Автор: Chaumeton H.  

Теги: botanique   potager   horticulture   agronomie  

ISBN: 978-2-8160-0507-3

Год: 2014

Текст
                    

au POTAGER • associations, compost &. Ue
Ouvrage collectif créé par Losange avec la collaboration de Gérard Sasias, Isabelle Charleuf-Calmets, Philippe Chavanne. Alice Delvaille Direction éditoriale : Hervé Chaumeton Coordination éditoriale : Sophie Jutier PAO : Nathalie Lachaud, Francis Rossignol, Isabelle Véret Photogravure : Stéphanie Tridoux © Losange, 2014 © Éditions Artémis pour la présente édition ISBN: 978-2-8160-0507-3 N° d'éditeur:8160 Dépôt légal : janvier 2014 Achevé d'imprimer : février 2014 Imprimé en Pologne par Edica

Sommaire • Qu’est-ce que le jardinage biologique.....7 Respecter son sol....................8 • La nature du sol...............9 • Les amendements...............14 • La rotation des cultures......21 • Soigner un sol maltraité......24 Compost : LE RECYCLAGE UTILE...................28 • Le compost à quoi ça sert ?...29 • Quel contenant pour le compost ? .... 32 • La fabrication et l’utilisation du compost.....42 • Les autres méthodes de compostage. . 42 Nourrir et protéger LES PLANTES...............58 • Les éléments nutritifs................59 • Protéger et amender la terre..........61 • Purins et autres décoctions...........68 • Les auxiliaires du jardin............99
jffffffj-fffffjfffff/ffffjrrffj Ravageurs et maladies ... 114 • Mieux vaut prévenir que guérir.115 L'union fait la force : LES ASSOCIATIONS.......................140 • Des associations pour se passer des pesticides............... 141 • Les associations au fil des mois.143 Jardiner avec la lune. ... 172 • Comprendre les cycles lunaires.173 • Le cycle visible : lune croissante ou décroissante....176 • Le cycle invisible : lune montante ou descendante.......181

Le jardinage biologique s’impose peu à peu. De plus en plus de jardiniers s'efforcent de n’employer que des pro- duits naturels à l'exclusion de tout engrais chimique et traitement de synthèse. Laisser faire la nature, tel est leur mot d'ordre. C'est sympathique, mais cette attitude conduit à l'échec en quelques années. Lapprenti jardi- nier bio est tout d'abord confronté à la prolifération des mauvaises herbes : retourner le sol, en le bêchant ou en le labourant, c'est le moyen le plus radical pour limiter les mauvaises herbes. Ne pas le bêcher, c'est sans doute moins fatigant au départ mais cela implique des straté- gies bien au point pour ne pas être envahi par les plantes indésirables. Et si les récoltes sont au rendez-vous les premières années, la fertilité du sol diminue inexorablement d'année en année, avec pour conséquence l'apparition de mala- dies et de récoltes décevantes. Qu'à cela ne tienne, on restaure la fertilité du sol avec des engrais estampillés « biologiques ». on traite avec des produits respectant la nature. Ce n'est pourtant pas cela le jardinage biologique. Il ne faut pas considérer le sol comme un support inerte auquel on ajoute des ferti- lisants pour que les plantes se développent convenable- ment, avec l'aide de « médicaments » les plus naturels possibles pour les soigner. Pour le jardinier biologique, le sol est vivant et son rôle est de le maintenir en bonne santé, d'éviter des déséquilibres, afin que les plantes qu'il porte ne soient pas malades. Le jardinier écologique ne se contente pas d'apporter des éléments nutritifs au sol à l'époque des semis et des plantations. Il améliore sa structure, son taux d'humus, veille à respecter sa ri- chesse en micro-organismes, bref il raisonne sur le long terme, et non dans le temps d'une saison. Il n'applique pas aveuglément des recettes toutes faites, il observe sans cesse. Enfin, le jardinage biologique ne se limite pas au potager. Il s'applique tout autant au verger et au jardin d'agrément. Et à leur environnement : les haies, l'eau [gardée pour les arrosages et celle de la mare), le gazon, les arbres et arbustes à fleurs et à fruits, les fleurs tout comme les déchets, éventuellement une petite basse- cour. Le bio considère le jardin dans sa totalité comme une sorte de mini-terroir, où tous les éléments se trouvent en interaction.

1 existe plusieurs types de sols Chacun contient de largile. du limon et du saHe (entre autres) en quantités variables. Le type de 1 roche prâsent en majorité dans sa composition définit le type de sol Si votre sol a des difficultés à bien retenir leau pour vos plantes, on peut essayer de modifier sa structure en ajoutant un élément qui manque à sa composition. Cest ce que Ion appelle lamendement Dans ce qui suit vous trouverez quelques caractéristiques des sok notamment celles concernant sa capacité de rétention deau ainsi que la nécessité ou non dun amendement Le soi est Le résultat de L'altération de la roche-mère. Cette dégradation est due au climat et elle dépend de la rigidité de la roche. Le sol est constitué d'horizons, la couche superficielle, le premier, étant appelée couche arable (variable de0,30 à 1 m). C'est la zone exploitée par les racines des plantes. En jardinage, on l'appelle la terre végétale. Le sous-sol constitue le deuxième horizon, puis vient la roche-mère. Le sol est composé de sable, de limon et d'argile à plus de ?0 %, de matières organiques mortes (2 à 5 %), de ra- cines. de micro-organismes animaux et végétaux, de cail- loux, de mycélium (champignons), d'eau et d’air en quan- tités variables. Un bon sol est un sol ressuyé, c'est-à-dire qui contient des espaces poreux et de l'eau en quantités suffisantes pour n'être ni sec, ni gorgé. Suivant leur composition, tous les sols n'ont pas la même capacité à retenir l'eau. Certains ne la retiennent pas du tout et sèchent très vite. D'autres la retiennent trop et se gorgent d'eau. Il faut d'abord connaître son sol et sa compo- sition pour ensuite savoir comment t'améliorer (si besoin) et comment arroser. Les caractéristiques DES SOLS -Un sol argileux contient plus de 40 % d'argile. Le sol est compact, Lourd et collant, il est très imperméable. Il retient l’eau en période pluvieuse, puis sèche et se fen- dille. lise réchauffe lentement au printemps. Il est difficile à travailler par temps humide. Il faut éviter de le piétiner Les couches du sol Horizon 0 - Litière Couche supérieure du sol, formée de débris animaux et végétaux récemment < / . < tombés ou en début de décomposition. Horizon C - Rodhe-mère Roche formant ta couche inférieure du sol. Sa dégrada bon sous faction de fécoulement de l'eau, du gel, etc, permet le développement des couches qui la surmontent Horizon A - Couche arable Deuxième couche du sol, de couleur sombre, composée d'une terre fertile riche en humus. Horizon B - Sous-sol Troisième couche du sol, où plongent les racines, le sous-sol contient peu de matière organique, mais plusieirs substances nutritives provenant de la couche arable, nécessaires à (a croissance des végétaux.

pour Limiter Le tassement de La terre. L'amendement s'im- pose. - Un sol Limoneux contient pLus de 35 % de Limon. Ses caractéristiques sont proches des terres argileuses, car il a tendance à se tasser quand le temps est humide. En re- vanche. la rétention de l'eau est moyenne. Nécessite des amendements si trop Limoneux. - Un sol sableux contient plus de 60 % de sable. Le sol est léger, aéré, poreux, il ne retient pas l'eau ni les éléments nutritifs, sèche et se réchauffe rapidement. Il manque de matières organiques mais est facile à travail- ler. Il nécessite des amendements. - Les terres humifères sont riches en matières or- ganiques et en humus (plus de 20 %|, on les appelle des terres noires. Elles retiennent bien l'eau tout en étant perméables, on peut donc les corriger pour diminuer le pourcentage d'humus et s'approcher des 5 à 10 % de La terre franche, mais dans notre cas (la rétention d'eau) ce n'est pas nécessaire, et les terres humifères sont idéales pour bon nombre de plantes. - La terre calcaire ne retient pas l’eau, mais elle est assez facile à travailler. Comme l'argile, elle sèche, se craquelle et laisse remonter les cailloux. Elle nécessite des amendements. Un équilibre à trouver Pour qu'un sol soit favorable à la culture, il doit assu- rer à la fois une bonne circulation de l'eau et de l'air. S’il contient trop d'eau, le gaz carbonique rejeté par les racines ne pourra plus remonter à la surface et les asphyxiera. De plus, Les micro-organismes utiles aux plantes seront étouffés. Si le sol contient trop d'air, l'eau ne pourra plus circuler par capillarité et n’apportera plus aux racines leurs aliments, ce qui tuera également les végétaux. Une grande part de la fertilité d'un sol réside donc dans sa faculté à laisser circuler librement L'eau et l'air. Actuellement, ce sont plutôt les excès d'air dans le sol (sécheresse) qui font l'actualité ; pourtant, les terres gorgées d'eau ne sont pas plus enviables. Les agriculteurs estiment que l'eau devient excéden- taire quand ses proportions dépassent 50 % du volume de terre. Les meilleurs sols agricoles sont ceux capables de retenir entre 30 et 40 % de leur volume en eau. Le sable n'en retient que 15 %, l'humus jusqu'à 50 %. Comparons le sol à une cave dont les constituants physiques (argile, humus, etc.) seraient les tonneaux et les composants chimiques (eau, azote, chaux, etc.) les vins contenus dans ces tonneaux : on comprend combien la bonne conservation de ces derniers est étroitement dé- pendante de la qualité des premiers. De même qu'il est nécessaire de réparer les fuites des tonneaux avant d'y mettre Le vin, il faut d'abord améliorer la structure phy- sique du sol avant de l'arroser et de le fertiliser. Sinon, on gaspillera de l'eau, des fertilisants et... du temps. Analysez votre sol Grâce à un minimum d'observation, vous pouvez analy- ser vous-même La composition de votre soL La première Le test du boudin Pour connaître rapide me nt le type de sol de votre jardin, prenez une poignée de terre et malaxez-la afin d'obtenir un boudin : Si le boudn est souple et malléable, la terre est argileuse. Si le boudn est fragte et se défart, fadement, la terre est limoneuse. Si vous ne potwez pas fare un boudin, la terre est sableuse.
Q lll i ; w ; = ai : •*-» : étape consiste à relever les noms des espèces sauvages qui poussent sur votre terrain. Si vos connaissances en botanique sont réduites, utilisez une flore ou demandez conseil à un jardinier voisin. Ensuite, comparez votre re- levé avec les deux tableaux ci-dessous : plantes indica- trices de sols siliceux ou humifèreslpH acidel et plantes indicatrices de sols calcaires (pH alcalin!. Si vous n'avez identifié dans votre jardin aucune plante correspondant à celles des deux tableaux, ne vous découragez pas, car il existe un autre moyen pour savoir si votre sol est plutôt acide ou plutôt calcaire. Il suffit de vous procurer, dans une jardinerie, un kit d'analyse du pH pour mesurer son acidité. Pour réaliser ce test, mélangez un peu de terre avec de l'eau non calcaire et trempez-y quelques secondes un morceau de papier réactif. Comparez ensuite avec l'échelle des couleurs fixée sur le couvercle pour lire le résultat. Si le chiffre est comprisentre 6,Set 7,5, le pH de votre terre est neutre [terre argileuse : environ 7.2). S'il est supérieur à 7,5, le pH est alcalin (terre calcaire). S'il est inférieur à 6,8, il est acide. Votre sol est idéal (pH entre 6,2 et 7,4) : il contient de 40 à 80 % de sable, 15 à 20% d'argile, 3 à 5 % d'humus et moins de 5 % de calcaire. Il est riche, friable et ne retient pas longtemps l'eau. 10 PLANTES INDICATRICES DE SOL ACIDE
Deux cas se présentent ma intenant : 1. Vous confirmez vos premières observations ? Vous avez Le feu vert pour les plantations : Lisez directe- ment les tableaux de correspondance plantes/soL 2. Vous avez encore quelques doutes ? Il vaut mieux recommencer vos relevés et vos mesures avant de passer à l’étape des plantations, ou adresser un échantillon de terre (250 g) à un laboratoire d'analyses. Une fois connue la nature de votre sol, il ne vous reste 0 plus qu'à choisir les végétaux correspondant le mieux à celle-ci. Certaines plantes sont assez «indifférentes» à La nature du sol. Si vous n'êtes pas sûr d'avoir bien analysé votre terre, choisissez de préférence parmi ces plantes peu exigeantes. 10 PLANTES INDICATRICES DE SOL CALCAIRE
Si votre sol est déséquilibré vers le bas (trop sableux) ou vers le haut (trop argileux ou trop riche en humus), vous devrez le corriger pour obtenir les proportions idéales. Comme tout œ qui est idéal ces proportions se rencontrent rarement sauf dans les terres appelées « franches ». que ïon trouve dans certaines réglons maralchèresL Fbur améliorer la constitution physique de la terre, on y incorpore des amendements (apports de calcaire, dhumus de sable, etc.) et on fait appel à diverses astuces : drainage, irrigation, labour, binage, buttage, etc Les amendements Amender un sol argileux On appelle amendements, au sens large du terme, toutes les techniques ayant pour but de corriger les défauts du sol. mais on restreint souvent l'usage de ce terme au seul apport d'éléments correcteurs : calcaire, humus, sable. Lamendement dont le rôle est d'améliorer seulement la structure physique du sol peut empiéter sur l'action des fertilisants, destinés à corriger sa composition chimique. C'est le cas du fumier, qui est à la fois un amendement humique et un fertilisant. Il existe d'autres amendements capables d'enrichir un sol manquant d'humus : les engrais verts, la tourbe, le compost, etc. Ces amendements concernent principa- lement les terres trop argileuses, trop calcaires ou trop sableuses (» siliceuses!. Pour les terres trop humifères, on pratique l'amende- ment inverse en incorporant de la chaux, destinée à neu- traliser leur acidité. La chaux est aussi un amendement qui joue sur la texture du sol et un élément nutritif des plantes. De plus, elle stimule la multiplication des bacté- ries décomposant l'humus du sol, ce qui est très apprécié par les cultures. Mais une fois que toutes les réserves d'humus ont été brûlées, les plantes souffrent., de disette. D'où le dicton : « La chaux enrichit le père mais appauvrit le fils. » Il est donc préférable de ne pas l'utiliser sans quelques pré- cautions. Pour alléger un sol trop argileux, vous pouvez épandre du sable de rivière et apporter régulièrement du compost ou du fumier bien décomposé. Ces deux derniers apports sont des engrais de fond, mais ils agiront également sur la qualité physique du sol en allégeant et en augmentant sa perméabilité. Amendez au début de l'hiver, au moment des labours pour le fumier (les mottes seront brisées par le gel et le dégell à 10 cm de profondeur, aux labours de printemps ou d'automne pour le compost. On peut éga- lement faire un apport de chaux tous les trois ans (une à deux poignées par mètre carré). Attention, on ne modifie jamais complètement la nature d'un sol argileux, on ne fait que l'améliorer en surface. Amenderun sol sableux Pour structurer un sol trop sableux, vous pouvez épandre et enfouir du compost (qui peut être à demi mûri ou du fu- mier, tous les ans aux labours de printemps (l'apport sera plus fréquent et plus copieux qu'en terre argileuse, car leur dégradation est plus rapideen sol sableux), de l'argile ou de la terre argilo-calcaire les deux premières années, ainsi que de la chaux, ce qui améliorera la cohésion du sol et limitera son assèchement. Faites un labour peu profond pour ne pas entraîner la bonne terre. La culture d'engrais verts est également recommandée.
Amender un sol trop limoneux Amender une terre trop calcaire Il faut favoriser Le travail des vers de terre et cultiver des engrais verts en automne et en hiver. Vous pouvez épandre du compost demi-mûr entre Les plantes au printemps ou en fin d été. Paillez pour éviter la formation de la croûte en surface. Sable pour amender un sol argileux. Compost pour amender un sol argileux. Avec des éléments acides tels que la terre de bruyère, la tourbe blonde [attention à l’utiliser avec parcimonie, car elle est naturelle, extraite des tourbières qui sont en voie de disparition J et du fumier bien décomposé. Cela amélio- rera la rétention d'eau et apportera les éléments nutritifs manquant à La terre calcaire. Respecter son sol Paile pour Imiter la formation cf une croûte sur un sol trop limoneux. Tourbe blende poir améliorer un sol trop cale are. Comment analyser votre sol Cela peut sembler un luxe de connaître la nature exacte du sol avant de planter ses légumes, ses arbustes ou ses arbres. Or. c’est le meilleur moyen de ne pas enregistrer d’échecs, car les plantes, comme les humains, ont des goûts différents. On ne doit pas planter les mêmes végétaux dans un sol riche en sable ou riche en calcaire. L'analyse de votre sol vous donnera des indications sur sa constitution physique et sur sa composition chimique. Ainsi, vous pourrez corriger ses éventuelles carences. Vous pouvez essayer de déterminer vous-même sa constitution physique en observant les plantes indicatrices qui y poussent ou en faisant le test suivant. Regardez d’abord sa couleur : un sol noir est riche en humus, un sol blanc est trop calcaire. Prenez une poignée de terre et essayez de la malaxer. Si ce n'est pas possible, le sol est trop sableux. Si vous avez réussi à malaxer la terre, Laissez tomber cette motte : elle reste agglomérée dans le cas d'un terrain trop argileux, par contre elle se brise si vous avez hérité d’une bonne terre franche.
LES DIFFÉRENTS TYPES D’AMENDEMENTS Issus de la décomposition de feuilles, ils allègent le sol tout en le nourrissant. Le terreau de feuilles est acide, il est donc à utiliser avec parcimonie si l'on ne veut pas acidifier son sol. Dans le commerce, on les trouve souvent en mélange avec de la tourbe, des écorces de pin, du sable ou du fumier. Il s'agit des plantes (trèfle, lupin, vesce, moutarde blanche, etc.) que l'on sème à l'automne, que l'on fauche, puis que l'on enfouit dans le sol au printemps. Elles se décomposent rapidement et contribuent à l'amélioration de la structure du sol. Avoir recours aux engrais verts suppose que le terrain sera sans plantation de l'automne au printemps suivant. À conseiller pour le potager. LA TERRE DE BRUYÈRE Cette terre est acide, car elle provient de la décomposition des Éricacées (les bruyères). Les terres dites de bruyère sont en fait des mélanges (tourbes, écorces de pin, fumier en quantités variables), mais elles ne contiennent pas forcément de la terre de bruyère. Elles sont efficaces si vous voulez acidifier votre sol, mais les conséquences sur l'amélioration de la rétention d’eau seront variables en fonction des éléments qu'elles contiennent.
LES FUMIERS Il faut de 1 à 2 kg par mètre carré et par an de fumier décomposé, un peu plus pour les sols argileux. L'épandage se fait à l’automne pour les sols argileux et dans les régions au climat froid ; au printemps pour les sols légers et dans les régions au climat océanique. Vous enfouirez le fumier à 10 cm de profondeur dans les sols argileux et jusqu’à 30 cm dans les sols légers. Les fumiers sont également de très bons fertilisants. Les composts ont non seulement un rôle fertilisant (riches en azote, ils sont excellents au printemps pour faire démarrer les cultures), mais ils ont aussi des actions positives sur les qualités physiques du sol. Ils se mélangent à la terre du jardin lors de la préparation du sol, avant la plantation, ou bien s'enfouissent à l'automne. Il y a le compost fait maison et les composts élaborés du commerce, enrichis en fumiers, algues, orties, oligoéléments, sang, os, terreau de feuilles... Ils sont de bonne qualité, mais très onéreux par rapport au compost que l’on élabore au fond de son jardin !
Dans les champs et les jardins des maraîchers on a très généralement pratiqué le travail de la terre sous forme de labour Or le labour — bêchage avec retournement — bouleverse les couches du sol Les micro organismes poches de la surface sont différents de ceux qui sont un peu plus profonds et en plus grand nombre ; lactivlte du sol se trouve bouleversée et perturbée par œ retournement Le labour Le bêchage Le labour est le moyen le plus simple et le plus radical pour désherber, les mauvaises herbes - ainsi que les restes des cultures - se retrouvent enfouies, les racines en l'air peuvent être détruites par le gel. D'autre part, et lors de la même opération, le fumier épandu en surface est également incorporé au sol. Faut-il donc bannir le bê- chage au jardin ? Remarquons tout d’abord que labour d’autrefois avec l’araire ou la charrue tirée par des animaux ne retournait guère qu'une quinzaine de centimètres de profondeur, c'est-à-dire qu'il ne mélangeait pas les couches du sol. Ce n'est qu’avec l'apparition de la charrue brabant, la traction mécanique, l'apport massif d’amendements puis d'engrais azotés que l'on a labouré en profondeur. En maraîchage, le cas est différent. Les «ceintures vertes » des villes se sont souvent établies dans d’anciens marais très humifères. Après des générations de travail et d'amélioration - on dit souvent qu'il faut plus de cin- quante ans pour obtenir un sol maraîcher -, le bêchage ne bouleverse pas son activité biologique. Lors de la création d'un nouveau jardin, il est souvent indispensable de procéder à un bêchage avec retourne- ment. Ensuite, on ne reviendra à cette pratique qu'au bout d'une dizaine d'années, ou alors après que la parcelle a été remise en herbe ou semée d'engrais vert. Le labour se traduit dans l'immédiat par une aug- mentation de la fertilité, surtout s’il est suivi très vite par une mise en culture. Mais la diminution du taux d'humus qu'entraîne le labour obère à plus long terme cette fer- tilité, amenant à fournir beaucoup de matière organique pour la rétablir. Il consiste à retourner sa terre à l’aide d'une bêche. Il faut tout d'abord ouvrir une tranchée (la jauge), puis en recu- lant soulever des mottes de terre que l'on retourne dans cette jauge. C'est l'occasion d'épandre les amendements nécessaires à l'amélioration de la structure de votre sol. Pour les terres argileuses, bêchez en automne ou au début de l'hiver, car le gel et le dégel se chargeront de casser les mottes. Pour les terres légères, le bêchage peut se faire à tout moment de l'année.
Le double bêchage Double bêchage, petite superficie D'autres pratiques, sans retournement, sont utilisées en jardinage biologique. Par exemple, le double bêchage. Il s'agit dans une première étape d'enlever à la pelle la couche superficielle du sol. sur 15 cm, et de la réserver dans une brouette ou en tas à proximité. Dans une deuxième phase, la couche plus profonde du sol de la planche ou plate-bande est ameublie sans retournement avec une fourche-bêche, en enlevant les pierres, les racines pivotantes des mauvaises herbes, en ajoutant éventuellement du sable grossier ou des gravil- lons pour améliorer le drainage d'un sol lourd. Enfin, la couche superficielle est remise en place, en évitant bien sûr de la piétiner ensuite. Sur une grande su- perficie, la terre superficielle de la deuxième planche est remise sur la terre plus profonde de la première et ainsi de suite. La terre humifère de la première planche, réser- vée dans une brouette, est ajoutée à la dernière planche. La première couche est enlevée. La deuxième couche est ameubke sur place. La première couche est remise en place. Double bêchage, grande superficie Le binage La première couche est enlevée. « Un binage vaut deux arrosages » dit le dicton. Le binage casse ce que l'on appelle la croûte de battance, ou le gla- çage du sol, cette épaisseur de terre compacte qui s'est formée sous l'action des pluies ou des arrosages et qui. une fois durcie, empêche l'eau de pénétrer correctement. En binant régulièrement, vous permettrez à l'eau de s'in- filtrer, et économiserez ainsi des arrosages. Ce rôle d'aération de La terre favorise le développe- ment des bactéries fixatrices de l'azote de l'air. C'est ce que rappelle ce dicton moins connu :« Biner c'est arroser sans eau et fumer sans fumier. » Plus la terre est com- pacte et plus la sécheresse dure, plus nombreux devront être les binages. La première couche de la deuxième planche est remise sur la première planche. La première couche de la première planche est ajoutée sur la dernière planche. Les planches surélevées Après avoirameubli la terre sur les premiers 15 cm d'une planche, décapez le sentier ou l'allée qui la jouxte de cette couche superficielle humifère et ajoutez-la à la planche. On obtient ainsi une butte. Cette méthode ne convient pas bien aux terres légères, qui s'assèchent très vite en été. les planches surélevées étant mieux drainées. Les plates-bandes fleuries peuvent être aména- gées sur ce principe. On décape la terre sur les abords pour créer un sentier gravillonné ou dallé, plus facile à entretenir. Sinon, il faut recourir très régulièrement au coupe-bordures ou à la bêche pour empêcher le ga- zon d'envahir les fleurs, la tondeuse ne pouvant tondre jusqu'au bord de la petite tranchée créée et obligeant à l'utilisation d'un coupe-fil motorisé.
Respecter son sol Le jardinage en buttes Une planche en butte permet sur un petit espace de dis- poser d'expositions variées selon que l'on se situe d'un côté ou de l'autre de la butte ou encore au sommet, ainsi que d'une superficie supérieure pour cultiver plus de lé- gumes. Sa composition lui assure aussi plus de chaleur, d'où des récoltes un peu plus précoces. Pour faire une telle butte, il faut enlever et réserver les 15 à 50 cm de terre la plus fertile. La petite tranchée ainsi faite sera comblée de matériaux divers à savoir: une bonne couche de branchettes plus ou moins broyées, puis de feuilles et de mulch de gazon sec bien compac- tés, ensuite de compost en cours de décomposition, enfin de compost mûr. Le tout est recouvert de la terre pré- cédemment réservée. Au cours des cultures, la surface de la butte est paillée, à partir de la mi-mai, pour éviter l'évaporation de l'eau. Les matériaux au coeur de la butte vont fermenter en chauffant et se décomposer alors que dans le même temps, les plantes se développent en en- fonçant leurs racines vers ces matières nutritives. À la saison d'après, cette butte est détruite et laisse place à une planche au sol notablement enrichi. Réalisation d'une butte i Jardin trop vaste ? Mauvaises herbes vivaces : rumex, oxalis, prêle, chardon, liseron, renoncule rampante, chiendent, ortie, herbe aux goutteux, bourse à pasteur, ficaire, séneçon, cardamine. Si leur nombre ne diminue pas au fil des ans, c'est que le jardin est trop grand et cultivé d'une manière trop extensive. Si les mauvaises herbes sont en grande majorité des annuellesà faible enracinement Ipâturin. mouron des oiseaux, véronique), c’est que le jardinier maîtrise le désherbage. , PsiUqe .....Terre hunrfère Planche------- \ Q • Branchettes plus ou mors broyées. ® - Feuilles et mulch de gazon sec. ® - Compost en cours de décomposition. (?) - Compost mûr
a rotation des cultures consiste à ne pas cultiver dannée .en année la même plante sur le même terrain, afin ____Ide ne pas multiplier les parasites et favoriser les maladies avec souvent un phénomène de « fatigue du sol » où saœumulent les toxines secrétées par les plantes Dans une large mesure tous ces problèmes restent peu apparents lorsqu on utilise les méthodes conventionnelles : mais, au fil des ans il faut mettre davantage dengrais. employer plus de traitements et dher bicidesi Les premières concernées Une rotation stricte s'impose pour certaines familles de plantes : les Brassicacées [choux de toutes sortes, navets, rutabagas, radis, cresson, moutarde) ne doivent pas se re- trouver sur la même planche avant 5 ans. Même régime pour les Alliacées {ail, échalote, oignon, poireau) ainsi que pour les pois, qui. plus que les haricots, demandent une rotation accélérée de l'emplacement de leur culture. Cer- taines cultures de tomates et de pommes de terre ayant été atteintes de maladies ne doivent pas revenir sur le même terrain avant le même intervalle, lien est de même si les racines des carottes présentent des taches violettes et finissent par pourrir. Comment établir UNE ROTATION Pour établir une rotation, il s'agit surtout de placer au départ, au moment où l'on incorpore une bonne quantité de compost, une plante gourmande, appelée tête d'asso- lement La pomme de terre est une bonne tête d'assolemenL Du fait qu elle exige plusieurs techniques de culture, le buttage notamment, elle fait partie des plantes « net- toyantes ». La présence de mauvaises herbes ne la gêne pas trop, l'ombre de sa végétation importante aide le jar- dinier dans le désherbage, enfin elle s'accommode d'un compost pas trop mûr. Mais, ce légume prend beaucoup de place et n'est pas forcément indiqué dans un petit jardin. Les Cucurbitacées (courge, potiron, melon) sont des plantes aussi exigeantes quant à la richesse du sol que pour l'ensoleillement, elles peuvent aussi se trouver en tête de rotation. Dans les petits jardins, les Solanacées comme les tomates, les aubergines, les poivrons et les piments feront [affaire pour démarrer une rotation. Le deuxième principe est de faire se succéder des légumes développant des organes différents: les légumes-racines (incluant les bulbes et les tubercules), les légumes-feuilles, les légumes-fruits et enfin les légumes-graines. Une organisation INDISPENSABLE Pour s'y retrouver, il est primordial de tenir un carnet de notes : même dans un jardin modeste on finit par s'y perdre, d'autant plus que dans cette rotation il faut tenir compte des plantes gourmandes (les choux, sauf le chou de Bruxelles, les Cucurbitacées, les Solanacées telles que tomates, courges..., le poireau), des plantes aux besoins «raisonnables» (carottes, haricots, laitues, pois, bet- teraves! et des plantes frugales (oignons, échalotes, ail mais aussi navets, radis et endives) qui se retrouvent dans des familles différentes. Des perfectionnistes tiennent également compte des familles botaniques des légumes - une dizaine. Bref, la rotation des cultures peut devenirun vrai casse-tête si on veut la pousser à fond.
oES CULTURES SUR 6 Légumineuses Pümmes de terre, al, échalotes, oignons Légumes-feuilles Épmands, salades, blettes, oseille, choux 5-lON DBS CULTURES SUR 4 Légumes-fruits Tomates, aubergnes, citrouilles, concombres, courges, poivrons, cornichons, courgettes PAHC^Â Légumes-feuilles Épnards, salades, blettes, oselle, choux Légumineuses Légumes-racines Petits pois, hancots, fèves, lentilles Radis, céleri-rave, navets, carottes, betteraves La rotation des cultures (ou assolement) permet à la terre de reconstituer ses ressources. Ainsi, le potager est divisé en quatre ou six parcelles sur lesquelles seront cultivées séparément les familles de légumes. Le but étant de ne pas entretenir les mêmes légumes sur la même parcelle deux années de suite, on décalera les cultures d'une année sur l'autre, sauf celle des plantes aromatiques, qui restera fixe.
Exemple de rotation Premier carré Deuxième carré Hanc ou Hancots Crottes Mesdtr Fbreaux Crottes Rad«s Êpoards Épnards Hancots Hancots Crottes Ha ne ou fbreaux Crottes Aitoergoe Basée Melon HancoU Crottes Hancots fbreaux Crottes Aitoergne Basée Melon Mars-avril : premiers semis Lannée commencera par un semis de radis, de mesclun. d'épinards et de carotte. Ûue suivront ensuite, fin avril, les semis de haricots nains et le repiquage des poireaux. Mai-juin : en route vers l'été Les carottes, poireaux et haricots restent bien évidemment en place. Les premières récoltes de mesclun. radis et épinards se font fin avril et début mai. Il est alors temps d'effectuer une première rotation : - le mesclun sera remplacé par des haricots ; - un pied d'aubergine prendra la place des radis ; - en juin après plusieurs récoltes, un pied de melon et de basilic succéderont aux épinards. Juillet-août : la pleine saison Le premier pied de haricots arrive à épuisement, il est temps de le remplacer par des semis de betteraves. AJ Échalote Rads Navets Latue Tomates tomates Tomates Tomates (Eéets Tomates Comchons Navets Coirgette Janvier-février : début d'année Ce carré est déjà partiellement occupé, puisque on y a planté à la fin de l'année dernière de la mâche là récolter maintenant!, des oignons, de l'échalote et de l'ail. Les carrés en gris sont semés avec de l'engrais vert que l'on arrachera fin février. Mars-avrl : premiers semis La mâche se termine, elle sera donc remplacée par des navets primeurs. On ajoute quelques radis Ide 18 jours! et de la laitue. Les carrés du milieu restent au repos encore quelque temps. Mai-juin : an route vers Tété On récolte l'ail. les oignons et l'échalote fin mai-début juin. Les carrés sont alors libres pour la plantation de tomates. Outre leur aspect purement décoratif, tes œillets d'Inde sont de très bons compagnons pour les piedsde tomates puisqu'ils éloignent les pucerons et les nématodes. Ils occuperont donc le centre de la planche entouré par les tomates. Enfin pour compléter cette planche, on installe un pied de courgette ainsi qu'un pied de cornichons. especter son soj Navets Betterave Mâche Épwards ftoreaax Crottes Aübergne Basée Melon Navets Mâche Épnards Fbreaax Crottes AJ Septembre-octobre : la fin des haricots Les carrés laissés vacants seront semés avec des navets et des épinards d'hiver cette fois-ci. Pour préparer la fin de l'année, on ne récolte les carottes que dans l'un des deux carrés pour les remplacer par des semis de mâche. Novembre-décembre : vers la nouvelle année Pour la fin de l'année, les carottes, poireaux, betteraves, navets et épinards vont être récoltés au fur et à mesure des besoins. Les espaces libres |en gris! pourront être remplisavec de l'engrais vert. Tomates tomates Tomates Tomates Œéets Tomates Cerne hens Mesdùn Coirgette Juillet-août : le début des récoltes Rien vraiment ne changera au cours de l'été, si ce n'est les navets qui seront remplacés par du mesclun. En revanche, les journées seront rythmées par les récoltes. Septembre-octobre : on continue... Toutes les cultures de ce carré vont arriver à épuisement à la fin de cette période. On peut encore compter sur de belles récoltes de tomates et de courgettes. Novembre-décembre :un peu de repos Cette planche a été bien utilisée cette année, il est temps de la mettre au repos. On peut prévoir d'utiliser quelques carrés pour des épinards, des navets ou des carottes. Le reste sera semé d'engrais vert.
Soigner un sol MALTRAITÉ Voici trois cas pratiques pour lesquels vous devrez effectuer un travail de fond sur vitre terrain avant de pouvoir rôaliær vos plantations : un sol de remblai anrès la construction dune maison, un terrain en friche A désherber et ennn un sol très caillouteux Après La construction d'une maison individuelle, la par- celle a été bouleversée, la terre du sous-sol ramenée à la surface, des gravats plus ou moins enfouis. Inutile de faire une analyse du sol, qui ne révélerait rien des éléments qui manquent dans le sol et de ce qu'il faudrait y apporter. terre. Les gravats ayant été préalablement enlevés, il ne faut pas avoir peur de faire intervenir un engin pourégati- ser et niveler le terrain. Éventuellement, une motobineuse peut faire les travaux de finition : La terre a été tellement malmenée que ce travail ne va pas entraver une activité biologique très amoindrie. Bien entendu, ces travaux doivent être entrepris à la belle saison, pour éviter de maltraiter encore ce sol, bien qu'il soit désagréable d'avoir comme paysage un terrain d'après chantier. Faucher les mauvaises herbes Le sol pourra être envahi de mauvaises herbes dont il ne faut pas s'inquiéter, il s'agit seulement de les faucher régulièrement avant qu'elles ne se mettent à graine. Les « mauvaises herbes » ont leur intérêt : celles qui ont des racines pivotantes (comme le rumex, le pissenlit, le chardon) vont chercher des éléments nutritifs en pro- fondeur, qu'ils ramènent donc en surface quand on les fauche, elles ameublissent aussi le sous-sol. Les autres fournissent une protection contre les intempéries et per- mettent au sol de reprendre une activité biologique. Après des fauchages réguliers, les graminées vont prendre le dessus sur les autres plantes et constituer une couverture lui rendant sa fertilité. Il n'est cependant pas judicieux de la pérenniser, car il faut plusieurs années d'entretien régulier pour obtenir un couvert qui s'appa- rente vraiment à un gazon. Débuter les travaux à la belle saison Dans bien des cas, un apport de « terre végétale » a été fait, résultat du décapage effectué sur un autre chantier. Il faudrait une épaisseur de plus de 20 cm suffisamment nivelée. Si les remblais sont restés tels quels, il faut pro- céder à cet apport, en tâchant de savoir d'où vient cette Semer le gazon Dès que sol est réchauffé, ou encore en fin d’été, lorsque les premières pluies s'annoncent, on sèmera un mélange pour gazon comprenant plusieurs espèces de graminées.
On rajoutera du trèfle. Un motoculteur enfouira La couver- ture herbacée, puis le sol sera égalisé au râteau en enle- vant les pierres. Il faut passer ensuite un rouleau, le plus lourd possible (rempli de sable par exemple! pour faire un bon lit de semences. Pour le semis, on emploiera de pré- férence un semoir à manivelle que l'on trouve maintenant assez facilement Sinon, on met le mélange de graines dans une cuvette et l’on tâche de semer le plus légèrement possible, de façon à pouvoir effectuer plusieurs passages croisés. Un passage au râteau sans enfoncer les dents ou remuer la terre, permet de recouvrir le semis sans l'en- fouir. Un deuxième passage du rouleau mettra les graines bien au contact de la terre. Il n'est pas nécessaire d'arro- ser, sauf période sèche exceptionnelle ou si le semis est effectué trop près de l’été. À partir de fin septembre, il est souvent trop tard pour que le gazon lève bien. Si le sol est très hétérogène, ou si la couche de terre végétale est un peu mince, cette couverture de gazon peut être laissée en place plusieurs années, elle enrichit le sol en humus et restaure sa structure, sans apport d'amen- dements ou d'engrais. Le gazon doit être tondu court au printemps, chaque semaine, moins court en été pour qu'il résiste mieux à la sécheresse et de moins en moins court au fur et à mesure que l'automne avance. On peut alterner les tontes avec et sans ramassage. Au printemps et en au- tomne, il est intéressant de laisser l'herbe sur place, les vers de terre en consomment une grande quantité. La pre- mière coupe et la dernière doivent être assez hautes 18 cm). Planter des arbres, des arbustes et des haies Les arbres et les arbustes de haies n'ont pas besoin d'un sol très fertilisé ou amendé. Choisissez des sujets jeunes qui s'installeront plus facilement que ceux qui ont été conduits en pépinières durant plusieurs années. Il faut savoir aussi que les plantes ont pu passer plusieurs sai- sons consécutives en jauge dans du sable et pourront ne jamais bien prospérer. Le choix de jeunes plants est préfé- rable à une seule condition : éviter absolument la concur- rence avec l'herbe, au moins pendant les quatre ou cinq premières années. Pour cela, il faut prévoir un paillage efficace et permanent. Pour les haies, un paillage plastique s'avère la meil- leure solution. Le chantier doit être conduit avec soin, en enterrant bien les bords, en protégeant le collet des plan- tations par du gravier et du sable, même si l’on met des collerettes pour obturer l'entaille faite dans le plastique à la plantation. Les arbres et les arbustes, fruitiers ou d'ornement, doivent aussi être toujours paillés. Il peut s'agir de plas- tique, ou d'une épaisseur de 5 à 8 cm de d'écorces de pin broyées, de pouzzolane ou de gravier. Un mulch de tonte de gazon n'est souvent pas assez sûr si on ne le renou- velle pas très souvent, il conviendra mieux pour les plants bien installés. Attention de ne pas enterrer le collet des plantes - le paillage d'écorces ou de gravier n'entre pas en ligne de compte. Les haies, les arbres et les arbustes constituent l'os- sature du jardin. IL est intéressant de débuter les planta- tions par eux, on gagnera ainsi de précieuses années : au bout de 4 ou 5 ans, les fruitiers donneront les premiers fruits, les arbres atteignant déjà une belle taille en une petite dizaine d'années. Il ne faut cependant pas les ré- partir au hasard au milieu de la pelouse, mais essayer d'organiser les plantations en prévoyant des groupes sans vouloir occuper régulièrement le terrain.
0 ld i : w ; i •*-» : Planter des vivaces Les plantes vivaces s'implantent facilement dans toute terre. Certaines ont cependant des exigences précises, par exemple un sol très bien drainé - ne retenant pas l'eau - sec et chaud ou très riche en humus mais aussi notamment un sol plus ou moins acide (terre de bruyèrel. Commencer par les végétaux pas trop difficiles et prévoir ensuite des milieux adaptés pour les autres, en ajoutant du gravier et du sable grossier pour améliorer le drainage par exemple. Le paillage peut être constitué d'écorces ou de pouzzolane. EJ3B3SE Le potager est le plus exigeant en matière de qualité du sol et dans la maîtrise des mauvaises herbes. Souvent, il vaut mieux attendre quelques années pour l'entreprendre, tout en lui réservant un endroit bien dégagé et bien ex- posé. Il faut voir petit au départ. Une bonne façon de com- mencer est de recouvrir l'emplacement du potager par un paillage impénétrable. Une bâche en plastique noir peut convenir si les bords sont enterrés ou lestés de pierres, mais un vieux tapis ou une vieille moquette sont parfaits, ils sont lourds et ne seront pas percés par les mauvaises herbes. Laisser en place ce paillage plusieurs semaines, voire quelques mois. Toutes les mauvaises herbes seront anéanties, les plus robustes (à racines pivotantes) très affaiblies seront facilement extirpées avec une gouge à asperges. La texture du sol a été préservée des intempé- ries, elle est souple et grumeleuse. Il n'est alors pas né- cessaire de bêcher le sol ni de Le retourner. Entourer cette petite parcelle d'un chemin dallé, en enlevant auparavant les 10 cm les plus fertiles et en rajoutant à la surface de- vant être cultivée. Les premières cultures éviteront les légumes à crois- sance lente semés en place comme la carotte, la bette- rave, l'oignon, l'échalote et l'ail, la mâche, la chicorée. Les cultures pérennes comme l’artichaut et les fraisiers seront remises à plus tard. On préférera les cultures à cycle court, salades et radis, et celles dites «nettoyantes», en raison de leur développement important et des techniques de culture quelles entraînent. Ce sont par exemple les pommes de terre, les tomates et Les Cucurbitacées (potiron, cour- gette). Les haricots verts ou les choux peuvent être buttés. Un mulch de tontes de gazon est important - mais il ne faut pas en mettre auprès des haricots. Lorsque la culture de cette première parcelle sera maîtrisée, on pourra en créer une seconde et ainsi de suite éventuellement On recourra le plus souvent possible aux engrais verts en les semant à partir de fin juillet (phacé- lie, seigle, vescel. Ces engrais verts prennent la suite du gazon pour améliorer la fertilité du sol, en fournissant des matières organiques humifères, la fabrication du compost aussi. En fait, ces méthodes biologiques sont les plus à même d'améliorer un sol maltraité et bouleversé. Le terrain en friche Contrairement au cas précédent, il y a toute chance qu'un terrain en friche soit très fertile. Le problème est de venir à bout de lepaisse couverture végétale qui l'a protégé, sans en perdre les bénéfices. Il ne faut pas se désespérer d’un sol envahi d'orties, de ronces, de rumex, de chiendent, voire d'arbustes comme le sureau ; la présence de ces plantes est indicatrice au contraire d'une excellente fertilité. Ne pas décaper le sol Il faut évidemment arracher les ronces et les arbustes à la pioche, les orties et les grosses touffes d'herbes au croc, mais ce serait une erreur que de décaper le sol de toute
sa végétation : on enlève en même temps la couche de terre la plus fertile. Il s’agit au contraire de tirer parti de cette masse impressionnante de matières organiques et de ne pas perdre le bénéfice de cette couverture du sol qui l'a enrichi. Tondre plutôt que faucher Le fauchage des hautes herbes est à éviter. Si on les laisse en place, on étouffe les graminées au profit de mauvaises herbes arbustives ou à pivot puissant ; si on les enlève, on se prive d'un apport important de futur humus. Il faut donc les broyer à la mauvaise saison avec une débrous- sailleuse, puis tondre à l'aide d'une tondeuse puissante très régulièrement. Ces tontes régulières favorisent les espèces herba- cées et, en deux ou trois saisons, le terrain aura l'appa- rence d'un gazon. Il n'y aura plus guère que quelques ro- settes de pissenlit à arracher avec une gouge. Respecter son sol Un sol très caillouteux Proscrire les herbicides L'utilisation d'un herbicide, qu’il soit sélectif (préservant les graminées!, systémique (tuant le système racinairel, racinaire (inhibant la germination) est à proscrire. On fa- voriserait alors des plantes comme le liseron dont les ra- cines sont très profondes et qui ne sont pas très touchées par ces herbicides, sans affecter les facultés germinatives des graines de rumex ou d'arbustes. Il faut enfin savoir que ces sols riches en azote sont peu favorables aux cultures des bulbes et qu'ils favorisent les pullulations de pucerons et parfois Les maladies cryp- togamiques (champignons : mildiou, oïdium, tavelure) les premières années. Les cailloux gênent surtout le travail de la terre - et cer- tains légumes-racines -, mais ils n'empêchent pas les végétaux de croître. Certains sols sont à la fois argileux et caillouteux avec une faible épaisseur de terre hum if ère en surface. Ils sont humides l’hiver et peuvent sécher si l'été est chaud. Cela ne gêne pas la croissance des arbres et des arbustes - il suffit de regarder La végétation alentour -, surtout si on les plante jeunes. Les vivaces s'implantent aussi très bien, si l'on favorise le drainage hivernal pour éviter le pourrissement des souches en hiver, par l'ad- jonction de sable grossier ou de petits gravillons. Ce sol est surtout un problème pour le potager. Comment piré parer le sol ? Le labour, qui ramène à la surface un grand nombre de cailloux, est déconseillé. On peut employer la technique du double bêchage, mais c'est un travail pénible, ou la culture en butte, en veillant à ce que celle-ci ne sèche pas, par un paillage épais et des arrosages. Dans cette situation, il ne faut pas voir grand et in- tensifier sa pratique, en abandonnant certaines cultures exigeant beaucoup de place. Pensez aux plates-bandes surélevées, constituées avec un treillis de châtaignier, des planches, des traverses de chemin de fer, voire des tuiles mécaniques plantées verticalement dans le soL Les carrés reçoivent la terre des allées recevant du gravier ou des dalles. On peut aussi récupérer le gazon découpé pour créer une terrasse, il est mis en tas à pourrir, herbes à l'envers et constitue un terreau très riche.

