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Автор: Chaumeton H.
Теги: botanique potager horticulture agronomie
ISBN: 978-2-8160-0507-3
Год: 2014
Текст
au POTAGER
• associations, compost &. Ue
Ouvrage collectif créé par Losange
avec la collaboration de Gérard Sasias, Isabelle Charleuf-Calmets,
Philippe Chavanne. Alice Delvaille
Direction éditoriale : Hervé Chaumeton
Coordination éditoriale : Sophie Jutier
PAO : Nathalie Lachaud, Francis Rossignol, Isabelle Véret
Photogravure : Stéphanie Tridoux
© Losange, 2014
© Éditions Artémis pour la présente édition
ISBN: 978-2-8160-0507-3
N° d'éditeur:8160
Dépôt légal : janvier 2014
Achevé d'imprimer : février 2014
Imprimé en Pologne par Edica
Sommaire
• Qu’est-ce que le jardinage biologique.....7
Respecter son sol....................8
• La nature du sol...............9
• Les amendements...............14
• La rotation des cultures......21
• Soigner un sol maltraité......24
Compost :
LE RECYCLAGE UTILE...................28
• Le compost à quoi ça sert ?...29
• Quel contenant pour le compost ? .... 32
• La fabrication
et l’utilisation du compost.....42
• Les autres méthodes de compostage. . 42
Nourrir et protéger
LES PLANTES...............58
• Les éléments nutritifs................59
• Protéger et amender la terre..........61
• Purins et autres décoctions...........68
• Les auxiliaires du jardin............99
jffffffj-fffffjfffff/ffffjrrffj
Ravageurs et maladies ... 114
• Mieux vaut prévenir que guérir.115
L'union fait la force :
LES ASSOCIATIONS.......................140
• Des associations pour se passer
des pesticides............... 141
• Les associations au fil des mois.143
Jardiner avec la lune. ... 172
• Comprendre les cycles lunaires.173
• Le cycle visible :
lune croissante ou décroissante....176
• Le cycle invisible :
lune montante ou descendante.......181
Le jardinage biologique s’impose peu à peu. De plus en
plus de jardiniers s'efforcent de n’employer que des pro-
duits naturels à l'exclusion de tout engrais chimique et
traitement de synthèse. Laisser faire la nature, tel est
leur mot d'ordre. C'est sympathique, mais cette attitude
conduit à l'échec en quelques années. Lapprenti jardi-
nier bio est tout d'abord confronté à la prolifération des
mauvaises herbes : retourner le sol, en le bêchant ou en
le labourant, c'est le moyen le plus radical pour limiter
les mauvaises herbes. Ne pas le bêcher, c'est sans doute
moins fatigant au départ mais cela implique des straté-
gies bien au point pour ne pas être envahi par les plantes
indésirables.
Et si les récoltes sont au rendez-vous les premières
années, la fertilité du sol diminue inexorablement d'année
en année, avec pour conséquence l'apparition de mala-
dies et de récoltes décevantes.
Qu'à cela ne tienne, on restaure la fertilité du sol avec
des engrais estampillés « biologiques ». on traite avec
des produits respectant la nature. Ce n'est pourtant pas
cela le jardinage biologique. Il ne faut pas considérer le
sol comme un support inerte auquel on ajoute des ferti-
lisants pour que les plantes se développent convenable-
ment, avec l'aide de « médicaments » les plus naturels
possibles pour les soigner. Pour le jardinier biologique,
le sol est vivant et son rôle est de le maintenir en bonne
santé, d'éviter des déséquilibres, afin que les plantes
qu'il porte ne soient pas malades. Le jardinier écologique
ne se contente pas d'apporter des éléments nutritifs au
sol à l'époque des semis et des plantations. Il améliore
sa structure, son taux d'humus, veille à respecter sa ri-
chesse en micro-organismes, bref il raisonne sur le long
terme, et non dans le temps d'une saison. Il n'applique
pas aveuglément des recettes toutes faites, il observe
sans cesse.
Enfin, le jardinage biologique ne se limite pas au
potager. Il s'applique tout autant au verger et au jardin
d'agrément. Et à leur environnement : les haies, l'eau
[gardée pour les arrosages et celle de la mare), le gazon,
les arbres et arbustes à fleurs et à fruits, les fleurs tout
comme les déchets, éventuellement une petite basse-
cour. Le bio considère le jardin dans sa totalité comme une
sorte de mini-terroir, où tous les éléments se trouvent en
interaction.
1 existe plusieurs types de sols Chacun contient de largile. du
limon et du saHe (entre autres) en quantités variables. Le type de
1 roche prâsent en majorité dans sa composition définit le type de sol
Si votre sol a des difficultés à bien retenir leau pour vos plantes, on
peut essayer de modifier sa structure en ajoutant un élément qui
manque à sa composition. Cest ce que Ion appelle lamendement
Dans ce qui suit vous trouverez quelques caractéristiques des sok
notamment celles concernant sa capacité de rétention deau ainsi
que la nécessité ou non dun amendement
Le soi est Le résultat de L'altération de la roche-mère.
Cette dégradation est due au climat et elle dépend de
la rigidité de la roche. Le sol est constitué d'horizons, la
couche superficielle, le premier, étant appelée couche
arable (variable de0,30 à 1 m). C'est la zone exploitée par
les racines des plantes. En jardinage, on l'appelle la terre
végétale. Le sous-sol constitue le deuxième horizon, puis
vient la roche-mère.
Le sol est composé de sable, de limon et d'argile à plus
de ?0 %, de matières organiques mortes (2 à 5 %), de ra-
cines. de micro-organismes animaux et végétaux, de cail-
loux, de mycélium (champignons), d'eau et d’air en quan-
tités variables. Un bon sol est un sol ressuyé, c'est-à-dire
qui contient des espaces poreux et de l'eau en quantités
suffisantes pour n'être ni sec, ni gorgé.
Suivant leur composition, tous les sols n'ont pas la
même capacité à retenir l'eau. Certains ne la retiennent pas
du tout et sèchent très vite. D'autres la retiennent trop et se
gorgent d'eau. Il faut d'abord connaître son sol et sa compo-
sition pour ensuite savoir comment t'améliorer (si besoin) et
comment arroser.
Les caractéristiques
DES SOLS
-Un sol argileux contient plus de 40 % d'argile. Le
sol est compact, Lourd et collant, il est très imperméable.
Il retient l’eau en période pluvieuse, puis sèche et se fen-
dille. lise réchauffe lentement au printemps. Il est difficile
à travailler par temps humide. Il faut éviter de le piétiner
Les couches du sol
Horizon 0 - Litière
Couche supérieure du sol, formée de
débris animaux et végétaux récemment < / . <
tombés ou en début de décomposition.
Horizon C - Rodhe-mère
Roche formant ta couche inférieure
du sol. Sa dégrada bon sous faction
de fécoulement de l'eau, du gel, etc,
permet le développement
des couches qui la surmontent
Horizon A - Couche arable
Deuxième couche du sol, de couleur
sombre, composée d'une terre fertile
riche en humus.
Horizon B - Sous-sol
Troisième couche du sol, où plongent
les racines, le sous-sol contient peu
de matière organique, mais plusieirs
substances nutritives provenant
de la couche arable, nécessaires
à (a croissance des végétaux.
pour Limiter Le tassement de La terre. L'amendement s'im-
pose.
- Un sol Limoneux contient pLus de 35 % de Limon. Ses
caractéristiques sont proches des terres argileuses, car il
a tendance à se tasser quand le temps est humide. En re-
vanche. la rétention de l'eau est moyenne. Nécessite des
amendements si trop Limoneux.
- Un sol sableux contient plus de 60 % de sable. Le
sol est léger, aéré, poreux, il ne retient pas l'eau ni les
éléments nutritifs, sèche et se réchauffe rapidement. Il
manque de matières organiques mais est facile à travail-
ler. Il nécessite des amendements.
- Les terres humifères sont riches en matières or-
ganiques et en humus (plus de 20 %|, on les appelle des
terres noires. Elles retiennent bien l'eau tout en étant
perméables, on peut donc les corriger pour diminuer le
pourcentage d'humus et s'approcher des 5 à 10 % de La
terre franche, mais dans notre cas (la rétention d'eau) ce
n'est pas nécessaire, et les terres humifères sont idéales
pour bon nombre de plantes.
- La terre calcaire ne retient pas l’eau, mais elle est
assez facile à travailler. Comme l'argile, elle sèche, se
craquelle et laisse remonter les cailloux. Elle nécessite
des amendements.
Un équilibre à trouver
Pour qu'un sol soit favorable à la culture, il doit assu-
rer à la fois une bonne circulation de l'eau et de l'air.
S’il contient trop d'eau, le gaz carbonique rejeté par
les racines ne pourra plus remonter à la surface et les
asphyxiera. De plus, Les micro-organismes utiles aux
plantes seront étouffés. Si le sol contient trop d'air, l'eau
ne pourra plus circuler par capillarité et n’apportera plus
aux racines leurs aliments, ce qui tuera également les
végétaux. Une grande part de la fertilité d'un sol réside
donc dans sa faculté à laisser circuler librement L'eau et
l'air. Actuellement, ce sont plutôt les excès d'air dans le
sol (sécheresse) qui font l'actualité ; pourtant, les terres
gorgées d'eau ne sont pas plus enviables.
Les agriculteurs estiment que l'eau devient excéden-
taire quand ses proportions dépassent 50 % du volume de
terre. Les meilleurs sols agricoles sont ceux capables de
retenir entre 30 et 40 % de leur volume en eau. Le sable
n'en retient que 15 %, l'humus jusqu'à 50 %.
Comparons le sol à une cave dont les constituants
physiques (argile, humus, etc.) seraient les tonneaux et
les composants chimiques (eau, azote, chaux, etc.) les
vins contenus dans ces tonneaux : on comprend combien
la bonne conservation de ces derniers est étroitement dé-
pendante de la qualité des premiers. De même qu'il est
nécessaire de réparer les fuites des tonneaux avant d'y
mettre Le vin, il faut d'abord améliorer la structure phy-
sique du sol avant de l'arroser et de le fertiliser. Sinon, on
gaspillera de l'eau, des fertilisants et... du temps.
Analysez votre sol
Grâce à un minimum d'observation, vous pouvez analy-
ser vous-même La composition de votre soL La première
Le test du boudin
Pour connaître rapide me nt le type de sol de votre jardin, prenez une poignée de terre et malaxez-la afin d'obtenir un boudin :
Si le boudn est souple et malléable,
la terre est argileuse.
Si le boudn est fragte et se défart,
fadement, la terre est limoneuse.
Si vous ne potwez pas fare
un boudin, la terre est sableuse.
Q
lll
i
; w ;
= ai
: •*-» :
étape consiste à relever les noms des espèces sauvages
qui poussent sur votre terrain. Si vos connaissances en
botanique sont réduites, utilisez une flore ou demandez
conseil à un jardinier voisin. Ensuite, comparez votre re-
levé avec les deux tableaux ci-dessous : plantes indica-
trices de sols siliceux ou humifèreslpH acidel et plantes
indicatrices de sols calcaires (pH alcalin!.
Si vous n'avez identifié dans votre jardin aucune
plante correspondant à celles des deux tableaux, ne vous
découragez pas, car il existe un autre moyen pour savoir
si votre sol est plutôt acide ou plutôt calcaire. Il suffit de
vous procurer, dans une jardinerie, un kit d'analyse du
pH pour mesurer son acidité.
Pour réaliser ce test, mélangez un peu de terre avec
de l'eau non calcaire et trempez-y quelques secondes
un morceau de papier réactif. Comparez ensuite avec
l'échelle des couleurs fixée sur le couvercle pour lire le
résultat. Si le chiffre est comprisentre 6,Set 7,5, le pH de
votre terre est neutre [terre argileuse : environ 7.2). S'il
est supérieur à 7,5, le pH est alcalin (terre calcaire). S'il
est inférieur à 6,8, il est acide.
Votre sol est idéal (pH entre 6,2 et 7,4) : il contient de
40 à 80 % de sable, 15 à 20% d'argile, 3 à 5 % d'humus et
moins de 5 % de calcaire. Il est riche, friable et ne retient
pas longtemps l'eau.
10 PLANTES INDICATRICES DE SOL ACIDE
Deux cas se présentent ma intenant :
1. Vous confirmez vos premières observations ?
Vous avez Le feu vert pour les plantations : Lisez directe-
ment les tableaux de correspondance plantes/soL
2. Vous avez encore quelques doutes ?
Il vaut mieux recommencer vos relevés et vos mesures
avant de passer à l’étape des plantations, ou adresser un
échantillon de terre (250 g) à un laboratoire d'analyses.
Une fois connue la nature de votre sol, il ne vous reste 0
plus qu'à choisir les végétaux correspondant le mieux à
celle-ci. Certaines plantes sont assez «indifférentes» à La
nature du sol. Si vous n'êtes pas sûr d'avoir bien analysé
votre terre, choisissez de préférence parmi ces plantes
peu exigeantes.
10 PLANTES INDICATRICES DE SOL CALCAIRE
Si votre sol est déséquilibré vers le bas (trop sableux) ou vers
le haut (trop argileux ou trop riche en humus), vous devrez
le corriger pour obtenir les proportions idéales. Comme tout
œ qui est idéal ces proportions se rencontrent rarement sauf
dans les terres appelées « franches ». que ïon trouve dans certaines
réglons maralchèresL Fbur améliorer la constitution physique de
la terre, on y incorpore des amendements (apports de calcaire,
dhumus de sable, etc.) et on fait appel à diverses astuces : drainage,
irrigation, labour, binage, buttage, etc
Les amendements
Amender un sol argileux
On appelle amendements, au sens large du terme, toutes
les techniques ayant pour but de corriger les défauts du
sol. mais on restreint souvent l'usage de ce terme au seul
apport d'éléments correcteurs : calcaire, humus, sable.
Lamendement dont le rôle est d'améliorer seulement la
structure physique du sol peut empiéter sur l'action des
fertilisants, destinés à corriger sa composition chimique.
C'est le cas du fumier, qui est à la fois un amendement
humique et un fertilisant.
Il existe d'autres amendements capables d'enrichir
un sol manquant d'humus : les engrais verts, la tourbe,
le compost, etc. Ces amendements concernent principa-
lement les terres trop argileuses, trop calcaires ou trop
sableuses (» siliceuses!.
Pour les terres trop humifères, on pratique l'amende-
ment inverse en incorporant de la chaux, destinée à neu-
traliser leur acidité. La chaux est aussi un amendement
qui joue sur la texture du sol et un élément nutritif des
plantes. De plus, elle stimule la multiplication des bacté-
ries décomposant l'humus du sol, ce qui est très apprécié
par les cultures.
Mais une fois que toutes les réserves d'humus ont été
brûlées, les plantes souffrent., de disette. D'où le dicton :
« La chaux enrichit le père mais appauvrit le fils. » Il est
donc préférable de ne pas l'utiliser sans quelques pré-
cautions.
Pour alléger un sol trop argileux, vous pouvez épandre
du sable de rivière et apporter régulièrement du compost
ou du fumier bien décomposé. Ces deux derniers apports
sont des engrais de fond, mais ils agiront également sur
la qualité physique du sol en allégeant et en augmentant
sa perméabilité. Amendez au début de l'hiver, au moment
des labours pour le fumier (les mottes seront brisées par
le gel et le dégell à 10 cm de profondeur, aux labours de
printemps ou d'automne pour le compost. On peut éga-
lement faire un apport de chaux tous les trois ans (une à
deux poignées par mètre carré). Attention, on ne modifie
jamais complètement la nature d'un sol argileux, on ne
fait que l'améliorer en surface.
Amenderun sol sableux
Pour structurer un sol trop sableux, vous pouvez épandre
et enfouir du compost (qui peut être à demi mûri ou du fu-
mier, tous les ans aux labours de printemps (l'apport sera
plus fréquent et plus copieux qu'en terre argileuse, car
leur dégradation est plus rapideen sol sableux), de l'argile
ou de la terre argilo-calcaire les deux premières années,
ainsi que de la chaux, ce qui améliorera la cohésion du
sol et limitera son assèchement. Faites un labour peu
profond pour ne pas entraîner la bonne terre. La culture
d'engrais verts est également recommandée.
Amender un sol trop limoneux
Amender une terre trop calcaire
Il faut favoriser Le travail des vers de terre et cultiver des
engrais verts en automne et en hiver. Vous pouvez épandre
du compost demi-mûr entre Les plantes au printemps ou
en fin d été. Paillez pour éviter la formation de la croûte
en surface.
Sable pour amender un sol argileux.
Compost pour amender un sol argileux.
Avec des éléments acides tels que la terre de bruyère, la
tourbe blonde [attention à l’utiliser avec parcimonie, car
elle est naturelle, extraite des tourbières qui sont en voie
de disparition J et du fumier bien décomposé. Cela amélio-
rera la rétention d'eau et apportera les éléments nutritifs
manquant à La terre calcaire.
Respecter son sol
Paile pour Imiter la formation cf une croûte
sur un sol trop limoneux.
Tourbe blende poir améliorer un sol trop cale are.
Comment analyser votre sol
Cela peut sembler un luxe de connaître la nature
exacte du sol avant de planter ses légumes, ses
arbustes ou ses arbres. Or. c’est le meilleur moyen de
ne pas enregistrer d’échecs, car les plantes, comme
les humains, ont des goûts différents. On ne doit pas
planter les mêmes végétaux dans un sol riche en
sable ou riche en calcaire. L'analyse de votre sol vous
donnera des indications sur sa constitution physique
et sur sa composition chimique. Ainsi, vous pourrez
corriger ses éventuelles carences. Vous pouvez
essayer de déterminer vous-même sa constitution
physique en observant les plantes indicatrices qui y
poussent ou en faisant le test suivant.
Regardez d’abord sa couleur : un sol noir est riche en
humus, un sol blanc est trop calcaire.
Prenez une poignée de terre et essayez de la malaxer.
Si ce n'est pas possible, le sol est trop sableux. Si vous
avez réussi à malaxer la terre, Laissez tomber cette
motte : elle reste agglomérée dans le cas d'un terrain
trop argileux, par contre elle se brise si vous avez
hérité d’une bonne terre franche.
LES DIFFÉRENTS TYPES D’AMENDEMENTS
Issus de la décomposition de feuilles, ils allègent le sol tout
en le nourrissant. Le terreau de feuilles est acide, il est donc
à utiliser avec parcimonie si l'on ne veut pas acidifier son sol.
Dans le commerce, on les trouve souvent en mélange avec de
la tourbe, des écorces de pin, du sable ou du fumier.
Il s'agit des plantes (trèfle, lupin, vesce, moutarde
blanche, etc.) que l'on sème à l'automne, que l'on fauche,
puis que l'on enfouit dans le sol au printemps. Elles se
décomposent rapidement et contribuent à l'amélioration
de la structure du sol. Avoir recours aux engrais verts
suppose que le terrain sera sans plantation de l'automne
au printemps suivant. À conseiller pour le potager.
LA TERRE
DE BRUYÈRE
Cette terre est acide, car elle provient de la
décomposition des Éricacées (les bruyères).
Les terres dites de bruyère sont en fait
des mélanges (tourbes, écorces de pin,
fumier en quantités variables), mais elles
ne contiennent pas forcément de la terre de
bruyère. Elles sont efficaces si vous voulez
acidifier votre sol, mais les conséquences
sur l'amélioration de la rétention d’eau
seront variables en fonction des éléments
qu'elles contiennent.
LES FUMIERS
Il faut de 1 à 2 kg par mètre carré et par an de
fumier décomposé, un peu plus pour les sols
argileux. L'épandage se fait à l’automne pour
les sols argileux et dans les régions au climat
froid ; au printemps pour les sols légers et dans
les régions au climat océanique. Vous enfouirez
le fumier à 10 cm de profondeur dans les sols
argileux et jusqu’à 30 cm dans les sols légers. Les
fumiers sont également de très bons fertilisants.
Les composts ont non seulement un rôle
fertilisant (riches en azote, ils sont excellents
au printemps pour faire démarrer les cultures),
mais ils ont aussi des actions positives sur les
qualités physiques du sol. Ils se mélangent à la
terre du jardin lors de la préparation du sol, avant
la plantation, ou bien s'enfouissent à l'automne.
Il y a le compost fait maison et les composts
élaborés du commerce, enrichis en fumiers,
algues, orties, oligoéléments, sang, os, terreau
de feuilles... Ils sont de bonne qualité, mais très
onéreux par rapport au compost que l’on élabore
au fond de son jardin !
Dans les champs et les jardins des maraîchers on a très
généralement pratiqué le travail de la terre sous forme
de labour Or le labour — bêchage avec retournement —
bouleverse les couches du sol Les micro organismes poches
de la surface sont différents de ceux qui sont un peu plus
profonds et en plus grand nombre ; lactivlte du sol se trouve
bouleversée et perturbée par œ retournement
Le labour
Le bêchage
Le labour est le moyen le plus simple et le plus radical
pour désherber, les mauvaises herbes - ainsi que les
restes des cultures - se retrouvent enfouies, les racines
en l'air peuvent être détruites par le gel. D'autre part, et
lors de la même opération, le fumier épandu en surface
est également incorporé au sol. Faut-il donc bannir le bê-
chage au jardin ?
Remarquons tout d’abord que labour d’autrefois avec
l’araire ou la charrue tirée par des animaux ne retournait
guère qu'une quinzaine de centimètres de profondeur,
c'est-à-dire qu'il ne mélangeait pas les couches du sol.
Ce n'est qu’avec l'apparition de la charrue brabant, la
traction mécanique, l'apport massif d’amendements puis
d'engrais azotés que l'on a labouré en profondeur.
En maraîchage, le cas est différent. Les «ceintures
vertes » des villes se sont souvent établies dans d’anciens
marais très humifères. Après des générations de travail
et d'amélioration - on dit souvent qu'il faut plus de cin-
quante ans pour obtenir un sol maraîcher -, le bêchage
ne bouleverse pas son activité biologique.
Lors de la création d'un nouveau jardin, il est souvent
indispensable de procéder à un bêchage avec retourne-
ment. Ensuite, on ne reviendra à cette pratique qu'au bout
d'une dizaine d'années, ou alors après que la parcelle a
été remise en herbe ou semée d'engrais vert.
Le labour se traduit dans l'immédiat par une aug-
mentation de la fertilité, surtout s’il est suivi très vite par
une mise en culture. Mais la diminution du taux d'humus
qu'entraîne le labour obère à plus long terme cette fer-
tilité, amenant à fournir beaucoup de matière organique
pour la rétablir.
Il consiste à retourner sa terre à l’aide d'une bêche. Il faut
tout d'abord ouvrir une tranchée (la jauge), puis en recu-
lant soulever des mottes de terre que l'on retourne dans
cette jauge. C'est l'occasion d'épandre les amendements
nécessaires à l'amélioration de la structure de votre sol.
Pour les terres argileuses, bêchez en automne ou au
début de l'hiver, car le gel et le dégel se chargeront de
casser les mottes. Pour les terres légères, le bêchage
peut se faire à tout moment de l'année.
Le double bêchage
Double bêchage, petite superficie
D'autres pratiques, sans retournement, sont utilisées en
jardinage biologique. Par exemple, le double bêchage.
Il s'agit dans une première étape d'enlever à la pelle la
couche superficielle du sol. sur 15 cm, et de la réserver
dans une brouette ou en tas à proximité.
Dans une deuxième phase, la couche plus profonde
du sol de la planche ou plate-bande est ameublie sans
retournement avec une fourche-bêche, en enlevant les
pierres, les racines pivotantes des mauvaises herbes, en
ajoutant éventuellement du sable grossier ou des gravil-
lons pour améliorer le drainage d'un sol lourd.
Enfin, la couche superficielle est remise en place, en
évitant bien sûr de la piétiner ensuite. Sur une grande su-
perficie, la terre superficielle de la deuxième planche est
remise sur la terre plus profonde de la première et ainsi
de suite. La terre humifère de la première planche, réser-
vée dans une brouette, est ajoutée à la dernière planche.
La première couche
est enlevée.
La deuxième couche
est ameubke sur place.
La première couche
est remise en place.
Double bêchage, grande superficie
Le binage
La première couche est enlevée.
« Un binage vaut deux arrosages » dit le dicton. Le binage
casse ce que l'on appelle la croûte de battance, ou le gla-
çage du sol, cette épaisseur de terre compacte qui s'est
formée sous l'action des pluies ou des arrosages et qui.
une fois durcie, empêche l'eau de pénétrer correctement.
En binant régulièrement, vous permettrez à l'eau de s'in-
filtrer, et économiserez ainsi des arrosages.
Ce rôle d'aération de La terre favorise le développe-
ment des bactéries fixatrices de l'azote de l'air. C'est ce
que rappelle ce dicton moins connu :« Biner c'est arroser
sans eau et fumer sans fumier. » Plus la terre est com-
pacte et plus la sécheresse dure, plus nombreux devront
être les binages.
La première couche de la deuxième planche
est remise sur la première planche.
La première couche de la première planche
est ajoutée sur la dernière planche.
Les planches surélevées
Après avoirameubli la terre sur les premiers 15 cm d'une
planche, décapez le sentier ou l'allée qui la jouxte de cette
couche superficielle humifère et ajoutez-la à la planche.
On obtient ainsi une butte. Cette méthode ne convient pas
bien aux terres légères, qui s'assèchent très vite en été.
les planches surélevées étant mieux drainées.
Les plates-bandes fleuries peuvent être aména-
gées sur ce principe. On décape la terre sur les abords
pour créer un sentier gravillonné ou dallé, plus facile à
entretenir. Sinon, il faut recourir très régulièrement au
coupe-bordures ou à la bêche pour empêcher le ga-
zon d'envahir les fleurs, la tondeuse ne pouvant tondre
jusqu'au bord de la petite tranchée créée et obligeant à
l'utilisation d'un coupe-fil motorisé.
Respecter son sol
Le jardinage en buttes
Une planche en butte permet sur un petit espace de dis-
poser d'expositions variées selon que l'on se situe d'un
côté ou de l'autre de la butte ou encore au sommet, ainsi
que d'une superficie supérieure pour cultiver plus de lé-
gumes. Sa composition lui assure aussi plus de chaleur,
d'où des récoltes un peu plus précoces.
Pour faire une telle butte, il faut enlever et réserver
les 15 à 50 cm de terre la plus fertile. La petite tranchée
ainsi faite sera comblée de matériaux divers à savoir:
une bonne couche de branchettes plus ou moins broyées,
puis de feuilles et de mulch de gazon sec bien compac-
tés, ensuite de compost en cours de décomposition, enfin
de compost mûr. Le tout est recouvert de la terre pré-
cédemment réservée. Au cours des cultures, la surface
de la butte est paillée, à partir de la mi-mai, pour éviter
l'évaporation de l'eau. Les matériaux au coeur de la butte
vont fermenter en chauffant et se décomposer alors que
dans le même temps, les plantes se développent en en-
fonçant leurs racines vers ces matières nutritives. À la
saison d'après, cette butte est détruite et laisse place à
une planche au sol notablement enrichi.
Réalisation d'une butte
i
Jardin trop vaste ?
Mauvaises herbes vivaces : rumex,
oxalis, prêle, chardon, liseron, renoncule
rampante, chiendent, ortie, herbe aux
goutteux, bourse à pasteur, ficaire,
séneçon, cardamine. Si leur nombre ne
diminue pas au fil des ans, c'est que
le jardin est trop grand et cultivé d'une
manière trop extensive. Si les mauvaises
herbes sont en grande majorité des
annuellesà faible enracinement Ipâturin.
mouron des oiseaux, véronique), c’est
que le jardinier maîtrise le désherbage.
, PsiUqe .....Terre hunrfère
Planche------- \
Q • Branchettes plus ou mors broyées.
® - Feuilles et mulch de gazon sec.
® - Compost en cours de décomposition.
