partie inférieure du champ est exactement le com-
plément de l’image formée dans la partie supérieure du
champ (réglage vertical) et que, la coïncidence étant éta-
blie, la distance indiquée correspond à celle de l’objet
(réglage horizontal).
Réglage vertical.
355. 11 y a doublement lorsqu’une même partie de
l'objet figure à la fois dans la partie supérieure et dans
la partie inférieure du champ (fig. 53).
Fig. 53.
Il y a mangue lorsqu’une même partie de l’objet ne
figure ni dans la partie supérieure, ni dans la partie infé-
rieure du champ (fig. 54).
Fig. 54.
Pour corriger le manque ou le doublement, agir lente-
ment sur le pignon de réglage vertical. Cette opération
peut se faire en conservant l’œil à l’oculaire.
856 Vérification du réglage vertical. — Pointer le télé-
mètre de façon à ne faire apparaître l’objet visé que dans
la partie inférieure du champ. Tourner le télémètre sur
220
TÉLÊMÊTRK\.
son support, pour faire monter lentement l’image dans la
partie supérieure du champ.
Le réglage est correct, si l’extrémité supérieure de l’ob-
jet apparaît dans la partie supérieure du champ à l’instant
où elle disparaît de la partie inférieure.
Il y a doublement, si l’extrémité de l’objet apparaît
dans la partie supérieure du champ alors qu’elle est encore
visible dans la partie inférieure de ce dernier.
n y a manque, si, au contraire, la partie supérieure
de l’image disparaît de la partie inférieure du champ,
au moment où elle atteint la ligne de séparation, pour
apparaître un instant plus tard dans la partie supérieure
du champ.
Réglage horizontal.
857. Il y a lieu de procéder au réglage horizontal lors-
que, après avoir réalisé la coïncidence, la distance lue sur
l’échelle ne correspond pas à la distance exacte de l’objet.
Ce réglage ne doit être effectué que par temps clair et
après vérification (et rectification, s’il y a lieu) du réglage
vertical.
Employer l’une des méthodes suivantes :
A l’aide d’un objet situé à une distance connue. — Choi-
sir un objet à contours nettement définis et dont la dis-
tance soit connue à :
3 mètres près,
7 mètres près,
12 mètres près,
27 mètres près,
48 mètres près,
75 mètres près,
100 mètres
près, pour
pour une distance
pour une distance
pour une distance
pour une distance
pour une distance
pour une distance
une distance
de 1.000 mètres
de 1.500 mètres
de 2.000 mètres
de 3-000 mètres
de 4.000 mètres
de 5 000 mètres
de 6.000 mètres.
Faire marquer à l’échelle la distance de l’objet; à l’aide
du tournevis spécial, agir sur la vis de réglage horizontal
pour établir le raccordement exact
A l’aide de la lune, du soleil ou d’une étoile. — Faire
marquer à l'échelle la distance infini, indiquée par une
étoile sur la réglette. Opérer comme il a été dit précédera;
ment;
A l’aide de la mire. — Une mire, fixée sur l’étui, est
affectée spécialement à chaque télémètre et ne peut être
utilisée pour un autre.
Un aide se place, face au télémètre, et à 100 mètres
environ; il porte l’étui, horizontalement, à hauteur des
yeux, et l’oriente de façon que la ligne de foi verticale
du collimateur soit dirigée sur le milieu du télémètre
(fenêtre de lecture).
TÉLÉMÈTRES.
221
Pointer le télémètre sur la mire; faire marquer à
l’échelle la distance infini indiquée par une étoile sur
la réglette.
Agir sur la vis de réglage horizontal pour établir le
raccordement des deux images partielles des lignes de fol
(voyants blancs) situées au milieu du champ (flg. 55).
358. Vérification du réglage horizontal. — Pour véri-
fier le réglage horizontal (quel que soit le procédé em-
ployé) , exécuter dix mesures successives sur l’objet utilisé ;
noter les résultats; faire la moyenne. Pour l’infini, lire
les mesures sur les divisions équidistantes tracées de part
et d’autre du trait correspondant à la distance infini.
Si le réglage a été fait à l’aide d’un objet situé à une
distance connue, l’erreur commise ne doit pas dépasser :
10 mètres, pour une distance de 1.000 mètres;
22 m. 50, pour une distance de 1.500 mètres;
40 mètres, pour une distance de 2.000 mètres;
90 mètres, pour une distance de 3000 mètres;
160 mètres, pour une distance de 4.000 mètres;
250 mètres, pour une distance de 5.000 mètres;
360 mètres, pour une distance de 6.000 mètres.
Si le réglage a été fait à l’aide d’un objet situé h une
distance infinie, ou à l’aide de la mire, l’erreur commise
ne doit dépasser une demi-division.
Recommencer toutes les opérations du réglage, si l’er-
reur commise est supérieure aux valeurs Indiquées ci-
dessus.
859. Les accessoires comprennent :
Une œillère en coutchouc, deux auvents, placés sur le
télémètre, une peau de chamois, un linge blanc, un tour-
nevis pour réglage horizontal, placés dans le tampon mo-
bile du couvercle de l’étui;
Une œillère de rechange, deux linges blancs de rechange,
placés dans la caisse d’emmagasinage pour transporter le
télémètre.
fmètre rtefecturç
Oeuvre de lecture tg.iuc^c}
ucuieirc de vf$êe (d/o/O
♦ Tetnpon d/vtt
’.. .^Mturetcur /
Poignée erfîcu/ce bfyectif
.. _ Boutoo de cofnmeodé
du firwne dtoeteur.... -
Qillfre...
BrttfOe.
Télémètre de 66 cm . 1909 M
, Té *émètre de 66 cm. W'I9O9I9I2
ffr/t*
drserroge
verticale)
Annftu tfe lutr,
dretelle dufitoa
Bwichee cQutin*
‘^ •«*. i
* *POrgn Orticutèe
fou lon conndé
U^ier de arroge
,Co<hmjieur_
'ter dit'. r
Otütore
de lecture
..artère
., OcMrg
de v»ste
icrrfge
Télémètre de 66 cm. M
(Position horhontaie)
1909-1912
TÉLÉMÈTRES
223
B. Télémètre à coïncidence de 0 m. 70 de base
MIe 1931, txm: G, (S.O.M.).
360. Le télémètre à coïncidence de 0 m. 70 de base
M’* 1931, type G» (S. O. M.) ne diffère du télémètre pré-
cédent que par quelques modifications de détail aux or-
ganes internes, sans effet sur le mode d'emploi, et par
les améliorations extérieures suivantes :
— l’oculaire de mesure est muni d’un masque en caou-
tchouc et d’une bande de protection en toile;
tampon gauche Oculaire
daguet - arrçfofr d* leclurr ,
J Collimateur
chercheur.
; fJ)ttura£eur
Pignon de
réglage vertical
Pognée articulée^
levier d'astigmatiseur ...
Vis de réglage,
horiîontat
iifitpen 0mt.
Taquet arrêtorii
„ , . . Obturateur. *.
Oculaire, oevtsee. : ♦
levier de mise au point: »
'Agrafes • * - 1-1 • • ^cutbn de commande
Bagues en À U- .Poignée articulée.
ladon flanche de tournevis ~
. Tampon mobile de, ’ * •f >
couvercle detui t
-Peau de chamois
'-Linge blanc
.(Ediére
Jampon
I gauche
Ptçn^n de réglage ’•
rerrtcat ., Collimateur,
tMduléleme*e J
lame de tournevis
rcgiage
Ligne d? foi *
Fig. 57.
— l’oculaire de lecture comporte un volet escamotable
masquant ù volonté l'échelle des distances au télémétreur;
— le télémètre est muni d’une bretelle en toile pour la
suspension à l’épaule; il est en outre maintenu en place
dans l’étui par une large courroie qui s'engage dans la
bride de tirage du tube télémétrique et qui s’assujettit
par une boucle cousue sur la face externe de l'étul à, côté
de l'une des boucles du couvercle;
— les branches du petit trépied sont renforcées (1) ;
(1) En outre, un pied plus robuste en bois et à branches cou-
lissantes. permettant l’observation dans les trois positions debout,
à genoux et couché a été expérimenté avec succès et sera vrai-
semblablement adopté prochainement.
224
TÉLÉMÈTRES.
— enfin, le tube télémétrique porte une plaquette gravée
indiquant la manière d’établir la coïncidence pour la me-
sure des distances inférieures à 250 mètres au moyen du
voyant amovible.
Transport du télémètre et du pied.
I. Transport des télémètres Barr et Strood M'* 1909
et !['• 1909-12 et de leurs pieds.
861. Le télémètre, dans son étui en cuir, est porté en
bandoulière par le télémétreur, de l’épaule droite à la
hanche gauche, l’extrémité supérieure entourée et main-
tenue par la bretelle transversale venant se fixer à la
ceinture d’étui de revolver, l’extrémité inférieure main-
tenue également par le contre-sanglon supérieur de cette
ceinture.
Le pied du télémètre, dans son'' enveloppe en toile, est
transporté, pour les groupes sur voitures, sur la voiture
n‘ 2 et, pour les groupes sur bûts, sur le bût porte-mitrail-
leuse n° 2.
A proximité de l’ennemi, le pied de télémètre peut être
suspendu à la selle du télémétreur, côté gauche (1).
Dans les formations motorisées, le télémètre et son pied
dans leurs étuis respectifs sont transportés dans les voi-
tures des unités : coffre spécial des voitures chenillées
des dragons portés ou camionnettes & munitions.
Nota. — Pour assurer la conservation du réglage du
télémètre dans le transport, il est indispensable que l’in-
strument soit placé dans son étui de manière à éviter tout
mouvement du télémètre à l’intérieur de l’étui. A cet effet,,
fermer l’étui en serrant à fond les contÉe-sanglons du
couvercle pour faire reposer le télémètre ft ses extrémités
contre les tampons qui garnissent intérieurement le fond
et le couvercle d’étui.
II. Transport des télémètres S. O. M. M1* 1925 G
et 3f‘* 1931 Gt et de leurs pieds.
362. En raison de leur poids et de leur encombrement,
ces télémètres et leurs pieds doivent être transportés sur
(1) Le pied ancien modèle n’est pas muni d’une enveloppe en
toile ; il n’est pas transporté à cheval ; son remplacement par le
nled modèle 1912 sera effectué prochainement.
TÉLiMèTRXS. 225
voitures cru sur bats aussi longtemps que la situation tac-
tique le permet
1° Transport sur voitures. — Une caisse spéciale à amor-
tisseurs est à l’étude ; elle sera placée sur la voiture porte-
mitrailleuse, hippomobile ou automobile, et permettra le
transport du télémètre sans détérioration ni déréglage.
2® Transport sur bats. — L’arrimage de la caisse pré-
citée, modifiée s’il y a lieu, sera étudié.
3® Transport à dos de* cavalier. — Les étuis de télé-
mètre des unités à cheval sont aménagés de manière à en
permettre l’arrimage sur le dos du cavalier parallèlement
& la ligne des épaules. Cet arrimage est effectué au moyen
de deux bretelles réglables fixées à des D et se croisant
devant la poitrine, et d’une courroie réglable qui, en se
fixant au ceinturon du cavalier, évite aux différentes allu-
res, le ballotement de l’étul; en outre, un coussin, main-
tenu contre l’étul par deux courroies fortement serrées,
amortit les chocs sur le dos du cavalier. Enfin, une bre-
telle destinée au transport éventuel à l’épaule peut être
enroulée autour de l’étul quand ce mode de transport
n’est pas utilisé.
Les pieds des télémètres S. O. M. sont transportés dans
les mêmes conditions que ceux des télémètres Barr et
Strood.
Jumelles. — Périscopes.
86S. Les unités de mitrailleuses sont dotées de jumelles
à prismes de grossissement 8 avec micromètre, de jumelles
de Galilée et de périscopes de tranchée à lentilles.
En cas de déficit dans les approvisionnements, ces in-
struments peuvent être remplacés par des instruments
similaires : jumelles avec ou sans micromètre çt jumelles-
télémètres, de grossissement variant de 3 à 9.
Les tableaux de dotation en vigueur indiquent notam-
ment la répartition *des jumelles, périscopes, entre les
gradés et les cavaliers des unités.
La description des Instruments est donnée par VInstruc-
tion sur l'armement et le matérirel de tir (X« Partie).
J. 33641-35.
8*.
226
ACCESSOIRES DIVERS.
ABT. 6.
Accessoires.
Cache-ftammes (1).
364. Le cache-flammes sert à masquer les lueurs pen-
dant le tîr.
[Cache-flammes (i/io*).
Pour le monter, visser le cache-flammes sur l’extrémité
filetée du canon, l’arrêter, le pavillon vers le bas. Serrer
à fond la vis de fixation en agissant sur la manette.
Monter toujours le même cache-flammes sur la même
mitrailleuse.
Le cache-flammes abaisse le point moyen du tir.
Pour corriger cet abaissement, faire exécuter, par un
très bon tireur (tir bloqué, pièce bien assise), deux grou-
pements de 25 balles, à 400 mètres autant que possible :
Le premier groupement sans cache-flammes; déterminer
le point moyen;
Le deuxième groupement avec cache-flammes ; déter-
miner le point moyen;
Mesurer l’écart vertical entre ces deux points; l’expri-
mer en millièmes.
En déduire la correction de hausse & donner pour régler
le tir.
(1) Un non veau modèle, plus léger et moins encombrant, est A
l’étude.
ACCESSOIRES DIVERS. 227
Exemple. — Écart vertical entre les deux points
moyens : 0 m. 78, soit en millièmes :
0,78 X 1.000
-------------= 1,9 millième environ.
400
L’angle de projection de 400
mètres est........................ 5 millièmes environ,
Correction à faire............. 1,9 millième,
Angle de projection à employer. 6,9 millièmes,
qui correspond sensiblement à la hausse de 500 mètres.
Êpaulière. — Gants spéciaux.
365. Ils servent & éviter les brûlures pendant les ma-
nipulations et les transports de la pièce échauffée.
Butoirs de fauchage en direction et en hauteur.
866. Les butoirs de fauchage en direction et en hau-
teur se placent sur le secteur strié et sur la. jante du
volant de pointage (1).
a. Placement des butoirs en direction.
Placer les deux butoirs sur le secteur strié aussi au
bout que possible, la nervure inférieure du secteur dans
la rainure du corps du butoir, la cale sous le secteur de
façon que la vis de réglage soit à l’extérieur; bloquer ô
fond la vis de blocage. Ramener en arrière, s’il est néces-
saire, les vis de réglage de façon à dégager le support
pivotant
b. Placement des butoibs en hauteur.
Placer les butoirs sur la jante du volant de pointage, la
vis de blocage à l’extérieur et horizontalement, l’un au-
dessus, l’autre au-dessous de l’index du volant, de ma-
nière qu’en agissant dans l’un ou l’autre sens sur le volant,
on vienne buter par la tranche inférieure ou par la tran-
che supérieure du bec du butoir contre l’index; bloquef à
fond les vis de blocage.
Si on veut laisser les butoirs en hauteur sur le volant
sans les utiliser, il suffit de les orienter, la vis de blocage
tournée vers l’axe du volant, jusqu’à ce que l’extrémité
(1) Les butoirs de fauchage en direction et en hauteur de
l’affût 1916 sont portés en permanence sur l’affût.