e compost apporte toutes les substances nécessaires aux végétaux sans laisser de traces chimiques dans le sol ____ICest un engrais organique, car 11 est constitué de matières oiganlquea contrairement aux engrais chimiques ou de synthèse (que Ion appelle engrais minéraux,1. Le fonctionnement ET LES RÔLES DU COMPOST Le compost permet de maintenir une bonne activité bio- logique dans le sol. Grâce à l'apport de sels minéraux et d'oligo-éléments, il nourrit les végétaux et compense les pertes en éléments nutritifs, ainsi que la diminution na- turelle du taux d'humus [qui est de l'ordre de 2 ou 3% par an). Dans la nature, ce sont les végétaux morts qui tombent et se décomposent sur le sol qui forment cet hu- mus. À vous de faire vivre votre sol de la manière la plus naturelle possible, en recyclant les déchets devotre jardin. Le compost est le résultat de la décomposition de matières organiques [végétale et animale). Cette décom- position est le fait d'un certain nombre de décomposeurs. Le compost a l'aspect d'une terre très noire à l'odeur agréable de sous-bois. C'est une matière humide et très riche en minéraux et en oligo-éléments. Le compostage consiste à réunir tous les éléments nécessaires à la fabri- cation du compost. Comment se crée LE COMPOST ? La matière organique, quelle soit animale ou végétale, se décompose grâce aux micro-organismes [bactéries, le- vures. champignons), puis aux macro-organismes comme les vers [les lombrics par exemple), les collemboles, les insectes primitifs, les larves d'insectes, etc. processus. Lombrics Les macro - organismes (lombrics, collemboles...] prennent te relais pour décomposer tes derniers éléments du compost Les acteurs de la décomposition du compost Champignons Les champignons se développent et agissent sur (es matières non décomposées. Bactéries Les bactéries démarrent le
Compost : le recyclage utile Ce sont Les bactéries qui démarrent Le processus ; elles sont actives pendant toutes les phases du compos- tage. Après quelque temps, les champignons vont com- mencer à agir sur les matières qui auront résisté aux bactéries. À ce moment, la température grimpe jusqu'à 50-60 °C au centre du tas de compost. Elle redescend en- suite lentement et c'est alors que les lombrics et autres collemboles entrent en scène pour agir sur les derniers éléments qui se seront peu décomposés. Pour que ce processus se déroule normalement, il faut dans le compost des matières sèches et des ma- tières humides, sources d’azote et de carbone, de l’oxy- gène [d’où l’utilité de l'aération par brassage) et de l’hu- midité, le tout dans un milieu non acide. Une partie des déchets végétaux va se transformer en vapeur d’eau et en gaz carbonique, favorisant ainsi la concentration en sels minéraux. Lorsque les derniers déchets sont transformés en miettes, l’activité bactérienne et le taux d’azote dimi- nuent , la température baisse, le compost devient fin et noir et possède une odeur agréable de sous-bois : il est arrivé à maturation. Le rôle du compost DANS LE SOL Le compost sert d’amendement à la terre (un amende- ment est une substance incorporée dans Le sol et desti- née à améliorer les propriétés physiques, chimiques et/ ou biologiques de ce sol| : il a des conséquences positives sur les qualités physiques du soL <5 II aère Les terres lourdes comme les terres argi- leuses ou très limoneuses (caractéristiques des terres lourdes : le sol est compact, lourd et collant ; il est très imperméable, il retient l’eau en période pluvieuse puis sèche et se fendille ; il se réchauffe lentement au prin- temps) et facilite ainsi La circulation de l’eau [ce que L'on appelle le drainage). G) Il structure les terres légères (terres sableuses) en Les aidant à mieux retenir l'humidité et Les éléments minéraux tout en contrôlant l’érosion. Le compost facilite non seulement la bonne circu- lation de l'eau mais également celle de fair, et par consé- quent, il aide au développement des racines (il faut savoir que les racines ont besoin de respirer pour pouvoir se développer, de nombreux végétaux n’ont pas la capacité d'étendre leurs racines dans une terre trop compacte). Il enrichit le sol en micro-organismes (ceux qui ont participé à l’élaboration du compost, toujours présents, vont continuer leur travail de décomposition dans le sol). (5 Sa couleur sombre aide au réchauffement du sol au printemps, ce qui va encourager la pousse des jeunes plants ou la repousse des végétaux endormis par le froid hivernal. Le rôle du compost SUR LES VÉGÉTAUX Le compost est un engrais organique, il a donc un rôle fertilisant. Il est riche en azote, et est excellent au prin- temps pour faire démarrer les cultures. Il est également riche en phosphore, en potasse, en sels minéraux et en oligo-éléments. C’est un engrais très équilibré grâce au mélange des matières qui le composent. Pendant la phase de miné- ralisation du compost (le moment où les éléments orga- niques passent à l etat minéral), il libère ses éléments nutritifs lentement (surtout l’azote), ce qui correspond parfaitement aux besoins des végétaux. C'est ce que l’on appelle un engrais de fond. Il faut bien comprendre qu'une plante a besoin de se nourrir en permanence, et que pour respecter son équilibre et son développement, il est pré- férable de lui donner une nourriture régulière en quantité suffisante, plutôt que beaucoup de nourriture de temps en temps (ce qui est le cas des engrais chimiques).
Quand ajouter du compost À LA TERRE DE JARDIN ? Le compost se mélange à la terre du jardin lors de la pré- paration du sol, avant la plantation, ou bien s'enfouit lors du bêchage. Sa minéralisation va ainsi lentement se pour- suivre dans le sol grâce aux micro-organismes. Lorsque le sol n'a pas besoin d'être amendé, on uti- lisera le compost uniquement comme engrais, lors de la plantation du végétal, ou bien chaque printemps, à la re- prise de croissance. Dans ces deux cas, il suffira d'incor- porer le compost à la terre de jardin au pied des plants à l aide d'une griffe. En revanche, si votre sol a besoin d'amendement (s'il est trop lourd, trop léger ou trop pauvre), le compost sera enfoui lors du bêchage (à l'automne ou au printemps) sur toute la surface du jardin et servira par la suite d'engrais aux végétaux que vous planterez. > Bon à savoir Les substances nutritives ne disparaissent pas rapidement du sol entre le labour et la plantation, même si plusieurs mois les séparent. Si aucune plante ne les absorbe, elles restent dans le sol, qui s'enrichit au fur et à mesure de la décomposition animale et végétale. Vos végétaux en profiteront donc lorsqu ils seront plantés. Compost : le recyclage utile
1 y a différentes manières de stocker les déchets organiques pour faire du compost, la plus simple étant de les empiler dans - - un coin du jardin. Les autres, plus discrètes et plus élaborées sont dentreposer les déchets dans un bac à compost en bois, en plastique ou autre matériau. Ici nous détaillerons comment faire un tas de compost comment fabriquer son propre composteur, et enfin quel composteur choisir parmi tous ceux proposés dans le commerce Le compostage sans bac Si vous ne voulez pas investir dans un composteur ou n'avez pas Les moyens d’en construire un, optez pour le compostage sans bac. Cette technique permet de com- poster de grandes quantités de déchets, ce qui est le cas des personnes ayant un grand jardin (déchets de taille, tontes de pelouse, potager, plantes annuelles...). L'avan- tage du tas de compost est qu'il nécessite moins d'entre- tien que le compostage en bac et qu'il existe une aération naturelle. Les inconvénients : les déchets sont acces- sibles aux prédateurs ; les pluies excessives peuvent faire pourrir le compost ; trop de vent pourrait assécher Le tas. Il faut donc surveiller tous ces éléments régulièrement et couvrir les matières. IL existe deux techniques de compostage sans bac : le compost en tas et le compost en tranchée. L’emplacement Trouvez un endroit du jardin suffisamment éloigné de la maison, car l'aspect du tas de compost n'est pas particulièrement esthétique. Prévoyez également de l'espace pour déplacer une brouette (celle qui amènera les déchets du jardin). Évitez de placer votre tas dans une cuvette, car l'eau accumulée pourrait faire pourrir votre compost.
Le compost en tas long suçant vos besoins. Su* une surface plane, délimitez une zone carrée d’1 m de côté, ou une zone rectangulaire mesurant environ 1 m de large □ Ameubfeæz la terre en bêchant sur 20-30 cm de profondeur pus aplanissez : cette étape est importante, car ek facltera le passage des dé composeurs du sol aux déchets et permettra également à la pluie d'être évacuée. Disposez de la paie à même le sol sur une épaissetr de 10 à 20 cm ; elle se décomposera avec le reste des déchets. Arrosez la pale.
Compost : le recyclage utile D Emp-iez vos déchets en couches horizontales et successives : des matières humides succèdent matières sèches» les matières mixtes seront placées indifféremment entre ces couches (vofr le tableau page XX des différents déchets compostâtes). Mélangez et arrosez les couches de déchets au Ar et à mesure. Ajoutez des orties si vous en avez ou bien du purin d'ortie ou de oonsoude. qü vont activer le processus. Terminez avec me couche de 3 on de terre de jardin (ek contient des micro- organismes utks> D Lorsque le tas atteint environ 1 m de hautojr. arrosez et terminez wee une couche de terre de jardn, puis recouvrez le tas avec une bâche noire (le noir retient la chateir). wh Jto & - Vérifiez régulièrement l’hurndité du compost, arrosez si est trop sec, retrez la bâche si est trop humde. En hiver; si votre compost est trop refroidi. cowrez-le avec de la paille. Mettez également de la pafle en été pour protéger le tas du dessèchement. La température va monter et lorsqu'elle redescendra, retournez les déchets à la fourche Contrôlez votre compost régulièrement et retournez4e à nouveau au bout de 4 à 6 sema nés environ. Il faudra plusieurs mois à votre compost p<xr arriver à maturité, la montée en températLre étant plus rapide au prntemps et en été. Dans cet ntervale, les contrôles seront régdiers et nécessiteront peut-être d'autres retournements.
Le compost en tranchée Pour ceux qui n'ont pas beson d’un tas de compost d'1 m3, il existe la technique de la tranchée. Très pratique dans le potager, elle permet d’utiliser l'espace Itéré à la fin de l'été ou à l’automne et d'emchr la terre d'une parcelle pour le pm temps suivant. Cette technique convient très ben aux haricots, aux courges et aux courgettes. J Dans une rangée du potager laissée vide, creusez une tranchée d'une profondeur d'envron 40 cm. Mettez la terre de côté. Retirez toutes les r acné s d'adventices vivaces qui pourraient s'y trouver.
Fabriquer son bac à compost Le composteur en bois Un composteurest un contenant dans lequel sont stockés les déchets organiques destinés au compostage . il peut être en bois, en grillage, en bois tressé, en briques, en parpaings, etc. Avant toute chose, il faut aménager un enclos d'en- viron 1 m de côté, fermé sur trois côtés, avec une façade amovible. Installez votre enclos dans le fond du jardin, et procurez-vous une bâche ou tout autre couvercle pour re- couvrir le tas : il sera ainsi à l'abri des vents et des pluies, et protégé de trop grands écarts de température, tout en maintenant une humidité suffisante. L'avantage de faire soi-même son composteurest que vous pouvez adapter sa taille à vos besoins en compost, ainsi qu'à votre production de déchets. Bien évidemment, plus votre jardin est grand, et plus vos besoins et vos dé- chets végétaux seront importants ! La taille du composteur Si vous faites un enclos trop petit, le compost ne pourra pas produire suffisamment de chaleur, ce qui est néces- saire à la destruction des bactéries nuisibles. De même, si vousfaites un enclos trop grand, le passage de l'air sera plus difficile à obtenir et vous aurez plus de difficultés pour le retourner. La taille idéale du bac se situe entre 80 cm et 1,20 m de côté ; nous prendrons pour référence une taille de 1 m3 (1x1x1 m). Vous choisirez la taille en fonction de votre production de déchets et de vos besoins en compost, qui dépendent évidemment de la taille de votre jardin. Un bon conseil Si vous ne savez pas exactement quelle taille vous conviendrait, commencez par construire un enclos carré, il sera toujours temps de rajouter une ou plusieurs sections au fur et à mesure de vos besoins. Le bois est un très bon isolant, il protégera le compost du froid, des fortes chaleurs et des prédateurs occasionnels. Quel bois choisir ? Les palettes de chantier sont très pratiques, car déjà montées ! Il suffit alors de les fixer entre elles. Mais attention, assurez-vous qu'il s'agit bien de bois non traité et non peint, car les produits chimiques contamineront votre compost et par ce biais, les décom- poseurs nécessaires au compostage. Le châtaignier est un bois à privilégier, car c'est un bois imputrescible (il ne pourrit pas|. Le bac sera composé de quatre parties en lattes de bois, car les lattes facilitent l'aération du compost. De plus, elles permettent de construire une partie avant amovible pour l'accès au compost Ne construisez pas de fond à votre bac à compost, car les vers et autres insectes devront accéder au compost par le sol. Laissez-leur le champ libre ! Variantes: 1. Utilisez un seul piquet dans chaque angle. 2. Prenez des piquets plus longs, que vous plante- rez dans le sol pour plus de solidité. À partir de cette structure, vous pouvez facilement ajouter des compartiments : Le composteur à deux bacs : pour ceux qui sont sûrs de produire beaucoup de déchets ménagers et de jardin, avoir plusieurs bacs est la solution idéale. Démarrez un compostage dans un premier bac, et lorsque le processus est lancé, environ à la moitié, démarrez un autre compos- tage dans le second bac. Ainsi, après quelques mois, vous aurez un compost prêt à l'emploi dans le premier compos- teur, et un autre en cours de décomposition. Vous pourrez alors vous se rvir de votre compost p our vos amen de ments et vos plantations, tout en continuant à recycler vos dé- chets. Le composteur à trois bacs est utilisé par ceux qui ont un grand jardin et donc de gros besoins et de nom- breux déchets. Dans le premier bac, mettez vos déchets à décomposer, dans le deuxième, le compost est en cours de décomposition, dans le troisième, le compost est prêt à être utilisé.
Le composteur en bois Matériaux : - 8 tasseaiw de 1 m de kxig et de 6 x 4 cm - 48 lattes (4 x 12) de 1 m de long et 5 cm de large - Des vis. Fabrication : Avec cette méthode, chaque panneau est construit à plat sur le sol La structure est seulement posée à terre et donc fadement transportable dans m autre cor du jardn. Vissez les panneaux entre eux au niveau des tasseaux. <1 Prévoyez un toit pour protéger le compost des ; ' intempéries : une tôle, ine bâche, un panneau de plexiglas ou une tôle de jute peuvent Pare l’affare, mais pour lt aspect pratique et esthétique, pourquoi ne pas construre un cnquème panneau en lattes de bofi ? Rxez des charnières à F arrière pour pouvor fouvnr fadement chaque focs que vous a irez à arroser ou à retourner votre compost. | Réaksez quatre panneaux identiques en vissant les lattes sur les tasseaux Lassez envron 3 cm en haut et en bas, pws un espace entre chaque latte d'envron 3 cm Les panneaux avant et amère auront les tasseaux situés en bordure ; les panneaux latéraux auront des tasseaux décalés vers l'nteneur de la largeur du tasseau, pour qu'ls pussent u s'emboîter. Le quatrième panneau sera emboîté à l'avant et s’I ne tient pas tout seul, vous pourrez soit le visser, soit l'attacher avec du fl de fer aux tasseauc latéraux. De cette manière, vous pourrez l'ôter facilement. Une autre solution consiste à fixer des gonds sir le côté, comme pou un portail La parte avant doit être amovble, car vous airez souvent besoin de brasser le compost en décomposition ; de plus, lorsque vous récupérerez le compost fnalisé, 1 vous faudra un accès au niveau l du sol.
Le composteur en grillage Pour un endos de 1 m de diamètre et 1 m de hauteur Matériaux : - 3.20 m de grillage de 1 m de large - 4 piquets ronds d'au morts 1,20 m de long - 3,20 m de feutre de jandn en 1,50 m de large - Des cavaliers ou du fi de fer Instalez les piquets dans le sol : pour cela, dessnez une croix dont chaque branche mes ire 1 m de long et placez les piquets à chaque extrémité. Mas piquets doivent dépasser de 1 m du sol et être enfoncés solidement, car ils devront retenir le poids du compost. Tassez la terre au pied de chaque piquet. Instalez le (pliage à l’exténeur des piquets, sans le tendre, de façon à lui donner une forme cylindrique. I Fixez le grillage aux piquets tous les 30 cm envron à fade de cavahers ou de fi de fer. Les deux extrémités de grillage seront fixées avec du fî de fer ou de la ficele, de façon qu’l soit faute d’ouvrir cette parte pour accéder au compost. Tendez le feutre de jardin à rnténeur du tneils, le long du gnlage mais pas au sol. Faites dépasser le feutre sur les bonds du «pliage. Ce surplis servira à couvrr les matières lorsque vous airez rempli votre composteur Si vous n’wez pas trouvé de géotextie assez large, et une foe l’ntérieur de fendes recouvert de feutre, découpez un autre morceau de tissu pour en recouvrir l’endos plein.
Le composteur en bois tressé Poir un sito de 1 m de diamètre et de 1 m de hauteur Matériaux : - 2 fagots d'échalas de châtaignier ou de noisetier - 10 piquets ronds d'au mons 1,20 m de long - 3,20 m de feutre de jardr en 1,50 m de large - Des petits clous, du fi de fer ou de la fcele a Commencez le tressage par le bas : fixez l'échalas sur le piquet avec un petit dou. Tressez en passant le rameau devant le premier piquet, puis derrière le piquet suivant, et acisi de suite. Au rang suivant, vous tresserez dans l'autre sens, de façon qu'i y ait sur chaque piquet un rameau devant puis un rameau derrière, ainsi de suite. Tracez un cercle de 1 m de diamètre, puis cstalez les piquets dans le soi envron tous les 30 cm. \t>s piquets doivent dépasser de 1 m du sol et être enfoncés soldement, car is devront ne ter r le poids du compost Tassez la terre au pied de chaque piquet. I Tendez le feutre de jardin à l’n teneur du sia le long du tressage mais pas au sol. Faites dépasser le feutre au-dessus des bords. Ce surplus servra à couvre les matières lorsque vous aurez rempli votre oomposteuc Si vous n'avez pas trouvé de géotextie assez large, et une fois l'intérieur de l'enclos recouvert de feutre, découpez in autre morceau de tissu poœ en recouvre l'endos plan. Mantenez le tout avec une planche ou tout autre couvercle que vous pourrez trouver.
Le composteur en grillage Ce type de composteur est L'un des plus simples et ra- pides à fabriquer, et est peu coûteux. Avec le grillage, le compost sera bien aéré. En revanche, il refroidira beau- coup l'hiver, c'est pourquoi il faudra doubler la structure et bien couvrir le tas. Procurez-vous du grillage galvanisé ou en plastique, quatre piquets solides, de préférence en châtaignier, du feutre de jardin et le tour est joué. Le feutre de jardin, ou feutre géotextile, est un tissu en matière synthétique, im- putrescible et très résistant. Souvent vendu en rouleau de 1 m de large, vous le trouverez à la découpe dans de plus grandes largeurs dans les magasins de bricolage. Si votre grillage n'est pas très serré, le feutre est indispensable pour retenir les matières ; de plus, il protégera le compost du vent, des fortes chaleurs et maintiendra le compost dans le noir. Même si le feutre de jardin maintient une certaine humidité, contrôlez régulièrement votre compost et arrosez si nécessaire. La dimension idéale du composteur se situe entre 90 cm et 1,20 m de diamètre et 90 cm et 1 m de hauteur. Le composteur en bois tressé Le composteur en bois tressé est certainement le plus élégant des composteurs grâce à ses matériaux et à sa jolie forme ronde. Il prendra facilement sa place dans un jardin fleuri ou au milieu du potager. Il est plus complexe à réaliser que le silo en grillage, mais reste à portée de tous les jardiniers. Pour le tressage, on utilisera des perches de noise- tier, de l'osier (saule), des échalas de châtaignier, ou tout simplement le bois issu de la taille des arbres, les lianes de glycine ou de clématite sauvage, qui sont très souples et donc faciles à tresser. Les piquets seront en châtai- gnier, en pin ou en acacia, qui sont des bois résistants. On À savoir Le bois traité durera plus longtemps, et le châtaignier est un bois imputrescible que l'on utilise d'ailleurs pour les bordures. En revanche, les bacs en bois du commerce sont beaucoup plus onéreux que les plastiques. utilisera du feutre de jardin pour maintenir les matières à l'intérieur, pour protéger le compost des intempéries, des fortes chaleurs et pour le maintenir dans le noir. Ce type de silo n'a pas une durée de vie bien longue (de 3 à 5 ans), mais en utilisant du bois de récupération, il est peu coûteux à construire. De plus, les restes de votre silo sont compostables, à condition de ne pas mettre de trop gros morceaux : broyez les rameaux et Les piquets avant de les recycler. Acheter un bac à compost Si vous ne voulez pas fabriquer votre composteur, il est toujours possible d'acquérir un composteur en bois ou en plastique fermé, mais dont l'aération est déjà prévue. Les jardineries et les sites Internet en proposent de nombreux modèles à tous les prix. Il existe également de petits com- posteurs, dont la taille est idéale pour les balcons. La plu- part des composteurs du commerce sont vendus en kit et sont faciles à monter soi-même. Les éléments à prendre en compte au moment de l'achat : - Vérifiez l'aération : elle doit se faire par tous les cô- tés. S'il s'agit d'un bac avec fond, il doit être percé pour laisser le passage aux décomposeurs. - Vérifiez [accès par la face avant ou par le couvercle : il doit être facile de brasser le compost ou de le retirer, une trappe de récupération trop petite peut compliquer la tâche. - Idéalement, le bac doit être muni d'un couvercle (soit à charnières, soit avec un système de fixation solide). Choisir son composteur | en fonction de ses besoins Dans un premiertemps, évaluez la surface devotre jardin, car c'est Lui qui va vous fournir une bonne partie des dé- chets à recycler. Ensuite, essayez d évaluer la quantité de déchets ménagers que vous jetez régulièrement, car ils seront la deuxième source de déchets recyclables. Pour des questions de rotation, on conseille d'avoir deux bacs petits ou moyens plutôt qu'un seul grand bac. Si vous avez un petit jardin, un bac de 300 à 400 litres fera parfaitement l'affaire. En revanche, pour les grandes sur- faces, même les grands composteurs risquent de ne pas suffire. C'est pourquoi il est souvent préférable de fabri- quer soi-même ses bacs, de façon à pouvoir en rajouter et de faire une rotation entre déchets en décomposition et compost mûr prêt à l'emploi. • Un composteur de 300 à 400 litres convient pour un jardin de 500 m maximum et un foyer de deux à trois per- sonnes.
Garantie qualité La marque NF Environnement « composteurs individuels de jardin » donne des garanties sur la qualité du matériel: la qualité du composteur (volume minimal, stabilité, aération, montage et démontage aisé...I et sa durée de vie ; notice d'information détaillée ; un minimum de 40 % de matières recyclées ; et la limitation de métaux lourds dans les plastiques. • Un composteur de 600 litres convient pour un jardin de 500 à 1 000 m et un foyer de quatre personnes. • Un composteur de plus de 600 litres convient pour un jardin d'une surface supérieure à 1 000 m et un foyer de quatre personnes ou plus. Les composteurs pour balcons Si votre jardin est minuscule ou si vous n'avez pas de jar- din, il est toujours possible de composter vos déchets mé- nagers et de jardin. Vous trouverez dans le commerce de petits composteurs rotatifs de 140 à 280 litres, pratiques pour les petits jardins, ainsi que des composteurs en sac repliable de 300 litres, idéaux pour un balcon. De plus, les lombricomposteurs sont totalement adaptés à la taille d'une terrasse ou d'un balcon, on peut même les mettre dans la cuisine, près de la source de déchets. Bois ou plastique, que choisir ? Avec un composteur en plastique, il faudra surveiller votre compost plus souvent qu'avec un bac en bois. En effet. Le plastique est moins isolant que le bois, les petits compos- teurs en plastique courent donc le risque de trop refroidir en hiver s’ils ne sont pas doublés d'une couche isolante en polyuréthane - il faudra alors les couvrir avec une couver- ture isolante, et le compost risque également d'être trop sec ou trop humide. Vérifiez tout de même que la matière plastique utilisée est épaisse et résistante, car certains modèles se détériorent rapidement, notamment les sys- tèmes d'attaches des parois. En revanche, ils sont moins chers que les composteurs en bois. Le bois est un très bon isolant, Le composteur en bois protégera Le compost du grand froid et des fortes cha- leurs. En revanche, le bois se détériore avec le temps, sa durée de vie sera sans doute moins importante que celle du composteur en plastique. - Les composteurs en bois: très esthétiques, les composteurs en bois s'intégrent bien au jardin. Le bois étant un très bon isolant, le compost sera protégé du froid et des fortes chaleurs. - Les composteurs en plastique : les bacs en plas- tique ont l'avantage de faire du compost rapidement (en quelques mois). Il y a différentes tailles disponibles, et les possesseurs de petits jardins y trouveront le composteur idéal, car les petits bacs prennent peu de place au sol, étant surtout conçus en hauteur. La grille protège des rongeurs tout en laissant passer les vers et autres petits insectes utiles. Elle est parfois vendue avec le bac et par- fois à part (environ 20 euros en sus). -Les aérateurs de compost: il est parfois très difficile de brasser le compost à la fourche. Alors pour ceux qui rencontrent quelques difficultés, il existe des accessoires aidant au brassage du compost, que l'on trouve facilement dans le commerce. | 3 I D : 00 iJS w a s Le composteur en briques ou en parpaings Ce type de composteur est durable et conserve bien l'humidité du compost, mais présente l'inconvénient de ne pas avoir de couvercle ni de façade amovibles. Il faudra alors en fabriquer avec du bois de récupération, mais de fait, il ne sera pas possible de les fixer aux briques ou aux parpaings (risque que le couvercle s'envole ou que la porte tombe). L'avantage est que ce type de bac est rapide à monter si vous avez les matériaux chez vous : il suffira d'empiler les briques ou Les parpaings jusqu'à la hauteur désirée. Ne faites pas de joints et laissez un espace latéral entre chaque brique pour que l'air passe.
e compost fait maison est diffèrent des composts élaborés du commerce, enrichis en fumiers algues oligo-éléments. —I terreau de feuille. Ils sont souvent de bonne qualité, mais onéreux si Ion compare au coût du compost que Ion réalise au fond de son jardin ! Que mettre DANS LE COMPOST ? Retenez qu'il est important que le compostait tout ce dont il a besoin : de l’air, de feau, de l'azote et du carbone. Variez donc autant que possible vos apports à votre tas de compost pour que le processus de chauffe et de décom- position se passe sans encombre. Des matières humides riches en azote Les tontes de gazon [n'en mettez pas trop toutefois et faites-les sécher d'abord de préférence, car trop d’herbe humide peut finir par former un tas visqueux qui se dé- compose mal), les déchets de légumes et de fruits non traités et non malades (en quantité limitée s'il s'agit de pommes de terre, de bananes, de feuilles d'ananas et d'agrumes), les légumes montés à graines, les fanes de légumes, les résidus de clapiers et de poulaillers... Des matières sèches riches en carbone De la paille et du foin, des feuilles sèches tendres non ma- lades len évitant les noyers, les rosiers et les fruitiers), des coquilles d'œufs et de moules écrasées, les arêtes de poisson, de la sdure et des copeaux de bois non traité, des orties et de la consoude (Symphytum officinalel sèches... Si vous avez beaucoup de feuilles mortes, ne mettez pas tout au compost, pour ne pas déséquilibrer l’apport de matières. Faites un tas à part qui se transformera en ter- reau de feuilles (voir page 56 pour le terreau de feuilles!. Les autres matières Il s’agit également d'apports d'azote et de carbone : les fleurs fanées et les adventices [mauvaises herbes ôtées du jardin) non montées à graines, les racines mortes, du fumier (déjà décomposé s'il s'agit de fumier de cheval! et litières d'animaux d'élevage, les déchets de taille sauf ceux des thuyas et Cupressus (pour activer la décomposi- tion, il est conseillé de broyer les matières ligneuses avant de les mettre au compost), le carton coupé en morceaux, les restes de repas et les aliments périmés (évitez la viande, les poissons et les produits gras), le marc de café, les feuilles de thé et de tisane, les déchets d'aquarium, les algues et goémons lavés de leur sel... A mettre en quantité limitée Les restes de vos plantes d'appartement non malades et la terre des rempotages, de la cendre de bois refroidie, les plumes et les viscères des animaux d’élevage, les feuilles mortes coriaces (chêne, platane, marronnier) qui ne sont pas broyées, la mousse, la vase et la boue issues des cu- rages de votre réseau d'assainissement, le papier recy- clable non coloré lessuie-tout, serviettes, etc.), des fibres naturelles (coton, lin. laine)...
en azote : les déchets de fruits et de légumes. Des matières sèches riches en Les autres matières : le marc carbone : les coqules d'œufs. de café. À mettre en quantité limitée : la mousse À exclure du compost : les végétaux malades. À mettre en quantité Imitée : les tontes de gazon. Que faut-il exclure du compost ? Il faut absolument éviter de mettre tous les déchets pol- lués ou contenant des solvants et des vernis, comme le contreplaqué, le bois et le papier traités, les végétaux traités ou malades, les feuilles de la famille des Rosa- cées, souvent malades [rosier, cerisier, prunier, etc.l, les feuilles de noyer, les aiguilles et les écorces de pins, les plantes adventices montées à graines, les matières trop dures comme les coquillages durs (huîtres...), les os en- tiers, les coques de fruits entières comme la noix et la noisette, l'huile de friture, h cendre de charbon et la suie, les excréments et les litières d'animaux domestiques. Les tontes de gazon Les tontes de gazon sont compostables, mais si vous en produisez en grandes quantités, leur utilisation excessive pourrait déséquilibrer le compost. Alors que faire du reste des déchets de tonte ?
Un compost en 5 étapes La fabrication du compost est simple, elle ne demande que de l'attention et des contrôles réguliers. 1 Alternez en couches successives des éléments riches en carbone, puis des éléments riches en azote. Il est conseillé de laisser du vieux compost dans le fond de votre tas pour procurera votre nouveau compost les micro-or- ganismes nécessaires au démarrage du processus. 2La température va augmenter rapidement (après 1 à 8 jours! et régulièrement, vous la contrôlerez pour qu elle n’excède pas 60 à 65° C (pour cela il existe des thermomètres en vente dans les jardineries!. Si la tempé- rature monte trop haut, fabriquez un système d’aération au centre du tas avec un tube perforé ou des branches. Si un gaz émerge des trous d’aération, et si vous observez la présence d'un champignon gris juste sous la surface, cela signifie que votre compost a démarré le processus de dégradation. 3 Lorsque la température commence à baisser, il est temps de retourner votre compost. Il faudra le brasser régulièrement à l'aide d’une fourche (idéalement une fois par moisj. Cela permet de ramener les matières non dé- composées vers le centre du tas. La température va alors montera nouveau. Retenez que si vous mettez beaucoup de matières en une seule fois, le processus sera plus rapide, car la tem- pérature va monter plus rapidement et plus longtemps. En revanche, si vous faites de petits apports réguliers, le compost mettra beaucoup plus de temps à monter en température. 4En période estivale, si votre compost se dessèche, arrosez-le un peu. Lorsque La température ne monte plus, que votre compost est bien décomposé (vous n'ar- rivez plus à identifier les déchets de départi, qu'il est de couleur noire, sans odeur désagréable, vous pouvez l'uti- liser. Il faut compter au moins de 2 à 6 mois (et jusqu'à 12 mois suivant les matières à décomposer), donc si vous le démarrez au printemps, vous pourrez l'utiliser à l’au- tomne suivant et inversement.
5 Avant d'utiliser le compost, s'il n'est pas tout à fait dé- composé, on conseille de tamiser les matières avec un tamisa mailles fines. Les plus gros morceaux seront remis au compost pour terminer le processus de décom- position. Il est également possible d'utiliser un compost à moitié mûrà l’automne, au moment du labour Isa couleur est marron ocre, tous les morceaux ne sont pas encore décomposés). Une fois incorporées à la terre, les matières finiront d'être décomposées grâce aux macro- et aux micro-organismes présents. Le compost bien mûr [noir et fini sera enfoui au printemps, au moment des plantations. Attention t II est préférable d'utiliser votre compost dans l’année qui suit sa maturité. En effet, il perd ses pro- priétés lorsqu’il est en contact avec l’air. Un tas de com- post mûr (couleur noire, matière fine) laissé dans un coin se dessèche et perd son azote. * Le rapport carbone/azote Il est important, pour obtenir un bon compost riche et équilibré, de contrôler le rapport carbone/ azote des matières. En effet, certaines matières sont très riches en azote et d’autres en carbone. C est pourquoi il est recommandé de les introduire dans le bac en couches successives. Il faut autant de matières carbonées que de matières azotées.
Vive les confettis ! Coupez ou déchiquetez en petits morceaux le plus de matériaux possible. Les organismes décomposeurs auront plus de facilité à dégrader de petits morceaux. L’isolation du tas de compost n'en sera que meilleure et le tas contiendra plus de poches d'air et retiendra plus facilement l’humidité. Plus les morceaux seront petits, plus le processus sera rapide. Il y a plusieurs solutions : le mulching et le paillage. Le mulching consiste à broyer très finement les déchets de tonte avec la tondeuse en bouchant la trappe et en lais- sant ensuite l'herbe broyée sur la pelouse. Pour pailler, il suffit de conserver vos restes de tonte et de les laisser sé- cher en les étalant dans un coin du jardin. Une fois sèche, l’herbe servira de paillage dans les massifs. Si le gazon est bien sec, vous pourrez l'étaler sur une épaisseur de 10 cm environ, si elle est encore un peu humide, ne for- mez qu'une épaisseur de 3 cm, cela évitera la formation de maladies et l’arrivée des limaces. Ne paillez pas les massifs contenant de jeunes plants avec des tontes de gazon. Sachez que ce type de paillage n'a pas une longue durée de vie. car il se décompose assez rapidement. Cependant, vous bénéficierez de tous les avantages du paillage (maintient de l'humidité, moins d'adventices! à moindres frais. L'utilisation du compost Lecompost, engrais défend et amendement, est l'élément indispensable du jardin écologique. Il est utile partout : au potager, dans les massifs de vivaces et d'annuelles, pour les arbres, les plantes en pot... On l'utilise à différentes périodes, de La plantation au bêchage de l'automne. Voici les conseils à suivre pour utiliser au mieux votre compost maison. Le potager est la partie du jardin la plus gourmande en compost. Le jardin d'ornement est moins exigeant, mais des apports réguliers sont également nécessaires à la bonne santé des plantes. Le compost nourrit les végétaux, compense les pertes en éléments nutritifs et permet de maintenir une bonne activité biologique dans le soL Les plantes ainsi nourries seront beaucoup plus résistantes aux attaques des nuisibles et des maladies cryptogamiques. Elles auront donc moins besoin de trai- tements curatifs. Le compost pour le potager Le compost s'étend à l'automne avant le bêchage, ou bien au printemps entre Les rangs et avant le paillage. Il s'uti- lise bien sûr à la plantation en mélange avec la terre du jardin.
À la plantation d'un arbre, mélangez 20 % de compost à votre terreau de plantation. - Pour les espèces ou variétés qui ont des besoins en éléments nutritifs importants, telles que poireaux, céleris, maïs, artichauts, Cucurbitacées (concombres, cornichons, courges, courgettes, melons...), Solanacées (aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates...), uti- lisez de 3 à 5 kg par m2 par an. - Pour les espèces ou variétés qui ont des besoins en éléments nutritifs moyens comme les laitues, épinards, carottes, betteraves rouges, fenouil, asperges, haricots, persil ou petits pois, utilisez de 1 à 3 kg par m2 par an. - Certaines plantes ont peu de besoins en éléments nutritifs et il est donc inutile de les nourrir avec du com- post. Il s'agit par exemple de l'ail, des échalotes, des oi- gnons, des endives, des fèves, des choux, de la mâche, du cresson, des navets, des radis, ainsi que des plantes aromatiques. - Le compost peut aussi être utilisé comme paillis de 2 cm d'épaisseur à étendre entre les légumes dont on consomme les fruits comme les tomates, les concombres ou les poivrons. Incorporez du compost au moment du bêchage de votre parcelle de terre, à l'automne. Le compost pour le jardin d’ornement & À la plantation Mélangez le compost à la terre dans les quantités sui- vantes : 0,5 kg par plante vivace, 3 kg par rosier ou par arbuste. 10 kg par arbre ou 20 % de compost mélangé au terreau dans le trou de plantation. Vous pouvez en mettre un peu à la plantation des annuelles, et pour que ce soit plus pratique, à la préparation du sol. Lors de L'installation d'une pelouse, étalez de 8 à 10 kg par mètre carré, puis incorporez à la terre. <5 En entretien Les arbres et les arbustes en réclament de temps en temps, surtout après une taille sévère ou lorsqu'ils donnent des signes de fatigue. Étalez 1 kg de compost par mètre carré pour les arbres et les arbustes d'ornement, et de 2 à 3 kg/m2 sous les arbres fruitiers. Vous pouvez recouvrir le tout de paille. Les rosiers auront besoin d'environ 3 kg/m2 tous les deux ans. Pour les vivaces, épandez 1 ou 2 kg/m2 tous les deux ou trois ans, à l'automne ou au printemps, puis bi- nez. N'oubliez pas de pailler le sol autour de vos végétaux. Les zones engazonnées nécessitent un terreautage tous les trois à cinq ans suivant leur état. Vous épandrez 500 g/m2 sur les terres lourdes, et 1 kg/m2 sur Les terres légères de compost fin mélangé à de la terre de jardin ou du sable. & Sur les parcelles nues Vbus pouvez incorporer du compost à votre terre au mo- ment du bêchage, souvent à l'automne, mais aussi au printemps en terre légère. Cela constitue une bonne pré- paration du sol avant plantation (qu'elle soit automnale ou printanière), et amende la terre en cas de besoin. Sur les massifs de vivaces Il est également très utile de pailler les massifs de vivaces et d'arbustes avec un compost grossier (un compost qui
À la plantation des rosiers, comptez 3 kg de compost par pied. n'est pas arrivé à maturité) sur une hauteur de 2 à 5 cm et ce au printemps, sur un sol réchauffé, avant la chaleur de l'été. Le paillage conservera L'humidité du sol, proté- gera les plantes de la poussée des mauvaises herbes et à terme, nourrira le sol en se décomposant. Mais vous devrez attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de l'incorporer au sol, car le compost non encore décomposé peut brûleries jeunes plants. Le compostpourj.es plantes en pot a besoin de nutriments nombreux et équilibrés pour se développer. Ensuite, au rempotage, on enrichira le terreau présent avec un peu moins de compost, pour que la plante continue son développement. D'autre part, certains végé- taux ont des besoins particuliers, entre autres ceux qui apprécient Les terres acides comme les plantes de terre de bruyère. Le compost s'utilise aussi dans les pots et les jardinières. Mélangez 1/4 de compost avec la terre déjà présente dans le pot, ou bien ajoutez du composté votre terre de planta- tion si elle ne comporte pas déjà des engrais ou fumures. Vous pouvez procéder de la même façon avec vos plantes d'intérieur, en utilisant un compost fin bien tamisé. <3 Comment l'utiliser? Le compost de rempotage est bien aéré et assure un bon drainage tout en retenant l'humidité nécessaire au dé- veloppement des racines. Il est riche, c’est-à-dire qu'il contient tous les nutriments nécessaires à la croissance des plantes. Les jeunes plants et les plantes en pot ont besoin d'un tel substrat pour se développer dans les meil- leures conditions. On mettra plus de compost dans un terreau qui ser- vira à une première plantation, car la plante est jeune et Une utilisation raisonnée Les engrais sont inutiles dans un sol déjà riche. Inutiles également si vous avez utilisé du terreau neuf dans votre jardinière ou pot. Tant que la terre contient des éléments nutritifs, les plantes sont nourries. Si votre terre a déjà été cultivée, elle est appauvrie, et dans ce cas seulement, il devient nécessaire de l'enrichir. Le compost est un engrais complet que vous pouvez fabriquer vous-même.
Le thé de compost IL s'agit du jus issu de La fermentation du compost. C'est un liquide riche en matières organiques. Certains com- posteurs du commerce sont dotés d'un système permet- tant de récupérer le thé du compost à La base du compos- teur à l'aide d'un robinet. Vous pouvez également produire un thé de compost en faisant tremper du compost dans de l'eau. 1 O Prenez un sac de toile ou de coton et remplis- sez-le de compost bien décomposé. 2 O Plongez-le dans un seau d'eau de pluie et lais- sez-le pendant au moins une semaine jusqu'à ce que le liquide prenne la couleur du thé. 3 O Retirez le sac et remettez les matières au tas de compost. Si vous n'avez pas de sac, il est toujours possible de faire tremper directement des matières compostées dans un seau d'eau, puis de filtrer avec un tamis ou une pas- soire. Vous utiliserez le thé ainsi obtenu pour arroser toutes vos plantes, d'intérieur comme d'extérieur, ainsi que cer- tains semis. Il est très appréciable lorsqu'on ne peut rem- poter une plante régulièrement : le thé de compost vient alors remplacer le compost, avec tous ses nutriments et ses micro-organismes. Ne l'utilisez qu'en période de croissance, comme vous le feriez pour un engrais, car en hiver, la plante a besoin de repos. / Faire un compost / ae rempotage - Terreau de plantation pour plantes en pot : mélangez 40 % de compost mur a de la terre de jardin, plantez et arrosez bien. - Terreau dp rempotage : retirez la ptente et enlevez l'excédent de terre Dans un pot plus grand, mélangez " A de compost mûr à de la terre de jardm ou au terreau dongi ne que vous aurez récupéré. Repentez et arrosez copieusement - Terreau de plantation et de rempotage pour plantes de terre «•bruyère: mélangez deux t,ers de terreau de feuilles et un tiers de rompost mûr Ce mélange contient de lazote. du phosphore et de la potasse Grâce au terreau de feuilles, il est plus acide que le compost seul, et est idéat Pour tes plantes de terre de bruyère ainsi que pour tes fraisiers et les ' framboisiers. Les activateurs de compost Lorsque votre compost comprend beaucoup de matières lentes à se décomposer, vous pouvez acheter un activa- teur de compost dans une jardinerie, ou en réaliser un maison. Le compost de rempotage assure un bon drainage du terreau. Activateur du commerce Ce produit est un additif contenant des bactéries vivantes et des enzymes qui vont accélérer la décomposition des matières. Attention tout de même, car même si ces pro- duits commerciaux sont efficaces [ils ont une haute te- neur en azote et réchauffent rapidement le compost), il n'est pas toujours facile de contrôler la quantité d'azote que vous ajoutez, et un éventuel excès pourrait s'échapper dans l'atmosphère sous forme d'ammoniac. Regardez les instructions sur les boîtes d'emballage. Un activateur maison Il est également très bénéfique d'ajouter des orties en- tières ou bien du purin d’ortie, qui apporteront de l'azote et des micro-organismes, ou bien de la consoude fraîche ou sous forme de purin. La corne torréfiée, le sang des- séché, la poudre d’os, Le guano, les algues marines, etc., contiennent eux aussi beaucoup d'azote organique.
En couches alternées Matières humides Matières sèches . J Maison - Déchets de légumes et de fruits non traités et non malades - Coquilles d'œufs et de moules écrasées - Arêtes de poisson - Carton coupé en morceaux - Restes de repas et aliments périmés - Filtre et marc de café - Feuilles de thé et tisane - Déchets d'aquarium . Jardin Tontes de gazon Légumes montés à graines Fanes de légumes Résidus de clapiers et de poulaillers- - Paille et foin - Feuilles sèches tendres non malades - Sciure et copeaux de bois non traité - Ortie et consoude sèches... - Fleurs fanées et adventices non montées à graines - Racines mortes - Fumier et litières d'animaux d'élevage - Déchets de taille broyés - Algues et goémons lavés de leur seL. JMk À exclure Maison 1 - Produits chimiques, gravats । - Contreplaqué, bois et papier traités E - Plantes traitées ou malades । - Coquillages durs, os entiers, coques de fruits £ entières E - Huile de friture E - Cendre de charbon et suie E - Viandes, poissons et produits gras | - Excréments et litières d'animaux domestiques Jardin - Végétaux traités ou malades - Feuilles de Rosacées (rosier, cerisier, prunier, etc.l f - Feuilles de noyer - Aiguilles et écorces de pins, thuyas et Cupressus L - Branches non broyées - Plantes adventices montées à graines

e compostage traditionnel des matières organiques du jardin et de la maison n est pas le seul existant. I] existe d autres ____I techniques pour recycler vos déchets : le lombricompostage. qui peut æ faire dans la maison à laide de vers rouges, et le terreau de feuilles qui permet de recycler les feuilles mortes de votre jardin Le lombricompostage Pour ceux qui n’ont pas L'espace nécessaire à un enclos à compost, il reste une solution pour recycler les déchets de cuisine tout en produisant un engrais naturel et efficace pour les plantes. Il s'agit du lombricompostage (parfois appelévermicompostagel. Les vers rouges, bien connus des pêcheurs, sont des animaux voraces tout à fait adaptables. Installez-les dans un bac de votre fabrication et ils dévoreront paisiblement vos déchets de cuisine. Les vers peuvent en effet absor- ber et rejeter chaque jour l’équivalent de leur poids. IL produisent ainsi des tortillons que l'on appelle des tur- ricules : ces derniers constituent un compost très com- plet. qui vient enrichir la litière dans laquelle ils vivent. Ce processus de dégradation se fait sans montée en tempé- rature, contrairement au compost du jardin. La méthode est simple et ne nécessite aucun brassage, car les vers creusent des galeries qui aèrent suffisamment la terre, et il n'y a aucune mauvaise odeur. Le compost mûr résul- tant du lombricompostage est riche et sent bon l’humus. Il faut, dans de bonnes conditions, deux à trois mois pour obtenir un bon Lombricompost, parfois jusqu’à six mois. Alors, même si vous ne possédez qu'un petit balcon, il est quand même possible de fabriquer votre compost ! • Le recyclage des déchets de cuisine. • La fabrication d'un bon compost maison. • La facilité d’usage et d'entretien. Inconvénients • Les quantités produites sont petites. Le compost fabriqué servira pour quelques pots de plantes d'intérieur et de terrasse. • L'achat des vers rouges dans le commerce. Acheter des vers rouges de Californie Les vers utilisés pour le lombricompostage sont des vers rouges de Californie, ou vers de fumier [Eisenta foetida et Eisenia andnet. Ils vivent dans les végétaux en décom- position et les tas de fumier ; ils sont différents des vers de terre du jardin, qui eux, ne conviennent pas au lombri- compostage. Les vers rouges sont capables de manger les déchets encore non décomposés et peuvent tout à fait vivre dans un espace limité comme celui d'un bac. On conseille d'acheter Les vers rouges par 1 000 Ide 30 à 35 € environ), car une plus petite population met- tra plus de temps à se reproduire et votre compost sera long à se former. 500 g de vers correspondent à environ 1000 vers, qui vont se reproduire très rapidement jusqu’à doubler leur population en quelques mois (chaque vers produit entre 2 et 12 vermisseaux par mois). La chaleur environnante conditionne le développement des cocons et
Bac pour les vers rouges lû Fabriquez un bac en bo® non traité. La taite peut varier : 80 x 60 x 30 cm est une ndcation, ma® la largeur doit être toujours plus grande que la profondeur Perforez le bac de toutes parts (en dessous à quatre ou six endroits, tout le long sur les côtés et également quelques trous sur le couvercle) pour 1*aération. Si vous avez fait de gros trous, entourez le bac d'un fitet en nylon ou d'une grle à moustiquare pour éviter la fuite des petits vers. ® Posez le bac sur un plateau poir récupérer l'humidité : prévoyez des pieds pour surélever la boîte (brique, pierre, cube en plastique...). Installez te bac dans la maison (la cmsne idéalement), sir le balcon à l'abri des ntempénes (et s'il fart trop froid l’hwer protégez-te avec des cartons ou autres), ou dans le garage. Les vers supportent des températures variant de 5 à 30 °C Construisez également in couvercle amovble, car les vers vivent dans le nor et la chaleur. Xbus pouvez également utàser un bac en plastique à partr du moment où il est opaque : vous le perforerez aussi et l'instalerez de la même manière que te bac en bo® sur un plateau. • • Jl Composez une Itère avec de la terre végétale ou bien des bouts de papier journal (pas de magazine) additionnés de scure non traitée ou de foules sèches broyées. Déposez les vers et un peu de nourriture dans un corn. Mouilez te tout sans détremper. Attendez quelques jours avant de remettre de la nourrit ire.
Compost : le recyclage utile Bon à savoir Lorsqu'il fait trop froid, lever rouge arrête son activité. Lorsqu il fait trop chaud, au- dessus de 30° C, il meurt. Veillez donc à les protéger contre les variations climatiques ! des vermisseaux. Les vers vont consommer l’équivalent de leur poids, et de plus en plus au fur et à mesure de leur reproduction. d’agrumes, car ils acidifient le compost et les vers n’ap- précient pas les milieux acides. Enfin, évitez également la rhubarbe, les oignons et l'ail. Fréquence et quantité de nourriture Peu importe le moment oùvous les nourrissez, il suffit de leur donner des matières variées, souvent et en petites quantités à chaque fois (par exemple tous les deux jours) ; attendez que les déchets soient mangés avant d’en rajou- ter. L'apport de matières organiques fraîches assure une humidité constante, mais si la litière devenait sèche, sur- tout en été, n'hésitez pas à l'arroser un peu. Le compost doit être humide en permanence, mais jamais trempé. Inutile de brasser le mélange, car Les vers creusent des galeries qui aèrent suffisamment le compost. Comment les nourrir ? Récupérer le compost Donnez-Leur Les épluchures de légumes et de fruits, les filtres à café et Le marc, les sachets de thé et de tisane, des coquilles d'œuf écrasées, les cheveux, les poils des animaux, le carton non traité et sans encre, le papier blanc (feuilles, mouchoirs, essuie-tout), les boîtes d'œufs, La sciure de bois non traité, les feuilles d'arbre et les fleurs fanées, le pain en petites quantités, Les pâtes et le riz sans assaison- nement. Les poireaux sont acceptés si vous en mettez peu et coupés en petits morceaux, idem pour les épluchures de pommes de terre qui sont longues à se décomposer. Évitez Les viandes, les poissons, les matières grasses et les pro- duits Laitiers : les vers n'en raffolent pas et cela produit des odeurs désagréables. Oubliez également les restes Petit à petit, le compost va se former dans le fond du bac, les déchets récents restant sur la couche supérieure. Au bout de deux à trois mois, vous obtiendrez un compost bien décomposé à l'odeur agréable d'humus. Pour l'extraire, il suffira de retirer le couvercle : les lombrics n'aimant pas la lumière, ils vont s'enfouir dans Le fond, et vous pourrez alors retirer le compost. Remettez ensuite une couche de litière si nécessaire, laissez un peu de compost, puis ajoutez une couche de déchets, et le processus reprendra. Acheter un bac pour lombricompostaqe Si vous souhaitez acquérir dans le commerce un bac pour lombricompostage, vous trouverez différents mo- dèles. plus ou moins pratiques. Souvent, ils sont munis Le jus de compost Si vous voyez un jus brunâtre s'accumuler dans le plateau, c'est normal L'humidité excessive du compost s'évacue par les trous que vous avez perforés. C’est un jus de compost très riche en matières organiques, que vous pouvez utiliser pour [arrosage de vos plantes en pot. Diluez le jus avant arrosage : 1 part de jus de compost pour 10 parts d'eau. Dans des conditions normales, vous récolterez ce jus une fois tous les 30 ou 45 jours. Quand le compost est trop acide, on doit ajouter à la litière des coquilles d'œufs écrasées ou de la chaux dolomitique, ou alors se procurer un mélange chaulé pour lombricomposteur, disponible en jardinerie.
de plusieurs niveaux, qui facilitent la récolte du compost : le niveau supérieur est celui des matières fraîchement jetées en attente de décomposition ; le niveau intermé- diaire contient des matières en décomposition et les vers en plein travail ; le niveau inférieur est celui où tombe le compost mûr que vous récolterez. Les lombricompos- teurs du commerce sont généralement équipés d’un ro- binet situé en partie basse, permettant de récupérer le jus de compost. Leur capacité est de 20 à 100 litres, sachant qu'un bac de 20 litres est suffisant pour une personne, que 50 litres est adaptéà deux personnes, et que 100 litres conviennent pour une famille. Vous trouverez des modèles simples en plastique, qui se remplissent et se vident par le haut ; et des modèles plus pratiques, composés de plusieurs étages. Pour éviter les mauvaises odeurs (S> Ne pas mettre de restes de viandes, de poissons, de produits laitiers. G) Mettre très peu de restes d'agrumes. ($) Ne pas charger le bac en déchets. (S) Vérifier l'aération du bac, car l'humidité excessive fait pourrir les matières.
- V— Les vacances Les vers rouges peuvent rester entre deux et trois semaines sans nourriture. N ou crissez-les avant de partir et vous les retrouverez à votre retour de vacances ! Veillez cependant à ne pas les entreposer dans le froid ni au soleil. (voir le détail de la fabrication du bac à compost en gril- lage. page38|. Une fois votre terreau ramassé et utilisé, vous en lais- serez un peu dans le fond pour ensemencer le prochain terreau en champignons et micro-organismes indispen- sables à la décomposition. Pour accélérer le processus, broyez les feuilles coriaces avant de les stocker (passez la tondeuse dessus si vous n'avez pas de broyeur!, et procédez par couche en étalant un activateur azoté tous les 20 cm. Il peut s'agir de purin d'ortie ou de purin de consoude (voir page 86 pour la recette du purin d’ortiel, ou encore de feuilles d’ortie et de consoude fraîches, de poudre de sang ou de corne broyée, ou enfin fientes de volailles. En passant la tondeuse sur la pelouse, vous ramassez de l'herbe et des feuilles qui sont broyées : mettez tout cela dans votre tas de terreau de feuilles, l'herbe appor- tera de l'azote qui accélérera le processus de dégradation. Le terreau de feuilles Les feuilles sèches sont un bon élément du compost, mais lorsqu'il y en a beaucoup, elles peuvent déséquilibrer ce- lui-ci. Or il est préférable de mélanger toutes sortes de matières dans le compost. Alors que faire de toutes ces feuilles ? Vous pouvez les mettre en tas dans un coin du jardin pour en faire un bon terreau de feuilles. La réalisation d'un terreau de feuilles Petite astuce *1 on construit ses propres enclos à compost. >1 est tout à fait poss.bte de faire une ou deux sections pour le compost et snHiaUâre,P°Ur te terreaU de II sufhra de les séparer avec un muret de patra-ngs. de bogues, ou avec un panneau Commencez par ramasser les feuilles humides de votre
Compost : le recyclage utile Calendrier des travaux • Le recyclage des feuilles mortes du jardin. • Sert à la fabrication d'un paillage ou d'un compost de rempotage. • Facile à réaliser. En été, arrosez un peu votre tas pour éviter le dessèche- ment. En hiver, couvrez-le s'il pleut beaucoup. Si votre tas a été créé à l'automne, au printemps suivant vous le re- tournerez et ajouterez un activateur azoté. Un an après, à l'automne suivant, votre terreau de feuilles est prêt à ser- vir de paillage dans vos parterres. Au bout de deux ou trois ans, il s'est affiné et peut servir de support de culture. Attention, ne mettez pas les feuilles automnales sur un terreau d'un an, car La décomposition a déjà com- mencé dans votre tas. Démarrez un nouveau tas. Inconvénients Quelles feuilles mettre ? • On ne peut pas mettre tous les types de feuilles dans le terreau. • Il ne convient pas à tous les végétaux car il est acide. • Lenteur du processus. - Toutes les feuilles des arbres et des arbustes caducs. - Les feuilles des persistants et toutes les feuilles co- riaces doivent être broyées au préalable. - Ne mettez pas les feuilles malades {rosiers, arbres frui- tiers...) et celles traitées chimiquement, ni les feuilles de noyer.