(?) - Compost mûr
a rotation des cultures consiste à ne pas cultiver dannée
.en année la même plante sur le même terrain, afin
____Ide ne pas multiplier les parasites et favoriser les maladies
avec souvent un phénomène de « fatigue du sol » où saœumulent
les toxines secrétées par les plantes Dans une large mesure tous
ces problèmes restent peu apparents lorsqu on utilise les méthodes
conventionnelles : mais, au fil des ans il faut mettre davantage
dengrais. employer plus de traitements et dher bicidesi
Les premières concernées
Une rotation stricte s'impose pour certaines familles de
plantes : les Brassicacées [choux de toutes sortes, navets,
rutabagas, radis, cresson, moutarde) ne doivent pas se re-
trouver sur la même planche avant 5 ans. Même régime
pour les Alliacées {ail, échalote, oignon, poireau) ainsi que
pour les pois, qui. plus que les haricots, demandent une
rotation accélérée de l'emplacement de leur culture. Cer-
taines cultures de tomates et de pommes de terre ayant
été atteintes de maladies ne doivent pas revenir sur le
même terrain avant le même intervalle, lien est de même
si les racines des carottes présentent des taches violettes
et finissent par pourrir.
Comment établir
UNE ROTATION
Pour établir une rotation, il s'agit surtout de placer au
départ, au moment où l'on incorpore une bonne quantité
de compost, une plante gourmande, appelée tête d'asso-
lement
La pomme de terre est une bonne tête d'assolemenL
Du fait qu elle exige plusieurs techniques de culture, le
buttage notamment, elle fait partie des plantes « net-
toyantes ». La présence de mauvaises herbes ne la gêne
pas trop, l'ombre de sa végétation importante aide le jar-
dinier dans le désherbage, enfin elle s'accommode d'un
compost pas trop mûr. Mais, ce légume prend beaucoup de
place et n'est pas forcément indiqué dans un petit jardin.
Les Cucurbitacées (courge, potiron, melon) sont des
plantes aussi exigeantes quant à la richesse du sol que
pour l'ensoleillement, elles peuvent aussi se trouver en
tête de rotation. Dans les petits jardins, les Solanacées
comme les tomates, les aubergines, les poivrons et les
piments feront [affaire pour démarrer une rotation.
Le deuxième principe est de faire se succéder
des légumes développant des organes différents: les
légumes-racines (incluant les bulbes et les tubercules),
les légumes-feuilles, les légumes-fruits et enfin les
légumes-graines.
Une organisation
INDISPENSABLE
Pour s'y retrouver, il est primordial de tenir un carnet
de notes : même dans un jardin modeste on finit par s'y
perdre, d'autant plus que dans cette rotation il faut tenir
compte des plantes gourmandes (les choux, sauf le chou
de Bruxelles, les Cucurbitacées, les Solanacées telles que
tomates, courges..., le poireau), des plantes aux besoins
«raisonnables» (carottes, haricots, laitues, pois, bet-
teraves! et des plantes frugales (oignons, échalotes, ail
mais aussi navets, radis et endives) qui se retrouvent dans
des familles différentes.
Des perfectionnistes tiennent également compte des
familles botaniques des légumes - une dizaine. Bref, la
rotation des cultures peut devenirun vrai casse-tête si on
veut la pousser à fond.
oES CULTURES SUR 6
Légumineuses
Pümmes de terre, al, échalotes, oignons
Légumes-feuilles
Épmands, salades, blettes, oseille, choux
5-lON DBS CULTURES SUR 4
Légumes-fruits
Tomates, aubergnes, citrouilles, concombres,
courges, poivrons, cornichons, courgettes
PAHC^Â
Légumes-feuilles
Épnards, salades, blettes, oselle, choux
Légumineuses
Légumes-racines
Petits pois, hancots, fèves, lentilles
Radis, céleri-rave, navets, carottes,
betteraves
La rotation des cultures (ou assolement) permet à la
terre de reconstituer ses ressources. Ainsi, le potager
est divisé en quatre ou six parcelles sur lesquelles
seront cultivées séparément les familles de légumes.
Le but étant de ne pas entretenir les mêmes légumes
sur la même parcelle deux années de suite, on décalera
les cultures d'une année sur l'autre, sauf celle des
plantes aromatiques, qui restera fixe.
Exemple de rotation
Premier carré
Deuxième carré
Hanc ou Hancots Crottes
Mesdtr Fbreaux Crottes
Rad«s Êpoards Épnards
Hancots Hancots Crottes
Ha ne ou fbreaux Crottes
Aitoergoe Basée Melon
HancoU Crottes
Hancots fbreaux Crottes
Aitoergne Basée Melon
Mars-avril : premiers semis
Lannée commencera par un
semis de radis, de mesclun.
d'épinards et de carotte. Ûue
suivront ensuite, fin avril, les
semis de haricots nains et le
repiquage des poireaux.
Mai-juin : en route vers l'été
Les carottes, poireaux et haricots
restent bien évidemment en
place. Les premières récoltes de
mesclun. radis et épinards se font
fin avril et début mai. Il est alors
temps d'effectuer une première
rotation :
- le mesclun sera remplacé par
des haricots ;
- un pied d'aubergine prendra la
place des radis ;
- en juin après plusieurs récoltes,
un pied de melon et de basilic
succéderont aux épinards.
Juillet-août : la pleine saison
Le premier pied de haricots
arrive à épuisement, il est
temps de le remplacer par des
semis de betteraves.
AJ Échalote
Rads Navets Latue
Tomates tomates Tomates
Tomates (Eéets Tomates
Comchons Navets Coirgette
Janvier-février : début d'année
Ce carré est déjà partiellement
occupé, puisque on y a planté
à la fin de l'année dernière de la
mâche là récolter maintenant!,
des oignons, de l'échalote et de l'ail.
Les carrés en gris sont semés avec
de l'engrais vert que l'on arrachera
fin février.
Mars-avrl : premiers semis
La mâche se termine, elle sera
donc remplacée par des navets
primeurs. On ajoute quelques radis
Ide 18 jours! et de la laitue. Les
carrés du milieu restent au repos
encore quelque temps.
Mai-juin : an route vers Tété
On récolte l'ail. les oignons et
l'échalote fin mai-début juin. Les
carrés sont alors libres pour la
plantation de tomates. Outre leur
aspect purement décoratif, tes œillets
d'Inde sont de très bons compagnons
pour les piedsde tomates puisqu'ils
éloignent les pucerons et les
nématodes. Ils occuperont donc
le centre de la planche entouré par
les tomates. Enfin pour compléter
cette planche, on installe un pied
de courgette ainsi qu'un pied de
cornichons.
especter son soj
Navets Betterave Mâche
Épwards ftoreaax Crottes
Aübergne Basée Melon
Navets Mâche
Épnards Fbreaax Crottes
AJ
Septembre-octobre : la fin
des haricots
Les carrés laissés vacants
seront semés avec des navets et
des épinards d'hiver cette fois-ci.
Pour préparer la fin de l'année,
on ne récolte les carottes que
dans l'un des deux carrés pour
les remplacer par des semis
de mâche.
Novembre-décembre :
vers la nouvelle année
Pour la fin de l'année, les
carottes, poireaux, betteraves,
navets et épinards vont être
récoltés au fur et à mesure des
besoins. Les espaces libres |en
gris! pourront être remplisavec
de l'engrais vert.
Tomates tomates Tomates
Tomates Ύets Tomates
Cerne hens Mesdùn Coirgette
Juillet-août : le début des récoltes
Rien vraiment ne changera au cours
de l'été, si ce n'est les navets qui
seront remplacés par du mesclun. En
revanche, les journées seront rythmées
par les récoltes.
Septembre-octobre : on continue...
Toutes les cultures de ce carré vont
arriver à épuisement à la fin de cette
période. On peut encore compter sur
de belles récoltes de tomates et de
courgettes.
Novembre-décembre :un peu de repos
Cette planche a été bien utilisée cette
année, il est temps de la mettre au repos.
On peut prévoir d'utiliser quelques carrés
pour des épinards, des navets ou des
carottes. Le reste sera semé d'engrais vert.
Soigner un sol
MALTRAITÉ
Voici trois cas pratiques pour lesquels vous devrez effectuer un
travail de fond sur vitre terrain avant de pouvoir rôaliær vos
plantations : un sol de remblai anrès la construction dune maison,
un terrain en friche A désherber et ennn un sol très caillouteux
Après La construction d'une maison individuelle, la par-
celle a été bouleversée, la terre du sous-sol ramenée à la
surface, des gravats plus ou moins enfouis. Inutile de faire
une analyse du sol, qui ne révélerait rien des éléments
qui manquent dans le sol et de ce qu'il faudrait y apporter.
terre. Les gravats ayant été préalablement enlevés, il ne
faut pas avoir peur de faire intervenir un engin pourégati-
ser et niveler le terrain. Éventuellement, une motobineuse
peut faire les travaux de finition : La terre a été tellement
malmenée que ce travail ne va pas entraver une activité
biologique très amoindrie.
Bien entendu, ces travaux doivent être entrepris à la
belle saison, pour éviter de maltraiter encore ce sol, bien
qu'il soit désagréable d'avoir comme paysage un terrain
d'après chantier.
Faucher les mauvaises herbes
Le sol pourra être envahi de mauvaises herbes dont il
ne faut pas s'inquiéter, il s'agit seulement de les faucher
régulièrement avant qu'elles ne se mettent à graine. Les
« mauvaises herbes » ont leur intérêt : celles qui ont
des racines pivotantes (comme le rumex, le pissenlit, le
chardon) vont chercher des éléments nutritifs en pro-
fondeur, qu'ils ramènent donc en surface quand on les
fauche, elles ameublissent aussi le sous-sol. Les autres
fournissent une protection contre les intempéries et per-
mettent au sol de reprendre une activité biologique.
Après des fauchages réguliers, les graminées vont
prendre le dessus sur les autres plantes et constituer une
couverture lui rendant sa fertilité. Il n'est cependant pas
judicieux de la pérenniser, car il faut plusieurs années
d'entretien régulier pour obtenir un couvert qui s'appa-
rente vraiment à un gazon.
Débuter les travaux à la belle saison
Dans bien des cas, un apport de « terre végétale » a été
fait, résultat du décapage effectué sur un autre chantier.
Il faudrait une épaisseur de plus de 20 cm suffisamment
nivelée. Si les remblais sont restés tels quels, il faut pro-
céder à cet apport, en tâchant de savoir d'où vient cette
Semer le gazon
Dès que sol est réchauffé, ou encore en fin d’été, lorsque
les premières pluies s'annoncent, on sèmera un mélange
pour gazon comprenant plusieurs espèces de graminées.
On rajoutera du trèfle. Un motoculteur enfouira La couver-
ture herbacée, puis le sol sera égalisé au râteau en enle-
vant les pierres. Il faut passer ensuite un rouleau, le plus
lourd possible (rempli de sable par exemple! pour faire un
bon lit de semences. Pour le semis, on emploiera de pré-
férence un semoir à manivelle que l'on trouve maintenant
assez facilement Sinon, on met le mélange de graines
dans une cuvette et l’on tâche de semer le plus légèrement
possible, de façon à pouvoir effectuer plusieurs passages
croisés. Un passage au râteau sans enfoncer les dents ou
remuer la terre, permet de recouvrir le semis sans l'en-
fouir. Un deuxième passage du rouleau mettra les graines
bien au contact de la terre. Il n'est pas nécessaire d'arro-
ser, sauf période sèche exceptionnelle ou si le semis est
effectué trop près de l’été. À partir de fin septembre, il est
souvent trop tard pour que le gazon lève bien.
Si le sol est très hétérogène, ou si la couche de terre
végétale est un peu mince, cette couverture de gazon peut
être laissée en place plusieurs années, elle enrichit le sol
en humus et restaure sa structure, sans apport d'amen-
dements ou d'engrais. Le gazon doit être tondu court au
printemps, chaque semaine, moins court en été pour qu'il
résiste mieux à la sécheresse et de moins en moins court
au fur et à mesure que l'automne avance. On peut alterner
les tontes avec et sans ramassage. Au printemps et en au-
tomne, il est intéressant de laisser l'herbe sur place, les
vers de terre en consomment une grande quantité. La pre-
mière coupe et la dernière doivent être assez hautes 18 cm).
Planter des arbres, des arbustes
et des haies
Les arbres et les arbustes de haies n'ont pas besoin d'un
sol très fertilisé ou amendé. Choisissez des sujets jeunes
qui s'installeront plus facilement que ceux qui ont été
conduits en pépinières durant plusieurs années. Il faut
savoir aussi que les plantes ont pu passer plusieurs sai-
sons consécutives en jauge dans du sable et pourront ne
jamais bien prospérer. Le choix de jeunes plants est préfé-
rable à une seule condition : éviter absolument la concur-
rence avec l'herbe, au moins pendant les quatre ou cinq
premières années. Pour cela, il faut prévoir un paillage
efficace et permanent.
Pour les haies, un paillage plastique s'avère la meil-
leure solution. Le chantier doit être conduit avec soin, en
enterrant bien les bords, en protégeant le collet des plan-
tations par du gravier et du sable, même si l’on met des
collerettes pour obturer l'entaille faite dans le plastique à
la plantation.
Les arbres et les arbustes, fruitiers ou d'ornement,
doivent aussi être toujours paillés. Il peut s'agir de plas-
tique, ou d'une épaisseur de 5 à 8 cm de d'écorces de pin
broyées, de pouzzolane ou de gravier. Un mulch de tonte
de gazon n'est souvent pas assez sûr si on ne le renou-
velle pas très souvent, il conviendra mieux pour les plants
bien installés. Attention de ne pas enterrer le collet des
plantes - le paillage d'écorces ou de gravier n'entre pas
en ligne de compte.
Les haies, les arbres et les arbustes constituent l'os-
sature du jardin. IL est intéressant de débuter les planta-
tions par eux, on gagnera ainsi de précieuses années : au
bout de 4 ou 5 ans, les fruitiers donneront les premiers
fruits, les arbres atteignant déjà une belle taille en une
petite dizaine d'années. Il ne faut cependant pas les ré-
partir au hasard au milieu de la pelouse, mais essayer
d'organiser les plantations en prévoyant des groupes sans
vouloir occuper régulièrement le terrain.
0
ld
i
: w ;
i •*-» :
Planter des vivaces
Les plantes vivaces s'implantent facilement dans toute
terre. Certaines ont cependant des exigences précises,
par exemple un sol très bien drainé - ne retenant pas
l'eau - sec et chaud ou très riche en humus mais aussi
notamment un sol plus ou moins acide (terre de bruyèrel.
Commencer par les végétaux pas trop difficiles et prévoir
ensuite des milieux adaptés pour les autres, en ajoutant
du gravier et du sable grossier pour améliorer le drainage
par exemple. Le paillage peut être constitué d'écorces ou
de pouzzolane.
EJ3B3SE
Le potager est le plus exigeant en matière de qualité du
sol et dans la maîtrise des mauvaises herbes. Souvent, il
vaut mieux attendre quelques années pour l'entreprendre,
tout en lui réservant un endroit bien dégagé et bien ex-
posé.
Il faut voir petit au départ. Une bonne façon de com-
mencer est de recouvrir l'emplacement du potager par un
paillage impénétrable. Une bâche en plastique noir peut
convenir si les bords sont enterrés ou lestés de pierres,
mais un vieux tapis ou une vieille moquette sont parfaits,
ils sont lourds et ne seront pas percés par les mauvaises
herbes. Laisser en place ce paillage plusieurs semaines,
voire quelques mois. Toutes les mauvaises herbes seront
anéanties, les plus robustes (à racines pivotantes) très
affaiblies seront facilement extirpées avec une gouge à
asperges. La texture du sol a été préservée des intempé-
ries, elle est souple et grumeleuse. Il n'est alors pas né-
cessaire de bêcher le sol ni de Le retourner. Entourer cette
petite parcelle d'un chemin dallé, en enlevant auparavant
les 10 cm les plus fertiles et en rajoutant à la surface de-
vant être cultivée.
Les premières cultures éviteront les légumes à crois-
sance lente semés en place comme la carotte, la bette-
rave, l'oignon, l'échalote et l'ail, la mâche, la chicorée.
Les cultures pérennes comme l’artichaut et les fraisiers
seront remises à plus tard.
On préférera les cultures à cycle court, salades et
radis, et celles dites «nettoyantes», en raison de leur
développement important et des techniques de culture
quelles entraînent. Ce sont par exemple les pommes
de terre, les tomates et Les Cucurbitacées (potiron, cour-
gette). Les haricots verts ou les choux peuvent être buttés.
Un mulch de tontes de gazon est important - mais il ne
faut pas en mettre auprès des haricots.
Lorsque la culture de cette première parcelle sera
maîtrisée, on pourra en créer une seconde et ainsi de suite
éventuellement On recourra le plus souvent possible aux
engrais verts en les semant à partir de fin juillet (phacé-
lie, seigle, vescel. Ces engrais verts prennent la suite du
gazon pour améliorer la fertilité du sol, en fournissant des
matières organiques humifères, la fabrication du compost
aussi. En fait, ces méthodes biologiques sont les plus à
même d'améliorer un sol maltraité et bouleversé.
Le terrain en friche
Contrairement au cas précédent, il y a toute chance qu'un
terrain en friche soit très fertile. Le problème est de venir à
bout de lepaisse couverture végétale qui l'a protégé, sans
en perdre les bénéfices. Il ne faut pas se désespérer d’un
sol envahi d'orties, de ronces, de rumex, de chiendent, voire
d'arbustes comme le sureau ; la présence de ces plantes
est indicatrice au contraire d'une excellente fertilité.
Ne pas décaper le sol
Il faut évidemment arracher les ronces et les arbustes à la
pioche, les orties et les grosses touffes d'herbes au croc,
mais ce serait une erreur que de décaper le sol de toute
sa végétation : on enlève en même temps la couche de
terre la plus fertile. Il s’agit au contraire de tirer parti de
cette masse impressionnante de matières organiques et
de ne pas perdre le bénéfice de cette couverture du sol
qui l'a enrichi.
Tondre plutôt que faucher
Le fauchage des hautes herbes est à éviter. Si on les laisse
en place, on étouffe les graminées au profit de mauvaises
herbes arbustives ou à pivot puissant ; si on les enlève,
on se prive d'un apport important de futur humus. Il faut
donc les broyer à la mauvaise saison avec une débrous-
sailleuse, puis tondre à l'aide d'une tondeuse puissante
très régulièrement.
Ces tontes régulières favorisent les espèces herba-
cées et, en deux ou trois saisons, le terrain aura l'appa-
rence d'un gazon. Il n'y aura plus guère que quelques ro-
settes de pissenlit à arracher avec une gouge.
Respecter son sol
Un sol très caillouteux
Proscrire les herbicides
L'utilisation d'un herbicide, qu’il soit sélectif (préservant
les graminées!, systémique (tuant le système racinairel,
racinaire (inhibant la germination) est à proscrire. On fa-
voriserait alors des plantes comme le liseron dont les ra-
cines sont très profondes et qui ne sont pas très touchées
par ces herbicides, sans affecter les facultés germinatives
des graines de rumex ou d'arbustes.
Il faut enfin savoir que ces sols riches en azote sont
peu favorables aux cultures des bulbes et qu'ils favorisent
les pullulations de pucerons et parfois Les maladies cryp-
togamiques (champignons : mildiou, oïdium, tavelure) les
premières années.
Les cailloux gênent surtout le travail de la terre - et cer-
tains légumes-racines -, mais ils n'empêchent pas les
végétaux de croître. Certains sols sont à la fois argileux et
caillouteux avec une faible épaisseur de terre hum if ère en
surface. Ils sont humides l’hiver et peuvent sécher si l'été
est chaud. Cela ne gêne pas la croissance des arbres et
des arbustes - il suffit de regarder La végétation alentour
-, surtout si on les plante jeunes. Les vivaces s'implantent
aussi très bien, si l'on favorise le drainage hivernal pour
éviter le pourrissement des souches en hiver, par l'ad-
jonction de sable grossier ou de petits gravillons. Ce sol
est surtout un problème pour le potager.
Comment piré parer le sol ?
Le labour, qui ramène à la surface un grand nombre de
cailloux, est déconseillé. On peut employer la technique
du double bêchage, mais c'est un travail pénible, ou la
culture en butte, en veillant à ce que celle-ci ne sèche pas,
par un paillage épais et des arrosages.
Dans cette situation, il ne faut pas voir grand et in-
tensifier sa pratique, en abandonnant certaines cultures
exigeant beaucoup de place. Pensez aux plates-bandes
surélevées, constituées avec un treillis de châtaignier,
des planches, des traverses de chemin de fer, voire des
tuiles mécaniques plantées verticalement dans le soL Les
carrés reçoivent la terre des allées recevant du gravier
ou des dalles. On peut aussi récupérer le gazon découpé
pour créer une terrasse, il est mis en tas à pourrir, herbes
à l'envers et constitue un terreau très riche.
e compost apporte toutes les substances nécessaires
aux végétaux sans laisser de traces chimiques dans le sol
____ICest un engrais organique, car 11 est constitué de matières
oiganlquea contrairement aux engrais chimiques ou de synthèse
(que Ion appelle engrais minéraux,1.
Le fonctionnement
ET LES RÔLES DU COMPOST
Le compost permet de maintenir une bonne activité bio-
logique dans le sol. Grâce à l'apport de sels minéraux et
d'oligo-éléments, il nourrit les végétaux et compense les
pertes en éléments nutritifs, ainsi que la diminution na-
turelle du taux d'humus [qui est de l'ordre de 2 ou 3%
par an). Dans la nature, ce sont les végétaux morts qui
tombent et se décomposent sur le sol qui forment cet hu-
mus. À vous de faire vivre votre sol de la manière la plus
naturelle possible, en recyclant les déchets devotre jardin.
Le compost est le résultat de la décomposition de
matières organiques [végétale et animale). Cette décom-
position est le fait d'un certain nombre de décomposeurs.
Le compost a l'aspect d'une terre très noire à l'odeur
agréable de sous-bois. C'est une matière humide et très
riche en minéraux et en oligo-éléments. Le compostage
consiste à réunir tous les éléments nécessaires à la fabri-
cation du compost.
Comment se crée
LE COMPOST ?
La matière organique, quelle soit animale ou végétale, se
décompose grâce aux micro-organismes [bactéries, le-
vures. champignons), puis aux macro-organismes comme
les vers [les lombrics par exemple), les collemboles, les
insectes primitifs, les larves d'insectes, etc.
processus.
Lombrics
Les macro -
organismes
(lombrics,
collemboles...]
prennent te relais
pour décomposer
tes derniers
éléments du
compost
Les acteurs
de la décomposition du compost
Champignons
Les champignons
se développent et
agissent sur (es
matières non
décomposées.
Bactéries
Les bactéries
démarrent le
Compost : le recyclage utile
Ce sont Les bactéries qui démarrent Le processus ;
elles sont actives pendant toutes les phases du compos-
tage. Après quelque temps, les champignons vont com-
mencer à agir sur les matières qui auront résisté aux
bactéries. À ce moment, la température grimpe jusqu'à
50-60 °C au centre du tas de compost. Elle redescend en-
suite lentement et c'est alors que les lombrics et autres
collemboles entrent en scène pour agir sur les derniers
éléments qui se seront peu décomposés.
Pour que ce processus se déroule normalement, il
faut dans le compost des matières sèches et des ma-
tières humides, sources d’azote et de carbone, de l’oxy-
gène [d’où l’utilité de l'aération par brassage) et de l’hu-
midité, le tout dans un milieu non acide. Une partie des
déchets végétaux va se transformer en vapeur d’eau et en
gaz carbonique, favorisant ainsi la concentration en sels
minéraux. Lorsque les derniers déchets sont transformés
en miettes, l’activité bactérienne et le taux d’azote dimi-
nuent , la température baisse, le compost devient fin et
noir et possède une odeur agréable de sous-bois : il est
arrivé à maturation.
Le rôle du compost
DANS LE SOL
Le compost sert d’amendement à la terre (un amende-
ment est une substance incorporée dans Le sol et desti-
née à améliorer les propriétés physiques, chimiques et/
ou biologiques de ce sol| : il a des conséquences positives
sur les qualités physiques du soL
<5 II aère Les terres lourdes comme les terres argi-
leuses ou très limoneuses (caractéristiques des terres
lourdes : le sol est compact, lourd et collant ; il est très
imperméable, il retient l’eau en période pluvieuse puis
sèche et se fendille ; il se réchauffe lentement au prin-
temps) et facilite ainsi La circulation de l’eau [ce que L'on
appelle le drainage).
G) Il structure les terres légères (terres sableuses)
en Les aidant à mieux retenir l'humidité et Les éléments
minéraux tout en contrôlant l’érosion.
Le compost facilite non seulement la bonne circu-
lation de l'eau mais également celle de fair, et par consé-
quent, il aide au développement des racines (il faut savoir
que les racines ont besoin de respirer pour pouvoir se
développer, de nombreux végétaux n’ont pas la capacité
d'étendre leurs racines dans une terre trop compacte).
Il enrichit le sol en micro-organismes (ceux qui ont
participé à l’élaboration du compost, toujours présents,
vont continuer leur travail de décomposition dans le sol).
(5 Sa couleur sombre aide au réchauffement du sol
au printemps, ce qui va encourager la pousse des jeunes
plants ou la repousse des végétaux endormis par le froid
hivernal.
Le rôle du compost
SUR LES VÉGÉTAUX
Le compost est un engrais organique, il a donc un rôle
fertilisant. Il est riche en azote, et est excellent au prin-
temps pour faire démarrer les cultures. Il est également
riche en phosphore, en potasse, en sels minéraux et en
oligo-éléments.
C’est un engrais très équilibré grâce au mélange des
matières qui le composent. Pendant la phase de miné-
ralisation du compost (le moment où les éléments orga-
niques passent à l etat minéral), il libère ses éléments
nutritifs lentement (surtout l’azote), ce qui correspond
parfaitement aux besoins des végétaux. C'est ce que l’on
appelle un engrais de fond. Il faut bien comprendre qu'une
plante a besoin de se nourrir en permanence, et que pour
respecter son équilibre et son développement, il est pré-
férable de lui donner une nourriture régulière en quantité
suffisante, plutôt que beaucoup de nourriture de temps en
temps (ce qui est le cas des engrais chimiques).
Quand ajouter du compost
À LA TERRE DE JARDIN ?
Le compost se mélange à la terre du jardin lors de la pré-
paration du sol, avant la plantation, ou bien s'enfouit lors
du bêchage. Sa minéralisation va ainsi lentement se pour-
suivre dans le sol grâce aux micro-organismes.
Lorsque le sol n'a pas besoin d'être amendé, on uti-
lisera le compost uniquement comme engrais, lors de la
plantation du végétal, ou bien chaque printemps, à la re-
prise de croissance. Dans ces deux cas, il suffira d'incor-
porer le compost à la terre de jardin au pied des plants à
l aide d'une griffe.
En revanche, si votre sol a besoin d'amendement (s'il
est trop lourd, trop léger ou trop pauvre), le compost sera
enfoui lors du bêchage (à l'automne ou au printemps) sur
toute la surface du jardin et servira par la suite d'engrais
aux végétaux que vous planterez.
> Bon à savoir
Les substances nutritives ne
disparaissent pas rapidement du
sol entre le labour et la plantation,
même si plusieurs mois les
séparent. Si aucune plante ne les
absorbe, elles restent dans le sol,
qui s'enrichit au fur et à mesure
de la décomposition animale
et végétale. Vos végétaux en
profiteront donc lorsqu ils seront
plantés.
Compost : le recyclage utile
1 y a différentes manières de stocker les déchets organiques
pour faire du compost, la plus simple étant de les empiler dans
- - un coin du jardin. Les autres, plus discrètes et plus élaborées
sont dentreposer les déchets dans un bac à compost en bois, en
plastique ou autre matériau. Ici nous détaillerons comment faire
un tas de compost comment fabriquer son propre composteur,
et enfin quel composteur choisir parmi tous ceux proposés dans
le commerce
Le compostage sans bac
Si vous ne voulez pas investir dans un composteur ou
n'avez pas Les moyens d’en construire un, optez pour le
compostage sans bac. Cette technique permet de com-
poster de grandes quantités de déchets, ce qui est le cas
des personnes ayant un grand jardin (déchets de taille,
tontes de pelouse, potager, plantes annuelles...). L'avan-
tage du tas de compost est qu'il nécessite moins d'entre-
tien que le compostage en bac et qu'il existe une aération
naturelle. Les inconvénients : les déchets sont acces-
sibles aux prédateurs ; les pluies excessives peuvent faire
pourrir le compost ; trop de vent pourrait assécher Le tas.
Il faut donc surveiller tous ces éléments régulièrement et
couvrir les matières.