228
ÀCCKSS0IRK3 DITOU.
du bec du butoir passe près de l’index du volant sans le
toucher. Serrer les butoirs h bloc dans cette position.
Gaine»
86 7. La gaine est employée pour protéger la mitrail-
leuse contre la pluie, la boue et la poussière.
Pour l'utiliser pendant les transports à bras, coiffer le
canon avec l’étui de bouche; engager les embases des tou-
rillons dans les trous ménagés & cet effet;
Introduire l’arme, par la poignée, dans l’étui de culasse
qui vient recouvrir partiellement l’étui de bouche;
Brêler la courroie sur le couloir d’alimentation; serrer
la coulisse, en avant des tourillons, à l’aide de la corde.
Pour l'utiliser sur la mitrailleuse en batterie, ne pas
utiliser l’étui de bouche. Dégager la mitrailleuse de la vis
de pointage en hauteur. Placer l’étui de culasse; le tirer
le plus possible en avant; protéger la partie antérieure du
mécanisme d’alimentation à l’aide du rabat maintenu par
la corde de serrage.
Sangle porte-caiwes à munitions.
368. Elle se place sur les épaules et facilite le transport
des caisses.
Placement des caisses. — Au préalable, régler la lon-
gueur des boucles d’extrémité, selon que les caisses doi-
vent être portées debout ou de champ. Engager les caisses
dans les boucles qu'on serre modérément.
369. Le tire-douille sert à extraire de la chambre un
fragment d’étui abandonné, au moment de l’extraction,
lorsqu’il y a eu rupture transversale complète.
Tire-douille Mle 1708
an
Fig. 59.
A cet effet, après s’être assuré que la partie filetée est
vissée à fond dans le culot du tire-douille, ouvrir la cu-
lasse, engager, à la main, le tire-douille dans la chambre;
fermer la culasse en accompagnant le piston, pour éviter
les dégradations au bourrelet du tire-douille. Extraire
franchement ; éjecter doucement. Dévisser la partie filetée ;
enlever le fragment d’étui; revisser à fond.
{accessoires divers.
329
Mitrailleuses de théorie.
— Bandes-chargeurs d’exercice
874). Les mitrailleuses de théorie sont destinées & l’in-
struction sur la nomenclature, le démontage, le remontage
et le fonctionnement (1) ; elles ne doivent pas être em-
ployées pour l’exécution des tirs (à blanc ou à balle).
Elles sont munies d'un percuteur raccourci (de 3 mm. 6)
pour empêcher toute percussion ; elles sont marquées d’une
lettre X, de 9 millimètres de hauteur, apposée : sur la
botte de culasse, à la suite du numéro matricule (mar-
quage au burin) ; sur la frette-support, & la suite du
numéro matricule; sur le plancher du couloir d’alimen-
tation.
Chaque mitrailleuse de théorie est accompagnée d’un
affût de théorie. Les affûts de théorie peuvent être : soit
de l’un des modèles réglementaires, soit du modèle Hotch-
kiss 1914 (ce dernier n’est pas décrit dans la présente
instruction; il est analogue à l’affût M’* 1916). Ils sont
marqués d’une lettre X, de 24 millimètres de hauteur, qui
est apposée :’sur le fiasque gauche du support pivotant et
du corps de pivot, et, en outre, — pour les affûts Hotchkiss
M1* 1916 et M>e 1914, — sur le côté gauche de la tête de
flèche.
Les„bandes-chargeurs d’exercice sont destinées à l’in-
struction sur la nomenclature, le démontage, le remontage
et le fonctionnement; elles doivent être employées, à l’ex-
clusion des bandes-chargeurs de guerre, pour tous les
exercices et manœuvres ne comportant pas de tir à blanc
ou à balle.
Les bandes-chargeurs d’exercice sont marquées d’une
lettre X, de 3 millimètres de hauteur, apposée sur la
partie antérieure de la bande, vers le milieu de sa
longueur.
Appareil M1* 1934 pour le chargement des bandes
de mitrailleuses Hotchkiss.
371. En temps de paix, certains corps de troupe sont
dotés, au titre du service courant, de ces appareils.
Le garnissage des bandes est effectué conformément aux
prescriptions de la notice qui accompagne chaque appareil.
(1) H existe quelques spécimens de mitrailleuses «coupées»
dont certaines parties ont été ajourées pour permettre de se rendre
compte du fonctionnement
230
ACCESSOIRES DIVERS.
AKT. 7.
Entretien des instruments et accessoires.
Instruments d’optique. »
372. Éviter de conserver les instruments dans une atmo-
sphère humide ou dans l’obscurité et de les exposer aux
variations brusques et exagérées de température.
Vérifier le fonctionnement des divers instruments (télé-
mètres, jumelles).
Si bien construits qu’ils soient, les instruments à prismes
ne peuvent conserver leurs qualités essentielles que s’ils
sont entretenus convenablement
La première condition de leur conservation est de les
manier sans brusquerie et avec précaution, comme il est
naturel de le faire pour des instruments dont le verre
forme les parties principales. Il importe donc au plue
haut point, dans les manipulations, d’éviter aux instru-
ments les chocs et surtout les chutes. L’attention du per-
sonnel chargé de leur maniement devra être appelée sur
ce point.
L’étanchéité des instruments les garantit suffisamment
contre l’introduction de l’humidité et des poussières, pour
que les éléments optiques intérieurs n’aient besoin d’être
nettoyés que très rarement. Ce nettoyage ne peut être
effectué que par des spécialistes.
Le démontage des instruments est formellement
interdit dans les corps de troupe.
Tout instrument ayant besoin d’un nettoyage intérieur
doit être envoyé à l’établissement chargé des réparations.
L’entretien dans les corps doit se réduire au nettoyage
des parties extérieures accessibles sans démontage, savoir :
le corps de l’instrument, les surfaces apparentes des
objectifs et des oculaires.
Il incombe au détenteur de chacun des instruments (télé-
métreur, gradés).
Nettoyer les surfaces apparentes des verres en soufflant
dessus, afin de chasser les poussières ; essuyer ensuite
avec un linge blanc fin, non pelucheux. On peut employer
une peau de chamois dégraissée; frotter très légèrement.
Ne jamais frotter une surface de verre avec les doigts,
du drap, des gants, ou toute autre matière susceptible de
la rayer ou de la graisser.
ACCESSOIRES DIVERS.
231
AreesaoCreu.
878. Appareil de tir à blanc.-— Après le tir,
enlever l’appareil de tir & blanc et séparer les deux pièces
Qui le composent pendant qu’elles sont chaudes.
Nettoyer le tube de poussée d’une façon analogue & celle
qui est prescrite pour le canon de la mitrailleuse.
Nettoyer l’écrou-support et tenir son filetage très propre.
(
Cache-flammes. — Nettoyer spécialement le filetage et
le collier de serrage, afin d’assurer la fixation correcte
de l’appareil sur le canon.
Crosse. — Nettoyer et huiler légèrement les filets de
la vis et de l’écrou de serrage.
Graisser légèrement le bois lorsque la pluie l’a rendu
rugueux.
874. Niveau M1* 1818. — Il est absolument interdit
de le démonter.
Éviter les chocs et les excès de température, en parti-
culier l’exposition au soleil. Tenir très propres et huiler
légèrement : la vis, l’écrou, la mâchoire.
Mitrailleuse» de théorie.
Bandes-chargeurs d'exercice.
875. Elles sont entretenues dans des conditions ana-
logues à celles qui sont fixées pour les mitrailleuses de
guerre et les bandes-chargeurs de guerre.
233
TBÀKSPOBX
CHAPITRE V.
MATÉRIEL DE TRANSPORT.
A. UNITÉS A CHEVAL.
ARïTCUC PREUlES»
Voiture légère de mitrailleuse.
I. Description et nomenclature.
376. La voiture légère de mitrailleuse de cavalerie est
à deux roues et s’attelle à quatre chevaux.
Elle transporte une mitrailleuse (1), son affût-trépied,
4.032 cartouches et les accessoires et rechanges néces-
saires an service de l’arme.
Elle permet d’effectuer le tir de la mitrailleuse sur la
voiture attelée.
La voiture est constituée par un corps de voiture, sur
lequel sont fixés deux coffres & munitions, un coffret de
mitrailleuse et un support d’affût. Elle est munie d’un
timon à volée démontable, d’une servante de tir placée
À l’avant, spécialement organisée pour la mise en batterie
de la mitrailleuse sur la voiture attelée et, enfin, de
certaines ferrures et garnitures porte-accessoires.
Cobps pe voituba
Le corps de voiture comprend : un châssis, un essieu,
deux roues, une servante de route et un plancher.
(1) Un dispositif permet le transport sur la voiture de la troi-
sième mitrailleuse du groupe (défense contre avions de l'échelon).
1RA5SP0RT.
233
Fig. 60.
Coffres à munitions.
Les deux coffres métalliques sont placés de chaque
côté de la voiture.
Chaque coffre est divisé par des cloisons verticales en
sept compartiments qui peuvent contenir chacun une caisse
à munitions.
Sur le couvercle de chaque coffre est monté un second
coffre (coffre aux accessoires à droite, coffre aux musettes
à gauche).
234
TBANSPOBT.
Coffret de mitrailleuse.
Le coffret de mitrailleuse est fixé à la partie inférieure
de la voiture. Il est fermé à l’arrière par une porte.
A l’intérieur du coffret, un plateau porte-mitrailleuse
coulisse sur des glissières qui se prolongent sur la porte.
Son mouvement est limité vers l’arrière par un arrêtoir
de plateau porte-mitrailleuse fixé au coffret.
Le plateau porte-mitrailleuse porte, à la partie anté-
rieure un support de tourillons qui est muni d'encastre-
ments pour les tourillons de la mitrailleuse, et de sus-
Ijandes à rotation, à la partie antérieure, un support de
TBARSPOHT.
235
le canon, et & la partie postérieure un support de culasse
[ui est muni d’une courroie de brêlage.
Support d’affût.
L’affût est porté sur la voiture par l’intermédiaire d’une
traverse d'affût qui est engagée dans la douille de tête
d’affût du trépied.
Le support d’affût est muni de deux encastrements
pour recevoir la traverse d’affût qui y est maintenue par
des brides d battants.
Servante de tir.
La servante de tir est constituée par deux montants,
terminés par des pieds munis de semelles à ergot et
réunis & la partie inférieure et à la partie supérieure
par deux entretoises.
L’entretoise inférieure vient, lorsque la servante est
relevée, s’engager dans un accrochoir de servante placé
sous la voiture.
L’accrochoir est commandé par deux leviers d’aecrochoir,
munis de boutons, placés de chaque côté du coffret de
mitrailleuse et pouvant se manœuvrer de l'avant, ou par
ie tireur sur son siège.
Un cftble métallique, accroché à l’entretoise inférieure,
permet au tireur de relever la servante après le tir.
Pour abattre la servante, lever un des leviers d’accro-
choir; la servante prend sa position sous le timon par
son propre poids. SI ce résultat n’est pas obtenu, soulever
légèrement le timon, pour que la servante puisse se
redresser. _
Pour relever la servante, faire avancer légèrement la
voiture et tirer ensuite sur le câble métallique fixé à
l’entretoise inférieure.
Ferrures et garnitures porte-accessoires.
Le coffret aux accessoires de la voiture n* 1 est muni
d’encastrements pour le logement du canon de rechange.
Deux courroies de fixation des seaux et leurs ôomcZc-
teaux sont fixés par des pontets sur les faces internes
des armons Intérieurs.
Les côtés extérieurs de la voiture portent des ferrures
pour le transport de la pelle et de la pioche.
236
TRANSPORT.
II. Chargement de la voiture légère.
Placer la mitrailleuse dans son coffret
ET L’EN RETIRER.
377. Ouvrir la porte du coffret et la rabattre hori-
zontalement.
Tirer le plateau porte-mitrailleuse vers l’arrière jusqu'à
l’arrêt du mouvement, déboucler la courroie (1) du support
de culasse et ouvrir, s’il y a lieu, les sus-bandes à rotation
du support de tourillons, en ayant soin, pour pouvoir
faire tourner celles-ci, d’appuyer avec le pouce sur l’extré-
mité du levier-arrêtoir de sus-bande.
Saisir la mitrailleuse d’une main sous le radiateur, en
avant des tourillons, et de l’autre à la poignée, et la
placer sur ses supports, les tourillons engagés dans les
encastrements du support avant et la boîte de culasse
reposant sur le support arrière, le canon sur son support.
Fermer les sus-bandes à rotation et boucler la courroie
du support arrière par-dessus la boîte de culasse, en ayant
soin de placer la boucle contre le côté droit de l'arme.
Pousser le plateau porte-mitrailleuse à fond dans le
coffret et fermer la porte.
Pour retirer la mitrailleuse, exécuter les opérations in-
verses de celles décrites ci-dessus.
Mettre en place et enlever l’affût-trépied.
378. L’affût trépied est muni préalablement de la tra-
verse d’affût, qui reste en place sur l’affût pour la
manœuvre et ne doit être démontée qu’en cas de nécessité.
Pour mettre en place la traverse sur l’affût, desserrer,
s’il y a lieu, le boulon de serrage de la douille de tête
d'affût, introduire dans cette douille la portée du milieu
de la traverse, de manière que l’épaulement qui limite
cette portée vienne au contact de l’un des côtés de la
douille, et serrer à bloc le boulon de serrage.
Le trépied est muni, en outre, de la courroie de brélage
des pieds antérieurs de l’affût, qui est fixée par son
passant mobile à la partie inférieure du pied de gauche
Pour mettre cette courroie en place sur l’affût, amener
le passant coulant près de la boucle, entourer le pied
(1) Cette courroie mobile, que l’on met en place en engageant le
contre-sanglon de droite à gauche dans l’ouverture pratiquée à la
base du support, doit être maintenue boudée, même lorsque la
mitrailleuse n’est pas dans le coffret.
TRANSPORT.
237
gauche avec la courroie, la chair du cuir contre le pied,
la boucle du côté extérieur et engager le contre-sangloç
dans le passant coulant en serrant le passant coulant
contre le pied et en amenant la boucle le plus près
possible du passant coulant.
Pour le transport sur la voiture, les pieds antérieurs
de l’affût doivent être préalablement repliés et fixés à
la flèche au moyen de leur courroie de brêlage.
A cet effet, les pieds antérieurs de l’affût ayant été
repliés, la courroie de brêlage, fixée au pied gauche de
l’affût, comme il est indiqué ci-dessus, est passée par-dessus
la flèche, puis entre la flèche et le pied droit, et, après
avoir contourné celui-ci, est ramenée par-dessus la flèche
pour être bouclée.
Enfin, pour le transport sur la voiture, la rallonge
de flèche doit être tirée presque à fond; à cet effet, on
la règle une fois pour toutes à la longueur convenable;
la vis du collier de serrage de la rallonge est serrée
ù bloc.
Pour mettre en place l’affût-trépied, avec ou sans mi-
trailleuse :
Ouvrir préalablement les brides du support d’affût et
les rabattre vers l’arrière:
Présenter l’affût sur la voiture, la flèche en avant, en
passant celle-ci par-dessus l’entretoise d’arrière et placer
le soc de la bêche dans la glissière formée par les cor-
nières du dessus du coffret de mitrailleuse;
Pousser l’affût vers l’avant, jusqu’à ce que la bêche
tombe dans son logement.