1 rois éléments nutritifs sont indispensables à la croissance des plantes : lazote (N) pour les feuilles, le phosphore (P) 1» pour les racines et les fleurs ainsi que la potasse 00 qui endurcit les plantes. Si un seul de ces éléments manque. laction des deux autres est diminuée. Doù limportance dapporter une fumure bien équilibrée entre ces trois éléments Azote, phosphore et potasse Le phosphore (P) Les engrais composés vendus dans le commerce com- portent toujours la mention NPK suivie de trois chiffres Ceux-ci vous donnent la proportion en pourcentage de chaque élément, toujours dans l'ordre suivant : azote, phosphore et potasse. Ces trois éléments sont présents dans la terre et utilisés par les végétaux, qui les absorbent grâce à leurs racines. Le compost en contient en quantités importantes et remplace pour cela aisément les engrais composés. L'azote (N) L'azote est un élément nutritif présent dans les engrais liquides comme le thé de compost, sous forme d'acide ni- trique. Dans la terre, il est présent sous forme organique dans les matières en décomposition, sous forme ammo- niacale dans les matières entre décomposition et minéra- lisation, puis sous forme d'acide nitrique dans l'eau de la terre, seule forme assimilable par les plantes. L'azote agit sur le développement végétatif des parties aériennes de la plante (la tige et le feuillage!. C'est l'élé- ment essentiel de l'alimentation des végétaux, car c'est lui qui leur permet de pousser. Il est nécessaire en per- manence, ou presque, mais en petites quantités, car le sol ne le retient pas bien et il s'infiltre (sous forme de nitrate) dans le sous-sol. Attention, trop d'azote peut causer l'étio- lement de la plante, voire des brûlures. C'est pourquoi les fertilisants à libération lente comme les engrais de fond sont utiles : ils évitent un surdosage d'acide nitrique. Le phosphore est un élément nutritif présent dans les en- grais sous forme d'acide phosphorique. Il agit sur le dé- veloppement des racines de la plante, améliore la résis- tance aux maladies cryptogamiques et bactériennes, ainsi que donc la floraison, la reproduction et la fructification. Le potassium (K) Le potassium est un élément nutritif présent dans les en- grais sous forme de potasse. Il agit sur le développement des fleurs et des fruits de la plante, ainsi que sur le déve- loppement des bulbes et des légumes-racines en favori- sant l'accumulation des sucres. Il régularise les échanges intercellulaires, améliore la résistance à la sécheresse et aux maladies, ainsi que la rigidité des tiges. Les oligo-éléments Parmi les oligo-éléments les plus connus, on peut ci- ter, par exemple, le manganèse, le magnésium, le fer, le cuivre, le zinc, etc. Ce sont les fertilisants à base d'algues et de poissons qui en contiennent le plus. Il est nécessaire d'en rajouter aux plantes en pot, car il n'y en pas, ou peu, dans les terreaux, contrairement à la terre du jardin. Par essence, votre compost en possède et ces éléments sont essentiels au bon fonctionnement des végétaux, ils évitent, par exemple, certaines carences.
Éléments nutritifs principaux p Phosphore K Potassium Éléments nutritifs secondaires C» Mg S Cakcium HMagnéscimH Soufre Joue un rôle fondamental dans de nombreux phénomènes physiologiques, telle que la régulation de la transpiration par les feuilles. Ou la magnésie, qui est la forme assimilable par les plantes, car le magnésium n'est pas soluble. Est contenu dans la chlorophylle et est donc important pour la photosynthèse, car il participe aux transformation s chimiques effectuées par celle-ci. Est nécessaire à la croissance des plantes. Il joue un rôle essentiel dans le métabolisme des vitamines. Il est responsable de l’odeur et de la saveur de certaines plantes comme l’ail. Oligo-éléments U ... «U P Renforce la couleur des fleurs. Aide à absorber l’azote et la potasse. Aide au développement de la cellulose (contenue dans les tiges ligneuses, donc le bois) et la fabrication des sucres. Favorise le développement de la plante. Aide à la synthèse de la chlorophylle. Participe à L’assimilation de la potasse.
amendement permet d'apporter au sol une matière qui lui manque ou qui n est pas présente en quantité suffisante. J____II! va permettre daméllorer la structure physique du sol (alléger un sol huri étoffer un sol léger, etc), mais également suivant sa nature, servir dengrais de fond, car il contient des sels minéraux et des oligo^élémentsi Les fumiers Les fumiers ou fumures sont les excréments des animaux d'élevage ainsi que leur litière. La composition du fumier varie selon la nourriture qu'ils ont consommée, préférez donc les fumiers des fermes qui pratiquent l'agriculture biologique (et aussi parce que l'on trouve des traces d'an- tibiotiques ou autres médicaments donnés aux animaux). Les fumiers sont riches en potassium et en azote, et sont donc très fertilisants, alors n'en abusez pas. Le fumier est un amendement efficace qui améliore les qualités de votre terre (il structure les terres légères et aère les terres lourdes) tout en apportant les éléments fertilisants nécessaires aux plantes. Une fois mélangéà la terre, les matières organiques qu'il contient vont se dégra- der grâce aux micro-organismes présents dans le sol. Les sels minéraux et oligo-éléments sont donc diffusés lente- ment dans le sol. Cependant, il est toujours préférable de ne pas enfouir des matières fraîches, compostez-les avant car, pendant le processus de dégradation, elles chauffent et pourraient brûler les racines de vos plantes. Les différents types de fumiers ® Le fumier de bovin : il est riche en matières or- ganiques. Ce fumier est préférable lorsque l'on souhaite amender sa terre ; il est alors à enfouir au labour d’hi- ver, mais ne l'enfouissez pas lorsqu'il est frais. Il chauffe peu dans le compost, aussi pensez à bien Le mélanger à d'autres matières. ® Le fumier de cheval : très bon fertilisant, il pos- sède également beaucoup de matières organiques, mais attention, il est riche en azote, attendre une année avant de l'utiliser. Il chauffe bien lorsqu'il est composté. <5 Le fumier dit de champignonnière : il est très dé- composé et peu riche. On peut le composter. ® Les fumiers de mouton ou de caprin : acides et riches en potasse, ce sont de bons fertilisants, mais qui doivent être compostés au moins six mois avant utilisation pour éviter tout risque de brûlure. © Le fumier de porc : à éviter car il contient trop de nitrates, dangereux pour la nappe phréatique. ® Le fumier de clapiers ou de lapin : peu fertilisant, à garder pour le compost. Le fumier de basse-cour ou de poule : très riche en azote et en phosphore, il convient très bien comme fertilisant pour le potager, notamment sur les lé- gumes-feuilles. Il est très efficace au compost si vous le mélangez à d'autres matières. Comment L’utiliser? N'utilisez pas le fumier frais, car il pourrait brûler les plantes. Il faut l'entreposer dans un coin du jardin pour qu'il se décompose pendant plusieurs mois, voire un an. La fermentation du tas de fumier va faire monter la tem- pérature à 50 °C au moins. En été, il est préférable de re- couvrir le tas, et s'il se dessèche, arrosez-le. Vous pouvez ajouter des feuilles mortes, du sang séché ou de te sciure de bois provenant d'un bois non traité. Il faut de 1 à 3 kg par mètre carré et par an de fumier décomposé, un peu plus pour les sols argileux. L'épan-
dage se fait à L'automne pour Les sols argileux et dans Les régions au climat froid, au printemps pour les sols légers et dans les régions au climat océanique. Vous enfouirez le fumier à 10 cm de profondeur dans les sols argileux et jusqu'à 30 cm dans les sols légers. Le paillage Le paillage, mulch ou mulching, empêche l'évaporation de l'eau et le dessèchement (en cas de forte chaleur, un pail- lage épais maintiendra une certaine fraîcheur au sol), il limite le tassement du sol dû à la pluie et à l'arrosage mé- canique, ainsi que la pousse des mauvaises herbes. Avec un bon paillage, l'humidité du sol sera conservée et vous limiterez alors le nombre et la durée de vos arrosages. De plus, certains paillages apportent des éléments nutritifs au sol en se dégradant. Vous étendrez le paillis choisi à la fin du printemps, fin avril-début mai, après avoir désherbé et lorsque la terre s'est réchauffée. Vous pourrez également le faire plus tard, après vos plantations : [effet sur les mauvaises herbes sera moindre, mais toujours important sur vos ar- rosages. Notons également que le paillage d'hiver s'emploie pour protéger les plantes du froid et faciliter l'arrachage des Légumes en hiver. Les déchets de tailles et de tontes Les déchets détaillés : n’utilisez que des branches saines et broyez-les avant l'épandage. Il est préférable de les retirer avant l'hiver pour éviter le développement des champignons. Ce paillis est efficace dans les mas- sifs et les vergers, mais évitez le potager. N’utilisez pas les déchets de la taille de conifères, qui peuvent ralentir la croissance des végétaux, ou bien utilisez-les dans les allées, car ils inhiberont La germination des adventices. ® Les déchets des tontes de gazon (î) [sauf si les graminées sont montées en graines). Faites-les sécher avant de les épandre sur une épaisseur de 8 à 10 cm. Ils sont riches en azote, qu'ils libèrent en se décomposant, mais attention, cette décomposition peut brûler la base de certaines plantes [souvent Les plus jeunes). À renouveler régulièrement, car la durée de vie n'est que de quelques mois. Vous pouvez alterner avec un autre paillage pour ne pas trop apporter d'azote à votre sol et donc déséquilibrer les apports. Les végétaux hachés ou broyés & La paille (?) coupée ou hachée. ® La fougère sèche broyée est riche en potasse et en silice.
Les orties (s), riches en silice, sont à épandre avant la montée en graines. ® Les feuilles mortes (?) des arbres et des arbustes peuvent être utilisées, excepté les feuilles de noyer et les aiguilles de pin qui, comme les déchets de la taille de co- nifères, peuvent ralentir La croissance des végétaux. Les feuilles épaisses seront utilisées autour des arbres, des arbustes et des haies. Les feuilles fines à décomposition rapide sont préférables pour les rosiers, les vivaces et les annuelles. ® Le BRF (bois raméal fragmenté) (5) est un broyât de rameaux verts de feuillus fragmentés et broyés. Il per- met à la fois de pailler et de régénérer les sols. La terre devient plus fertile, la faune et la flore du sol se déve- loppent et l’humidité est très bien conservée. <S> Les paillettes de lin (t)sont à épandre sur4 à 8 cm d'épaisseur. Elles constituent un bon isolant, mais tien- dront difficilement en place si le lieu est exposé au vent. ® Les coques de fèves de cacao (T) sont à utiliser sur une épaisseur de 5 cm. Elles apportent aux plantations du potassium, du magnésium, du fer et du phosphore, en se décomposant. Vous pouvez les enfouir avant l'hiver, sur- tout si vous avez un sol argileux, car les coques allègent et acidifient le sol. Le paillis d'écorces de peuplier (§)a un pH neutre. À épandre sur une épaisseur de 5 cm et à renouveler tous les 2 ans. Le paillis de chènevotte, ou paillettes de chanvre, protège le sol contre les intempéries et gardebien l'humi- dité. À épandre sur une épaisseur de 5 cm et à renouveler tous les 2 ans. Les paillages naturels du commerce ® Les écorces de pin maritime (®) sont parfaites pour les plantes de terre de bruyère, mais aussi pour les massifs d'arbres et d'arbustes. Étalez une couche d'au moins 5 cm d épaisseur. À renouveler tous les 4 à 5 ans. ® Les copeaux et les sciures de bois : attention, n'uti- lisez pas de bois récupéré à la maison en raison des divers traitements chimiques subis (vernis, colle, etc.). À retirer avant L'hiver, pour éviter Le développement de pourritures. Les autres t JLIU.IJ.MIIH.IU Le film plastique (ï^, ou paillage horticole, peut être pratique pour certains légumes au potager, mais as- sez inesthétique. ® Les graviers et les concassés les galets, Le gravier, le sable, la brique pilée, l'ardoise concassée, les billes d'argile, La pouzzolane contribueront au réchauffe- ment du sol et peuvent servir d'éléments de décoration.
Nourrir et protéger les plantes Le BRF, ou bois ramé al FRAGMENTÉ Le BRF (bois raméaL fragmenté) est un broyât de rameaux verts issus d'essences de feuillus fragmentés et broyés. Une fois décomposé, il permet à la fois de pailler et de régénérer les sols. La terre devient ainsi plus fertile, la faune et la flore du sol se développent et l'humidité est très bien conservée. tiers... et ce. pendant la période dormante, avant la poussée de sève qui a lieu en février ou en mars selon les espèces. En effet les champignons attaquent plus fa- cilement la lignine en formation que la lignine mûre. De plus, la présence d'azote dans ces branchages favorise le développement des bactéries et des champignons. Frag- mentez les branches puis passez-les au broyeur. Si vous ne broyez pas le bois, l'écorce des branches va empêcher les bactéries et les champignons de pénétrer. Une fois le bois mis à nu, les organismes décomposeurs vont pouvoir attaquer la lignine. Étalez votre BRF juste après le broyage. Comment faire du BRF ? Utilisez des essences locales car mieux adaptées à votre milieu, et uniquement de feuillus (tels que le chêne, le noisetier, l'érable, le peuplier, le tilleul, etc.l sauf le noyer (qui contient une substance connue pour ralentir la crois- sance des végétaux). Il est recommandé de mélanger les essences de feuillus, et, si vous voulez quand même uti- liser des branches de résineux, n'en mettez pas plus de 20 % dans votre mélange. N'utilisez que des rameaux dont le diamètre est infé- rieur à 7 cm car les jeunes branches sont les plus riches ; elles contiennent 75% de la totalité des minéraux, des acidesaminés, des protéines et des catalyseursde [arbre. Utilisez votre bois juste après la taille de vos haies, l'élagage de vos arbres d'ornement, la taille de vos frui- Pailler avec du BRF Pourle paillage, étalez votre BRFsur une épaisseur de 3 à 5 cm au pied des arbres, des arbustes ou des vivaces dans les massifs, entre les rangs de votre potager et même dans vos pots. Comme tout paillage, il limite le développe- ment des mauvaises herbes et conserve [humidité du sol pendant la période chaude, réduisant ainsi grandement le nombre des arrosages. Lorsque le bois commence à se décomposer et à disparaître dans le sol, remettez une couche de paillage. On peut également incorporer directement le BRF dans le sol par un griffage, sur une profondeur de 5 à 15 cm selon les sols, pas plus car le processus de dégra-
dations besoin d’air. Pour cela, étalez vos broyatssur une épaisseur de 1 à 2 cm. La première année, vous pouvez ajouter du compost ou du fumier qui vont apporter l'azote nécessaire au processus de décomposition. Une fois griffé, votre sol est prêt à être semé ou planté. Renouvelez l’opération tous les ans. Au fil du temps, le bois va se décomposer grâce aux micro-organismes et aux champignons, une décompo- sition d'autant plus efficace que les branches broyées étaient encore vertes et de petit diamètre lors du broyage. Cette décomposition va enrichir le sol en éléments or- ganiques et va structurer les sols légers et alléger les sols lourds. L’augmentation de La couche d'humus ainsi formée favorise l'activité de la faune du sol et nourrit les plantes de façon naturelle. Il faut savoir que les ligneux (végétaux composés de bois) forment plus d'humus que les herbacées et un humus plus riche. Cet humus accroît les rendements des cultures de façon spectaculaire et les arrosages sont fortement diminués. de tomates pour redonner un taux d'azote favorable aux prochaines cultures. Un apport de matières organiques Les racines de ces plantes ont une action sur la structure du sol car elles ameublissent la terre. La décomposition des engrais verts est bonne pour la terre du jardin carelle constitue un apport de matières organiques et d'azote que vos cultures utiliseront ensuite. Les matières organiques décomposées forment l'humus, qui améliore la structure physique du sol en favorisant le drainage et la rétention d'eau. Les engrais verts améliorent également la struc- ture chimique du sol grâce notamment à l'apport impor- tant d'azote. De plus, ces plantes vont éviter la proliféra- tion des mauvaises herbes en occupant une parcelle nue pendant plusieurs mois Les engrais verts Produire son engrais vert Les engrais verts sont des plantes fourragères que l’on sème en place à l'automne puis que l'on fauche et enfouit dans le sol au printemps. Ils se décomposent rapidement et contribuent à l’amélioration de la structure du sol. Mais avoir recours aux engrais verts suppose que vous laissiez une ou plusieurs parcelles sans plantation de L'automne au printemps suivant. Ils sont recommandés pour le po- tager qui offre souvent un terrain nu pendant l'hiver et sont très utiles après la culture de légumes feuilles ou Vous semez vos graines en place sur la parcelle nue à [automne. Vous les laissez pousser puis au printemps, avant fa floraison ou juste après, mais surtout avant fa montée à graines, vous les fauchez. Si possible, vous les brcyez (en passant fa tondeuse dessus) puis les enfouis- sez dans le sol par un labour. Il est également possible de semer en août ou en septembre lorsqu'une parcelle se libère, dans ce cas vous faucherez et labourerez vos engrais verts en décembre.
Quel engrais pour quel usage ? La phacélic (Phacetia tanacetifolia), qui pousse vite, étouffe Les mauvaises herbes et produit de jolies fleurs mauves attirant Les bourdons. Elle peut être semée entre mai et juillet, jusqu'à début août. Même si dans une parcelle modeste, on n'a pas toujours une planche libre, il est cependant intéressant d'avoir par exemple un quart du potager libre, surtout en cas d’un sol précédemment maltraité, comportant des remblais - à la suite d'une construction récente -, pauvre ou très compact. La pratique de L'engrais vert est le seul moyen d'améliorer rapidement le sol du potager. Si l'on veut semer un engrais vert après La dernière culture de saison, c'est souvent trop tardif pour que cet engrais vert atteigne un bon développement et apporte suffisamment d'humus. Il faut Le semer en août, période où il n'est pourtant pas trop tard pour semer et replanter des légumes. Seuls la moutarde et le seigle peuvent être semés fin août, et même jusqu'en fin septembre pour le seigle. La moutarde blanche (Sinapis atbal pousse très vite, elle est détruite parles grands froids, mais il ne faut pas oublier quelle appartient à la famille des choux et autres brassicacées [radis, navetsl et qu’on ne pourra pas cultiver ces légumes avant cinq ans sur La parcelle ayant reçu de la moutarde. Le seigle (Secate cereale}, très résistant au gel, étouffant les mauvaises herbes, il doit être broyé avant son enfouissement en début de printemps. La vesce commune (Vida sativa), moins courante, est une légumineuse très intéressante, fixant l'azote de l'air, exubérante et résistante au froid. Elle peut aussi être semée en début d'automne. Dans des sols pauvres en potasse et en phosphore, elle permet de les leur restituer sous forme concentrée. Les légumineuses comme le trèfle, la luzerne ou le fenugrec ont la capacité de capter l'azote présent dans l'atmosphère par l'intermédiaire de bactéries. Le gazon se trouve être l'une des meilleures couvertures du soL C'est La principale plantation qui enrichit le sol en azote. On peut le semer au début de septembre, il aura le temps de prospérer. Il peut être un engrais vert pendant plusieurs années, qui permet au sol d'un potager de reconstituer sa fertilité ou de gommer des erreurs de jardinage. C'est une pratique à conseiller, par exemple tous les 10 ans. Gazon
Les autres engrais naturels Tous les produits décrits ci-dessous sont vendus dans le commerce et sont tous des engrais naturels. Cependant lisez bien les étiquettes pour vous assurer qu'ils ne sont pas mélangés à d'autres produits. Il existe des normes qui garantissent que le produit est utilisable en agricul- ture biologique. Cependant, si vous possédez la matière première ou avez La possibilité de vous en procurer, il est tout à fait possible de fabriquer vous-même l'un de ces produits. Par exemple, broyez les cornes et les sabots de vos animaux d'élevage et utilisez-les comme engrais mé- langés à la terre du jardin lors de la plantation, ou met- tez-les au compost s’ils ne sont pas assez fins ; procédez de la même manière pour les os. ® Le guano marin (1): ce produit est issu des fientes d'oiseaux de mer, il est naturellement riche en azote et en phosphore. On trouve également du guano de chauve-souris dans Le commerce. & Les algues (5): on trouve les algues vertes sé- chées qui sont cueillies en pleine mer. Elles se sont nourries de sels marins que l'on retrouve dans leur com- position. Après récolte, elles sont séchées puis réduites en poudre. Elles stimulent la croissance et renforcent la résistance aux maladies. Il y a également les algues marines calcaires (maerl) qui sont récoltées le long des côtes bretonnes. Elles sont réduites en une poudre grisâtre qui peut être utilisée pour la désacidification des sols trop acides, et qui stimulera vos plantes grâce à ses teneurs en calcium, magnésium et oligo-éléments. Elle favorise également l'activité bac- térienne du sol. On peut aussi saupoudrer le feuillage avec ce produit. L'extrait d'algues marines est vendu sous forme de poudre ou de liquide et il est fabriqué à partir d'algues vertes. C'est un bon engrais foliaire, qui améliore également les mécanismes de défense des plantes contre les parasites, La sécheresse et le gel. G) La farine d'arêtes de poissons : riche en phos- phore, elle est bénéfique au développement des racines et à la fructification. Elle renforce la résistance des végétaux aux maladies et au gel. ® La corne torréfiée : la corne torréfiée ou poudre de corne est une farine de cornes et de sabots de bovins et de caprins. Elle est composée d'azote (environ 13-14 %| et de nombreuses matières organiques. C'est un engrais à décomposition très lente, que l'on utilise souvent à la plantation. Pour cela, il faut L'enfouir dans Le trou de plan- tation en le mélangeant à la terre de jardin. Le sang desséché : vendu sous forme de farine, il contient environ 13 % d'azote organique. Il stimule l'en- racinement, renforce les tiges et aide au développement du feuillage. La poudre d'os : cette poudre contient de l'azote, du calcium et du phosphore. Elle s'utilise comme un en- grais mais sert également d'activateur de compost & La cendre de bois (5) : c'est une excellente source de potassium et de calcium, mais aussi de phosphore et de magnésium, que l'on mélange à la terre du jardin après l'avoir laissée reposer dans un contenant. Veillez à ce que le bois utilisé soit un bois non traité car les matières toxiques se retrouvent dans les cendres. N'en abusez pas si votre sol est déjà trop calcaire. La cendre sert égale- ment d'antilimaces, car une barrière de cendre de bois entre vos rangs de légumes empêche les limaces et les escargots de passer. Nourrir et protéger les plantes
"^unns macération, décoction, infusion» sont des engrais -^naturels à base de végétaux, que Ion peut faire soi-même -. avec des plantes ramassées au jardin ou dans la campagne, ou que Ion peut acheter tout prêts selon les typesi Ces engrais végétaux stimulent la croissance grâce à lapport de sels minéraux et doligo-éléments, et renforcent également les défenses immunitaires des plantes. Comment ça marche ? Avant toute chose, il est essentiel de mettre l’accent sur une notion qui évitera toute ambiguïté et empêchera le jardinier d’aller au-devant de bien des désillusions : l'uti- lisation de préparations à base de plantes afin de fertiliser ou de soigner des plantes ornementales, potagères ou fruitières ne peut être envisagée que dans le cadre d'un jardinage biologique plus général Infusions, purins, macérations ou décoctions, peu im- porte : quelles que soient les préparations envisagées, les plantes « soignantes » ne seront d’une véritable efficacité que si elles viennent en complément de certaines autres techniques spécifiques à la culture biologique. Des techniques respectueuses de l’environnement Le jardinier devra donc mettre en œuvre ces diverses techniques respectueuses de la nature avant de pouvoir utiliser à bon escient certaines plantes pour en fertili- ser ou en soigner d’autres. Parallèlement, il devra aussi tendre à un équilibre le plus harmonieux possible entre les différentes chaînes d'êtres vivants présents dans le jardin. Et cela même si cet équilibre reste toujours fra- gile, en raison des conditions climatiques, de la pollution de l'air et des sols, d’une éventuelle proximité de cultures conventionnelles ou raisonnées... Parmi les principales techniques biologiques à mettre en œuvre, le jardinier pourra donner la priorité aux tra- vaux suivants : - la plantation de végétaux (fleurs, arbustes...) indi- gènes adaptés aux sols et aux conditions climatiques lo- cales, mais aussi celle de variétés anciennes appropriées aux conditions locales (la terre, le climat...) ; - la création de zones destinées à attirer, abriter, nourrir et abreuver les animaux utiles au jardin ; - Célimination systématique des plantes malades ; - la réalisation d'un compost ; - la fertilisation naturelle des plantations ; - au potager, la bonne association des légumes, en tenant compte des bénéfices que l’on peut tirer en asso- ciant des plantes amies, ainsi qu'une bonne rotation des cultures L'apport des préparations élaborées à base de plantes soignantes est donc une technique supplémen- taire tout à fait adaptée aux préceptes du jardinage bio- logique. Associée aux autres procédés spécifiques au bio, elle permet d'obtenir des végétaux sains. Cerise sur le gâteau : ces végétaux présenteront une infinité de quali- tés ornementales, olfactives, visuelles, nutritionnelles ou encore gustatives. Qualités essentielles qu'aucune plante traitée chimiquement ne sera à même d'offrir. Une fois de plus, si le jardinier respecte la nature, celle-ci le lui rend bien ! Plantes fertilisantes et plantes soignantes Priorité à la fertilisation Les plantes fertilisantes sont surtout intéressantes par leurs apports en minéraux et en oligo-éléments. Parmi
d'autres, L'ortie est une plante fertilisante type et le purin d’ortie en est une application bien connue. Très riche en azote, mais aussi en calcium et en potassium, ce célèbre purin, de plus en plus utilisé par les jardiniers biologiques, permet de résoudre pas mal de problèmes provoqués par un cruel manque d’éléments nutritifs. Même si l'utilisation d'un purin nutritif [un purin d'or- tie particulièrement riche en azote, un purin de consoude très riche en potasse...) est tout à fait compatible avec les principes du bio, il faut cependant souligner que cette uti- lisation déroge à l'un des fondements du jardinage et de L’agriculture biologiques, qui veut que l'on nourrisse les sols plutôt que directement les plantes. Pour respecter ce principe, les composts sont parfaits, les vers et autres organismes vivants dans le sol se chargeant de libérer progressivement du compost les éléments nutritifs indis- pensables aux plantes. Les purins travaillent d'une manière quelque peu différente. Pour efficaces et biologiques qu’ils soient, ils ne peuvent donc pas être appliqués trop systématique- ment et surtout pas de manière répétée. De même, ils ne peuvent pas devenir les outils d une «course au rende- ment ». Ils servent plutôt à résoudre certains problèmes ponctuels et, dans ce rôle bien spécifique, ils sont d'une exceptionnelle efficacité. O Des soins avant tout La majorité, pour ne pas dire la totalité, des végétaux contiennent des substances actives qui sont notamment mises en valeur par les adeptes des médecines douces et naturelles. Si de nombreuses plantes sont désormais solidement intégrées à la pharmacopée humaine, avec des résul- tats souvent excellents, il faut aussi savoir que certaines d'entre elles peuvent efficacement soigner d’autres végé- taux. Place, donc, aux plantes soignantes ! Extraites grâce à des décoctions, des macérations ou des infusions, ces substances actives bénéfiques ren- forcent sensiblement la santé générale des plantes et les aident à affronter les maladies, les conditions de culture plus difficiles ou plus rudes, les ravageurs, les aléas cli- matiques (sécheresse...), etc. [Cultiver, récolter, conservei Afin d'utiliser des plantes dont la teneur en substances bénéfiques est la plus élevée possible, il est impératif de respecter certaines règles essentielles. ® Peut-on les cultiver ? Si vous envisagez de cultiver vos plantes soignantes dans votre jardin, sachez que ce type de culture présente quelques avantages non négligeables. À commencer par le fait que cela permet de créer et de conserver un certain équilibre biologique au sein de votre parcelle et que votre lieu de récolte est aussi proche que facile d'accès. Une précision toutefois : la terre du jardin potager ne convient malheureusement pas à toutes les espèces. Bien sûr, vous pourrez tout de même les planter, mais votre sol, mal adapté, fournira des végétaux aux proprié- tés amoindries. Par« sol mal adapté », on n'évoque pas uniquement une terre pauvre ou déséquilibrée : un terrain trop riche fournira des plantes nettement moins intéres- santes. Elles seront en effet plus pauvres en parfum et moins généreuses en principes actifs. Reste une grande question : en dépit des avantages indéniables de ce type très spécifique de culture, est-il vraiment intéressant de cultiver des plantes soignantes dans son jardin ? La question mérite d'être posée lorsque, en lisant une étude officielle américaine, on se rend compte qu'une plante cultivée contient jusqu'à 180 % de vitamine A, 150% de calcium et 80% de vitamine C en moins (!) qu'une plante sauvage... G) Pour une conservation longue durée Les plantes que l'on fera sécher doivent être suspendues ou étalées dans un endroit aéré et chaud (mais à une tem- pérature inférieure à 30 OC. Une température supérieure détruirait les substances actives). En cours de séchage, il est conseillé de retourner les plantes à deux ou trois reprises pour éviter tout risque de moisissure. On se rend compte que les plantes sont sèches lorsqu'elles cassent à la manipulation. Une fois bien sèches, elles doivent être conservées dans un endroit sec et abrité du soleil. Elles peuvent être stockées dans des sacs en tissu, dans des caisses en bois (à condition que le bois soit non traité et propre), dans des bocaux en verre coloré, etc. Quel que soit le contenant, celui-ci doit filtrer le plus de lumière possible, car celle-ci détruit progressivement Les principes actifs des plantes stockées.
La décoction Préparer me décoction n'a rien de compliqué. La première étape consiste à couper les plantes le plus fmement possble, ce qui facilitera l'extraction des substances actives. Celui-ci étant terminé, la préparation doit être portée à ébuliton, ptus frémir pendant 30 à 40 mm u tes, dans un récpient non couvert Une précaution la composition d'une décoction ne reste jamais stable très longtemps C'est pourquoi cette préparation doit être utilisée rapidement et, en tout cas, dans les trois à quatre semâmes suvant son élaboration. a Il n'y a plus ensuite, qu’à les faire tremper dans ™"de l'eau, en respectant des proportions eau/plan tes qui varient selon le végétal utiksé. Mais pas n'mporte quelle eau ! L'eau du robinet, traitée chmquement, ne convient pas. Il faut lu préférer l'eau de pkue ou encore mieux, l'eau de source. Ce trempage doit durer 24 heures. ^j| À ce stade, elfe a ben mérité un peu de repos : accordez-lui un tour dhorloge (soit 12 heures ou, sj vous préférez, toute une nuit) avant de la filtrer soigneusement.
L'nfùsion est aussi simple que la décoction, a/ec des proportions eau/ plantes identiques. Io aussi, les plantes doivent être découpées très freinent, pus nxses dans un récrient non métallique. 'infusion Il suffit ensuite de verser de l’eau boulante sur les plantes, de couvre le récpent de son couverde et de laisser rfuser le tout jusqu’à ce que l'eau soit froide. Cette nfusion doit reposer 24 heures avant d’être fitrée. Sa conservation est plus courte que celle d'une décoction : elle doit être utilisée dans les jours qui suivent sa préparation.
En pratique La macération Le travaJ de préparation est le même que pour la décoction ou l'ofusKXi : les plantes doivent être très finement découpées avant d'être mises à tremper dans de l'eau froide (de l'eau de plue est parfaite) pendant une période comprise entre un et trois jours (sort 24 à 72 heures), & possible au soleil : la préparation n’en sera que plus efficace. Il est essentiel de ne pas dépasser trois jours de trempage. Passé ce délai, les bienfaits nsectodes de la préparation commencent à s'estomper 3 Une bonne récolte en trois points 1. Il est évident qu’il ne faut pas cueillir des plantes qui ont été contaminées par des substances chimiques ou des OGM. Il faut donc éviter de les récoltera la lisière des champs cultivés ou à la limite des parcelles de plantations OGM. De même, le bord des routes et des zones industrielles est à proscrire : la pollution atmosphérique et des sols y est trop importante. 2. Les plantes récoltées doivent être saines et vigoureuses. Les végétaux jaunis, brunis ou fanés ne trouvent aucune place ici. 3. Pour une question d’efficacité, la récolte ne peut pas être effectuée n'importe quand, car les végétaux ne disposent d'une quantité optimale de principes actifs que pendant certaines périodes de l’année. Le mieux est de réaliser la récolte par temps sec, quand le taux d'humidité est faible et que la rosée matinale n'est plus qu'un souvenir. Dans le même ordre d'idées, il est aussi préférable de ne pas récolter après une période pluvieuse : gorgées d’eau, Les plantes récoltées sont alors difficiles à faire sécher. Parties de la plante Période de récolte Graines Au moment où elles commencent à se détacher. Racines Pendant la période hivernale. La plante est au repos et elle y concentre ses principales réserves. Feuilles Peu avant la floraison. Dans la journée, il est conseillé d'attendre la disparition de la rosée matinale (elles sont alors bien gorgées de sève). Fleurs Après la rosée. Le mieux est de les récolter juste avant l'ouverture des boutons floraux.
Le purin La préparation est également différente. la, tes plantes (ou, en tout cas, tes parties a utiser) doivent être hachées et enfermées dans un sachet perméable qui jouera un rôle de filtre à la fin de la fermentation. Une seule exception à cette règle : l'ortie s’utfce entière. Les proportions à respecter sont fades à retenir : I faut compter 200 g de plantes séchées ou 1 kg de plantes fraîches pour 10 litres d'eau (iq aussi, I faut privilégier l'eau de plue ou de source et éviter les eaux traitées par te chlore ou trop cale ares). Ne pas oubter de tester te sachet contenant les plantes d'un poids, afn qui ne remonte pas à la surface Le matériel nécessare à la réalisation d'un pum est un peu plus spécifique que pour ire décoction, une nfusion ou ire macération. Seuls des réeptents en jès ou en bois, éventuellement en tôle émaillée ou en rcw, conviennent Ji Le fumet s caractéristique du purn va s'élever du récipient au bout de quelques jours seulement (ce sera un peu plus rapide par temps chaud). En fonction de la chateuc i faut une à deux semanes pour que le purn ne produise plus de baies. C'est le moment de retrer le sachet de plantes du récipient □ Le récipient doit être couvert, mas pas de manière totalement hermétique : Car doit pouvor crciiec Un brassage quotdcn permettant de face tourner le sachet dans l'eau est essentiel La dation des puons vane d'une utilisation à l'autre. D'une mantere générale, on peut cependant dre que tes pems destinés à être pulvérisés sur le fculage des plantes à trader doivent être plus dlués que tes purns destinés aux sols et aux racres. Une importante précision à ce sujet : il ne faut jamais apporter de punn par temps ensoleillé ou sir un soi sec.
En purin Dilution J Partie utilisée J Concentration 5 Toute la plante fraîche 300 g/litre Toute la plante sèche 30 g/litre Elle peut être pulvérisée sur les j framboisiers (pour combattre l'acarien du framboisier!, sur ' les choux (au printemps et en ! automne, pour combattre l'altisel, ! sur le prunier (après la chute d des pétales, pour combattre l'hoplocampel... Mariages heureux Utilisations En infusion En décoction Pure Fleurs sèches 150 g/litre La camomille romaine peut être pulvérisée sur les jeunes ! plants pour combattre de nombreuses maladies, mais aussi sur les châssis des couches d pour y entraver la formation de moisissures. Au potager, elle peut être plantée près des choux : elle en éloigne la piéride. L'absinthe peut être pub/érisée au printemps pour traiter la rouille du groseillier, pour combattre fourmis, chenilles et autres pucerons. absinthe Artemisia absinthium Fam. : Astéracées Absinthe suisse, armoise amere, herbe des vierges, herbe aux vers, aluyne...
achillee millefeuille' Achille# millefolium Farn. ; Astéracées He^ aux ^^e-vlnus, herbe de la Saint-Jean, sLt-Joseph, herbe à dinde Dilution J Partie utilisée { Concentration } Utilisations En macération 10 cl/Utre Fleurs sèches 20 g/litre L'achillée millefeuille peut être pulvérisée préventivement sur toutes les plantes pour combattre les maladies cryptogamiques (c'est-à-dire des maladies causées par un champignon ou un autre organisme filamenteux parasite. Ces maladies représentent environ 90 % des maladies des végétaux. En décoction Pure Fleurs fraîches 100 g/ litre Elle peut arroser le compost pour en activer la décomposition. Elle aide aussi à la minéralisation du calcium et du potassium dans la matière organique en fermentation. De ce fait, elle contribue à fournir au sol un humus riche en éléments parfaitement assimilables. En infusion Pur Feuilles fraîches 150 g/litre Elle peut préventivement être pulvérisée sur les tomates et les céleris pour éviter l'apparition des septorioses (des maladies fongiques des végétaux). Elle peut aussi être pulvérisée sur les arbres fruitiers et les vignes pour combattre la rouille, l'oïdium ou la tavelure. Dans ce cadre, elle retarde et diminue les traitements à base de soufre. Mariages heureux L'achillée millefeuille peut être plantée au cœur de massifs de plantes aromatiques, potagères ou médicinales : elle permet d'accroître les qualités gustatives et aromatiques des plantes qu'elle accompagne. Elle leur permet aussi de mieux résister aux attaques d'insectes.
Utilisations décoction Mariages heureux Dilution J Partie utilisée J Concentration Allium sativuw Fam. : Alliacées Thériaque des paysans, thériaque des pauvres... 8 à 10 cl/litre Bulbe haché 75 g/litre L'ail peut être pulvérisé sur les fraisiers début mai, à raison de 3 pulvérisations à 3 jours d'intervalle chacune. Une pulvérisation après récolte peut aussi être effectuée. Ce traitement permet de lutter contre les maladies cryptogamiques : la cloque et la pourriture grise. 20 cl/litre Bulbe haché 100 g/litre L'ail fait un excellent trempage pour les graines afin de les aider à lutter contre les maladies cryptogamiques. Pure Bulbe haché 100 g/litre L'ail peut être pulvérisé sur les choux [pour lutter contre la piéride|, sur les framboisiers, fraisiers et groseilliers (contre le puceron et l'acarien du framboisieri et sur les pommiers (contre le carpocapse, un insecte dont la larve se développe à l'intérieur des fruits). Enfin, il peut aussi être pulvérisé sur le sol pour combattre les larves de taupin. Au potager, L'ail peut être planté à proximité immédiate des fraisiers ou des tomates, car il protège ces derniers du tétranyque tisserand, un acarien parasite. Et dans le verger, l'ail planté près des arbres fruitiers préservera ceux-ci des insectes suceurs, lia aussi la réputation de protéger efficacement le pêcher de la cloque.
BARDANE Utilisations Des feuilles de bardane séchées disposées en paillage autour des pieds de pomme de terre limitent l'apparition du mildiou. En effet, la bardane a la capacité de concentrer les ions de cuivre et se révèle donc un excellent fongicide. Mariages heureux Dilution J Partie utilisée J Concentration Arctium lappa Fatn. : Astéracées Bouillon noir, napolier, glouteron, gratteau, herbe à teigne, oreille de géant. En macération ! 5 cl/litre 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Toute la plante fraîche, avant floraison 100 g/litre Elle peut être pulvérisée contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate. Un léger problème, cette macération, contrairement à la plupart des autres, a vraiment une odeur désagréable de purin. ! 25 cl/litre 1 1 1 1 1 1 . « Toute la plante fraîche, avant floraison 100 g/litre En pulvérisations sur les plantes chétives, cette préparation les stimulera et les aidera à reprendre un bon développement.
bouleau blanc Betula pendula Fam. : Bétulacées Aulne blanc, bois à balais, arbre de la sagesse... Utilisations 20 cl/litre 100 g/litre Feuilles fraîches Le bouleau blanc peut être pulvérisé sur les arbres fruitiers J un peu avant la floraison et de J préférence par temps humide. j Ce traitement est efficace contre la tavelure. Il faut cependant souligner qu'il s'agit ! exclusivement d'un traitement préventif, qui n'a aucune réelle ! efficacité si la maladie est déjà ! présente. En purin Dilution J Partie utilisée J Concentration J
En infusion En décoction CAMOMILLE ROMAINE Chamaemelum nobiïe Fam. : Astéracées Camomille noble, camomille odorante, anthémis odorant, camomille d Anjou- Dilution । Partie utilisée । Concentration ' Utilisations macération Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 150 g/litre La camomille romaine peut arroser le compost afin de lutter j contre la pourriture dans le tas. !| Parallèlement, elle active la vie ! bactérienne. Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 50 g/litre Elle peut être pulvérisée sur les ! légumes tout au long de l'année ! pour donner de la vigueur aux J plantations. Elle a le même effet J lorsque les semences y sont trempées. : 10 cl/litre । । । । Fleurs sèches 50 g/litre Pulvérisée sur les fèves, la camomille pemet de lutter contre ! les pucerons. 1 1 1 1 ! 10 cl/litre 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 20 g/litre Une pulvérisation de camomille ! sur les céleris permet de lutter !| contre l'oïdium. 1J 1 1 1 1 1 Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 150 g/litre La camomille romaine peut être pulvérisée sur les jeunes ! plants pour combattre de nombreuses maladies, mais aussi sur les châssis des couches ! pour y entraver la formation de ! moisissures. Mariages heureux La présence de camomille romaine à proximité des choux et des oignons permet, paraît-il, d’obtenir de meilleurs rendements. La plante possède encore la réputation d'augmenter la teneur en huiles essentielles des menthes près desquelles elle est plantée.
CAPUCINE iropœeolum m%jus Fam. : Tropéolacées Fleur d'amour, cresson d'Inde, cresson du Mexique, mastouche... Utilisations 150 g/litre infusion Mariages heureux La capucine peut servir au brossage et au lavage des arbres fruitiers. Ce qui permet de lutter contre le chancre. La préparation peut aussi être pulvérisée au printemps sur ces mêmes arbres afin de faire un sort au puceron lanigère. Une autre manière d’éloigner le puceron lanigère consiste à planter des capucines au pied des arbres (notamment les hêtres, les pommiers...) : ce serait l’odeur de la fleur qui gênerait les insectes. La capucine peut aussi être installée au pied des pêchers pour les protéger de la cloque. Au potager, elle trouve sa place à proximité du chou brocoli, du haricot ou de la fève : elle les protège du puceron noir, en les attirant sur elle. Petite astuce 100 % bio : en laissant les pucerons sur les capucines (à condition que celles-ci soient assez nombreuses), il se crée ainsi un véritable garde-manger pour auxiliaires du jardinier ; les coccinelles, par exemple, en sont particulièrement friandes. Pure Feuilles et fleurs fraîches [ Dilution J Partie utilisée J Concentration [ Avant toute chose, il faut savoir que les variétés à fleurs jaunes sont à privilégier : elles seraient plus efficaces que les autres variétés pour combattre les parasites.
Utilisations Dilution [ Partie utilisée J Concentration J Écorces broyées 100 g/litre Pure L'infusion d'écorces de chêne peut être puh/érisée sur quasi toutes les plantes. Ce traitement permet de prévenir l'apparition de nombreuses maladies. CHÊNE PÉDONCULÉ Guère us robur Fam. : Fagacées Chêne blanc, gravelin, châgne... En infusion En purin 10 cl/litre Feuilles sèches et écorces broyées 150 g/litre Il peut utilement servir à l'arrosage des arbres fruitiers et des légumes du potager : cela stimule la résistance des végétaux ainsi traités aux maladies. Là aussi, il s'agit d'un traitement préventif. En mulch Mélange de feuilles et decorces Ce mulch fait fuir les chenilles, larves de hanneton et autres limaces. D'autre part, un mulch de feuilles de chêne stoppe net la ponte des taupins.
CONSOUDE Utilisations purin mulch Mariages heureux symphytum uplandicu^ Fam. : Boraginacées Dilution J Partie utilisée J Concentration 10 d/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre La consoude de Russie peut être pulvérisée sur tous les végétaux en cours de croissance afin de combler leurs éventuelles carences en azote organique et/ ou en potasse. 10 d/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut servira arroser les tomates, mais sans dépasser 50 cl/jour. Cela favorise la croissance des plants. 5 cl/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut servir à arroser choux et céleris. Ne jamais dépasser un arrosage hebdomadaire. Cette opération favorise la croissance des végétaux. Toujours dans le même but, un purin jeune (entre 25 et 50 cl/litre - fleurs, tiges et feuilles fraîches - 100 g/litre), peut arroser la terre autour des plantes ornementales et d'intérieur. On peut utiliser les feuilles de consoude en mulching protecteur et nourricier sur bien des plantes. Cette technique est intéressante pour les plantes aux racines superficielles risquant d'être endommagées par le binage. Si le jardin est bordé par un terrain négligé envahi de mauvaises herbes, il peut être utile de planter de la consoude, qui fera barrage à l’envahissement par des herbes indésirables venant de 1‘extérieur. Conseil de plantation : un plant de consoude tous les 30 cm, sur 2 ou 3 rangs.
FOUGERE MÂLE Dryopteris filix-mas Fam. : Polypodiacées Mains de Saint-Jean, porte-aigle, fayere faussette... **** Dilution J ! Partie utilisée J [ Concentration ] J Utilisations '| En b macération |i 11 11 11 11 11 11 ’i Pure Feuilles sèches 10 g/litre La fougère mâle peut être utilisée '| toute l'année en brossage ou J en pulvérisation sur les troncs, ! branches et tiges des arbres. ! Le p uc eron la ni g ère a h orreu r ! de cela • ! En purin 11 II 11 11 II II 1 II 11 II II 1 h 11 F i 11 11 |i |i । li h |i |i |i 11 1 11 1 1 li Pur Feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut être pulvérisée préven t ivem en t sur d e n om breu x ! 1 végétaux afin d'éviter l'apparition ! de rouille ou de maladies cryptogamiques. Il est aussi possible de la pulvériser sur le ! sol pour lutter contre les limaces ! et résoudre certaines carences ! en magnésium ou en potasse. ! Enfin, ce même purin peut encore être pulvérisé pendant ! la période hivernale, avant que U les bourgeons commencent à il gonfler, sur toutes les cultures J pour traiter les attaques de cochenilles et de pucerons lanigères. Pour être efficace. !| ce dernier traitement doit être !| répété 4 ou 5 fois. !| I1 1 11 11 ri |i II |i 10 cl/litre Fleurs fraîches 100 g/litre Une pulvérisation au début du printemps sur l'ensemble ! des cultures prévient l'apparition 1 et l’invasion des pucerons.
lierre Utilisations 100 g/litre Feuilles fraîches Pure Le lierre joue le rôle d'insectifuge et d'insecticide contre les acariens, les aleurodes et les pucerons. Cette décoction est d'ailleurs très efficace contre ces derniers. En décoction Dilution î Partie utilisée J Concentration [ U ';‘yî [à.'T \ ,.*u En purin 5 cl/litre Feuilles fraîches hachées 100 g/litre Insectifuge et insecticide plus puissant que la décoction, ce purin doit être appliqué par pulvérisation tous les cinq jours environ. Attention, pendant la fermentation, des bulles blanches vont apparaître, qui n'ont rien à voir avec le processus. IL s'agit simplement d'une réaction de la saponine contenue dans les feuilles. Hedera hélix Fam. : Araliacées Couronne de terre, courroie de Saint- Jean, bourreau des arbres...
infusion OIGNON Allium cepa Fam. : Alliacées Oignon des cuisines, oignon des jardins.- Dilution ; Partie utilisée , Concentration , Utilisations macération Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 Tout le bulbe 20 g/litre Pour lutter contre le mildiou et II l'oïdium, l’infusion d’oignon est II pulvérisée pendant une semaine il sur les plantes atteintes, une fois II par jour, un jour sur deux. Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 a l i i a i a a Bulbe 650 g/litre Cette infusion se réalise en ajoutant à l'oignon haché 50 g il d’ail haché. Elle est très utile il en prévention des maladies cryptogamiques. En période chaude et humide, propice à leur apparition, il faut donc II pulvériser l’infusion une fois par II jour pendant une semaine sur I les végétaux à protéger. 5 cl/litre Pelures d'oignon 30 g/litre L'oignon peut être pulvérisé contre le ver de la carotte. 1 Au potager, l'oignon et la carotte se protègent mutuellement contre la mouche de l'oignon et le ver de la carotte. Au verger, l’oignon protège le pêcher de l'apparition de la cloque. Mariages heureux
Dilution J Partie utilisée J Concentration J Utilisations En macération 2 à 3 jours 2 cl/litre 100 g/litre 100 g/litre Toute la plante fraîche L'ortie peut être pulvérisée sur les feuilles et les rameaux des plantes avant l'éclosion des bourgeons, au début de l'apparition des jeunes feuilles. Cela aide les plantes à lutter contre les acariens et les pucerons. 12 heures maximum 5 cl/litre L'ortie peut aussi être pulvérisée sur les rameaux des poiriers pour lutter contre le psylle, un minuscule insecte ressemblant à la cigale. Pour être efficace, ce traitement doit être effectué au moins deux fois par semaine. En infusion Pure En purin Toute la plante fraîche Pure 2 heures maximum Toute la plante fraîche 100 g/litre L'ortie peut être pulvérisée sur les feuilles des rosiers pour renforcer leur résistance aux pucerons. Si les attaques de pucerons sont violentes, il ne faut pas hésitera répéter ce traitement 2 ou 3 fois par semaine. Feuilles et tiges fraîches 200 g/litre L'ortie peut encore être pulvérisée sur les jeunes plants de chou pour combattre le charançon gallicole. 100 g/litre Le célèbre purin d'orties peut être utilisé de quatre manières différentes, mais toujours sur les mêmes bases de dilution. Il peut servir à arroser les pommes de terre pour combattre le doryphore ; à arroser les tomates et les pommes de terre pour prévenir le mildiou ; il peut servira l'arrosage des jeunes plantations pour stimuler leur croissance ; et il peut être pulvérisé sur les rameaux et les bourgeons pour éviter la chlorose des feuilles. En fertilisant L'ortie peut aussi être employée comme un activateur de compost ou comme fertilisant au verger et dans le potager : il suffit d'y planter quelques touffes d'orties [leur nombre dépendant de la taille du verger ou du potager) pour obtenir un effet fertilisant non négligeable. 5 cl/litre Toute la plante fraîche urtica dioica Fam. : Urticacées Ortie brûlante, ortie méchante, grande ortie, ortie gringe... ORTIE
PISSENLIT Utilisations Taraxacum officinale Fam. : Astéracées Couronne de moine, laitue de chien, liondent, salade de taupe, dent-de-hon, tête de moine, sou d'or, pichaulit... Dilution J Partie utilisée J Concentration En infusion Pure Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Le pissenlit peut être pulvérisé sur l’ensemble des cultures afin de renforcer la résistance des végétaux face aux attaques de champignons. En purin Pur Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Le pissenlit est recommandé au printemps pour l'arrosage des sols autour de toutes les plantations pour stimuler la croissance des végétaux. En purin dilué 20clAitre Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Un arrosage du sol et de toutes les plantes stimule la croissance de ces dernières. Ce purin peut utilement être intégré en quantité dans un compost.