IL existe deux techniques de compostage sans bac : le
compost en tas et le compost en tranchée.
L’emplacement
Trouvez un endroit du jardin suffisamment
éloigné de la maison, car l'aspect du tas
de compost n'est pas particulièrement
esthétique. Prévoyez également de
l'espace pour déplacer une brouette (celle
qui amènera les déchets du jardin). Évitez
de placer votre tas dans une cuvette, car
l'eau accumulée pourrait faire pourrir
votre compost.
Le compost en tas
long suçant vos
besoins.
Su* une surface
plane, délimitez une
zone carrée d’1 m
de côté, ou une zone
rectangulaire mesurant
environ 1 m de large
□
Ameubfeæz la terre en
bêchant sur 20-30 cm
de profondeur pus
aplanissez : cette étape
est importante, car ek
facltera le passage des
dé composeurs du sol aux
déchets et permettra
également à la pluie
d'être évacuée.
Disposez de la paie à
même le sol sur
une épaissetr de 10
à 20 cm ; elle se
décomposera avec le
reste des déchets.
Arrosez la pale.
Compost : le recyclage utile
D
Emp-iez vos déchets en
couches horizontales et
successives : des matières
humides succèdent
matières sèches» les matières
mixtes seront placées
indifféremment entre ces
couches (vofr le tableau
page XX des différents
déchets compostâtes).
Mélangez et arrosez les
couches de déchets au Ar
et à mesure.
Ajoutez des orties si vous
en avez ou bien du purin
d'ortie ou de oonsoude. qü
vont activer le processus.
Terminez avec me couche
de 3 on de terre de jardin
(ek contient des micro-
organismes utks>
D
Lorsque le tas atteint
environ 1 m de hautojr.
arrosez et terminez wee
une couche de terre de
jardn, puis recouvrez le
tas avec une bâche noire
(le noir retient la chateir).
wh Jto & -
Vérifiez régulièrement l’hurndité du compost,
arrosez si est trop sec, retrez la bâche
si est trop humde. En hiver; si votre
compost est trop refroidi. cowrez-le avec
de la paille. Mettez également de la pafle en
été pour protéger le tas du dessèchement.
La température va monter et lorsqu'elle
redescendra, retournez les déchets à
la fourche Contrôlez votre compost
régulièrement et retournez4e à nouveau
au bout de 4 à 6 sema nés environ.
Il faudra plusieurs mois à votre compost
p<xr arriver à maturité, la montée en
températLre étant plus rapide au prntemps
et en été. Dans cet ntervale, les contrôles
seront régdiers et nécessiteront peut-être
d'autres retournements.
Le compost en tranchée
Pour ceux qui n'ont pas beson d’un tas de compost
d'1 m3, il existe la technique de la tranchée. Très
pratique dans le potager, elle permet d’utiliser l'espace
Itéré à la fin de l'été ou à l’automne et d'emchr la
terre d'une parcelle pour le pm temps suivant. Cette
technique convient très ben aux haricots, aux courges
et aux courgettes.
J Dans une rangée du potager laissée vide, creusez
une tranchée d'une profondeur d'envron 40 cm.
Mettez la terre de côté. Retirez toutes les r acné s
d'adventices vivaces qui pourraient s'y trouver.
Fabriquer son bac à compost
Le composteur en bois
Un composteurest un contenant dans lequel sont stockés
les déchets organiques destinés au compostage . il peut
être en bois, en grillage, en bois tressé, en briques, en
parpaings, etc.
Avant toute chose, il faut aménager un enclos d'en-
viron 1 m de côté, fermé sur trois côtés, avec une façade
amovible. Installez votre enclos dans le fond du jardin, et
procurez-vous une bâche ou tout autre couvercle pour re-
couvrir le tas : il sera ainsi à l'abri des vents et des pluies,
et protégé de trop grands écarts de température, tout en
maintenant une humidité suffisante.
L'avantage de faire soi-même son composteurest que
vous pouvez adapter sa taille à vos besoins en compost,
ainsi qu'à votre production de déchets. Bien évidemment,
plus votre jardin est grand, et plus vos besoins et vos dé-
chets végétaux seront importants !
La taille du composteur
Si vous faites un enclos trop petit, le compost ne pourra
pas produire suffisamment de chaleur, ce qui est néces-
saire à la destruction des bactéries nuisibles. De même,
si vousfaites un enclos trop grand, le passage de l'air sera
plus difficile à obtenir et vous aurez plus de difficultés
pour le retourner.
La taille idéale du bac se situe entre 80 cm et 1,20 m
de côté ; nous prendrons pour référence une taille de 1 m3
(1x1x1 m). Vous choisirez la taille en fonction de votre
production de déchets et de vos besoins en compost, qui
dépendent évidemment de la taille de votre jardin.
Un bon conseil
Si vous ne savez pas exactement quelle
taille vous conviendrait, commencez
par construire un enclos carré, il sera
toujours temps de rajouter une ou
plusieurs sections au fur et à mesure
de vos besoins.
Le bois est un très bon isolant, il protégera le compost du
froid, des fortes chaleurs et des prédateurs occasionnels.
Quel bois choisir ? Les palettes de chantier sont très
pratiques, car déjà montées ! Il suffit alors de les fixer
entre elles. Mais attention, assurez-vous qu'il s'agit bien
de bois non traité et non peint, car les produits chimiques
contamineront votre compost et par ce biais, les décom-
poseurs nécessaires au compostage. Le châtaignier est
un bois à privilégier, car c'est un bois imputrescible (il ne
pourrit pas|.
Le bac sera composé de quatre parties en lattes de
bois, car les lattes facilitent l'aération du compost. De
plus, elles permettent de construire une partie avant
amovible pour l'accès au compost Ne construisez pas de
fond à votre bac à compost, car les vers et autres insectes
devront accéder au compost par le sol. Laissez-leur le
champ libre !
Variantes: 1. Utilisez un seul piquet dans chaque
angle. 2. Prenez des piquets plus longs, que vous plante-
rez dans le sol pour plus de solidité.
À partir de cette structure, vous pouvez facilement
ajouter des compartiments :
Le composteur à deux bacs : pour ceux qui sont sûrs
de produire beaucoup de déchets ménagers et de jardin,
avoir plusieurs bacs est la solution idéale. Démarrez un
compostage dans un premier bac, et lorsque le processus
est lancé, environ à la moitié, démarrez un autre compos-
tage dans le second bac. Ainsi, après quelques mois, vous
aurez un compost prêt à l'emploi dans le premier compos-
teur, et un autre en cours de décomposition. Vous pourrez
alors vous se rvir de votre compost p our vos amen de ments
et vos plantations, tout en continuant à recycler vos dé-
chets.
Le composteur à trois bacs est utilisé par ceux qui
ont un grand jardin et donc de gros besoins et de nom-
breux déchets. Dans le premier bac, mettez vos déchets à
décomposer, dans le deuxième, le compost est en cours
de décomposition, dans le troisième, le compost est prêt
à être utilisé.
Le composteur en bois
Matériaux :
- 8 tasseaiw de 1 m de kxig et de 6 x 4 cm
- 48 lattes (4 x 12) de 1 m de long et 5 cm
de large
- Des vis.
Fabrication :
Avec cette méthode, chaque panneau est
construit à plat sur le sol La structure est
seulement posée à terre et donc fadement
transportable dans m autre cor du jardn.
Vissez les panneaux entre eux au niveau
des tasseaux.
<1 Prévoyez un toit pour protéger le compost des
; ' intempéries : une tôle, ine bâche, un panneau de
plexiglas ou une tôle de jute peuvent Pare l’affare,
mais pour lt aspect pratique et esthétique, pourquoi
ne pas construre un cnquème panneau en lattes de
bofi ? Rxez des charnières à F arrière pour pouvor
fouvnr fadement chaque focs que vous a irez à
arroser ou à retourner votre compost.
| Réaksez quatre panneaux identiques en vissant les
lattes sur les tasseaux Lassez envron 3 cm en
haut et en bas, pws un espace entre chaque latte
d'envron 3 cm Les panneaux avant et amère
auront les tasseaux situés en bordure ; les panneaux
latéraux auront des tasseaux décalés vers l'nteneur
de la largeur du tasseau, pour qu'ls pussent
u s'emboîter.
Le quatrième panneau sera emboîté à l'avant
et s’I ne tient pas tout seul, vous pourrez soit
le visser, soit l'attacher avec du fl de fer aux
tasseauc latéraux. De cette manière, vous pourrez
l'ôter facilement. Une autre solution consiste à fixer
des gonds sir le côté, comme pou un portail
La parte avant doit être amovble, car vous
airez souvent besoin de brasser le compost en
décomposition ; de plus, lorsque vous récupérerez le
compost fnalisé, 1 vous faudra un accès au niveau
l du sol.
Le composteur en grillage
Pour un endos de 1 m de diamètre et 1 m de
hauteur
Matériaux :
- 3.20 m de grillage de 1 m de large
- 4 piquets ronds d'au morts 1,20 m de long
- 3,20 m de feutre de jandn en 1,50 m de
large
- Des cavaliers ou du fi de fer
Instalez les piquets dans le sol : pour cela,
dessnez une croix dont chaque branche mes ire
1 m de long et placez les piquets à chaque
extrémité. Mas piquets doivent dépasser de 1 m
du sol et être enfoncés solidement, car ils devront
retenir le poids du compost. Tassez la terre au pied
de chaque piquet.
Instalez le (pliage à l’exténeur des piquets,
sans le tendre, de façon à lui donner une forme
cylindrique.
I Fixez le grillage aux piquets tous les 30 cm envron
à fade de cavahers ou de fi de fer. Les deux
extrémités de grillage seront fixées avec du fî de
fer ou de la ficele, de façon qu’l soit faute d’ouvrir
cette parte pour accéder au compost.
Tendez le feutre de jardin à rnténeur du tneils,
le long du gnlage mais pas au sol. Faites dépasser
le feutre sur les bonds du «pliage. Ce surplis
servira à couvrr les matières lorsque vous airez
rempli votre composteur Si vous n’wez pas trouvé
de géotextie assez large, et une foe l’ntérieur de
fendes recouvert de feutre, découpez un autre
morceau de tissu pour en recouvrir l’endos plein.
Le composteur en bois tressé
Poir un sito de 1 m de diamètre et de 1 m de
hauteur
Matériaux :
- 2 fagots d'échalas de châtaignier ou de
noisetier
- 10 piquets ronds d'au mons 1,20 m de long
- 3,20 m de feutre de jardr en 1,50 m de
large
- Des petits clous, du fi de fer ou de la fcele
a Commencez le tressage par le bas : fixez l'échalas
sur le piquet avec un petit dou. Tressez en passant
le rameau devant le premier piquet, puis derrière le
piquet suivant, et acisi de suite. Au rang suivant,
vous tresserez dans l'autre sens, de façon qu'i y ait
sur chaque piquet un rameau devant puis un rameau
derrière, ainsi de suite.
Tracez un cercle de 1 m de diamètre, puis cstalez
les piquets dans le soi envron tous les 30 cm.
\t>s piquets doivent dépasser de 1 m du sol et être
enfoncés soldement, car is devront ne ter r
le poids du compost Tassez la terre au pied
de chaque piquet.
I Tendez le feutre de jardin à l’n teneur du sia le
long du tressage mais pas au sol. Faites dépasser
le feutre au-dessus des bords. Ce surplus servra à
couvre les matières lorsque vous aurez rempli votre
oomposteuc Si vous n'avez pas trouvé de géotextie
assez large, et une fois l'intérieur de l'enclos
recouvert de feutre, découpez in autre morceau
de tissu poœ en recouvre l'endos plan.
Mantenez le tout avec une planche ou tout
autre couvercle que vous pourrez trouver.
Le composteur en grillage
Ce type de composteur est L'un des plus simples et ra-
pides à fabriquer, et est peu coûteux. Avec le grillage, le
compost sera bien aéré. En revanche, il refroidira beau-
coup l'hiver, c'est pourquoi il faudra doubler la structure
et bien couvrir le tas.
Procurez-vous du grillage galvanisé ou en plastique,
quatre piquets solides, de préférence en châtaignier, du
feutre de jardin et le tour est joué. Le feutre de jardin, ou
feutre géotextile, est un tissu en matière synthétique, im-
putrescible et très résistant. Souvent vendu en rouleau de
1 m de large, vous le trouverez à la découpe dans de plus
grandes largeurs dans les magasins de bricolage. Si votre
grillage n'est pas très serré, le feutre est indispensable
pour retenir les matières ; de plus, il protégera le compost
du vent, des fortes chaleurs et maintiendra le compost
dans le noir. Même si le feutre de jardin maintient une
certaine humidité, contrôlez régulièrement votre compost
et arrosez si nécessaire.
La dimension idéale du composteur se situe entre
90 cm et 1,20 m de diamètre et 90 cm et 1 m de hauteur.
Le composteur en bois tressé
Le composteur en bois tressé est certainement le plus
élégant des composteurs grâce à ses matériaux et à sa
jolie forme ronde. Il prendra facilement sa place dans un
jardin fleuri ou au milieu du potager. Il est plus complexe
à réaliser que le silo en grillage, mais reste à portée de
tous les jardiniers.
Pour le tressage, on utilisera des perches de noise-
tier, de l'osier (saule), des échalas de châtaignier, ou tout
simplement le bois issu de la taille des arbres, les lianes
de glycine ou de clématite sauvage, qui sont très souples
et donc faciles à tresser. Les piquets seront en châtai-
gnier, en pin ou en acacia, qui sont des bois résistants. On
À savoir
Le bois traité durera plus longtemps, et
le châtaignier est un bois imputrescible
que l'on utilise d'ailleurs pour les
bordures. En revanche, les bacs en
bois du commerce sont beaucoup plus
onéreux que les plastiques.
utilisera du feutre de jardin pour maintenir les matières à
l'intérieur, pour protéger le compost des intempéries, des
fortes chaleurs et pour le maintenir dans le noir.
Ce type de silo n'a pas une durée de vie bien longue
(de 3 à 5 ans), mais en utilisant du bois de récupération, il
est peu coûteux à construire. De plus, les restes de votre
silo sont compostables, à condition de ne pas mettre de
trop gros morceaux : broyez les rameaux et Les piquets
avant de les recycler.
Acheter un bac à compost
Si vous ne voulez pas fabriquer votre composteur, il est
toujours possible d'acquérir un composteur en bois ou en
plastique fermé, mais dont l'aération est déjà prévue. Les
jardineries et les sites Internet en proposent de nombreux
modèles à tous les prix. Il existe également de petits com-
posteurs, dont la taille est idéale pour les balcons. La plu-
part des composteurs du commerce sont vendus en kit et
sont faciles à monter soi-même.
Les éléments à prendre en compte au moment de
l'achat :
- Vérifiez l'aération : elle doit se faire par tous les cô-
tés. S'il s'agit d'un bac avec fond, il doit être percé pour
laisser le passage aux décomposeurs.
- Vérifiez [accès par la face avant ou par le couvercle :
il doit être facile de brasser le compost ou de le retirer,
une trappe de récupération trop petite peut compliquer
la tâche.
- Idéalement, le bac doit être muni d'un couvercle
(soit à charnières, soit avec un système de fixation solide).
Choisir son composteur |
en fonction de ses besoins
Dans un premiertemps, évaluez la surface devotre jardin,
car c'est Lui qui va vous fournir une bonne partie des dé-
chets à recycler. Ensuite, essayez d évaluer la quantité de
déchets ménagers que vous jetez régulièrement, car ils
seront la deuxième source de déchets recyclables.
Pour des questions de rotation, on conseille d'avoir
deux bacs petits ou moyens plutôt qu'un seul grand bac.
Si vous avez un petit jardin, un bac de 300 à 400 litres fera
parfaitement l'affaire. En revanche, pour les grandes sur-
faces, même les grands composteurs risquent de ne pas
suffire. C'est pourquoi il est souvent préférable de fabri-
quer soi-même ses bacs, de façon à pouvoir en rajouter
et de faire une rotation entre déchets en décomposition et
compost mûr prêt à l'emploi.
• Un composteur de 300 à 400 litres convient pour un
jardin de 500 m maximum et un foyer de deux à trois per-
sonnes.
Garantie qualité
La marque NF Environnement
« composteurs individuels de jardin »
donne des garanties sur la qualité du
matériel: la qualité du composteur
(volume minimal, stabilité, aération,
montage et démontage aisé...I et sa
durée de vie ; notice d'information
détaillée ; un minimum de 40 % de
matières recyclées ; et la limitation de
métaux lourds dans les plastiques.
• Un composteur de 600 litres convient pour un jardin
de 500 à 1 000 m et un foyer de quatre personnes.
• Un composteur de plus de 600 litres convient pour
un jardin d'une surface supérieure à 1 000 m et un foyer
de quatre personnes ou plus.
Les composteurs pour balcons
Si votre jardin est minuscule ou si vous n'avez pas de jar-
din, il est toujours possible de composter vos déchets mé-
nagers et de jardin. Vous trouverez dans le commerce de
petits composteurs rotatifs de 140 à 280 litres, pratiques
pour les petits jardins, ainsi que des composteurs en sac
repliable de 300 litres, idéaux pour un balcon. De plus, les
lombricomposteurs sont totalement adaptés à la taille
d'une terrasse ou d'un balcon, on peut même les mettre
dans la cuisine, près de la source de déchets.
Bois ou plastique, que choisir ?
Avec un composteur en plastique, il faudra surveiller votre
compost plus souvent qu'avec un bac en bois. En effet. Le
plastique est moins isolant que le bois, les petits compos-
teurs en plastique courent donc le risque de trop refroidir
en hiver s’ils ne sont pas doublés d'une couche isolante en
polyuréthane - il faudra alors les couvrir avec une couver-
ture isolante, et le compost risque également d'être trop
sec ou trop humide. Vérifiez tout de même que la matière
plastique utilisée est épaisse et résistante, car certains
modèles se détériorent rapidement, notamment les sys-
tèmes d'attaches des parois. En revanche, ils sont moins
chers que les composteurs en bois.
Le bois est un très bon isolant, Le composteur en bois
protégera Le compost du grand froid et des fortes cha-
leurs. En revanche, le bois se détériore avec le temps, sa
durée de vie sera sans doute moins importante que celle
du composteur en plastique.
- Les composteurs en bois: très esthétiques, les
composteurs en bois s'intégrent bien au jardin. Le bois
étant un très bon isolant, le compost sera protégé du froid
et des fortes chaleurs.
- Les composteurs en plastique : les bacs en plas-
tique ont l'avantage de faire du compost rapidement (en
quelques mois). Il y a différentes tailles disponibles, et les
possesseurs de petits jardins y trouveront le composteur
idéal, car les petits bacs prennent peu de place au sol,
étant surtout conçus en hauteur. La grille protège des
rongeurs tout en laissant passer les vers et autres petits
insectes utiles. Elle est parfois vendue avec le bac et par-
fois à part (environ 20 euros en sus).
-Les aérateurs de compost: il est parfois très difficile
de brasser le compost à la fourche. Alors pour ceux qui
rencontrent quelques difficultés, il existe des accessoires
aidant au brassage du compost, que l'on trouve facilement
dans le commerce.
| 3
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iJS
w
a
s
Le composteur en briques ou en parpaings
Ce type de composteur est durable et conserve
bien l'humidité du compost, mais présente
l'inconvénient de ne pas avoir de couvercle ni de
façade amovibles. Il faudra alors en fabriquer avec
du bois de récupération, mais de fait, il ne sera pas
possible de les fixer aux briques ou aux parpaings
(risque que le couvercle s'envole ou que la porte
tombe). L'avantage est que ce type de bac est rapide
à monter si vous avez les matériaux chez vous : il
suffira d'empiler les briques ou Les parpaings jusqu'à
la hauteur désirée. Ne faites pas de joints et laissez
un espace latéral entre chaque brique pour que l'air
passe.
e compost fait maison est diffèrent des composts élaborés
du commerce, enrichis en fumiers algues oligo-éléments.
—I terreau de feuille. Ils sont souvent de bonne qualité, mais
onéreux si Ion compare au coût du compost que Ion réalise
au fond de son jardin !
Que mettre
DANS LE COMPOST ?
Retenez qu'il est important que le compostait tout ce dont
il a besoin : de l’air, de feau, de l'azote et du carbone.
Variez donc autant que possible vos apports à votre tas de
compost pour que le processus de chauffe et de décom-
position se passe sans encombre.
Des matières humides riches en azote
Les tontes de gazon [n'en mettez pas trop toutefois et
faites-les sécher d'abord de préférence, car trop d’herbe
humide peut finir par former un tas visqueux qui se dé-
compose mal), les déchets de légumes et de fruits non
traités et non malades (en quantité limitée s'il s'agit de
pommes de terre, de bananes, de feuilles d'ananas et
d'agrumes), les légumes montés à graines, les fanes de
légumes, les résidus de clapiers et de poulaillers...
Des matières sèches riches en carbone
De la paille et du foin, des feuilles sèches tendres non ma-
lades len évitant les noyers, les rosiers et les fruitiers),
des coquilles d'œufs et de moules écrasées, les arêtes de
poisson, de la sdure et des copeaux de bois non traité, des
orties et de la consoude (Symphytum officinalel sèches...
Si vous avez beaucoup de feuilles mortes, ne mettez pas
tout au compost, pour ne pas déséquilibrer l’apport de
matières. Faites un tas à part qui se transformera en ter-
reau de feuilles (voir page 56 pour le terreau de feuilles!.
Les autres matières
Il s’agit également d'apports d'azote et de carbone : les
fleurs fanées et les adventices [mauvaises herbes ôtées
du jardin) non montées à graines, les racines mortes, du
fumier (déjà décomposé s'il s'agit de fumier de cheval!
et litières d'animaux d'élevage, les déchets de taille sauf
ceux des thuyas et Cupressus (pour activer la décomposi-
tion, il est conseillé de broyer les matières ligneuses avant
de les mettre au compost), le carton coupé en morceaux,
les restes de repas et les aliments périmés (évitez la
viande, les poissons et les produits gras), le marc de café,
les feuilles de thé et de tisane, les déchets d'aquarium, les
algues et goémons lavés de leur sel...
A mettre en quantité limitée
Les restes de vos plantes d'appartement non malades et
la terre des rempotages, de la cendre de bois refroidie, les
plumes et les viscères des animaux d’élevage, les feuilles
mortes coriaces (chêne, platane, marronnier) qui ne sont
pas broyées, la mousse, la vase et la boue issues des cu-
rages de votre réseau d'assainissement, le papier recy-
clable non coloré lessuie-tout, serviettes, etc.), des fibres
naturelles (coton, lin. laine)...
en azote : les déchets de fruits
et de légumes.
Des matières sèches riches en Les autres matières : le marc
carbone : les coqules d'œufs. de café.
À mettre en quantité limitée :
la mousse
À exclure du compost : les
végétaux malades.
À mettre en quantité Imitée :
les tontes de gazon.
Que faut-il exclure du compost ?
Il faut absolument éviter de mettre tous les déchets pol-
lués ou contenant des solvants et des vernis, comme le
contreplaqué, le bois et le papier traités, les végétaux
traités ou malades, les feuilles de la famille des Rosa-
cées, souvent malades [rosier, cerisier, prunier, etc.l, les
feuilles de noyer, les aiguilles et les écorces de pins, les
plantes adventices montées à graines, les matières trop
dures comme les coquillages durs (huîtres...), les os en-
tiers, les coques de fruits entières comme la noix et la
noisette, l'huile de friture, h cendre de charbon et la suie,
les excréments et les litières d'animaux domestiques.
Les tontes de gazon
Les tontes de gazon sont compostables, mais si vous en
produisez en grandes quantités, leur utilisation excessive
pourrait déséquilibrer le compost. Alors que faire du reste
des déchets de tonte ?
Un compost en 5 étapes
La fabrication du compost est simple,
elle ne demande que de l'attention
et des contrôles réguliers.
1 Alternez en couches successives des éléments riches
en carbone, puis des éléments riches en azote. Il est
conseillé de laisser du vieux compost dans le fond de votre
tas pour procurera votre nouveau compost les micro-or-
ganismes nécessaires au démarrage du processus.
2La température va augmenter rapidement (après 1
à 8 jours! et régulièrement, vous la contrôlerez pour
qu elle n’excède pas 60 à 65° C (pour cela il existe des
thermomètres en vente dans les jardineries!. Si la tempé-
rature monte trop haut, fabriquez un système d’aération
au centre du tas avec un tube perforé ou des branches. Si
un gaz émerge des trous d’aération, et si vous observez
la présence d'un champignon gris juste sous la surface,
cela signifie que votre compost a démarré le processus
de dégradation.
3 Lorsque la température commence à baisser, il est
temps de retourner votre compost. Il faudra le brasser
régulièrement à l'aide d’une fourche (idéalement une fois
par moisj. Cela permet de ramener les matières non dé-
composées vers le centre du tas. La température va alors
montera nouveau.
Retenez que si vous mettez beaucoup de matières en
une seule fois, le processus sera plus rapide, car la tem-
pérature va monter plus rapidement et plus longtemps.
En revanche, si vous faites de petits apports réguliers,
le compost mettra beaucoup plus de temps à monter en
température.
4En période estivale, si votre compost se dessèche,
arrosez-le un peu. Lorsque La température ne monte
plus, que votre compost est bien décomposé (vous n'ar-
rivez plus à identifier les déchets de départi, qu'il est de
couleur noire, sans odeur désagréable, vous pouvez l'uti-
liser. Il faut compter au moins de 2 à 6 mois (et jusqu'à
12 mois suivant les matières à décomposer), donc si vous
le démarrez au printemps, vous pourrez l'utiliser à l’au-
tomne suivant et inversement.
5 Avant d'utiliser le compost, s'il n'est pas tout à fait dé-
composé, on conseille de tamiser les matières avec
un tamisa mailles fines. Les plus gros morceaux seront
remis au compost pour terminer le processus de décom-
position. Il est également possible d'utiliser un compost à
moitié mûrà l’automne, au moment du labour Isa couleur
est marron ocre, tous les morceaux ne sont pas encore
décomposés). Une fois incorporées à la terre, les matières
finiront d'être décomposées grâce aux macro- et aux
micro-organismes présents. Le compost bien mûr [noir et
fini sera enfoui au printemps, au moment des plantations.
Attention t II est préférable d'utiliser votre compost
dans l’année qui suit sa maturité. En effet, il perd ses pro-
priétés lorsqu’il est en contact avec l’air. Un tas de com-
post mûr (couleur noire, matière fine) laissé dans un coin
se dessèche et perd son azote.
* Le rapport carbone/azote
Il est important, pour obtenir un bon compost
riche et équilibré, de contrôler le rapport carbone/
azote des matières. En effet, certaines matières
sont très riches en azote et d’autres en carbone.
C est pourquoi il est recommandé de les introduire
dans le bac en couches successives. Il faut autant
de matières carbonées que de matières azotées.
Vive les confettis !
Coupez ou déchiquetez en petits
morceaux le plus de matériaux possible.
Les organismes décomposeurs
auront plus de facilité à dégrader
de petits morceaux. L’isolation du tas
de compost n'en sera que meilleure
et le tas contiendra plus de poches d'air
et retiendra plus facilement l’humidité.
Plus les morceaux seront petits, plus
le processus sera rapide.
Il y a plusieurs solutions : le mulching et le paillage. Le
mulching consiste à broyer très finement les déchets de
tonte avec la tondeuse en bouchant la trappe et en lais-
sant ensuite l'herbe broyée sur la pelouse. Pour pailler, il
suffit de conserver vos restes de tonte et de les laisser sé-
cher en les étalant dans un coin du jardin. Une fois sèche,
l’herbe servira de paillage dans les massifs. Si le gazon
est bien sec, vous pourrez l'étaler sur une épaisseur de
10 cm environ, si elle est encore un peu humide, ne for-
mez qu'une épaisseur de 3 cm, cela évitera la formation
de maladies et l’arrivée des limaces. Ne paillez pas les
massifs contenant de jeunes plants avec des tontes de
gazon. Sachez que ce type de paillage n'a pas une longue
durée de vie. car il se décompose assez rapidement.
Cependant, vous bénéficierez de tous les avantages du
paillage (maintient de l'humidité, moins d'adventices! à
moindres frais.