Placer les deux portées latérales de la traverse dans
les encastrements du support d’affût, rabattre en avant
les brides et les battants et fixer ceux-ci par leurs lanières.
Pour enlever de la voiture l’affût-trépied, avec ou sans
mitrailleuse, on exécute, en procédant d’une façon ana-
logue, les opérations inverses de celles décrites ci-dessus.
"Après ouverture des brides des encastrements du sup-
port, l’affût est tiré vers l’arrière et sa flèche est saisie
par un servant dès qu’elle arrive à portée de celui-ci.
Nota. — Après le déchargement de l’affût-trépied de
la voiture légère de cavalerie, amener à sa position basse
la manivelle du dispositif de liaison de trépied au support
pivotant.
Avant le chargement de l’affût-trépied sur la voiture
légère de cavalerie, faire tourner le support pivotant de
façon que le logement du dispositif de liaison de la glis-
sière soit en face du logement de ce verrou dans la
glissière; amener & sa position haute la manivelle du
dispositif de liaison.
23«
TRANSPUBT.
Charger les coffres à ironmons.
879. Pour charger un coffre à munitions, placer une
caisse à munitions dans chacun des sept compartimenta.
Charger us accessoires.
880. Le chargement de la voiture est complété en
plaçant les divers accessoires et rechanges aux empla-
cements indiqués dans l’instruction sur la composition
et le chargement du groupe de mitrailleuses de cavalerie
et en se conformant aux prescriptions suivantes :
Deux seaux en toile sont placés contre la face interne
de l’armon de gauche, maintenus par une courroie.
La pelle est placée & gauche de la voiture, le fer
accroché à son support en forme de crochet vers l’ar-
rière, le manche engagé dans son support vers l’avant
et maintenu par la courroie de fixation.
La pioche est placée à droite de la toiture, le manche
engagé dans son support vers l’arrière et le fer engagé
par le côté du pic dans son support vers l’avant. Elle
est maintenue par une courroie mobile attachée à un
pontet fixé à. l’armon extérieur droit Cette courroie
mobile est mise en place en faisant passer l’extrémité du
contre-sanglon dans le pontet, de gauche à droite, la chair
en-dessous, et engageant cette extrémité dans le passant
coulant, qu’on serre ensuite contre le pontet.
La serpe est fixée sur la paroi extérieure de l’armon
de gauche en avant du coffre à munitions, le manche
contre un épaulement, la lame encastrée entre deux flasques
métalliques et fixée par une courroie de brélage.
Les scies articulées (2 par voiture) sont placées dans
le coffret d’armon de gauche.
ART. 2.
Description sommaire et chargement des bâts.
881. Les unités de mitrailleuses sur bâts sont dotées
de bâts de cheval M*” 1908.
Les bâts sont organisés : les uns pour le transport
de la mitrailleuse et de l’affût, les autres pour le transport
des caisses à munitions.
TSANSPOUT.
>3»
Bât 'porte-niltraUleuee.
Description sommaire.
>
382. I^e bât comprend un arçon muni de diverses
ferrures, une paire de panneaux, des accessoires de bât
et des garnitures mobiles en cuir.
L’arçon est formé de deux arcades en bois réunies par
des aubes, également en bois, et renforcées par des fer-
rures. Il est muni, à l'avant, de deux contre-sanglons
de montant de poitrail et de deux contre-sanglons de
poitrail ; & l’arriére, de deux contre-sanglons d’avaloire.
Les arcades portent chacune : au sommet, un crochet-
rênoir (à l’avant) et un anneau de longe de croupière
(à l’arrière) ; de chaque côté, un crochet de charge (un
de droite et un de gauche).
Les aubes portent, de chaque côté, deux chapes de
courroies de surcharge et deux enchapures avec dés et
lanières pour la fixation de la sangle double.
L’arçon est, en outre, muni des ferrures suivantes pour
le transport de la mitrailleuse, de l’affût et des rechanges. :
A gauche : deux crochets pour porter le trépied, une
traverse h pivot avec courroie de brêlage de support
pivotant ;
A droite : deux crochets pour porter la mitrailleuse ;
Au sommet : deux supports, destinés & recevoir éven-
tuellement une caisse à munitions.
Les panneaux, destinés & préserver l’animal du contact
direct de l'arçon et & répartir le poids du bût et de la
charge, sont fixés aux aubes par des lanières.
Les accessoires du bût comprennent : une sangle double,
deux cordes de brêlage (1), deux courroies de surcharge
et une poche â fers.
(1) Les cordes de brélage, d’un diamètre de 14 ù 10 milli-
mètres, ne s’emploient que pour les bâts d’ancienne confection
munis d’anneaux de brélage à la partie inférieure des arcades.
Pour les bâts de confection plus récente, qui ne comportent pas
d’eanneaux de brélage, mais seulement des pitons, on emploie
des cordes de charge ayant seulement de 10 & 12 millimètres
de diamètre.
de brêlage de trepied
* *
Bouton
a gorge
de croupière'
Crochets de
charge
Contre sanglons
davatoir '-
de mitrailleuse
* Crochet antérieur
f^te mitrailleuse
.Courroie de.brètage
de mitrailleuse.
Support de Caisse
> Bouton à gorge.
r Fig. 6a. — Bât porle-mitraiHeuse (côté droit).
... Courroie de brêlage
d accessoires
240 TRANSPORT,
Dès tf encttapure.
Lanières sangle- double
hpt postérieur parte mitrailleuse.
TRANSPORT.
241
Les garnitures en cuir servent à la fixation de certaines
parties du matériel; elles comprennent :
A gauche : (en plus des courroies de support pivotant),
trois courroies de brêlage de trépied (une avant, une
arrière, une d’arcade arrière).
Chargement.
3t»3. A droite. — La mitrailleuse (1), dans sa
gaine (2), repose sur ses crochets, le canon en arrière,
le crochet antérieur en avant de la chape d’attache, le
crochet postérieur dans la première gorge du radiateur
en partant de la bouche; l’arme est fixée solidement à
l’aide de ses deux courroies de brélage.
384. A gauche. — L’affût, dont le mode de brélage
(différent selon le modèle d’affût considéré) est indiqué
ci-après :
Affût Hotchkiss 1916. — L’affût Hotchkiss
M10 1916, plié et placé sens dessus dessous, repose sur les
crochets de trépied, la tête du support pivotant sur, le
crochet antérieur, la flèche sur le crochet postérieur; il
est fixé par la courroie antérieure qui entrave la fourche,
et par la courroie d’arcade postérieure qui embrasse la
flèche; ces deux courroies sont fortement serrées. La
courroie de support pivotant embrassant les deux pieds,
et la courroie arrière embrassant à la fois les deux pieds
et la flèche, contribuent à la fixation de l’affût.
Affût M1* 1915, type omnibus. — Le support pivotant
séparé de l’affût est monté sur le pivot et fixé sur la
traverse par sa courroie de brêlage.
L’affût, plié et placé sens dessus dessous, repose sur
les crochets de trépied; la partie du corps de pivot entre
le secteur strié et la circulaire lisse, sur le crochet anté-
rieur; la flèche sur le crochet postérieur. Il est fixé : par
la courroie de brélage antérieure qui embrasse le corps 1 2
(1) Les 3* mitrailleuses des groupes (défense contre avion de
l’échelon) sont transportées soit par les camionnettes & munitions
de mitrailleuses, soit, pour les unités du type méditerranéen, par
les mulets de bâts.
(2) Dans certains cas, notamment pour de courts déplacements,
la mitrailleuse peut être chargée sans sa gaine ; cette dernière est
, alors brélée sur le dessus du bât.
Crochet rénoir .... X? Crochets de chargejfâfî-' (Çy • *f~" f/S3J Contre-sangfons Afi Jÿp /4{w*\ démontant .-«fl/ ,w jr IX) depQtfrw'!. u _ _Putf JF jm tt 1 Panneaux . .XV. JT «Kl -X Jri Lanières d'attache JA-VIWjl’X/4. de panneaux - - - •>^Vf v. V OfpA Ptton de brélage. ï. *wftS^C \ \ Crochet antérieur l‘ TaL - - * ~/A de trépied. — - M ' *7l| fi*? / /’ Contre sanglons .// * // de poitrail — . J, iï Courroie antêneur de brélage L B de trépied. /$ Fig. 63. - fl t-» n Support de caisse Chapes de courroies X tLs5l——— V\V VX de surcharge k\ v\œI \Û N?n\\ \\ ijk_ —“*“ \ \\- Arcades W \ l • •* A AA- Aubes. \ ul 111 \ * - a \ \ n 1\ \Up\ Traverse à pinot vl IwPk AV. Courroies de brélage \ U /T&\ de support pivotant l \ U re^ÿfoJL.-»1 ’jlfS&i -wGAXnl Inà ft—A itPvv) «CD/ j/*' v'uM Vk«C. .Crochet postérieur 1 \qW\1A 'k*Uf'’Xz/ w\ de trépied. WÏÀ -jç^r /fâcL • - • ^'ton triage -Ti T WwL-bs*58^Courroies postérieures uT >1S:^^^de brélage de trépied vSr Vj lanières, rj ffl-\ \0k. q sangle double '%\ r X b — Bàt porte-uülrailieuae (coté fauche).
TRAMSPOST.
TRANSPORT.
243
de pivot et les têtes de montant ; par la courroie d’arcade
postérieure qui embrasse la flèche; par la courroie posté-
rieure qui embrasse à la fois la flèche et les pieds.
Le sac & chiffons est suspendu, par ses courroies, aux
boulons û gorge antérieur et postérieur gauches.
La musette de pièce est suspendue par sa courroie, qui
est engagée dans les chapes antérieure et postérieure
gauches.
385. En dessus. — Brêlés par les courroies de charge :
éventuellement, une caisse à munitions, & plat, dans ses
supports; la poche à fers (contenant 4 fers, 40 clous à
ferrer, 32 crampons à glace, 1 clef à pointe) posée à
plat; la musette de pansage, le surfaix de couverture,
assemblés en un seul paquet (ballot de pansage) ; le cache-
flammes, la crosse et le correcteur de pointage dans sa
trousse, réunis en un seul paquet; la musette de groupe
(seulement sur le bût n° 1) ; la sacoche aux accessoires
(seulement sur le bât n° 2) ; le pied de télémètre dans
son étui.
Le canon de rechange, placé dans son étui (dont le
couvercle se trouve en avant) est suspendu par ses cour-
roies de brélage qui sont engagées dans les passants de
l’étui et qui sont accrochées aux crochets de charge (avant
et arrière).
Bât porte-munitions.
Descbiption sommaibe.
386. Le bât comprend un arçon, une paire de panneaux
et des accessoires de bât.
L’arçon est constitué comme ce|pi du bût de mitrail-
leuse et pourvu des mêmes ferrures, à l’exception de
celles qui sont spéciales au transport de la mitrailleuse,
de l'affût et des rechanges. Il est muni d’organes pour
le transport des caisses à munitions, savoir : deux étriers
articulés (avec rallonge mobile) à la partie Inférieure
des arcades (un à droite et un à gauche) ; quatre tra-
verses en bois fixées sur les aubes (deux à droite et deux
à gauche) et qui portent des encoches dans lesquelles
pénètrent les nervures des caisses; deux courroies de
brélage des caisses (une à droite et une h gauche) consti-
tuées chacune par un boucleteau et un contre-sanglon
fixés aux arcades.
Bât porte - munitions . ( Côte gauche H4
Nig. 64-
IHOJS'NVUl
TRANSPORT.
245
Les panneaux et les accessoires de bat sont identiques
à ceux du bât porte-mitrailleuse.
Chargement.
387. De chaque côté. — Trois caisses & munitions
pour bandes rigides placées côte à côte sur l’étrier, le
couvercle en dessus, le petit côté opposé à la charnière
du couvercle à l’extérieur fixées par l’articulation de
l’étrier et les courroies de brélage.
En dessus. — B rélés par les courroies de charge :
éventuellement une caisse & munitions posée à plat; la
poche à fers (contenant 4 fers, 40 clous à ferrer, 32 cram-
pons & glace, 1 clef à pointe) posée & plat; la musette
de pansage, le surfaix de couverture, assemblés en un
seul paquet (ballot de pansage) ; dans un sac à distri-
bution, 2 musettes-mangeoires, contenant chacune 3 kilo-
grammes d’avoine, 3 sangles porte-caisses à munitions.
Nota. — Le chargement du dessus du bât peut varier
en raison du matériel réparti sur les bâts porte-munitions ;
il peut être nécessaire de placer une partie de ce matériel
de chaque côté du bât.
888. La majeure partie de la dotation en munitions
et les accessoires d’usage peu fréquent sont transportés
par des camions ou camionnettes de modèles divers qui
font partie des trains. Le détail du chargement de ces
véhicules est indiqué par les tableaux de dotations en
vigueur.
En outre, une étude est en cours en vue de faire assurer
par les unités le transport d’un lot réduit de matériel
de tir indirect.
art. 3.
Entretien de la voiture légère porte-mitrailleuse.
389. La voiture légère de mitrailleuse de cavalerie doit
être l’objet des mêmes mesures d’entretien que les voitures
en service dans les corps de troupe.
En outre, le plateau porte-mitrailleuse, le support
d'affût, la traverse d’affût, la servante de tir et son
dispositif d’accrochage seront l’objet de soins spéciaux.
Toutes les parties non peintes de ces organes seront
TRANSPORT.
2àfi
maintenues bien graissées, de façon à conserver leur
liberté de fonctionnement; en particulier, les glissières
du plateau, les encastrements de tourillons, du support
de tourillons, les encastrements et les brides de support
d’affût, les portées de la traverse d’affût, les surfaces
inclinées des accrochoirs de la servante de tir.
Les sus*bandes à rotation doivent pouvoir tourner sans
difficulté; en cas de dureté, pétroler et huiler par le
trou de graissage.
Les articulations de la servante de tir et de ses dispo-
sitifs d’accrochage doivent jouer aisément En cas de
dureté, pétroler abondamment et huiler ensuite.
On doit veiller au bon état et & la mise en place des
lanières fixant certains accessoires, notamment les pelles,
les esses des roues, les arrêtoirs des coffres du caisson,
la clavette du manchon de branches de support de timon,
la chevillette de fixation du timon, etc.
ABT. 4. .
. Réparations.
VOITURE LÉGÈRE.
390. Les réparations aux voitures légères se bornent
à des consolidations ou des remplacements de pièces en
bois; l’outillage des unités ne permet qu’un simple redres-
sement, à froid, des petites pièces en fer ou en tôle.
Elles sont effectuées par les maîtres armuriers des corps.
Bâts.
391. Les petites réparations aux garnitures en cuir
et aux matelassures sont faites par les selliers du corps.
Le redressement ù froid des pièces métalliques peut être
opéré avec les outils dont dispose l’escadron.
B. UNITÉS MOTORISÉES.
ABT. 5.
892. Dans les unités motorisées, les mitrailleuses, les
accessoires nécessaires à leur emploi normal et une partie
des munitions sont transportés :
— soit par des véhicules techniques (voitures chenillées
TRA.XSl’OKT.
247
des formations de dragons portés, voitures blindées des
des formations d’autos-mltrailleuses, motocyclettes side-
cars des unités de mitrailleurs motocyclistes) dans les-
quels un compartimentage approprié est aménagé;
— soit, pour les unités de formation, par des véhicules
à usage général réquisitionnés à la mobilisation.