PYRETHRE t de dalmatie ranacetum cinerarilfohuin Fam. : Astéracées Chrysanthème insecticide, tanaisie a feuille de cinéraire
raifort | ArMoracia rusticanœ Fam. : Brassicacées Cresson de Bretagne, grand raifort moutarde des Allemands, moutarde des Capucins, radis de cheval, cran de Bretagne- Dilution j Partie utilisée J Concentration [ Utilisations En décoction 30 g/litre Le raifort peut préventivement être pulvérisé sur les fleurs et les arbres fruitiers (fruits à noyaux et à pépins) afin d'éviter l'apparition de la moniliose. Encore appelée pourriture des fruits, il s'agit d'un champignon ravageur qui peut mettre une récolte à mal. Cette maladie apparaît généralement au printemps, favorisée par un climat humide. En infusion Mariages heureux Le raifort planté à proximité immédiate des pommes de terre a la réputation de rendre ces dernières nettement plus vigoureuses et plus résistantes aux attaques de doryphores. Pure Racines et feuilles fraîches Pure Racines et feuilles fraîches Pure 30 g/litre 30 g/litre Utilisation identique à celle de la décoction non diluée. Racines et feuilles fraîches Le raifort peut aussi servir au trempage des grainesafin de les protéger de la maladie du pied noir.
Pure Feuilles fraîches 200 g/litre Employée pure, cette préparation plus concentrée que l'infusion permet de lutter contre les pucerons et les chenilles (notamment la teigne du poireau et le ver de la pomme). Elle se pulvérise sur les végétaux atteints tous les trois ou quatre jours, pendant deux semaines. C'est également un excellent anti- limaces. Quelques feuilles de rhubarbe enterrées entre les plants de choux permettent de lutter contre la pourriture grise. En macération Mariages heureux En infusion Pure 150 g/litre Feuilles fraîches L'infusion non diluée de feuilles de rhubarbe permet de repousser les pucerons et la teigne du poireau. Pour cela, il faut pulvériser le feuillage des légumes atteints tous les trois ou quatre jours, pendant deux semaines. En prévention, elle évite l'apparition de la hernie du chou (à pulvériser un mois après la plantation des végétaux!. Dilution Partie utilisée J Concentration J Utilisations RHUBARBE Rheum palmatum Fam. : Polygonacées Rhubarbe palmée, rhubarbe de Chine, rhubarbe de Moscovie...
SAPONAIRE Saponaria officinalis Fam. : Cary ophyl lacée s Savon de fosse, herbe à savon, saponnière, herbe à foulon... Dilution J j Partie utilisée J [ Concentration ! Utilisations d En infusion Pure Feuilles et tiges fraîches 100 g/litre La saponaire passe pour être J un insecticide très efficace contre les pucerons. Elle permet 1 de limiter efficacement les pullulations d'insectes. En purin 10 cl/litre Feuilles et tiges fraîches 100 g/litre Même vocation que l’infusion, J mais plus concentrée. Attention 1 aux bulles blanches qui se forment pendant la fermentation, 1 elles n'ont aucun rapport avec le ; processus et ne doivent donc pas j être prises en compte.
SAUGE OFFICINALE Sa/via officina/is Fam. : Lamiacées Sauge de Grèce, grande sauge, herbe sacrée, thé de Provence... Utilisations Mariages heureux En infusion En macération Dilution J Partie utilisée { Concentration J 10 clAitre 1 1 a a i 1 l Feuilles et fleurs fraîches 100 g/litre L’infusion diluée de sauge est un très bon insectifuge : elle a une action répulsive contre les acariens, la mouche de la carotte et la piéride du chou, notamment 10 clAitre । • Feuilles et fleurs fraîches 100 g/litre La pulvérisation de cette préparation sur les plants de pomme de terre les protège contre le mildiou. Un plant de sauge installé près des rosiers fera fuir efficacement les pucerons. D'autre part, les limaces n'apprécient guère la sauge : elle peut alors être utile comme répulsif pour les jeunes pousses de légumes.
SOUCI Utilisations 100 g/litre Le souci peut arroser les tomates, les choux... qui sont en début de croissance. Cet arrosage stimule la croissance des végétaux traités. Ce traitement est plus efficace s’il est effectué après la pluie. Calendula officinal)s Fam. : Astéracées Souci des jardins Entre 5 et 10 d/litre Plante entière, après la floraison Dilution J Partie utilisée J Concentration
SUREAU NOIR Sambucus nigra Fam. : Caprifoliacés Sambuc, sur au, arbre de Judas, gran sureau, sambéquier, seuillet... En purin En décoction Dilution j Partie utilisée [ Concentration ! Utilisations J Pure Feuilles et tiges fraîches 150 g/litre Le sureau noir peut être pulvérisé ! sur les carottes (pour lutter contre la mouche), sur Les rosiers ! Ipour lutter contre le mildiou) ! et sur r ensemble des cultures ! pour contrer chenilles et autres ! pucerons. Pur Feuilles fraîches uniquement 200 g/litre Il est possible d'en arroser toutes ! 1 les cultures pour éloigner taupes !| et mulots. Le p lu s eff ic ac e e st ! 1 de verser ce purin directement ! ! dans les trous des galeries et de recommencer cette opération à plusieurs reprises, !| à deux jours d’intervalle entre ! J les arrosages.
décoction TANAISIE Tanacetum vulgare Fam. : Astéracées Herbe amère, barbotine, sent-bon, herbe de saint Marc, herbe du bon chasseur... Dilution , Partie utilisée ; Concentration ; Utilisations infusion En macération purin Pure Fleurs séchées 30 g/litre La tanaisie peut être pulvérisée I sur toutes les cultures. Elle agit ! alors comme répulsif pour un ! grand nombre d'insectes. Pure Toute la plante fraîche 300 g/litre Elle peut être pulvérisée sur le 1 chou pour lutter contre la mouche il et la piéride. Elle peut aussi être 1 pulvérisée sur le pommier contre 1 le carpocapse. fraîche Toute la plante fraîche 300 g/litre On la pulvérise sur les fraisiers au printemps et en automne pour lutter contre les acariens. 1 Avant semis, elle peut aussi être pulvérisée au potager sur 1 les épinards, les haricots, les 1 pois ou les salades pour contrer il la mouche des semis. Après la chute des pétales, elle peut il encore être pulvérisée sur les il pruniers : c'est un traitement efficace contre l’hoplocampe. i’ Pure 3 jours de macération Fleurs sèches 30 g/litre La tanaisie doit être pulvérisée i préventivement sur les pommes i de terre ou les tomates pour i lutter contre le mildiou et la rouille. Entre 10 et 20 cl/ütre Toute la plante fraîche 200 g/litre Il est possible d'en arroser préventivement de nombreuses plantations pour lutter contre le I mildiou, la rouille ou les insectes. 1 La tanaisie passe aussi pour être une plante amie de la vigne et des framboisiers. Mariages heureux
VALÉRIANE Valeriana officiiw/is Fam. : Valérianacées Herbe de saint Georges, herbe du loup, gué rit-tout— Extrait (obtenu en pressant les fleurs, au moyen d'un presse-ail, par exemple, pour en obtenir le suc.) Mariages heureux Dilution J Partie utilisée [ Concentration J Pur Fleurs fraîches 1 goutte/litre La valériane peut être pulvérisée J en brouillard sur les fleurs ainsi ! que su ries arbres fruitiers, afin ! de favoriser l'apparition des fleurs. L'idéal est de procéder ! dans le courant de l'après-midi, ! juste avant les gelées : cette pulvérisation protège aussi les i végétaux traités des petites gelées. Pur Fleurs fraîches 2 gouttes/litre Elle peut aussi être préventivement pulvérisée sur le céleri et les tomates afin d'éviter la septoriose, une d maladie cryptogamique due à ! un champignon qui se propage d par forte humidité et lorsqu'il d fait relativement chaud (au moins 20°C|. Ce champignon se ! propage au départ de semences ! ou de plants contaminés et peut ! entraver le développement et ! la fructification des végétaux ! touchés. Pur Fleurs fraîches 10 gouttes/litre La valériane peut servir de trempage aux semences pour J leur éviter d'attraper la maladie J du pied noir. La valériane peut également être plantée, bien disséminée, dans le jardin : elle stimule l’activité des sols et notamment celle des vers de terre, précieux auxiliaires du jardinier bio.
El : W ' : 0) : : 4-» : si i "cL s : : «J iq : CU: -m ; Les autres plantes soignantes J Plante | ' \ MMmM Chou ; Utilisation Purin J Réalisation et utilisation J Faites fermenter 300 g de feuilles de chou (choisissez celles de l'extérieur! dans 1 litre d'eau. ‘ Pulvérisez pur contre la hernie du chou. Puk/érisez ! dilué à 5 % contre les altises. ! 1 TJJ-/ Ciboulette Macération Faites macérer 60 g de ciboulette dans 1 litre d'eau pendant 24 heures. Filtrez et utilisez pur en ; pulvérisation contre la tavelure de la pomme, ainsi I que le mildiou du concombre et des courges. . Coriandre Infusion Hachez 30 g de coriandre fraîche et faites-la infuser J dans 1 litre d'eau bouillante pendant 30 min à 1 heure. Filtrez et utilisez pur en pulvérisation contre les acariens. Genêt Purin Faites macérer pendant 2 à 3 semaines 100 g de ! jeunes branches de genêt dans 1 litre d'eau de pluie. Filtrez et utilisez pur en pulvérisation : cette ! solution agit comme un répulsif des papillons tels ; que la piéride du chou. Mélisse Infusion Faites infuser 60 g de fleurs et de feuilles fraîches ' hachées de mélisse dans 1 litre d'eau bouillante. ! Filtrez et pulvérisez pur sur les plantes attaquées J par les aleurodes, les fourmis et les pucerons. * > Menthe ?- ' - -teJA'* poivrée JfcJi ,> Infusion Faites infuser 60 g de feuilles de menthe fraîches ! hachées dans 1 litre d'eau bouillante. Laissez infuser 30 min à 1 heure, fîltez. puis pulvérisez pur ! sur les plantes envahies par les doryphores ou les J fourmis ' N oye r Purin Hachez 200 g de feuilles de noyer (ou 20 g de feuilles ’ sèches) et mettez-les dans 1 litre d'eau de pluie. ( Faites macérer pendant 2 à 4 jours avant de filtrer. : Pulvérisez pur sur les plantations envahies de pucerons ou de chenilles. , :<w Persil Infusion Faites infuser 60 g de persil frais haché dans 1 litre ' d'eau bouillante pendant 30 min à 1 heure. Filtrez î et utilisez pur en pulvérisation contre la mouche ’ de l'asperge. Rue gggg Purin Dans 1 litre d’eau, faites fermenter pendant 10 jours 100 g de feuilles et de tiges de rue hachées ! grossièrement, récoltées avant la floraison. Utilisez ! ce purin dilué à 20 %, en pulvérisation sur les plantes attaquées par les limaces, les mouches ! et les pucerons. ^'a, Tomate • f ' • *x Purin Hachez 100 g de feuilles et de tiges de tomates (vous pouvez ainsi utiliser tous vos gourmands! ! et plongez-les dans 1 litre d'eau. Laissez macérer ! pendant 1 à 3 jours, puis filtrez. Utilisez pur en pulvérisation préventive contre la piéride, l'altise, la teigne du poireau et la mouche de l'asperge, ainsi ! qu'en traitement curatif contre les pucerons.
e jaidm regorge de ressources, notamment les animaux prédateurs des insectes et gastéropodes tant redoutés par J___Ile jardinier Ces espèces participant à lôqullibre biologique, le jardinier a tout intérêt à les attirer sur son terrain Vive la biodiversité Les livres de jardinage réduisent leur approche de la faune à une liste d'espèces « nuisibles », dont le doryphore est le modèle. Suivent en général quelques recettes poursen debarrasser, qui donnent une grande place aux produits chimiques. Cette approche réductrice s ouvre parfois aux espèces «utiles», c’est-à-dire s'attaquant aux espèces nuisibles, dont la plus populaire est la coccinelle. Dans une approche écologique du jardin, donc en considérant celui-ci comme un milieu de vie où s'enche- vêtrent les pyramides alimentaires, un insecte comme le puceron, classé partout le monde dans les « nuisibles », doit être considéré comme utile. En effet, sans pucerons, pas de coccinelle. Ce qui peut poser problème, ce n'est pas la présence des pucerons, c'est la croissance de leurs populations au-delà d'un certain seuil, au-dessus duquel ils causent des dégâts. La plupart des animaux du jardin ne sont classés ni dans les « nuisibles », ni dans les « utiles ». On pourrait croire que leur présence est indifférente. Fausse impres- sion, due à notre méconnaissance du fonctionnement de ce milieu naturel en réduction qu'est le jardin. Tous jouent un rôle essentiel. Quelques-uns peuvent effectivement poser des problèmes, mais la plupart ont une influence bénéfique méconnue. La grande cohorte des végétariens La faune du jardin s'insère dans des pyramides alimen- taires complexes, où chaque espèce joue un rôle. Les es- pèces « nuisibles »se recrutent parmi les végétariens, qui ont parfois le tort de manger les mêmes fruits ou légumes que nous. Les mangeurs defeuilles, comme la chenille de piéride du chou, sont très nombreux. Souvent, le régime alimentaire des adultes est différent de celui des larves. Les papillons de piéride, par exemple, boivent le nectar des fleurs. Toutes les parties des végétaux sont suscep- tibles d'être consommés : les racines par les larves de hanneton, la sève par les cicadelles, les graines par les bruches, etc. Parfois, ces végétariens ne sont détectables que par leurs traces, quand ils provoquent des galles ou des mines. Notons que ces végétariens nuisibles deviennent utiles quand ils dévorent les «mauvaises herbes», comme la chenille de paon de jour avec l'ortie. En fait, les animaux végétariens, dans le grand équi- libre dynamique de la nature, sont chargés d'empêcher qu'une espèce végétale domine sur les autres. Par nos méthodes de culture favorisant quelques espèces seule- ment, nous offrons à certains végétariens des ressources quasi infinies. Prédateurs et parasites Les animaux utiles se recrutent parmi les prédateurs et les parasites s'attaquant aux « nuisibles ». Au jardin, de nombreux prédateurs généralistes chassent sur le sol ou dans la végétation, comme les carabes et les carabiques s'attaquant à de nombreux invertébrés terrestres, ou la grande sauterelle verte. D'autres sont plus spécialisés, comme la coccinelle, la chrysope et le syrphe, qui com-
Nourrir et protéger les plantes posent Le cortège bien connu et Largement exploité en agriculture biologique des ennemis des pucerons. Certaines espèces, quoique très utiles par La masse des proies consommées, ont parfois mauvaise réputation, comme les guêpes sociales amatrices de fruits mûrs, mais qui capturent mouches et chenilles en nombre pour leurs larves Les araignées tisseuses de toile, qui ne consomment que des proies vivantes, interceptent les insectes volants. Les espèces parasites, comme les ichneumons chez les guêpes ou les tachinaires chez les mouches, sont beaucoup plus discrètes. Elles seules pourtant sont ca- pables de briser la pullulation d'une espèce végétarienne et d'effondrer ses populations en quelques semaines. Indispensables pollinisateurs Pour être fécondées, les plantes ont besoin que le pollen soit transporté d'une fleura l’autre. C'est rarement l'eau, parfois lèvent, et le plus souvent un animal qui se charge du travail. En Europe, 80 % des plantes supérieures sont pollinisées par des animaux, quasi exclusivement des in- sectes. Au jardin. pas de tomate, de courgette, de fraise ou de cerise sans insectes. La relation fleur-insecte connaît plusieurs degrés. Au début, l'insecte broutait la fleur, comme h cétoine. Puis il a bu le nectar, qu'il a du mal à atteindre avec des pièces buccales non transformées, comme Les mouches ou Les guêpes. Les pollinisateurs les plus efficaces sont très bien équipés, par exemple les papillons, avec leur trompe déroulante plongeant au fond des fleurs les plus pro- fondes, ou les abeilles solitaires, munies d'une langue et de corbeilles à pollen sur les pattes. Les espèces les plus efficaces sont sociales, comme les bourdons ou l'abeille domestique. animales sont recyclées par Les bousiers et les asticots des mouches, alors que les cadavres d'animaux attirent des recycleurs très spécialisés, comme les nécrophores ou les mouches bleues. Les vertébrés à la fête Toute cette masse d'invertébrés représente une ressource alimentaire importante pour de nombreux vertébrés. Le crapaud, qui fait partie des batraciens, ou l'orvet, qui fait partie des reptiles, chassent au sol et la nuit toutes les proies qui passent à leur portée, des vers et des mol- lusques aux insectes. Les oiseaux sont très nombreux à chasser les in- sectes, qu'ils soient exclusivement insectivores, comme les mésanges, ou qu'ils chassent seulement pour nourrir leur couvée, comme les moineaux. Si les oiseaux du jardin sont actifs principalement Le jour, Les mammifères sont surtout nocturnes. Hérissons et musaraignes chassent au sol, alors que les chauves-souris sont spécialisées dans la capture des papillons de nuit, qui ont adopté un vol nocturne pour échapper aux oiseaux ! Communier avec la nature Au-delà des services concrets que les animaux béné- fiques du jardin nous rendent, leur seule présence nous permet de conserver jour après jour un contact positif avec la nature. Le bourdonnement des abeilles dans le cerisier en fleur, le chant des oiseaux au lever du jour, le ballet des papillons dans le massif de lavande, la visite du hérisson autour de La table de jardin un soir d'été, La ren- contre impromptue du crapaud en travaillant au potager, autant de petits plaisirs qui justifient de jardiner autre- ment pour faire une large place à cette petite faune. Les éboueurs de l'ombre La matière organique morte, d'origine végétale ou ani- male. est composée de molécules trop complexes pour être assimilables par les racines des plantes. Pour que le sol soit fertile, cette matière organique doit être miné- ralisée. Cette minéralisation est surtout le fait des bac- téries, mais leur action est fortement accélérée par celle de nombreux animaux qui fragmentent et prédigèrent La matière organique. Les déchets végétaux au sol ou dans le tas de compost nourrissent les larves de cétoines et les collemboles, ainsi que les vers de terre, dont l'action est fondamentale. Des tissus végétaux aussi durs que le bois sont atta- qués et réduits en poussière par de nombreux insectes, comme les longicornes ou les lucanes. Les déjections Pas de pesticides, du naturel Premier commandement pour accueillir de nombreux animaux bénéfiques au jardin : ne plus utiliser de produits chimiques, toutes ces spécialités en -eide qui tuent bien au-delà des espèces visées. Deuxième commandement, laisser une large place à la nature, et en particulier aux plantes sauvages. Leur in- troduction au jardin, ou leur simple conservation, car elles apparaissent bien souvent toutes seules si on ne les ar- rache pas, ne se fait pas n'importe comment. Elles n'ont d'intérêt que si elles sont groupées en peuplement cohé- rent si elles recréent de mini-milieux naturels. La haie champêtre et son ourlet de graminées, la
Prédateurs Carabe doré Chrysope Épeire-diadèfne Pollinisateurs Cétoine dorée Azuré de la bugrane Bourdon Éboueurs Bousier Ver de terre
Nourrir et protéger les plantes friche où s'épanouissent les« mauvaises herbes » mal-ai- mées et pourtant si attractives pour la vie sauvage, la prairie fleurie qui peut si avantageusement remplacer le gazon tondu ras, la zone sèche accueillante aux plantes aromatiques, la mare à la flore et à la faune si particu- lières. tous ces milieux semi-naturels miniatures peuvent trouver leur place dans un simple jardin. Cultiver autrement son jardin Même les parties cultivées plus intensément pour l’agré- ment ou la cuisine peuvent entrer dans ce plan de pro- tection de la nature au jardin. Les parterres de fleurs, en accueillant des espèces anciennement cultivées comme le souci, la bourrache, le centranthe rouge, la julienne des dames, etc., fourniront une abondante ressource à diverses espèces végétariennes et aux butineurs. Il faut prendre des variétés à fleurs simples, et non à fleurs doubles, et veiller à étaler les floraisons. Au potager, en abandonnant un fenouil aux chenilles de machaon, en cultivant de vieux légumes que la sé- lection n'a pas rendu monstrueux, en laissant fleurir oi- gnons, persil ou carotte, en utilisant des engrais verts à la floraison attractive comme la phacélie, vous attirerez prédateurs et parasites, et vous maintiendrez les « nui- sibles» à un niveau suffisamment bas pour qu’ils ne soient pas gênants. À faire et à ne plus faire Un jardin plein de vies est un jardin négligé, au moins à ses marges. Feuilles mortes, mousse, tiges mortes constituent autant de refuges et de sources de nourriture pour de nombreux animaux, à respecter et non plus à dé- truire. Un jardin propre est un jardin mort. Des aménagements plus artificiels peuvent aussi être envisagés. Une petite mare non loin de la gouttière du toit, un tas de rondins laissés à pourrir dans la haie, l'herbe coupé du morceau de prairie fleurie entassée en meule, un tas de sable abandonné aux hyménoptères fouisseurs contre un mur bien exposé, les déchets verts de la cui- sine et du jardin misa composter, un ta s de pierres oublié dans un coin : autant d’idées pour fournir nourriture et abris à de nombreuses petites bêtes du jardin. En matière d'abris et de nichoirs, le choix est vaste. Que ce soit pour favoriser l'hivernage des coccinelles, des chrysopes, des papillons, ou le repos diurne des perce- oreilles et autres insectes nocturnes, divers abris peuvent être fabriqués ou achetés. Parmi les nichoirs. les plus efficaces sont à l’attention des guêpes et des abeilles solitaires. Si ceux réservés aux bourdons sont rarement occupés spontanément, l'expérience a montré que les fa- gots de tiges de ronce ou de bambou installés en bordure des planches de légumes pour attirer les guêpes chas- seresses de pucerons, ou les bûches percées de trous de divers diamètres, attirent très vite des locataires variés. Le jardin idéal doit Laisser une place aux plantes sauvages et aux milieux miniatures se mi-naturels. 1 - Arbres à grand développement 2 - Pelouse fteune. 3 - Bac à compost 4 - Abn de jardn. 5 - Hae de fruitiers 6 - Potager. 7 - Bassin. 8 - Massifs fteuns.
IL existe de très nombreux modèles de nichoirs à oiseaux. La plupart des espèces du jardin se contentent du clas- sique modèle « boîte aux lettres », à condition de varier les ouvertures : trou de 26 mm pour la mésange bleue, de 32 mm pour la mésange charbonnière, de 36 mm pour le moineau, de 40 mm pour L etourneau, semi-ouvert pour le rougegorge. Parmi les mammifères, seuls le hérisson et les chauves-souris adoptent parfois des abris artificiels mis à leur disposition. Gîtes et nichoirs POUR INSECTES Pour édifier leur nid, ou tout simplement pour se proté- ger des intempéries ou du froid, les insectes ont besoin d'abris. La plupart du temps, dans un jardin naturel, ils disposent de suffisamment d'endroits susceptibles de les héberger Toutefois, l'adjonction de gîtes artificiels multi- pliera les capacités d'accueil. Voici quelques exemples d'abris, simples à réaliser et pouvant être installés un peu partout, y compris sur une façade de maison, une terrasse, un balcon et même, pour certains d'entre eux, sur le côté extérieur d'une fenêtre. Ces aménagements, outre le fait qu'ils multiplieront la présence de pollinisateurs. permettront également de découvrir de nouvelles espèces d'insectes, au mode de vie ignoré de beaucoup de personnes. La bûche percée Dans la nature, de nombreux hyménoptères, notamment des abeilles et des guêpes solitaires, totalement inoffen- sives, profitent des galeries forées dans le bois mort par les larves des insectes xylophages pour y déposer leur propre progéniture. Afin de pallier ce manque éventuel de gîtes naturels, il suffit de fendre en deux une bûche de bois et de la perforer de trous borgnes de diamètres va- riant entre 2 à 16 mm environ, sur une profondeur de 5à 12cm. Un vieux morceau de bois, à condition qu'il I n'ait pas été traité, peut également faire l'affaire. 1 Pour une bonne tenue dans le temps, il est recom- I mandé d'utiliser du bois dur, comme le chêne, le 1 châtaignier ou le charme. Ces logis seront mis en place au printemps, posés ou suspendus si pos- * sible à hauteur d'homme, afin de faciliter les ob- • servations. À condition d’être exposés au soleil et L abrités des vents dominants, ils ne tarderont pas à être colonisés. »

Afin de s'abriter temporairement ou durant L'hiver, mais également pour construire Leur nid, quelques espèces d'hyménoptères ont adopté Les tiges sèches et creuses de certaines graminées ou ombellifères. De tels abris peuvent être facilement multipliés de façon artificielle si l'on prélève ces tiges dans la nature. Il suffit ensuite d'en constituer des bottes composées d'une vingtaine de tiges de 20 à 25 cm de longueur et de 2 à 12 mm de diamètre, liées entre elles avec du fil de fer ou de la ficelle. À noter que les tiges de bambou conviennent égale- ment très bien pour cet usage, de même que tout objet creux, naturel ou artificiel, de dimensions équivalentes. Seul impératif pour que ces loges soient utilisées, elles doivent être fermées d’un côté. Pour cela, on peut laisser un nœud naturel à l'une des extrémités ou obstruer un des orifices avec de la boue ou partout autre procédé. Quelques espèces ont cependant une préférence pour les tiges contenant encore une moelle tendre, dans la- quelle ils pourront forer une loge à leur convenance. Dans ce cas, des tiges de sureau ou de ronce, également liées en bottes, feront parfaitement l’affaire. Afin de protéger tous ces gîtes des intempéries, il est possible de les placer dans des boîtes en bois, en alter- nant les tiges creuses et Les tiges pleines. Ces «blocs abris » seront installés dans des arbustes ou sur des pi- quets, dans des milieux divers, de façon à attirer le plus grand nombre d'espèces différentes. Dans le même ordre d'idée, une simple brique creuse, aux orifices obstrués avec de la boue, peut également faire le bonheur de certaines espèces d'abeilles ou de guêpes. Qu'elle soit posée sur un mur ou encastrée dans Les pierres, les hyménoptères y trouveront un endroit idéal pour creuser leurs nids. Contrairement à une idée reçue, les forficules, plus connus sous le nom de perce-oreilles, ne sont absolu- ment pas dangereux. Ils peuvent même s'avérer très utiles, car ce sont des prédateurs naturels des pucerons. N'étant actifs que la nuit, ils se cachent dans les endroits sombres et frais durant La journée. Un pot de fleurs, garni avec de la paille ou du foin lé- gèrement humide, maintenu en place avec du fil de fer enroulé ou avec un morceau de grillage, permettra de les fixer là où ils seront utiles. Suspendez le pot. ouverture dirigée vers Le sol, au moyen d'une ficelle bloquée dans le trou de drainage avec un petit bâtonnet attaché à l'une de ses extrémités. Veillez à ce que le bas affleure à la végéta- tion. pour qu'ils puissent y accéder facilement. Lorsque les perce-oreilles auront consommé tous Les pucerons, il n'y a plus qu'à transporter Le gîte dans un autre lieu, où ils rempliront de nouveau leur office de prédateurs. Lorsqu'il n'y aura plus de pucerons, prenez soin de placer le gîte dans un endroit où Les forficules ne risquent pas de s'attaquer aux fruits ou aux bourgeons. Nourrir et protéger les plantes
Le nichoirà bourdons Les bourdons sont, pour la plupart des espèces, inof- fensifs pour l'homme et vivent le plus souvent en colonie dans un trou du sol. Pour cela, ils utilisent habituelle- ment d'anciennes galeries creusées par les mulots ou les campagnols. Là encore, un simple pot de fleurs, rempli de foin, de paille ou de laine de verre, enterré retourné dans le sol, peut se substituer à ces refuges naturels, le trou de drainage affleurant à la surfa ce faisant office d’en- trée. Il sera utile, cependant, de protéger cet orifice de la pluie, en plaçant une petite pierre plate ou une planche surélevée au-dessus, de façon à permettre le passage des insectes. Si vous constatez que ces abris risquent d'être colonisés par des guêpes ou des frelons, espèces poten- tiellement dangereuses, retirez-le immédiatement de son emplacement pour Le réimplanter ailleurs. L'abri à coccinelles et à chrysopes Ces ravissants petits insectes ont besoin de cachettes pouréchapper à leurs prédateurs ou pour passer la mau- vaise saison. À cet effet, une simple petite caisse en bois, remplie de paille ou de foin, constituera un excellent gîte. Elle sera totalement close, à l’exception de l’une de ses faces, qui sera pourvue de fines fentes ou de quelques pe- tits trous pour permettre l’entrée des locataires. Gîtes et nichoirs POUR MAMMIFÈRES De nombreux petits mammifères sont susceptibles de vivre dans notre entourage. Certains, comme le rat noirou le surmulot, ne sont pas spécialement les bienvenus. En revanche d’autres, comme le hérisson et les chauves-sou- ris, même s’ils font encore l’objet de préjugés défavorables auprès de certaines personnes, méritent toute notre sol- licitude. Malheureusement, du fait de nos modes de vie et des techniques de construction actuelles, les lieux où ils peuvent trouver refuges se raréfient considérablement. Il est cependant relativement facile de remédier à cela, en leur offrant des abris adaptés à peu de frais. Le hérisson est un animal peu exigeant sur le choix de ses refuges, dès lors qu'il s’y sent en sécurité. Un simple abri, aménagé sous une pile de bois adossée à un mur ou à une haie, lui convient parfaitement. Pour cela, il suffit de réserver une cavité au sol dans laquelle on aura déposé des feuilles mortes ou du foin, et de placer une planche protégée par une bâche ou un plastique au-dessus, avant de poursuivre l'édification de la pile. N'oubliez pas de
laisser un espace entre deux bûches, pour permettre aux futurs hôtes d’accéder à leur logis. Une caisse en bois ou en plastique munie d une entrée fera tout aussi bien l'af- faire et pourra également être intégrée dans une pile de bois ou enfouie sous un épais matelas de feuilles mortes. Non seulement un tel abri fera le bonheur des hérissons, mais il pourra également être occupé par d’autres petits animaux comme la belette ou l'hermine, ainsi que par des amphibiens. Nichoirpour chauves-souris Les chauves-souris ne vivent pas uniquement à la cam- pagne. On les rencontre même très fréquemment en ville, où elles occupent les interstices encore existants dans les maçonneries, mais elles s'établissent également dans les greniers et les combles peu fréquentés. Malheureusement, que ce soit en zone urbaine ou en milieu rural, leurs refuges tendent à se raréfier dangereu- sement. Aussi, la fabrication et la pose de gîtes artificiels constituent-elles un moyen de compenser ce phénomène. Ils pourront servir de refuges pour des individus isolés ou de sites d'accouplement à l'automne, mais aussi de sites de mise bas pour certaines espèces comme les pipis- trelles. Ci-après, voici deux exemples de gîtes simples à réaliser. Les modèles présentés étant en bois, il convien- dra de choisir des planches non traitées et non rabotées, suffisamment épaisses, pour une bonne résistance et une bonne isolation. À cet égard, les planches de coffrage de 18 à 22 mm constituent une excellente matière première. Ne poncez jamais l'intérieur des gîtes, les chauves-souris auraient des difficultés pour s'y agripper; au contraire, des stries et des rainurages facilitent leur installation. Il est possible de teinter le bois extérieurement, à condition d'utiliser des produits dépourvus de toxicité, l'idéal étant toutefois de les brûler légèrement en surface, de façon à les noircir. La planche murale La confection de ce gîte rudimentaire consiste à clouer des liteaux d'environ 1,5 à 2 cm d'épaisseur sur trois cô- tés d'une planche d'environ 1 à 1,50 m de longueur sur 20 cm de largeur et de la fixer sous une avancée de toit les liteaux appuyés contre le mur, de sorte que l'ensemble forme une cavité avec l'entrée par-dessous. Un tel gîte est idéal pour les pipistrelles, espèce commune un peu partout. La boîte plate Ce modèle de gîte ne présente guère plus de difficultés de réalisation. Il nécessite seulement deux planches de bois d'environ 30 à 40 cm de long sur 15 à 20 cm de large et trois liteaux. Il suffit de clouer les planches l'une sur l'autre en interposant les liteaux sur les deux longueurs et une des largeurs, pour obtenir un nichoir mobile à fixer ouverture vers le sol. Pour une meilleure conservation, il est conseillé de rajouter un toit pentu imperméable à la pluie. En fonction de l'épaisseur des liteaux, ce type de gîte sera susceptible d’accueillir : des pipistrelles (épais- seur de 15 à 20 mm), des barbarstelles (épaisseurde 25 à 40 mm) ou des sérotines (épaisseur de 35 à 45 mm). Ces gîtes se placent contre un mur ou sur un tronc d'arbre exposé au sud ou au sud-est, entre 3,50 et 5 m de hauteur. On veillera à ce qu’aucun prédateur ne puisse y avoir accès. Il est préférable de les installer à la sortie de fhiver, lorsque les chauves-souris sont à la recherche de nouveaux gîtes. Si vous installez ces nichoirs sur une façade, vous saurez très vite s'ils sont occupés, grâce à la présence d'excréments au soL Dans la mesure où cela deviendrait gênant, il est possible de fixer une planchette à quelques dizaines de centimètres en dessous, mais il faudra quand même la nettoyer de temps à autre. Vous pourrez même récupérer ce guano qui, à raison d'une cuillerée à soupe par litre d'eau, constitue un excellent engrais. Beaucoup de temps peut s'écouler avant que ces ni- choirs soient occupés, et il ne faut pas se décourager si, un an après leur mise en place, ils demeurent désespéré- ment vides. En revanche, ils peuvent parfois être colonisés par d'autres espèces animales, notamment des insectes. Nourrir et protéger les plantes
BS La grande SAUTERELLE VERTE Tettigonia viridissima Le perce-oreille COMMUN Forftcula auricutaria La punaise DES PEUPLIERS Anthocoris nemorum r J Son action au jardin La grande sauterelle verte est prin- cipalement carnivore. Elle s'attaque très peu aux végétaux. Par contre, comme elle consomme un grand nombre de chenilles, de pucerons et de mouches, à l'état de larve comme à l’âge adulte, elle s'avère un auxi- liaire précieux du jardinier. C'est l'un des rares insectes de nos régions à s'être adapté au doryphore améri- cain, dont elle peut dévorer les larves. Son action au jardin Le perce-oreille est un opportuniste omnivore. Il mange les algues vertes des troncs, les jeunes plantules, les pétales et les étamines des fleurs ou les fruits en formation pour son côté végétarien. Pour son côté carnivore, il s'attaque aux pucerons, aux larves d'insectes, aux mouches, aux thrips, aux acariens, aux araignées et à d'autres perce-oreilles. Son action au jardin Les anthocorides sont intéressants car ils hivernent au stade adulte. À leur réveil, au printemps, ils sont af- famés, car ils ont consommé toutes leurs réserves de graisse. Ils se mettent en chasse sans délai, s'at- taquant notamment aux pucerons et autres acariens. Ils sont surtout utiles sur les arbres fruitiers, pour contrôler pucerons, cochenilles, psyl- les, cicadelles, thrips et acariens. 18 animaux bénéfiques Comment l'attirer ? Les sauterelles ont besoin dherbes hautes, d'arbres et d'arbustes pour prospérer au jardin. Elles y trouvent à la fois un terrain de chasse idéal et un refuge pour se camoufler et échapper ainsi à l'œil perçant des oi- seaux insectivores. Quand les zones herbeuses hautes doivent être en- tretenues, quelle que soit la date, du printemps à l’automne, il vaut mieux faucher l'herbe que la tondre ou la broyer, pour ne pas tuer les individus qui y ont trouvé refuge. Comment l’attirer ? Il suffit de suspendre dans la végé- tation des pots de fleurs en terre re- tournés et garnis de foin. Les perce- oreilles. nocturnes, s'y réfugient le jour. En déplaçant ces pots dans les arbres à protéger, on augmente ar- tificiellement La densité des perce- oreilles. Quand le problème des pu- cerons est résolu, il suffit de faire la manipulation inverse. Quelques grosses pierres plates disséminées çà et là. un tas de bois installé à l'ombre de la haie ou au verger Leur offrent également des abris bienvenus. Comment l'attirer ? Les femelles pondent souvent leurs œufs par petits groupes dans le tis- su et Les nervures des feuilles des plantes herbacées. Un ourlet de vé- gétation sauvage laissé au pied de la haie, fauché seulement tous les deux ans en deux sections en alternance, fournit à la fois un terrain de chasse et une zone de ponte. Plusieurs espèces de cette famille, appartenant aux genres Orius et An- thocoris, sont élevées et vendues dans les circuits spécialisés pour leur utilisation en lutte biologique.
Le carabe doré Carabus auratus La coccinelle à 7 POINTS Coccinelta septempunctata La chrysope commune Chrysopa carnea Son action au jardin Les carabes dévorent des espèces parmi Les plus gênantes, comme Les larves de hanneton, les chenilles, les limaces et les escargots, bien qu’il puisse aussi consommer d'autres proies comme Les vers de terre. La larve, qui apparaît dès latin de l'hiver, a le même comportement et le même régime alimentaire que l'adulte. Ils protègent donc les cultures tout au long de la belle saison. Son action au jardin La coccinelle à 7 points et quelques autres cousines sont des prédatrices de pucerons. Les larves comme les adultes en font une consomma- tion importante tout au long de leur vie: une larve peut manger jusqu'à 2 000 pucerons et en tuer jusqu'à 100 ou 200 par jour à l'âge adulte. Elle peut compléter son régime en man- geant des thrips. des psylles, des cochenilles, des cicadelles, etc. Son action au jardin La larve de chrysope aussitôt éclose part à la recherche de ses proies. Elle les transperce de ses deux man- dibules acérées, pour en aspirer les sucs. Elle peut manger de 200 à 500 pucerons durant son dévelop- pement. ce qui lui a valu le nom as- sez mérité de « lion des pucerons ». Ladulte mange aussi des pucerons, mais est moins boulimique que la larve. Comment l’attirer ? Pour les favoriser, aménagez une petite zone refuge en bordure du po- tager avec quelques grosses pierres plates, une vieille souche moussue, un tas de rondins parmi les herbes folles. Ils trouveront là des proies, des abris pour la journée comme des refuges pour hiverner. Si vous avez des carabes dorés chez vous, choyez- les : ayant perdu leurs ailes, leur re- tour spontané est aléatoire quand ils ont disparu. Comment l'attirer ? La coccinelle à 7 points hiverne à l'état adulte sous Les pierres, dans les feuilles mortes et Les mousses, dans les trous du sol et la végétation, de préférence en lisière. Aussi ne faut- il pas nettoyer la haie à l'automne, pour la préserver Au printemps et en été, les coccinelles migrent faci- lement à la recherche de proies. Un coin plus sauvage, notamment où prospèrent les orties, permet de les fixer au jardin en leur fournissant un réservoir de pucerons sur Les plantes sauvages. Comment l'attirer ? La chrysope passe l'hiver à l'état adulte et se réfugie souvent dans Les greniers, les garages, derrière les vo- lets, dans les cabanes de jardin. Elle perd alors sa couleur verte pour virer au brun-rose. Il ne faut pas la déran- ger, pour éviter quelle ne brûle inuti- lement ses réserves, qui risquent de lui manquer à la fin de l'hiver. Mais si elle s'est introduite dans une pièce qui sera chauffée, il est obligatoire de la transférer dans un endroit tran- quille non chauffé, où elle ne risque pas de reprendre trop tôt son activité.
L'apantélès Le syrphe-bAton L'épeire-diadème A GG T ÇMÉRÉ Episyrphus balteatus Araneusdiadematus Apante(es glomeratus Son action au jardin La femelle de lapante lès inocule ses œufs dans le corps des piérides. Les larves éclosent rapidement et se nourrissent d’abord des graisses et du sang de leur hôte sans attaquer ses organes vitaux. Ceux-ci ne sont dévo- rés qu'à la fin du développement des larves Cette espèce est une pionnière de La lutte biologique, introduite dès 1883 aux États-Unis pour lutter contre la piéride du chou. Son action au jardin Les larves, asticots sans pattes ni yeux, se déplacent en rampant à la re- cherche de leurs proies, puis perforent la peau pour en sucer les sucs quand elles rencontrent un puceron. Lorsque les proies sont abondantes, la larve de syrphe en tue bien plus qu'elle n'en consomme, contribuant ainsi à réduire rapidement les pullulations. Une Larve âgée peut ainsi tuer plus d'une cen- taine de pucerons parjour Son action au jardin De 40 à 70 % du volume total du ré- gime alimentaire de l'épeire-diadème est composé de pucerons, de thrips, d'acariens et d’autres insectes su- ceurs. Son impact sur les populations d’espèces potentiellement gênantes est donc important. Plus générale- ment, Les araignées, qui ne se nour- rissent que de petits invertébrés vi- vants, sont d’excellents indicateurs de la santé des milieux. 18 animaux bénéfiques Comment l'attirer ? Des bandes fleuries en bordure du potager, ou des pieds de phacélie ou d’ombellifères comme la carotte, le persil ou le cerfeuil en fleurs par- mi les choux attirent les adultes, qui viennent s'y nourrir. Les amas de cocons près des chenilles mortes ne doivent pas être détruits, mis à la poubelle ou sur le tas de compost, mais laissés près de la planche de choux, pour maintenir la population d'apantélès à son niveau le plus haut. Comment l’attirer ? Les adultes apprécient particuliè- rement les ombellifères, au nectar facilement accessible. Au potager, laissez fleurir le persil, le cerfeuil, la carotte, le céleri, le fenouil, l'aneth et le panais. Vous produirez ainsi vos propres graines tout en améliorant les défenses naturelles des cultures. Au verger, préférez des bandes fleu- ries à base d'engrais verts très at- tractifs et faciles à se procurer dans le commerce : phacélie. moutarde blanche et sarrasin. Dans les plates- bandes décoratives près des rosiers, faites une place à la marguerite, à l'onagre ou au souci. Comment l'attirer ? Les araignées à toile ont besoin de tiges hautes ou de branches basses pour fixer leurs fils. Laissez monter en graines les légumes sur certains rangs, ceinturez le jardin d'une haie libre, meublez les espaces trop dé- gagés de quelques buissons, laissez des ourlets d'herbe haute pour leur offrir autant d’endroits où installer leur piège.
La grenouille ROUSSE Rana temporaria Le lézard DES MURAILLES Podarcis muraUs Le pivert Picus viridis Son action au jardin La grenouille rousse chasse les vers, les limaces, les escargots, les in- sectes, les araignées et les cloportes. Ses proies sont essentiellement ter- restres et elle ne capture que très peu d'insectes volants. Auxiliaire précieux mais méconnu du jardinier, elle ne peut vivre que dans des milieux hu- mides et ombragés, ce qui restreint sa présence dans nombre de jardins à l'entretien trop strict. Son action au jardin Ce chasseur à l'affût, d'une patience à toute épreuve, consomme essen- tiellement de petits invertébrés, mouches, criquets, sauterelles, pa- pillons, coléoptères, araignées... Mais il ne dédaigne pas les chenilles, les cloportes ou les petits escargots qui croisent sa route. Bref, il fait le mé- nage sur le territoire qu'il arpente. Son action au jardin Le pivert est spécialisé dans La consommation des fourmis, qu'il at- trape avec sa longue langue gluante. Une nichée de sept jeunes consomme ainsi durant sa croissance au nid un million et demi de larves et de four- mis adultes. Il consomme aussi de nombreuses larves d'insectes, ainsi que des coléoptères, des chenilles ou des mouches chassés sur les écorces et dans le feuillage. Comment l’attirer ? Une haie libre, un morceau de prairie où la tondeuse à gazon n'entre ja- mais et entretenu par la fauche, des feuilles mortes, de la mousse, des rondins laissés à pourrir au sol, de grosses pierres ou une mare comme site d'hivernage : le janlin doit faire la part belle à la nature pour espérer attirer et fixer quelques grenouilles rousses. Une mare naturelle amé- nagée dans le jardin, au fond vaseux, lui offre à la fois un lieu possible de ponte et un site d'hivernage dans la vase. Comment l'attirer ? Des murs biens exposés pour prendre le soleil et chasser, des zones de terre nue pour pondre et un point d'eau pour se désaltérer suffisent à son bonheur. Cet habitant des lieux secs, ensoleillés, pierreux et à végétation rase ou discontinue ne peut en effet se passer de boire. Une simple cuvette enterrée à ras de terre et maintenue remplie lui suffît. Un muret de pierres sèches pour soute- nir un talus, délimiter un parterre ou une terrasse, est facile à construire à son intention. À défaut, un simple tas de grosses pierres convient dans un coin ensoleillé. Comment l'attirer ? Si son régime alimentaire en fait un allié du jardinier, sa manie de tam- bouriner pour marquer son territoire le fait parfois s'attaquer aux volets des maisons de campagne où il n'est pas dérangé. Des caissons en bois placés sur le mur de la maison réso- nant encore plus peuvent le détour- ner des volets. Il existe dans le com- merce des nichoirs spéciaux pour les pics, mais ceux-ci peuvent aussi loger dans ceux prévus pour les sittelles ou pour les chouettes, éventuellement en agrandissant l'ouverture.
La grive MUSICIENNE Turdus phUomelos La mésange CHARBONNIÈRE Parus major Le troglodyte MIGNON Troglodytes troglodytes Son action au jardin La grive musicienne consomme es- sentiellement des invertébrés, vers, araignées, mollusques et insectes. Le jardinier apprécie son appétit pour les chenilles, les larves de tipule, les courtilières, les coléoptères qu'elle attrape au sol et même dans la végé- tation en été. Elle chasse aussi acti- vement les limaces et les escargots, dont elle brise la coquille contre une pierre ou une souche. Son action au jardin Son régime alimentaire en fait un pré- cieux auxiliaire du jardinier: araignées et surtout chenilles. Dans les vergers, elle sait dénicher les chenilles en diapause du carpocapse. Les spécia- listes ont calculé qu'un seul couple de mésanges charbonnières capture de 6 000 à 9 000 chenilles pour élever sa nichée et autant pour ses propres besoins. D'autres invertébrés peuvent être capturés selon les opportunités. Son action au jardin Insectivore, le troglodyte fait le mé- nage autour de lui, pour le plus grand profit du jardinier. Il attrape mous- tiques, tipules, mouches et leurs larves, papillons et chenilles, larves de chrysomèles, de charançons, de tau pins, de punaises et de nombreux autres insectes. Araignées et fau- cheux lui payent également un lourd tribut. Il consomme accessoirement escargots, limaces et graines. 18 animaux bénéfiques Comment l'attirer ? Des buissons épais d'arbustes épi- neux facilitent sa nidification. Les nids étant construits à la fin de l'hi- ver. la taille d'entretien de ces buis- sons doit intervenir en automne. L'in- troduction d'arbustes à baies dans la haie lui fournira des ressources appréciables à la mauvaise saison. Si vous avez un vieux lierre qui fleurit abondamment, gardez-le précieuse- ment. Ses baies mûrissant à la fin de l'hiver sont une ressource indispen- sable aux merles et aux grives pour faire la soudure avec les nourritures du printemps. Comment l’attirer ? Si elle trouve toujours des ressources alimentaires abondantes dans les jardins, la mésange charbonnière peut manquer d'abri pour dormir et nicher. La pose de nichoir à son in- tention, dès l'automne, avec un trou d'accès de 32 mm de diamètre, est souvent suivie d’une occupation au printemps suivant. Sédentaire, elle vient facilement aux mangeoires, où elle apprécie graines de tourne- sol. cacahuètes non salées et pains de graisse. En plaçant la mangeoire prés des arbres fruitiers, ceux-ci servent de perchoir et leur écorce est inspectée avec attention. Comment l'attirer ? Le troglodyte accepte parfois les ni- choirs semi-ouverts du type de ceux conçus pour les rougegorges. Mais il est préférable de mettre à sa dispo- sition un vieux muraux cavités nom- breuses. un lierre touffu, l'idéal étant un buisson épineux épais. En hiver, il reste plutôt sédentaire, bien que cer- tains individus deviennent erratiques et se déplacent sur de longues dis- tances. Il vient rarement visiter les mangeoires, où il glane miettes de pain et croûtes de fromage.
La musaraigne MUSETTE Crocidura russula Le hérisson Erinaceus eunopaeus La pipistrelle COMMUNE Pipistrellus pipistrellus Son action au jardin L'appétit vorace de la musaraigne musette lui fait avaler presque toutes les proies quelle croise lors de ses pérégrinations. Vers de terre, escar- gots. limaces, araignées et insectes du sol et de la litière fournissent la plus grosse part. Occasionnellement, souriceaux ou jeunes musaraignes peuvent être croqués, ainsi que des baies et des fruits à l'automne. Son action au jardin Si vers de terre, limaces, escargots, insectes et autres arthropodes sont à son menu, il le complète par des œufs, des grenouilles, des petits rongeurs, des reptiles. Prédateur opportuniste, le hérisson est un efficace régulateur des espèces commençant à pulluler. Grâce à lui, escargots, limaces, vers blancs, chenilles de noctuelles et charançons peuvent être maintenus à des seuils très supportables. Son action au jardin Plusieurs chauves-souris peuvent fré- quenter le del du jardin. La pipistrelle est la plus fréquente et la plus petite. Aussi n attrape-t-e lie que des in- sectes de taille relativement modeste, moustiques, pucerons, mouches et papillons de nuit. D'autres espèces plus grosses, comme la sé rôti ne, cap- turent des insectes volants de grande taille comme les hannetons. Comment l’attirer ? Les musaraignes sont la proie des rapaces nocturnes, des petits carni- vores sauvages etdes chats au jardin. Pour faciliter leurs déplacements au sol en relative sécurité, laissez des zones d'herbe haute, en particulier au pied de la haie, ainsi que la litière de feuilles mortes. Elles se réfugient souvent, pour se reposer ou pour ni- cher. dans un tas de pierres ou de branchages. Vous pouvez en placer un ou plusieurs à proximité immé- diate du potager pour les fixer préfé- rentiellement à cet endroit du jardin. Comment l'attirer ? Le domaine vital d'un hérisson ex- cédant largement la surface d'un jardin moyen, il ne faut pas chercher à l'enfermer chez soi. Au contraire, prévoyez des passages vers les autres jardins. Le hérisson a besoin de feuilles mortes pour ses nids. Ne ramassez pas celles qui tombent au pied de la haie, et prévoyez des buis- sons touffus, notamment de ronces, souvent choisis pour y bâtir le nid. Augmentez les refuges possibles en aménageant tas de grosses pierres ou de branchages dans les endroits les plus tranquilles. Comment l'attirer ? La pipistrelle est relativement séden- taire et hiverne souvent près des sites de chasse. Elle se réfugie alors dans les grottes, les caves, les bâtiments, dans une fissure d'un mur et accepte bien les gîtes artificiels. En été. elle loge surtout dans les bâtiments, où elle trouve toujours une fissure où se glisser, voire derrière un volet Les gîtes artificiels sont bien acceptés, mais seulement là où les refuges habituels sont rares. Une mare est un plus dans le jardin, les chauves- souris ayant besoin de boire là où elles chassent