L'utilisation du compost
Lecompost, engrais défend et amendement, est l'élément
indispensable du jardin écologique. Il est utile partout : au
potager, dans les massifs de vivaces et d'annuelles, pour
les arbres, les plantes en pot... On l'utilise à différentes
périodes, de La plantation au bêchage de l'automne. Voici
les conseils à suivre pour utiliser au mieux votre compost
maison.
Le potager est la partie du jardin la plus gourmande
en compost. Le jardin d'ornement est moins exigeant,
mais des apports réguliers sont également nécessaires
à la bonne santé des plantes. Le compost nourrit les
végétaux, compense les pertes en éléments nutritifs et
permet de maintenir une bonne activité biologique dans
le soL Les plantes ainsi nourries seront beaucoup plus
résistantes aux attaques des nuisibles et des maladies
cryptogamiques. Elles auront donc moins besoin de trai-
tements curatifs.
Le compost pour le potager
Le compost s'étend à l'automne avant le bêchage, ou bien
au printemps entre Les rangs et avant le paillage. Il s'uti-
lise bien sûr à la plantation en mélange avec la terre du
jardin.
À la plantation d'un arbre, mélangez 20 % de compost
à votre terreau de plantation.
- Pour les espèces ou variétés qui ont des besoins
en éléments nutritifs importants, telles que poireaux,
céleris, maïs, artichauts, Cucurbitacées (concombres,
cornichons, courges, courgettes, melons...), Solanacées
(aubergines, poivrons, pommes de terre, tomates...), uti-
lisez de 3 à 5 kg par m2 par an.
- Pour les espèces ou variétés qui ont des besoins en
éléments nutritifs moyens comme les laitues, épinards,
carottes, betteraves rouges, fenouil, asperges, haricots,
persil ou petits pois, utilisez de 1 à 3 kg par m2 par an.
- Certaines plantes ont peu de besoins en éléments
nutritifs et il est donc inutile de les nourrir avec du com-
post. Il s'agit par exemple de l'ail, des échalotes, des oi-
gnons, des endives, des fèves, des choux, de la mâche,
du cresson, des navets, des radis, ainsi que des plantes
aromatiques.
- Le compost peut aussi être utilisé comme paillis
de 2 cm d'épaisseur à étendre entre les légumes dont on
consomme les fruits comme les tomates, les concombres
ou les poivrons.
Incorporez du compost au moment du bêchage de votre parcelle
de terre, à l'automne.
Le compost pour le jardin d’ornement
& À la plantation
Mélangez le compost à la terre dans les quantités sui-
vantes : 0,5 kg par plante vivace, 3 kg par rosier ou par
arbuste. 10 kg par arbre ou 20 % de compost mélangé au
terreau dans le trou de plantation. Vous pouvez en mettre
un peu à la plantation des annuelles, et pour que ce soit
plus pratique, à la préparation du sol. Lors de L'installation
d'une pelouse, étalez de 8 à 10 kg par mètre carré, puis
incorporez à la terre.
<5 En entretien
Les arbres et les arbustes en réclament de temps en
temps, surtout après une taille sévère ou lorsqu'ils
donnent des signes de fatigue. Étalez 1 kg de compost par
mètre carré pour les arbres et les arbustes d'ornement,
et de 2 à 3 kg/m2 sous les arbres fruitiers. Vous pouvez
recouvrir le tout de paille.
Les rosiers auront besoin d'environ 3 kg/m2 tous les
deux ans. Pour les vivaces, épandez 1 ou 2 kg/m2 tous les
deux ou trois ans, à l'automne ou au printemps, puis bi-
nez. N'oubliez pas de pailler le sol autour de vos végétaux.
Les zones engazonnées nécessitent un terreautage
tous les trois à cinq ans suivant leur état. Vous épandrez
500 g/m2 sur les terres lourdes, et 1 kg/m2 sur Les terres
légères de compost fin mélangé à de la terre de jardin ou
du sable.
& Sur les parcelles nues
Vbus pouvez incorporer du compost à votre terre au mo-
ment du bêchage, souvent à l'automne, mais aussi au
printemps en terre légère. Cela constitue une bonne pré-
paration du sol avant plantation (qu'elle soit automnale ou
printanière), et amende la terre en cas de besoin.
Sur les massifs de vivaces
Il est également très utile de pailler les massifs de vivaces
et d'arbustes avec un compost grossier (un compost qui
À la plantation des rosiers, comptez 3 kg de compost par pied.
n'est pas arrivé à maturité) sur une hauteur de 2 à 5 cm
et ce au printemps, sur un sol réchauffé, avant la chaleur
de l'été. Le paillage conservera L'humidité du sol, proté-
gera les plantes de la poussée des mauvaises herbes et
à terme, nourrira le sol en se décomposant. Mais vous
devrez attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois,
avant de l'incorporer au sol, car le compost non encore
décomposé peut brûleries jeunes plants.
Le compostpourj.es plantes en pot
a besoin de nutriments nombreux et équilibrés pour se
développer. Ensuite, au rempotage, on enrichira le terreau
présent avec un peu moins de compost, pour que la plante
continue son développement. D'autre part, certains végé-
taux ont des besoins particuliers, entre autres ceux qui
apprécient Les terres acides comme les plantes de terre
de bruyère.
Le compost s'utilise aussi dans les pots et les jardinières.
Mélangez 1/4 de compost avec la terre déjà présente dans
le pot, ou bien ajoutez du composté votre terre de planta-
tion si elle ne comporte pas déjà des engrais ou fumures.
Vous pouvez procéder de la même façon avec vos plantes
d'intérieur, en utilisant un compost fin bien tamisé.
<3 Comment l'utiliser?
Le compost de rempotage est bien aéré et assure un bon
drainage tout en retenant l'humidité nécessaire au dé-
veloppement des racines. Il est riche, c’est-à-dire qu'il
contient tous les nutriments nécessaires à la croissance
des plantes. Les jeunes plants et les plantes en pot ont
besoin d'un tel substrat pour se développer dans les meil-
leures conditions.
On mettra plus de compost dans un terreau qui ser-
vira à une première plantation, car la plante est jeune et
Une utilisation raisonnée
Les engrais sont inutiles dans un sol déjà riche.
Inutiles également si vous avez utilisé du terreau
neuf dans votre jardinière ou pot. Tant que la terre
contient des éléments nutritifs, les plantes sont
nourries. Si votre terre a déjà été cultivée, elle est
appauvrie, et dans ce cas seulement, il devient
nécessaire de l'enrichir. Le compost est un engrais
complet que vous pouvez fabriquer vous-même.
Le thé de compost
IL s'agit du jus issu de La fermentation du compost. C'est
un liquide riche en matières organiques. Certains com-
posteurs du commerce sont dotés d'un système permet-
tant de récupérer le thé du compost à La base du compos-
teur à l'aide d'un robinet.
Vous pouvez également produire un thé de compost
en faisant tremper du compost dans de l'eau.
1 O Prenez un sac de toile ou de coton et remplis-
sez-le de compost bien décomposé.
2 O Plongez-le dans un seau d'eau de pluie et lais-
sez-le pendant au moins une semaine jusqu'à ce que le
liquide prenne la couleur du thé.
3 O Retirez le sac et remettez les matières au tas de
compost.
Si vous n'avez pas de sac, il est toujours possible de
faire tremper directement des matières compostées dans
un seau d'eau, puis de filtrer avec un tamis ou une pas-
soire.
Vous utiliserez le thé ainsi obtenu pour arroser toutes
vos plantes, d'intérieur comme d'extérieur, ainsi que cer-
tains semis. Il est très appréciable lorsqu'on ne peut rem-
poter une plante régulièrement : le thé de compost vient
alors remplacer le compost, avec tous ses nutriments
et ses micro-organismes. Ne l'utilisez qu'en période de
croissance, comme vous le feriez pour un engrais, car en
hiver, la plante a besoin de repos.
/ Faire un compost
/ ae rempotage
- Terreau de plantation pour plantes
en pot : mélangez 40 % de compost
mur a de la terre de jardin, plantez et
arrosez bien.
- Terreau dp rempotage : retirez la
ptente et enlevez l'excédent de terre
Dans un pot plus grand, mélangez
" A de compost mûr à de la terre de
jardm ou au terreau dongi ne que vous
aurez récupéré. Repentez et arrosez
copieusement
- Terreau de plantation et de
rempotage pour plantes de terre
«•bruyère: mélangez deux t,ers
de terreau de feuilles et un tiers de
rompost mûr Ce mélange contient de
lazote. du phosphore et de la potasse
Grâce au terreau de feuilles, il est plus
acide que le compost seul, et est idéat
Pour tes plantes de terre de bruyère
ainsi que pour tes fraisiers et les '
framboisiers.
Les activateurs de compost
Lorsque votre compost comprend beaucoup de matières
lentes à se décomposer, vous pouvez acheter un activa-
teur de compost dans une jardinerie, ou en réaliser un
maison.
Le compost de rempotage assure un bon drainage du terreau.
Activateur du commerce
Ce produit est un additif contenant des bactéries vivantes
et des enzymes qui vont accélérer la décomposition des
matières. Attention tout de même, car même si ces pro-
duits commerciaux sont efficaces [ils ont une haute te-
neur en azote et réchauffent rapidement le compost), il
n'est pas toujours facile de contrôler la quantité d'azote
que vous ajoutez, et un éventuel excès pourrait s'échapper
dans l'atmosphère sous forme d'ammoniac. Regardez les
instructions sur les boîtes d'emballage.
Un activateur maison
Il est également très bénéfique d'ajouter des orties en-
tières ou bien du purin d’ortie, qui apporteront de l'azote
et des micro-organismes, ou bien de la consoude fraîche
ou sous forme de purin. La corne torréfiée, le sang des-
séché, la poudre d’os, Le guano, les algues marines, etc.,
contiennent eux aussi beaucoup d'azote organique.
En couches alternées
Matières humides
Matières sèches
. J Maison
- Déchets de légumes et de fruits
non traités et non malades
- Coquilles d'œufs et de moules
écrasées
- Arêtes de poisson
- Carton coupé en morceaux
- Restes de repas et aliments périmés
- Filtre et marc de café
- Feuilles de thé et tisane
- Déchets d'aquarium
. Jardin
Tontes de gazon
Légumes montés à graines
Fanes de légumes
Résidus de clapiers et de
poulaillers-
- Paille et foin
- Feuilles sèches tendres non
malades
- Sciure et copeaux de bois non traité
- Ortie et consoude sèches...
- Fleurs fanées et adventices non
montées à graines
- Racines mortes
- Fumier et litières d'animaux d'élevage
- Déchets de taille broyés
- Algues et goémons lavés
de leur seL.
JMk
À exclure
Maison
1 - Produits chimiques, gravats
। - Contreplaqué, bois et papier traités
E - Plantes traitées ou malades
। - Coquillages durs, os entiers, coques de fruits
£ entières
E - Huile de friture
E - Cendre de charbon et suie
E - Viandes, poissons et produits gras
| - Excréments et litières d'animaux domestiques
Jardin
- Végétaux traités ou malades
- Feuilles de Rosacées (rosier, cerisier, prunier, etc.l f
- Feuilles de noyer
- Aiguilles et écorces de pins, thuyas et Cupressus L
- Branches non broyées
- Plantes adventices montées à graines
e compostage traditionnel des matières organiques du jardin
et de la maison n est pas le seul existant. I] existe d autres
____I techniques pour recycler vos déchets : le lombricompostage.
qui peut æ faire dans la maison à laide de vers rouges, et le
terreau de feuilles qui permet de recycler les feuilles mortes
de votre jardin
Le lombricompostage
Pour ceux qui n’ont pas L'espace nécessaire à un enclos à
compost, il reste une solution pour recycler les déchets de
cuisine tout en produisant un engrais naturel et efficace
pour les plantes. Il s'agit du lombricompostage (parfois
appelévermicompostagel.
Les vers rouges, bien connus des pêcheurs, sont des
animaux voraces tout à fait adaptables. Installez-les dans
un bac de votre fabrication et ils dévoreront paisiblement
vos déchets de cuisine. Les vers peuvent en effet absor-
ber et rejeter chaque jour l’équivalent de leur poids. IL
produisent ainsi des tortillons que l'on appelle des tur-
ricules : ces derniers constituent un compost très com-
plet. qui vient enrichir la litière dans laquelle ils vivent. Ce
processus de dégradation se fait sans montée en tempé-
rature, contrairement au compost du jardin. La méthode
est simple et ne nécessite aucun brassage, car les vers
creusent des galeries qui aèrent suffisamment la terre,
et il n'y a aucune mauvaise odeur. Le compost mûr résul-
tant du lombricompostage est riche et sent bon l’humus.
Il faut, dans de bonnes conditions, deux à trois mois pour
obtenir un bon Lombricompost, parfois jusqu’à six mois.
Alors, même si vous ne possédez qu'un petit balcon, il est
quand même possible de fabriquer votre compost !
• Le recyclage des déchets de cuisine.
• La fabrication d'un bon compost maison.
• La facilité d’usage et d'entretien.
Inconvénients
• Les quantités produites sont petites. Le compost
fabriqué servira pour quelques pots de plantes
d'intérieur et de terrasse.
• L'achat des vers rouges dans le commerce.
Acheter des vers rouges de Californie
Les vers utilisés pour le lombricompostage sont des vers
rouges de Californie, ou vers de fumier [Eisenta foetida
et Eisenia andnet. Ils vivent dans les végétaux en décom-
position et les tas de fumier ; ils sont différents des vers
de terre du jardin, qui eux, ne conviennent pas au lombri-
compostage. Les vers rouges sont capables de manger
les déchets encore non décomposés et peuvent tout à fait
vivre dans un espace limité comme celui d'un bac.
On conseille d'acheter Les vers rouges par 1 000 Ide
30 à 35 € environ), car une plus petite population met-
tra plus de temps à se reproduire et votre compost sera
long à se former. 500 g de vers correspondent à environ
1000 vers, qui vont se reproduire très rapidement jusqu’à
doubler leur population en quelques mois (chaque vers
produit entre 2 et 12 vermisseaux par mois). La chaleur
environnante conditionne le développement des cocons et
Bac pour les vers rouges
lû Fabriquez un bac en bo® non traité. La taite peut
varier : 80 x 60 x 30 cm est une ndcation, ma®
la largeur doit être toujours plus grande que
la profondeur
Perforez le bac de toutes parts (en dessous
à quatre ou six endroits, tout le long sur les côtés
et également quelques trous sur le couvercle)
pour 1*aération. Si vous avez fait de gros trous,
entourez le bac d'un fitet en nylon ou d'une grle
à moustiquare pour éviter la fuite des petits vers.
® Posez le bac sur un plateau poir récupérer
l'humidité : prévoyez des pieds pour surélever la boîte
(brique, pierre, cube en plastique...).
Installez te bac dans la maison (la cmsne idéalement), sir le
balcon à l'abri des ntempénes (et s'il fart trop froid l’hwer
protégez-te avec des cartons ou autres), ou dans le garage.
Les vers supportent des températures variant de 5 à 30 °C
Construisez également in couvercle amovble, car
les vers vivent dans le nor et la chaleur. Xbus
pouvez également utàser un bac en plastique
à partr du moment où il est opaque : vous le
perforerez aussi et l'instalerez de la même manière
que te bac en bo® sur un plateau.
• • Jl Composez une Itère avec de la terre végétale ou
bien des bouts de papier journal (pas de magazine)
additionnés de scure non traitée ou de foules
sèches broyées.
Déposez les vers et
un peu de nourriture
dans un corn.
Mouilez te tout sans
détremper. Attendez
quelques jours avant
de remettre de la
nourrit ire.
Compost : le recyclage utile
Bon à savoir
Lorsqu'il fait trop froid, lever rouge arrête
son activité. Lorsqu il fait trop chaud, au-
dessus de 30° C, il meurt. Veillez donc à les
protéger contre les variations climatiques !
des vermisseaux. Les vers vont consommer l’équivalent
de leur poids, et de plus en plus au fur et à mesure de leur
reproduction.
d’agrumes, car ils acidifient le compost et les vers n’ap-
précient pas les milieux acides. Enfin, évitez également la
rhubarbe, les oignons et l'ail.
Fréquence et quantité de nourriture
Peu importe le moment oùvous les nourrissez, il suffit de
leur donner des matières variées, souvent et en petites
quantités à chaque fois (par exemple tous les deux jours) ;
attendez que les déchets soient mangés avant d’en rajou-
ter. L'apport de matières organiques fraîches assure une
humidité constante, mais si la litière devenait sèche, sur-
tout en été, n'hésitez pas à l'arroser un peu. Le compost
doit être humide en permanence, mais jamais trempé.
Inutile de brasser le mélange, car Les vers creusent des
galeries qui aèrent suffisamment le compost.
Comment les nourrir ?
Récupérer le compost
Donnez-Leur
Les épluchures de légumes et de fruits, les filtres à café
et Le marc, les sachets de thé et de tisane, des coquilles
d'œuf écrasées, les cheveux, les poils des animaux, le
carton non traité et sans encre, le papier blanc (feuilles,
mouchoirs, essuie-tout), les boîtes d'œufs, La sciure de
bois non traité, les feuilles d'arbre et les fleurs fanées, le
pain en petites quantités, Les pâtes et le riz sans assaison-
nement. Les poireaux sont acceptés si vous en mettez peu
et coupés en petits morceaux, idem pour les épluchures
de pommes de terre qui sont longues à se décomposer.
Évitez
Les viandes, les poissons, les matières grasses et les pro-
duits Laitiers : les vers n'en raffolent pas et cela produit
des odeurs désagréables. Oubliez également les restes
Petit à petit, le compost va se former dans le fond du bac,
les déchets récents restant sur la couche supérieure. Au
bout de deux à trois mois, vous obtiendrez un compost bien
décomposé à l'odeur agréable d'humus. Pour l'extraire, il
suffira de retirer le couvercle : les lombrics n'aimant pas
la lumière, ils vont s'enfouir dans Le fond, et vous pourrez
alors retirer le compost. Remettez ensuite une couche
de litière si nécessaire, laissez un peu de compost, puis
ajoutez une couche de déchets, et le processus reprendra.
Acheter un bac pour lombricompostaqe
Si vous souhaitez acquérir dans le commerce un bac
pour lombricompostage, vous trouverez différents mo-
dèles. plus ou moins pratiques. Souvent, ils sont munis
Le jus de compost
Si vous voyez un jus brunâtre s'accumuler dans
le plateau, c'est normal L'humidité excessive
du compost s'évacue par les trous que vous avez
perforés. C’est un jus de compost très riche en
matières organiques, que vous pouvez utiliser pour
[arrosage de vos plantes en pot. Diluez le jus avant
arrosage : 1 part de jus de compost pour 10 parts
d'eau. Dans des conditions normales, vous récolterez
ce jus une fois tous les 30 ou 45 jours.
Quand le compost est trop acide, on doit ajouter
à la litière des coquilles d'œufs écrasées ou de la
chaux dolomitique, ou alors se procurer un mélange
chaulé pour lombricomposteur, disponible en
jardinerie.
de plusieurs niveaux, qui facilitent la récolte du compost :
le niveau supérieur est celui des matières fraîchement
jetées en attente de décomposition ; le niveau intermé-
diaire contient des matières en décomposition et les vers
en plein travail ; le niveau inférieur est celui où tombe le
compost mûr que vous récolterez. Les lombricompos-
teurs du commerce sont généralement équipés d’un ro-
binet situé en partie basse, permettant de récupérer le jus
de compost.
Leur capacité est de 20 à 100 litres, sachant qu'un bac
de 20 litres est suffisant pour une personne, que 50 litres
est adaptéà deux personnes, et que 100 litres conviennent
pour une famille.
Vous trouverez des modèles simples en plastique, qui
se remplissent et se vident par le haut ; et des modèles
plus pratiques, composés de plusieurs étages.
Pour éviter
les mauvaises odeurs
(S> Ne pas mettre de restes de
viandes, de poissons, de produits
laitiers.
G) Mettre très peu de restes
d'agrumes.
($) Ne pas charger le bac en déchets.
(S) Vérifier l'aération du bac, car
l'humidité excessive fait pourrir
les matières.
- V—
Les vacances
Les vers rouges peuvent rester
entre deux et trois semaines sans
nourriture. N ou crissez-les avant de
partir et vous les retrouverez à votre
retour de vacances ! Veillez cependant
à ne pas les entreposer dans le froid
ni au soleil.
(voir le détail de la fabrication du bac à compost en gril-
lage. page38|.
Une fois votre terreau ramassé et utilisé, vous en lais-
serez un peu dans le fond pour ensemencer le prochain
terreau en champignons et micro-organismes indispen-
sables à la décomposition. Pour accélérer le processus,
broyez les feuilles coriaces avant de les stocker (passez
la tondeuse dessus si vous n'avez pas de broyeur!, et
procédez par couche en étalant un activateur azoté tous
les 20 cm. Il peut s'agir de purin d'ortie ou de purin de
consoude (voir page 86 pour la recette du purin d’ortiel,
ou encore de feuilles d’ortie et de consoude fraîches, de
poudre de sang ou de corne broyée, ou enfin fientes de
volailles.
En passant la tondeuse sur la pelouse, vous ramassez
de l'herbe et des feuilles qui sont broyées : mettez tout
cela dans votre tas de terreau de feuilles, l'herbe appor-
tera de l'azote qui accélérera le processus de dégradation.
Le terreau de feuilles
Les feuilles sèches sont un bon élément du compost, mais
lorsqu'il y en a beaucoup, elles peuvent déséquilibrer ce-
lui-ci. Or il est préférable de mélanger toutes sortes de
matières dans le compost. Alors que faire de toutes ces
feuilles ? Vous pouvez les mettre en tas dans un coin du
jardin pour en faire un bon terreau de feuilles.
La réalisation d'un terreau de feuilles
Petite astuce
*1 on construit ses propres enclos à
compost. >1 est tout à fait poss.bte de faire
une ou deux sections pour le compost et
snHiaUâre,P°Ur te terreaU de II
sufhra de les séparer avec un muret de
patra-ngs. de bogues, ou avec un panneau
Commencez par ramasser les feuilles humides de votre
Compost : le recyclage utile
Calendrier des travaux
• Le recyclage des feuilles mortes du jardin.
• Sert à la fabrication d'un paillage ou d'un compost
de rempotage.
• Facile à réaliser.
En été, arrosez un peu votre tas pour éviter le dessèche-
ment. En hiver, couvrez-le s'il pleut beaucoup. Si votre tas
a été créé à l'automne, au printemps suivant vous le re-
tournerez et ajouterez un activateur azoté. Un an après, à
l'automne suivant, votre terreau de feuilles est prêt à ser-
vir de paillage dans vos parterres. Au bout de deux ou trois
ans, il s'est affiné et peut servir de support de culture.
Attention, ne mettez pas les feuilles automnales sur
un terreau d'un an, car La décomposition a déjà com-
mencé dans votre tas. Démarrez un nouveau tas.
Inconvénients
Quelles feuilles mettre ?
• On ne peut pas mettre tous les types de feuilles
dans le terreau.
• Il ne convient pas à tous les végétaux car il est
acide.
• Lenteur du processus.
- Toutes les feuilles des arbres et des arbustes caducs.
- Les feuilles des persistants et toutes les feuilles co-
riaces doivent être broyées au préalable.
- Ne mettez pas les feuilles malades {rosiers, arbres frui-
tiers...) et celles traitées chimiquement, ni les feuilles de
noyer.
1 rois éléments nutritifs sont indispensables à la croissance
des plantes : lazote (N) pour les feuilles, le phosphore (P)
1» pour les racines et les fleurs ainsi que la potasse 00 qui
endurcit les plantes. Si un seul de ces éléments manque. laction
des deux autres est diminuée. Doù limportance dapporter
une fumure bien équilibrée entre ces trois éléments
Azote, phosphore et potasse
Le phosphore (P)
Les engrais composés vendus dans le commerce com-
portent toujours la mention NPK suivie de trois chiffres
Ceux-ci vous donnent la proportion en pourcentage de
chaque élément, toujours dans l'ordre suivant : azote,
phosphore et potasse. Ces trois éléments sont présents
dans la terre et utilisés par les végétaux, qui les absorbent
grâce à leurs racines. Le compost en contient en quantités
importantes et remplace pour cela aisément les engrais
composés.
L'azote (N)
L'azote est un élément nutritif présent dans les engrais
liquides comme le thé de compost, sous forme d'acide ni-
trique. Dans la terre, il est présent sous forme organique
dans les matières en décomposition, sous forme ammo-
niacale dans les matières entre décomposition et minéra-
lisation, puis sous forme d'acide nitrique dans l'eau de la
terre, seule forme assimilable par les plantes.
L'azote agit sur le développement végétatif des parties
aériennes de la plante (la tige et le feuillage!. C'est l'élé-
ment essentiel de l'alimentation des végétaux, car c'est
lui qui leur permet de pousser. Il est nécessaire en per-
manence, ou presque, mais en petites quantités, car le sol
ne le retient pas bien et il s'infiltre (sous forme de nitrate)
dans le sous-sol. Attention, trop d'azote peut causer l'étio-
lement de la plante, voire des brûlures. C'est pourquoi les
fertilisants à libération lente comme les engrais de fond
sont utiles : ils évitent un surdosage d'acide nitrique.
Le phosphore est un élément nutritif présent dans les en-
grais sous forme d'acide phosphorique. Il agit sur le dé-
veloppement des racines de la plante, améliore la résis-
tance aux maladies cryptogamiques et bactériennes, ainsi
que donc la floraison, la reproduction et la fructification.
Le potassium (K)
Le potassium est un élément nutritif présent dans les en-
grais sous forme de potasse. Il agit sur le développement
des fleurs et des fruits de la plante, ainsi que sur le déve-
loppement des bulbes et des légumes-racines en favori-
sant l'accumulation des sucres. Il régularise les échanges
intercellulaires, améliore la résistance à la sécheresse et
aux maladies, ainsi que la rigidité des tiges.
Les oligo-éléments
Parmi les oligo-éléments les plus connus, on peut ci-
ter, par exemple, le manganèse, le magnésium, le fer, le
cuivre, le zinc, etc. Ce sont les fertilisants à base d'algues
et de poissons qui en contiennent le plus.
Il est nécessaire d'en rajouter aux plantes en pot, car
il n'y en pas, ou peu, dans les terreaux, contrairement à
la terre du jardin. Par essence, votre compost en possède
et ces éléments sont essentiels au bon fonctionnement
des végétaux, ils évitent, par exemple, certaines carences.
Éléments nutritifs principaux
p
Phosphore
K
Potassium
Éléments nutritifs secondaires
C» Mg S
Cakcium HMagnéscimH Soufre
Joue un rôle fondamental dans
de nombreux phénomènes
physiologiques, telle que la
régulation de la transpiration par
les feuilles.
Ou la magnésie, qui est la forme
assimilable par les plantes, car
le magnésium n'est pas soluble.
Est contenu dans la chlorophylle
et est donc important pour la
photosynthèse, car il participe
aux transformation s chimiques
effectuées par celle-ci.
Est nécessaire à la croissance
des plantes. Il joue un rôle
essentiel dans le métabolisme
des vitamines. Il est responsable
de l’odeur et de la saveur de
certaines plantes comme l’ail.
Oligo-éléments
U ...
«U
P
Renforce la
couleur des
fleurs.
Aide à absorber
l’azote et la
potasse.
Aide au développement
de la cellulose (contenue
dans les tiges ligneuses,
donc le bois) et la
fabrication des sucres.
Favorise le
développement
de la plante.
Aide à la
synthèse de la
chlorophylle.
Participe à
L’assimilation de
la potasse.
amendement permet d'apporter au sol une matière qui lui
manque ou qui n est pas présente en quantité suffisante.
J____II! va permettre daméllorer la structure physique du sol
(alléger un sol huri étoffer un sol léger, etc), mais également
suivant sa nature, servir dengrais de fond, car il contient des sels
minéraux et des oligo^élémentsi
Les fumiers
Les fumiers ou fumures sont les excréments des animaux
d'élevage ainsi que leur litière. La composition du fumier
varie selon la nourriture qu'ils ont consommée, préférez
donc les fumiers des fermes qui pratiquent l'agriculture
biologique (et aussi parce que l'on trouve des traces d'an-
tibiotiques ou autres médicaments donnés aux animaux).
Les fumiers sont riches en potassium et en azote, et sont
donc très fertilisants, alors n'en abusez pas.