La plus grande partie de la dotation en munitions et
les accessoires d’usage moins fréquent sont transportés
soit par des camions, soit par des camionnettes de réqui-
sition de modèles divers et qui font partie des trains.
Le détail du chargement est indiqué par les tableaux
et instructions en vigueur.
ANNEXES*
249
J. 33641-35.
ANNEXES
9
250
CORRKCTIOKS.
ANNEXES,
ANNEXE N® 1.
CALCUL DES CORRECTIONS
I. Correction vent.
Les renseignments relatifs au vent figurent au bulletin
de sondage, transmis aux unités de mitrailleuses par l’offi-
cier de renseignments sous la forme de deux nombres,
par exemple : 9, 8.
Le premier (compris entre 0 et 40 indique la direction
d’où vient le vent, par l’angle (compté dans le sens de
la marche des aiguilles d'une montre) que fait cette
direction avec celle du Nord Lambert (prise pour origine).
Cet angle est exprimé en décagrades (dixième partie de
l’angle droit).
En observant la règle suivante, on déduit de cette pre-
mière Indication du bulletin Vangle objectif-vent, c’est-à-
dire l’angle que fait la direction de l’objectif avec celle
d’où vient le vent
Règle,
1® Mesurer au rapporteur sur le plan, dans le sens du
mouvement des aiguilles d'une montre, l’angle Nl PO que
fait la direction de l’objectif avec la direction du Nord
Lambert, prise pour origine: Pratiquement, cet angle se
mesure à l’intersection de la droite pièce-objectif avec le
méridien Lambert le plus voisin de l’emplacement de la
pièce.
Noter la valeur de cet angle, qui mesure le gisement
de l’objectif.
2® Au reçu d’un bulletin de sondage, ajouter 40 au
nombre de décagrades indiqué par le bulletin de sondage
(gisement du vent) et retrancher de cette somme le gise-
ment de l’objectif).
Si le nombre obtenu dépasse 40 décagrades, retran-
cher 40.
CORRECTIONS.
251
Nota. — Si le rapporteur utilisé pour la mesure de
l’angle Nr PO est gradué en millièmes, convertir les
millièmes en décagrades (un décagrade vaut 160 mil-
lièmes).
Le deuxième nombre donné dans le bulletin de sondage
Indique la vitesse du vent en mètres-seconde, soit 8 mètres
par seconde dans l’exemple considéré.
Le vent dont il s’agit est le vent balistique, calculé
pour tenir compte des variations du vent réel avec l’al-
titude.
I^es Tables n° III et IV permettent de trouver, sans
calcul, les corrections dues à la direction du vent et à sa
vitesse, pour la portée considérée.
Fig. 67. Fig. 68.
Emploi ue la Table r III.
(Correction du vent en portée.)
!• Chercher, sur le pourtour du cadran de cette Table,
la graduation correspondant & l’angle objectif-vent, puis
noter la couleur et le signe du secteur correspondant h
cette graduation. _____
2° Chercher, à la Table proprement dite, le nombre
porté par la bande, ayant la couleur déterminée sur le
cadran, qui correspond à la vitesse du vent et à la portée
du tir.
Exemple. — !• Pour un angle objectif-vent de 14 déca-
grades, on note ! couleur blanche négative.
2’ Vitesse du vent = 8 mètres.
Portée = 2.600 mètres.
A l’intersection de la bande blanche horizontale du
vent de 8 mètres avec la verticale de la portée 2.600, on
lit le nombre 7.
La correction est de — 7 millièmes.
252
CORKECTIOMS.
Emploi de la Table n* IV.
{Correction du vent en direction.)
Opérer exactement comme pour la Table n* III.
Exemple. — L’angle objectif-vent est 14 décagrades; la
vitesse du vent est 8 mètres; la portée, 2.600 mètres.
Le cadran de la Table n° IV donne, pour 14 déca-
grades : correction blanche négative.
La Table donne 15 (Intersection de la bande blanche de
8 mètres avec la verticale 2.600). La correction est de
— 15 millièmes.
Quel que soit le genre de tir exécuté, le pointage est
corrigé en direction au moyen du limbe, puis repéré sur
jalon, s’il y a lieu.
Pour un tir direct, viser le point du terrain rencontré
par la ligne de mire une fois la correction en direction
effectuée, ou mettre en place un jalon & voyant, s’il est
difficile de préciser ce point.
II. Corrections température et pression.
Quand la température baisse (monte) ou quand la pres-
sion barométrique augmente (diminue), la densité de l’air
devient plus forte (plus faible) et la tension de la tra-
jectoire diminue (augmente).
Pour réaliser une portée donnée, il faut donc augmenter
l’angle de hausse dans le premier cas et le diminuer dans
le second.
Après les Indications relatives au vent, le bulletin de
sondage donne :
— la température de l’air, exprimée, en degrés centi-
grades;
— la pression barométrique, en millièmes de mercure.
Cette pression correspond à une altitude de référence
déterminée, altitude moyenne du secteur d’opérations
d’une armée.
Pour tenir compte de l’altitude de la pièce, au-dessus
de cette altitude de référence, retrancher, de la pression
du bulletin, un nombre de millimètres calculé à raison de
9 millimètres par 100 mètres de différence d’altitude.
Si la pièce est au-dexxous de l’altitude de référence,
ajouter ce nombre de millimètres.
CORRECTIONS. 253
Exemple. — La pression indiquée par le bulletin est
760 millimètres :
— l’altitude de référence est 2C0 mètres;
— l’altitude ù l’origine du tir est 300 mètres;
— la pression à l’origine du tir est :
760 — (0,4 X 9) = 756 mm. 4 ou, plus simplement,
756 millimètres.
La Table n’ V (correction en portée) permet de trouver,
sans calcul, la correction en portée, due à la température et
& la pression, pour une température, une pression et une
portée données.
Lire la correction avec son signe & l’intersection de la
chiffralson horizontale correspondant & la température ou
à la pression, avec la verticale correspondant à la portée.
Les températures sont inscrites à gauche, les pressions à
droite de la Table.
Avoir soin de corriger, tout d’abord, la pression donnée
par le bulletin, pour tenir compte de l'altitude de l’origine
du tir.
Exemple. — La pression du bulletin est 760 millimètres,
la température +6 degrés;
L’altitude de référence est 260 mètres;
L’altitude à l’origine du tir est 300 mètres ;
La portée est 2.600 mètres;
La pression à l’origine du tir est :
760 — (0,4 X 9) — 756 mm. 4.
La correction due à la pression trouvée pour 756 est
4-2.
La correction, due à la température, trouvée pour
4-6 degrés est 4~7.
La correction totale est 2 4-7 = 9; elle est quelquefois
appelée correction en portée due à la, densité de l'air.
Exemple récapitulatif des corrections :
Portée ............................. 2.600 mètres
Altitude de l’origine du tir.... 300 mètres
Altitude de l’objectif............. 24S mètres
Vent ............. 9,8
Bulletin
de
sondage
Pression ............
Température .........
Altitude de référence.
760 millimètres
4-6 degrés
260 mètres.
254
CORRECTIONS.
DÉTERMINATION DE L’ANGLE DE TIR. MILLIÈMES.
4- —
Angle de projection pour a.600 mètres (Table ne 1). 107
Angle de site ( Table n* H ) 20
Correct ion-vent en portée (Table n’ III) 7
Correction en portée ( pression) ( Table n’ V) 2
Correction en portée (température) (Table n° 5)... 7 t»
Totaux».. » 116 27
27 0
Angle de tir correspondant 89 «
CORRECTION-VENT EN DIRECTION.
Angle objectif-vent : 14 décagrades.
Correction en direction (Table n* IV) : —15 millièmes (diminuez).
Réalisation de la correction en portée.
a. Tir direct. — Ajouter à (retrancher de) la valeur
de l’angle de hausse qui correspond à la distance de l’ob-
jectif et qui est donnée par la Table de tir, la correction
en portée. Exécuter le tir avec la hausse qui se rapproche
le plus du total ou de la différence trouvé.
Exemple. — Distance de l’objectif : 1.700 mètres.
Correction en portée : + 8 millièmes.
L’angle de hausse pour la portée 1.700 est 44,1 millièmes.
44,1 + 8 = 52,1 millièmes.
La Table de tir donne :
— angle de hausse 49,2 pour la portée 1.800, ,
— angle de hausse 54,7 pour la portée 1.900.
Viser l’objectif avec la hausse 1.850.
b. Tir indirect et tir masqné. — Augmenter (dimi-
nuer) de la correction en portée l’angle au niveau résul-
tant de la distance et du site de l’objectif.
Opérer de même pour un tir direct, s’il est préparé au
niveau.
PBOBLèMKS rOHHiRAPHIQURS.
255
ANNEXE N* II.
PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES
RELATIFS AU TIR INDIRECT.
Notions préliminaires.
L. Mettre la planchette en station.
Desserrer légèrement les écrous à oreilles des pieds ; dis-
poser la planchette à une hauteur convenable et de façon
que le centre de la planchette soit exactement à l'aplomb
du point de station (1) ; fixer deux pieds sensiblement
sur une horizontale du terrain en les enfonçant suffisam-
ment
Placer l’alidade sur la planchette parallèlement à la
ligne de ces deux pieds et amener la bulle du niveau de
l’alidade entre ses repères en déplaçant le 3» pied paral-
lèlement à cette ligne. Poser l’alidade perpendiculairement
& sa position initiale, et suivant la position de la bulle,
écarter au rapprocher le 3* pied de la ligne des deux
autres, puis l’enfoncer de façon que, finalement, la bulle
soit entre ses repères.
Perfectionner au besoin, l’horizontalité par le seul jeu
de l’enfoncement des pieds.
Resserrer les écrous à oreilles des pieds.
2. Orienter la planchette.
Cette opération exige la connaissance de deux points,
au moins, identifiés à la fois sur le terrain et sur le plan
(point de station d’une part, et, d’antre part, point-repère
aussi éloigné que possible du précédent).
Mettre la planchette en station (n° 1), desserrer légè-
rement la planchette et disposer le biseau de l’alidade
(1) A cet effet, on peut munir le boulon à ergot de fixation de
la planchette sur son pied, d’un fil à plomb de longueur déter-
minée (1 m. 10 environ). On installe la planchette de manière
que le fil & plomb soit disposé immédiatement au-dessus du point
de station.
Si le point de station est déterminé à la fois sur le terrain,
soit P, et sur la carte, soit p, disposer la planchette de façon que
p soit exactement A l’aplomb de P.
256 PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
suivant la droite du plan joignant les deux points (pln-
nuie à œilleton du côté du point de station, plnnule à crin
de cheval du côté du point-repère).
Tourner la planchette jusqu’è ce que le point-repère soit
exactement dans le plan de visée de l’alidade.
Resserrer la planchette, vérifier le pointé, le perfec-
tionner le cas échéant.
Si possible, vérifier l’orientation en visant d’autres
points-repères éloignés, bien identifiés sur le plan et sur
le terrain.
3. Décliner la planchette.
1° La planchette est au préalable orientée.
Faire tourner la boîte du déclinatoire autour de sa vis
de fixation et bloquer cette dernière quand l’une des
pointes de l’aiguille est en face de son repère (choisir la
pointe qui se prête le mieux à l’examen de la coïncidence,
se placer pour apprécier celle-ci devant la pointe envi-
sagée). '
Vérifier le résultat. A cet effet, desserrer légèrement la
planchette et la désorienter, rétablir l’orientation à l’aide
du déclinatoire, resserrer la planchette et constater, à
l'aide de l’alidade, que l’orientation initiale est rétablie;
recommencer l’opération s’il n’en est pas ainsi.
Entourer la boîte du déclinatoire d'un trait de crayon
de façon à pouvoir remédier, le cas échéant, à un dépla-
cement accidentel du déclinatoire.
Avoir soin d’effectuer ces opérations loin de toute
masse magnétique.
2° La planchette n’est pas orientée, mais on connaît le
gisement d’une direction tracée sur le plan.
Tracer, à l’aide du rapporteur, une droite de gisement
zéro (1), cette droite donne la direction du Nord Lambert.
Tracer ensuite à l’aide de la carte des déclinaisons
magnétiques, une droite faisant avec le Nord Lambert, et
dans le sens convenable, un angle égal à la déclinaison
magnétique du lieu de station. Cette droite donne la direc-
tion du Nord magnétique.
Faire tourner la boîte du déclinatoire jusqu’il ce que
l’un de ses grands côtés soit parallèle ft la direction du
Nord magnétique et dans le sens convenable.
Entourer la boîte du déclinatoire d’un trait de crayon
comme ci-dessus.
(1) Droite faisant avec la droite connne, prise comme origine,
on angle compté dans le sens contraire du mouvement des aiguil-
les d’une montre et égal au gisement considéré.
PROBLEMES TOPOGRAPHIQCES. 257
3° La planchette n'est pas orientée, mais le plan com-
porte le quadrillage Lambert.
Effectuer les trois dernières opérations décrites au $ 2
précédent
Les procédés décrits aux §§ 2° et 8° manquant de
précision doivent être employés seulement lorsque
l’orientation de la planchette sur points-repères éloi-
gnés est impossible.
Nota. — Une opération de déclinaison est valable dans
un rayon de 10 kilomètres autour du point de station où
elle a été effectuée. Il appartient aux commandants
d’unités de décliner leurs instruments dès l’entrée des
troupes dans la zone de combat, puis de renouveler l’opé-
ration au fur et à mesure du déplacement des troupes.
4. Orienter la planchette déclinée.
Mettre la planchette en station (fig. 69), s’assurer que
la boîte de déclinatoire est correctement entourée de son
trait de crayon, desserrer la planchete, et la faire tourner
jusqu’à, ce que la pointe qui a servi à décliner la plan-
chette soit en face de son repère. Resserrer la planchette,
vérifier la coïncidence de l’aiguille et du repère; recom-
mencer au besoin l’opération.
Problème du stationnement.
5. Le problème du stationnement peut se présenter
sous deux formes :
— l'emplacement de la pièce directrice étant choisi sur
le terrain, le reporter sur le plan;
— ou bien la position de la pièce directrice étant choisie
sur le plan, la déterminer sur le terrain.
l*r cas. — L’emplacement de la pièce directrice étant
CHOISI SUR LE TERRAIN, LE REPORTER SUR LE PLAN.
6. On applique l’un des procédés topographiques
connus :
Rayonnement, cheminement, intersection, recoupement,
relèvement, ou une combinaison de deux ou plusieurs de
ces procédés.
7. Rayonnement. — Cheminement.
On se propose de déterminer sur le plan remplacement
de la pièce directrice P connu sur le terrain, en partant
du point A identifié à la fois sur le terrain et sur le
plan (en a pour ce dernier).
258 PROBLEMES TOPOGRAPHIQUES.
lr* solution. — Rayonnement direct.
Mettre la planchette en station au-dessus de A (n° 1),
l’orienter (n* 2 ou n° 4), viser P au moyen de l’alidade
dont le biseau est disposé contre a, tracer la visée cor-
respondante, mesurer AP (à la chaîne ou au décainètre-
ruban) et reporter cette distance, réduite à l'horizon s’il
y a lieu* à l’échelle du plan, à partir de a et dans la
direction de P. On a ainsi le point p (fig. 69).
2* solution. — Rayonnement inverse.