Ou il sagise du jardin dagrëment du jardin potager du verger, ou même du balcon et de la terrasse. ce morceau de nature est indispensable pour beaucoup dentie nous Toutefois les plantations ornementales potagères ou fruitières demandent des soins constants sous peine que les maladies et autres ravageurs y causent de considérables dégâts mettant ainsi à mal bs carres potagers les parterres dé fleurs les jardlméres ou les arbres fruitiers De la prévention à l’action Le meilleur moyen de lutter contre maladies et parasites est la prévention. C'est-à-dire l'application de mesures généralement simples à mettre en place, toujours biolo- giques (et donc sans danger pour vos plantations, mais aussi pour votre famille ou vos animaux de compagnie!, qui permettent d’éviter ou, à tout le moins, de limiter ou de retarder L'apparition de maladies et Les attaques de ra- vageurs. L'autre facette de cette lutte consiste à enrayer Les dé- gâts causés et à éliminer leurs causes. De la prévention, on passe ainsi à l'action. Le plus délicat n'est pas la mise en place de mesures biologiques efficaces, mais bien la bonne identification des problèmes, qu'il s'agisse de maladies ou de rava- geurs. Celle-ci passe avant tout par l'observation régulière de vos plantations. Toutefois, même en surveillant atten- tivement l'ensemble de vos plantes, cette identification reste parfois un véritable défi. D'autant que bon nombre d'indices essentiels jouent souvent la carte d'une extraor- dinaire discrétion : ils se cachent au dos des feuilles ou vivent dans le sol, par exemple. Et ce n'est que lorsque La plante attaquée commence à montrer des signes évidents de faiblesse que vous prenez toute la mesure du ravage. Le diagnostic Même si vous vous apercevez que l'une de vos plantes donne quelques signes de faiblesse ou de maladie, il n'est pas nécessaire de prendre la bêche, de la déterrer et de La jeter. Dans la majorité des cas, cette méthode radicale et expéditive est totalement inutile. Recourir aux produits chimiques est également loin d'être une bonne solution. Par contre, afin de lui offrir un traitement adéquat et ef- ficace. il est important de poser un diagnostic tout à fait fiable. Ce n'est qu'en déterminant à coup sûr les causes du problème que vous pourrez y apporter la plus efficace et la meilleure solution biologique. |L'observation de la plant L'une des qualités essentielles d'un jardinier est son sens de l'observation. Il doit bien connaître ses plantes, mais aussi les surveiller attentive ment et régulièrement afin de déceler les premiers signes d'un problème : maladie ou attaque d’un ravageur. La rigidité d'une tige, la souplesse des feuilles, le développement de la floraison, la qualité de La fructification sont, parmi d'autres, des choses à vérifier. [La détection des symptômes) Une croissance trop lente, une mauvaise floraison, un feuil- lage qui jaunit font partie des symptômes les plus visibles. Dans certains cas, ils ne sont que Les signes de mauvaises conditions de culture : un manque ou un excès d'eau, un manque de nourriture, un excès de vent, une exposition aux courants d'air (pour les plantes d'intérieur notamment!... Dans d'autres cas, ils sont plutôt les signes d'une attaque de parasite ou du développement d'une maladie.
Les pucerons Nourrir et protéger les plantes Homoptères verts, noirs, marron ou jaunes dont certains, les lanigères, sont recouverts d une substance blanche. Il en existe des centaines de genres et d'espèces dont My- zus spp. (arbres fruitiers). Aphis spp. (fruits et légumes), Macrosiphum spp. (pomme de terre), Metopolophium spp. (puceron des céréales et du rosier), etc. Ils mesurent entre 1 et 4 mm, certains sont ailés, d’autres sont ap- tère^ ils ont des antennes assez longues et leur corps est Problèmes Plantes sensibles : les fruits et légumes du pota- ger (dont fèves, tomates et haricots), les arbustes et les arbres fruitiers, les graminées, detrès nombreuses fleurs dont celles de la famille des Composées, les arbustes dont les rosiers, etc. Dégâts : du printemps jusqu'au début de l’automne, ils s'attaquent aux feuilles et aux bourgeons des plantes dont ils sucent la sève, et s'attaquent même au bois tendre et aux racines pour certains d’entre eux. Les feuilles s'en- roulent, la surface de celles-ci et des tiges est poisseuse à cause du miellat La fumagine peut alors apparaître et les feuilles tombent. Lorsque les pucerons sont présents en grand nombre sur un végétal, celui-ci peut être très affaibli. Un jeune et/ou petit sujet peut en mourir. Solutions Lutte préventive : pour les arbres et les arbustes, il existe des bandes de glu qui empêchent les fourmis et les pucerons de monter dans l'arbre. Celles-ci se posent autour du tronc dès l'automne jusqu'au printemps sui- vant. On veillera à éviter les fumures trop azotées. Donnez de l'engrais, mais un engrais équilibré qui renforce les défenses immunitaires des plantes (voir les recettes de purins et décoctions), ou pulvérisez directement te feuil- lage avec des solutions riches en silice qui vont renforcer le tissu des feuilles (la décoction de prêle par exemple!, ou saupoudrez le feuillage avec de la poudre de roche mi- cronisée. légèrement allongé et mou. Ils vivent en colonies. La re- production est très importante, on dénombre entre trois et sept générations par an pour certains, et plusieurs di- zaines pour d'autres ! Les fourmis que l’on voit souvent s'agiter autour des pucerons les protègent des prédateurs et. en échange, mangent le miellat sucré que ceux-ci produisent. Association de plantes : au potager, plantez de l'aneth qui repousse les pucerons noirs, au jardin mettez de la lavande près de vos rosiers, plantez aussi de la men- the, de la rue officinale, de la tanaisie contre les fourmis, de la capucine qui va attirer tes pucerons sur elle. Traitement curatif : puhzérisez la plante et ses pucerons avec une solution à base de savon noir, ou bien avec du purin d'ortie, de fougère, d'absinthe, de sureau, de consoude entre autres, ou une décoction de tanaisie, une infusion de camomille, ou, en dernier recours, une décoction de nicotine, un insecticide à la roténone ou bien encore un insecticide au pyrèthre. Si vous avez des pucerons de racines, il faudra pulvéri- ser la solution choisie au collet de la plante. Les auxiliaires : les coccinelles et leurs larves, les larves de chrysopes, les perce-oreilles sont des pré- dateurs de pucerons. Si vous en voyez dans votre jardin, n'hésitez pas à les déplacer sur les végétaux attaqués et surtout, ne pulvérisez pas d'insecticide à base de roté- none, de pyrèthre ou de nicotine.
Les aleurodes Homoptères communément appelés mouches blanches. Il en existe plusieurs genres et espèces dont Aleurodes brassicae (aleurode du chou), Dialeurodes cÜri (aleurode des C/frus). Aleurothrixus floccosus (aleurode floconneux des Cjifrus), Trialeurodes vaporariorum (aleurode des serres), Bemisia tabad (aleurode du tabac), tous aux ailes blanches etAleurvlobus ohvinus (aleurode de l’olivier) aux lonies, s'amassant en nombre sur le dessous des feuilles. Ils pondent de très nombreux œufs une première fois au printemps, une deuxième en août et parfois une troisième foi s en octobre. On s’aperçoit facilement de leur présence car les petites mouches s’envolent lorsqu’on secoue la plante. Les larves plates et immobiles s’amassent au re- vers des feuilles. <n 8 00 g ailes noires. Ils mesurent entre 1 et 2 mm et vivent enco- Problèmes Plantes sensibles : au printemps et en été, les mouches s’attaquent aux plantes potagères (choux. Cu- curbitacées, fraisiers, haricots, tomates, etc.), aux agru- mes, au tournesol, au tabac ainsi qu'aux arbustes et aux fruitiers, ou encore aux fleurs mais dans une moindre mesure à l’extérieur. Lesaleurodes des serres sont assez redoutables car la chaleur et la sécheresse les attirent et ils y prolifèrent très bien. Dégâts : les adultes ainsi que leurs larves piquent et sucent la sève des feuilles qui présentent des décolora- tions. Àterme, la plante se rabougrit et les feuilles tombent Les larves sécrètent une matière assez collante (le miellat) qui provoque souvent l'apparition de la fumagine. Solutions Lutte préventive : si vous avez des serres ou des châssis, le mot d'ordre est l'aération. La sécheresse du sol est à éviter : le paillage vous aidera à maintenir une bonne humidité. Association de plantes : capucines, thym, basilic, œillets d'Inde, soucis. Traitement curatif : suspendez des pièges (pla- ques de glu sur lesquelles les mouches viendront se col- ler) à l’intérieur et sur les balcons. Si le traitement est nécessaire au jardin, utilisez une solution à base de savon noir, des produits à base de pyrèthre, de roténone ou de champignons (spores de la souche du champignon entomopathogène Paedlom ces fumœoroseus}. La fumagine La fumagine est un champignon qui se développe sur le miellat sucré sécrété par certains insectes suceurs-piqueurs. Les feuilles sont recouvertes d'une poudre noire ou brune qui bloque la lumière et empêche la photosynthèse. Les feuilles jaunissent et meurent. Lavez le feuillage à grande eau et combattez les parasites. Les fruits nettoyés restent comestibles. Nettoyez vos plantes à l'aide de savon noir ou tout simple- ment avec un jet d'eau puissant. Les auxiliaires : les coccinelles et les chrysopes, les parasites tels que l'endoparasite Encarsia formosa (contre l'aleurode des serres) et la punaise Macrolophus catiginosus.
; Nourrir et protéger les plantes La mouche DE LA CAROTTE Psila rosae est un diptère de 4 à 5 mm de Long, Le corps est allongé et noir, les pattes sont jaunes, les ailes ont des nervures jaune s. Entre fin avril et juillet puis de juillet à septembre, la mouche pond ses œufs dans le sol près des futurs hôtes. La larve est un asticot blanc crème de 6 à 7 mm de long. Le stade larvaire dure un mois, puis l’asticot sort et se nymphose. La nymphe et parfois la larve hivernent dans le sol et dans les racines. Il y a en général deux générations par an. Problèmes La mouche DES SEMIS Hyiemya platura est une mouche grise aux pattes noires de 3 à 6 mm de long. Sa larve est un asticot blanc de 5 à 8 mm. La femelle pond plusieurs centaines d'œufs dans un sol riche et frai s. Il peut y avoir entre trois et six géné- rations par an. Problèmes Plantes sensibles : carotte, panais, céleri, persil. Dégâts : les œufs sont pondus dans le sol près des plantes. Pendant le stade larvaire, l'asticot s'attaque aux radicelles des légumes, en conséquence, les feuilles jau- nissent et se flétrissent, puis il pénètre dans les racines charnues et y creuse des galeries qui les feront pourrir. Les jeunes semis en meurent. On constate des dégâts jusqu'en octobre-novembre dus à la deuxième génération. Plantes sensibles îles plantes potagères telles que les haricots, les Cucurbitacées, les tomates, les épinards, les asperges, mais aussi Les plantules de fleurs comme les glaïeuls, les œillets ou d'arbres comme les sapins, les érables, etc. Dégâts : les larves se nourrissent des graines en germination et des jeunes plants en y pénétrant et en y creusant des galeries. Les collets, Les jeunes tiges, les cotylédons et les feuilles tendres sont attaquées. Une fois la plante développée, les tissus sont trop durs pour les larves. Solutions Lutte préventive : choisissez des variétés peu sen- sibles et plantez après mai. Le marc de café fait fuir la mouche, étalez-en sur le terreau au moment du semis. Disposez un voile anti-insectes. Association de plantes : plantez des poireaux, des oignons, de La lavande, de l’absinthe, de la tanaisie près des carottes. Traitement curatif : éliminez les racines at- teintes, mais ne les mettez pas au compost. Posez des pièges au mois d'avril jusqu'au mois de sep- tembre. Ce sont des plaques engluées de couleur jaune ou orange que l'on dispose sur un piquet à 80 cm du sol et que l'on incline selon un angle de 45° sur ce support. Solutions Lutte préventive : puisque les larves aiment les sols frais, ne semez que lorsque la terne est bien réchauf- fée. Cela permettra également aux plants de se dévelop- per plus rapidement et d'échapper ainsi à l'attaque des asticots. Arrosez votre sol avec une décoction de tanaisie. Traitement curatif : retirez et détruisez les plants infectés. Pulvérisez une décoction de tanaisie. Utilisez un insecticide à la roténoneou au pyrèthre en cas d'attaque importante.
Les cochenilles Homoptères regroupés en plusieurs familles, dont les Diaspines, les Lécanines et les Pseudococcidées. Chez les Diaspines, les femelles n'ont ni pattes ni ailes, elles sont recouvertes d'un bouclier cireux blanc, gris ou brun suivant les espèces, et mesurent entre 1.5 et 3,5 mm. Cette famille comprend, entre autres, la cochenille du laurier-rose (Aspidiotus nerii), la cochenille rouge du poi- rier (Epidiaspis leperii), la cochenille virgule du pommier (Lepidosaphes ulmi), la cochenille ostréiforme (Quadras- pidiotus ostraeiformis), le pou de San-José (Q. pernicio- sus). la cochenille jaune des arbres fruitiers (Q. pin) et la cochenille du mûrier (Pseudaulacaspis pentagone). Chez les Lécanines, on trouve Eulecanium corni et E persicae qui mesurent entre 4 et 10 mm, au corps brun brillant pour la première, mat pour la seconde ; Sassetia oleae, la cochenille noire de l'olivier, 2 à 4 mm de long, corps assez rond, brun foncé à noir. Les femelles pro- tègent leurs œufs sous un bouclier. Chez les Pseudococcidées, on trouve Pseudococcus spp. et Ptanococcus spp. qui sont les fameuses coche- nilles farineuses, recouvertes de filaments blancs et ci- reux. Les adultes comme les larves sont munis de pattes et sont donc mobiles. <n 8 00 £ nj ai Problèmes Plantes sensibles : Pour les Diaspines .- poirier, pêcher, prunier, noyer, pommier, olivier, abricotier, gro- seillier, cerisier, cassissier, mûrier, amandier, agrumes, espèces forestières et ornementales telles que platane, acacia, buis, lierre, laurier-rose, palmier, etc. Pour les Lécanines .arbres fruitiers ainsi que vigne, rosier, glycine, cornouiller, olivier, agrumes, hortensia... Pour les Pseudococcidées : plantes d'intérieur, agrumes, tomates, laurier-sauce, etc. Dégâts : les Diaspines pondent du mois de mai jusqu'à l'automne, plusieurs dizaines d'œufs par femelle. Les larves se fixent sur tes branches et les rameaux, parfois sur les feuilles et les fruits, piquent et sucent la sève tout en sécrétant un bouclier de protection. Les rameaux sont abîmés, voire desséchés. La croissance ralentit ainsi que Lutte préventive : au début de l'hiver, protégez vos arbres et arbustes fruitiers en badigeonnant au pinceau le la production de fruits. Les Lécanines pondent en mai-juin jusqu'à 2 000 œufs qu elles protègent sous leur carapace. Leurs larves se tronc et le départ des grosses branches. Nettoyez préala- fixent sous les feuilles et piquent Les nervures pour se nourrir. Lhivernage se fait sur Les branches et le tronc. La plante est affaiblie et le miellat produit par ces cochenilles provoque l'apparition de la fumagine et attire les fourmis. blement l'écorce à l'aide d'une brosse métallique. Choi- sissez un produit du commerce à base de chaux ou bien faites votre propre badigeon en fabriquant une pâte à base d'argile verte que vous additionnerez d'un peu d'huile blanche et de sulfate de cuivre (autre recette : 30 % de bouse de vache, 50 % d'argile et le reste en chaux). Cela asphyxie les insectes qui hivernent sur l'écorce des troncs (les cochenilles mais aussi les œufs de pucerons). Traitement curatif : nettoyez vos plantes à l'aide d'un coton imbibé d'eau et d'alcool, ou bien faites une décoction de nicotine que vous mélangez avec de l'huile végétale et de l'alcool à brûler. Si vous avez des Lécanines ou des Pseudococcidées, nettoyez le miellat et la fumagine au savon noir. Contre Les cochenilles farineuses Planococcus citri, vous trouverez des pièges à phéromones qui attirent les mâles et limitent ainsi la reproduction.
Le hanneton Nourrir et protéger les plantes Melolontha melolontha est un coléoptère de 2,5-3 cm. Les élytres, les pattes et les antennes sont brun rougeâtre, l'abdomen est noir et la tête est foncée. En avril-mai, le hanneton femelle se nourrit puis pond une vingtaine d'œufs dans le sol. Elle meurt après une, et parfois deux voire trois pontes. Sa Larve est communément appelée «ver blanc » bien que ce ne soit pas un ver. En effet, t Plantes sensibles : les betteraves, navets, pommes de terre, fraisiers, framboisiers, laitues... ainsi que les arbres fruitiers et forestiers, La vigne, les graminées, les vivaces. Dégâts : les adultes se nourrissent de feuilles (chênes, cerisiers, pruniers...) mais n'occasionnent pas de gros dégâts. En revanche, les larves situées dans le sol sont beaucoup plus dévastatrices. Au mois de juillet, la larve éclôt et commence à manger les radicelles des arbres ; la deuxième année, elle s'alimente de façon plus intense dès le mois d'avril et, la troisième année, elle s'alimente jusqu'en juillet puis se nymphose. Les racines des arbres sont très endommagées, les tubercules sont rongés et cela peut provoquer l'apparition de maladies cryptoga- miques. À terme, la plante jaunit et meurt. Cependant, on constate que les hannetons sont de moins en moins nombreux, victimes de la mécanisation du travail du sol et des produits chimiques. longue de 1 à 4,5 cm, blanchâtre, elle a des pattes fon- cées près de sa tête d’une couleur similaire, et le bout de son abdomen est noirâtre. Elle est recourbée en arc et porte des mandibules. Le stade larvaire dure 3 ans pendant lequel la larve se nourrit aux beaux jours, puis s'enfonce dans le sous-sol pour hiverner. Traitement curatif : si vous constatez tout de même La présence d'adultes dans votre jardin, détrui- sez-les. Quant aux larves, vous Les repérerez lors du bê- chage et les détruirez. Auxiliaires î le nématode Heterorhabditis bacterio- phora est un ver microscopique qui vit dans le sol et para- site les larves de hannetons et d'otiorrhynques. Les bac- téries, avec lesquelles il vit en symbiose, décomposent les organes de la larve dont le nématode se nourrit ensuite. Lapplication se fait en septembre, mais seulement si vous constatez la présence de larves. Les nématodes sont mé- langés à de l'eau que l'on dispersera sur le sol infecté.
Le carpocapse Cydia pomonella, le carpocapse des pommes, est un pa- pillon denuitde15à 19 mm d’envergure, ailes grises puis brunes et dorées aux extrémités. Sa chenille : 16-19 mm de long, tète brune et corps rose-rouge. Cydia funebrana. le carpocapse des prunes, 13-15 mm d’envergure, ailes grises. Sa chenille : 10-12 mm de long, tête brune, corps rose. Au mois de mai, la femelle pond sur les arbres plusieurs dizaines d’œufs puis, une fois les larves for- mées, celles-ci trouvent refuge dans les anfractuosités de l’écorce pour y tisser leur cocon. Il y a une et souvent deux générations par an. la seconde ayant lieu en été. Problèmes Plantes sensibles : pommier, poirier, abricotier, noyer, prunier, etc. Dégâts : la chenille, le «ver du fruit ». pénètre dans un fruit et s'y développe. Elle creuse des galeries en spirale, se nourrit de la chair et des pépins. Les fruits sont abîmés puis chutent. On remarque la présence des larves par une auréole autour du trou d'entrée et la présence d'une matière brunâtre (les excréments!. Lorsqu'il y a une deu- xième génération, les dégâts sont encore plus importants car la ponte a lieu en juillet et en août. Solutions Lutte préventive : éliminez tous les fruits véreux pour interrompre le cycle de reproduction. Vous pouvez suspendre des pièges à phéromones qui vont attirer les papillons mâles et prévenir ainsi la reproduction. Il s'agit d'une capsule contenant les phéromones, suspendue contre une plaque engluée et abritée sur laquelle les pa- pillons se collent. Traitement curatif : il existe des pièges en car- ton ondulé pour piéger les larves qui s'apprêtent à tisser leur cocon : on les accroche autour du tronc dès le mois de juin et les retire à l'automne [il est nécessaire de les brûler pour les supprimer). Le badigeon à la chaux est également un moyen d'éliminer tous les insectes cachés dans l'écorce de l'arbre. Autre solution si vous avez de nombreux arbres infes- tés par le carpocapse des pommes : un bio-insecticide contenant un virus spécifique du carpocapse, levirus de la granulose. Il est sans danger pour les auxiliaires et a une action directe sur les larves et différée sur les générations suivantes. Il faut traiter entre mai et juin selon les régions pour la première génération, et entre juillet et août pour la seconde.
Nourrir et protéger les plantes La piéride du chou Pieris brassicae est un papillon diurne de 40 à 60 mm d'envergure, ailes blanches avec des taches noires aux extrémités. La chenille fait 45-50 mm, corps vert et jaune tacheté de noir. Œufs jaune citron. La femelle pond ses œufs (entre 20 et 501 sur la face inférieure des feuilles. Une fois écloses, les larves restent sur la plante-hôte. Il y a deux générations par an : la première génération de chenilles apparaît en juin, la seconde, plus nuisible, en juillet-août. La noctuelle DE LA TOMATE Helicoverpa armxjerae^l un papillon de nuit de 40 mm. La femelle est brun jaunâtre, le mâle gris verdâtre. La che- nille fait entre 30 et 40 mm. corps brun ou noir avec des bandes jaunes sur les côtés. Les vols démarrent en avril- mai et durent jusqu'en octobre. Les femelles pondent plusieurs centaines d'œufs sur les végétaux. Il peut y avoir entre deux et quatre générations par an. Il existe bien d'autres espèces de noctuelles, notamment la noc- tuelle ipsilon, qui occasionne beaucoup de dégâts dans les potagers. La femelle pond 1 500 œufs qui formeront des chenilles de 45 mm, grises avec quatre points noirs. Problèmes Problèmes Plantes sensibles : les Brassicacées dont chou, chou-fleur, chou-rave, navet, etc. Les capucines. Dégâts : les larves nouvellement écloses font des dé- gâts superficiels sur la plante-hôte, mais, après la deuxi- ème mue, elles se dispersent pour dévorer le feuillage en ne laissant souvent que les nervures. Elles ne s'attaquent qu'aux feuilles extérieures, mais l'accumulation des ex- créments rend le légume inconsommable : dilués par la pluie et la rosée, ils passent entre les feuilles. Plantes sensibles î tomates, Cucurbitacées, légu- mineuses, œillets, conifères... Et aussi pommes de terre, betteraves, oignons et salades. Dégâts : la jeune chenille dévore les jeunes pousses puis, au stade larvaire suivant, pénètre dans les fruits (notamment les tomatesl, dans les gousses ou dans les organes reproductifs des fleurs et s'en nourrit. Les dégâts peuvent être très importants. Solutions Lutte préventive : installez un filet anti-insectes. Association de plantes : tanaisie,absinthe, men- the. sauge, thym peuvent dissuader la femelle de pondre. Traitement curatif : pulvérisez une décoction de tanaisie ou une décoction d'absinthe, une infusion de feuilles et de tiges de tomates, un purin de feuilles de noyer sur les légumes au moment des vols de la piéride. Les auxiliaires : insecticide au Bacilus thuringien- sis, insecticide bio spécifique des chenilles. Solutions Lutte préventive : installez des filets anti-insectes. Posez des pièges à phéromones pour attirer les mâles et éviter la reproduction. Association de plantes : planter de la tanaisie et de l'absinthe près de vos légumes et fleurs dissuade les femelles des noctuelles de venir pondre leurs très nom- breux œufs. Traitement curatif : lorsque vous constatez la présence de ces papillons, il faut traiter avec un produit au Bacillus thunngiensis car il n'agit que sur les jeunes larves et les papillons. Mais une fois la chenille rentrée dans la plante ou le fruit, elle est insensible au traitement.
La tenthèdre DU ROSIER Arge pagana (tenthrède du rosier), Arge ochropus (ten- thrède défeuiLlantej.Ard/spafüpes (mineusedes pousses). Ctadius pectinicomis (tenthrède décapeuse du rosier). Blennocampa phytlocolpa (tenthrède coûteuse). La femelle pond ses œufs dans le limbe des feuilles ou alignés dans les jeunes pousses suivant les espèces. La larve est sou- vent confondue avec une chenille : corps vert ou jaune verdâtre, parfois des points noirs ou blancs, 3 paires de pattes thoraciques et entre 12 et 14fausses-pattes (alors qu'une chenille en possède de 2 à 5). Elle sévit tout l'été. Les altises Psytbodes chrysocephala (altisedu colza) etPhyttotretane- morvm (altise des Crucifères) sont des coléoptères sau- teurs (surnommés « puces des jardins ») : un corps noir de 3,5 à 4,5 mm aux reflets métalliques, des œufs orange pâle, une larve de 2 à 8 mm. b la ne-jaune à tête brune, pour la première ; un corps noir de 3 mm environ avec deux bandes jaunes latérales, une larve de 5 à 6 mm au corps jaune taché de brun, à la tête et aux pattes noires, pour la seconde. La ponte commence à l'automne et re- prend à la fin de l'hiver pour l'altise du colza, la ponte de laltise des Crucifères démarre en avril. Ravageurs Problèmes Problèmes Plantes sensibles : rosiers, spirées, iris, etc. Dégâts : de mai à août, les larves de la tenthrède dé- feuillante dévorent complètement le limbe des feuilles. Celles de la mineuse des pousses consomment d'abord le limbe des feuilles, puis pénètrent dans les pousses et for- ment des galeries. La tenthrède rouleuse est caractéris- tique carie limbe des feuilles attaquées s'enroule longitu- dinalement (souvent sur rosiers grimpants). Les larves de la tenthrède décapeuse du rosier (larves à tête noire) se tiennent sur la face inférieure des feuilles et les décapent entièrement : il ne reste que la cuticule transparente de la face supérieure. Les feuilles meurent et tombent. Plantes sensibles : les Brassicacées (choux, colza, radis, navet cresson, giroflée...) et. selon les espèces d'al- tises, les Solanacées, le cornouiller, le fuchsia, le weige- lia, la vigne, l'anémone, la capucine, etc. Dégâts : à l'automne, l'altise du colza adulte s'attaque aux graines en germination et aux jeunes feuilles et. plus tard, aux feuilles des plantes plus âgées. La larve juste éclose pénètre dans la plante et s'en nourrit : la pousse est fortement ralentie. Au début du mois de juillet et jusqu'en novembre, l'altise des crucifères décape et per- fore les feuilles (petits trous ronds), surtout par temps chaud et sec. Sa larve pénètre dans les feuilles et creuse des mines de 6 à 8 mm de large. Les semis de printemps et d'automne peuvent être très endommagés. Solutions Lutte préventive î les cocons sont formés dans le sol sous la plante-hôte : binez la terre dès septembre puis de nouveau en avril pour déloger les cocons avant l'appa- rition des adultes. Traitement curatif î ôtez les tiges attaquées par les larves et celles qui sont déformées par les œufs. Dé- truisez toutes les larves que vous pouvez attraper (on peut les manipuler sans crainte). Pulvérisez une solution à base de décoction de nicotine et de savon noir. Solutions Lutte préventive : pulvérisez une infusion d'ail sur les feuilles pour les éloigner. Protégez vos semis sous un voile. Association de plantes : sureau (branches dépo- sées entre les rangs), tanaisie, menthe, moutarde. Traitement curatif : puh/érisez une décoction de tanaisie, un purin de sureau, d'ortie ou de feuilles et tiges detomate, une décoction denicotineet savon noir. En der- nier recours, un insecticide à la roténone ou au pyrèthre.
Nourrir et protéger les plantes Les doryphores Leptinotarsa decemlineata, coléoptère de 7-11 mm, corps jaune rayé longitudinalement de noir, reste du corps fauve maculé de noir. Au printemps, il pond entre 700 et 800 œufs jaune-orange sous les feuilles, par paquets de 10 à 30. Les larves, environ 10 mm, sont rosâtres, tête et pattes noires et des points noirs sur les côtés. Plantes sensibles : les Solanacées, dont la pomme de terre (cultivée et sauvage), et à défaut tomates, auber- gines, poivrons. Dégâts : d'avril à septembre, les adultes ainsi que les larves dévorent les feuilles des pommes de terre pour n'en laisser que les nervures. En cas de forte invasion, les dégâts peuvent être considérables. Solutions Lutte préventive : pulvérisez du purin d'ortie ou du purin de fougère à l'action répulsive. Traitement curatif : détruisez tous les adultes, larves et œufs que vous trouvez. Plantez des pieds de da- tura ou de ricin, ces plantes attirent les doryphores qui y pondent leurs œufs, puis empoisonnent les larves. Atten- tion, les feuilles et les graines de ricin sont toxiques ainsi que les feuilles de datura. Le taupin Aghotes lineatus est un coléoptère de 1a famille des É La té- ridés. L'adulte, qui apparaît au printemps, mesure entre 7 et 8 mm. Son corps dur est allongé, la tête et le thorax sont brun-noir, les élytres, plus clairs, sont striés longi- tudinalement. Sa larve, le ver « fil de fer », mesure entre 17 et 20 mm ; elle est étroite, dure, brillante, de couleur jaune-orangé avec une tête brunâtre aplatie. Les œufs (entre 150 et 200) sont déposés en mai et juin dans un sol humide, entre 2 et 6 cm de profondeur. Au bout de 1 à 2 mois, la larve éclôt et creuse des galeries dont la pro- fondeur dépend de la sécheresse du sol. (Elle se nourrit des racines des végétaux pendant tout son stade larvaire, c'est-à-dire 4 ans). Problèmes Plantes sensibles : pomme de terre, navet, carotte, betterave, tomate, fraisier, chou, laitue, chicorée, oignon, poireau, fève. Les céréales, certaines plantes ornemen- tales et jeunes arbres sont également attaqués. Dégâts : c'est dans les régions maritimes et à climat humide que le taupin prolifère. La larve creuse des ga- leries étroites dans les tubercules des pommes de terre et autres carottes, grignote les racines des plantes pota- gères et parfois le collet de la plante. Une seule larve peut détruire plusieurs plants. Solutions Lutte préventive : semez et enfouissez des en- grais verts comme la moutarde blanche et le sarrasin qui font fuir les taupins. Travaillez régulièrement votre terre pour l’aérer et éviter l’excès d'humidité et pour y déloger les larves et les œufs que les prédateurs mangeront. Si votre sol est acide, faire un apport de chaux pour le rendre plus calcaire. Association de plantes : chou, haricot, petit pois. Traitement curatif : confectionnez des pièges à larves de taupin : mettez des épluchures ou des morceaux de pomme de terre ou bien du maïs humidifié dans des boîtes que vous enfouirez dans le sol de façon à ce que le haut soit à ras de terre. Les larves seront attirées et vous pourrez ainsi les détruire. Il est également possible de les piéger directement avec des morceaux de pommes de terre ou de carottes que vous enfouissez dans le sol : elles viendront y creuser des galeries.
Les otiorrhynques Les otiorrhynques sont des coléoptères de la famille des Curculionidés, que l’on appelle communément charan- çons. Il en existe de nombreuses espèces et chacune s’attaque à un certain type de végétal. Otiorhynchus su le a - tus est l’otiorrhynque de la vigne, mais il se nourrit éga- lement desfraisiers, d’arbustes comme le cotonéaster et de plantes à fleurs. 0. cnbicolUs, l’otiorrhynque de l'oli- vier, s'attaque aussi aux arbres fruitiers, à l’artichaut et à l'armoise notamment. 0. nigerest l’otiorrhynque noir des conifères, etc. Otiorhynchus suie a tus se trouve très cou- ramment dans les jardins. Il mesure entre 6 et 10 mm. son corps est dur et oblong, de couleur brun noirâtre, sil- lonné longitudinalement, granuleux et tacheté de jaune. Les oeufs de 1 mm de diamètre sont bruns puis noirs. Sa larve est blanche, apode, incurvée avec une tête brune. L'adulte apparaît au printemps et vit entre un an et un an et demi. Solitaire, il sort et se nourrit la nuit, se cache sous des abris le jour. La femelle pond ses œufs (une ou plusieurs centaines) à partir de 2 mois après son appa- rition et pendant 2 ans, les déposant sur le sol. La larve sort de l’œuf au bout d'environ une vingtaine de jours, s'enfouit dans le sol et commence à se nourrir des ra- cines. Le stade larvaire dure entre 10 et 24 mois ce qui explique qu’il y a une génération tous les 2 à 3 ans. Ravageurs Problèmes Solutions Plantes sensibles : la vigne, les arbres et arbustes fruitiers comme l'olivier, les agrumes, le framboisier; les arbustes d'ornement comme le troène, l’aubépine, le fusain, le rhododendron, le cotonéaster, le fusain, les conifères comme l’if, le thuya et le pin , les plantes d’orne- ment comme le cyclamen, l’armoise, la reine-marguerite, la pivoine, le phlox, le bégonia, la primevère, la cinéraire, les plantes à bulbes ; les plantes potagères comme l’ar- tichaut, le fraisier, le haricot, le pois... Les plantes céréa- lières sont aussi attaquées par certaines espèces. Dégâts : l'adulte grignote les bourgeons et le bord des feuilles de telle façon qu’elles paraissent comme poin- çonnées. C’est comme cela que l’on découvre la présence du charançon qui ne sort que la nuit. Les larves, quant à elles, s'attaquent parfois aux bulbes mais surtout aux racines des plantes : elles dévorent les petites racines et blessent les plus grosses. Ce sont les larves qui oc- casionnent les dégâts les plus importants, provoquant un ralentissement de croissance et parfois la mort du sujet en cas de pullulation. Les plantes en pots et en jardinières ne sont pas épargnées. Lutte préventive : recherchez et détruisez les œufs pondus sur le sol. Dans les pots et jardinières, creusez pour déloger les larves. Posez des filets sur les plantes potagères. Traitement curatif : les insecticides n'auraient pas une action suffisante sur les adultes. En cas d’attaque violente, le plus efficace reste la lutte contre les larves, beaucoup plus dangereuses pour les végétaux. Les auxiliaires : le nématode Heterorhabditis bac- teriophora (voir la fiche sur le hanneton). Mélangez les nématodes avec de l'eau et arrosez le sol avec cette pré- paration à la fin de l'été pour atteindre les larves issues de la première ponte. Si nécessaire, un second traitement sera fait au printemps de l'année suivante pour détruire les larves de l’automne ayant hiverné. Le charançon de la carotte Ce charançon (Liparus coronatus) noir et brillant porte des taches jaunes et mesure environ 1 cm. Il pond ses œufs dans le sol entre mai et juin et ses larves s'y développent. On observe une génération par an. Les larves pénètrent dans la racine de la carotte la rendant impropre à la consommation. Lutte préventive : instaurez une bonne rotation des cultures et amendez votre sol pour qu'il ait toujours tous les nutriments essentiels. En cas de pullulation, protégez vos cultures avec des filets anti-insectes. Association de plantes : poireau, oignon, tanaisie.