Le fumier est un amendement efficace qui améliore
les qualités de votre terre (il structure les terres légères
et aère les terres lourdes) tout en apportant les éléments
fertilisants nécessaires aux plantes. Une fois mélangéà la
terre, les matières organiques qu'il contient vont se dégra-
der grâce aux micro-organismes présents dans le sol. Les
sels minéraux et oligo-éléments sont donc diffusés lente-
ment dans le sol. Cependant, il est toujours préférable de
ne pas enfouir des matières fraîches, compostez-les avant
car, pendant le processus de dégradation, elles chauffent
et pourraient brûler les racines de vos plantes.
Les différents types de fumiers
® Le fumier de bovin : il est riche en matières or-
ganiques. Ce fumier est préférable lorsque l'on souhaite
amender sa terre ; il est alors à enfouir au labour d’hi-
ver, mais ne l'enfouissez pas lorsqu'il est frais. Il chauffe
peu dans le compost, aussi pensez à bien Le mélanger à
d'autres matières.
® Le fumier de cheval : très bon fertilisant, il pos-
sède également beaucoup de matières organiques, mais
attention, il est riche en azote, attendre une année avant
de l'utiliser. Il chauffe bien lorsqu'il est composté.
<5 Le fumier dit de champignonnière : il est très dé-
composé et peu riche. On peut le composter.
® Les fumiers de mouton ou de caprin : acides et
riches en potasse, ce sont de bons fertilisants, mais qui
doivent être compostés au moins six mois avant utilisation
pour éviter tout risque de brûlure.
© Le fumier de porc : à éviter car il contient trop de
nitrates, dangereux pour la nappe phréatique.
® Le fumier de clapiers ou de lapin : peu fertilisant,
à garder pour le compost.
Le fumier de basse-cour ou de poule : très riche
en azote et en phosphore, il convient très bien comme
fertilisant pour le potager, notamment sur les lé-
gumes-feuilles. Il est très efficace au compost si vous le
mélangez à d'autres matières.
Comment L’utiliser?
N'utilisez pas le fumier frais, car il pourrait brûler les
plantes. Il faut l'entreposer dans un coin du jardin pour
qu'il se décompose pendant plusieurs mois, voire un an.
La fermentation du tas de fumier va faire monter la tem-
pérature à 50 °C au moins. En été, il est préférable de re-
couvrir le tas, et s'il se dessèche, arrosez-le. Vous pouvez
ajouter des feuilles mortes, du sang séché ou de te sciure
de bois provenant d'un bois non traité.
Il faut de 1 à 3 kg par mètre carré et par an de fumier
décomposé, un peu plus pour les sols argileux. L'épan-
dage se fait à L'automne pour Les sols argileux et dans Les
régions au climat froid, au printemps pour les sols légers
et dans les régions au climat océanique. Vous enfouirez
le fumier à 10 cm de profondeur dans les sols argileux et
jusqu'à 30 cm dans les sols légers.
Le paillage
Le paillage, mulch ou mulching, empêche l'évaporation de
l'eau et le dessèchement (en cas de forte chaleur, un pail-
lage épais maintiendra une certaine fraîcheur au sol), il
limite le tassement du sol dû à la pluie et à l'arrosage mé-
canique, ainsi que la pousse des mauvaises herbes. Avec
un bon paillage, l'humidité du sol sera conservée et vous
limiterez alors le nombre et la durée de vos arrosages. De
plus, certains paillages apportent des éléments nutritifs
au sol en se dégradant.
Vous étendrez le paillis choisi à la fin du printemps,
fin avril-début mai, après avoir désherbé et lorsque la
terre s'est réchauffée. Vous pourrez également le faire
plus tard, après vos plantations : [effet sur les mauvaises
herbes sera moindre, mais toujours important sur vos ar-
rosages.
Notons également que le paillage d'hiver s'emploie
pour protéger les plantes du froid et faciliter l'arrachage
des Légumes en hiver.
Les déchets de tailles et de tontes
Les déchets détaillés : n’utilisez que des branches
saines et broyez-les avant l'épandage. Il est préférable
de les retirer avant l'hiver pour éviter le développement
des champignons. Ce paillis est efficace dans les mas-
sifs et les vergers, mais évitez le potager. N’utilisez pas
les déchets de la taille de conifères, qui peuvent ralentir
la croissance des végétaux, ou bien utilisez-les dans les
allées, car ils inhiberont La germination des adventices.
® Les déchets des tontes de gazon (î) [sauf si les
graminées sont montées en graines). Faites-les sécher
avant de les épandre sur une épaisseur de 8 à 10 cm. Ils
sont riches en azote, qu'ils libèrent en se décomposant,
mais attention, cette décomposition peut brûler la base de
certaines plantes [souvent Les plus jeunes).
À renouveler régulièrement, car la durée de vie n'est
que de quelques mois. Vous pouvez alterner avec un autre
paillage pour ne pas trop apporter d'azote à votre sol et
donc déséquilibrer les apports.
Les végétaux hachés ou broyés
& La paille (?) coupée ou hachée.
® La fougère sèche broyée est riche en potasse et
en silice.
Les orties (s), riches en silice, sont à épandre
avant la montée en graines.
® Les feuilles mortes (?) des arbres et des arbustes
peuvent être utilisées, excepté les feuilles de noyer et les
aiguilles de pin qui, comme les déchets de la taille de co-
nifères, peuvent ralentir La croissance des végétaux. Les
feuilles épaisses seront utilisées autour des arbres, des
arbustes et des haies. Les feuilles fines à décomposition
rapide sont préférables pour les rosiers, les vivaces et les
annuelles.
® Le BRF (bois raméal fragmenté) (5) est un broyât
de rameaux verts de feuillus fragmentés et broyés. Il per-
met à la fois de pailler et de régénérer les sols. La terre
devient plus fertile, la faune et la flore du sol se déve-
loppent et l’humidité est très bien conservée.
<S> Les paillettes de lin (t)sont à épandre sur4 à 8 cm
d'épaisseur. Elles constituent un bon isolant, mais tien-
dront difficilement en place si le lieu est exposé au vent.
® Les coques de fèves de cacao (T) sont à utiliser sur
une épaisseur de 5 cm. Elles apportent aux plantations du
potassium, du magnésium, du fer et du phosphore, en se
décomposant. Vous pouvez les enfouir avant l'hiver, sur-
tout si vous avez un sol argileux, car les coques allègent
et acidifient le sol.
Le paillis d'écorces de peuplier (§)a un pH neutre.
À épandre sur une épaisseur de 5 cm et à renouveler tous
les 2 ans.
Le paillis de chènevotte, ou paillettes de chanvre,
protège le sol contre les intempéries et gardebien l'humi-
dité. À épandre sur une épaisseur de 5 cm et à renouveler
tous les 2 ans.
Les paillages naturels du commerce
® Les écorces de pin maritime (®) sont parfaites
pour les plantes de terre de bruyère, mais aussi pour les
massifs d'arbres et d'arbustes. Étalez une couche d'au
moins 5 cm d épaisseur. À renouveler tous les 4 à 5 ans.
® Les copeaux et les sciures de bois : attention, n'uti-
lisez pas de bois récupéré à la maison en raison des divers
traitements chimiques subis (vernis, colle, etc.). À retirer
avant L'hiver, pour éviter Le développement de pourritures.
Les autres t
JLIU.IJ.MIIH.IU
Le film plastique (ï^, ou paillage horticole, peut
être pratique pour certains légumes au potager, mais as-
sez inesthétique.
® Les graviers et les concassés les galets, Le
gravier, le sable, la brique pilée, l'ardoise concassée, les
billes d'argile, La pouzzolane contribueront au réchauffe-
ment du sol et peuvent servir d'éléments de décoration.
Nourrir et protéger les plantes
Le BRF, ou bois ramé al
FRAGMENTÉ
Le BRF (bois raméaL fragmenté) est un broyât de rameaux
verts issus d'essences de feuillus fragmentés et broyés.
Une fois décomposé, il permet à la fois de pailler et de
régénérer les sols. La terre devient ainsi plus fertile, la
faune et la flore du sol se développent et l'humidité est
très bien conservée.
tiers... et ce. pendant la période dormante, avant la
poussée de sève qui a lieu en février ou en mars selon
les espèces. En effet les champignons attaquent plus fa-
cilement la lignine en formation que la lignine mûre. De
plus, la présence d'azote dans ces branchages favorise le
développement des bactéries et des champignons. Frag-
mentez les branches puis passez-les au broyeur.
Si vous ne broyez pas le bois, l'écorce des branches va
empêcher les bactéries et les champignons de pénétrer.
Une fois le bois mis à nu, les organismes décomposeurs
vont pouvoir attaquer la lignine. Étalez votre BRF juste
après le broyage.
Comment faire du BRF ?
Utilisez des essences locales car mieux adaptées à votre
milieu, et uniquement de feuillus (tels que le chêne, le
noisetier, l'érable, le peuplier, le tilleul, etc.l sauf le noyer
(qui contient une substance connue pour ralentir la crois-
sance des végétaux). Il est recommandé de mélanger les
essences de feuillus, et, si vous voulez quand même uti-
liser des branches de résineux, n'en mettez pas plus de
20 % dans votre mélange.
N'utilisez que des rameaux dont le diamètre est infé-
rieur à 7 cm car les jeunes branches sont les plus riches ;
elles contiennent 75% de la totalité des minéraux, des
acidesaminés, des protéines et des catalyseursde [arbre.
Utilisez votre bois juste après la taille de vos haies,
l'élagage de vos arbres d'ornement, la taille de vos frui-
Pailler avec du BRF
Pourle paillage, étalez votre BRFsur une épaisseur de 3 à
5 cm au pied des arbres, des arbustes ou des vivaces dans
les massifs, entre les rangs de votre potager et même
dans vos pots. Comme tout paillage, il limite le développe-
ment des mauvaises herbes et conserve [humidité du sol
pendant la période chaude, réduisant ainsi grandement
le nombre des arrosages. Lorsque le bois commence à
se décomposer et à disparaître dans le sol, remettez une
couche de paillage.
On peut également incorporer directement le BRF
dans le sol par un griffage, sur une profondeur de 5 à
15 cm selon les sols, pas plus car le processus de dégra-
dations besoin d’air. Pour cela, étalez vos broyatssur une
épaisseur de 1 à 2 cm. La première année, vous pouvez
ajouter du compost ou du fumier qui vont apporter l'azote
nécessaire au processus de décomposition. Une fois
griffé, votre sol est prêt à être semé ou planté. Renouvelez
l’opération tous les ans.
Au fil du temps, le bois va se décomposer grâce aux
micro-organismes et aux champignons, une décompo-
sition d'autant plus efficace que les branches broyées
étaient encore vertes et de petit diamètre lors du broyage.
Cette décomposition va enrichir le sol en éléments or-
ganiques et va structurer les sols légers et alléger les
sols lourds. L’augmentation de La couche d'humus ainsi
formée favorise l'activité de la faune du sol et nourrit les
plantes de façon naturelle. Il faut savoir que les ligneux
(végétaux composés de bois) forment plus d'humus que
les herbacées et un humus plus riche. Cet humus accroît
les rendements des cultures de façon spectaculaire et les
arrosages sont fortement diminués.
de tomates pour redonner un taux d'azote favorable aux
prochaines cultures.
Un apport de matières organiques
Les racines de ces plantes ont une action sur la structure
du sol car elles ameublissent la terre. La décomposition
des engrais verts est bonne pour la terre du jardin carelle
constitue un apport de matières organiques et d'azote que
vos cultures utiliseront ensuite. Les matières organiques
décomposées forment l'humus, qui améliore la structure
physique du sol en favorisant le drainage et la rétention
d'eau. Les engrais verts améliorent également la struc-
ture chimique du sol grâce notamment à l'apport impor-
tant d'azote. De plus, ces plantes vont éviter la proliféra-
tion des mauvaises herbes en occupant une parcelle nue
pendant plusieurs mois
Les engrais verts
Produire son engrais vert
Les engrais verts sont des plantes fourragères que l’on
sème en place à l'automne puis que l'on fauche et enfouit
dans le sol au printemps. Ils se décomposent rapidement
et contribuent à l’amélioration de la structure du sol. Mais
avoir recours aux engrais verts suppose que vous laissiez
une ou plusieurs parcelles sans plantation de L'automne
au printemps suivant. Ils sont recommandés pour le po-
tager qui offre souvent un terrain nu pendant l'hiver et
sont très utiles après la culture de légumes feuilles ou
Vous semez vos graines en place sur la parcelle nue à
[automne. Vous les laissez pousser puis au printemps,
avant fa floraison ou juste après, mais surtout avant fa
montée à graines, vous les fauchez. Si possible, vous les
brcyez (en passant fa tondeuse dessus) puis les enfouis-
sez dans le sol par un labour. Il est également possible
de semer en août ou en septembre lorsqu'une parcelle
se libère, dans ce cas vous faucherez et labourerez vos
engrais verts en décembre.
Quel engrais pour quel usage ?
La phacélic (Phacetia tanacetifolia), qui pousse vite,
étouffe Les mauvaises herbes et produit de jolies fleurs
mauves attirant Les bourdons. Elle peut être semée entre
mai et juillet, jusqu'à début août. Même si dans une
parcelle modeste, on n'a pas toujours une planche libre,
il est cependant intéressant d'avoir par exemple un quart
du potager libre, surtout en cas d’un sol précédemment
maltraité, comportant des remblais - à la suite d'une
construction récente -, pauvre ou très compact. La
pratique de L'engrais vert est le seul moyen d'améliorer
rapidement le sol du potager.
Si l'on veut semer un engrais vert après La dernière
culture de saison, c'est souvent trop tardif pour que cet
engrais vert atteigne un bon développement et apporte
suffisamment d'humus. Il faut Le semer en août, période
où il n'est pourtant pas trop tard pour semer et replanter
des légumes. Seuls la moutarde et le seigle peuvent être
semés fin août, et même jusqu'en fin septembre pour le
seigle.
La moutarde blanche (Sinapis atbal pousse très vite,
elle est détruite parles grands froids, mais il ne faut pas
oublier quelle appartient à la famille des choux et autres
brassicacées [radis, navetsl et qu’on ne pourra pas
cultiver ces légumes avant cinq ans sur La parcelle ayant
reçu de la moutarde.
Le seigle (Secate cereale}, très résistant au gel, étouffant
les mauvaises herbes, il doit être broyé avant son
enfouissement en début de printemps.
La vesce commune (Vida sativa), moins courante, est
une légumineuse très intéressante, fixant l'azote de l'air,
exubérante et résistante au froid. Elle peut aussi être
semée en début d'automne. Dans des sols pauvres en
potasse et en phosphore, elle permet de les leur restituer
sous forme concentrée.
Les légumineuses comme le trèfle, la luzerne ou le
fenugrec ont la capacité de capter l'azote présent dans
l'atmosphère par l'intermédiaire de bactéries.
Le gazon se trouve être l'une des meilleures
couvertures du soL C'est La principale plantation qui
enrichit le sol en azote. On peut le semer au début de
septembre, il aura le temps de prospérer. Il peut être un
engrais vert pendant plusieurs années, qui permet au sol
d'un potager de reconstituer sa fertilité ou de gommer
des erreurs de jardinage. C'est une pratique à conseiller,
par exemple tous les 10 ans.
Gazon
Les autres engrais naturels
Tous les produits décrits ci-dessous sont vendus dans le
commerce et sont tous des engrais naturels. Cependant
lisez bien les étiquettes pour vous assurer qu'ils ne sont
pas mélangés à d'autres produits. Il existe des normes
qui garantissent que le produit est utilisable en agricul-
ture biologique. Cependant, si vous possédez la matière
première ou avez La possibilité de vous en procurer, il est
tout à fait possible de fabriquer vous-même l'un de ces
produits. Par exemple, broyez les cornes et les sabots de
vos animaux d'élevage et utilisez-les comme engrais mé-
langés à la terre du jardin lors de la plantation, ou met-
tez-les au compost s’ils ne sont pas assez fins ; procédez
de la même manière pour les os.
® Le guano marin (1): ce produit est issu des
fientes d'oiseaux de mer, il est naturellement riche en
azote et en phosphore. On trouve également du guano de
chauve-souris dans Le commerce.
& Les algues (5): on trouve les algues vertes sé-
chées qui sont cueillies en pleine mer. Elles se sont
nourries de sels marins que l'on retrouve dans leur com-
position. Après récolte, elles sont séchées puis réduites
en poudre. Elles stimulent la croissance et renforcent la
résistance aux maladies.
Il y a également les algues marines calcaires (maerl)
qui sont récoltées le long des côtes bretonnes. Elles sont
réduites en une poudre grisâtre qui peut être utilisée pour
la désacidification des sols trop acides, et qui stimulera
vos plantes grâce à ses teneurs en calcium, magnésium
et oligo-éléments. Elle favorise également l'activité bac-
térienne du sol. On peut aussi saupoudrer le feuillage
avec ce produit. L'extrait d'algues marines est vendu sous
forme de poudre ou de liquide et il est fabriqué à partir
d'algues vertes. C'est un bon engrais foliaire, qui améliore
également les mécanismes de défense des plantes contre
les parasites, La sécheresse et le gel.
G) La farine d'arêtes de poissons : riche en phos-
phore, elle est bénéfique au développement des racines et
à la fructification. Elle renforce la résistance des végétaux
aux maladies et au gel.
® La corne torréfiée : la corne torréfiée ou poudre de
corne est une farine de cornes et de sabots de bovins et
de caprins. Elle est composée d'azote (environ 13-14 %|
et de nombreuses matières organiques. C'est un engrais
à décomposition très lente, que l'on utilise souvent à la
plantation. Pour cela, il faut L'enfouir dans Le trou de plan-
tation en le mélangeant à la terre de jardin.
Le sang desséché : vendu sous forme de farine, il
contient environ 13 % d'azote organique. Il stimule l'en-
racinement, renforce les tiges et aide au développement
du feuillage.
La poudre d'os : cette poudre contient de l'azote,
du calcium et du phosphore. Elle s'utilise comme un en-
grais mais sert également d'activateur de compost
& La cendre de bois (5) : c'est une excellente source
de potassium et de calcium, mais aussi de phosphore et
de magnésium, que l'on mélange à la terre du jardin après
l'avoir laissée reposer dans un contenant. Veillez à ce
que le bois utilisé soit un bois non traité car les matières
toxiques se retrouvent dans les cendres. N'en abusez pas
si votre sol est déjà trop calcaire. La cendre sert égale-
ment d'antilimaces, car une barrière de cendre de bois
entre vos rangs de légumes empêche les limaces et les
escargots de passer.
Nourrir et protéger les plantes
"^unns macération, décoction, infusion» sont des engrais
-^naturels à base de végétaux, que Ion peut faire soi-même
-. avec des plantes ramassées au jardin ou dans la campagne,
ou que Ion peut acheter tout prêts selon les typesi Ces engrais
végétaux stimulent la croissance grâce à lapport de sels
minéraux et doligo-éléments, et renforcent également les défenses
immunitaires des plantes.
Comment ça marche ?
Avant toute chose, il est essentiel de mettre l’accent sur
une notion qui évitera toute ambiguïté et empêchera le
jardinier d’aller au-devant de bien des désillusions : l'uti-
lisation de préparations à base de plantes afin de fertiliser
ou de soigner des plantes ornementales, potagères ou
fruitières ne peut être envisagée que dans le cadre d'un
jardinage biologique plus général
Infusions, purins, macérations ou décoctions, peu im-
porte : quelles que soient les préparations envisagées, les
plantes « soignantes » ne seront d’une véritable efficacité
que si elles viennent en complément de certaines autres
techniques spécifiques à la culture biologique.
Des techniques respectueuses
de l’environnement
Le jardinier devra donc mettre en œuvre ces diverses
techniques respectueuses de la nature avant de pouvoir
utiliser à bon escient certaines plantes pour en fertili-
ser ou en soigner d’autres. Parallèlement, il devra aussi
tendre à un équilibre le plus harmonieux possible entre
les différentes chaînes d'êtres vivants présents dans le
jardin. Et cela même si cet équilibre reste toujours fra-
gile, en raison des conditions climatiques, de la pollution
de l'air et des sols, d’une éventuelle proximité de cultures
conventionnelles ou raisonnées...
Parmi les principales techniques biologiques à mettre
en œuvre, le jardinier pourra donner la priorité aux tra-
vaux suivants :
- la plantation de végétaux (fleurs, arbustes...) indi-
gènes adaptés aux sols et aux conditions climatiques lo-
cales, mais aussi celle de variétés anciennes appropriées
aux conditions locales (la terre, le climat...) ;
- la création de zones destinées à attirer, abriter,
nourrir et abreuver les animaux utiles au jardin ;
- Célimination systématique des plantes malades ;
- la réalisation d'un compost ;
- la fertilisation naturelle des plantations ;
- au potager, la bonne association des légumes, en
tenant compte des bénéfices que l’on peut tirer en asso-
ciant des plantes amies, ainsi qu'une bonne rotation des
cultures
L'apport des préparations élaborées à base de
plantes soignantes est donc une technique supplémen-
taire tout à fait adaptée aux préceptes du jardinage bio-
logique. Associée aux autres procédés spécifiques au bio,
elle permet d'obtenir des végétaux sains. Cerise sur le
gâteau : ces végétaux présenteront une infinité de quali-
tés ornementales, olfactives, visuelles, nutritionnelles ou
encore gustatives. Qualités essentielles qu'aucune plante
traitée chimiquement ne sera à même d'offrir. Une fois
de plus, si le jardinier respecte la nature, celle-ci le lui
rend bien !
Plantes fertilisantes et plantes soignantes
Priorité à la fertilisation
Les plantes fertilisantes sont surtout intéressantes par
leurs apports en minéraux et en oligo-éléments. Parmi
d'autres, L'ortie est une plante fertilisante type et le purin
d’ortie en est une application bien connue. Très riche en
azote, mais aussi en calcium et en potassium, ce célèbre
purin, de plus en plus utilisé par les jardiniers biologiques,
permet de résoudre pas mal de problèmes provoqués par
un cruel manque d’éléments nutritifs.
Même si l'utilisation d'un purin nutritif [un purin d'or-
tie particulièrement riche en azote, un purin de consoude
très riche en potasse...) est tout à fait compatible avec les
principes du bio, il faut cependant souligner que cette uti-
lisation déroge à l'un des fondements du jardinage et de
L’agriculture biologiques, qui veut que l'on nourrisse les
sols plutôt que directement les plantes. Pour respecter
ce principe, les composts sont parfaits, les vers et autres
organismes vivants dans le sol se chargeant de libérer
progressivement du compost les éléments nutritifs indis-
pensables aux plantes.
Les purins travaillent d'une manière quelque peu
différente. Pour efficaces et biologiques qu’ils soient, ils
ne peuvent donc pas être appliqués trop systématique-
ment et surtout pas de manière répétée. De même, ils ne
peuvent pas devenir les outils d une «course au rende-
ment ». Ils servent plutôt à résoudre certains problèmes
ponctuels et, dans ce rôle bien spécifique, ils sont d'une
exceptionnelle efficacité.
O Des soins avant tout
La majorité, pour ne pas dire la totalité, des végétaux
contiennent des substances actives qui sont notamment
mises en valeur par les adeptes des médecines douces
et naturelles.
Si de nombreuses plantes sont désormais solidement
intégrées à la pharmacopée humaine, avec des résul-
tats souvent excellents, il faut aussi savoir que certaines
d'entre elles peuvent efficacement soigner d’autres végé-
taux. Place, donc, aux plantes soignantes !
Extraites grâce à des décoctions, des macérations
ou des infusions, ces substances actives bénéfiques ren-
forcent sensiblement la santé générale des plantes et les
aident à affronter les maladies, les conditions de culture
plus difficiles ou plus rudes, les ravageurs, les aléas cli-
matiques (sécheresse...), etc.
[Cultiver, récolter, conservei
Afin d'utiliser des plantes dont la teneur en substances
bénéfiques est la plus élevée possible, il est impératif de
respecter certaines règles essentielles.
® Peut-on les cultiver ?
Si vous envisagez de cultiver vos plantes soignantes
dans votre jardin, sachez que ce type de culture présente
quelques avantages non négligeables. À commencer par
le fait que cela permet de créer et de conserver un certain
équilibre biologique au sein de votre parcelle et que votre
lieu de récolte est aussi proche que facile d'accès.
Une précision toutefois : la terre du jardin potager
ne convient malheureusement pas à toutes les espèces.
Bien sûr, vous pourrez tout de même les planter, mais
votre sol, mal adapté, fournira des végétaux aux proprié-
tés amoindries. Par« sol mal adapté », on n'évoque pas
uniquement une terre pauvre ou déséquilibrée : un terrain
trop riche fournira des plantes nettement moins intéres-
santes. Elles seront en effet plus pauvres en parfum et
moins généreuses en principes actifs.
Reste une grande question : en dépit des avantages
indéniables de ce type très spécifique de culture, est-il
vraiment intéressant de cultiver des plantes soignantes
dans son jardin ? La question mérite d'être posée lorsque,
en lisant une étude officielle américaine, on se rend
compte qu'une plante cultivée contient jusqu'à 180 % de
vitamine A, 150% de calcium et 80% de vitamine C en
moins (!) qu'une plante sauvage...
G) Pour une conservation longue durée
Les plantes que l'on fera sécher doivent être suspendues
ou étalées dans un endroit aéré et chaud (mais à une tem-
pérature inférieure à 30 OC. Une température supérieure
détruirait les substances actives). En cours de séchage,
il est conseillé de retourner les plantes à deux ou trois
reprises pour éviter tout risque de moisissure. On se rend
compte que les plantes sont sèches lorsqu'elles cassent
à la manipulation.
Une fois bien sèches, elles doivent être conservées
dans un endroit sec et abrité du soleil. Elles peuvent être
stockées dans des sacs en tissu, dans des caisses en bois
(à condition que le bois soit non traité et propre), dans des
bocaux en verre coloré, etc. Quel que soit le contenant,
celui-ci doit filtrer le plus de lumière possible, car celle-ci
détruit progressivement Les principes actifs des plantes
stockées.
La décoction
Préparer me décoction n'a rien de compliqué.
La première étape consiste à couper les plantes
le plus fmement possble, ce qui facilitera l'extraction
des substances actives.
Celui-ci étant terminé, la préparation doit être
portée à ébuliton, ptus frémir pendant 30 à
40 mm u tes, dans un récpient non couvert
Une précaution la composition d'une décoction ne
reste jamais stable très longtemps C'est pourquoi
cette préparation doit être utilisée rapidement et, en
tout cas, dans les trois à quatre semâmes suvant
son élaboration.
a Il n'y a plus ensuite, qu’à les faire tremper dans
™"de l'eau, en respectant des proportions eau/plan tes
qui varient selon le végétal utiksé. Mais pas n'mporte
quelle eau ! L'eau du robinet, traitée chmquement,
ne convient pas. Il faut lu préférer l'eau de pkue
ou encore mieux, l'eau de source. Ce trempage doit
durer 24 heures.
^j| À ce stade, elfe a ben mérité un peu de repos :
accordez-lui un tour dhorloge (soit 12 heures
ou, sj vous préférez, toute une nuit) avant de la
filtrer soigneusement.
L'nfùsion est
aussi simple que la
décoction, a/ec des
proportions eau/
plantes identiques.
Io aussi, les plantes
doivent être découpées
très freinent, pus
nxses dans un récrient
non métallique.
'infusion
Il suffit ensuite de verser de l’eau boulante
sur les plantes, de couvre le récpent de son
couverde et de laisser rfuser le tout jusqu’à ce que
l'eau soit froide.
Cette nfusion doit reposer 24 heures avant
d’être fitrée. Sa conservation est plus courte que
celle d'une décoction : elle doit être utilisée dans
les jours qui suivent sa préparation.
En pratique
La macération
Le travaJ de préparation est le même que pour la décoction
ou l'ofusKXi : les plantes doivent être très finement découpées
avant d'être mises à tremper dans de l'eau froide (de l'eau
de plue est parfaite) pendant une période comprise entre
un et trois jours (sort 24 à 72 heures), & possible au soleil :
la préparation n’en sera que plus efficace.
Il est essentiel de ne pas dépasser trois jours de trempage.