Mettre la planchette en station au-dessus de P, l’orienter
(n° 4), viser A au moyen de l’alidade dont le biseau est
disposé contre a, tracer la visée correspondante, mesurer
Fig. 70
PA (à. la chaîne ou au décamètre-ruban) et reporter cette
distance, réduite & l’horizon, s’il y a lieu, à l’échelle du
plan, à partir de a dans la direction P ; on a ainsi le
point p (fig. 70).
PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
259
5* solution. — Cheminement.
On applique le procédé de cheminement, si la distance
AP est supérieure à 100 mètres, ou bien, si le point P
n’est pas visible de A.
A cet effet, décomposer AP suivant le cheminement
ABODEP (par exemple), tel que les distances AB, BC,
CD, etc., soient plus petites que 100 mètres et que chaque
point intermédiaire entre A et P soit visible des deux
points qui l’encadrent.
Le long du cheminement, opérer par rayonnement
direct ou Inverse ou par une succession de rayonnements
directs et inverses, en sautant une station sur deux :
Exemple (saut d'une station sur deux) :
Stationner en B, déterminer b par rayonnement inverse,
c par rayonnement direct; stationner en D, déterminer d
par rayonnement inverse, et e par rayonnement direct,
stationner en P et déterminer p par rayonnement inverse.
A chaque station, orienter la planchette à l’aide du dé-
clinatoire (cheminement décliné).
Si la presence de masses magnétiques empêche l’usage
du déclinatoire, on oriente la planchette en A sur uh point
repère éloigné n° 1), puis on opère paf ufië succession
de rayonnements directs en orientant la planchette en B,
C, Di.. P par visée inverse sur la station précédente
(cheminement par visée directe et inverse).
8. Intersection.
On se propose de déterminer sur le plan l’emplacement
de la pièce directrice P, connu sur le terrain, en station-
nant en trois points A, B, C identifiés, à la fois, sur le
terrain et sur le plan (en a, b. c, pour ce dernier).
Mettre la planchette en station en A (n° 1), l’orienter
(n® 2 ou n° 4), viser P, le biseau de l’alidade appuyé
contre a, tracer la visée correspondante, opérer de même
en B et C.
Si les trois droites ainsi tracées sont concourantes, leur
intersection donne le point p cherché (fig. 71).
Si elles forment un petit triangle (appelé chapeau),
adopter pour p le centre du chapeau, à condition que le
rayon du cercle inscrit dans ce triangle soit plus petit
que 0 mm. 5.
SI le chapeau ne répond pas à cettè condition, il y a
une faute qu’il faut rechercher : erreur dans le rapport
des points a, b, c; masses magnétiques dans le voisinage
d’au moins l’une des stations (cas de rotientàtloii au
déclinatoire), etc.
200
PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
En principe, éviter les intersections sous des angles In-
férieurs à 30° (c’est-à-dire que apb, bpc, apc doivent être
9. Recoupement.
On sait que le point p se trouve sur une droite connue
du plan (par exemple, d’un point A identifié, & la fois,
sur le terrain et sur le plan, on a pu viser P connu sur
Fig. 73.
le terrain seulement et tracer la visée ap) ; on se propose
de déterminer p sur le plan en stationnant en P et en
PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES. 261
Visant deux points, B et C autres que A, Identifiés ft la
fois sur le terrain et sur le plan (en b et c pour ce der-
nier).
Mettre la planchette en station en P, l’orienter par
visée inverse sur A, puis viser successivement B et C. le
biseau de l’alidade contre b, puis contre c, tracer les
visées correspondantes qui se coupent au point p cherché
(fig. 72). Si on a un chapeau, opérer comme dans le cas
de l’intersection.
10. Relèvement.
On se propose de déterminer sur le plan remplacement
de la pièce directrice P, connu sur le terrain, en station*
nant en ce point, et en visant au moins trois points A,
B, O identifiés, & la fols, sur le terrain et sur le plan
(en a, b, c, pour ce dernier).
Mettre la planchette en station en P, l’orienter (n* 4),
viser A, le biseau de l'alidade appuyé contre a, trater
la visée correspondante. Opérer de même pour B et C.
Si les trois droites ainsi tracées sont concourantes, leur
point de concours est le point p cherché (fig. 73). On
vérifie, si possible, par visée sur un quatrième point
connu. » fl w
Le plus fréquemment, les trois droites ne seront pas
rigoureusement concourantes et formeront un chapeav
imputable & un défaut d’orientation (en supposant qu’il
n’y ait aucune erreur sur le report des points a, b, c).
202 PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
Il y a alors indécision quant à la position du point p.
Pour la lever, on peut procéder de la maniéré suivante,
dite des chapeaux inversés.
Après avoir orienté la planchette (n0 4), la désorienter
légèrement dans Un certain sens (par exemple, en fai*
sant tourner la planchette de façon que l’aiguille du décli-
natoire Soit portée légèrement à droite de sa position
initiale).
Faire ensuite les trois visées issues de a, b, c qui don-
nent naissance à un chapeau a> P, y.
Désorienter à nouveau la planchette, mais dans le sens
opposé à la première désorientée (aiguille du déclinatoire
légèrement à gauche de sa position initiale).
Faire trois nouvelles visées qui forment un nouveau
chapeau a', p', y' inversé par rapport au précédent.
Tracer aa', PP', yy' qui se coupent en un point p qüi
est le point cherché (fig. 74). Orienter enfin la planchette
comme il est prescrit au n° 2 en adoptant p comme point
de station et en utilisant A, B et C comme points-repères.
Fig. 74.
Pour qu’un relèvement soit effectué avec une précision
satisfaisante, il convient que le point P soit éloigné de la
circonférence passant par A, B, C. Les cas les plus favo-
rables sont celui où le point P est nettement à l’intérieur
du triangle ABC, et celui où U se trouve à l’extérieur de
I
'l PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES. 263
œ dernier dans l’angle opposé par le sommet au plus
grand côté du triangle.
Il y a toujours lieu de vérifier l’orientation, si possible,
par visée sur un quatrième point
Procédé» dtorlentatton et de relèvement.
11. Procédés du papier calque.
Fixer le papier calque sur la planchette par un point p
choisi vers le centre de la planchette, tracer avec l’ali-
dade trois visées sur trois points connus A, B, O.
Fig. 75.
< B
Enlever le calque, le faire glisser sur la planchette
jusqu’à ce que ces visées passent, le mieux possible, res-
pectivement par les points a, b, c du plan représentant
les points A, B, C du terrain.
Piquer le point p avec une aiguille.
Placer le biseau de l’alidade contre le point ainsi reporté
sur le plan, et contre l’un des points a, b, c, par exemple a.
Tourner la planchette jusqu’à ce que la ligne de visée de
l’alidade passe par A.
Fixer la planchette qui se trouve orientée si les points
a, b, c ont été correctement reportés sur le plan et si,
d’autre part, on a opéré avec le plus grand soin (calque
rigide, pointe de crayon très fine) et qu’on se trouve dans
264 PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
un des cas favorables Indiqués plus haut pour le problème
du relèvement.
Vérifier l’orientation sur B et C.
Si l’orientation est satisfaisante, le point piqué sur le
plan représente le point de station P.
11 y a toujours lieu de vérifier l’orientation, si possible,
par visée sur un quatrième point
12. Procédé italien.
Soit a, b, c, les reports sur la planchette EDFG, des
points connus ABC du terrain (fig. 75, 76 et 77).
Placer le biseau de l’alidade suivant ab et viser B en
faisant tourner la planchette; fixer cette dernière; viser C,
le biseau de l'alidade passant par a. Tracer la visée cor*
respondante (fig. 75).
Fig. 76.
Placer le même biseau suivant ba, tourner la planchette
jusqu’à ce que le plan de visée passe par A, et fixer la
planchette. Viser C, le biseau de l’alidade passant par b.
Tracer la visée correspondante.
Les traces des deux visées en cause se coupent en un
noint Y (fig. 76).
PROBLEMES TOPOGRAPHIQUES. 265
Placer l’alidade suivant Yc, faire tourner la planchette
jusqu’à ce que la ligne de visée passe par C.
। Fixer enfin la planchette qui se trouve orientée (fig. 77).
i S’il y a lieu, opérer ensuite le relèvement comme dans
lè cas général. Le point p est le point cherché (fig. 77).
Ce procédé est plus précis que le précédent et peut
donner d’excellents résultats si les deux visées se coupent
en y sous un grand angle et si yc est suffisamment long
pour bien assurer le placement du biseau de l’alidade.
Il y a toujours lieu de vérifier l’orientation, si possible,
par visée sur un quatrième point.
Fig. 77-
2* cm. — La position de la pièce directrice étant
CHOISIE SUB UC PLAN, LA DÉTERMINER SUR LE TERRAIN.
13. La méthode générale consiste à reporter sur le
plan par un des procédés décrits ci-dessus un point
auxiliaire choisi sur le terrain, dans la voisinage de
l’emplacement de la pièce directrice (1).
Ce report effectué, placer le biseau de l’alidade contre
la ligne formée, sur le plan, par le point auxiliaire et la
(1) Un examen minutieux du plan et du terrain doit permettre
à un opérateur exercé de choisir ce point à 100 mètres au plus
de la position de la pièce directrice.
266 PROBLÈMES TOPOGRAPHIQUES.
position de la pièce directrice. Faire jalonner sur le ter-
rain la direction de la ligne de visée de l’alidade, mesurer
sur le plan la distance point auxiliaire-pièce directrice
et chaîner cette longueur, sur la ligne de jalonnement, à
compter du point de stationnement.
On a ainsi la position cherchée.
Nota. — Pour la description des instruments et rensei-
gnements complémentaires sur le problème topographique,
voir le Manuel de topographie (Règlement de manœuvre
de l’artillerie, titre VIII).
Les tables et abaques à utiliser pour le tir indirect et
pour le tir en montagne, ainsi que la carte des lignes
d’égale déclinaison magnétique, sont contenues dans le
fascicule « Tables et Abaques > de VInstruction pour les
Unités de mitrailleuses d’infanterie, du 2 août 1932.
ANNEXE N® III.
AMÉNAGEMENT DU TERRAIN (1).
Au cours du combat, les servants doivent être & même
de construire rapidement des masques pour dissimuler et
protéger les mitrailleuses.
Ces masques sont, ou créés de toutes pièces, ou obtenus
par l’aménagement des accidents du sol (trous d’obus,
lèvres d’entonnoir, ressauts de terrain, talus, fossés, etc.)
La pièce et les servants sont d’abord protégés, dans
la position couché, par un épaulement dont on peut pro-
gressivement augmenter la profondeur pour couvrir en-
suite les pièces placées dans la position dressé.
(1) Pour les travaux et abris plue Importants, pour lesquels
on dlapoee de temps et de matériel, se reporter à VInstruction
provisoire sur Vorganisation du terrain (!!• Partie).
AMESAUHMEflT DU TÉRHA1N.
S67
I. Épaulement avec parapet.
*0.50
^+.6.50
0.00
-0.50
0.00
0.5D
Fig. 79. — Position couché.
90«
AMÉNAGEMENT λU TERRA PI.
II. Épaulement sans parapet.
Lorsque le terrain le permet et qu’il y a intérêt à
éviter les reliefs au-dessus du sol, l’épaulement peut être
construit sans parapet.
AMÉNAGEMENT DU TERHA1N. 269
L'emplacement de la mitrailleuse et du personnel est
alors complètement enterré.
Les terres extraites sont portées aussi loin que possible
disséminées ou camouflées.
III. Épaulement demi-circulaire.
Fig. ta»
>70
AM>NAG&MENT DO TERRAIN,
IV. Épaulement circulaire.
fig 83.
V. Aménagement de trous d’obus.
Les trous d’obus s’aménagent en utilisant les bords
comme parapet et en dressant les parois intérieures de
façon à créer une banquette pour placer les pieds et la
bêche de flèche de l’affût.
Les terres sont rejetées au fond du trou de manière à
le niveler et à se rapprocher des formes de l’épaulement
circulaire.
Choisir, de préférence, les trous n’ayant pas un trop
AMÉNAGEMENT DU TERRAIN.
271
grand diamètre (deux mètres an maximum), afin d'avoir
une protection efficace.
Fig. SA.
Camouflage.
Il est utile de dissimuler remplacement des mitrail-
leuses à l’observation des avions ennemis.
Au cours du combat, ce souci doit être subordonné à
l'accomplissement intégral de la mission qui Incombe aux
mitrailleuses; mais dès qu’intervient une accalmie, il im-
porte, si l’on est absolument à découvert, de se protéger
contre les vues aériennes, par un camouflage léger, facile
à enlever, au besoin, au moment de tirer.
Le camouflage prend une importance particulière dans
la défensive.
On y emploie des filets, des claies, du raphia sur gril-
lage, des planches légères, des toiles de tente que l’on
couvre de terre, de gazon, de branches d’arbres, etc.,
selon la nature du terrain environnant; on s’applique à
ne rien changer à la forme et à l’aspect de ce terrain
et à ne pas faire tache apparente.
Le camouflage doit être préventif; on ne doit pas
attendre, pour l’entreprçndre, qu’on ait été découvert par
l'ennemi; il doit être fait avec le plus grand soin, car
un camouflage mal fait est non seulement inutile mais
nuisible; il doit enfin être entretenu, c’est-à-dire main-
tenu en harmonie avec le terrain environnant (exemple :
branches vertes ayant jauni).
'21?
MODELES DE CARNET (TIR INDIRECT).
ANNEXE
MODÈLES DE CARNETS
Modèles
Groupement.
Carnet de
Escadron
Tir n®
NOMBRE DE PIECES du Groupem1. EN ACTION. RÉGIME DO TIR. OBJEC- TIFS.
Signaux :
DÉRIVE PAR RAPPORT à une direction repère. DIS- TANCE DE L'OB- JECTIF. ALTI
ORIGINE du tir. 1
Carnet de
Chef de pièce :
NUMÉROS DE» TIRS. OBJECTIFS. HORAIRES. CARTOUCHES À TIRER par pièce et par minute. DONNÉES
N1VEAÜ.
modèles dk cabnet (rm nwnixcr)
273
N‘ IV.
FOUR LE TIR INDIRECT.
DE CARNETS.
— Pièce.
groupement.
Officier commandant le groupement
Horaire du tir
1 TJDES. BOT. ANGLE DE TIR du but. ANGLE de PROJEC- TION. ANGLE DE TIR. FAU- CHAGE. HAU- TEUR de SÉCUBITÉ OBSERVATIONS.
Pièce.
Pièce
D j r. LIMBE. FAUCHAGE El NOMBRE DE DIVISIONS en Umbe. < DIRECTION. DIVISIONS LIMITES (butoirs). OBSERVATIONS.
274
CLASSEMENTS. COMPTABILITÉ, MODÈLES.
ANNEXE N® V.
CLASSEMENTS. — CONCOURS. — RÉCOMPENSES.
COMPTABILITÉ. — MODÈLES.
Les chefs de corps jouissent d’une large Initiative dans
l’organisation et les modalités d’exécution des classements
et concours, celles-ci dépendant des conditions dans les-
quelles l’instruction peut être donnée et des moyens dont
dispose la garnison.
Toutefois, sauf impossibilité, Il y a lieu de se conformer
aux règles ci-après :
Classements.