Nourrir et protéger les plantes La teigne DU POIREAU Acrvlepiopsis assectetta est un Lépidoptère de 16 à 18 mm d'envergure. Ailes brunâtres avec taches noires et blanches. Sa larve fait 10 à 12 mm. corps jaunâtre ou verdâtre avec huit taches noires chacune munie d’un poil. L'adulte de ce papillon de nuit apparaît en mars-avril et pond jusqu'à début juin pour la première génération, en juillet et août pour la seconde. Une centaine d’œufs sont déposés sur les inflorescences ou sur les feuilles. Problèmes Plantes sensibles : surtout le poireau, puis l'oi- gnon. l’ail, l'échalote... Dégâts : la deuxième génération est beaucoup plus dévastatrice : la larve creuse des mines dans les feuilles après l'éclosion puis, après 2 à 5 jours, elle quitte la mine pour s'enfoncer à l'intérieur du poireau entre les feuilles centrales. Au final, les lésions favorisent le développe- ment de la pourriture qui rend le légume impropre à la consommation. Solutions Lutte préventive : installez des filets anti-insectes sur vos rangs de plantation au mois d'octobre. Avant la plantation, trempez les feuilles de vos poireaux (pas la racine) dans de l'eau additionnée de 5% d'eau de Javel pendant 10 à 15 minutes. Association de plantes : la teigne est attirée par l'odeur du poireau, dissuadez-la de pondre en cultivant des carottes à proximité. Traitement curatif : si vous voyez des galeries, coupez vos poireaux à ras (ou en dessous des galeries) et détruisez la partie infestée. Le poireau repart très bien. Pulvérisez du purin de feuilles et tiges de tomates, du pu- rin d'absinthe ou de l'infusion de rhubarbe. Si l'attaque est importante, traitez une fois par semaine avec un produit à base de pyrèthre ou de roténone. Les auxiliaires : traitez avec un produit à base de Baallus thuringiensis. Les thrips Thrips tabac j (thrips de l’oignon), Kakothrips robustus (thrips du pois) et bien d'autres sont des thysanoptères. Les œufs blanchâtres sont pondus (30 ou 40) dans les tis- sus de la feuille ou de la fleur. Les larves blanchâtres ou jaunâtres font 1 mm de long et vivent sur la plante jusqu a lafin de leur développement (entre 10 et 21 jours), puis se laissent tomber au sol pour hiverner. Les thrips vivent en colonie et peuvent atteindre jusqu'à cinq générations par an malgré l'hivernage pour le thripsde l’oignon. Le thrips du pois ne donne naissance qu'à une seule génération. Problèmes Plantes sensibles î Les plantes potagères : oignon, poireau, tomate, pomme de terre, tabac, chou, Luzerne, betterave, pois, fève, haricot. Les plantes d'extérieur : œil- let, azalée, bégonia, chrysanthème, coquelicot etc. Les cultures en serre pour T. tabaci. Plantes d'intérieur : ficus, croton, crassula, cyclamen, hibiscus, orchidées, saintpau- lia, yucca... Dégâts : Les dégâts sont plus importants sous serre et à l'extérieur par temps sec et chaud. Le thrips pique les feuilles et suce la sève : on remarque alors des taches argentées associées à de petits tas d'excréments. Les feuilles piquées jaunissent et meurent Les fleurs se dé- colorent et se déforment. Le thrips de l'oignon est vecteur de la maladie bronzée de la tomate. Solutions Lutte préventive : maintenez une bonne humidité du sol (par le paillage notamment). Aérez serres et châs- sis. Plantez des variétés de pois et oignons précoces Association de plantes : des plants d'ail Traitement curatif : une forte aspersion délogera ces insectes. Pulvérisez une décoction de nicotine, de su- reau ou de tanaisie. une infusion d’ail ainsi que du savon noir. Installez des pièges chromatiques (dont le bleu attire les thrips) englués dans les serres, châssis et vérandas.
La tipule potagère Tipula oleracea est un diptère surnommé « cousin », qui sévit dans Les régions méridionales. Au nord de l’Europe, c’est Tipula paludosa qui est le plus courant et nuisible. Il a Caspect d’un grand moustique brun clair ou gris, de 20-25mm pour la femelle et 16-18 mm pourle mâle. Les pattes et les ailes sont très longues. Les œufs de 1 mm sont noirs, La femelle en pond entre 300 et 400. Sa larve, le « ver gris », grisâtre, sans pattes, de 3 à 4 cm, s’al- longe et se rétracte très fortement : c’est elle qui est à l’origine des dégâts dans les jardins. La tipule aime les milieux humides (marécages, prairies, gazons et tous sols humides). Il y a deux générations par an, sachant Problèmes Plantes sensibles : les graminées (dont le gazon), les céréales, les plantes potagères (pois, pomme de terre, salades, betterave, chou...) ainsi que les plantes d’orne- ment telles que le dahlia. Dégâts : la nuit, les larves qui vivent dans le sol re- montent à la surface pour attaquerles collets des plantes, les feuilles des jeunes plants et parfois les racines. Les plantules sectionnées meurent, les gazons et prairies dépérissent par plaques, les racines sont endommagées. Solutions Lutte préventive : en travaillant régulièrement votre sol, vous délogerez les larves et les détruirez. Pour les gazons, éviter les arrosages au moment des vols (avril et octobre) pour que la terre s'assèche. Traitement curatif : pulvérisez du purin d’ail ou de feuilles et tiges de tomates, de la décoction de tanaisie. Installez des bâches en plastique entre vos rangs, après avoir arrosé le sol. Les larves viendront dessous, attirées par ( humidité, et vous les détruirez au petit matin. que la Larve est active toute l'année, avec une activité plus intense au printemps pour T. oleracea et une génération par an pour T. paludosa. Ravageurs
La courtilière La courtilière (Gryilotalpa gryüotalpa), également appelée taupe-grillon, est un orthoptère. Elle mesure entre 35 et 45 mm, a une tête et un thorax bruns, des ailes longues, transparentes et très dessinées, un abdomen long et noi- râtre. Les pattes sont brun-orangé. Ses deux pattes avant sont plus épaisses pour permettre l'enfouissement. Elle creuse des galeries et se nourrit la nuit de larves et de vers ainsi que de racines de plantes et de tubercules. Elle hiverne et devient active à partir du printemps, puis pond ses œufs (de 200 à 300) sous terre. Les œufs éclosent en été, les larves passent par deux mues avant de creuser leur galerie à l'automne pour hivernera leur tour. Nourrir et protéger les plantes Problèmes Solutions Plantes sensibles î surtout les semis et les jeunes plants de diverses plantes potagères et ornementales, graminées, pomme de terre. Dégâts : bien que cet insecte se nourrisse de vers et de larves, on peut difficilement le considérer comme un auxi- liaire utile au jardin car il se nourrit également de racines. De plus, lorsque les courtilières forment des galeries peu profondes, elles abîment les systèmes racinaires et les dégâts sur les racines et tubercules peuvent être très im- portants On constate le dépérissement des jeunes plants. Lutte préventive : préservez les prédateurs natu- rels. Évitez les excès de fumure. Traitement curatif î confectionnez des pièges à laide de boîtes ou de fonds de bouteille remplis d'es- sence de térébenthine. Enterrez-les au ras du sol Les courtilières seront attirées par l’odeur et s’y noieront. Vous pouvez également creuser un sillon, l'arroser et le couvrir. Les courtilièresviendront attirées par la fraîcheur. Ce sera l’occasion d'attraper une de ces drôles de bes- tioles, de l'observer et de la relâcher dans la nature : les courtilières sont de moins en moins nombreuses... Si vous avez repéré la présence de courtilières, recherchez leurs nids en creusant sous les monticules de terre qui servent d’abris ; les œufs sont pondus dans des loges.
La punaise potagère Eurydema oleraceum est aussi appelée la punaise verte du chou. De 5 à 7 mm de long, son corps est noir avec des reflets métalliques bleu-vert et marqué de taches jaunes et parfois rouges. Les œufs blancs sont en forme de tonnelet aux extrémités jaune-vert. La larve est noire pendant ses premiers stades larvaires puis prend petit à petit sa forme de punaise tachetée. On observe deux gé- nérations par an, la première en juin-juillet et la seconde en septembre-octobre. L'adulte vit pendant quelques mois et pond, en plusieurs fois, entre 50 et 80 œufs, dé- posés sur le dessous des feuilles, étonnamment placés en deux rangées. Eurydema ornatum est la punaise rouge du chou. De 7 à 9 mm, elle est rouge tachetée de noir. La forme des œufs est similaire à la précédente punaise, mais la couleur est grisâtre et tachetée de noir. Sa nourriture et sa biologie sont similaires à la punaise verte du chou. Palomena prasina est la punaise verte des bois. Plus grande, 12-14 mm, avec un corps vert et lisse, elle pond de petits œufs ronds et verts, les larves sont verdâtres. Elle se nourrit sur les arbres, dont pommier et poirier, et sur les plantes herbacées. w 8 00 g nj Cd Problèmes Plantes sensibles î pour Eurydema spp. : les Cru- cifères dont les choux, mais aussi les navets et les radis. Les graminées et les pommes de terre sont parfois tou- chées. Pour Palomena : pommier et poirier, plantes her- bacées. Dégâts : la punaise et ses larves piquent le limbe des feuilles et aspirent la sève. Les larves se déplaçant peu, ce sont les extrémités des feuilles qui sont touchées. Si les piqures sont nombreuses, elles provoquent le jaunisse- ment des feuilles et un ralentissement de croissance. Les jeunes plants peuvent en mourir. Dans le cas des arbres fruitiers, les fruits sont abîmés, déformés, caria punaise pique pour se nourrir et injecte de la salive qui provoque des dépressions à la surface des fruits. Solutions Lutte préventive : si vous êtes régulièrement en- vahis, songez à poser des filets anti-insectes. La rotation des cultures évitera une invasion annuelle. Traitement curatif : pulvérisez une solution à base de nicotine ou de savon noir II est également pos- sible d utiliser un produit du commerce à la roténone.
Les acariens Les acariens ne sont pas des insectes car ils ont huit pattes à l’âge adulte (les insectes en ont six) : ils appar- tiennent à la classe des arachnides. Leur tête et leur thorax sont soudés, ils portent deux taches noires sur le corps sauf pendant l'hivernation. Panonychus ulmi (aca- rien rouge des pomacées ou araignée rouge) mesure entre 0.4 et 0.7 mm et Tetranychus urticae (tétranyque tis- serand ou acarien jaune) entre 0.3 et 0,5 mm, la femelle étant toujours plus grande que le mâle ; on trouve égale- ment T. turkestani, corps jaune ou verdâtre, et T. annaba- Plantes sensibles : l acarien est très polyphage : les plantes florales, les plantes sauvages, les plantes potagères, les espèces fruitières, les plantes d'intérieur, les cultures de serre. De plus, Paratetranychus unungus s'attaque aux conifères. Dégâts : les acariens se développent sur la face infé- rieure des feuilles et sur les fleurs. Suite à leurs piqûres, les feuilles deviennent mouchetées, se dessèchent et meurent. Si l'invasion est importante, la plante peut mou- rir ; sur les fruitiers, la formation des bourgeons à fruits sera réduite. De plus, les toiles des tisserands peuvent gêner le bon développement des végétaux, surtout en serre où on les trouve en grand nombre. rinus, corps rouge. Les œufs sphériques (une centaine) sont pondus sous les feuilles après l'hiver. Le tétranyque tisse des toiles qui retiennent l'humidité et lui assurent une excellente protection contre le vent, la pluie, les pré- dateurs et les traitements. Lacarien (adultes et larves) pique les feuilles et se nourrit du suc. Il hiverne sous abri sou s une forme orange. On observe entre six et sept gé- nérations par an. Les acariens aiment la chaleur, la sé- cheresse et prolifèrent lorsque la fertilisation est riche en azote. Lutte préventive : lacarien n'aime pas l'humidité, alors maintenez une bonne humidité du sol et bassinez vos plantes sensibles. Aérez les serres. Ne surdosez pas vos fertilisations en azote. Traitement curatif : pulvérisez, en insistant sur le dessous des feuilles, du purin d'ortie, du purin d’ab- sinthe, une décoction de nicotine, une décoction d'ail ou une infusion de coriandre, du savon noir. Arrosez au jet les plantes attaquées. On peut également utiliser le soufre minéral pour limiter les invasions des araignées rouges de la vigne et de la tomate. Les auxiliaires : Phytoseiulus persimilis et Ambfy- seius califomicus sont deux acariens prédateurs de té- tranyques. Le premier peut être lâché au printemps et le second, plus résistant à la chaleur, en été. Cependant, ces prédateurs ont besoin d'un taux d'humidité supérieur à 60 %. ce qui est en général le cas en serre mais pas à l'extérieur. Il faut souvent deux lâchers espacés pourvenir à bout des colonies de tétranyques.
Les limaces et Ces gastéropodes bien connus de nos jardins sont divi- sés en plusieurs familles (les Arionidés et les Limacidés pour les limaces et les loches, les Hélicidés pour les escargots), et chaque famille comporte de nombreuses espèces. La taille (de 1 à 15 cm) et la couleur varient for- tement d une espèce à l'autre. La tête porte deux paires de tentacules, celles du dessous ont un rôle tactile et olfactif, celles du dessus, plus longues, portent un œil à l’extrémité. Afin d'avancer et de ne pas se déshydrater, le gastéropode sécrète un mucus dont on aperçoit très distinctement la trace. Ce mucus lui sert également de LES ESCARGOTS protection en cas d'attaque. Il hiverne dans les anfrac- tuosités du sol et sort au printemps, la nuit et par temps humide. Le reste du temps, il reste caché au frais et à C ombre, sauf par temps de pluie où il peut sortir se nour- rir dans la journée. La limace, hermaphrodite, pond entre 100 et 500 œufs dans le sol par petits paquets, ils sont blancs ou transparents. Les limaces vivent à peu près 12 mois et comptent une ou deux générations par an. Notons que les limaces propagent des maladies crypto- gamiques (mildiou, rouille, etc.). m 8 00 £ nj ai Problèmes Plantes sensibles : presque toutes ! Dégâts : la limace se nourrit de feuilles et, en cas de chaleur, elle reste dans le sol et consomme les racines et les bulbes. La limace grise ou loche (40-50 mm| et la limace horticole (30-40 mm) sont les plus voraces. Elles attaquent les feuilles au centre ou sur les bords en lais- sant les nervures et creusent les bulbes. Solutions Lutte préventive : les limaces et escargots se nourrissent également de débris végétaux, alors nettoyez bien vos parterres et entre vos rangs. Ne favorisez pas l’humidité excessive en arrosant vos plantes au pied. Tra- vaillez régulièrement votre sol pour déloger les œufs qui sécheront ou seront mangés par des prédateurs. Étalez de la cendre de bois, de la sciure ou encore des coquilles d'œufs écrasées sur la route des limaces, elles ne pour- ront pas passer cette barrière (notez que La cendre et la sciure doivent être renouvelées après chaque pluie, ce qui n est pas le cas des coquilles !). Si certaines de vos plantes sont régulièrement attaquées, procurez-vous des barrières antilimaces : ce sont des anneaux de plastique à placer autour du pied que le gastéropode ne peut fran- chir. Pulvérisez une infusion d’ail régulièrement ou bien un purin de fougère pur sur les légumes, dilué au 1/10* sur les fleurs. Association de plantes : installez des oignons et de la bourrache entre vos rangs. Traitement curatif : disposez des planches dans vos allées ou des tuiles sur les bordures, les limaces s'y cacherontdans la journée et vous pourrez les ramasseret les détruire. Notons que le piège à bière tue en effet un cer- tain nombre de limaces, mais attire et tue également des animaux utiles (dont des prédateurs de limaces comme Le carabe) ; il saoule aussi Le hérisson. Il existe dans Le com- merce des pièges dont les couleurs sont discrètes (vert sombre) et dans Lesquels Les escargots tombent mais ne remontent pas. Les granulés de phosphate de fer sont à étaler sur le sol. à utiliser en dernier recours même s’ils ne sont toxiques que sur les gastéropodes. Les auxiliaires : en cas de forte attaque, le néma- tode Phasmahabditis hermaphrodita parasite le corps de la limace et la tue. Les nématodes, livrés en barquette, sont à diluer suivant Les recommandations et à épandre sur Le sol humide à environ 15 °C.
L’oïdium Nourrir et protéger les plantes Surnommé le blanc, 1*oïdium est une maladie causée par différentes espèces de champignons parasites microsco- piques selon les plantes atteintes. Leur mycélium trouve les éléments nutritifs nécessaires à son développement dans les cellules végétales. La maladie apparaît en mai et se développe d'autant plus que letemps est sec : L’été est donc une période faste pour (oïdium. Les champignons étant différents d'un végétal à l'autre, l’oïdium présent sur un rosier ou sur la vigne ne contaminera pas l'en- semble de votre potager. Problèmes Plantes sensibles : les arbres : chêne, érable, pommier, cognassier, poirier, pêcher... Les arbustes : au- bépine, rosier, vigne, fusain... Les plantes potagères : Cu- curbitacées, fraisier, poireau, carotte, aubergine, pomme de terre... Les plantes florales d'intérieur et d'extérieur : bégonia, cinéraire, hortensia, kalanchoé, gerbera, phlox, saintpaulia, rhododendron, souci... Dégâts : cette maladie se manifeste par un feutrage blanc sur les feuilles, les tiges, les fleurs ainsi que les boutons floraux. Elle donne un aspect duveteux au vé- gétal atteint. À terme, les feuilles se déforment, se ra- bougrissent et tombent. Les plantes affaiblies meurent à petit feu. Solutions Lutte préventive : maintenez une bonne humidité du sol en paillant par exemple et ne bassinez pas trop le feuillage [arrosez au pied des plantes). Chaque mois, pulvérisez une décoction de prêle ou du purin d'ortie (ou un mélange des deux) sur les plantes sujettes à l'oïdium. N'abusez pas des engrais azotés et ne plantez pas trop serré : il faut aérer entre les plantes pour que h maladie ne se propage pas. Pour les arbres : en hiver, pulvérisez ou saupoudrez du soufre (produit à base de fleur de soufre ou soufre mi- cronisé), mais seulement entre 18 et 30 °C. Si la fleur de soufre est pulvérisée sous les feuilles, faction de la cha- leur diffuse les vapeurs sur la plante et la protège. At- tention cependant, les jeunes feuilles et certains cultivars peuvent y être sensibles, lisez bien les recommandations avant d'appliquer. Traitement curatif : commencez par ôter les parties atteintes et brûlez-les, car les champignons se disséminent très facilement. De plus, ne laissez pas les feuilles malades au sol. même en hiver, car les champi- gnons restent sur leur hôte et se disséminent à nouveau dès les premières chaleurs. Nettoyez bien vos outils pour ne pas propager la maladie. Pulvérisez une décoction de prêle (toutes les semaines), une infusion ou un purin d'ail, du soufre minéral. Vous pouvez mélanger la décoction de prêle avec de l'extrait d'algues marines pour encore plus d'efficacité. Le bicarbonate de soude : mettez une cuillère à café de bicarbonate de soude, plus une cuillère à café de savon noir ou de lait écrémé par litre d'eau. Pulvérisez sur le feuillage, et renouvelez en cas de pluie et jusqu’à dispa- rition complète.
ROUILLE La rouille est provoquée par des champignons parasites microscopiques de diverses espèces qui sont en général spécifiques d'une espèce végétale. Chacune de ces es- pèces ne peut donc s'attaquer à une autre plante que son hôte, à l'exception de son hôte alternatif. La maladie se transmet d'une plante à l'autre par l'intermédiaire des spores et avec l'aide du vent, et ce du printemps à l'automne. Celles-ci sont libérées sous forme d'une fine poussière et elles germent au contact des feuilles humides. Les filaments du champignon grandissent puis para- sitent les tissus foliaires. La rouille se développe d'autant plus que l'humidité atmosphérique est élevée. Un temps Problèmes Plantes sensibles : les plantes potagères : ail, as- perge, betterave... Les espèces fruitières : framboisier, groseillier, cassissier... Les graminées. Les plantes flo- rales : iris, fuchsia, jacinthe, roses trémiènes... Les co- nifères. Les arbustes : rosiers, etc. Dégâts : des pustules orange, jaunes, brunes, parfois sombres et souvent auréolées d'une autre couleur se for- ment sur la surface des feuilles, et parfois sur les tiges. Les pustules orange ou jaunes virent au brun à l'automne. Les feuilles se dessèchent et meurent, et, si l'attaque est importante, la plante peut en mourir. Solutions Lutte préventive : mettez en place une bonne rota- tion des cultures au potager et évitez l'humidité excessive sur les végétaux. En automne, nettoyez bien vos plantes, ôtez les feuilles malades, ne les laissez pas sur le sol, coupez le bois mort et ne mettez rien au compost. Traitement curatif : pulvérisez une décoction de prêle (avec éventuellement un extrait d'algues marines), un purin de fougères, d'ail, du sulfate de cuivre (bouillie bordelaise). Maladies pluvieux, des bassinages ou des vaporisations excessifs favorisent l'attaque. La couleur orangée caractéristique des pustules lui a valu son surnom de rouille.
Nourrir et protéger les plantes La maladie DES TACHES NOIRES La maladie des taches noires est due à un champignon microscopique appelé marsonia (Marssonina rosaej. La maladie se développe de juin à octobre, parasitant les tis- sus foliaires. Le marsonia se propage fortement lorsqu’il fait chaud et que [humidité est importante (été pluvieux par exemple! : à chaque pluie ou bassinage, le champi- gnon libère une grande quantité de spores qui vont infes- ter le végétal et ses voisins. Le mycélium se développe à nouveau au printemps suivant : si la maladie n'est pas éradiquée, le végétal est infesté tous les ans et s'épuise. Problèmes Plantes sensibles : les rosiers (sauf certaines es- pèces et variétés plus résistantes!. Dégâts : du printemps à l'automne, les feuilles des rosiers se recouvrent de taches noires circulaires, sou- vent entourées d'une auréole jaunâtre. Lorsque les condi- tions sont favorables, le champignon se propage rapide- ment, les taches grandissent et les feuilles jaunissent et tombent. Les rameaux peuvent également être atteints. Si l'attaque est importante, le rosier peut perdre toutes ses feuilles et être très fortement affaibli. Solutions Lutte préventive : en automne, ôtez toutes les feuilles attaquées et coupez le bois mort pour éviter que le champignon n'y hiverne. Ne mettez pas les déchets au compost. Nettoyez vos outils. Au printemps, avant le dé- bourrement, paillez le sol pour éviter que d'éventuelles spores ne se propagent. Évitez de bassiner vos plantes. Ne les plantez pas dans la zone la plus humide de votre jardin. Espacez les plantations. Pulvérisez de la décoction de prêle toutes les trois semaines si le temps est humide. La fonte des semis La fonte des semis est due à un ou plusieurs champi- gnons qui se développent en milieu humide et peu aéré que sont souvent tes serres de culture. Ces champignons peuvent être le Pythium ou le Phytophtora (voir p. 136! qui apprécient particulièrement l’humidité prolongée des terreaux de culture. Maison trouve également Rhizocto- nia solani dans des milieux un peu plus secs. Les mildious de la vigne et du rosier La vigne est atteinte par Plasmopara viticola : on observe des taches d'huile sur les feuilles et un duvet blanc dessous. En prévention, pulvérisez de la décoction de prêle additionnée de soufre (le mélange existe dans le commerce!. En curatif, traitez à la bouillie bordelaise. Les rosiers sont attaqués par Peronospora sparsa .- pulvérisez une décoction de prêle avant le débourrement (éclosion des bourgeons!. Problèmes Plantes sensibles : tous les semis et boutures faits sous abris (châssis, vérandas, serres...!, les graines. Dégâts : les graines ne germent pas. La pourriture s'installe sur les jeunes plants et provoque leur affais- sement puis, souvent, leur mort. Dès lors que quelques plants sont touchés, la maladie se propage assez vite dans les plateaux de semis voisins. Solutions Lutte préventive : nettoyez bien les pots et les caissettes avec de l'eau de Javel avant le semis et le bou- turage. Veillez à ne pas détremper le terreau. Espacez les semis. Aérez les serres et les châssis. Arrosez le terreau et les semis avec une infusion d'ail, du purin d'ortie ou une infusion de camomille.
La tavelure Il y a deux champignons nommés tavelure, Venturia inae- quatis pour le pommier et Venturia pirina pour le poirier. Venturia inaequabs passe l'hiver dans les feuilles mortes ou le bois des plantes. Au printemps, les spores sont dis- séminées par les gouttes d'eau et infectent les parties vertes du végétal Les spores germent si la température est comprise entre 7 et 25 °C. Trois semaines plus tard, des taches vert olive apparaissent et seront le départ de nouvelles contaminations. Venturiapirina se développe à l'automne sur les feuilles qui pourrissent au sol. Au printemps, les spores libérées vont infester l'arbre. Ce champignon a besoin d'humidité pour se développer, notamment celle de la rosée. Maladies Problèmes Solutions Plantes sensibles : pommier, poirier (sauf quel- ques variétés plus résistantes). Dégâts : la tavelure du pommier forme au printemps des taches vert olive sur la surface des feuilles. Ces taches deviennent brunes et s'étalent. Les feuilles at- teintes se dessèchent. Les pommes sont également ta- chées debrun, la peau se crevasse, lacroissance est arrê- tée, les fruits se déforment. Les rameaux sont également touchés : on voit des pustules qui soulèvent l'écorce qui s'écaille, ils se dessèchent. La tavelure du poirier forme au printemps des taches brun olivâtre d'aspect velouté sur la face inférieure des feuilles ainsique sur les fruits. Lesfeuillesse dessèchent et meurent les poires se crevassent et se déforment La tavelure se développe également sous les rameaux dont l'écorce se soulève et se craquelle, la croissance des bourgeons à venir est inhibée. Lutte préventive : choisir des variétés réputées résistantes à la tavelure. Faites un traitement préventif avant débourrement avec une solution à base de cuivre (de la bouillie bordelaise par exemple! à raison de 20 g par litre. Un deuxième traitement peut être effectué lorsque le fruit commence à grossir. Après le débourrement et lors- qu'il pleut beaucoup, pulvérisez du soufre mouillable (6 ou 7 g par litre) mélangé à 0.5 g de cuivre. Répétez le trai- tement plus souvent s'il pleut régulièrement. Faites des pulvérisations de purin d'ortie, de décoction de prêle et/ou d'extrait d'algues marines : cela augmente la résistance des feuilles aux maladies. En automne, ramassez toutes les feuilles tachées ainsi que les fruits tombés pour éviter que le champignon n’hiverne et ne réapparaisse l'année suivante. Traitement curatif : utilisez les mêmes produits que pour la lutte préventive.
Le phytophtora Nourrir et protéger les plantes Plusieurs maladies sont provoquées par des champi- gnons de l'espèce Phytophtora : les maladies de l'encre P. cactorum (noyer) et P. cambivora (châtaignier), et les mildious tels que P. capsici (piment, poivron). P. fraga- riae (fraisier), P. infestans (pomme de terre, tomate)... Ce champignon hiverne sur des tubercules de pomme de terre qui, en germant, vont donner des plants contami- nés. Les spores, situées sous les feuilles, sont dissémi- nées par le vent et contaminent les autres Solanacées. Une humidité importante et des températures douces (entre 10 et 25 ®C) favorisent le développement de la ma- ladie qui peut être très rapide. En revanche, le champi- gnon meurt si la sécheresse est persistante et si les tem- pératures avoisinent 30 °C. rssssssssssssssssssssssssssssj Problèmes Plantes sensibles î noyer, châtaignier, piment, poi- vron, tomate, pomme de terre, fraisier. Traitement curatif : utilisez la prêle et le soufre ensemble. Mais privilégiez les actions préventives car les traitements ne sont pas toujours efficaces. Dégâts : un champignon brun d’apparence huileuse se développe sur le dessus des feuilles, un feutrage blanc sur le dessous. Les feuilles se dessèchent en leur centre. On observe également des taches brunes sur les tiges et les pétioles. Les jeunes plants meurent, les tiges adultes cassent. Les tomates présentent des taches brunes, bos- selées et dures et parfois accompagnées d'un feutrage blanc. La maturité n'est pas atteinte. Les tubercules de pomme de terre sont tachés de brun à l'extérieur et leur chair est marbrée. Une récolte entière peut être détruite car la maladie évolue très rapidement. Solutions Lutte préventive : ne cultivez pas les tomates près des pommes de terre. Ne plantez pas trop serré. Instau- rez une bonne rotation des cultures au potager. Plantez des variétés réputées peu sensibles. À partir du mois de juin, lorsque le temps est humide, pulvérisez une solu- tion à base de cuivre toutes les semaines. Utilisez le purin d'ortie pour renforcer les défenses immunitaires de vos plantes (pulvérisez dilué sur le feuillage tous les 15 jours), la décoction de prêle ou de consoude (contient du bore). Contre le mildiou de la tomate, nous déconseillons l'uti- lisation du fil de cuivre dans les pieds de tomate, car il apporte dans les fruits de l'oxyde de cuivre qui est nocif pour l'homme.
La cloque La cloque est due à un champignon microscopique nommé Taphrina deformans. Il se pourrait que les spores soient capables d'hiverner sur les écailles des bourgeons et dans les anfractuosités des rameaux. Lorsque l’hiver est doux et humide, les spores survivent et germent au moment du débourrement aux alentours de 7 °C. Si l'hi- DU PÊCHER feuilles. Le vent et la pluie vont ensuite disséminer ces spores qui iront contaminer d'autres feuilles et d'autres arbres. Le champignon ne survit pas à la chaleur, c'est pourquoi l'attaque de la cloque n'a lieu qu'au printemps. L'évolution de cette maladie est très rapide. vient plus tard, l'arbre souffre moins car il est plus résis- tant. Mais un arbre atteint plusieurs années de suite est très affaibli et peut même en mourir. Solutions Lutte préventive : privilégiez les variétés an- ciennes ou celles issues de semis comme les pêchers de vigne, considérées comme plus résistantes. 11 f au t re nf orce r les d éf en ses i m mu n it a ires d es a rbres ( no - tamment avec du bore et du zinc) : pour cela, compostez à l'automne, puis donnez du purin d'ortie, de consoude, de la décoction de prêle (éventuellement mélangée à un extrait d'algues riche en oligo-élémentsl. du purin de pissenlit (éventuellement mélangé à l'ortie et la prêle). Vous pouvez renouveler ces apports au printemps. En cas de forte attaque, traitez avec un pro- duit à base de cuivre (bouillie bordelaise par exemple) à l'automne, puis avant le débour- rement et juste après. Traitement curatif : les traitements curatifs sont peu ou pas efficaces. Agissez donc avant l'apparition de la maladie (avant l'éclosion des bourgeons), surtout si vos arbres ont été atteints l'année précédente. Coupez les feuilles, voire les rameaux atteints, et brûlez-les.
Le botrytis La pourriture grise est provoquée par le champignon Botrytis anerea. lise développe souvent à la suite d'une blessure occasionnée par une autre maladie, le gel ou encore la grêle, ou par les manipulations du jardinier. On voit apparaître une couche de mycélium gris qui se déve- loppe par temps humide et frais (les conditions optimales sont entre 15 et 20 °C). Le champignon a la capacité d'hiverner grâce à la for- mation de sclérotes noirs (condensé de mycélium! qui mesurent de 1 à 2 mm de diamètre. Use dissémine grâce au vent et aux éclaboussures. Problèmes Plantes sensibles : salades, courges, haricot, frai- sier, groseillier, framboisier, mûrier, cerisier, vigne et de nombreuses fleurs. Dégâts : un feutrage gris et poudreux se développe au collet et sur les feuilles de La base des Laitues. Les par- ties attaquées ramollissent et brunissent. Les dégâts peuvent rester limités à quelques feuilles, ou s'étendre à l'ensemble du collet en provoquant le flétrissement des jeunes plants. Sur les fraises, par exemple, la moisissure attaque également les fruits, qu'ils soient verts ou en ma- turation, et ils finissent par pourrir. Lorsque le temps est très humide. Les fleurs de divers végétaux peuvent être atteintes. Même si celles-ci donnent des fruits, ils seront infectés. Solutions Lutte préventive : retirez et brûlez les parties contaminées par le champignon et porteuses de sclérotes. Mettez en place une rotation des cultures et ne replantez pas de laitues à cet endroit avant plusieurs années. Plan- tez plutôt, l'année suivante, des Alliacées (ail, poireaux, oignons...) qui résistent mieux à ces champignons. Le sol doit être bien drainé. N'abusez pas d'engrais azotés. Ne plantez pas trop serré, espacez vos plants de 30 à 40 cm, ôtez les adventices. Évitez de bassiner vos vé- gétaux car l'humidité stagnante profite aux champignons, arrosez au pied. Pensez à aérer régulièrement les serres et les châssis. Mélangez un peu de poudre de roche siliceuse avec le terreau dans les trous de plantation ou arrosez le sol avec une décoction de prêle qui va désinfecter la terre. Ensuite, pulvérisez cette même décoction (riche en silice) pour renforcer les tissus végétaux et les aider à lutter contre la maladie. Traitement curatif : retirez toutes les parties in- fectées et brûlez-les. Ne conservez pas de graines prove- nant de plantes contaminées.
Le pourridié RACINAIRE Cette maladie est provoquée par le champignon Armilla- ria mellea. Lorsque les conditions sont humides et le sol lourd, le champignon se développe dans le sol et atteint petit à petit tout le système racinaire puis le collet. Un mycélium blanc-jaune apparaît sous l’écorce des racines et du collet de l’arbre. Le feu BACTERIEN Erwinia amytovora est une redoutable bactérie qui pénètre dans les végétaux par les blessures, les fleurs ou les ori- fices naturels (stomates, lenticelles). La maladie se pro- page rapidement vers la base du tronc, entraînant la mort de l’arbre, une mort qui survient en quelques mois pour les variétés les plus sensibles. C’est au printemps que la bactérie est transmise par les insectes, les oiseaux, la pluie et le vent mais aussi par les outils de jardinage contaminés. Maladies Problèmes Problèmes Plantes sensibles : vigne, figuier, rosier... Dégâts : La croissance de l’arbre est ralentie, voire stoppée. Les feuilles se décolorent, les branches se des- sèchent progressivement. Un chancre se développe au collet. Les racines brunissent et ramollissent, tout en dé- gageant une odeur de moisi. Les arbres jeunes ou affai- blis en meurent. Solutions Lutte préventive : évitez les excès d’eau. Retirez les souches du jardin sur lesquelles Le champignon se développe d'abord avant d'envahir les racines des arbres vivants. Traitement curatif : il n'y a pas de traitement ef- ficace. Si l'attaque est récente et l’arbuste de petite taille, vous pouvez mettre à nu Les racines et tailler celles qui sont atteintes. Mais si (attaque est ancienne et impor- tante, il vous faudra arracher l'arbre atteint et le brûler, puis remplacer la terre avant de replanter un autre vé- gétal. Plantes sensibles î les Rosacées : pommier, poi- rier. cognassier, néflier, aubépine, cotonéaster, pyracan- tha, etc. Dégâts : pendant la belle saison, les jeunes pousses se dessèchent et se recourbent en crosse, Les boutons floraux noircissent, les feuilles semblent brûlées. La ma- ladie progresse de L'apex à La base des branches et des rameaux. Les jeunes rameaux et Les fruits présentent des gouttelettes d'exsudat. À l’automne, les branches maî- tresses sont atteintes, des chancres se développent sous (écorce qui se craquelle et suinte. Solutions Lutte préventive : pour éviter de propager la ma- ladie aux autres végétaux, nettoyez vos outils à (alcool et évitez les arrosages par bassinage du feuillage. Traitement curatif : il n’y a pas de traitement ef- ficace contre le feu bactérien. Coupez et brûlez les parties atteintes, mais, si (attaque est trop importante, éliminez totalement le sujet atteint. Le feu bactérien étant très des- tructeur, il est important de prévenir les autorités locales en cas d'infection.