Passé ce délai, les bienfaits nsectodes de la préparation
commencent à s'estomper
3
Une bonne récolte en trois points
1. Il est évident qu’il ne faut pas cueillir des plantes
qui ont été contaminées par des substances chimiques
ou des OGM. Il faut donc éviter de les récoltera la
lisière des champs cultivés ou à la limite des parcelles
de plantations OGM. De même, le bord des routes et
des zones industrielles est à proscrire : la pollution
atmosphérique et des sols y est trop importante.
2. Les plantes récoltées doivent être saines et
vigoureuses. Les végétaux jaunis, brunis ou fanés
ne trouvent aucune place ici.
3. Pour une question d’efficacité, la récolte ne peut
pas être effectuée n'importe quand, car les végétaux
ne disposent d'une quantité optimale de principes
actifs que pendant certaines périodes de l’année. Le
mieux est de réaliser la récolte par temps sec, quand
le taux d'humidité est faible et que la rosée matinale
n'est plus qu'un souvenir. Dans le même ordre
d'idées, il est aussi préférable de ne pas récolter après
une période pluvieuse : gorgées d’eau, Les plantes
récoltées sont alors difficiles à faire sécher.
Parties de la plante Période de récolte
Graines Au moment où elles commencent à se détacher.
Racines Pendant la période hivernale. La plante est au repos et elle y concentre ses principales réserves.
Feuilles Peu avant la floraison. Dans la journée, il est conseillé d'attendre la disparition de la rosée matinale (elles sont alors bien gorgées de sève).
Fleurs Après la rosée. Le mieux est de les récolter juste avant l'ouverture des boutons floraux.
Le purin
La préparation est également différente. la, tes plantes (ou, en
tout cas, tes parties a utiser) doivent être hachées et enfermées
dans un sachet perméable qui jouera un rôle de filtre à la fin de la
fermentation. Une seule exception à cette règle : l'ortie s’utfce entière.
Les proportions à respecter sont fades à retenir : I faut compter
200 g de plantes séchées ou 1 kg de plantes fraîches pour 10 litres
d'eau (iq aussi, I faut privilégier l'eau de plue ou de source et éviter
les eaux traitées par te chlore ou trop cale ares). Ne pas oubter de
tester te sachet contenant les plantes d'un poids, afn qui ne remonte
pas à la surface
Le matériel nécessare à
la réalisation d'un pum
est un peu plus spécifique
que pour ire décoction,
une nfusion ou ire
macération. Seuls des
réeptents en jès ou
en bois, éventuellement
en tôle émaillée
ou en rcw, conviennent
Ji Le fumet s caractéristique du purn va s'élever
du récipient au bout de quelques jours seulement
(ce sera un peu plus rapide par temps chaud). En
fonction de la chateuc i faut une à deux semanes
pour que le purn ne produise plus de baies. C'est
le moment de retrer le sachet de plantes du
récipient
□
Le récipient doit être
couvert, mas pas de
manière totalement
hermétique : Car doit
pouvor crciiec Un
brassage quotdcn
permettant de face
tourner le sachet dans
l'eau est essentiel
La dation des puons vane d'une utilisation à l'autre.
D'une mantere générale, on peut cependant dre que
tes pems destinés à être pulvérisés sur le fculage
des plantes à trader doivent être plus dlués
que tes purns destinés aux sols et aux racres.
Une importante précision à ce sujet : il ne faut
jamais apporter de punn par temps ensoleillé
ou sir un soi sec.
En
purin
Dilution J Partie utilisée J Concentration 5
Toute la plante
fraîche
300 g/litre
Toute la plante
sèche
30 g/litre
Elle peut être pulvérisée sur les j
framboisiers (pour combattre
l'acarien du framboisier!, sur '
les choux (au printemps et en !
automne, pour combattre l'altisel, !
sur le prunier (après la chute d
des pétales, pour combattre
l'hoplocampel...
Mariages
heureux
Utilisations
En
infusion
En
décoction
Pure Fleurs sèches
150 g/litre
La camomille romaine peut
être pulvérisée sur les jeunes !
plants pour combattre de
nombreuses maladies, mais
aussi sur les châssis des couches d
pour y entraver la formation de
moisissures.
Au potager, elle peut être plantée près des choux : elle en éloigne la piéride.
L'absinthe peut être pub/érisée au
printemps pour traiter la rouille
du groseillier, pour combattre
fourmis, chenilles et autres
pucerons.
absinthe
Artemisia absinthium
Fam. : Astéracées
Absinthe suisse, armoise amere, herbe
des vierges, herbe aux vers, aluyne...
achillee
millefeuille'
Achille# millefolium
Farn. ; Astéracées
He^ aux
^^e-vlnus, herbe de la Saint-Jean,
sLt-Joseph, herbe à dinde
Dilution J Partie utilisée { Concentration } Utilisations
En macération 10 cl/Utre Fleurs sèches 20 g/litre L'achillée millefeuille peut être pulvérisée préventivement sur toutes les plantes pour combattre les maladies cryptogamiques (c'est-à-dire des maladies causées par un champignon ou un autre organisme filamenteux parasite. Ces maladies représentent environ 90 % des maladies des végétaux.
En décoction Pure Fleurs fraîches 100 g/ litre Elle peut arroser le compost pour en activer la décomposition. Elle aide aussi à la minéralisation du calcium et du potassium dans la matière organique en fermentation. De ce fait, elle contribue à fournir au sol un humus riche en éléments parfaitement assimilables.
En infusion Pur Feuilles fraîches 150 g/litre Elle peut préventivement être pulvérisée sur les tomates et les céleris pour éviter l'apparition des septorioses (des maladies fongiques des végétaux). Elle peut aussi être pulvérisée sur les arbres fruitiers et les vignes pour combattre la rouille, l'oïdium ou la tavelure. Dans ce cadre, elle retarde et diminue les traitements à base de soufre.
Mariages heureux L'achillée millefeuille peut être plantée au cœur de massifs de plantes aromatiques, potagères ou médicinales : elle permet d'accroître les qualités gustatives et aromatiques des plantes qu'elle accompagne. Elle leur permet aussi de mieux résister aux attaques d'insectes.
Utilisations
décoction
Mariages
heureux
Dilution J Partie utilisée J Concentration
Allium sativuw
Fam. : Alliacées
Thériaque des paysans, thériaque
des pauvres...
8 à 10 cl/litre Bulbe haché 75 g/litre L'ail peut être pulvérisé sur les fraisiers début mai, à raison de 3 pulvérisations à 3 jours d'intervalle chacune. Une pulvérisation après récolte peut aussi être effectuée. Ce traitement permet de lutter contre les maladies cryptogamiques : la cloque et la pourriture grise.
20 cl/litre Bulbe haché 100 g/litre L'ail fait un excellent trempage pour les graines afin de les aider à lutter contre les maladies cryptogamiques.
Pure Bulbe haché 100 g/litre L'ail peut être pulvérisé sur les choux [pour lutter contre la piéride|, sur les framboisiers, fraisiers et groseilliers (contre le puceron et l'acarien du framboisieri et sur les pommiers (contre le carpocapse, un insecte dont la larve se développe à l'intérieur des fruits). Enfin, il peut aussi être pulvérisé sur le sol pour combattre les larves de taupin.
Au potager, L'ail peut être planté à proximité immédiate des fraisiers ou des tomates, car
il protège ces derniers du tétranyque tisserand, un acarien parasite. Et dans le verger,
l'ail planté près des arbres fruitiers préservera ceux-ci des insectes suceurs, lia aussi
la réputation de protéger efficacement le pêcher de la cloque.
BARDANE
Utilisations
Des feuilles de bardane séchées disposées en paillage autour des pieds de pomme de terre
limitent l'apparition du mildiou. En effet, la bardane a la capacité de concentrer les ions de
cuivre et se révèle donc un excellent fongicide.
Mariages
heureux
Dilution J Partie utilisée J Concentration
Arctium lappa
Fatn. : Astéracées
Bouillon noir, napolier, glouteron,
gratteau, herbe à teigne, oreille de géant.
En
macération
! 5 cl/litre 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Toute la plante fraîche, avant floraison 100 g/litre Elle peut être pulvérisée contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate. Un léger problème, cette macération, contrairement à la plupart des autres, a vraiment une odeur désagréable de purin.
! 25 cl/litre 1 1 1 1 1 1 . « Toute la plante fraîche, avant floraison 100 g/litre En pulvérisations sur les plantes chétives, cette préparation les stimulera et les aidera à reprendre un bon développement.
bouleau
blanc
Betula pendula
Fam. : Bétulacées
Aulne blanc, bois à balais, arbre de la
sagesse...
Utilisations
20 cl/litre
100 g/litre
Feuilles fraîches
Le bouleau blanc peut être
pulvérisé sur les arbres fruitiers J
un peu avant la floraison et de J
préférence par temps humide. j
Ce traitement est efficace
contre la tavelure. Il faut
cependant souligner qu'il s'agit !
exclusivement d'un traitement
préventif, qui n'a aucune réelle !
efficacité si la maladie est déjà !
présente.
En
purin
Dilution J Partie utilisée J Concentration J
En
infusion
En
décoction
CAMOMILLE
ROMAINE
Chamaemelum nobiïe
Fam. : Astéracées
Camomille noble, camomille odorante,
anthémis odorant, camomille d Anjou-
Dilution । Partie utilisée । Concentration '
Utilisations
macération
Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 150 g/litre La camomille romaine peut arroser le compost afin de lutter j contre la pourriture dans le tas. !| Parallèlement, elle active la vie ! bactérienne.
Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 50 g/litre Elle peut être pulvérisée sur les ! légumes tout au long de l'année ! pour donner de la vigueur aux J plantations. Elle a le même effet J lorsque les semences y sont trempées.
: 10 cl/litre । । । । Fleurs sèches 50 g/litre Pulvérisée sur les fèves, la camomille pemet de lutter contre ! les pucerons. 1 1 1 1
! 10 cl/litre 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 20 g/litre Une pulvérisation de camomille ! sur les céleris permet de lutter !| contre l'oïdium. 1J 1 1 1 1 1
Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Fleurs sèches 150 g/litre La camomille romaine peut être pulvérisée sur les jeunes ! plants pour combattre de nombreuses maladies, mais aussi sur les châssis des couches ! pour y entraver la formation de ! moisissures.
Mariages
heureux
La présence de camomille romaine à proximité des choux et des oignons permet, paraît-il,
d’obtenir de meilleurs rendements. La plante possède encore la réputation d'augmenter la
teneur en huiles essentielles des menthes près desquelles elle est plantée.
CAPUCINE
iropœeolum m%jus
Fam. : Tropéolacées
Fleur d'amour, cresson d'Inde, cresson
du Mexique, mastouche...
Utilisations
150 g/litre
infusion
Mariages
heureux
La capucine peut servir au
brossage et au lavage des arbres
fruitiers. Ce qui permet de lutter
contre le chancre. La préparation
peut aussi être pulvérisée au
printemps sur ces mêmes arbres
afin de faire un sort au puceron
lanigère.
Une autre manière d’éloigner le puceron lanigère consiste à planter des capucines au pied
des arbres (notamment les hêtres, les pommiers...) : ce serait l’odeur de la fleur qui gênerait
les insectes. La capucine peut aussi être installée au pied des pêchers pour les protéger de la
cloque.
Au potager, elle trouve sa place à proximité du chou brocoli, du haricot ou de la fève : elle
les protège du puceron noir, en les attirant sur elle. Petite astuce 100 % bio : en laissant les
pucerons sur les capucines (à condition que celles-ci soient assez nombreuses), il se crée ainsi
un véritable garde-manger pour auxiliaires du jardinier ; les coccinelles, par exemple, en sont
particulièrement friandes.
Pure Feuilles et fleurs
fraîches
[ Dilution J Partie utilisée J Concentration [
Avant toute chose, il faut savoir que les variétés à fleurs jaunes sont à privilégier : elles seraient plus efficaces que les
autres variétés pour combattre les parasites.
Utilisations
Dilution [ Partie utilisée J Concentration J
Écorces broyées
100 g/litre
Pure
L'infusion d'écorces de chêne
peut être puh/érisée sur quasi
toutes les plantes. Ce traitement
permet de prévenir l'apparition
de nombreuses maladies.
CHÊNE
PÉDONCULÉ
Guère us robur
Fam. : Fagacées
Chêne blanc, gravelin, châgne...
En
infusion
En
purin
10 cl/litre
Feuilles sèches
et écorces broyées
150 g/litre
Il peut utilement servir à
l'arrosage des arbres fruitiers
et des légumes du potager :
cela stimule la résistance
des végétaux ainsi traités aux
maladies. Là aussi, il s'agit d'un
traitement préventif.
En
mulch
Mélange
de feuilles
et decorces
Ce mulch fait fuir les chenilles,
larves de hanneton et autres
limaces. D'autre part, un mulch
de feuilles de chêne stoppe net
la ponte des taupins.
CONSOUDE
Utilisations
purin
mulch
Mariages
heureux
symphytum uplandicu^
Fam. : Boraginacées
Dilution J Partie utilisée J Concentration
10 d/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre La consoude de Russie peut être pulvérisée sur tous les végétaux en cours de croissance afin de combler leurs éventuelles carences en azote organique et/ ou en potasse.
10 d/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut servira arroser les tomates, mais sans dépasser 50 cl/jour. Cela favorise la croissance des plants.
5 cl/litre Fleurs, tiges et feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut servir à arroser choux et céleris. Ne jamais dépasser un arrosage hebdomadaire. Cette opération favorise la croissance des végétaux. Toujours dans le même but, un purin jeune (entre 25 et 50 cl/litre - fleurs, tiges et feuilles fraîches - 100 g/litre), peut arroser la terre autour des plantes ornementales et d'intérieur.
On peut utiliser les feuilles de consoude en mulching protecteur et nourricier sur bien des plantes. Cette technique est intéressante pour les plantes aux racines superficielles risquant d'être endommagées par le binage.
Si le jardin est bordé par un terrain négligé envahi de mauvaises herbes, il peut être utile de
planter de la consoude, qui fera barrage à l’envahissement par des herbes indésirables venant
de 1‘extérieur. Conseil de plantation : un plant de consoude tous les 30 cm, sur 2 ou 3 rangs.
FOUGERE
MÂLE
Dryopteris filix-mas
Fam. : Polypodiacées
Mains de Saint-Jean, porte-aigle, fayere
faussette...
****
Dilution J ! Partie utilisée J [ Concentration ] J Utilisations '|
En b macération |i 11 11 11 11 11 11 ’i Pure Feuilles sèches 10 g/litre La fougère mâle peut être utilisée '| toute l'année en brossage ou J en pulvérisation sur les troncs, ! branches et tiges des arbres. ! Le p uc eron la ni g ère a h orreu r ! de cela •
! En purin 11 II 11 11 II II 1 II 11 II II 1 h 11 F i 11 11 |i |i । li h |i |i |i 11 1 11 1 1 li Pur Feuilles fraîches 100 g/litre Elle peut être pulvérisée préven t ivem en t sur d e n om breu x ! 1 végétaux afin d'éviter l'apparition ! de rouille ou de maladies cryptogamiques. Il est aussi possible de la pulvériser sur le ! sol pour lutter contre les limaces ! et résoudre certaines carences ! en magnésium ou en potasse. ! Enfin, ce même purin peut encore être pulvérisé pendant ! la période hivernale, avant que U les bourgeons commencent à il gonfler, sur toutes les cultures J pour traiter les attaques de cochenilles et de pucerons lanigères. Pour être efficace. !| ce dernier traitement doit être !| répété 4 ou 5 fois. !|
I1 1 11 11 ri |i II |i 10 cl/litre Fleurs fraîches 100 g/litre Une pulvérisation au début du printemps sur l'ensemble ! des cultures prévient l'apparition 1 et l’invasion des pucerons.
lierre
Utilisations
100 g/litre
Feuilles fraîches
Pure
Le lierre joue le rôle d'insectifuge
et d'insecticide contre les
acariens, les aleurodes et les
pucerons. Cette décoction est
d'ailleurs très efficace contre
ces derniers.
En
décoction
Dilution î Partie utilisée J Concentration [
U ';‘yî
[à.'T \
,.*u
En
purin
5 cl/litre
Feuilles fraîches
hachées
100 g/litre
Insectifuge et insecticide plus
puissant que la décoction, ce
purin doit être appliqué par
pulvérisation tous les cinq jours
environ.
Attention, pendant la
fermentation, des bulles blanches
vont apparaître, qui n'ont rien à
voir avec le processus. IL s'agit
simplement d'une réaction
de la saponine contenue dans
les feuilles.
Hedera hélix
Fam. : Araliacées
Couronne de terre, courroie de Saint-
Jean, bourreau des arbres...
infusion
OIGNON
Allium cepa
Fam. : Alliacées
Oignon des cuisines, oignon des jardins.-
Dilution ; Partie utilisée , Concentration ,
Utilisations
macération
Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 Tout le bulbe 20 g/litre Pour lutter contre le mildiou et II l'oïdium, l’infusion d’oignon est II pulvérisée pendant une semaine il sur les plantes atteintes, une fois II par jour, un jour sur deux.
Pure 1 1 1 1 1 1 1 1 a l i i a i a a Bulbe 650 g/litre Cette infusion se réalise en ajoutant à l'oignon haché 50 g il d’ail haché. Elle est très utile il en prévention des maladies cryptogamiques. En période chaude et humide, propice à leur apparition, il faut donc II pulvériser l’infusion une fois par II jour pendant une semaine sur I les végétaux à protéger.
5 cl/litre Pelures d'oignon 30 g/litre L'oignon peut être pulvérisé contre le ver de la carotte. 1
Au potager, l'oignon et la carotte se protègent mutuellement contre la mouche de l'oignon
et le ver de la carotte. Au verger, l’oignon protège le pêcher de l'apparition de la cloque.
Mariages
heureux
Dilution J Partie utilisée J Concentration J
Utilisations
En
macération
2 à 3 jours
2 cl/litre
100 g/litre
100 g/litre
Toute la plante
fraîche
L'ortie peut être pulvérisée
sur les feuilles et les rameaux
des plantes avant l'éclosion
des bourgeons, au début de
l'apparition des jeunes feuilles.
Cela aide les plantes à lutter
contre les acariens et les
pucerons.
12 heures
maximum
5 cl/litre
L'ortie peut aussi être pulvérisée
sur les rameaux des poiriers
pour lutter contre le psylle, un
minuscule insecte ressemblant
à la cigale. Pour être efficace, ce
traitement doit être effectué au
moins deux fois par semaine.
En
infusion
Pure
En
purin
Toute la plante
fraîche
Pure
2 heures
maximum
Toute la plante
fraîche
100 g/litre
L'ortie peut être pulvérisée sur les
feuilles des rosiers pour renforcer
leur résistance aux pucerons. Si
les attaques de pucerons sont
violentes, il ne faut pas hésitera
répéter ce traitement 2 ou 3 fois
par semaine.
Feuilles et tiges
fraîches
200 g/litre
L'ortie peut encore être pulvérisée
sur les jeunes plants de chou
pour combattre le charançon
gallicole.
100 g/litre
Le célèbre purin d'orties peut
être utilisé de quatre manières
différentes, mais toujours sur
les mêmes bases de dilution.
Il peut servir à arroser les
pommes de terre pour combattre
le doryphore ; à arroser les
tomates et les pommes de
terre pour prévenir le mildiou ;
il peut servira l'arrosage des
jeunes plantations pour stimuler
leur croissance ; et il peut être
pulvérisé sur les rameaux
et les bourgeons pour éviter
la chlorose des feuilles.
En
fertilisant
L'ortie peut aussi être employée comme un activateur de compost ou comme fertilisant au
verger et dans le potager : il suffit d'y planter quelques touffes d'orties [leur nombre dépendant
de la taille du verger ou du potager) pour obtenir un effet fertilisant non négligeable.
5 cl/litre
Toute la plante
fraîche
urtica dioica
Fam. : Urticacées
Ortie brûlante, ortie méchante, grande
ortie, ortie gringe...
ORTIE
PISSENLIT
Utilisations
Taraxacum officinale
Fam. : Astéracées
Couronne de moine, laitue de chien,
liondent, salade de taupe, dent-de-hon,
tête de moine, sou d'or, pichaulit...
Dilution J Partie utilisée J Concentration
En infusion Pure Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Le pissenlit peut être pulvérisé sur l’ensemble des cultures afin de renforcer la résistance des végétaux face aux attaques de champignons.
En purin Pur Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Le pissenlit est recommandé au printemps pour l'arrosage des sols autour de toutes les plantations pour stimuler la croissance des végétaux.
En purin dilué 20clAitre Plante entière en fleur, dont la racine fraîche 100 à 200 g/litre Un arrosage du sol et de toutes les plantes stimule la croissance de ces dernières. Ce purin peut utilement être intégré en quantité dans un compost.
PYRETHRE
t de dalmatie
ranacetum cinerarilfohuin
Fam. : Astéracées
Chrysanthème insecticide, tanaisie a
feuille de cinéraire
raifort |
ArMoracia rusticanœ
Fam. : Brassicacées
Cresson de Bretagne, grand raifort
moutarde des Allemands, moutarde
des Capucins, radis de cheval, cran de
Bretagne-
Dilution j Partie utilisée J Concentration [
Utilisations
En
décoction
30 g/litre
Le raifort peut préventivement
être pulvérisé sur les fleurs et les
arbres fruitiers (fruits à noyaux et
à pépins) afin d'éviter l'apparition
de la moniliose. Encore appelée
pourriture des fruits, il s'agit d'un
champignon ravageur qui peut
mettre une récolte à mal. Cette
maladie apparaît généralement
au printemps, favorisée par un
climat humide.
En
infusion
Mariages
heureux
Le raifort planté à proximité immédiate des pommes de terre a la réputation de rendre ces
dernières nettement plus vigoureuses et plus résistantes aux attaques de doryphores.
Pure
Racines et feuilles
fraîches
Pure
Racines et feuilles
fraîches
Pure
30 g/litre
30 g/litre
Utilisation identique à celle
de la décoction non diluée.
Racines et feuilles
fraîches
Le raifort peut aussi servir
au trempage des grainesafin
de les protéger de la maladie
du pied noir.
Pure
Feuilles fraîches
200 g/litre
Employée pure, cette préparation
plus concentrée que l'infusion
permet de lutter contre les
pucerons et les chenilles
(notamment la teigne du poireau
et le ver de la pomme). Elle se
pulvérise sur les végétaux atteints
tous les trois ou quatre jours,
pendant deux semaines. C'est
également un excellent anti-
limaces.
Quelques feuilles de rhubarbe enterrées entre les plants de choux permettent de lutter contre
la pourriture grise.
En
macération
Mariages
heureux
En
infusion
Pure
150 g/litre
Feuilles fraîches
L'infusion non diluée de
feuilles de rhubarbe permet de
repousser les pucerons et la
teigne du poireau. Pour cela, il
faut pulvériser le feuillage des
légumes atteints tous les trois
ou quatre jours, pendant
deux semaines. En prévention,
elle évite l'apparition de la hernie
du chou (à pulvériser un mois
après la plantation des végétaux!.
Dilution
Partie utilisée J Concentration J
Utilisations
RHUBARBE
Rheum palmatum
Fam. : Polygonacées
Rhubarbe palmée, rhubarbe de Chine,
rhubarbe de Moscovie...
SAPONAIRE
Saponaria officinalis
Fam. : Cary ophyl lacée s
Savon de fosse, herbe à savon,
saponnière, herbe à foulon...
Dilution J j Partie utilisée J [ Concentration ! Utilisations d
En infusion Pure Feuilles et tiges fraîches 100 g/litre La saponaire passe pour être J un insecticide très efficace contre les pucerons. Elle permet 1 de limiter efficacement les pullulations d'insectes.
En purin 10 cl/litre Feuilles et tiges fraîches 100 g/litre Même vocation que l’infusion, J mais plus concentrée. Attention 1 aux bulles blanches qui se forment pendant la fermentation, 1 elles n'ont aucun rapport avec le ; processus et ne doivent donc pas j être prises en compte.
SAUGE
OFFICINALE
Sa/via officina/is
Fam. : Lamiacées
Sauge de Grèce, grande sauge, herbe
sacrée, thé de Provence...
Utilisations
Mariages
heureux
En
infusion
En
macération
Dilution J Partie utilisée { Concentration J
10 clAitre 1 1 a a i 1 l Feuilles et fleurs fraîches 100 g/litre L’infusion diluée de sauge est un très bon insectifuge : elle a une action répulsive contre les acariens, la mouche de la carotte et la piéride du chou, notamment
10 clAitre । • Feuilles et fleurs fraîches 100 g/litre La pulvérisation de cette préparation sur les plants de pomme de terre les protège contre le mildiou.
Un plant de sauge installé près des rosiers fera fuir efficacement les pucerons. D'autre part,
les limaces n'apprécient guère la sauge : elle peut alors être utile comme répulsif pour
les jeunes pousses de légumes.
SOUCI
Utilisations
100 g/litre
Le souci peut arroser les tomates,
les choux... qui sont en début de
croissance. Cet arrosage stimule
la croissance des végétaux
traités. Ce traitement est plus
efficace s’il est effectué après
la pluie.
Calendula officinal)s
Fam. : Astéracées
Souci des jardins
Entre
5 et 10 d/litre
Plante entière,
après la floraison
Dilution J Partie utilisée J Concentration
SUREAU NOIR
Sambucus nigra
Fam. : Caprifoliacés
Sambuc, sur au, arbre de Judas, gran
sureau, sambéquier, seuillet...
En
purin
En
décoction
Dilution j Partie utilisée [ Concentration ! Utilisations J
Pure Feuilles et tiges fraîches 150 g/litre Le sureau noir peut être pulvérisé ! sur les carottes (pour lutter contre la mouche), sur Les rosiers ! Ipour lutter contre le mildiou) ! et sur r ensemble des cultures ! pour contrer chenilles et autres ! pucerons.
Pur Feuilles fraîches uniquement 200 g/litre Il est possible d'en arroser toutes ! 1 les cultures pour éloigner taupes !| et mulots. Le p lu s eff ic ac e e st ! 1 de verser ce purin directement ! ! dans les trous des galeries et de recommencer cette opération à plusieurs reprises, !| à deux jours d’intervalle entre ! J les arrosages.
décoction
TANAISIE
Tanacetum vulgare
Fam. : Astéracées
Herbe amère, barbotine, sent-bon, herbe
de saint Marc, herbe du bon chasseur...
Dilution , Partie utilisée ; Concentration ;
Utilisations
infusion
En
macération
purin
Pure Fleurs séchées 30 g/litre La tanaisie peut être pulvérisée I sur toutes les cultures. Elle agit ! alors comme répulsif pour un ! grand nombre d'insectes.
Pure Toute la plante fraîche 300 g/litre Elle peut être pulvérisée sur le 1 chou pour lutter contre la mouche il et la piéride. Elle peut aussi être 1 pulvérisée sur le pommier contre 1 le carpocapse.
fraîche Toute la plante fraîche 300 g/litre On la pulvérise sur les fraisiers au printemps et en automne pour lutter contre les acariens. 1 Avant semis, elle peut aussi être pulvérisée au potager sur 1 les épinards, les haricots, les 1 pois ou les salades pour contrer il la mouche des semis. Après la chute des pétales, elle peut il encore être pulvérisée sur les il pruniers : c'est un traitement efficace contre l’hoplocampe. i’
Pure 3 jours de macération Fleurs sèches 30 g/litre La tanaisie doit être pulvérisée i préventivement sur les pommes i de terre ou les tomates pour i lutter contre le mildiou et la rouille.
Entre 10 et 20 cl/ütre Toute la plante fraîche 200 g/litre Il est possible d'en arroser préventivement de nombreuses plantations pour lutter contre le I mildiou, la rouille ou les insectes. 1
La tanaisie passe aussi pour être une plante amie de la vigne et des framboisiers.
Mariages
heureux
VALÉRIANE
Valeriana officiiw/is
Fam. : Valérianacées
Herbe de saint Georges, herbe du loup,
gué rit-tout—
Extrait
(obtenu en pressant
les fleurs,
au moyen
d'un presse-ail,
par exemple, pour
en obtenir le suc.)