Au cours du troisième mois d’instruction des hommes
incorporés à la même époque ou ayant suivi le même cycle
d’instruction, le commandant d'unité procède à l’attri-
bution des fonctions : tireurs, chargeurs et aides-char-
geurs. *’
Il répartit ces fonctions entre les intéressés dans l’ordre
de préférence ci-dessus, en se basant sur les résultats des
tirs qu’ils ont effectués, et sur le degré d’instruction
technique et tactique.
Lorsque les servants incorporés à la même époque ou
ayant suivi le même cycle d’instruction ont terminé la
série des tirs individuels, le commandant d’unité procède
à leur classement au tir.
Tous les gradés (sauf les sous-officiers de carrière) et
les cavaliers de son unité, qui ont réalisé un nombre
total de points égal ou supérieur à la moitié du maximum
que la série des tirs exécutés puisse comporter, sont
classés bons mitrailleurs. Les autres mitrailleurs sont
classés assez bons mitrailleurs ou mitrailleurs passables.
Si, par suite d’absences, un mitrailleur n'a pas effectué
les deux tiers des tirs réglementaires, il n’est pas classé.
A la suite de ce deuxième classement, le chef de corps :
1° Nomme mitrailleurs de 1'* classe, les meilleurs des
mitrailleurs classés bons mitrailleurs;
2° Propose pour le titre de mitrailleur d’élite (1), les
meilleurs des mitrailleurs classés bons mitrailleurs.
(1) Les nominations sont arrêtées par le chef de corps et font
l’objet d’un Ordre du régiment
CLASSEMENTS, COMPTABILITE, MODÈLES.
Î75
Ces nominations ne peuvent dépasser, après le dernier
classement annuel (cas où le contingent est incorporé en
deux fractions) respectivement : pour les mitrailleurs de
l” classe, le tiers de l’effectif des brigadiers-chefs de
pièce, des tireurs, des chargeurs et des aides-chargeurs ;
pour les mitrailleurs d'élite, la moitié du nombre de pièces
dont se compose d’unité.
Il y a donc lieu, lors des nominations qui suivent le
premier classement annuel, de réserver le nombre de va-
cances correspondant approximativement à l’effectif qui
participera au deuxième classement.
Le classement au tir du mousqueton, du fusil-mitrail-
leur, de la grenade, du pistolet ou du revolver est établi
conformément aux dispositions de l’Annexe X de l’ins-
truction sur la pratique du tir, en se basant sur les résul-
tats des tirs prévus pour le personnel des unités de
mitrailleuses.
Seul, le classement au tir du mousqueton donne lieu
à des nominations de tireur de première classe et de
tireur d’élite, dans les proportions fixées à l’Annexe pré-
citée.
Concours.
Des tirs de concours sont organisés chaque année par
les chefs de corps dans les conditions fixées par F An-
nexe n° X à l'instruction sur la pratique du tir.
Les deux meilleures pièces de chaque unité (ou la meil-
leure pièce s’il est organisé deux concours annuels, c’est-à-
dire un concours pour chaque demi-contingent) prennent
part à ce concours qui consiste en un tir de combat (tir
de groupe) dont le programme est donné par le chef de
corps.
Dans le but de permettre la relève des résultats affé-
rents à chaque pièce, le feu n’est exécuté que par une
seule des deux mitrailleuses qui constituent le groupe de
tir. L’opération est recommencée, successivement, pour
chacune des pièces prenant part au concours.
Lorsque le régiment est réuni, les récompenses sont dé-
cernées d’après les résultats du classement établi direc-
tement à la suite des concours.
Lorsque le régiment est fractionné, les mêmes concours
ont lieu dans tous les détachements, autant que possible
à la même date; les résultats sont centralisés par le chef
de corps, qui établit un ordre de mérite pour l’ensemble
du corps, compte tenu, en cas d'ex œquo, des résultats
obtenus par les candidats au cours des tirs de l’année-
En outre, des concours régionaux peuvent être orga-
21 & CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODELES.
nlsés; ils sont prescrits par le Ministre de la Guerre et
sont dotés de prix spéciaux.
Le personnel des unités de mitrailleuses prend part
au Concours de tir au fusil (mousqueton) dans les condi-
tions prévues à F Annexe n° X de l'instruction sur la pra-
tique du tir.
Récompenses.
a. Récompenses de classement (1).
Les récompenses de classement comprennent :
1° Des insignes en bronze, représentant deux mitrail-
leuses en croix, décernés aux mitrailleurs de première
classe;
2° Des insignes en argent, représentant deux mitrail-
leuses en croix, décernés aux mitrailleurs d'élite.
Ces insignes sont amovibles; ils sont portés sur la poi-
trine, du côté opposé aux décorations. Ils sont accordés
pour l’intervalle du temps qui sépare deux classements
consécutifs.
Pendant leur présence sous les drapeaux, les hommes
de complément sont pourvus des insignes de récompenses
qu’ils détenaient au moment de leur libération.
b. Récompenses de concours (1).
Les récompenses décernées annuellement, à la suite du
concours régimentaire de tir à la mitrailleuse, sont des
insigne» en argent comportant deux mitrailleuses en croix
avec chaînette.
Les mitrailleuses de l’un des insignes sont en argent
doré.
Chaque régiment a droit à un nombre d’insignes égal
à la moitié du nombre des pièces admises au concours.
Les insignes sont attribués aux mitrailleurs-tireurs des
pièces classées dans la première moitié; l’insigne avec
mitrailleuses en argent doré est donné au mitrailleur-
tireur de la pièce classée première.
L’insigne de concours est la propriété définitive de son
(1) Des récompenses de classement et de concours pour le tir
au mousqueton sont accordées au personnel des unités de mitrail-
leuses, dans les conditions fixées par i’Annexe n® X de l'instruc-
tion sur la pratique du tir; elles peuvent être cumulées avec
celles des classements et concours pour le tir A la mitrailleuse.
CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODELES. 277
détenteur; il doit être porté dans toutes les tenues. Il est
fixé sur la poitrine, du côté opposé aux décorations.
Le chef de corps fait connaître, par un ordre du régi-
ment, les noms des mitrailleurs qui ont obtenu des prix
à la suite des concours.
Le commandant d’unité fait afficher dans les chambres
l’état nominatif des mitrailleurs qui ont obtenu des ré-
compenses.
Mention de toutes les récompenses obtenues, ainsi que
du titre de mitrailleur d’élite, est faite sur le feuillet de
tir du livret individuel.
Comptabilité. — Modèles.
Les principes posés pour la comptabilité du tir, par
l'annexe n® XI de l'instruction sur la pratique du tir,
sont applicables aux unités de mitrailleuses, sauf en ce
qui concerne les points suivants :
1° Il n’est pas établi de carnet individuel de tir pour
les tirs à la mitrailleuse;
2® Le feuillet de tir du livret individuel comporte cinq
colonnes d'adresse de tir au lieu de quatre (1), une co-
lonne supplémentaire portant le n® 1 étant réservée à
l’inscription de la constatation de l’adresse au tir & la
mitrailleuse, par l’une des mentions :
Mitrailleur d’élite (M. E.) ;
Mitrailleur de classe (M. 1” d.) ;
Bon mitrailleur (B. M.) ;
Assez bon mitrailleur (A. B. M.) ;
Mitrailleur passable (M. P.) ;
8® Le registre de tir comporte cinq parties, savoir :
a. Les quatre parties prévues pour le registre de tir des
compagnies de fusiliers-voltigeurs (voir Instruction sur la
pratique du tir, modèle n® 3) ;
b. La cinquième partie, conforme au modèle n® 1 ci-
après, concernant l’inscription des résultats des tirs à la
mitrailleuse et des munitions consommées;
4® Il est tenu un carnet (ou livret) de pièce, permettant
de suivre chaque mitrailleuse depuis sa mise en service
jusqu’à sa mise hors d’usage.
En particulier, doivent y figurer : les renseignements
(1) Le feuillet de tir de la page 11 du livret individuel devra
être modifié conformément aux prescriptions de l’Annexe X de la
présente Instruction.
278 classements, comptabilité, modèles.
concernant le nombre (Je cartouches tirées, isoit par canon
de tir à balle, soit par canon de tir à blanc, la nomen-
clature des pièces usées ou cassées, la date de leur mise
hors service et de leur remplacement, etc.).
Ce carnet est indépendant des carnets de pièce de tir
indirect t i
Son modèle sera fixé prochainement.
Allocation» en munition».
Les allocations en munitions sont fixées chaque année
par décision ministérielle. Elles sont fixées globalement
par régiment et pour l’École d’application de cavalerie.
Les chefs de corps et le général commandant l’École
d’application de cavalerie en assurent la répartition.
Elles comprennent, en ce qui concerne les mitrailleuses :
— des cartouches D.a. m,;
— des cartouches à blanc M’“ 1905 pour mitrailleuses;
— des cartouches à balle traceuse.
Les munitions pour armes portatives nécessaires à l’in-
struction des mitrailleurs sont allouées à ceux-ci dans les
mêmes conditions qu'aux autres cavaliers, de façon à
leur permettre d’exécuter les tirs réglementaires prévus
par les différentes instructions.
CLAMEMENTB, COMPTABILITÉ, MODÈLES.
279
modèle n° 1
DU REGISTRE DE COMPTABILITÉ.
Ve PARTIE.
MITRAILLEUSE
280
CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODÈLES,
TABL’
Contrôle pour l’inscription di
J
GRADES •t NOMS. I Pour mémoire» „ TIR N* l || 1 (à DISMANCB hiDÜfTt). Il 'îT t d -â CC £ H £ o Va- leur du tir. 1 •(sj.ioofs aoMvxua l) « q e L 1 I S .N HH > — S I I e. c. F < TIR N» 4 1 1 ** 6 ° V (À DtSMtHCB BlOCtBBk | Tl H" (‘< tai r dui S •» O IR 5 dis- ice ê- te). s I | Balle* mises) p* J 1 | | Pointe, j £ *8 ? * * | Tl N* i < tai r duî s 1 [R 7 ilis* ice te). c æ | | Balles mises ) Z » *-} 1 B - • f 8. f V ^'7 - -- - - - -
CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODÈLES.
281
EAU I.
résultats des tirs d'instruction.
i o
J. 33Ü41-35.
282
CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODELES.
TABL
Contrôle pour l'inscription des
GRADES, KOMS ET FOMCTIOXS. (0 TIR DE COMBAT K” 1. TIR DE COMBAT K° 2. TIR de combat k° 3.
Balles mis*'». Points. Balles mise». Points. Baltes mises. Points.
1 i i 1 i i 1 J
(i) Inscrits par unités constituées î section, groupe, pièce.
CLASSEMENTS, COMPTABILITE, MODÈLES.
283
EAU U.
résultats des tirs de combat.
284
CLASSEMENTS, COMPTABILITÉ, MODÈLES.
TABLEAU III.
Munitions consommées dans les différents tirs
A la mitrailleuse.
DATE. TIRS DES OFFICIERS. 1 | ADJUDANTS ET SERGENTS-H A JOBS. 1 TIRS D’INSTRUCTION. 1 TIRS DE COMBAT. 1 TIRS DIVERS. J CARTOUCHES RATÉES 1 OU AVABIÉRS. I TOTAL I DES CARTOUCHES A BALLES. 1 CARTOUCHES A BLANC. 1 OBSERVA- TIONS.
s
ACCIDBNTS DK TIR.
285
ANNEXE N° VI.
RÈGLES A SUIVRE EN CAS D’ACCIDENT DE TIR.
Tout accident de tir se produisant dans un corps de
troupe (1) donne lieu, obligatoirement, à l’établissement
d’un procès-verbal, conforme au modèle ci-joint et dressé,
dans les vingt-quatre heures, par le directeur de l’exer-
cice au cours duquel l’accident s’est produit.
Ce procès-verbal, qui a pour but de permettre la re-
cherche des causes de l’accident considéré, est visé par
le commandant d’unité et les diverses autorités hiérarchi-
ques; il est adressé, d’urgence, au Ministre de la Guerre,
en deux expéditions, l’une sous le timbre : < 3' Direction,
2* Bureau, 4* Section », l’autre sous le timbre de la Direc-
tion de laquelle relève le corps de troupe (Cabinet).
En outre, indépendamment du procès-verbal susvisé, un
compte rendu spécial relatant en détail les circonstances
de l'accident, est envoyé au Ministre, au plus tard dans
les dix jours qui suivent, sous le timbre de la Direction
intéressée.
(1) Cette règle est applicable aux écoles, centres d’instruc-
tion, etc.
2£6
ACCIDENTS DE TIR.
• COUPS [D’ARMÉE.
DIVISION.
Régiment.
Unité.
PROCÈS-VERBAL
D’ACCIDEXTS »E TIR D’ARMES PORTATIVES.
Lieu de l’accident :
Date de l’accident :
S Modèle :
Numéro :
Renseignements complémentaire s’il y a
lieu (1) :
! Signalement :
Reproduire l’inscription du paquet de car-
touches :
Nature de l’accident :
Conditions dans lesquelles l’accident s’est produit :
Effet sur l’arme :
Effet sur le personnel :
Observations :
Matériel envoyé à la Section technique
de l’Artillerie (2),
1, place Saint-Thomas-d’Aquin,
Paris.
A , le
Le Commandant de l’unité, Le Directeur de l'exercice.
(1) Indiquer en particulier ai l’arme a déjà donné lieu & des
incidents de tir.
(2) Envoyer si possible les éléments de la cartouche qui a donné
lieu à l’accident et un paquet de cartouches du même lot.
Lorsque l’accident a causé une détérioration grave de l’arme
(canon éclaté, boîte de culasse brisée), envoyer l’arme.
MATÉRIEL POUR L’ENSEIGNEMENT DU TIR CONTRE AVIONS. 287
ANNEXE N* VII.
MATÉRIEL SPÉCIAL
POUR L’ENSEIGNEMENT DU TIR AÉRIEN.
A. Avion-gabarit.
L'avion-gabarlt est construit entièrement en bols léger;
ses dimensions sont : 0 m. 40 de longueur de fuselage et
0 m. 60 d’envergure. Vu à 10 mètres, il représente un avion
réel situé à 200 mètres.
Il est fixé sur une tringle portant, en O, une articulation
(rotule par exemple) qui peut être bloquée au moyen d’un
écrou à oreilles.
L’extrémité inférieure de la tringle repose sur une
embase E, et peut être enfilée sur un pied de planchette
sur lequel elle est maintenue par un écrou à oreilles.
Dans ces conditions, par le jeu des liaisons O et E,
l’avion-gabarit peut prendre à peu près toutes les posi-
tions dans l’espace.
A l’avant de l’avion, est fixé un fil de 4 m. 50 de lon-
gueur, sur lequel peut glisser une boule B, en bois ou
en carton, de 0 m. 10 de diamètre environ, peinte en noir.
La construction de l'avion-gabarlt est plus simple si
l’instructeur dispose d’un chevalet Berneraud (Instruction
sur l'armement et le matériel de tir du 10 novembre 1924,
XIII» Partie, 5 21). Dans ce cas, la tringle peut-être d’une
288 MATERIEL POUR L'ENSEIGNEMENT DU TIR CONTRE AVIONS.
seule pièce, sans articulation, son extrémité inférieure
étant enfilée à forcement sur un billot de dimensions ap-
propriées aux mâchoires du chevalet.
B. Dispositif permettant de figurer l’influence du
vent sur la direction de marche de l’avion (marche
en < crabe >).