] y a ceux qui tiennent les associations de plantes pour dalmables fadaises pendant que d'autres jurent que lies malades ont disparu de leur potager depuis quils veillent au bon voisinage des légumes. La vérité se tient entre ces deux affirmations catégoriques Les associations entre légumes ne sauraient tenir lieu de méthode de jardinage, pas plus par exemple que la seule observance des cycles de la lune IL faut être clair : L’essentiel est de commencer par res- pecter les « bonnes pratiques » du jardinage. Semer et planteren fonction du lieu, de son climat et des conditions météo, de La nature du sol. IL faut maîtriser La végétation adventice, autrement dit les « mauvaises herbes ». fournir aux graines et aux plants ce qu’il leur faut d'eau, de lu- mière, de chaleur, d'éléments fertilisants. À mesure que l'agriculture biologique est prise au sérieux, des expériences scientifiques sur le terrain ou en labora- toire - à partir d'extraits de plantes notamment - se sont multipliées. Les observations concordent : des plantes peuvent éloigner ou perturber les ravageurs d'autres plantes. Certaines peuvent aussi héberger ou attirer les ravageurs des parasites d'autres végétaux. Une technique utilisée DEPUIS LONGTEMPS Des recommandations sur le fait de cultiver en même temps plusieurs légumes, ou au contraire d'éviter cer- taines associations ou successions, existent depuis très longtemps. Le premier agronome français, Olivier de Serres, en fait mention, comme l'avaient fait bien avant lui certains auteurs Latins. De nombreuses pratiques tra- ditionnelles, dans nos contrées mais aussi sur d'autres continents, attestent de l'intérêt que leur portent depuis longtemps les maraîchers. Aujourd'hui où se développe le souci de réduire le recours aux produits de synthèse pour éliminer les ma- ladies et les ravageurs ou pour doper la croissance des légumes, des expérimentations sont venues conforter les observations empiriques faites par Les jardiniers du pas- sé. Par exemple, les tenants de la méthode biodynamique ont accumulé de nombreuses observations depuis des décennies sur les interactions entre les plantes, pota- gères ou non. Attention au voisinage large On a également mis en évidence l'influence des exsudats des systèmes racinaires. On sait par exemple depuis très longtemps que les racines du noyercontrarient la végéta- tion alentour, ce qui explique la réputation très ancienne selon laquelle l'ombre du noyer est « malsaine ». Pour- tant, les observations sont parfois contradictoires. Cela est peut-être dû au fait que les effets de tel ou tel compa- gnonnage sont peu perceptibles en fonction de L'année ou de l'environnement immédiat. Le bienfait attendu d'un voisinage peut en effet être annulé ou atténué par l'environnement. Par exemple, la végétation spontanée à proximité ou la proximité d'une haie peuvent abriter des parasites qui annulent l'influence d'une plante sur une autre. On peut par exemple se de- mander pourquoi il y a tant d'astuces bio pour protéger la mouche de la carotte. Réponse de bon sens : parce que leur efficacité n'est pas parfaite ou quelque peu aléa- toire 1 II existe des explications plus précises. Lorsqu'une haie sert de refuge aux mouches de la carotte, la proxi- mité du semis ou son exposition au vent peut entraîner
<u s a J3 V « •S 1 une infestation en dépit des légumes associés. On a pu vérifier en effet que la carotte était rarement attaquée par ce ravageur dans un champ sans haie ni végétation haute alentour. Il est illusoire de vouloir contrôler les interactions entre la faune et la flore d'un jardin. Le jardinier bio, qui veut limiter au maximum les traitements, fussent-ils * utilisables en agriculture biologique » comme mention- né sur des emballages, se doit d'augmenter autant que faire se peut la diversité des plantes - et donc de la faune qui y est associée, aussi bien celles qu'il cultive que celles qu'il maintient ou favorise auprès de ses cultures. Des racines au DÉVELOPPEMENT INCROYABLE Ce n'est pas en arrachant les légumes que l'on peut se rendre compte du développement extraordinaire de leur système racinaire. On voit bien quelques radicelles autour du pivot d'un simple radis, mais comment imaginer que ses racines plongent à plus de 50 cm de profondeur ? Cela paraît incroyable, mais que dire à propos de celles de la carotte, qui peuvent atteindre 2 m ? En fait, les racines des végétaux forment un vaste réseau dont on n'a pas la moindre idée par l'observation à l'œil nu. Là se trouve l'un des secrets du bon ou du mauvais compagnonnage des légumes : même en espaçant large- ment les lignes de semis et de repiquage, ils s'influencent sous terre par leurs racines, qui excrètent de nombreuses substances. Certaines peuvent avoir un effet stimulant, d'autres au contraire inhibent leurs voisines. Les effets peuvent aussi être indirects et dépendre de la flore micro- bienne qui se développe autour des racines, flore qui peut être favorable ou non aux autres légumes eux-mêmes ou à leurs ravageurs. Notons que l'influence de ces exsudats racinaires peut se prolonger dans le temps, plusieurs mois et même plusieurs années. D'où le principe des rotations, où l'on ne cultive pas une même plante au même endroit avant plusieurs années - au moins 3 ou 4 ans dans la majorité des cas. Il faut donc veiller aux associations de légumes dans le temps, et pas seulement à leur voisinage spatial. Certaines associations controversées ? Voici un exemple typique : l'aneth, plante très odoriférante, perturbe incontestablement les mouches de la carotte, il a donc un effet protecteur. Des observations sérieuses ont aussi montré que la carotte lève plus rapidement si l'on mélange des graines d'aneth au semis. Et pourtant, on ne peut pas considérer que Canetti soit vraiment un bon compagnon pour la carotte. Des expériences tout à fait incontestables elles aussi montrent que les exsudats du système racinaire de l'aneth contrarient la croissance de la carotte. Bref, avec l'aneth. la carotte se trouve protégée des attaques de l'un de ses parasites, mais sa production est significativement diminuée.
Février I Carotte + poireau Les premières carottes peuvent être semées et ce ne sont pas les chutes de neige qui vont les contrarier, bien au contraire. Il semble que La neige aide même à la germination des carottes. Bien sûr, c'est une spéculation un peu risquée, n'y consacrez pas des surfaces importantes. La mouche de la carotte n'est pas encore là mais, comme il s'agit d'une culture longue, la présence d'une Alliacée s'impose pour les dissuader au printemps. Justement, on peut aussi tenter les premiers semis de poireaux en parallèle. À n'entreprendre que si des adventices vivaces ne sont pas à craindre. Navet + épinard Un semis de navet précoce Ivariétés : navets des Vertus Marteaux de Nancy) peut très bien réussir, il pourra être l'un des premiers petits légumes à déguster. Dans un mois, on sèmera sur le rang, ou de part et d'autre, de tépinard, en choisissant une variété de printemps-été [comme l'épinard Géant d'été, Matador, Junius). Ces deux légumes s'entendent bien. Astuce : du compost avec les épluchures d'Alliacées Pensez à réserver toutes vos épluchures d'ail, d'oignons, d'échalotes et de poireaux pour en faire un compost que vous répandrez auprès de vos rosiers, ce qui les protégera de nombreuses maladies cryptogamiques ainsi que des attaques de pucerons. À moins que vous ne préfériez employer ces épluchures au fur et à mesure pour confectionner une décoction insecticide que vous pulvériserez sur les rosiers et les tomates.
144 Débutmars L'union fait la force : les associations Ail rose + fraisier Les caïeux d'ail se plantent très tôt. Leur odeur forte, soufrée, décourage bien des ravageurs d'autres plantes. Planté parmi les jeunes fraisiers installés à La fin de L'été, l'ail est efficace contre La pourriture grise. Plantez sans modération, il ne gênera pas La croissance des fraisiers. IL en est de même sous la couronne du pêcher, pour lutter contre la cloque, mais aussi contre la maladie des taches noires du rosier. La rhubarbe dans les massifs de fleurs Ce légume imposant et qui reste plusieurs années à la même place est difficile à caser dans un petit potager. Son ample feuillage peut s’intégrer dans le fond d'un massif fleuri. Plusieurs plants permettront des récoltes suffisantes sans trop dégarnir la touffe. N'oubliez pas que la rhubarbe est le premier « fruit » pour confectionner tartes, compotes et confitures. Fèves + aneth et sarriette La fève ne craint pas les froids printaniers. Si ce légume peu exigeant n'est pas très répandu, c'est à cause des pucerons noirs qui l'envahissent systématiquement. Classiquement, on pince l'extrémité où se trouvent concentrés ces pucerons. On peut aussi éloigner ceux-ci grâce à des plantes compagnes. L’aneth et la sarriette ont un effet répulsif mais en cette saison, ces aromatiques auront bien du mal à lever dans La plupart des régions. Semez-les dans des pots, au chaud, et mettez-les en place aux extrémités des rangs lorsqu'il sera temps de butter les fèves. N'oubliez pas que la fève est aussi un excellent engrais vert, à couperà la cisaille dès quelle atteint 30 cm de haut. Excellent précédent pour la planche de tomates et autres aubergines... » Astuce : le faux semis Quinze jours avant la date prévue pour semer vos légumes, préparez La terre exactement comme si vous alliez semer, sans oublier d'arroser. Et puis laissez pousser. Les graines d'adventices présentes dans le sol vont germer. La veille de votre semis, vous n'aurez qu'à passer un coup de râteau pour éliminer les indésirables. Vous aurez bien moins de petites plantules susceptibles de concurrencer vos légumes, surtout si ceux-ci mettent du temps à lever (comme la carotte, le panais, le persil mais aussi le poireaul.
Début mars 145 Poireau à semer + laitues Le poireau est aussi précieux dans les associations que l'ail. Un argument de taille pour reconsidérer ses utilisations culinaires. Et aussi pour le semer ! La facilité, ce sont les plants prêts à repiquer, mais ils ne sont disponibles qu'à certains moments de l'année. Essayez donc de semer des laitues précoces avec vos graines de poireaux (en ligne, pour faciliter le désherbage). Les laitues vous aideront à repérer le semis de poireau, puis à l'éclaircir. Les futurs plants de poireau maison seront précieux dans les lignes de carottes, de céleris, de choux (cabus ou milan) et protégeront ces légumes de leurs ravageurs. À noter que le poireau est plus efficace, en nombre égal, que l'oignon pour lutter contre la mouche de la carotte. L'union fait la force : les associations Fève + épinards Comme toutes les plantes de la famille (les Fabacées), la fève produit de l'azote grâce aux nodules de ses racines. Cet azote peut profiter à des plantes gourmandes comme l'épinand, légume typique de début de saison, dont les jeunes feuilles sont délicieuses crues en salades. Ouvrez un sillon de 4 cm de profondeur, semez la fève (1 graine/20 cm), recouvrez de moitié ; puis semez clair l'épinard de printemps 11 graine tous les 4 cm environ) sur la même ligne et finissez de combler le sillon. Évidemment, le buttage des pieds de fèves sera insuffisant pour les faire résister au vent : il suffit de planter à chaque extrémité un piquet et de tendre une ficelle de part et d'autre pour leur éviter de s'affaisser. On peut aussi semer l'épinard de part et d'autre des fèves. L'épinand peut être remplacé par l'amarante comestible en climat favorable ou par l'arroche sous climat un peu frais. Ces plantes érigées peuvent être buttées avec le pois, à semer par poquets de 3 graines tous les 20 cm et à recouvrir de 1 à 2 cm. On pourrait aussi semer des laitues, comme Appia et les Gottes, entre deux rangs de fèves ; en climat doux ou dans un coin abrité, les fèves les abriteront du froid. Rappel de culture Ne tardez pas pour planter les caïeux d'ail, avant la fin du mois. Vous pouvez semer la fève jusqu'à la fin de mars, un peu plus tard en climat frais. En ce moment, ce sont les poireaux d eté et d'automne qui sont semés, n'oubliez pas qu'ils ne résistent pas au gel. Patientez jusqu’en mai pour les poireaux d'hiver classiques.
146 Fin mars w § .3 U g V) d 5 U U <2 CJ 2 ’c p Oignon + carotte + Influe + radis Oignon, poireau et ait sont les bases de nombreuses associations. L'oignon peut se placer presque partout sauf au voisinage des choux, des pois et des haricots. Les caïeux se plantent à 10 cm d'intervalle sur les lignes distantes de 25 cm ; vous pouvez espacer davantage pour insérer des semis de carotte nantaise, de laitue, de radis, etc., qui fournissent les premiers légumes du jardin, plus petits mais tellement bons ! Notez que ce sera surtout l'oignon qui profitera éventuellement du voisinage de la carotte. On peut aussi semer celle-d entre les lignes d'oignons. Dans un mois ou deux, on trouvera encore dans le commerce des filets de petits bulbes d'oignons de Mulhouse, bradés : vous pourrez en acheter pour utiliser au pied des arbres fruitiers et des petits fruits, notamment groseilliers à maquereau et cassis, sujets aux maladies cryptogamiques. Panais + tomates + céleris Lorsque vous semez vos panais, pensez qu'ils seront de bons compagnons pour les tomates et les céleris, sur des lignes voisines. Ces associations sont réputées chez les biodynamistes, en raison de leur odeur forte et des substances émises par les racines très développées du panais (plus de 2 ml. Vous pourrez d'ailleurs mélanger sur la ligne voisine du panais (le moment venu après les gelées) des plants de tomates et de céleris (branche et/ou rave|. Panais et céleris supportent aussi très bien te fenouil, légume difficile à associer aux autres, mais dans cecas il ne faudra pas planter de tomates aux environs du fenouil. Si vous ne voulez ni céleri ni fenouil, un peu délicats à cultiver, sachez que panais et tomates sont de bons voisins pour les choux parce qu'ils éloignent la piéride du chou. Panais + bette (poirée) + chou-rave Le panais, ce cousin de la carotte, est un très bon légume, méconnu parce que sa durée de végétation est longue. Semez clair (il faudra éclaircira 15 cm sur la ligne). De place en place, semez un peu plus tard des choux-raves qui aiment le voisinage du panais ainsi que quelques poquets de 3 graines de poirée - de 2 à 4 pieds de poirée suffisent amplement pour toute une famille. La poirée est l'un des légumes les plus productifs, mais s'avère un peu difficile à associer. Les oiseaux raffolent des jeunes plants, qu'ils repéreront moins facilement parmi les choux-raves et les panais. À la place de la poirée, on peut semer ou repiquer de la betterave pour la même raison. À noter que l'oignon peut être mêlé à cette association. L'oignon peut éventuellement voisiner avec l'ail, planté précédemment, dans les mêmes lignes ou à côté, mais jamais avec le poireau. N'oubliez pas le précieux cerfeuil On peut semer le cerfeuil de début mars à septembre. Certes, les feuilles fraîches ou séchées aromatisent de nombreux plats et salades (ne le faites pas cuire), mais c'est aussi parce que cette plante peu exigeante éloigne les pucerons et les limaces qu elle est précieuse pour le jardinier. On peut semer le cerfeuil parmi les plants repiqués (en particulier de choux) ou entre les lignes tout au long de la saison. Il existe aussi un cerfeuil à feuilles frisées, un petit peu moins aromatique.
Fin mars 147 Choux + épinards + laitues On peut commence rie s semis de choux (pour la consommation d'été), en vue de les repiquer (à 50 cm sur La lignel en alternance avec des laitues qui seront abritées par les choux sans les gêner, du fait de leur rapidité de croissance. De chaque côté (20 cm|, semez des épinards, eux aussi de croissance rapide. Épinards et laitues sont connus pour éloigner les attises, ravageurs des choux. Si vous n êtes pas fans des épinards, ils feront un engrais vert parfait pour les choux (il suffit de les couperaux ciseaux en laissant les feuilles sur place, qui « fondent » sur la terre aussi sûrement que dans la casserole). L^rtichaùt dans les massifs de fleurs L'artichaut est une vivace à grand développement Si l'on a suffisamment d'espace dans son potager, prévoyez une planche qui lui sera dévolue. Laitues, épinards ainsi que persil peuvent profiter de son voisinage, surtout si la plantation d’artichauts est jeune. Son feuillage glauque et surtout ses fleurs spectaculaires (et attirantes pour Les bourdons notamment) lui permettent de revendiquer une place de choix dans un massif floral (mixed border). À noter que les capucines sont de bonne compagnie : les pucerons les préfèrent à l'artichaut. Et débarrasser l'artichaut de ses pucerons avant de le cuisiner est assez fastidieux... Pois + coriandre + navets et choux-raves Le pois semé précocement est moins sujet aux attaques de ravageurs et de maladies et, pour cette seule raison, il est intéressant d'entreprendre début mars une première culture - ou dès que la terre est ressuyée. La coriandre est la meilleure compagne pour lui, mais un peu frileuse pour être semée en mars. Il vaut mieux la multiplier en pots, à l’abri. Pots qui seront mis en place parmi les lignes de pois (la coriandre ne supporte pas d'être repiquée). Les plants de pois fournissent aussi un abri aux premiers navets et aux choux-raves (à consommer petits en légumes nouveaux). Semez-en de part et d'autre d'une ligne de pois demi-nains à un espacement suffisant (au moins 30 cm) pour permettre le buttage des pois. Au lieu de mettre des branchages de noisetiers pour soutenir les tiges volubiles des pois (même les variétés naines peuvent se coucher), placez des piquets à intervalle régulier sur la ligne ; ils serviront de support à des tiges de bambou placées horizontalement C'est pratique, rapide et efficace. L'union fait la force : les associations Astuce : du sable pour semer les petites graines Pour aider à un semis très clair du panais, mélangez les « graines » (des « akènes » en fait) avec du sable. Pour 1 g de panais, vous pouvez prendre 30 g de sable. Vous aurez beaucoup moins d'éclaircissage à faire, tâche un peu pénible et qui surtout attire la mouche de La carotte, même si elle attaque moins le panais. Cette technique est encore plus utile pour la carotte.
Début avril L'union fait la force : les associations Pommes de terre + pois Les pommes de terre ne sont pas des plus faciles à associer, en raison notamment de leur buttage. Le pois nain qui est aussi butté peut être intercalé entre des rangs de pommes de terre, avec le bénéfice de protéger ces dernières des attaques de doryphores. Un système à essayer, notamment, avec des espèces de pommes de terre comme la ratte, qui a besoin de beaucoup d'espace et qui profitera de l'azote apporté par les racines de pois pour donner une production significative. Poirée (bette) + chou-rave + bourrache Essayez la poirée avec le chou-rave qui supporte bien son voisinage : c'est en ce moment que ce légume, encore méconnu en France, va donner le meilleur de lui-même. La bourrache protège les choux-raves des chenilles ; vous pourrez en repiquer au milieu d eux un jeune pied repéré parmi les semis spontanés, en prélevant la terre avec la racine. Les feuilles de bourrache Pommes de terre + choux de Bruxelles Si vous avez des choux de Bruxelles à repiquer, vous pouvez aussi en placer entre les rangs de pommes de terre, en veillant à un espacement suffisant : les pommes de terre seront récoltées avant et ne gêneront pas la croissance du chou de Bruxelles, de culture longue. On peut faire de même avec le chou pommé d'hiver. Astuce : N'oubliez pas un espacement suffisant répandues sur le sol éloignent aussi les limaces ! Associer des légumes différents, sur une même ligne, ou sur des lignes voisines, est avantageux. Pour autant qu'on les espace suffisamment ! Par exemple, espacer très largement les rangs de pommes de terre si vous voulez intercaler des pois ou des choux de Bruxelles. Des légumes insuffisamment espacés pendant leur période de croissance restent plus petits et deviennent coriaces car on attend (vainement) qu'ils grossissent pour les récolter. Pour des cultures associées, n'hésitez pas à augmenter les espaces entre les rangs habituellement conseillés dans les livres de jardinage.
Début avril 149 Rois + cresson de jardin Le radis fait partie de ces Légumes à croissance très rapide, qui peut être placé au milieu de légumes à croissance plus longue. Lassociationavecdu cresson de jardin, autre légume « express », est qualifiée de parfaite parde nombreux jardiniers biodynamistes : elle leur donne un goût piquant équilibré - le cresson de jardin à la saveur forte ne plaît pas à de nombreux légumes. En revanche, Le cerfeuil peut donner un goût trop piquant aux radis. L'association du radis avec des capucines est aussi excellente, toujours du point de vue du goût des radis. Radis et cresson de jardin peuvent être semés presque toute l’année, si on a la possibilité de les arroser suffisamment Navets + pois On observe régulièrement que des navets et des pois plantés en lignes voisines sont particulièrement prospères. Pourquoi ne pas s'inspirer d'une observation d'un jardinier américain qui s'était aperçu que les navets semés au milieu de vesce (un engrais vert de la même famille botanique que les pois) étaient particulièrement gros et sains ? Les pois nains n'ont pas besoin d'être tuteurés, même s'ils peuvent s'affaisser un peu. Quelques navets semés sur la ligne devraient se voir protégés par les pois et même profiter de l'azote de leurs racines. L'union fait la force : les associations Carottes + scorsonère Il est temps de semer les carottes pour l'été. L'association avec les bulbes, ail ou oignon, permet d'éloigner la mouche de la carotte, qui est le principal ravageur de cette culture. Et pourquoi ne pas l'associer avec la scorsonère ou salsifis noir ? Ce légume est un peu délaissé, surtout en raison de sa très Longue culture ; il réclame en outre des terres profondes et son épluchage tache les mains, deux causes supplémentaires qui expliquent la relative désaffection dont il est l'objet. Mais le voisinage avec la carotte s'avère très positif pour cette dernière, la scorsonère étant plus efficace que l'oignon contre la mouche de la carotte.
: 150 Fin avril L'union fait la force : les associations Haricots grimpants + potiron + maïs Lassodation haricots grimpants, potiron et maïs - très connue aux États-Unis où elle est nommée « les trois sœurs » - est un grand classique : elle était pratiquée par les Indiens (ils semaient des îlots de maïs et de haricots, le potiron étant semé à l'extérieur). Le haricot fournit de l'azote, le maïs sert de tuteur et le potiron fait office de couvre-sol. Le maïs est le grand gagnant de cette association. Semez en premier le maïs bien espacé (40 cm sur la ligne. 80 cm à 1 m entre lignesl. attendez qu'il soit bien développé avant de semer au pied de chaque plant quelques graines de haricot grimpant (on ne gardera que 2 plants). Repiquez dans la foulée des plants de potiron (ou de potimarron) entre les rangs de maïs tous les 2 m. L'association avec d'autres cucurbitacées comme la courge Butternut ou la courgette coureuse (ronde de Nice) s'avère malheureusement moins favorable, car elles inhibent la croissance des autres associés. Astuce : le voile de forçage Haricots nains + choux + laitues Les haricots nains protègent les choux de nombreux insectes ravageurs (sauf de la piéride), y compris des pucerons. Repiquez les plants de choux entre deux rangs de semis de haricots nains. N'oubliez pas que des laitues peuvent aussi s'intercaler entre les choux, sur la même ligne ; elles dissuadent les mouches blanches (aleurodes). Choux + cosmos + thyn Contre la piéride du chou (chenille verte qui donnera un papillon blanc), l'une des meilleures plantes protectrices est le cosmos, à semer dans les lignes de choux. Le thym est efficace lui aussi : cette vivace gagne à être cultivée en pots (par division des touffes), pots qui seront placés entre les choux. La sauge officinale a le même effet répulsif contre la piéride : cette imposante vivace ne s'intégre pas facilement au potager, prélevez des rameaux sur un plant bien développé pour les ficher en terre au plus près des choux. Le voile de forçage, qui a protégé vos laitues d'hiver et chicorées sauvages, sert aussi bien de protection contre les dernières gelées blanches que pour empêcher les pontes de ravageurs. Ne le plaquez pas contre les légumes mais laissez du « mou » en maintenant les bords par des tiges de fer à béton (le bambou est trop léger), afin d'éviter que le vent ne l'emporte. À défaut de voile de forçage, on peut utiliser du voilage de fenêtre.
Fin avril 151 Du raifort avec vos fruitiers Cette grande plante vivace est à multiplier en ce moment, en mettant en terre des tronçons de racine, au pied des cerisiers, pêchers et poiriers, tous arbres fruitiers sensibles à de nombreuses maladies cryptogamiques que le raifort contribue à repousser. La tomate est de bon voisinage pour les choux, en particulier parce quelle repousse la piéride du chou. Vous pouvez espacer vos plants de choux d'un bon mètre qui permettra d'installer des pieds de tomates en intercalaire. Notez que le cosmos, recommandé en association avec les choux, s'avère aussi un bon compagnon pour la tomate [protection contre des parasites de ses racines). Betterave + ckou pommé laitues à couper (mesdun) Crue et râpée, avec un peu de jus de citron et de pomme râpée, la betterave est vraiment excellente. D’autant plus qu'elle pousse vite 1 Sachez qu'elle s'entend très bien avec les choux ; on peut aussi l’associeraux laitues à couper (feuille de chêne par exemple), ou encore avec du mesdun, ce mélange de verdures à couper. L'union fait la force : les associations
152 Début mai L'union fait la force : les associations Tomates + œillets dinde, soucis, zinnias Les tomates sont protégées de nombreuses maladies et parasites, en particulier des parasites du sol [nématodesl, par les œillets d’Inde ou tagètes, par les soucis et les zinnias, plantés sur la ligne - les pieds de tomates restant espacés normalement (50-60 cm). Si vous mêlez les tomates avec d'autres légumes, semez ou plantez ces fleurs en lignes intercalaires : à 50 cm de part et d'autre des rangs de tomates. Tomates + carottes + persil Codeur très forte de la tomate est profitable aux carottes, celles-ci étant semées très clair (avec du sablel dans la ligne de tomates. Elles repoussent h mouche de la carotte, qui éloigne de son côté les pucerons. On peut ajouter un peu de graines de persil à celles des carottes, ou alors repiquer des plants de persil auprès de chaque pied de tomate ; ces trois légumes se protègent mutuellement. Le panais peut remplacer la carotte dans cette association. N'hésitez pas à bien espacer les plants de tomates (75 cm sur le rang). Tomates + poireau + basilic Autre association possible avec les tomates : le poireau. Repiquez les poireaux semés en mars dans les lignes de tomates. Et en remplacement du persil qui n’est pas favorable à la croissance du poireau, repiquez des pieds de basilic. Le parfum de ce dernier repousse plusieurs ravageurs à la fois de la tomate et du poireau.
Début mai 153 Céleri-rave + fenouil + poireau + basilic Le fenouil est un peu difficile à associer car il contrarie la croissance de beaucoup de légumes. Mais il s'entend bien avec le céleri-rave, favorisant le grossissement de sa racine. On peut aussi ajouter sur les lignes quelques poireaux et même du basilic. <6 Chou brocoli + moutarde + laitues La moutarde protège les choux des pucerons. Elle repousse aussi les limaces friandes de laitues. Procédez comme suit : repiquez les brocolis à 60 cm sur la ligne, repiquez 2 ou 3 laitues (par exemple, feuille de chêne verte ou rouge qui supporte d'être plantée un peu serrée). De chaque côté de la ligne, semez la moutarde. Laissez des pieds de moutarde fleurir pour optimiser la protection des brocolis, sans oublier de récolter auparavant de jeunes feuilles, excellentes dans les salades composées. Chou brocoli (ou chou-fleur) + céleri + phacélie Le chou brocoli (ou chou-fleuri voisine bien avec les céleris (branche ou feuille! dont l'odeur puissante le protège de plusieurs insectes. La phacélie, engrais vert très attractif pour les abeilles et bourdons, est recommandée par les jardiniers biodynamistes en association avec le chou brocoli (à semer entre 2 rangs de brocolis). La phacélie sert aussi de couverture et empêche les mauvaises herbes de pousser ; elle a en outre un effet structurant pour le sol. On peut y mêler du souci qui est aussi un très bon engrais vert, outre son effet nématicide. L'union fait la force : les associations
Début mai L'union fait la force : les associations Radis (Pété + Laitues Pensez aux radis d été, plus résistants à la chaleur : qu’ils se nomment radis glaçon, radis de 5 semaines, radis jaune d or, ils vont bien prospérer dans le voisinage de diverses laitues. Des choux- raves à la croissance rapide peuvent aussi être associés dans cette Ligne. Chicorée sauvage + souci + navet Les chicorées sauvages comprennent [endive, à semer en ce moment pour obtenir de belles racines, mais aussi les chicorées rouges italiennes pour l’automne (Palla rossa et de Trévisel qui prennent leur temps pour croître. Moins accommodantes que les laitues, on peut les semer sur la même ligne en compagnie du na/et, un des rares légumes à profiter du voisinage des chicorées, ainsi que du souci. Rappelons que les chicorées repiquées montent facilement à graine, il est donc préférable de les semer en place, graine à graine. Chicorée frisée + cerfeuil ou roquette La chicorée frisée et la scarole voisinent volontiers avec le cerfeuil ainsi qu’avec la roquette. Semez cette dernière en intercalaire, mais ne tardez pas à récolter des feuilles aux ciseaux, car, en cette saison, roquette et cerfeuil se mettent vite à fleur. Les chicorées frisées s'accommodent du voisinage des chicorées sauvages. Mais ne Les intercalez pas dans les choux, ces deux légumes se contrarient.
Fin mai 155 Aiiergine + tûgète En dehors du Sud, l'aubergine est un légume délicat ou qui ne produit pas beaucoup, car il exige une arrière-saison chaude. Pour favoriser son développement, placez un film transparent sur le sol avant de repiquer les aubergines, ce qui aura pour effet de réchauffer le sol. Protégez aussi par un voile tant que le grand beau temps n’est pas installé lou par des housses à tomates). La plantation de tagètes au pied des aubergines les protège des parasites du soL Même en plantant des tagètes, évitez d’installer des aubergines dans une planche où ont été cultivés, la ou les saisons précédentes, des pommes de terre, des tomates et autres poivrons Maison peut envisager la plantation alternée avec des tomates. Concombre + mois sucré ou tournesol Un pied de concombre à la fois suffit. Maïs et concombre s'entendent bien ; on peut aussi remplacer le maïs par du tournesol, qui attire de nombreux insectes bénéfiques au jardin : de plus cette association est esthétique. Avant de semer te concombre, semez des laitues ou repiquez des plants sur le même emplacement : les salades abriteront le concombre avant l'arrivée de la chaleur. Mesclun Le mesclun est une association de légumes semés en même temps sur la même ligne, et que l’on coupe aux ciseaux au fur et à mesure des besoins. On en trouve des mélanges tout prêts dans le commerce, on peut aussi faire son mesclun à base de feuilles de chêne rouges et vertes, de roquette, de chicorées, de betteraves Ipour le feuillage). Parmi les chicorées, pensez à la rare chicorée Red Rib, qui ressemble à du pissenlit aux veines rouges, beaucoup plus productive et à peine amère là trouver sur Internet). Le mesclun est plus facile à cultiver en ce moment que les laitues pommées.
156 Fin mai L'union fait la force : les associations Poireau driver + légumes à faible développement Il est temps de semer les poireaux pour l'hiver ; si cela ne réussit guère, car le poireau prend son temps et se laisse ainsi envahir par des adventices, vous pourrez toujours acheter ultérieurement du plant. Pour visualiser les lignes et occuper le terrain, semez en même temps du radis et/ou de la betterave rouge. Notez aussi que le poireau est l'un des rares légumes à prospérer au voisinage du fenouil [bulbeux ou nonl ; une association à essayer donc. Courge musquée (type buttemut) 4 basilic + laitue Avant de semer votre courge musquée [nous citons la courge Butternut, mais d'autres variétés comme la Sucrine du Berry, la Grosse Musquée de Provence ont leurs partisansi, installez des laitues qui fourniront un peu d'abri à la jeune courge. Celle-ci voisinera bien avec le basilic [protection contre le mildiou chez les courgesl. Courgette + capucine L'imposante végétation de la courgette, tout autant que sa rapidité de croissance, ne favorise pas les associations. De plus les exsudats de ses racines ont des effets inhibiteurs. La capucine, notamment grimpante, aide à sa croissance. En tout cas, ne pas planter de courgette à proximité de maïs, de concombre ou de haricot. Le pâtisson a le même comportement que la courgette. Astuce : bouturer . romarjn, thym, sarriette vivace et sauge C’est le moment idéal pour multiplier ces incontournables du carré d'aromatiques, que l'on pourra d'ailleurs garder en pots pour les placer au milieu des rangs de légumes.
Fin mai 157 Carotte Hiver + aromaUques + salades Dans votre semis très clair de graines de carottes (avec du sable fin et sec, c’est plus facile), vous pouvez inclure des graines de laitues. Elles seront arrachées avant de pommer, pour rendre bien visible le semis de carottes. Mous pouvez aussi inclure dans le semis des graines d'aromatiques comme la coriandre, le persil, le cerfeuil, qui perturberont l'odorat de la mouche de la carotte, sans gêner la croissance du légume : quelques coups de ciseaux permettent de prélever ce qu'il faut pour agrémenter les salades. <8 Poivron + carottes Le poivron a les mêmes exigences que l'aubergine, on peut d'ailleurs les planter ensemble, en particulier dans les régions peu favorables ; ces plantes seront également protégées par le même voile de protection. Autre alternative : cultiver le poivron avec un semis de carottes d'hiver, le voile protégeant ces dernières des pontes de la mouche. À noter que le poivron contrarie nettement la croissance du chou-rave. Cela ne semble pas le cas du coqueret du Pérou (dont les effets sur les associations sont encore méconnus), lequel a besoin de la même chaleur en fin de saison que l'aubergine pour produire abondamment. L'union fait la force : les associations Rutabaga + chicorée sauvage Le rutabaga revient en force dans les potagers bio ; c'est un légume facile à cultiver, notamment en climat frais. Il s'entend bien avec les chicorées sauvages (comme la Pain de sucre au développement avantageux), qui ne sont pas toujours faciles à associer. En revanche, évitez la proximité avec la chicorée scarole, qui fait dépérir le rutabaga autant que Le navet.
Début juin L'union fait la force : les associations Haricots à rames + radis d'été Le haricot à rames produit moins vite que Le nain, mais nettement plus longtemps. Semé (n'enterrez pas trop profond ?) en ce moment, il aura le temps de donner toute sa mesure. Entre les poquets de haricots, vous pouvez planter de la betterave, diverses laitues, semez aussi de lepinand.Tous ces légumes s'entendent bien avec le haricot à rames et peuvent profiter de l'azote produit par ses racines. Et bien sûr, ils profitent de son ombrage, mais pas au milieu de 2 lignes où les rames sont réunies entre elles. Pensez surtout aux radis, mais d'été ! Par exemple, le Blanc de Munich ou le Rose de 5 semaines sont les plus adaptés (à enterrer légèrement pas à fleur de terre comme les radis ronds). Rappelons que l'idée d'intercaler des lignes de hancots nains et des grimpants n'est pas vraiment judicieuse. Astuce : ne jeter ps les gourmands de tomates Au début de juin, les gourmands pincés sur les plants de tomates conduits en tige peuvent être repiqués directement en terre, ou de préférence en pots, surtout s'ils sont petits. Bien arrosés, ils reprennent facilement et auront le temps de donner des fruits. Une autre utilisation, c'est de poser ces plants ou les feuilles du bas (enlevées pour ne pas être aspergées par l'arrosage) sur les plants de choux (de toutes les sortes) : La tomate est un répulsif de diverses chenilles des choux, en particulier celle de la teigne. Melon + volubilis + maïs doux Le melon se prête peu à des associations, mais il voisine bien avec le haricot nain. En revanche, il ne doit pas voisiner avec le concombre car ils sont de la même famille, même si La proximité de ce dernier ne lui donne pas un goût de concombre comme on le pense fréquemment. Des jardiniers biodynamistes sèment en même temps que les graines de melon des graines de volubilis (ipomée), qui aident le melon, parfois un peu délicat, à germer. À proximité des melons une fois démarrés (ou achetés dans le commerce), on peut aussi repiquer des plants de laitue, qui profiteront de l'ombrage du melon et de l'arrosage qu'on lui prodigue. Dans les régions ventées, du maïs semé en ligne (ou en petits poquets de 3 graines placés en quinconce) fait office de brise-vent Fenouil + basilic Le fenouil, ordinaire, bronzé ou à bulbe, a une influence favorable sur la croissance du basilic, parfois un peu capricieux. Dans les régions chaudes, il lui apporte aussi une ombre Légère. Rappelons que Ion consomme beaucoup de basilic pendant l'été, pour agrémenter les salades ou les pizzas, en pistou (ou pesto). Il est encore temps d'en semer (en place ou en pots, le basilic n'aime pas le repiquage). L'association proposée ici se fait à partir de plants achetés, mais il est possible de procéder par semis. Rappelons que l'on sème le fenouil en place, en ligne, à 1 cm de profondeur au maximum. La plantation est ensuite éclaircie à 20 cm. ou 40 cm pour intercaler des pieds de basilic semés en pots et transplantés sans abîmer la motte.
Début juin 159 Chicorée scarole + roquette + souci Pour ne pas manquer de verdure, ne lésinez pas sur Les semis de chicorées Elles résistent bien à la chaleur, mais ne doivent pas être déplacées sinon elles montent à graine. Il est important d'arroser régulièrement. Elles sont moins accommodantes que les laitues, mais vous pouvez les semer sur le rang de la roquette. Des plants de souci lui seront aussi favorables. À la place de La roquette, le cerfeuil peut convenir. Persil + tomates ou artichaut Du persil, on en a besoin quasiment tous les jours en été. Aussi semez et repiquez du persil mais pas n'importe où car il contrarie la croissance de nombreux légumes, en particulier des salades. Mais la tomate supporte parfaitement sa présence, le persil éloignant aussi les pucerons. Pour les semis lil faut plus de 15 jours pour que persil consente à leverl, sachez que l'artichaut ne craint pas sa proximité et que le persil profitera de l'ombre de l'artichaut. L'union fait la force : les associations Chicorée frisée + chou brocoli/chou frisé Plantez les brocolis tous les 70 cm et intercalez des plants de chicorée frisée qui seront achetés dans le commerce lies chicorées montent facilement à graine si elles sont repiquées!. Ces deux légumes ne se contrarient pas ; les chicorées profitent de l'ombrage et de l'arrosage prodigué aux choux. À la place des brocolis, on peut penser aux plants de choux de Bruxelles, mais aussi au chou frisé : une espèce peu connue, qui ne pomme pas mais résiste aux hivers Les plus rudes. On pourra le consommer jusqu'au printemps suivant en prélevant des feuilles.
160 Finjuin V) I .s U g « d s Céleri-branche + poireau (U U <2 4$ C! .2 p Le céleri-branche protège le poireau de la teigne, l'un des principaux parasites de ce légume : la teigne est attirée par L’odeur des plants de poireaux venant d'être « habillés » (raccourcissement du feuillage et des racines). C'est d'ailleurs pourquoi on conseille classiquement de laisser les plants de poireau au sol pendant 2-3 jours, le temps que leur odeur disparaisse. On peut praliner la base pour aider à la reprise. La plantation alternée de rangs de céleris et de poireaux a un objectif similaire, mais cette fois en perturbant l'odorat de la teigne. Les céleris peuvent être mis en place en attendant la plantation des poireaux d'hiver, disponibles enjuillet. Chicorée somuge + chicorée frisee Les chicorées sauvages, comme la pain de sucre ou la rouge deTrévise, la palla rossa sont précieuses pour la fin de l'été et l'automne. Les semis peuvent commencer à partir de maintenant, alors que c'est la pleine saison des chicorées frisées. Ces deux Légumes s'entendent bien et occupent des strates du sol différentes. Et si vous manquez de roquette, vous pouvez profiter de ces rangs de chicorées pour en semer. Rappelons que l'on peut repiquer les chicorées sauvages en surnombre, pas les frisées. Courgette 4- capucine + basilic Pour prendre le relais du premier plant de courgette bientôt en production, il est temps d'en planter un second, jusqu'en début juillet. La courgette tolère peu de légumes à proximité. Les radis éloignent les pucerons de la courgette mais celle-ci contrarie leur croissance. Préférez la capucine, qui a le même effet et qui de plus éloigne une punaise spécifique à la courgette. Le basilic s'entend bien aussi avec la courgette qu'il contribue à protéger du mildiou et, pour peu qu'il se mette à fleurs, il attirera les insectes butineurs auprès de la courgette. N'oubliez pas quevous pouvez cueillir des fleurs mâles de la courgette Heur étamine à l'intérieur de la corolle a une forme suggestive, elles sont aussi dépourvues du renflement que l'on observe à la base des fleurs femelles). Astuce : protégez les semis du soleil Vous n'avez pas forcément un coin au nord pour servir de pépinière et la proximité d'une haie, si elle procure de l'ombre, sert d'abri à de nombreux prédateurs pouvant piller les plantutes ! En outre, il fa ut préférer autant que possible Les semis en place, qui évitent Le stress du repiquage, surtout en saison chaude. Une simple feuille de journal, maintenue par quelques pierres suffit. Une cagette est un must : elle sert de support à La feuille de journal au départ, et protège ensuite les plants, devenus un peu plus grands, du soleil mais aussi des oiseaux friands de verdure.
Fin juin 161 Concombre + tomate + radis Pour le concombre : c'est le moment d’en planter un second pour la fin de saison, en n’oubliant pas qu’il croît moins vite que la courgette. Là encore, il n’est pas facile de lui trouver un compagnon. Pourquoi pas un pied de tomate, par exemple, issu d’un gourmand et qui a repris vigoureusement ? Il est avéré que les racines du concombre éloignent les nématodes qui pourraient s’attaquer au pied de tomate. Quant au radis, il ne serait pas contrarié par ces mêmes exsudats de racine (il profite à coup sûr de l’ombre du concombre) alors qu’il éloignerait une espèce de scarabée inféodée au concombre. À essayer l’association concombre et maïs, car ce dernier protège le concombre de la flétrissure due à un virus. Des essais en laboratoires ont montré que le poivron était l’un des rares légumes à ne pas être contrarié par des extraits de concombre, alors pourquoi ne pas essayer ? Radis d^hiver + coriandre ou cresson de jardin lien existe des noirs, les plus répandus, mais aussi des roses, des verts, des blancs et des violets : ces radis piquants et productifs sont un peu méconnus alors qu’ils sont faciles à cultiver. On peut les associer à de la coriandre - rappelons que, si la coriandre monte vite à graine, on peut récolter ces graines, qui sont très aromatiques. Le cresson des jardins, si prompt à produire, n’est pas toujours de bon voisinage, mais les radis d'hiver ne souffriront aucunement de sa présence. Vous pouvez aussi semer quelques graines de claytone ou de pourpier (voir les « autres épinards » cités le mois précédent). Cornichon + haricots nains Le cornichon n’est qu’une variété de concombre et réciproquement Sa végétation est plus trapue et il vous en faudra 2 pieds pour faire des bocaux au vinaigre (mais n’oubliez pas de les ramasser très régulièrement). Concombre et cornichons contrarient la germination et la croissance de nombreux légumes, notamment des laitues et des scaroles. Mais parmi ceux qui ne souffrent pas de leur présence, on relève le haricot nain. La planche de concombres peut donc voisiner avec un rang de haricots nains, lesquels profiteront d’un peu d’ombrage. Si vous laissez grimper les cornichons sur un treillis solide, leur feuillage sera protégé des éclaboussures d’arrosage et la récolte facilitée. Bien sûr. les associations suggérées pour le concombre sont valables pour le cornichon et inversement. L'union fait la force : les associations Arroche + légumes à végétation rapide L'arroche vient bien en climat un peu frais et offre une alternative aux épinards qui montent trop vite à graine en ce moment, alors que d’autres substituts demandent une certaine chaleur. L’arroche est très accommodante, c’est juste une grande plante qui peut fournir de l'ombrage à de nombreux légumes comme chou-rave, salades, betteraves. On peut aussi songer à des plants de bette (poirée), excellent légume très productif mais mauvaise voisine selon beaucoup de jardiniers. Il en existe diverses variétés très décoratives (verte, jaune, rouge), l’arroche existe aussi en vert et en rouge. Rehaussez donc les coloris de votre potager !
162 Début juillet L'union fait la force : les associations Haricots + choux d hiver Semés tardivement, les haricots nains auront du mal à donner une production soutenue, notamment à cause de la fraîcheur matinale en septembre. C'est donc le dernier moment [climat parisien! pour en semer. Choisissez comme emplacement la bordure de vos choux pour l'hiver, en particulier les choux rouges qui sont les plus résistants, car les haricots les protège de diverses chenilles et des mouches. Sous des ciels plus cléments, on a une marge d'une bonne quinzaine de jours. Laitues et romaines d'automne + choux d'hiver Les chicorées ne s'entendent guère avec les choux, mais il ne manque pas de variétés de laitues à semer ou à repiquer en intercalaire dans la ligne de choux de conservation. Outre les laitues à couper, il y a par exemple la batavia rouge grenobloise, la merveille des 4 saisons, sans oublier les romaines d'automne ; vérifiez bien sur les paquets en votre possession que vos variétés de laitues conviennent à des semis d'été et d'automne. Chicorée sauvage + mâche à grosse graine Piment + basilic Vous avez craqué pour un plant de piment, peut- être greffé. Achat impulsif ?Sauf, si vous L'installez dans une jardinière de dimension confortable, en compagnie d'un pied de basilic avec lequel il s'entend bien, voire de quelques œillets d'Inde si l'espace est suffisant. Il produira à condition d’être placé dans l'endroit le plus chaud que vous pouvez trouver, éventuellement entouré d'un voile pour la nuit ou Les journées froides. Si vous pouvez Le rentrer dans la véranda, grâce à un support à roulettes, ce sera encore mieux. Ne tentez une installation au jardin en pleine terre que si vous pouvez installer une protection de type tunnel. Il lui faudra de 60 à 70 jours pour produire, soit mi-septembre. À soigner avec la plus grande attention ! La chicorée rouge de Vérone, à végétation lente, sera précieuse pour l'hiver, voire le début de printemps. Dès qu elles auront levé, en une semaine, semez dans le rang de la mâche à grosse graine, aux Larges feuilles : elle ne résistera pas à l'hiver, mais elle aura donné plusieurs récoltes avant les premières gelées. Notez que la mâche peut aller avec pratiquement tous les autres légumes, dans le rang ou entre les rangs. N'oubliez pas de couper la chicorée en automne (en préservant le cœurl, elle produira en fin d'hiver une pomme très serrée. Astuce : utilité de la lavande Vous allez pouvoir tailler les hampes florales de vos Lavandes, pour en mettre de petits sachets dans vos armoires contre les mites par exemple. Mais les tailles de Lavande peuvent aussi repousser Les pucerons, elles sont encore très efficaces pour éloigner les fourmis. On dit enfin que les mulots Les détestent. N'oubliez pas que la Lavande n'est pas une plante strictement méditerranéenne, elle résiste au froid. Elle peut protéger un rosier des pucerons (installés par les fourmis) dans beaucoup de régions.
Fin juillet 163 Brocolis + sarrasin ou moutarde En ce moment, on peut encore repiquer des brocolis. Semez de part et d'autre un engrais vert à croissance rapide. Par exemple, du sarrasin. C'est une des plantes les plus nettoyantes (très concurrentielle par rapport aux adventices) ; elle sera décomposée par le froid sans qu'il soit besoin de L’enfouir. De plus, le sarrasin attire de nombreux insectes prédateurs de ravageurs de légumes. La moutarde blanche est aussi un très bon choix : de croissance très rapide, détruite en partie par le froid, elle reste en place jusqu’au printemps en protégeant Le sol. Elle détourne lesaltises de brocolis, agissant comme une plante piège, mais il faut la laisser fleurir pour que son pouvoir attractif soit maximal. IL est possible d'associer le sarrasin et la moutarde pour combiner leurs avantages ; elles ne se contrarient pas. Le trèfle rampant (blanc) peut aussi être un bon choix, car il apporte de l'azote. On peut marcher dessus 2 semaines après le semis. Ces planches semées d'engrais vert seront les premières à pouvoir être utilisées au début du printemps ! En plantant maintenant vos nouveaux fraisiers, achetés dans le commerce ou prélevés à partir de stolons enracinés chez vous, vous êtes assuré qu'ils passeront l'hiver sans dommage et donneront dès la première année un rendement optimal. Pour les climats frais, n'attendez pas, alors que l'on a un délai d'un mois encore dans le Midi. Le poireau pour L'hiver est disponible aussi en ce moment, en bottes de 50 ou 100 plants, à moins que vous n'ayez réussi vos semis de printemps. Dans ce cas, bravo ! Or, les alliacées dont fait partie le poireau combattent les maladies cryptogamiques qui affectent les fraisiers. Plantez donc les fraisiers en bordure de vos lignes de poireaux, ou alors les poireaux en intercalaire de votre planche de fraisiers. L'union fait la force : les association
: 164 Fin iuillet L'union fait la force : les associations Chicorée scarole + chou-rave Toutes les variétés de scaroles peuvent être semées en place (ne les repiquez pas) maintenant, il en est de même de la frisée de Ruffec. Bien arrosées, elles vont faire des pommes impressionnantes, mais en prenant un peu de temps. Le chou-rave est nettement plus rapide et sera bon à récolter avant que les chicorées ne soient très développées, sa croissance n'est pas contrariée par La scarole. Chou de Chine + navet + laitue à couper Essayez un premier semis de chou de Chine (variété Pé-Tsaïà pomme serrée ou Pak Choi, ressemblant à une petite poirée). Semez clair en poquets (ne repiquez pas les plants en excédent, consommez- les). C’est un légume qui monte facilement à graine mais ses qualités méritent qu'on s'acharne. Pour Les accompagner dans le rang, semez (ou repiquez lorsque les choux auront bien levé) des navets qui seront arrachés avant leur complet développement, pour ne pas gêner les choux ; ils seront très tendres. La laitue dissuade les attises (mouches blanches) d aller visiter les choux. Astuce : arroser à l'eau tiédie Que l'on arrose le soir ou le matin, on doit utiliser de l'eau tiédie quelques heures dans un tonneau ou dans un bac, pour ne pas stresser les légumes, surtout les jeunes plants. Cela signifie l'emploi d'un arrosoir. Préférable au jet, celui-ci est pratiquement indispensable en dimat sec. Si le tuyau d'arrosage est laissé au sol, veillez à ce qu'il soit à l'ombre, l'eau chaude est encore plus nocive (ou alors arrosez le matin, avec un pistolet réglé sur La douche La plus douce). La régularité de l’arrosage favorise aussi une croissance sans à-coups.
Début août 165 Poireaux « baguette > + mâche dliiver Le semis de poireaux à cette période (choisissez une variété résistante au froid comme le bleu de Solaise) donnera de petits poireaux, gros comme le petit doigt, mais intéressants en cuisine. Ils seront à repiquer dans le courant d'octobre, pour une consommation en avril- mal Si les graines de poireaux sont mêlées de quelques graines de mâche, de celle à petit développement, résistante au froid, elles fourniront de la verdure tout l'hiver. Fraisiers remontants + légumes à croissance rapide On peut installer un peu plus tardivement les fraisiers remontants en raison de leur production étalée. Vous n'avez plus de poireaux à disposition, mais d'autres légumes peuvent occuper les espaces entre les plants ou entre les lignes. Pensez à des espèces poussant vite et peu volumineuses. Les arrosages nécessaires à la reprise des fraisiers leur bénéficieront : par exemple les navets, ou des laitues à couper, du cerfeuil et de la roquette - sans parler du mesclun. Toutes ces plantes ne vont pas contrarier les fraisiers. En climat chaud, la claytone de Cuba (pourpier d'hiver) réussit très bien lorsqu'elle est semée en ce moment, si elle ne manque pas d'eau. La mâche peut aussi être semée en bande (pas trop large pour ne pas rendre l'entretien difficile), de chaque côté des poireaux. Prenez soin de couper au-dessus du collet pour avoir plusieurs récoltes ; sachez aussi qu'on peut la repiquer. Mâche et poireau mettent du temps à lever, une dizaine de jours au moins ; n'entreprenez ces cultures que dans une parcelle exempte de mauvaises herbes. Laitue dliiver + chou de Chine L'union fait la force : les associations En semant au mois d'août des laitues résistantes (leur dénomination indique généralement qu'elles sont adaptées à l'hiver, sauf la rougette de Montpellier et la val d'Orgel, vous aurez des salades en avril-mai. Dans les régions où les hivers peuvent être rigoureux, il sera prudent de les protéger par un voile le moment venu. Semez en intercalaire ou en faisant quelques poquets sur la ligne du chou de Chine, qui sera protégé des mouches blanches par les laitues. Il pourra être nécessaire de placer des pièges à limace sur cette planche. La bourrache aux feuilles très velues est détestée par les mollusques et, si vous en avez qui s'est ressemée un peu partout, répandez-en des feuilles auprès des plants. Cresson de jardin + navet Le cresson de jardin (ou de terre) est aussi précieux que la roquette pour donner du goût aux salades et souvent plus productif. On peut le semer presque en toute saison. Son inconvénient ? Les autres légumes ne se plaisent pas en sa compagnie ! Le navet fait exception (comme le poireau). Choisissez la variété de Nancy qui prend peu le ver. Placez tout à côté ou carrément dessus les tailles de tomates qui éloignent les ravageurs du navet. À défaut, hachez de la tanaisie ou de l'absinthe, du genêt pour obtenir un effet répulsif (répulsif aussi contre les mulots qui adorent le navet). Ces plantes éloignent aussi les altises qui s'en prennent parfois au cresson deterre.
166 Fin août L'union fait la force : les associations Oignon blanc + mâche C'est le bon moment pour semer en place et en lignes des oignons blancs résistants à l'hiver ; ils seront à repiquer cet automne. On les consomme jeunes au cours du printemps, ou alors à maturité en été, avec des salades, ils sont plus doux que les oignons de couleur. Écartez les lignes de 40 cm pour pouvoir semer en bande de la mâche, les deux légumes s'entendent bien. La mâche occupera bien le terrain sans gêner la croissance de l'oignon. Celui-ci pourra ensuite être repiqué auprès des carottes d'hiver, des fraisiers, des laitues d'hiver mais pas des choux. Le semis de mâche ne réussit pas toujours bien : n'oubliez pas que la mâche ne vient bien qu'enterre ferme (pas dans une planche fraîchement bêchéel. Tassez la terre recouvrant les graines avec une bouteille que l'on fait tourner en avançant. Chou de printemps + mâche Certaines variétés de choux pommés peuvent passer l’hiver au potager pour produire au début du printemps (variété Cœur de Bœuf Moyen de la Halle par exemplel. Semez-les maintenant, en même temps que diverses variétés de salade qui occuperont bien le terrain. Pensez en particulier à la mâche. Chicorée sauvage + cerfeuil Il est désormais trop tard pour semer des chicorées rouges, mais certaines variétés comme la pain de sucre ou l’améliorée blonde moins imposante sont encore de saison. Là encore, il faudra prévoir une petite protection avant l'hiver. Le cerfeuil, semé sans préparation de la terre lorsque les chicorées auront bien levé, constitue une association favorable : il protège les chicorées contre les limaces, les pucerons et les maladies cryptogamiques. Procurez-vous (grâce à Internet) une chicorée sauvage nommée Grumolo Vende aux larges feuilles aussi épaisses que tendres, très rustique : avec un minimum de protection, elle forme enfin d’hiver une belle rosette vert foncé.
Fin août 167 Cresson alénois + radis de tous les mois Q Semé à partir de maintenant, le cresson alénois risque moins de monter tout de suite à graine. On le sème à mi-ombre, fin août et en améliorant l'exposition à mesure que l'on avance dans la saison. Comme le cresson de terre ou la roquette, il produit vite une verdure relevant les salades. Le radis se plaît à son voisinage, c'est même avec lui qu'il a le meilleur goût. Faites une expérience pour vous en convaincre : semez-le respectivement tout seul (comme témoin), avec du cresson et avec du cerfeuil. Dans un mois vous goûterez : celui poussé en compagnie du cerfeuil paraîtra très fort ; avec le cresson, bien goûteux et plutôt fade poussé tout seul. L’interaction entre les plantes peut se constater aussi au niveau des saveurs 1 L'union fait la force : les associations Astuce : engrais verts en mélange Plusieurs parcelles sont en train de se libérer et, si vous ne les cultivez pas, il est judicieux de leur offrir une couverture végétale pour l'hiver. Il est trop tard pour la phacélie, les trèfles et le sarrasin, mais d'autres comme le seigle, la moutarde ou le colza ont le temps de croître et résistent à Chiver. Le mieux serait d'associer des graminées et des légumineuses, technique ancestrale éprouvée. Parmi les meilleurs mélanges : du seigle mêlé de vesce, dans la proportion 60 % de seigle et 40 % de vesce - on peut trouver ce mélange tout fait dans le commerce. La vesce étouffe les adventices, sa floraison en fin de saison attirera de nombreux insectes auxiliaires et des coccinelles. Elle enrichit le sol tandis que le seigle améliore sa structure. Un mois avant la remise en culture, par exemple début mars pour début avril, il faudra couper ras, broyer les coupes, les laisser se faner, puis enfouir dans la couche superficielle du sol.
Début septembre L'union fait la force : les associations Épinard d'automne + radis, navets, choux, chicorées, fraisiers Plante typique des jours courts, c’est maintenant que l'épinard va donner le meilleur de lui-même. Si vous le coupez en laissant le bourgeon central, il pourra donner une seconde production au printemps ! Ne le semez pas trop serré, ce qui favoriserait l'apparition de rouille. L'épinard est un compagnon idéal de pratiquement toutes plantes semées, repiquées ou présentes en cette période de l'année. Vous le protégerez des prochaines gelées (à la fin d'octobre), avec de la fougère ou des petits branchages ; contre la neige, rien ne vaut des branchettes de sapin ou autre résineux. Mesdun asiatique Le mesclun est une association de légumes à feuilles que l'on peut récolter plusieurs fois, en les coupant. En ce moment et à condition de le protéger par un voile, on peut concocter un mélange de légumes chinois aptes à pousser rapidement en automne et qui résistent à des gels [jusqu'à - 5 °C|. Par exemple : mizuna, moutarde de Chine, pé tsaï et pak choi. On pourrait aussi semer un mélange occidental, à partir de laitues d'hiver, de navets ou de radis [aussi pour le feuillage!, de cerfeuil, de cresson, de chicorée frisée, de mâche, qui offrira une autre palette de goûts. Ces mélanges sont à protéger en hiver pour avoir de bonnes surprises. Œnothère + laitues ou mâche ou épinard Lœnothère est une plante envahissante si on ne coupe pas les hampes tout juste défleuries, elle est aussi très résistante sinon increvable. Cette bisannuelle produit une racine comestible, appelée «jambon du jardinier » ; on la nomme aussi onagre. Les graines peuvent être semées en ce moment, en même temps que les verdures capables de passer l'hiver. En effet, l’œnothère ne lèvera qu'au printemps suivant, en formant une rosette ; la racine devra être récoltée d'octobre à février (avec une couverture de paille ou de fougère pour pouvoir l'arracher en période de gel). N'en espérez pas cependant une production très importante.
Fin septembre 169 Chou-fleur ou chou pommé + cerfeuil Le chou-fleur à récolter au printemps peut encore se semer en pépinière sous abri. Dans les régions à hiver doux, il pourra être mis en place avant l'hiver (après un premier repiquage en pépinièrel. Dans les régions plus froides, il faudra attendre mars-avril pour la mise en place. Choisissez des variétés résistantes comme Erfurt très hâtif [n'oubliez pas à ce sujet que « hâtif » signifie à végétation rapide, et non pas à planter en début de saison, le contraire étant * tardif * qui désigne les plantes occupant plus longtemps le terrain et non pas à planter à l'automne). Parmi d'autres variétés hâtives et résistantes au froid : Islandia, Everest ou Igloo aux noms évocateurs > Cresson des jardins + arbres fruitiers Du cerfeuil semé en bande leur tiendra compagnie et, profitant de leur abri, pourra être consommé une bonne partie de l'hiver. Des radis de tous les mois peuvent aussi profiter de la situation. En cette saison, on peut en semer toutes les semaines, en petites quantités, pour en avoir régulièrement tant que le vrai froid n'est pas là. Le chou pommé de printemps se cultive de la même manière, de façon à obtenir une récolte précoce, à partir de fin avril, qui succède aux choux d'hiver. Choisissez des variétés adaptées comme Express ainsi que Nantais dans l'Ouest. Là aussi, le cerfeuil l'accompagnera. Cresson des jardins + radis 4- persil L'union fait la force : les associations Le cresson des jardins se repique sans difficulté. On peut donc l'installer au pied d'arbres fruitiers, qu'il protégera des chenilles, des pucerons, des fourmis et même des campagnols. On le laissera s'installer ; sa floraison très précoce attirera les insectes auxiliaires à même de s'attaquer aux prédateurs des pommiers et autres fruitiers. Le cresson des jardins résiste très bien à des hivers pas trop rigoureux, il reste pourtant méconnu bien qu'il soit l'un des seuls légumes autochtones à fournir de la verdure pendant l'hiver. Son goût rappelle celui du cresson de fontaine en plus piquant. Il peut se manger cru ou cuit en potage, ou encore préparé comme des épinards. Comme bien des plantes à odeur forte, il n'est pas toujours considéré comme un bon voisin, en particulier pour les choux. Cependant, le persil (à faire germer préalablement) n'est pas contrarié par lui, de même que le radis. Astuce : l'indispensable voile de forçage Nous conseillons souvent L'emploi d'un voile, dit de fonçage, qui protège les plantes en laissant passer la lumière et surtout La vapeur d'eau, ce qui leur permet de ne pas pourrir. Il suffit de quelques cailloux ou poignées de terre pour le maintenir au sol, ou dans les régions ventées de quelques tiges de fer (ou des rondins de bois). En veillant à ne pas le tendre, tirez-le au milieu pour que les plantes à venir ne soient pas couchées. Le voile exige moins desurveillance qu'un petittunnel. On peut combiner les deux pour une plus grande protection.
Début octobre L'union fait la force : les associations Carotte primeur + laitues (Phiver Sous un tunnel ou un châssis, le semis de carotte réussit bien tant que les températures restent positives. Choisissez soit des variétés courtes, qui restent très tendres si elles ne creusent pas [variétés Bellotou Tamba), soit des demi-longues plus productives (variétés Longue de Carentan, Touchon, Nantaise, Nancol. Elles pousseront évidemment très lentement au départ. De part et d'autre des lignes de carottes, repiquez des laitues d’hiver comme la brune d'hiver qui pourront être consommées au printemps tout comme les carottes. Les laitues sont de bonnes compagnes pour les carottes. Fève + ckoux La fève peut résister à des températures approchant les - 10 °C, si le sol n’est pas argileux. Il n’y a donc pas que dans le Sud-Ouest que l’on peut entreprendre une telle culture, surtout si on lui offre un abri. La fève germe en cette saison sous une quinzaine de jours. Sa végétation [mais aussi le voile ou le tunnel) protégera les derniers choux destinés à une production de printemps, pommés ou choux-fleurs. Les plants de choux, préalablement pralinés, seront enterrés par buttage jusqu'à la moitié du feuillage. Oignons blancs + fraisiers Les petits oignons blancs doivent désormais être assez robustes pour être repiqués, par exemple parmi les fraisiers - ceux-ci ont été déjà plantés ; on peut encore en mettre dans les régions où l'hiver n’est pas très rigoureux en général. On peut aussi en repiquer parmi les salades de toutes sortes encore présentes dans les jardins. Essayez si possible d'en conserver en pépinières pour remplacer plus tard ceux qui n’auraient pas résisté à l’hiver.
Fin octobre 171 Échalote + carotte L'échalote grise, dite commune alors que l'on en trouve de moins en moins les caïeux dans le commerce, est la meilleure mais se conserve moins bien que les oignons. On la plante à partir de maintenant et jusqu'en janvier - ensuite, les rendements, qui restent assez modestes, diminuent Les autres variétés (comme la Cuisse de poulet) se plantent comme les oignons de couleur, en février-mars. Il faut surélever les lignes en petites buttes afin d'éviter le pourrissement en terre lourde. Plantez les caïeux à 3 cm de profondeur, pas davantage. En cette saison, il est difficile de l'associer avec des légumes qui n'aient pas la nécessité d'être protégés sous des voiles et des tunnels . or, elle n'en a pas besoin. Elle peut voisiner avec des lignes de carottes, mais plantez-la à bonne distance des choux. Ad + chicorées On trouve deux sortes d aube : l'ail blanc ou violet, qui convient surtout au Midi et qu'il faut planter avant janvier, avec un fort rendement et une conservation moyenne ; l'ail rose qui est le plus polyvalent et se conserve bien mieux, cependant les gousses sont moins grosses. Celui-ci peut se planter à partir de maintenant en sol perméable ou en février-mars dans les terres lourdes. Surélevez légèrement les lignes en petits billons pour faciliter l’écoulement de la pluie. On peut aussi le « déchausser », en soulevant Légèrement avec la bêche les caïeux toujours pour les protéger de l'humidité. En cette saison, il n'est pas aisé de L'associer, bien qu'il puisse se placer en bordure des chicorées sauvages ou frisées qui vont passer une partie de l'hiver. Mais ne mettez pas l'ail sous voile ! L'union fait la force : les associations Poireaux < baguette » + fraisiers Les petits poireaux semés en août sont assez forts pour pouvoir être repiqués. Le mekleur voisinage reste celui des fraisiers. Les fraisiers profitent de cette alliacée mais les poireaux aussi seront plus forts au voisinage des fraisiers ! Comme ils peuvent souffrir du froid, ils profiteront du paillis autour des fraisiers. En prévision d'une vague de froid vers la fin novembre, des fougères ou des feuilles mortes seront bienvenues autour des poireaux. Les poireaux repiqués en juillet pourront aussi bénéficier d'un tel paillis, surtout pour pouvoir les arracher par temps de gel. Certains jardiniers coupent une bonne partie du feuillage pour pouvoir mieux recouvrir la ligne d'un épais paillis protecteur. Astuce : les précieuses fougères Dans beaucoup de régions, on peut trouver de grandes fougères dans les bois, en particulier la fougère- aigle ou la fougère mâle s'il y en a de grandes quantités. N'hésitez pas à en récolter plusieurs sacs. Elles vont servir à protéger toutes les plantations restant au jardin jusqu’au printemps Faites-en une couverture un petit peu aérée, qui permet aux légumes de respirer. Les limaces ne les aiment pas. Elles protègent aussi les fraisiers de la pourriture grise, les carottes et les choux de leurs mouches De plus, elles enrichissent le sol en se décomposant.