Mariages
heureux
Dilution J Partie utilisée [ Concentration J
Pur Fleurs fraîches 1 goutte/litre La valériane peut être pulvérisée J en brouillard sur les fleurs ainsi ! que su ries arbres fruitiers, afin ! de favoriser l'apparition des fleurs. L'idéal est de procéder ! dans le courant de l'après-midi, ! juste avant les gelées : cette pulvérisation protège aussi les i végétaux traités des petites gelées.
Pur Fleurs fraîches 2 gouttes/litre Elle peut aussi être préventivement pulvérisée sur le céleri et les tomates afin d'éviter la septoriose, une d maladie cryptogamique due à ! un champignon qui se propage d par forte humidité et lorsqu'il d fait relativement chaud (au moins 20°C|. Ce champignon se ! propage au départ de semences ! ou de plants contaminés et peut ! entraver le développement et ! la fructification des végétaux ! touchés.
Pur Fleurs fraîches 10 gouttes/litre La valériane peut servir de trempage aux semences pour J leur éviter d'attraper la maladie J du pied noir.
La valériane peut également être plantée, bien disséminée, dans le jardin : elle stimule l’activité des sols et notamment celle des vers de terre, précieux auxiliaires du jardinier bio.
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-m ;
Les autres plantes soignantes
J Plante | ' \ MMmM Chou ; Utilisation Purin J Réalisation et utilisation J Faites fermenter 300 g de feuilles de chou (choisissez celles de l'extérieur! dans 1 litre d'eau. ‘ Pulvérisez pur contre la hernie du chou. Puk/érisez ! dilué à 5 % contre les altises. !
1 TJJ-/ Ciboulette Macération Faites macérer 60 g de ciboulette dans 1 litre d'eau pendant 24 heures. Filtrez et utilisez pur en ; pulvérisation contre la tavelure de la pomme, ainsi I que le mildiou du concombre et des courges.
. Coriandre Infusion Hachez 30 g de coriandre fraîche et faites-la infuser J dans 1 litre d'eau bouillante pendant 30 min à 1 heure. Filtrez et utilisez pur en pulvérisation contre les acariens.
Genêt Purin Faites macérer pendant 2 à 3 semaines 100 g de ! jeunes branches de genêt dans 1 litre d'eau de pluie. Filtrez et utilisez pur en pulvérisation : cette ! solution agit comme un répulsif des papillons tels ; que la piéride du chou.
Mélisse Infusion Faites infuser 60 g de fleurs et de feuilles fraîches ' hachées de mélisse dans 1 litre d'eau bouillante. ! Filtrez et pulvérisez pur sur les plantes attaquées J par les aleurodes, les fourmis et les pucerons.
* > Menthe ?- ' - -teJA'* poivrée JfcJi ,> Infusion Faites infuser 60 g de feuilles de menthe fraîches ! hachées dans 1 litre d'eau bouillante. Laissez infuser 30 min à 1 heure, fîltez. puis pulvérisez pur ! sur les plantes envahies par les doryphores ou les J fourmis
' N oye r Purin Hachez 200 g de feuilles de noyer (ou 20 g de feuilles ’ sèches) et mettez-les dans 1 litre d'eau de pluie. ( Faites macérer pendant 2 à 4 jours avant de filtrer. : Pulvérisez pur sur les plantations envahies de pucerons ou de chenilles.
, :<w Persil Infusion Faites infuser 60 g de persil frais haché dans 1 litre ' d'eau bouillante pendant 30 min à 1 heure. Filtrez î et utilisez pur en pulvérisation contre la mouche ’ de l'asperge.
Rue gggg Purin Dans 1 litre d’eau, faites fermenter pendant 10 jours 100 g de feuilles et de tiges de rue hachées ! grossièrement, récoltées avant la floraison. Utilisez ! ce purin dilué à 20 %, en pulvérisation sur les plantes attaquées par les limaces, les mouches ! et les pucerons.
^'a, Tomate • f ' • *x Purin Hachez 100 g de feuilles et de tiges de tomates (vous pouvez ainsi utiliser tous vos gourmands! ! et plongez-les dans 1 litre d'eau. Laissez macérer ! pendant 1 à 3 jours, puis filtrez. Utilisez pur en pulvérisation préventive contre la piéride, l'altise, la teigne du poireau et la mouche de l'asperge, ainsi ! qu'en traitement curatif contre les pucerons.
e jaidm regorge de ressources, notamment les animaux
prédateurs des insectes et gastéropodes tant redoutés par
J___Ile jardinier Ces espèces participant à lôqullibre biologique,
le jardinier a tout intérêt à les attirer sur son terrain
Vive la biodiversité
Les livres de jardinage réduisent leur approche de la faune
à une liste d'espèces « nuisibles », dont le doryphore est
le modèle. Suivent en général quelques recettes poursen
debarrasser, qui donnent une grande place aux produits
chimiques. Cette approche réductrice s ouvre parfois aux
espèces «utiles», c’est-à-dire s'attaquant aux espèces
nuisibles, dont la plus populaire est la coccinelle.
Dans une approche écologique du jardin, donc en
considérant celui-ci comme un milieu de vie où s'enche-
vêtrent les pyramides alimentaires, un insecte comme le
puceron, classé partout le monde dans les « nuisibles »,
doit être considéré comme utile. En effet, sans pucerons,
pas de coccinelle. Ce qui peut poser problème, ce n'est
pas la présence des pucerons, c'est la croissance de leurs
populations au-delà d'un certain seuil, au-dessus duquel
ils causent des dégâts.
La plupart des animaux du jardin ne sont classés ni
dans les « nuisibles », ni dans les « utiles ». On pourrait
croire que leur présence est indifférente. Fausse impres-
sion, due à notre méconnaissance du fonctionnement de
ce milieu naturel en réduction qu'est le jardin. Tous jouent
un rôle essentiel. Quelques-uns peuvent effectivement
poser des problèmes, mais la plupart ont une influence
bénéfique méconnue.
La grande cohorte des végétariens
La faune du jardin s'insère dans des pyramides alimen-
taires complexes, où chaque espèce joue un rôle. Les es-
pèces « nuisibles »se recrutent parmi les végétariens, qui
ont parfois le tort de manger les mêmes fruits ou légumes
que nous. Les mangeurs defeuilles, comme la chenille de
piéride du chou, sont très nombreux. Souvent, le régime
alimentaire des adultes est différent de celui des larves.
Les papillons de piéride, par exemple, boivent le nectar
des fleurs. Toutes les parties des végétaux sont suscep-
tibles d'être consommés : les racines par les larves de
hanneton, la sève par les cicadelles, les graines par les
bruches, etc.
Parfois, ces végétariens ne sont détectables que
par leurs traces, quand ils provoquent des galles ou des
mines. Notons que ces végétariens nuisibles deviennent
utiles quand ils dévorent les «mauvaises herbes»,
comme la chenille de paon de jour avec l'ortie.
En fait, les animaux végétariens, dans le grand équi-
libre dynamique de la nature, sont chargés d'empêcher
qu'une espèce végétale domine sur les autres. Par nos
méthodes de culture favorisant quelques espèces seule-
ment, nous offrons à certains végétariens des ressources
quasi infinies.
Prédateurs et parasites
Les animaux utiles se recrutent parmi les prédateurs et
les parasites s'attaquant aux « nuisibles ». Au jardin, de
nombreux prédateurs généralistes chassent sur le sol ou
dans la végétation, comme les carabes et les carabiques
s'attaquant à de nombreux invertébrés terrestres, ou la
grande sauterelle verte. D'autres sont plus spécialisés,
comme la coccinelle, la chrysope et le syrphe, qui com-
Nourrir et protéger les plantes
posent Le cortège bien connu et Largement exploité en
agriculture biologique des ennemis des pucerons.
Certaines espèces, quoique très utiles par La masse
des proies consommées, ont parfois mauvaise réputation,
comme les guêpes sociales amatrices de fruits mûrs,
mais qui capturent mouches et chenilles en nombre
pour leurs larves Les araignées tisseuses de toile, qui
ne consomment que des proies vivantes, interceptent les
insectes volants.
Les espèces parasites, comme les ichneumons chez
les guêpes ou les tachinaires chez les mouches, sont
beaucoup plus discrètes. Elles seules pourtant sont ca-
pables de briser la pullulation d'une espèce végétarienne
et d'effondrer ses populations en quelques semaines.
Indispensables pollinisateurs
Pour être fécondées, les plantes ont besoin que le pollen
soit transporté d'une fleura l’autre. C'est rarement l'eau,
parfois lèvent, et le plus souvent un animal qui se charge
du travail. En Europe, 80 % des plantes supérieures sont
pollinisées par des animaux, quasi exclusivement des in-
sectes. Au jardin. pas de tomate, de courgette, de fraise ou
de cerise sans insectes.
La relation fleur-insecte connaît plusieurs degrés. Au
début, l'insecte broutait la fleur, comme h cétoine. Puis il
a bu le nectar, qu'il a du mal à atteindre avec des pièces
buccales non transformées, comme Les mouches ou Les
guêpes. Les pollinisateurs les plus efficaces sont très
bien équipés, par exemple les papillons, avec leur trompe
déroulante plongeant au fond des fleurs les plus pro-
fondes, ou les abeilles solitaires, munies d'une langue et
de corbeilles à pollen sur les pattes. Les espèces les plus
efficaces sont sociales, comme les bourdons ou l'abeille
domestique.
animales sont recyclées par Les bousiers et les asticots
des mouches, alors que les cadavres d'animaux attirent
des recycleurs très spécialisés, comme les nécrophores
ou les mouches bleues.
Les vertébrés à la fête
Toute cette masse d'invertébrés représente une ressource
alimentaire importante pour de nombreux vertébrés. Le
crapaud, qui fait partie des batraciens, ou l'orvet, qui fait
partie des reptiles, chassent au sol et la nuit toutes les
proies qui passent à leur portée, des vers et des mol-
lusques aux insectes.
Les oiseaux sont très nombreux à chasser les in-
sectes, qu'ils soient exclusivement insectivores, comme
les mésanges, ou qu'ils chassent seulement pour nourrir
leur couvée, comme les moineaux. Si les oiseaux du jardin
sont actifs principalement Le jour, Les mammifères sont
surtout nocturnes. Hérissons et musaraignes chassent
au sol, alors que les chauves-souris sont spécialisées
dans la capture des papillons de nuit, qui ont adopté un
vol nocturne pour échapper aux oiseaux !
Communier avec la nature
Au-delà des services concrets que les animaux béné-
fiques du jardin nous rendent, leur seule présence nous
permet de conserver jour après jour un contact positif
avec la nature. Le bourdonnement des abeilles dans le
cerisier en fleur, le chant des oiseaux au lever du jour, le
ballet des papillons dans le massif de lavande, la visite du
hérisson autour de La table de jardin un soir d'été, La ren-
contre impromptue du crapaud en travaillant au potager,
autant de petits plaisirs qui justifient de jardiner autre-
ment pour faire une large place à cette petite faune.
Les éboueurs de l'ombre
La matière organique morte, d'origine végétale ou ani-
male. est composée de molécules trop complexes pour
être assimilables par les racines des plantes. Pour que
le sol soit fertile, cette matière organique doit être miné-
ralisée. Cette minéralisation est surtout le fait des bac-
téries, mais leur action est fortement accélérée par celle
de nombreux animaux qui fragmentent et prédigèrent La
matière organique. Les déchets végétaux au sol ou dans
le tas de compost nourrissent les larves de cétoines et les
collemboles, ainsi que les vers de terre, dont l'action est
fondamentale.
Des tissus végétaux aussi durs que le bois sont atta-
qués et réduits en poussière par de nombreux insectes,
comme les longicornes ou les lucanes. Les déjections
Pas de pesticides, du naturel
Premier commandement pour accueillir de nombreux
animaux bénéfiques au jardin : ne plus utiliser de produits
chimiques, toutes ces spécialités en -eide qui tuent bien
au-delà des espèces visées.
Deuxième commandement, laisser une large place à
la nature, et en particulier aux plantes sauvages. Leur in-
troduction au jardin, ou leur simple conservation, car elles
apparaissent bien souvent toutes seules si on ne les ar-
rache pas, ne se fait pas n'importe comment. Elles n'ont
d'intérêt que si elles sont groupées en peuplement cohé-
rent si elles recréent de mini-milieux naturels.
La haie champêtre et son ourlet de graminées, la
Prédateurs
Carabe doré
Chrysope
Épeire-diadèfne
Pollinisateurs
Cétoine dorée
Azuré de la bugrane
Bourdon
Éboueurs
Bousier
Ver de terre
Nourrir et protéger les plantes
friche où s'épanouissent les« mauvaises herbes » mal-ai-
mées et pourtant si attractives pour la vie sauvage, la
prairie fleurie qui peut si avantageusement remplacer le
gazon tondu ras, la zone sèche accueillante aux plantes
aromatiques, la mare à la flore et à la faune si particu-
lières. tous ces milieux semi-naturels miniatures peuvent
trouver leur place dans un simple jardin.
Cultiver autrement son jardin
Même les parties cultivées plus intensément pour l’agré-
ment ou la cuisine peuvent entrer dans ce plan de pro-
tection de la nature au jardin. Les parterres de fleurs, en
accueillant des espèces anciennement cultivées comme
le souci, la bourrache, le centranthe rouge, la julienne
des dames, etc., fourniront une abondante ressource à
diverses espèces végétariennes et aux butineurs. Il faut
prendre des variétés à fleurs simples, et non à fleurs
doubles, et veiller à étaler les floraisons.
Au potager, en abandonnant un fenouil aux chenilles
de machaon, en cultivant de vieux légumes que la sé-
lection n'a pas rendu monstrueux, en laissant fleurir oi-
gnons, persil ou carotte, en utilisant des engrais verts à
la floraison attractive comme la phacélie, vous attirerez
prédateurs et parasites, et vous maintiendrez les « nui-
sibles» à un niveau suffisamment bas pour qu’ils ne
soient pas gênants.
À faire et à ne plus faire
Un jardin plein de vies est un jardin négligé, au moins
à ses marges. Feuilles mortes, mousse, tiges mortes
constituent autant de refuges et de sources de nourriture
pour de nombreux animaux, à respecter et non plus à dé-
truire. Un jardin propre est un jardin mort.
Des aménagements plus artificiels peuvent aussi être
envisagés. Une petite mare non loin de la gouttière du toit,
un tas de rondins laissés à pourrir dans la haie, l'herbe
coupé du morceau de prairie fleurie entassée en meule,
un tas de sable abandonné aux hyménoptères fouisseurs
contre un mur bien exposé, les déchets verts de la cui-
sine et du jardin misa composter, un ta s de pierres oublié
dans un coin : autant d’idées pour fournir nourriture et
abris à de nombreuses petites bêtes du jardin.
En matière d'abris et de nichoirs, le choix est vaste.
Que ce soit pour favoriser l'hivernage des coccinelles, des
chrysopes, des papillons, ou le repos diurne des perce-
oreilles et autres insectes nocturnes, divers abris peuvent
être fabriqués ou achetés. Parmi les nichoirs. les plus
efficaces sont à l’attention des guêpes et des abeilles
solitaires. Si ceux réservés aux bourdons sont rarement
occupés spontanément, l'expérience a montré que les fa-
gots de tiges de ronce ou de bambou installés en bordure
des planches de légumes pour attirer les guêpes chas-
seresses de pucerons, ou les bûches percées de trous de
divers diamètres, attirent très vite des locataires variés.
Le jardin idéal
doit Laisser une
place aux plantes
sauvages et aux
milieux miniatures
se mi-naturels.
1 - Arbres à grand
développement
2 - Pelouse fteune.
3 - Bac à compost
4 - Abn de jardn.
5 - Hae de fruitiers
6 - Potager.
7 - Bassin.
8 - Massifs fteuns.
IL existe de très nombreux modèles de nichoirs à oiseaux.
La plupart des espèces du jardin se contentent du clas-
sique modèle « boîte aux lettres », à condition de varier
les ouvertures : trou de 26 mm pour la mésange bleue, de
32 mm pour la mésange charbonnière, de 36 mm pour le
moineau, de 40 mm pour L etourneau, semi-ouvert pour le
rougegorge. Parmi les mammifères, seuls le hérisson et
les chauves-souris adoptent parfois des abris artificiels
mis à leur disposition.
Gîtes et nichoirs
POUR INSECTES
Pour édifier leur nid, ou tout simplement pour se proté-
ger des intempéries ou du froid, les insectes ont besoin
d'abris. La plupart du temps, dans un jardin naturel, ils
disposent de suffisamment d'endroits susceptibles de les
héberger Toutefois, l'adjonction de gîtes artificiels multi-
pliera les capacités d'accueil.
Voici quelques exemples d'abris, simples à réaliser et
pouvant être installés un peu partout, y compris sur une
façade de maison, une terrasse, un balcon et même, pour
certains d'entre eux, sur le côté extérieur d'une fenêtre.
Ces aménagements, outre le fait qu'ils multiplieront la
présence de pollinisateurs. permettront également de
découvrir de nouvelles espèces d'insectes, au mode de
vie ignoré de beaucoup de personnes.
La bûche percée
Dans la nature, de nombreux hyménoptères, notamment
des abeilles et des guêpes solitaires, totalement inoffen-
sives, profitent des galeries forées dans le bois mort par
les larves des insectes xylophages pour y déposer leur
propre progéniture. Afin de pallier ce manque éventuel de
gîtes naturels, il suffit de fendre en deux une bûche de
bois et de la perforer de trous borgnes de diamètres va-
riant entre 2 à 16 mm environ, sur une profondeur de
5à 12cm. Un vieux morceau de bois, à condition qu'il I
n'ait pas été traité, peut également faire l'affaire. 1
Pour une bonne tenue dans le temps, il est recom- I
mandé d'utiliser du bois dur, comme le chêne, le 1
châtaignier ou le charme. Ces logis seront mis en
place au printemps, posés ou suspendus si pos- *
sible à hauteur d'homme, afin de faciliter les ob- •
servations. À condition d’être exposés au soleil et L
abrités des vents dominants, ils ne tarderont pas
à être colonisés. »
Afin de s'abriter temporairement ou durant L'hiver, mais
également pour construire Leur nid, quelques espèces
d'hyménoptères ont adopté Les tiges sèches et creuses
de certaines graminées ou ombellifères. De tels abris
peuvent être facilement multipliés de façon artificielle si
l'on prélève ces tiges dans la nature. Il suffit ensuite d'en
constituer des bottes composées d'une vingtaine de tiges
de 20 à 25 cm de longueur et de 2 à 12 mm de diamètre,
liées entre elles avec du fil de fer ou de la ficelle.
À noter que les tiges de bambou conviennent égale-
ment très bien pour cet usage, de même que tout objet
creux, naturel ou artificiel, de dimensions équivalentes.
Seul impératif pour que ces loges soient utilisées, elles
doivent être fermées d’un côté. Pour cela, on peut laisser
un nœud naturel à l'une des extrémités ou obstruer un
des orifices avec de la boue ou partout autre procédé.
Quelques espèces ont cependant une préférence pour
les tiges contenant encore une moelle tendre, dans la-
quelle ils pourront forer une loge à leur convenance. Dans
ce cas, des tiges de sureau ou de ronce, également liées
en bottes, feront parfaitement l’affaire.
Afin de protéger tous ces gîtes des intempéries, il est
possible de les placer dans des boîtes en bois, en alter-
nant les tiges creuses et Les tiges pleines. Ces «blocs
abris » seront installés dans des arbustes ou sur des pi-
quets, dans des milieux divers, de façon à attirer le plus
grand nombre d'espèces différentes.
Dans le même ordre d'idée, une simple brique creuse,
aux orifices obstrués avec de la boue, peut également
faire le bonheur de certaines espèces d'abeilles ou de
guêpes. Qu'elle soit posée sur un mur ou encastrée dans
Les pierres, les hyménoptères y trouveront un endroit idéal
pour creuser leurs nids.
Contrairement à une idée reçue, les forficules, plus
connus sous le nom de perce-oreilles, ne sont absolu-
ment pas dangereux. Ils peuvent même s'avérer très
utiles, car ce sont des prédateurs naturels des pucerons.
N'étant actifs que la nuit, ils se cachent dans les endroits
sombres et frais durant La journée.
Un pot de fleurs, garni avec de la paille ou du foin lé-
gèrement humide, maintenu en place avec du fil de fer
enroulé ou avec un morceau de grillage, permettra de les
fixer là où ils seront utiles. Suspendez le pot. ouverture
dirigée vers Le sol, au moyen d'une ficelle bloquée dans le
trou de drainage avec un petit bâtonnet attaché à l'une de
ses extrémités. Veillez à ce que le bas affleure à la végéta-
tion. pour qu'ils puissent y accéder facilement.
Lorsque les perce-oreilles auront consommé tous
Les pucerons, il n'y a plus qu'à transporter Le gîte dans
un autre lieu, où ils rempliront de nouveau leur office de
prédateurs. Lorsqu'il n'y aura plus de pucerons, prenez
soin de placer le gîte dans un endroit où Les forficules ne
risquent pas de s'attaquer aux fruits ou aux bourgeons.
Nourrir et protéger les plantes
Le nichoirà bourdons
Les bourdons sont, pour la plupart des espèces, inof-
fensifs pour l'homme et vivent le plus souvent en colonie
dans un trou du sol. Pour cela, ils utilisent habituelle-
ment d'anciennes galeries creusées par les mulots ou les
campagnols. Là encore, un simple pot de fleurs, rempli
de foin, de paille ou de laine de verre, enterré retourné
dans le sol, peut se substituer à ces refuges naturels, le
trou de drainage affleurant à la surfa ce faisant office d’en-
trée. Il sera utile, cependant, de protéger cet orifice de la
pluie, en plaçant une petite pierre plate ou une planche
surélevée au-dessus, de façon à permettre le passage des
insectes. Si vous constatez que ces abris risquent d'être
colonisés par des guêpes ou des frelons, espèces poten-
tiellement dangereuses, retirez-le immédiatement de son
emplacement pour Le réimplanter ailleurs.
L'abri à coccinelles et à chrysopes
Ces ravissants petits insectes ont besoin de cachettes
pouréchapper à leurs prédateurs ou pour passer la mau-
vaise saison. À cet effet, une simple petite caisse en bois,
remplie de paille ou de foin, constituera un excellent gîte.
Elle sera totalement close, à l’exception de l’une de ses
faces, qui sera pourvue de fines fentes ou de quelques pe-
tits trous pour permettre l’entrée des locataires.
Gîtes et nichoirs
POUR MAMMIFÈRES
De nombreux petits mammifères sont susceptibles de
vivre dans notre entourage. Certains, comme le rat noirou
le surmulot, ne sont pas spécialement les bienvenus. En
revanche d’autres, comme le hérisson et les chauves-sou-
ris, même s’ils font encore l’objet de préjugés défavorables
auprès de certaines personnes, méritent toute notre sol-
licitude. Malheureusement, du fait de nos modes de vie et
des techniques de construction actuelles, les lieux où ils
peuvent trouver refuges se raréfient considérablement. Il
est cependant relativement facile de remédier à cela, en
leur offrant des abris adaptés à peu de frais.
Le hérisson est un animal peu exigeant sur le choix de
ses refuges, dès lors qu'il s’y sent en sécurité. Un simple
abri, aménagé sous une pile de bois adossée à un mur ou
à une haie, lui convient parfaitement. Pour cela, il suffit de
réserver une cavité au sol dans laquelle on aura déposé
des feuilles mortes ou du foin, et de placer une planche
protégée par une bâche ou un plastique au-dessus, avant
de poursuivre l'édification de la pile. N'oubliez pas de
laisser un espace entre deux bûches, pour permettre aux
futurs hôtes d’accéder à leur logis. Une caisse en bois ou
en plastique munie d une entrée fera tout aussi bien l'af-
faire et pourra également être intégrée dans une pile de
bois ou enfouie sous un épais matelas de feuilles mortes.
Non seulement un tel abri fera le bonheur des hérissons,
mais il pourra également être occupé par d’autres petits
animaux comme la belette ou l'hermine, ainsi que par des
amphibiens.
Nichoirpour chauves-souris
Les chauves-souris ne vivent pas uniquement à la cam-
pagne. On les rencontre même très fréquemment en ville,
où elles occupent les interstices encore existants dans les
maçonneries, mais elles s'établissent également dans les
greniers et les combles peu fréquentés.
Malheureusement, que ce soit en zone urbaine ou en
milieu rural, leurs refuges tendent à se raréfier dangereu-
sement. Aussi, la fabrication et la pose de gîtes artificiels
constituent-elles un moyen de compenser ce phénomène.
Ils pourront servir de refuges pour des individus isolés ou
de sites d'accouplement à l'automne, mais aussi de sites
de mise bas pour certaines espèces comme les pipis-
trelles.
Ci-après, voici deux exemples de gîtes simples à
réaliser. Les modèles présentés étant en bois, il convien-
dra de choisir des planches non traitées et non rabotées,
suffisamment épaisses, pour une bonne résistance et une
bonne isolation. À cet égard, les planches de coffrage de
18 à 22 mm constituent une excellente matière première.
Ne poncez jamais l'intérieur des gîtes, les chauves-souris
auraient des difficultés pour s'y agripper; au contraire,
des stries et des rainurages facilitent leur installation. Il
est possible de teinter le bois extérieurement, à condition
d'utiliser des produits dépourvus de toxicité, l'idéal étant
toutefois de les brûler légèrement en surface, de façon à
les noircir.
La planche murale
La confection de ce gîte rudimentaire consiste à clouer
des liteaux d'environ 1,5 à 2 cm d'épaisseur sur trois cô-
tés d'une planche d'environ 1 à 1,50 m de longueur sur
20 cm de largeur et de la fixer sous une avancée de toit
les liteaux appuyés contre le mur, de sorte que l'ensemble
forme une cavité avec l'entrée par-dessous. Un tel gîte
est idéal pour les pipistrelles, espèce commune un peu
partout.
La boîte plate
Ce modèle de gîte ne présente guère plus de difficultés
de réalisation. Il nécessite seulement deux planches de
bois d'environ 30 à 40 cm de long sur 15 à 20 cm de large
et trois liteaux. Il suffit de clouer les planches l'une sur
l'autre en interposant les liteaux sur les deux longueurs
et une des largeurs, pour obtenir un nichoir mobile à fixer
ouverture vers le sol. Pour une meilleure conservation, il
est conseillé de rajouter un toit pentu imperméable à la
pluie.
En fonction de l'épaisseur des liteaux, ce type de gîte
sera susceptible d’accueillir : des pipistrelles (épais-
seur de 15 à 20 mm), des barbarstelles (épaisseurde 25 à
40 mm) ou des sérotines (épaisseur de 35 à 45 mm).
Ces gîtes se placent contre un mur ou sur un tronc
d'arbre exposé au sud ou au sud-est, entre 3,50 et 5 m de
hauteur. On veillera à ce qu’aucun prédateur ne puisse y
avoir accès. Il est préférable de les installer à la sortie de
fhiver, lorsque les chauves-souris sont à la recherche de
nouveaux gîtes.
Si vous installez ces nichoirs sur une façade, vous
saurez très vite s'ils sont occupés, grâce à la présence
d'excréments au soL Dans la mesure où cela deviendrait
gênant, il est possible de fixer une planchette à quelques
dizaines de centimètres en dessous, mais il faudra quand
même la nettoyer de temps à autre. Vous pourrez même
récupérer ce guano qui, à raison d'une cuillerée à soupe
par litre d'eau, constitue un excellent engrais.
Beaucoup de temps peut s'écouler avant que ces ni-
choirs soient occupés, et il ne faut pas se décourager si,
un an après leur mise en place, ils demeurent désespéré-
ment vides. En revanche, ils peuvent parfois être colonisés
par d'autres espèces animales, notamment des insectes.
Nourrir et protéger les plantes
BS
La grande
SAUTERELLE VERTE
Tettigonia viridissima
Le perce-oreille
COMMUN
Forftcula auricutaria
La punaise
DES PEUPLIERS
Anthocoris nemorum
r J
Son action au jardin
La grande sauterelle verte est prin-
cipalement carnivore. Elle s'attaque
très peu aux végétaux. Par contre,
comme elle consomme un grand
nombre de chenilles, de pucerons et
de mouches, à l'état de larve comme
à l’âge adulte, elle s'avère un auxi-
liaire précieux du jardinier. C'est l'un
des rares insectes de nos régions à
s'être adapté au doryphore améri-
cain, dont elle peut dévorer les larves.