Deux fils sont tendus horizontalement et parallèlement
entre eux, au moyen de quatre piquets A, A', B, B* de
2 mètres de hauteur environ.
L’avion-gabarit est placé obliquement par rapport à la
direction des fils, sur lesquels il peut glisser grâce aux
anneaux C, C', C", fixés en des points convenablement
choisis.
Fig. 86.
I^e mouvement de l’avion-gabarit lui est imprimé par
l’intermédiaire de la ficelle, qui doit être maintenue dans
la direction des fils afin de matérialiser la route de marche
réelle de l’avion.
C. Panneau;
Un panneaeu ABCD, en forme de parallélogramme, dont
les côtés ont pour dimensions respectives 1 mètre et
0 m. 50 est armé, sur les deux côtés AD et BC, de tiges
métalliques terminées par des poulies à gorges P et P".
Ces poulies peuvent rouler sur un fil tendu et incliné
XY; le panneau descend le long du fil par son propre
poids.
La position respective des côtés non parallèles doit être
MATÉRIEL POUR L’ENSEIGNEMENT DU TIR CONTRE AVIONS. 280
telle que les tiges PA P'B soient verticales et les côtés
AB et DC parallèles au fil tendu.
Fig. 87.
Le panneau comporte un figuratif d’avion de dimensions
telles que, vu à 50 mètres, il représente un avion
8 m. X 50
situé à 1.000 mètres (longueur :----------- = 0 m. 40 en-
1.000
viron).
L’inclinaison du fil tendu est réglée par tâtonnement;
elle doit permettre au panneau, roulant par son propre
poids, d’atteindre une vitesse moyenne qui procure un
déplacement angulaire très voisin de celui d’un avion
réel vu à 1000 mètres et animé d’une vitesse de 150 kilo-
mètres à l’heure (42 m/s).
Si le panneau est vu à 50 mètres, sa vitesse linéaire
moyenne doit être :
42 m. X 50
-------------= 2 m. 10 par seconde.
1.000
Pour que le panneau ne se brise pas à l’arrivée, U est
nécessaire d’établir un amortisseur, constitué par un fil
Y Y' tendu obliquement au-dessus de l’horizontale. Le pan-
neau, en remontant sur ce fil, perd progressivement la
vitesse qu’il avait acquise pendant son parcours sur le
fil XY.
290
MATERIEL POUR L’ENSEIGNEMENT DU TIR CONTRE AVIONS.
D. Figuratifs d’avions.
Fig. 8g.
F. Dispositif pour l’exercice d’emploi de la stadia.
La stadia est placée verticalement dans une fente F,
pratiquée dans une petite planche P. Devant la stadia, et
parallèlement à elle, est fixé un visographe, de façon que
l’œilleton de ce dernier soit à une distance de la stadia
égale à la longueur de la ficelle de la stadia.
Fig go.
MATÉRIEL POUR L’ENSEIGNEMENT OU TIR CONTRE AVIONS. 291
Le dispositif est complété par un panneau sur lequel
peuvent être placés des figuratifs d'avions, représentant
des avions situés : soit à 1.000 mètres, soit à une distance
inférieure, soit à une distance supérieure.
Nota. — Les dispositifs, faciles à imaginer, qui sont
destinés à mettre les objectifs en mouvement, ne doivent
pas présenter aux cibles de parties métalliques suscep-
tibles de produire des accidents.
CARTOUCHE MODELE igSa-S.
293
ANNEXE N° VIII.
CARTOUCHE M“ 1982-N..
I. Description.
!• La cartouche Mu 1932-N., du calibre de 8 millimètres,
est formée d’un étui M,e 1886 N., d’une amorce Mb 1890,
d’un couvre-amorce Mu 1932, d’une charge de poudre et
d’une balle M1* 1932-N. Son poids est voisin de 30 gram-
mes.
2° L’étui est semblable à celui de la cartouche
M’* 188Q D. (a. m.). Toutefois, son diamètre au collet est
légèrement supérieur & celui de cette dernière. Aussi, la
cartouche M1* 1932-N. doit-elle être tirée seulement avec
de» canon» dont la çhamhre a été fraisée spécialement pour
la rewmir,
3° La charge est constituée par 2 gr. 94 de poudre
BFP».
4° La balle, du poids de 15 gr, 05, est formée d’un
noyau en plomb (3 p. 100 d’antimoine) chemisé dans une
enveloppe d’acier plaqué maillechort.
On distingua gur la balle : l’ogive, légèrement tronquée
au sommet, la partie tronconique avant, sur laquelle est
ménagée la gorge de sertissage, la partie tronconlque ar-
rière et le culot, de forme concave.
5° La cartouche a une longueur de 75 millimètres envi-
ron et la balle de 39 mm. 35,
6° La gorge est vernie avant enfoncement complet dans
l’étui, et le joint de l’étul et de la balle est à nouveau
verni après le sertissage.
Le Joint du couvre-amorce et de l'étui est également
verni,
V Les cartouches M'* 1932-N. sont livrées, soit en pa-
quets de 8, soit sur bandes-chargeurs de 24 (48, 96) ou
251 cartouches.
8° Les prescriptions en vigueur pour l'empaquetage et
l'encaissage des cartouches M1* 1886 D. (a, m.) S’appli-
quent aux cartouches M1* 1932-N. sous réserve des modi-
fications d-aprte :
2V4
CARTOUCHE MODÈLE ig.*>2. X.
Le papier servant à la confection des trousses ou pa-
quets, ainsi qu’à l’enveloppement des bandes, est de
couleur verte. Les épars des caisses sont peints en vert.
Les marques apposées sur les rectangles enveloppes des
paquets et trousses, sur les étiquettes et sur les caisses
sont les mêmes que pour les cartouches M10 1880 D. (a. m.),
à l’exclusion de celle du modèle de cartouches qui est
remplacée par « M” 1932-N.».
II. Propriétés balistiques.
9° La portée maxima de la balle Mle 1932-N. est de
5.500 mètres environ.
10° Précision. — L’écart probable en direction vaut :
— 1 millième en tir bloqué;
— 1,5 millième en tir débloqué.
11° Aux grandes et très grandes distances, l’écart pro-
bable en portée est de 28 mètres environ.
12° Le tir peut être effectué jusqu’à la portée de 4.500
mètres, si la distance de l’objectif et les corrections éven-
tuellement nécessaire sont exactement déterminées.
13° La précision de la cartouche M’e 1932-N. est telle
qu’au delà de 1.200 mètres, en cas d’incertitude sur l’un
des éléments de pointage, il est nécessaire de disperser le
tir systématiquement (fauchage, hausses échelonnées).
14° Tension. — La trajectoire de la balle M1* 1932-N.
est plus tendue que celle de la balle Mle 1898 (balle D.).
En conséquence :
a. Pour le tir direct et le tir masqué, appliquer la table
de correspondance des hausses (table B ci-jointe) ;
b. Pour le tir direct, ou masqué, par-dessus les troupes
amies, majorer de 100 mètres les hausses de sécurité du
tableau A (tableau A du chapitre IV du titre III), c’est-
à-dire respecter les hausses de sécurité suivantes :
DISTANCE DE LA TROUPE AMIE. HAUSSE DE SÉCURITÉ.
Au-delà de 100 et jusqu'à 300 mètres .. Au-delà de 200 et jusqu'à 3oo mètres . * Au-delà de3oo et jusqu'à 800 mètres .. Au-delà de 800 et jusqu'à 1800 mètres. 3000 mètres- 1600 mètres. i5oo mètres. Hausse correspondant à la dis- tance de la troupe amie augmentée de 700 mètres.
CAHlOtC.HK MODÈLE 1933. X. 295
Si la distance de la troupe amie est supérieure à 1.800
mètres, en tir direct ou masqué, et dans tous les cas, en
tir indirect, les hauteurs minima de sécurité, traduites en
millièmes, sont les mêmes que celles qu’il faut respecter
avec la balle M'e 1898 (balle D.) ;
c. Pour le tir direct, ou masqué, par-dessus un Inter-
valle ou un flanc, respecter les hausses de sécurité sui-
vantes :
DISTANCE DE L’INTERVALLE
OU DU Fl.ASC.
HAUSSE DE SÉCURITÉ.
Jusqu'à 200 mètres...................
— 3oo mètres.......................
— àoo mètres......................
Au-delà de 4oo à 600 mètres..........
—. 700 mètres.................
Au-delà de 1000 à 2000 mètres........
— 2100 mètres...............:
Au-delà de 2100 mètres et jusqu'à
niètres..........................
Hausse correspondant à la dis-
tance de l'intervalle aug-
mentée de :
700 métrés.
600 mètres.
55o mètres.
5oo met res.
45o mètres.
35o niètres.
400 mètres.
' Marge de garantie prescrite
pour le tir par-dessus un
.... 1 obstacle. (Tableau A du cha-
f pitre IV du titre III.)
Remarque. — La table de tir (table A) a été établie
sur la vitesse initiale de 700 mètres. On les charges de
poudre sont déterminées actuellement de façon à obtenir
une vitesse initiale de 090 mètres au moins.
En conséquence, pour les tirs effectués sur hausse uni-
que, il conviendra de majorer éventuellement les angles
de hausse des valeurs indiquées h la table E (colonnes 2
et 3).
Nota. — Les diverses tables insérées ci-après sont pro-
visoires. Elles seront remplacées par les tables définitives
dès que sera achevée l’étude détaillée, actuellement en
cours, de la trajectoire de la balle M” 1932-N. et des
corrections qui lui sont applicables.
TABLE A.
TABLE DE TIR
(provisoibe).
de la cartouche M1* 1932-N., tirée dans la mitrailleuse Hotchkiss M*‘‘ 1914, à la température
de -|-15o et A la pression de 750 millimètres.
V° — 700 m.
PORTÉES. TANGENTES DES ANGLES DUREES VITESSES FLÈCHES.
DE HAUSSE. DE CHUTE. DE TH A JE T. RESTANTES.
I 2 3 4 5 6
mètres. millièmes. millièmes. secondes. mètres. mètres.
1O0. 1,02 1.07 0,1473 648,6 0,025
2OO. J 2,12 2,39 0,3044 608,2 0,114
3oo. 3.44 3,89 0,472 569,3 0,273
4oo. 4,82 5,05 0,650 532,2 0,55
5oc>. 6,24 7,75 0,843 50),6 0,87
600. 7,94 10,65 1,055 463,6 1,35
700. 9.61 13.15 1,266 439,6 2,00
800. 11.74 18,00 1,501 405,0 2.85
900. 13,95 2ü,7 1,754 385,0 3,85
1.000. 16,40 25,33 2.020 362,2 5,11
tioo. 19,07 30,4 2.309 343,1 6,70
1.200. 32,01 36,1 2,608 327,4 8,68
i.3oo 25,24 42,4 2,922 314«0 10,95
i.4oo. 28,65 1 49.3 1 3,247 303,3 13,54
296 balle modèle ig3vx
BALLE MODÈLE igSs-IL
297
Ç4 Irt © O d co
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es w m es ci es ri ci «s ci en en cri rn en en en en en en <î <î <J
298
RALLK MODKLK 1 gSs-R.
TABLE B.
Tir du la cartouche M1* 1932-N. dans 1a mitralilm»H«
dont la hausse est graduée à la demande de la car*
touche M1* 1886 D. (a. m.).
TABLE DE CORRESPONDANCE DES HAUSSES.
PORTÉES PRENDRE
EM MÈTRES. TIR DIRECT* TIR MASQUE
De 100 à 700... La hausse de la portée.. L'angle au niveau mesuré.
De 800 à 1600.. ' । De 1700 a 32ou. La hausse de la portée' diminuée de 5o mètres. La hausse de la portée1 / diminuée de 100 mètres. 1 | L'angle de site déterminé F avec la hausse de 200 mètres ; lui ajouter l'an- gle de hausse diminué i de a,2i millièmes donné
De u3oo à a55o. 1 } La hausse de la portée I diminuée de i5o mètres. 1 l par la Table A. 1
HALLE MOIlfel.K ^32-N.
299
TABLE C.
Corrections en portée dues au vent
(exprimées en millièmes).
300
BALLE MODÈLE
TABLE
Corrections en portée duei
Données : angle objectil-venl
( Angl
Exemple.........< Viless
( Porté
F* op
Pour angte o
Couleur et signe de la co
2* op
Pour vitesse du vent
Correction (table)
Donner, à la correction
—«^PORTÉES he« t. VENT. —-— 15 18 20 22 21 26 28 30 32
Û 0 0 0 0 1 1 1 1
i mètre par seconde... 0 0 0 0 0 0 0 1 1
0 0 0 0 Ô ô 0 0 0
Û 0 l 1 1 1 2 2
a mètres par seconde.. < 0 0 0 0 0 1 1 1 1
! o ; 0 0 0 0 0 0 1 1
i i 0 0 l 1 1 2 2 2 3
3 mètres par seconde.. 0 0 0 0 1 1 1 1 2
1 0 0 0 0 0 1 1 1
I i . j 1 T~ ~T 2 2 3 4
4 mètres par seconde. • 0 0 0 1 1 2 2 2 3
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8 mètres par seconde.. » 1 l 2 2 3 3 4 5
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o mètres par seconde.. < 1 ' ï : î 2 2 3 4 5 6
0 ; 0 1 1 2 2 3 3
1 2 ~3 3 5 6 ’in”
io mètres par seconde.. i i 1 ♦> 2 2 4 4 5 7
' 0 0 ï ï 1 2 2 3 3
BALLK MODijLK ig39-N
301
c.
ru vent (exprimées en millièmes).
vitesse du vent» portée.
objectif* vent = 18.
An vent * 7 mètres-seconde.
Booo métrés.
rcrtion.
jec tif- vent 1 18.
ructioA (cadran) : bleue négative.
ration.
7 mètres-seconde et portée : 3ooo m.
- ,5 millièmes.
\ç signe indiqué au cadran.
33 31 35 36 37 88 39 40 41 42 43 44 45 46
1 1 1 ! 2 2 2 2 3 3 3 3 4
1 1 l 1 1 1 1 ï 1 2 2 2 2 2
0 0 0 1 I 1 l l l 1 1 } 1 1
2 ’ 2 3 J J ~~T 4 4 ô" 5 6 6 7 7 '
2 2 2 9 9 2 3 3 3 4 4 4 5 5
l 1 1 1 1 ï 1 2 2 2 2 2 3 3
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2 2 3 3 3 4 4 4 5 5 6 6 7 8
1 ï 2 2 2 2 2 2 2 3 3 3 4 4
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3 4 4 4 4 5 5 6 6 7 8 9 9 10
2 2 2 2 2 2 3 3 3 4 4 4 5 5
6 6 7 « a o’ 10 10 12 TF 15 16 17 IH
ü 4 4 5 5 6 7 8 9 10 11 12 12
2 2 2 3 3 3 3 3 1 4 5 5 6 6
~V 'V 'a 9 ~ï(F n’ H ~J3~ 14 10 18 |Ô 2(ï W
5 5 5 9 7 7 8 8 10 n 12 12 13 15
2 2 3 3 4 4 4 4 5 5 0 6 7 7
h’ "V 0 1Ô u i3 14 5T 17 ' 19 21 «4 ir 25
0 6 6 7 8 8 9 10 11 13 14 15 16 17
3 3 3 3 4 4 5 5 , 6 6 7 7 8 9
*r JO ——t— II Ti U 14 ' is' n' 19 22 2) 26 27 20
6 6 7 a 9 10 |0 n 13 14 16 17 18 19
.3 ü 4 U 5 a 5 6 6 7 8 9 9 10
To TF Ï3 113 ’a 16 17 1/ 22" '«4 ~ÏT ÜF 31 3'2
7 7 8 9 10 H 12 13 14 16 18 19 20 22
4 4 4 5 A 5 6 ü 7 8 9 10 10 11
Tl ' 12 ï» ”fr io’ 18 i»' 11” 27 30 I?' 34 36
a 8 9 10 H 12 13 n 16 18 20 22 23 24
4 4 S 5 6 6 7 7 8 9 10 11 n 12
30Ï
BALLE MODELE ig32-N.