On oublie aujourd'hui que. pendant des siècles les hommes n avaient ni heure ni calendrier à leur disposition, et quils réglaient leurs activités sur le soleil Les travaux agricoles étaient décidés en fonction des observations de la faune et de la flore, des vents du tonnerre : cest ainsi que de nombreux dictons ont pour objet des prévisions météorologiques afin dorienter les pratiques agricoles L’observation de la lune Pensons encore que Les premiers calendriers n’ont com- mencé à se diffuser - dans les milieux favorisés et lettrés - que dans le courant du xvi* siècle. Il a ensuite fallu at- tendre deux siècles encore pour qu’ils se répandent dans les campagnes. Ces almanachs faisaient la part belle à des prévisions météorologiques et à tout ce qu’il fallait faire ou ne pas faire au fil des mois, en fonction de consi- dérations zodiacales et astrologiques. Les gens de la terre étant analphabètes, de nombreux conseils ont pris la forme de proverbes et de ritournelles : « En nouvelle lune, tout graine, tout fleurit ; en vieille lune, tout fournit. »Onse repérait aussi beaucoup aux fêtes des saints, celles-ci étant précisées chaque dimanche par le curé de la paroisse. Jardiniers et agriculteurs se sont ainsi fondés sur certaines dates fixes pour organiser leurs tra- vaux. Là encore, les dictons faisant référence à des saints sont innombrables. IL y a par exemple les fameux* saints de glace », saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais [les 11,12 et 13 mai), qui indiquent les risques encourus par les cultures pendant cette période, où un ciel bien dé- gagé peut entraîner des gelées nocturnes. On sait aussi que « s’il pleut à la Saint-Médard (le 8 juin), il pleut qua- rante jours plus tard », à moins que« la Saint-Barnabé (le 11 juin) ne lui coupe le pied ». Il faut semer la salade de Les horloges zodiacales ancestrales indiquent notamment quels travaux effectuer en fonction de la position de la lune. Ici l’horloge astronomique de Prague, qui a plus de 600 ans (construite en 1410 par Nicolas de Kadaul. printemps à la Sainte-Agathe (5 février), le persil Le jour de mardi gras, les haricots à la Sainte-Croix (3 mai) ou aux rogations. Presque tous les saints sont ainsi convoqués pour donner des indications à venir sur les conditions météorologiques et les récoltes.
Jardiner avec la lune Quel rôle joue la lune ? Le rôle de la lune dans la vie quotidienne et les travaux agricoles est antique. «Quand la lune croît, les coquil- lages grossissent, le sang aussi, même celui de l'homme, augmente et diminue avec sa lumière, jusqu'au feuillage et aux pâturages qui sont sensibles à ses effets », a écrit Pline L'Ancien, au début de notre ère. Pendant toute l'An- tiquité, la théorie dominante exposait que les éléments du macrocosme et du microcosme étaient en correspon- dance, correspondance longuement étudiée par l'astrolo- gie, une science très importante jusqu'au xvii* siècle, où la théorie de la sympathie universelle a été abandonnée au profit de l'explication du phénomène des marées par Newton. Aujourd’hui, le rôle de la lune se fonde donc sur son influence gravitationnelle, qui provoque notamment le phénomène des marées. Du fait que les végétaux sont composés d'environ 90 % d'eau et que le sol est, de même, riche en eau, la gravitation lunaire pourrait avoir une influence et provoquer une sorte de « marée biolo- gique ». Remarquons que Pline évoquait déjà l'influence de la lumière lunaire, bien que la lune, astre mort, ne fasse que refléter la lumière du soleil. Toutefois, lorsque les cultures reposent sur des ap- ports d'engrais réguliers et sur de nombreux traitements préventifs ou curatifs, cette possible influence devient tout à fait négligeable. Mais dans le cas où le jardinier biolo- gique n'enrichit son sol que de compost et réduit au mini- mum tout traitement, il se tourne vers la lune pour mettre le plus de chances possible de son côté. La lune en couleurs La lune rousse : elle commence à la nouvelle lune qui suit Pâques et finit à la nouvelle lune suivante. Pour l'année 2014, elle se situera entre le 29 avril et le 27 mai. La lune bleue : généralement, dans un mois, il n'y a qu'une seule pleine lune, mais exceptionnellement, il peut y en avoir deux. La seconde est alors appelée lune bleue. La lune noire : la lune est qualifiée de noire en trois circonstances : - En l'absence de nouvelle lune dans un mois. - Lorsqu'il y a deux nouvelles lunes dans un mois. - En l'absence de pleine lune dans un mois. La lune cendrée : on qualifie la lune de cendrée quelques jours avant ou après la nouvelle lune, car le croissant lunaire semble flou, comme dans un brouillard. Il est curieux de constater que. même s'il dispose de manuels de jardinage détaillés, de graines et de plants de qualité, d'informations sérieuses sur les conditions météorologiques à venir, de tout ce qu'il faut pour réus- La lune en dictons • Lune pâle, c'est la pluie. • Lune rouge, du vent. • Quand la lune se fait chaude dans le premier quartier, elle met des champignons plein le panier. • Cornes de la lune en haut, beau temps. Cornes de la lune en bas. mauvais temps. • Cornes pâles, pluie. Cornes nettes, beau temps. • Quand la lune vient dans l'eau, au bout de trois jours il fait beau. • Lune rousse en se levant annonce le vent. • Lune brouillée, pluie assurée. • Lune brillante et blanche, plusieurs jours de beau temps. • L'hiver n'est point passé que la lune n'ait décliné. • Si la Lune de Saint-Louis ne fait en beau, sois réjoui. • Lune d'argent fait le temps clair. • Noël sans lune, de deux vaches on en mange une. • Lune nouvelle en beau temps, pluie avant sept jours. • Lune neuve en méchant temps, soleil dans trois jours. • Ne sème pas en croissant, il faucillerait avant toi.
À exclure Matières humides Maison - Déchets de Légumes et de fruits non traités et non malades En couches alternées Matières sèches - Coquilles d'œufs et de moules écrasées - Arêtes de poisson Maison Jardin - Végétaux traités ou malades - Feuilles de Rosacées (rosier, cerisier, prunier, etc.l - Feuilles de noyer - Aiguilles et écorces de pins, thuyas et Cupressus - Branches non broyées - Plantes adventices montées à graines - Carton coupé en morceaux - Restes de repas et aliments périmés - Filtre et marc de café - Feuilles de thé et tisane - Déchets d'aquarium Fleurs fanées et adventices non montées à graines Racines mortes Fumier et litières d'animaux d'élevage Déchets de taille broyés Algues et goémons lavés de leur sel... à - Produits chimiques, gravats E - Contreplaqué, bois et papier traités E - Plantes traitées ou malades ; - Coquillages durs, os entiers, coques de fruits £ entières E - Huile de friture E - Cendre de charbon et suie E - Viandes, poissons et produits gras E - Excréments et litières d'animaux domestiques Jardin - Tontes de gazon - Légumes montés à graines - Fanes de légumes - Résidus de clapiers et de poulaillers... - Paille et foin - Feuilles sèches tendres non malades - Sciure et copeaux de bois non traité - Ortie et consoude sèches...
Soir après son la lune change daspect: cest sa manifestation la plus évidente Wols elle est fine et légère, dautres fois elle est ronde, complètement illuminée par le soleil Les phases lunaires sont le résultat dun jeu de positions entre la Terre, la lune et le Soleil et du mouvement constant de notre satellite autour de nous. Comprendre LE CYLE SYNODIQUE Satellite naturel de la Terne, la Lune n’émet aucune lu- mière quelle produirait elle-même. Nous ne la voyons que grâce à la lumière reflétée par le soleil Tous les mois, elle tourne autour de la Terre, en accomplissant un cy- cle de phases lunaires qui vont d’une nouvelle lune à une autre, une période baptisée le mois synodique (du grec sun, qui signifie « ensemble, avec », et du grec hodos, qui signifie «un chemin »). Vue de la perspective du soleil, une orbite complète dure exactement 29 jours, 12 heures et 44 minutes. La Lune est invisible lorsqu’elle se situe entre le Soleil et la Terre : c’est le moment de la nouvelle lune, on ne perçoit qu’une ombre noire. Si, à l'inverse, elle se trouve du côté opposé au Soleil, elle renvoie alors sa lumière sur l'hémisphère nocturne de la Terre : c'est la pleine lune. Si l’angle entre les trois corps célestes est de 9’0°, on ob- serve depuis la Terre seulement la moitié du disque lu- naire éclairé, soit le premier ou le dernier quart de lune. Dans les phases intermédiaires, on voit un dessin plus ou moins fin de la lune. Parfois, on parle de lune « gib- beuse », ou « bossue », pour désigner une lune éclairée de plus de moitié. Croissante ou décroissante ? Pour savoir si la lune est en phase croissante ou décroissante, voici le truc bien connu : on accole un trait vertical au quartier de lune que l’on voit ; si cela dessine un « p », on est en présence du « premier » quartier, la lune est donc croissante ; s'il s’agit d’un « d », on voit le« dernier » quartier, la lune est décroissante. line décroissante pleine lune line croissante
Le cycle lunaire se compte à partir de la phase de la nou- velle lune. Dans lesjours qui suivent, elle est dite « crois- sante » ; au bout de deux semaines, elle est pleine, puis entame sa phase décroissante. On parle alors de lune vieille. On évoque l’âge de la lune pour expliquer ce par- cours. Il est possible de remanquer que ce déplacement visible delà Lune, dû à son mouvement autour de la Terre, se fait en sens inverse des aiguilles d'une montre, soit d'ouest en est. La Lune, observée à la même heure, jour après jour, paraît se déplacer vers l'orient, dans le ciel étoilé qui sert de repère. Elle se lève et se couche avec un décalage en moyenne de 50 minutes chaque jour. Il n'existe pas de travaux scientifiques qui précisent le rôle du cycle synodique, c’est cependant ce cycle qui sert le plus souvent à orienter les pratiques du jardinier. Chez les jardiniers biodynamiques, dont les travaux remontent à l'entre-deux-guerres, la nouvelle lune cor- respond à la germination, le premier quartier au dévelop- pement. la pleine lune à l'aboutissement, le dernier quar- tier à la maturité, le dernier croissant à l'introspection. Jardiner... Les phases lunaires 7 - Parvenant à la quatrième semaine de son cycle, la Lune est maintenant dans son dernier quartier. Elle se lève dans la seconde moitié de la nuit et est visible dans le ciel du matin. 8 * La dernière phase. le dernier croissant, est suivie par la nouvelle lune. 1 - La nouvelle lune lorsque le côté de la Lune qui fait face à la Terre est complètement dans l'ombre et invisible pour nous. 2 - Après la nouwlle lune, le croissant grossit pendant une courte période à une vitesse à peu près équivalente à son propre diamètre par heure. Une semaine plus tard, la Lune est à son premier quartier. 3 - Au premier quartier, la Lune a parcouru 1/4 de sa rotation autour de la Terre. Elle est maintenant à 6 heures du Soleil, et se couche vers minuit. 6 - La Lune est « gibbeuse descendante » pendant lesjours qui suivent la pleine lune. Nous sommes maintenant dans la troisième semaine du cycle lunaire. 5 - Environ 2 semaines après la nouvelle lune, la pleine lune se lève 12 heures après le Soleil. Elle est située à l'opposé exact du Soleil et reste visible toute la nuit. 4 - Pendant la deuxième semaine du cycle lunaire, la Lune est « gibbeuse montante » alors qu elle se dévoile pour atteindre bientôt le stade de la pleine lune.
TRAVAUX À EFFECTUER SUIVANT LA LUNE Travaux en lune décroissante On se rappellera qu'une lune en décours va de pair avec le reflux de la sève dans les racines : c'est donc La période favorable pour les légumes racines, les tailles et Le travail du sol. Au potager - En semant et en replantant en décours, on tend à éviter La montée à graine. C'est le cas des légumes à bulbe, des légumes formant des pommes comme les salades et les choux, mais aussi des poireaux. C'est aussi à ce moment que l'on sème généralement les haricots et les pois. - C'est lors de la lune décroissante que l'on effectue les travaux de la terre. - Dans les sols riches et humides, Les terres fortes, les semis et les plantations se font de préférence en décours de lune. Au verger - La taille de formation ou d'entretien des fruitiers vigoureux se fait en Lune décroissante. pour éviter qu'ils ne fassent du bois plutôt que des fruits. Les tailles en vert d'été se font de préférence en décours. - Les greffes en écusson sont effectuées plutôt en lune décroissante. Au jardin d'ornement - Les haies sont élaguées en décours pour limiter leur développement, à moins qu'il ne s'agisse de jeunes plants dont il faut favoriser la croissance. - Le gazon est tondu de préférence en lune décroissante. Récoltes - Si possible, on récolte Les fruits, les bulbes et les légumes devant se conserver. - Le décours était aussi autrefois le moment privilégié des vendanges et des moissons. Travaux en nouvelle lune La nouvelle lune proprement dite n'est pas favorable au jardinage. Seul le greffage, en particulier le greffage en fente, se pratique traditionnellement autour de la nouvelle Lune.
Travaux en lune croissante Pour déterminer ce qu'il faut faine en lune croissante, on peut se servir comme d'un moyen mnémotechnique que celle-ci fait monter la sève dans les plantes et favorise donc leur croissance. Au potager - D'une manière générale, cette période est favorable aux semis des plantes dont il faut stimuler la croissance, par exemple pour qu’elles fleurissent et se mettent en graines. - Dans les terres pauvres et sèches, ily a souvent intérêt à semer en lune croissante. - C'est aussi le moment où l’on pince les légumes. - Puisqu'il faut favoriser la reprise, c’est à cette période que l'on repique les légumes fruits (tomates, concombres, cornichons, poivrons, aubergines, piments). - La lune croissante est également favorable aux soins et aux traitements de tous les légumes. Au veiger - C'est la meilleure période pour planter les arbres fruitiers, qui reprendront mieux. - Les arbres fruitiers faibles seront aussi taillés à ce moment, puisque l’on n’a pas de risque d'emballement de la végétation aux dépens de la floraison. - Là encore, c'est le moment des traitements pour les arbres. Au jardin d'ornement - On sèmera les annuelles à fleurs, on repiquera ou on transplantera les plantes vivaces. - Les arbustes sont taillés en lune croissante : ceux à floraison estivale en automne ou en hiver, ceux à floraison printanière après leur floraison. Récoltes - Pour un profit optimal des éléments nutritifs des légumes, les légumes racines et à bulbe sont récoltés en lune croissante, de même pour les plantes médicinales et aromatiques. Travaux à la pleine lune On évite tous semis au momentde la pleine lune. Cependant, les semis effectués deux ou trois jours avant la pleine lune sont réputés avoir une germination optimale. En jardinage biodynamique, on conseille de planter les pommes de terre à la peine lune, de même que semer les pois et les haricots.
Lunes néfastes Jardiner avec la lune ET LUNES BÉNÉFIQUES »*i*t****i*tW**«*iWWt*tUW»*t**4*«*«W**i*«WI« La lune de mars, qui débute à la dernière nouvelle lune du mois, est jugée néfaste, car elle s'accompagne de vents froids et secs. La lune rousse d'avril - dernière nouvelle tune de ce mois - est réputée stérile et interrompt les se- mis de printemps. En revanche, la lune d'août - dernière nouvelle lune du mois - sourit aux plantations. C'est aussi à ce moment qu'il faut couper les ronces, les épines et les mauvaises herbes, qui repoussent très affaiblies. Une autre tradition conseille de couper les broussailles durant la période de * l'entre-deux-vierges » (entre le 15 août et le 8 sep- tembre), ce qui est sensiblement dans la même période. On peut penser, dans ces cas de lunes néfastes ou bénéfiques, que c'est moins l'influence proprement dite de la lune qui a été retenue par la tradition que les pé- riodes délicates de L'année qu'elles représentent. À des époques où les calendriers n'étaient pas très répandus, elles étaient un moyen de se repérer. Ces lunes ont en- suite souvent été remplacées par des dates de saints. La lune menteuse Quand le croissant dessine un « C », la lune décroît. Elle est en phase de croissance quand ce quartier est inversé. Autrement dit, quand le croissant de lune est en « C », elle n'est pas en Croissance, c’est pourquoi on dit qu elle est « menteuse ». Un simple truc mnémotechnique • Qui a cependant des sources très anciennes puisque, dans la Rome antique, on évoquait la tuna mendax, Lune trompeuse, pour la même raison. C'est le rayonnement du Soleil qui illumine la face de la Lune visible depuis la Terre. Suivant l'alignement des troisastres (Soleil - Lune - Terre). la Lune est plus ou moinsédairée.
e temps que met h lune pour accomplir un tour complet de 1 orbite terrestre peut se définir non seulement par le cycle ____Isynodique (calculé par rapport au Soleil), mais également par le cycle sidéral ou périodique (calculé par rapport aux étoiles). Comprendre LE CYCLE PÉRIODIQUE Pendant que La Lune tourne autour de la Terre, celle-ci ne reste pas immobile dans l'espace, mais se déplace à son tourautourdu Soleil Calculée par rapport aux étoiles, que nous considérons comme des points de référence, la période de révolution lunaire dure 27 jours, 7 heures et 43 minutes. Le temps qui s'écoule entre deux phases lunaires (le cycle synodique, de 29 jours, 12 heures et 44 minutes) est un peu plus long car, à chaque révolution de la Lune au- tour de la Terre, cette dernière progresse sur son orbite autour du Soleil. Au terme du cycle sidéral, on n'observe donc pas encore la nouvelle lune : il faut attendre deux jours supplémentaires pour que la Terre, la Lune et le So- leil soient de nouveau alignés. On parle de lune montante, ou ascendante, et des- cendante parce que sa trajectoire, ou écliptique, monte et descend par rapporta la trajectoire du Soleil. Il n'est pas tout à fait exact de parler d'un cycle invi- sible, mais il est difficile à discerner au quotidien et n'est pas mentionné dans les calendriers ordinaires. Repère fï*
Cycle invisible
/ / Lunes croissantes et décroissante, lunes montante et descendante Lunes montante et descendante et lunes croissante et décroissante sont deux cycles bien distincts, qui n ont pas la même durée et ne sont pas coordonnés. La lune peut à la fois monter et décroître et inversement. Il n'y a pas de lien entre la forme lumineuse de la lune et son mouvement dans le ciel. Ces périodes sont réputées perturber la végétation et inhiber la germination. Mieux vaut alors ne pas semer ou travailler au jardin cinq heures avant et après ces « nœuds », qui se produisent à des heures très précises. Apogée et périgée La Lune netourne pas autour de la Terre de manière égale mais selon une courbe elliptique. Le moment où elle se trouve le plus éloignée de la Terre se nomme apogée (de apo, « lointain ». et de ga/à, « terre »|, le moment où elle en est le plus proche, le périgée (de péri, « proche »|. À son apogée, la Lune se trouve à 406 500 km de la Terre, et à 356 400 km au plus près. Périgée et apogée sont consi- dérés comme des périodes néfastes pour le jardinage. On conseille souvent de ne rien faire 24 heures avant et après le périgée, et 48 heures avant et après l'apogée. Les éclipses Jardiner avec la lune Nœuds lunaires Les nœuds lunaires sont les périodes pendant lesquelles la Lune coupe le plan de rotation de la Terre (féclip- tiquel autour du Soleil. Ce phénomène, qui ne dure que quelques heures, s'observe deux fois par mois. On parle de nœud lunaire descendant lorsque la Lune descendante coupe le plan de rotation de la Terre autour du Soleil. Lorsque la Lune ascendante coupe une nouvelle fois l'écliptique, on parle de nœud ascendant. Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés dans l'espace et sont proches d'un nœud, survient alors une éclipse. Il en existe de deux types : celles du Soleil ont lieu lorsque la Lune s'interpose entre la Terre et le SoleiL Les éclipses lunaires ont lieu lorsque la Terre se trouve entre le Soleil et la Lune. Les éclipses de Lune sont également considérées comme néfastes pour le travail au jardin. Certains calen- driers lunaires déconseillent également le travail du jar- din au moment des équinoxes. Éclipse solaire Éclipse lunaire Édpse totale Éclipse partielle Ombre Pénombre Orbite terrestre Orbite lunaire Ombre Pénombre Ortxte Iunare Orbite terrestre
TRAVAUX À EFFECTUER SUIVANT LA LUNE Travaux en lune montante La lune montante favorise les parties aériennes des plantes, alors que la lune descendante favorise les racines, selon un principe analogue aux phases de croissance et de décroissance. Cependant, ces deux cycles n'étant pas coordonnés, il est difficile de respecter l'un et Fautre à la fois. Au potager - Cette période est favorable à tous les légumes dont on récolte les feuilles, qu’il s'agisse de semis, de repiquages, de soins ou de récoltes. - C'est aussi en lune montante que les graines germent le mieux, c’est pourquoi tous les semis sont effectués à cette période. Au verger - La taille des arbres fruitiers se fait en lune montante, sauf pour les arbres très vigoureux. C'est à cette période que l'on prélève les greffons et que l’on procède à toutes les greffes. - Les traitements sont à donner de préférence dans cette période. Au jardin d'ornement - Rosiers et arbustes sont taillés en lune montante. La pelouse est aussi tondue à ce moment. Récoltes - On récolte tous les fruits, les légumes-feuilles et les légumes-fruits (tomates, concombres, etc.). Travaux en lune descendante On se rappellera qu’une lune en décours va de pair avec le reflux de la sève dans les racines : c'est donc la période favorable pour les légumes racines, les tailles et le travail du sol. Au potager - La lune descendante est favorable aux légumes-racines (carottes, navets, radis, betteraves, choux-raves) et aux bulbes (ail, oignon), pour les semis et les repiquages. - C'est également en lune descendante que l'on enfouit les engrais verts. Tous les travaux du sol, l'enfouissement des engrais et les amendements sont effectués de préférence à ce moment, car il est favorable à la vie microbienne. - C'est aussi en lune descendante que Fon prélève les boutures. Au verger - La période est propice aux plantations et aux transplantations des arbres fruitiers. Au jardin d'ornement - C'est le moment de récupérer les bulbes de Heurs. Récoltes - Récolter les légumes-racines et à bulbes, notamment les pommes de terre.
a lune a aussi un rythme sidéral défini par le mouvement des étoiles. Dans son parcoure elle passe devant les douze ____Iconstellations du zodiaque Les constellations sont des regroupements dastres formant des figures imaginaires d'animaux (zodiaque vient du grec zôon. « animal >) et de personnages Elles ont été imaginées par les hommes pour leur servir de repères d'orientation. En réalité, les étoiles formant une figure du zodiaque sont souvent très éloignées les unes des autres, de dizaines d'années de lumière parfois. Les astrologues grecs du V* siècle av. J.-C. ont fait correspondre ces constellations aux mois de L'année. Mais d‘un point de vue strictement astronomique, les constellations étant de dimensions très variables, le transit du Soleil et de la Lune devant ces constellations est de durée très variable (entre quelques jours et un mois et demi), et non égal à un mois. La Lune dans le zodiaque indique sa position dans chacun des douze signes du zodiaque, c'est-à-dire les constellations célestes qui ceinturent la Terre. Chaque signe ou constellation ayant l'énergie d'un des quatre éléments qui la gouverne (Eau, Terre, Air et Feu), elle permet de déterminer quelle action entreprendre au jardin. Ainsi pour chaque jour, en fonction de la position de la lune dans le ciel, montante ou descendante, et du fait qu elle traverse dans sa révolution de 27 jours (cycle sidéral) les diverses constellations, on se trouve en pré- sence de jours feuilles, de jours fruits, de jours racines ou de jours fleurs. -Aux constellations de Terre (Taureau, Vienge et Ca- pricorne) correspondent les plantes-racines (ail, bette- rave. carotte, navet, échalote, oignon, radis, pomme de terre...), les fleurs à bulbes et autres légumes poussant dans le sol. La lune prévilégie les racines et les écorces. Sous son influence, il est conseillé d'effectuer des travaux de préparation du sol, les semis et le binage. -Aux constellations d'Air (Gémeaux, Balance et Ver- seau) correspondent les plantes-fleurs: les fleurs an- nuelles et vivaces, les arbres et les arbustes à fleurs, les plantes aromatiques et médicinales dont on récolte les fleurs. - Aux constellations d'Eau (Poissons, Cancer et Scor- pion) correspondent les plantes-feuilles (céleri, chicorée, choux, cresson, épinard, laitue, poireau) et les plantes aromatiques et médicinales dont on récolte le feuillage. L'eau est L'origine et La source de la vie, elle purifie et ré- génère. Cet élément influence particulièrement les par- ties les plus aqueuses de la plante (tige et feuille, gorgées de sève). -Aux constellations de Feu (Bélier. Lion et Sagittaire) correspondent les plantes-fruits (aubergine, céréales, concombre, courge, fève, fraise, framboise, haricot, me- lon, piment, pois, citrouille, tomate) et les arbres fruitiers. Symbolisant la régénération, le feu est un élément qui ap- porte à la plante la chaleur indispensable à la maturité du fruit et de la graine pour la reproduction.
Correspondance Éléments - Constellations - Plantes Jardiner avec la lune Feu Bélier lion Sagittaire Eau Cancer Scorpion Poissons Terre Taureau Vierge Capricorne Air Gémeaux Balance Verseau Légumes-fruits : tomate, concombre, cornichon, poivron, aubergine, courgette, melon, potiron... Tous les fruits. Lé gu me s-feuilles : salades, choux, épinard, céleri-branche, fenouil, persil, poirée (bette), tétragone, asperge, poireau... Légumes-racines : carotte, panais, salsifis, ail, oignon, échalote, betterave, céleri-rave, rutabaga, chou-rave, crosne, endive (mais forçage en période de légumes-fruits), navet, pomme de terre, radis, topinambour... Lé gu me s-fleurs : pois, haricots, fèves, artichaut, brocoli, chou-fleur, maïs doux... Roses, fleurs à bulbes, annuelles et vivaces. Écliptique U Terne , Soleil • Lune Orbite lunaire
Les signes du zodiaque et le jardinage Bélier Feu Récoltez les Légumes-radnes et les fruits pour l'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les insectes. Taureau Terre La seconde meilleure période pour les plantations et les transplantations. Bon pour les légumes-racines et les pommes de terre, surtout lorsque la rusticité est un facteur important. Est aussi un bon signe pour les lé gu me s-feu il les comme la laitue, les choux et les épinards. Gémeaux Air Récoltez les légumes-radnes et les fruits pour l'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez Les ravageurs. Les semis de melons, courges et citrouilles répondent bien sous ce signe. Cancer Eau Le meilleur signe pourtoutes les plantations et les transplantations. Aussi bon pour Le greffage et l'irrigation. Lion Feu Cultivez, récoltez les légumes-racines et les fruits pour L'entreposage. Une excellente période pour arracher les mauvaises herbes et détruire les ravageurs, surtout dans le dernier quartier. Vierge Terre Les fleurs rampantes et grimpantes sont favorisées par ce signe. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les ravageurs. Balance Air Le meilleur signe pour la plantation des fleurs odorantes, des plantes grimpantes, des fines herbes et des plantes aromatiques. Bon pour la plantation des légumes à tiges pulpeuses et des légumes-racines. Scorpion Eau Le meilleur signe pour Les plantations arbustives et grimpantes. Les tomates aiment être transplantées sous l'influence de ce signe. Il en est de même pour les semis de maïs et de Cucurbitacées. Le greffage et la taille faits sous ce signe dans le troisième et le quatrième quartier retardent La croissance et a mènent une meilleure production fruitière. Également un bon signe pour L'irrigation et les transplantations. Sagittaire Feu Récoltez les légumes-racines et les oignons pour l'entreposage, plantez les arbres et Les arbustes fruitiers. Un bon signe pour travailler Le sol. Capricorne Terre Bon pour la plantation des pommes de terre et autres légumes-racines. Les travaux faits sous son influence encourageront une repousse forte et vigoureuse. Bon pour le greffage, la taille nécessitant une bonne cicatrisation et l'application de fertilisants organiques. Verseau Air Récoltez les légumes-radnes et les fruits d'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les ravageurs. Poissons Eau C'est une très bonne période pour les plantations et les transplantations, de même que pour la croissance des racines et l'irrigation. Jardiner avec la lune
A Abri à chrysopes, 106. à coccinelles, 106. pour hérisson. 106. Absinthe, 74. Acariens, 130. Achillea millefolium, 75. Achillée millefeuille, 75. Acnolepiopsis assectella, 126. Agriotes Uneatus, 124. Ail, 76. Aleurodes, 117. Algues, 67. Ail tu m cepa, 85. sativum, 76. Attises, 123. Amendements, 14. Amender un sol argileux, 14. un sol sableux, 14. un sol trop limoneux, 15. une terre trop calcaire, 15. Anthocoris nemorum, 108. Apantélès aggloméré, 110. Apanteles glomeratus, 110. Apogée, 183. Araneus diadematus, 110. Arctium lappa, 77. Argepagana, 123. Arm Maria mettea, 139. Armoracia msticana, 90. Artemsia absinthium, 74. Associations au fil des mois, 143. de plantes, 141. Auxiliaires du jardin, 99. Azote (NI. 59. B Bac à compost Acheter un -, 40. Fabriquer son -.36. Baniane, 77. Bêchage, 18. Double -, 19. Betula pendu la. 78. Binage, 19. Bois raméal fragmenté, 64. Botrytis. 138. Botrytis cinerea, 138. Botte de tiges, 105. Boudin Test du -, 11. Bouleau blanc, 78. BRF, 64. Pailler avec du -, 64. Bûche percée, 103. Buttes Jardinage en-, 20. c Calenduta officinatis, 94. Camomille romaine. 79. Capucine, 80. Carabe doré, 109. Carabusauratus, 109. Carpocapse, 121. Cendre de bois, 67. Chamaemelum nobile, 79. Chêne pédonculé, 81. Chrysopa camea, 109. Chrysope commune, 109. Cloque du pêcher, 137. CoccineUa septempunctata, 109. Coccinelle à 7 points, 109. Cochenilles, 119. Compost(s), 17. Activateurs de -, 49. de rempotage. 49. en tas, 33. en tranchée, 35. Fabrication du -, 42. Fonctionnement du -, 29. Jus de -, 54. pour le jardin d'ornement, 47. pour le potager, 46. pour les plantes en pot, 48. Rôle du - dans le sol, 30. Rôle du - sur les végétaux, 30. Rôles du -, 29.
Thé de-.49. Utilisation du -, 46. Compostage sans bac, 32. Composteur Choisir son -, 40. en bois, 36, 37. en bois tressé, 39,40. en grillage, 38,40. pour balcons, 41. Taille du -, 36. Consoude de Russie, 82. Corne torréfiée, 67. Courtilière, 128. Croddura russula, 113. Cultiver autrement son jardin, 102. Cycle invisible, 181. périodique, 181. synodique, 176. visible, 176. Cycles lunaires Comprendre les -, 173. Cydia pomonella, 121. D Déchets de tailles, 62. des tontes de gazon, 62. Décoction, 70. Doryphores, 124. Dryopteris filix-mas, 83. E Éclipses, 183. Éléments nutritifs, 59. Engrais chimiques, 31. organiques. 31. Engrais vertl s), 16,65. Produire son-, 65. Utiliser un-, 65. Épeire-diadème, 110. Equisetum arvense, 88. Erinaceus europaeus, 113. Erwima amytovora. 139. Escargots, 131. Eurydema oteraceum, 129. ornatum, 129. F Farine d'arêtes de poissons, 67. Feu bactérien, 139. Fonte des semis. 134. Forticla auricularia, 108. Fougère mâle, 83. Friche Terrain en -, 26. Fumiers, 17, 61. G Gazon, 66. Gîtes pour mammifères, 106. Grande sauterelle verte, 108. Grenouille rousse, 111. Grwe musicienne, 112. Gryllotalpa gryllotalpa. 128. Guano marin, 67. H Hanneton, 120. Hedera hélix, 84. Helicoverpa armxjera, 122. Hérisson, 113. Hôtel à insectes. 104. Hytemyia platura, 118. I Infusion, 70. J Jardin Cultiver autrement son-, 102. Jardiner avec la lune, 172. K Ka ko thrips robustus, 126. L Labour, 18. Légumineuses, 66. Leptinotarsa decemlineata, 124. Lézard des murailles, 111. Lierre, 84. Limaces, 131. Lombricompostage, 52. Lunels), 175,185. bénéfiques, 180. bleue, 174. cendrée, 174.
croissante, 176. décroissante, 176. descendante, 181. en dictons, 174. Jardiner avec La -, 172. montante, 181. néfastes, 180. noire, 174. rousse. 174. Travaux à effectuer suivant La -, 178,184. Travaux à la pleine -, 179. Travaux en - croissante, 179. Travaux en - décroissante. 178. Travaux en - descendante, 184. Travaux en - montante, 184. Travaux en nouvelle -, 178. M Macération, 72. Maladiels), 114. des taches noires, 134. Marssonina rosae, 134. Melolontha melolontha, 120. Mésange charbonnière, 112. Météo, 175. Mouche de la carotte, 118. des semis, 118. Moutarde blanche, 66. Musaraigne musette, 113. N Nichoirs à bourdons, 106. pour chauves-souris, 107. pour insectes, 103. Noctuelle de la tomate, 122. Nœuds lunaires, 183. O Oïdium. 132. Oignon, 85. Oligo-éléments, 59. Ortie, 86. Otiorrhynques, 125. P Paillagelsl, 62. naturels du commerce, 63. Palomena prasina, 129. Panonychus utmi, 130. Parus major, 112. Perce-oreille commun. 108. Périgée, 183. Phacelia tanaceti folia, 66. P ha cé lie, 66. Phases lunaires. 177. Phosphore (P), 59. Phyllotreta nemorum, 123. Phytophtora, 134, 136. Picus dridis, 111. Piéride du chou, 122. Pieris brassicae, 122. Pipistrelle commune. 113. Pipistrellus pipistrellus, 113. Pissenlit, 87. Pivert. 111. Planches surélevées, 19. Plantes fertilisantes, 68. indicatrices de sol acide, 12. indicatrices de sol calcaire, 13. soignantes, 68. Podards muralis, 111. Potassium [K), 59. Poudre d'os, 67. Pourridié racinaire, 139. Prêle des champs, 88. Prévention. 115. Psila rosae, 118. Psyttiodes chrysocephala, 123. Pucerons. 116. Punaise des peupliers, 108. Punaise potagère, 129. Purin, 73. Pyrèthre de Dalmatie, 89. Pythium, 134. Q Quercus robur, 81. R Raifort, 90. Rana temporaria, 111. Ravageurs, 114. Refuge à forticules. 105. Rbeum palmatum, 91. Rhubarbe, 91. Rotation des cultures, 20. Rouille, 133. S Satvia officinalis, 93.
Sambucus nigra, 95. Sang desséché. 67. Saponaire, 92. Sauge officinale, 93. Secale cereale, 66. Seigle. 66. Sinapis alba, 66. Sol (s) Amender un-argileux, 14. Amender un - sableux, 14. Amender un - trop limoneux, 15. Amender une terre - calcaire, 15. Analysez le -, 11. argileux, 9. calcaire, 11. Caractéristiques des -, 9. Couches du -, 9. de remblai, 24. humifères, 11. limoneux, 11. Plantes indicatrices de - acide, 12. Plantes indicatrices de - calcaire, 13. sableux. 11. Travail du -, 18. très caillouteux. 27. Souci, 94. Sureau noir, 95. Symphytum uptandicum, 82. Symptômes Détection des -, 115. Syrphe-bâton, 110. T Tanacetum vulgare, 96. Tanaisie, 96. Taphrina deformans, 137. Taraxacum officinale, 87. Taupin, 124. Tavelure, 135. Teigne du poireau, 126. Tenthèdre du rosier, 123. Terne de bruyère, 16. Terreaulxl, 16. de feuilles, 56. Tetranycbus urticae, 130. Tettigoniaviridissima, 108. Thrips, 126. Thrips tabaci, 126. Tipula oleracea, 127. paludosa, 127. Tipule potagère, 127. Travaux à effectuer suivant la lune, 178,184. à la pleine lune, 179. en lune croissante. 179. en lune décroissante, 178. en lune descendante, 184. en lune montante. 184. en nouvelle lune, 178. Troglodyte mignon, 112. Troglodytes troglodytes, 112. Tropaeolum majus, 80. Tordus phUomelos, 112. U Urtica dioica. 86. V Valeriana officinalis, 97. Valériane, 97. Végétaux broyés, 62. hachés, 62. Venturiainaequalis, 135. Ventuna pirina, 135. Vers rouges Bac pour les -, 53. Vesce commune, 66. Vicia saliva, 66. Z Zodiaque, 185. Signes du - et jardinage, 187.
Crédits photographiques Fotolia.com : 7monarda : 47 h - AlexQ : 67 g - Andrewburgess : 107 h - Azam : 155 hg - Bazin : 163 bg. 64 bd - Bucys : 43 bd - Calcagno : 144 b. 144 m. 170 hd - Capeloto : 143 b. 145 b. 147 g. 148 hg, 166 md. 168 hg - CB94 : 149 hg. 154 hg. 158 g. 160 b. 167 hd - Chris32m : 152 bd - Ctearviewstock : 29 mh - Comugnero : 159 hd. 160 g - Delmoo7 : 157 hd. 170 hg - DLeonis : 153 bg, 159 b. 163 hg - Drozdowski ; 81 - DX : 153 hd. 164 hd. 170 m - Elyrae : 93 - emeraldphoto : 169 - Emi : 112 d. 112 m. 113 d. 113 g. 113 m - Fanceltu : 166 hd - Food-micro : 154 hd - Glasscuter : 83 - Greg0637 :123 - Grimplet : 150 b - Gutjahr : 16 h - Heike und Hardy : 143 h - Horticulture : 62 bm. 62 hg. 63 bg. 63 bm. 63 hd - lagom : 103 h - illustrez-vous : 155 hd - Imagine : 148 b - JackF : 47 b - Jackin : 155 b - Jag Images : 168 b. 168 hd - jbron : 160 h - Jutier : 119 h - Khz ; 29 b • Kisharjoto : 84 - Kokhanchikw : 52 - Kuzmin : 10 - Lange : 145 h - Laurent : 153 hg - Leonidas : 164 hg - Liu : 151 bd - Lulu : 156 hd - Macmaniac : 152 hg Marie : 162 h - Mastrofoto : 162 b - Mitrosshkin : 29 mb - Pefkos: 154 b. 166b - Perkins : 172 b, 172 h -Petrovic : 146 h -photlook: 155 md - Photomic : 87 - Rayman7 ; 64 g - Romaneau ; 164 b. 167 b - Sarsmis : 79 - Schuppich : 77 - Shingarev : 155 mg - SimplyCreative : 150 h - Struk ;49 - Su ru b : 95 - Sytada : 143 m. 149 b - tadamee : 160 d - TeamS : 69 - Tiero : 106.107 - Timofeev : 89. 111 d. 112 g, 122 d. 124 b. 130 d. 130 g. 133 b. 134 b. 134 h. 135 h. 136 b - tsach : 144 h. 152 bg. 152 hd. 163 hd - Wall : 163 bd - Wallis : 150 m - Zanaza-Ru : 167 hg. IStockphoto.com :BasieB : 97,151 hg - Block : 165- Chodorowski : 146b - D ig it ali magi nation : 166 hg, 170b - Dupuis: 156 b - Es- coda : 44 b - Fototinchen : 43 hd. 74 - Hostetller : 159 hg - ideeone : 157 hg - Kostic : 151 bg - Logan : 157 bg - Magurean : 75 - Ni» chois :30 • Patty_c : 57 - Pogostin :67 d - Robins: 171 - Rosenberg : 147d. 149 hd • Ruud de Man : 92 - Santana : 158 d • Sneddon : 157 bd - Vtadimirov : 94 - Yana : 151 hd. 156 hg - Yarygin : 78. Nature : Anagnostidis : 129 h - Breitenstein : 117, 119 b. 137 b - Chaumeton-Lanceau : 132 b. 132 h. 135 b. 136 h. 137 h. 138 h - Huin : 109 d - Lanceau : 138 b. 138 m - Mayet : 120 h, 129 bd. 153 bd - Prévôt : 122 g - Sauer : 110 g. 121 h. 127 bg. 128 h.129bg- Siegel:139. Shutterstock.com : Africa Studio : 13 hg - AlenKadr : 56 - Alexkar08 : 27 h - Allely : 101 hm - Alybaba : 66 md - Amenic181 : 60 - Ankiro : 105 h - AmonLee : 43 hm - Artshots : 27 b - As-kom : 48 Audaxl : 31 d. 50-51 - Bagozzi : 185 b - Barzaghi :16 b- Bengochea : 26 h - Bercan : 116 - BtueRingMedia : 177, 180 - Bratanova : 101 bd - Bruev : 12 bg - Brzostowska : 82 - C.KMa : 67 m - Câlin Tatu : 13hmg - Candido : 43 bg - Carillel : 176,178-179,184 - Cornélius :45 hg - Cross : 13 bd - Dabjola : 108 d. 108 m. 109 m, 110 d, 110 m. 111 g, 111 m, 127 bd - Dashingstock : 13 hm - DjiggiBodgi : 148 hd - Duvduv : 96 - Eg ils ha y : 31 g - Evgenii : 101 mg - Filatov: 124 h Filimonov ; 44 h. 90 - Fischbach ; 12hmd - fluidworkshop : 183 - FourOaks ; 101 bm - Frankll : 64 hd - Fuster: 12 bm - Gajus : 63 hm - Gallas : 120b - Gucio_35: 131 - Hancock : 14,19 b, 20 - Hasel: 12 hd - Hempel: 11 h. 18 b - Hirsch : 43 m - Hjschneider : 13 bm, 13 hd - Hodecek : 127 h • Hooper : 7 - Hubenov ; 185 h - Imageman : 62 hm - Irin-k ; 99 - Jody Ann : 80 - Jotapg : 76 Karamysh : 24 b - Klune : 32 b - Kolaczan : 88 - Konoval : 66 mb - Kuccva : 68. 86 Lawtess : 62 bg - LianeM : 66 mg - Lightspring : 43 hg - Losange : 134 h Madlen : 45 b - Malczyk : 17 b - MarkMirror : 101 hd - Melnychuk . 85 - Miao Liao : 63 hg - Mikeledray : 91 Mikfoto : 16 m - Mitchelisk : 32 h - MongPro : 15 bd - Neirfy : 25 b - Nito : 15 bg - Nvelichko : 62 bd • Olei/ Wikimedia Gommons: 121 b -Orionlrail: 175 - Pabkov . 12hm - Patpichaya : 24 h - Photka. 15 hg - Photo Fun : 105m - Photowind : 101 bg - Pippel ; 25 h - Pires : 12 bmg - PLotnikcv : 12 hmg - Radacsi : 13 bmg - Rakin : 66 b - Ranglen ;45 hd - Rees : 26 b. 115 - Reinholds : 17 h - Rossignol 11 b - Rutherford : 12 hg Sanddebeautheil : 59 - Schwarz : 13 hmd - S erg 64 : 101 mm - SergeylT : 9 h - Sever180 :66 mh - Shebeko : 6. 46. 142 - Skydie : 125 - Sponner : 63 bd - Sters : 12 bd - Stramyk : 9 b - SvetokSO : 12 bmd - Swadzba : 101 hg, 108 g. 109g - Szasz-Fabian : 13 bg Tadas_Naujokaitis: 13 bmd - Tarrier: 181 -Trofimov : 101 md - Ulkastudio : 128 b - Vaivirga . 62 hd Van beets : 104 - Wallace : 42 - Wavebreakmedia : 18 h - Wiennk : 21 - Witmer : 61 - Worac.sp : 15 hd. 29 h - Yu Lan : 66 h. 103 b - Zocchi : 141. Tous les dessins sont de Francis Rossignol
Tous les principes dun jardinage écologique de bon sens En France, 8 millions de personnes se sont déjà lancées dans l’aventure d’un potager familial. Parallèlement, de plus en plus de jardiniers se détournent des produits chimiques, pour retrouver des techniques culturales ancrées dans une tradition séculaire, économiques et respectueuses de l’environnement. Q Bien connaître les lieux (climat, sol, exposition, etc.), pailler, faire son compost, utiliser les associations de plantes, prévenir les maladies et soigner les plantes à l’aide de méthodes naturelles, respecter les cycles lunaires... sont autant de thèmes abordés de façon claire et détaillée. Q Une grande richesse iconographique : de nombreux pas à pas en photos et en dessins, des schémas explicatifs, des photos pratiques. 19,90 € Prix France TTC C02688 978-2-8160-0507-3 .UH Crédits photos: Fotolia.comIcanicula, Dusan Kostic, kromkrathogl ; Shutterstock.com IDenis and Yulia Pogostins.Triff).