TABLÉ
Corrections en direction duea
Données : angle objectif -vent
( Angfc
Exemple..... < Vîtes»
( Porté)
f~ ojM
Pour angle ol
Couleur et signe de la cm
2* O|M
Pour vitesse du vent ;
Correction (table) |
Donner, à la correction
-^^PORTÉES h»ct VENT- „ 15 18 2U 22 24 26 28 30 32
1 2 2 2 3 3 3 3 3
i mètre par seconde ♦. » 1 1 2 2 2 2 2 0 2
0 1 1 1 1 1 1 î 1
i 3 4 5 5 6 6 6 7 7
a mètres par seconde», < 2 3 3 4 4 4 4 4 5
! i 1 2 2 2 2 2 2 2
6 7 8 9 9 9 10 10
3 mètres par seconde». 3 4 5 5 6 6 6 7 7
i 2 2 9 9 3 3 3 3
6 8 10 11 12 12 12 13 14
4 mètres par seconde». [ 4 6 Ô 7 8 8 8 9 9
' 2 2 9 3 4 4 4 4 4
i ' 1 ' 10 12 13 14 15 15 16 17
5 mètres par seconde.. 5 ’ 2 7 8 9 10 10 10 11 11
S 4 4 5 5 5 5 6
i~â- 12 14 16 17 18 18 20 20
6 mètres par seconde.» 1 6 : 3 1 - 8 10 11 12 12 12 13 14
4 5 5 6 6 6 7 7
1 - : io 14 17 19 20 21 21 23 24
7 mètres par seconde.. < 7 9 11 19 14 14 14 15 16
3 5 5 6 7 7 7 8 8
i"nr 16 19 21 23 24 24 26 27
8 mètres par seconde, ♦ 8 10 19 14 16 16 16 18 18
4 5 6 7 8 8 8 9 9
19 18 22 24 26 27 27 30 31
o mètres par seconde» • 9 12 14 16 18 18 18 20 21
l 4 6 7 8 9 9 9 10 10
15 20 24 27 90 30 30 33 34 ,
io mètres par seconde. 10 19 18 18 20 20 20 22 23
1 5 7 8 9 10 10 10 11 11
BÀM.E MOÜKLK ig33->
303
D.
lu vent (exprimées en millièmes).
dtesse du vent, portée.
rt)jectif-vent = 18.
vent = 7 mètres-seconde,
fc 3ooo mètres.
dion.
dif-vent : 18.
action (cadran) : rouye négative.
tlion.
mètres-seconde et portée : 3ooo mètres.
7 millièmes.
signe indigné ou cadran.
33 34 35 36 37 38 39 40 l 41 42 43 44 45 46
3 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 5 5
2 2 2 2 3 3 3 3 3 3 3 3 3
1 1 1 1 r 1 1 1 1 1 1 1 2 2
7 7 7 7 7 8 8 8 8 8 9 9 9 9
5 5 5 5 5 5 5 5 5 6 6 6 6 6
2 2 2 2 2 3 3 3 3 3 3 3 3 3
"kF 11 il 11 11 11 12 12 12 13 13 13 14 14
7 7 7 7 7 8 8 8 8 8 9 9 9 9
3 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 5 5
14 14 14 14 15 Î5~ 16 16 ~Ï6 17 17 17 18 18
9 10 10 10 10 10 10 11 11 11 12 12 12 12
4 5 5 5 5 5 5 5 6 6 6 6 6 6
17 ~18~ Ts" “Ï8~ 19 19 20 20 ♦ir 21 22 22 23 23^
12 12 12 12 13 13 13 n 14 14 15 15 15 15
6 6 6 6 6 6 7 7 7 7 7 7 8 8
21~ 21 22 22 22 23 23 2ï 25 25 26 26 27 ~28^
14 14 14 14 15 15 16 16 16 17 17 18 18 18
7 7 7 7 7 8 8 8 8 8 8 9 9 9
24 25 25 25 26 27 27 FÜ” 29 29 30 31 32 TI
16 17 17 17 18 18 18 19 19 20 20 21 21 21
8 8 8 8 8 9 9 9 10 10 10 10 11 11
28 28 29 M 30 30 31 32 33 34 34 35 36 37
18 19 19 19 20 20 21 22 22 22 23 24 24 25
9 10 10 10 10 10 10 10 11 11 11 12 12 12
31 32 32 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 41
21 22 22 22 22 23 23 24 24 25 26 27 27 27
10 11 11 11 11 12 12 12 13 13 13 13 14 14
' 35 35 36 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46
23 24 24 24 25 25 26 27 27 28 29 30 30 30
11 12 12 12 12 13 13 13 14 14 14 15 15 15
304
BALLE MODELE ty3a->.
TABLE E.
Corrections en portée dues aux variations de la vitesse
initiale, de la température et de la pression baro-
métrique et à la composante longitudinale du vent,
exprimées en mètres et en millièmes.
POR- TÉES. POUR UNE DIFFÉRENCE DE :
1O METRES de vitesse initiale. 1O DEGRÉS de température. 10 millimètres de pression. 1O MÈTRES de vitesse du vent.
mètres. mètres, milli mes mètres millièmes mètres. 1 mllièiMs mètres, nillitaes
(») (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9)
i.Soc*. 24,1 1,0 20,8 1,0 9.1 0.0 26.5 1.0
i.600.. 24.8 1.0 32.5 1,0 9,8 0,0 31.0 1.0
1•700». 25.3 1,0 2'1,3 1,0 10,5 0,5 35.0 1,5
1.800,. 25,7 1,0 25,9 1.0 11,3 0 5 39.0 2.0
U900.. 26,3 1.5 27,6 1,5 12,0 0,5 43,0 2,0
2.000.. 26,7 1,5 29,3 1 5 12.8 0,5 47.0 2,5
1.100». 27.1 1.5 30.9 1,5 13,5 0.5 51,5 2,5
1.200.. 27.4 1,5 31.4 2,0 14.2 1.0 56.5 3.0
i.3oo.» 27.6 1,5 33,8 2,0 14,9 1,0 61.5 3,5
a»4oo.. 28,0 2,0 35,4 2,0 15,5 1,0 67,0 4,0
i.5oo.. 28.4 2,0 36,9 2,5 16,1 1,0 72,0 4.5
2.600.. 28,7 2,0 58.4 2.5 16,9 1,0 76.0 5,0
2.700.. 29,0 2.0 40,5 3,0 17,2 1.0 80.0 5.5
2.000.. 29,2 2,0 41,5 3,0 17.9 1.5 86.0 6.0
2.900.. 29,4 2,5 42,5 3,0 18,4 1,5 91,0 7,0
3.000.. 29,6 2.5 43,5 3,5 19,0 1,5 96.0 8,0
3.100.• 29,8 2.5 44.5 3.5 19.7 1.5 101.0 9.0
3.200.. 30,0 2.5 40,0 4,0 20,4 2.0 106,0 10,0
3.3oo.. 30,2 2.5 47,5 4,5 21,2 2,0 112,0 11.0
3.400.. 30,4 3,0 49,0 5,0 21,9 2,0 118,0 12,0
3.5oo.. 30.6 3,0 50,5 5,0 22.6 2,0 121.0 13.0
3.6oo.. 30,8 3.5 52.0 5,5 23,4 2,5 130,0 15.0
3.700.• 31 3,5 54,0 6,0 24.0 3.0 136,0 16,0
3.8oo.. 31,1 4,0 56,0 6,5 25.0 5,0 113,0 18,0
3.900.. 31,2 4,0 58,0 7,0 20,0 3,5 150,0 19.0
A.ooo.• 31,3 4.0 60,5 8,0 27,0 3,5 157.0 21.0
A.100.. 31.4 4.5 63.0 0,0 28,0 4.0 161.0 24,0
4.200.. 31.5 4,5 66,0 10,0 29 4,5 172.0 27,0
4»3oo.. 31,6 5,0 68.5 10,5 30.2 4,5 180.0 30,0
à.âoo.. 31,7 5,0 71,0 11,5 31,6 5,0 188,0 32,0
4.5oo.. 31.7 5,5 74.0 12,5 33,0 5,5 197,0 34,0
4.600.. un im ‘ - 31,8 6,0 77,0 14,0 34,6 6,0 206,0 36.0
T/àSLE
Im «a mètres).
Pr. — ,5o nam.
1 b □ • rOMTtn. 100 000 100 •00 000 •00 003 900 1 <W 11W
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BALLE MODÈLE iy3a-N.
305
TABLE F.
TABLE DES ORDONNÉES
de 100 en 100 mètres, de 100 à 4.000 mètres.
MITRAILLEUSE «MAXIM'.
307
ANNEXE N® IX.
MITRAILLEUSE ALLEMANDE « MAXIM » M10 1908.
Généralités. — La mitrailleuse « Maxim > utilise pour
son fonctionnement la « force de recul » (court recul du
canon).
fiét/ssé'
308 MITRAILLEUSE «MAXIM».
Poids :
Mitrailleuse (manchon vide)... 18 kilogrammes.
Affût ............................... 32 —
Elle tire la cartouche allemande du fusil Mauser de
0 m. 00790 placée sur bande en toile. 230 cartouches sur
une bande de 5 m. 50.
Son levier d’armement fonctionne constamment pen-
dant le tir.
Le canon est entouré d’un « manchon réfrigérant » con-
tenant 4 litres d’eau et qui doit toujours être plein d'eau.
11 fait l’oflice de < refroidlsseur » pendant le tir. Faute
de cette précaution, le canon s’échaufferait à tel point
qu’après 250 cartouches, tirées sans arrêt, il serait rapi-
dement hors de service. L’eau contenue dans le « manchon
réfrigérant» entre en ébullition vérs 500 coups : c’est
pour dissimuler le jet de vapeur qui décélérait la présence
de la mitrailleuse qu’il porte, à sa partie avant, un tube
destiné à conduire cette vapeur dans un trou pratiqué à
terre.
Dans la mitrailleuse Maxim, le mécanisme d’alimenta-
tion est placé dans un bloc d’alimentation.
MANŒUVRE DE. LA MITRAILLEUSE
POUR LE TIR.
Charger l’arme :
Introduire la bande par la droite du < bloc d’alimen-
tation » jusqu’à ce qu’une première cartouche soit engagée
à l’intérieur du couloir. Puis :
a. Armer (maintenir le levier d’armement à sa position
avant) ;
b. Tirer à fond sur la bande (côté gauche de la pièce),
puis abandonner le levier d’armement pour qu’il revienne
à sa position arrière;
c. Armer une deuxième fois (comme a) ;
d. Tirer à fond sur Za bande (côté gauche de la pièce),
puis abandonner le levier d’armement pour qu’il revienne
à sa position arrière (comme à).
Pointer l’arme :
Placer la hausse dans sa position verticale, si elle n’y
est déjà, le curseur (à deux poussoirs) à la division numé-
rique désirée (400 à 2.000 mètres).
Le pointage se fait en débloquant les deux manettes
placées sur l’affût (position avant).
Le pointage en direction est obtenu en faisant mouvoir
l’arme, soit vers la gauche, soit vers la droite.
MITRAILLEUSE • MAXIM».
309
Le pointage en hauteur est obtenu en agissant sur le
volant de pointage jusqu'à ce que la ligne de mire passe
par le pied du but
Faire feu :
1° Saisir les deux poignées de l’arme avec les deux
mains ;
2’ Avec le pouce gauche, dégager vers la droite le pous-
soir quadrillé du llnguet de sûreté;
3° Appuyer sur la détente avec les deux pouces.
Cesse» le feu :
Cesser d’appuyer sur la détente.
Reprendre le feu :
Dégager à nouveau le poussoir quadrillé du linguet de
sûreté et appuyer à nouveau sur la détente.
Nota. — 1° En cas d’arrêts de tir ou de ratés :
Armer ;
Tirer à fond sur la bande;
Abandonner le levier d’armement;
Reprendre le tir.
2° Dégager une bande :
Armer, puis agir sur le poussoir quadrillé du bloc d’ali-
mentation et retirer la bande;
Ensuite, armer deux fois par sécurité.
PRÉCAUTIONS A PRENDRE
AVANT, PENDANT, APRÈS LE TER.
r
Avant le tir :
Huiler les pièces à frottement (cames, guides, transpor-
teur, etc.) ;
S'assurer que le manchon réfrigérant est rempli d’eau ;
-S’assurer que les cartouches sont correctement placées
sur la bande.
Pendant le tir :
Ne jamais tirer sur la bande, ni à gauche, ni à droite;
Placer la main droite de façon à ne pas être atteint par
le levier d’armement.
Après le tir :
Enlever les cartouches du transporteur et s’assurer qu’il
*
310 MtTRAILLEÜSE «MAMtt».
ne reste pas de cartouches dans la chambre, en manœu-
vrant la culasse à la main;
Désarmer, nettoyer et huiler l’intérieur du canon après
le tir.
MISE HORS DE SERVICE
Soulever le couvercle et le rabattre en avant jusqu’à ce
qu’il soit faussé.
La mise hors de service eti enlevant la culasse est insuf-
fisante, une culasse de rechange existant sur l’affût-traî-
neau.
MITRAILLEUSE «MAXIM».
an
ANNEXE N® X.
RENSEIGNEMENTS NUMÉRIQUES.
I. Poids approximatifs des divers éléments.
Mitrailleuse ............................ 25,000
Affût 1907-M. 19 :
Support pivotant.......................... 8,900
Trépied ................................. 28,800
Total........................ 32,700
Affût 1915 :
Support pivotant.......................... 8,000
Trépied .................................. 18,500
Total......................... 26,500
Affût Hotchkiss........................... 24,000
Munitions :
Caisse à munitions, garnie de 288 car-
touches ................................. 12,800
Accessoires :
Musette de pièce garnie................... 2,800
Musette de groupe garnie................. 1,650
Canon de rechange......................... 10,400
Support pour le tir vertical............. 1,100
Télémètre avec étui....................... 8,300
Pied du télémètre......................... 5,400
Voiture porte-mitrailleuse (vide)...... 440,000
Poids total de la voiture chargée...... 760,000
II. Renseignements divers.
Longueur de la mitrailleuse.............. 1,310
Télémètre :
Grossissement .......................... 14,000
Champ.................................... 0,040
312
MITRAILLEUSE «MAXIM».
Jumelle prismatique :
Grossissement ............................ 7,000
Champ..................................... 0,100
Voiture porte-mitrailleuse :
Largeur maxfma entre les deux extré-
mités des fusées d’essieu................. 1,470
Voie ..................................... 1,400
Hauteur au-dessus du sol de la partie
la plus basse............................. 0,390
Imprimerie Nationale. — J. 33041-35.