Son action au jardin
Le perce-oreille est un opportuniste
omnivore. Il mange les algues vertes
des troncs, les jeunes plantules, les
pétales et les étamines des fleurs ou
les fruits en formation pour son côté
végétarien. Pour son côté carnivore,
il s'attaque aux pucerons, aux larves
d'insectes, aux mouches, aux thrips,
aux acariens, aux araignées et à
d'autres perce-oreilles.
Son action au jardin
Les anthocorides sont intéressants
car ils hivernent au stade adulte. À
leur réveil, au printemps, ils sont af-
famés, car ils ont consommé toutes
leurs réserves de graisse. Ils se
mettent en chasse sans délai, s'at-
taquant notamment aux pucerons
et autres acariens. Ils sont surtout
utiles sur les arbres fruitiers, pour
contrôler pucerons, cochenilles, psyl-
les, cicadelles, thrips et acariens.
18 animaux bénéfiques
Comment l'attirer ?
Les sauterelles ont besoin dherbes
hautes, d'arbres et d'arbustes pour
prospérer au jardin. Elles y trouvent
à la fois un terrain de chasse idéal
et un refuge pour se camoufler et
échapper ainsi à l'œil perçant des oi-
seaux insectivores. Quand les zones
herbeuses hautes doivent être en-
tretenues, quelle que soit la date, du
printemps à l’automne, il vaut mieux
faucher l'herbe que la tondre ou la
broyer, pour ne pas tuer les individus
qui y ont trouvé refuge.
Comment l’attirer ?
Il suffit de suspendre dans la végé-
tation des pots de fleurs en terre re-
tournés et garnis de foin. Les perce-
oreilles. nocturnes, s'y réfugient le
jour. En déplaçant ces pots dans les
arbres à protéger, on augmente ar-
tificiellement La densité des perce-
oreilles. Quand le problème des pu-
cerons est résolu, il suffit de faire
la manipulation inverse. Quelques
grosses pierres plates disséminées çà
et là. un tas de bois installé à l'ombre
de la haie ou au verger Leur offrent
également des abris bienvenus.
Comment l'attirer ?
Les femelles pondent souvent leurs
œufs par petits groupes dans le tis-
su et Les nervures des feuilles des
plantes herbacées. Un ourlet de vé-
gétation sauvage laissé au pied de la
haie, fauché seulement tous les deux
ans en deux sections en alternance,
fournit à la fois un terrain de chasse
et une zone de ponte.
Plusieurs espèces de cette famille,
appartenant aux genres Orius et An-
thocoris, sont élevées et vendues
dans les circuits spécialisés pour leur
utilisation en lutte biologique.
Le carabe doré
Carabus auratus
La coccinelle
à 7 POINTS
Coccinelta septempunctata
La chrysope
commune
Chrysopa carnea
Son action au jardin
Les carabes dévorent des espèces
parmi Les plus gênantes, comme Les
larves de hanneton, les chenilles, les
limaces et les escargots, bien qu’il
puisse aussi consommer d'autres
proies comme Les vers de terre. La
larve, qui apparaît dès latin de l'hiver,
a le même comportement et le même
régime alimentaire que l'adulte. Ils
protègent donc les cultures tout au
long de la belle saison.
Son action au jardin
La coccinelle à 7 points et quelques
autres cousines sont des prédatrices
de pucerons. Les larves comme les
adultes en font une consomma-
tion importante tout au long de leur
vie: une larve peut manger jusqu'à
2 000 pucerons et en tuer jusqu'à 100
ou 200 par jour à l'âge adulte. Elle
peut compléter son régime en man-
geant des thrips. des psylles, des
cochenilles, des cicadelles, etc.
Son action au jardin
La larve de chrysope aussitôt éclose
part à la recherche de ses proies.
Elle les transperce de ses deux man-
dibules acérées, pour en aspirer
les sucs. Elle peut manger de 200 à
500 pucerons durant son dévelop-
pement. ce qui lui a valu le nom as-
sez mérité de « lion des pucerons ».
Ladulte mange aussi des pucerons,
mais est moins boulimique que la
larve.
Comment l’attirer ?
Pour les favoriser, aménagez une
petite zone refuge en bordure du po-
tager avec quelques grosses pierres
plates, une vieille souche moussue,
un tas de rondins parmi les herbes
folles. Ils trouveront là des proies,
des abris pour la journée comme des
refuges pour hiverner. Si vous avez
des carabes dorés chez vous, choyez-
les : ayant perdu leurs ailes, leur re-
tour spontané est aléatoire quand ils
ont disparu.
Comment l'attirer ?
La coccinelle à 7 points hiverne à
l'état adulte sous Les pierres, dans les
feuilles mortes et Les mousses, dans
les trous du sol et la végétation, de
préférence en lisière. Aussi ne faut-
il pas nettoyer la haie à l'automne,
pour la préserver Au printemps et
en été, les coccinelles migrent faci-
lement à la recherche de proies. Un
coin plus sauvage, notamment où
prospèrent les orties, permet de les
fixer au jardin en leur fournissant un
réservoir de pucerons sur Les plantes
sauvages.
Comment l'attirer ?
La chrysope passe l'hiver à l'état
adulte et se réfugie souvent dans Les
greniers, les garages, derrière les vo-
lets, dans les cabanes de jardin. Elle
perd alors sa couleur verte pour virer
au brun-rose. Il ne faut pas la déran-
ger, pour éviter quelle ne brûle inuti-
lement ses réserves, qui risquent de
lui manquer à la fin de l'hiver. Mais
si elle s'est introduite dans une pièce
qui sera chauffée, il est obligatoire de
la transférer dans un endroit tran-
quille non chauffé, où elle ne risque
pas de reprendre trop tôt son activité.
L'apantélès Le syrphe-bAton L'épeire-diadème
A GG T ÇMÉRÉ Episyrphus balteatus Araneusdiadematus
Apante(es glomeratus
Son action au jardin
La femelle de lapante lès inocule
ses œufs dans le corps des piérides.
Les larves éclosent rapidement et se
nourrissent d’abord des graisses et du
sang de leur hôte sans attaquer ses
organes vitaux. Ceux-ci ne sont dévo-
rés qu'à la fin du développement des
larves Cette espèce est une pionnière
de La lutte biologique, introduite dès
1883 aux États-Unis pour lutter contre
la piéride du chou.
Son action au jardin
Les larves, asticots sans pattes ni
yeux, se déplacent en rampant à la re-
cherche de leurs proies, puis perforent
la peau pour en sucer les sucs quand
elles rencontrent un puceron. Lorsque
les proies sont abondantes, la larve de
syrphe en tue bien plus qu'elle n'en
consomme, contribuant ainsi à réduire
rapidement les pullulations. Une Larve
âgée peut ainsi tuer plus d'une cen-
taine de pucerons parjour
Son action au jardin
De 40 à 70 % du volume total du ré-
gime alimentaire de l'épeire-diadème
est composé de pucerons, de thrips,
d'acariens et d’autres insectes su-
ceurs. Son impact sur les populations
d’espèces potentiellement gênantes
est donc important. Plus générale-
ment, Les araignées, qui ne se nour-
rissent que de petits invertébrés vi-
vants, sont d’excellents indicateurs
de la santé des milieux.
18 animaux bénéfiques
Comment l'attirer ?
Des bandes fleuries en bordure du
potager, ou des pieds de phacélie
ou d’ombellifères comme la carotte,
le persil ou le cerfeuil en fleurs par-
mi les choux attirent les adultes, qui
viennent s'y nourrir. Les amas de
cocons près des chenilles mortes
ne doivent pas être détruits, mis à la
poubelle ou sur le tas de compost,
mais laissés près de la planche de
choux, pour maintenir la population
d'apantélès à son niveau le plus haut.
Comment l’attirer ?
Les adultes apprécient particuliè-
rement les ombellifères, au nectar
facilement accessible. Au potager,
laissez fleurir le persil, le cerfeuil, la
carotte, le céleri, le fenouil, l'aneth
et le panais. Vous produirez ainsi vos
propres graines tout en améliorant
les défenses naturelles des cultures.
Au verger, préférez des bandes fleu-
ries à base d'engrais verts très at-
tractifs et faciles à se procurer dans
le commerce : phacélie. moutarde
blanche et sarrasin. Dans les plates-
bandes décoratives près des rosiers,
faites une place à la marguerite, à
l'onagre ou au souci.
Comment l'attirer ?
Les araignées à toile ont besoin de
tiges hautes ou de branches basses
pour fixer leurs fils. Laissez monter
en graines les légumes sur certains
rangs, ceinturez le jardin d'une haie
libre, meublez les espaces trop dé-
gagés de quelques buissons, laissez
des ourlets d'herbe haute pour leur
offrir autant d’endroits où installer
leur piège.
La grenouille
ROUSSE
Rana temporaria
Le lézard
DES MURAILLES
Podarcis muraUs
Le pivert
Picus viridis
Son action au jardin
La grenouille rousse chasse les vers,
les limaces, les escargots, les in-
sectes, les araignées et les cloportes.
Ses proies sont essentiellement ter-
restres et elle ne capture que très peu
d'insectes volants. Auxiliaire précieux
mais méconnu du jardinier, elle ne
peut vivre que dans des milieux hu-
mides et ombragés, ce qui restreint
sa présence dans nombre de jardins
à l'entretien trop strict.
Son action au jardin
Ce chasseur à l'affût, d'une patience
à toute épreuve, consomme essen-
tiellement de petits invertébrés,
mouches, criquets, sauterelles, pa-
pillons, coléoptères, araignées... Mais
il ne dédaigne pas les chenilles, les
cloportes ou les petits escargots qui
croisent sa route. Bref, il fait le mé-
nage sur le territoire qu'il arpente.
Son action au jardin
Le pivert est spécialisé dans La
consommation des fourmis, qu'il at-
trape avec sa longue langue gluante.
Une nichée de sept jeunes consomme
ainsi durant sa croissance au nid un
million et demi de larves et de four-
mis adultes. Il consomme aussi de
nombreuses larves d'insectes, ainsi
que des coléoptères, des chenilles
ou des mouches chassés sur les
écorces et dans le feuillage.
Comment l’attirer ?
Une haie libre, un morceau de prairie
où la tondeuse à gazon n'entre ja-
mais et entretenu par la fauche, des
feuilles mortes, de la mousse, des
rondins laissés à pourrir au sol, de
grosses pierres ou une mare comme
site d'hivernage : le janlin doit faire
la part belle à la nature pour espérer
attirer et fixer quelques grenouilles
rousses. Une mare naturelle amé-
nagée dans le jardin, au fond vaseux,
lui offre à la fois un lieu possible de
ponte et un site d'hivernage dans la
vase.
Comment l'attirer ?
Des murs biens exposés pour
prendre le soleil et chasser, des
zones de terre nue pour pondre et
un point d'eau pour se désaltérer
suffisent à son bonheur. Cet habitant
des lieux secs, ensoleillés, pierreux
et à végétation rase ou discontinue ne
peut en effet se passer de boire. Une
simple cuvette enterrée à ras de terre
et maintenue remplie lui suffît. Un
muret de pierres sèches pour soute-
nir un talus, délimiter un parterre ou
une terrasse, est facile à construire à
son intention. À défaut, un simple tas
de grosses pierres convient dans un
coin ensoleillé.
Comment l'attirer ?
Si son régime alimentaire en fait un
allié du jardinier, sa manie de tam-
bouriner pour marquer son territoire
le fait parfois s'attaquer aux volets
des maisons de campagne où il n'est
pas dérangé. Des caissons en bois
placés sur le mur de la maison réso-
nant encore plus peuvent le détour-
ner des volets. Il existe dans le com-
merce des nichoirs spéciaux pour les
pics, mais ceux-ci peuvent aussi loger
dans ceux prévus pour les sittelles ou
pour les chouettes, éventuellement
en agrandissant l'ouverture.
La grive
MUSICIENNE
Turdus phUomelos
La mésange
CHARBONNIÈRE
Parus major
Le troglodyte
MIGNON
Troglodytes troglodytes
Son action au jardin
La grive musicienne consomme es-
sentiellement des invertébrés, vers,
araignées, mollusques et insectes.
Le jardinier apprécie son appétit pour
les chenilles, les larves de tipule, les
courtilières, les coléoptères qu'elle
attrape au sol et même dans la végé-
tation en été. Elle chasse aussi acti-
vement les limaces et les escargots,
dont elle brise la coquille contre une
pierre ou une souche.
Son action au jardin
Son régime alimentaire en fait un pré-
cieux auxiliaire du jardinier: araignées
et surtout chenilles. Dans les vergers,
elle sait dénicher les chenilles en
diapause du carpocapse. Les spécia-
listes ont calculé qu'un seul couple
de mésanges charbonnières capture
de 6 000 à 9 000 chenilles pour élever
sa nichée et autant pour ses propres
besoins. D'autres invertébrés peuvent
être capturés selon les opportunités.
Son action au jardin
Insectivore, le troglodyte fait le mé-
nage autour de lui, pour le plus grand
profit du jardinier. Il attrape mous-
tiques, tipules, mouches et leurs
larves, papillons et chenilles, larves
de chrysomèles, de charançons, de
tau pins, de punaises et de nombreux
autres insectes. Araignées et fau-
cheux lui payent également un lourd
tribut. Il consomme accessoirement
escargots, limaces et graines.
18 animaux bénéfiques
Comment l'attirer ?
Des buissons épais d'arbustes épi-
neux facilitent sa nidification. Les
nids étant construits à la fin de l'hi-
ver. la taille d'entretien de ces buis-
sons doit intervenir en automne. L'in-
troduction d'arbustes à baies dans
la haie lui fournira des ressources
appréciables à la mauvaise saison.
Si vous avez un vieux lierre qui fleurit
abondamment, gardez-le précieuse-
ment. Ses baies mûrissant à la fin de
l'hiver sont une ressource indispen-
sable aux merles et aux grives pour
faire la soudure avec les nourritures
du printemps.
Comment l’attirer ?
Si elle trouve toujours des ressources
alimentaires abondantes dans les
jardins, la mésange charbonnière
peut manquer d'abri pour dormir et
nicher. La pose de nichoir à son in-
tention, dès l'automne, avec un trou
d'accès de 32 mm de diamètre, est
souvent suivie d’une occupation au
printemps suivant. Sédentaire, elle
vient facilement aux mangeoires,
où elle apprécie graines de tourne-
sol. cacahuètes non salées et pains
de graisse. En plaçant la mangeoire
prés des arbres fruitiers, ceux-ci
servent de perchoir et leur écorce est
inspectée avec attention.
Comment l'attirer ?
Le troglodyte accepte parfois les ni-
choirs semi-ouverts du type de ceux
conçus pour les rougegorges. Mais il
est préférable de mettre à sa dispo-
sition un vieux muraux cavités nom-
breuses. un lierre touffu, l'idéal étant
un buisson épineux épais. En hiver, il
reste plutôt sédentaire, bien que cer-
tains individus deviennent erratiques
et se déplacent sur de longues dis-
tances. Il vient rarement visiter les
mangeoires, où il glane miettes de
pain et croûtes de fromage.
La musaraigne
MUSETTE
Crocidura russula
Le hérisson
Erinaceus eunopaeus
La pipistrelle
COMMUNE
Pipistrellus pipistrellus
Son action au jardin
L'appétit vorace de la musaraigne
musette lui fait avaler presque toutes
les proies quelle croise lors de ses
pérégrinations. Vers de terre, escar-
gots. limaces, araignées et insectes
du sol et de la litière fournissent la
plus grosse part. Occasionnellement,
souriceaux ou jeunes musaraignes
peuvent être croqués, ainsi que des
baies et des fruits à l'automne.
Son action au jardin
Si vers de terre, limaces, escargots,
insectes et autres arthropodes sont à
son menu, il le complète par des œufs,
des grenouilles, des petits rongeurs,
des reptiles. Prédateur opportuniste,
le hérisson est un efficace régulateur
des espèces commençant à pulluler.
Grâce à lui, escargots, limaces, vers
blancs, chenilles de noctuelles et
charançons peuvent être maintenus à
des seuils très supportables.
Son action au jardin
Plusieurs chauves-souris peuvent fré-
quenter le del du jardin. La pipistrelle
est la plus fréquente et la plus petite.
Aussi n attrape-t-e lie que des in-
sectes de taille relativement modeste,
moustiques, pucerons, mouches et
papillons de nuit. D'autres espèces
plus grosses, comme la sé rôti ne, cap-
turent des insectes volants de grande
taille comme les hannetons.
Comment l’attirer ?
Les musaraignes sont la proie des
rapaces nocturnes, des petits carni-
vores sauvages etdes chats au jardin.
Pour faciliter leurs déplacements au
sol en relative sécurité, laissez des
zones d'herbe haute, en particulier
au pied de la haie, ainsi que la litière
de feuilles mortes. Elles se réfugient
souvent, pour se reposer ou pour ni-
cher. dans un tas de pierres ou de
branchages. Vous pouvez en placer
un ou plusieurs à proximité immé-
diate du potager pour les fixer préfé-
rentiellement à cet endroit du jardin.
Comment l'attirer ?
Le domaine vital d'un hérisson ex-
cédant largement la surface d'un
jardin moyen, il ne faut pas chercher
à l'enfermer chez soi. Au contraire,
prévoyez des passages vers les
autres jardins. Le hérisson a besoin
de feuilles mortes pour ses nids. Ne
ramassez pas celles qui tombent au
pied de la haie, et prévoyez des buis-
sons touffus, notamment de ronces,
souvent choisis pour y bâtir le nid.
Augmentez les refuges possibles en
aménageant tas de grosses pierres
ou de branchages dans les endroits
les plus tranquilles.
Comment l'attirer ?
La pipistrelle est relativement séden-
taire et hiverne souvent près des sites
de chasse. Elle se réfugie alors dans
les grottes, les caves, les bâtiments,
dans une fissure d'un mur et accepte
bien les gîtes artificiels. En été. elle
loge surtout dans les bâtiments, où
elle trouve toujours une fissure où se
glisser, voire derrière un volet Les
gîtes artificiels sont bien acceptés,
mais seulement là où les refuges
habituels sont rares. Une mare est
un plus dans le jardin, les chauves-
souris ayant besoin de boire là où
elles chassent
Ou il sagise du jardin dagrëment du jardin potager du verger,
ou même du balcon et de la terrasse. ce morceau de nature
est indispensable pour beaucoup dentie nous Toutefois les
plantations ornementales potagères ou fruitières demandent des soins
constants sous peine que les maladies et autres ravageurs y causent
de considérables dégâts mettant ainsi à mal bs carres potagers
les parterres dé fleurs les jardlméres ou les arbres fruitiers
De la prévention à l’action
Le meilleur moyen de lutter contre maladies et parasites
est la prévention. C'est-à-dire l'application de mesures
généralement simples à mettre en place, toujours biolo-
giques (et donc sans danger pour vos plantations, mais
aussi pour votre famille ou vos animaux de compagnie!,
qui permettent d’éviter ou, à tout le moins, de limiter ou
de retarder L'apparition de maladies et Les attaques de ra-
vageurs.
L'autre facette de cette lutte consiste à enrayer Les dé-
gâts causés et à éliminer leurs causes. De la prévention,
on passe ainsi à l'action.
Le plus délicat n'est pas la mise en place de mesures
biologiques efficaces, mais bien la bonne identification
des problèmes, qu'il s'agisse de maladies ou de rava-
geurs. Celle-ci passe avant tout par l'observation régulière
de vos plantations. Toutefois, même en surveillant atten-
tivement l'ensemble de vos plantes, cette identification
reste parfois un véritable défi. D'autant que bon nombre
d'indices essentiels jouent souvent la carte d'une extraor-
dinaire discrétion : ils se cachent au dos des feuilles ou
vivent dans le sol, par exemple. Et ce n'est que lorsque La
plante attaquée commence à montrer des signes évidents
de faiblesse que vous prenez toute la mesure du ravage.
Le diagnostic
Même si vous vous apercevez que l'une de vos plantes
donne quelques signes de faiblesse ou de maladie, il n'est
pas nécessaire de prendre la bêche, de la déterrer et de
La jeter. Dans la majorité des cas, cette méthode radicale
et expéditive est totalement inutile. Recourir aux produits
chimiques est également loin d'être une bonne solution.
Par contre, afin de lui offrir un traitement adéquat et ef-
ficace. il est important de poser un diagnostic tout à fait
fiable. Ce n'est qu'en déterminant à coup sûr les causes
du problème que vous pourrez y apporter la plus efficace
et la meilleure solution biologique.
|L'observation de la plant
L'une des qualités essentielles d'un jardinier est son sens
de l'observation. Il doit bien connaître ses plantes, mais
aussi les surveiller attentive ment et régulièrement afin de
déceler les premiers signes d'un problème : maladie ou
attaque d’un ravageur. La rigidité d'une tige, la souplesse
des feuilles, le développement de la floraison, la qualité de
La fructification sont, parmi d'autres, des choses à vérifier.
[La détection des symptômes)
Une croissance trop lente, une mauvaise floraison, un feuil-
lage qui jaunit font partie des symptômes les plus visibles.
Dans certains cas, ils ne sont que Les signes de mauvaises
conditions de culture : un manque ou un excès d'eau, un
manque de nourriture, un excès de vent, une exposition aux
courants d'air (pour les plantes d'intérieur notamment!...
Dans d'autres cas, ils sont plutôt les signes d'une attaque
de parasite ou du développement d'une maladie.
Les pucerons
Nourrir et protéger les plantes
Homoptères verts, noirs, marron ou jaunes dont certains,
les lanigères, sont recouverts d une substance blanche. Il
en existe des centaines de genres et d'espèces dont My-
zus spp. (arbres fruitiers). Aphis spp. (fruits et légumes),
Macrosiphum spp. (pomme de terre), Metopolophium spp.
(puceron des céréales et du rosier), etc. Ils mesurent
entre 1 et 4 mm, certains sont ailés, d’autres sont ap-
tère^ ils ont des antennes assez longues et leur corps est
Problèmes
Plantes sensibles : les fruits et légumes du pota-
ger (dont fèves, tomates et haricots), les arbustes et les
arbres fruitiers, les graminées, detrès nombreuses fleurs
dont celles de la famille des Composées, les arbustes
dont les rosiers, etc.
Dégâts : du printemps jusqu'au début de l’automne, ils
s'attaquent aux feuilles et aux bourgeons des plantes dont
ils sucent la sève, et s'attaquent même au bois tendre et
aux racines pour certains d’entre eux. Les feuilles s'en-
roulent, la surface de celles-ci et des tiges est poisseuse
à cause du miellat La fumagine peut alors apparaître et
les feuilles tombent. Lorsque les pucerons sont présents
en grand nombre sur un végétal, celui-ci peut être très
affaibli. Un jeune et/ou petit sujet peut en mourir.
Solutions
Lutte préventive : pour les arbres et les arbustes,
il existe des bandes de glu qui empêchent les fourmis et
les pucerons de monter dans l'arbre. Celles-ci se posent
autour du tronc dès l'automne jusqu'au printemps sui-
vant.
On veillera à éviter les fumures trop azotées. Donnez
de l'engrais, mais un engrais équilibré qui renforce les
défenses immunitaires des plantes (voir les recettes de
purins et décoctions), ou pulvérisez directement te feuil-
lage avec des solutions riches en silice qui vont renforcer
le tissu des feuilles (la décoction de prêle par exemple!,
ou saupoudrez le feuillage avec de la poudre de roche mi-
cronisée.
légèrement allongé et mou. Ils vivent en colonies. La re-
production est très importante, on dénombre entre trois
et sept générations par an pour certains, et plusieurs di-
zaines pour d'autres !
Les fourmis que l’on voit souvent s'agiter autour des
pucerons les protègent des prédateurs et. en échange,
mangent le miellat sucré que ceux-ci produisent.
Association de plantes : au potager, plantez de
l'aneth qui repousse les pucerons noirs, au jardin mettez
de la lavande près de vos rosiers, plantez aussi de la men-
the, de la rue officinale, de la tanaisie contre les fourmis,
de la capucine qui va attirer tes pucerons sur elle.
Traitement curatif : puhzérisez la plante et ses
pucerons avec une solution à base de savon noir, ou bien
avec du purin d'ortie, de fougère, d'absinthe, de sureau,
de consoude entre autres, ou une décoction de tanaisie,
une infusion de camomille, ou, en dernier recours, une
décoction de nicotine, un insecticide à la roténone ou bien
encore un insecticide au pyrèthre.
Si vous avez des pucerons de racines, il faudra pulvéri-
ser la solution choisie au collet de la plante.
Les auxiliaires : les coccinelles et leurs larves,
les larves de chrysopes, les perce-oreilles sont des pré-
dateurs de pucerons. Si vous en voyez dans votre jardin,
n'hésitez pas à les déplacer sur les végétaux attaqués et
surtout, ne pulvérisez pas d'insecticide à base de roté-
none, de pyrèthre ou de nicotine.
Les aleurodes
Homoptères communément appelés mouches blanches.
Il en existe plusieurs genres et espèces dont Aleurodes
brassicae (aleurode du chou), Dialeurodes cÜri (aleurode
des C/frus). Aleurothrixus floccosus (aleurode floconneux
des Cjifrus), Trialeurodes vaporariorum (aleurode des
serres), Bemisia tabad (aleurode du tabac), tous aux ailes
blanches etAleurvlobus ohvinus (aleurode de l’olivier) aux
lonies, s'amassant en nombre sur le dessous des feuilles.
Ils pondent de très nombreux œufs une première fois au
printemps, une deuxième en août et parfois une troisième
foi s en octobre. On s’aperçoit facilement de leur présence
car les petites mouches s’envolent lorsqu’on secoue la
plante. Les larves plates et immobiles s’amassent au re-
vers des feuilles.
<n
8
00
g
ailes noires. Ils mesurent entre 1 et 2 mm et vivent enco-
Problèmes
Plantes sensibles : au printemps et en été, les
mouches s’attaquent aux plantes potagères (choux. Cu-
curbitacées, fraisiers, haricots, tomates, etc.), aux agru-
mes, au tournesol, au tabac ainsi qu'aux arbustes et aux
fruitiers, ou encore aux fleurs mais dans une moindre
mesure à l’extérieur. Lesaleurodes des serres sont assez
redoutables car la chaleur et la sécheresse les attirent et
ils y prolifèrent très bien.
Dégâts : les adultes ainsi que leurs larves piquent et
sucent la sève des feuilles qui présentent des décolora-
tions. Àterme, la plante se rabougrit et les feuilles tombent
Les larves sécrètent une matière assez collante (le miellat)
qui provoque souvent l'apparition de la fumagine.
Solutions
Lutte préventive : si vous avez des serres ou des
châssis, le mot d'ordre est l'aération. La sécheresse du
sol est à éviter : le paillage vous aidera à maintenir une
bonne humidité.
Association de plantes : capucines, thym, basilic,
œillets d'Inde, soucis.
Traitement curatif : suspendez des pièges (pla-
ques de glu sur lesquelles les mouches viendront se col-
ler) à l’intérieur et sur les balcons.
Si le traitement est nécessaire au jardin, utilisez une
solution à base de savon noir, des produits à base de
pyrèthre, de roténone ou de champignons (spores de la
souche du champignon entomopathogène Paedlom ces
fumœoroseus}.
La fumagine
La fumagine est un champignon qui se
développe sur le miellat sucré sécrété
par certains insectes suceurs-piqueurs.
Les feuilles sont recouvertes d'une
poudre noire ou brune qui bloque la
lumière et empêche la photosynthèse.
Les feuilles jaunissent et meurent. Lavez
le feuillage à grande eau et combattez
les parasites. Les fruits nettoyés restent
comestibles.
Nettoyez vos plantes à l'aide de savon noir ou tout simple-
ment avec un jet d'eau puissant.
Les auxiliaires : les coccinelles et les chrysopes,
les parasites tels que l'endoparasite Encarsia formosa
(contre l'aleurode des serres) et la punaise Macrolophus
catiginosus.
; Nourrir et protéger les plantes
La mouche
DE LA CAROTTE
Psila rosae est un diptère de 4 à 5 mm de Long, Le corps
est allongé et noir, les pattes sont jaunes, les ailes ont
des nervures jaune s. Entre fin avril et juillet puis de juillet
à septembre, la mouche pond ses œufs dans le sol près
des futurs hôtes. La larve est un asticot blanc crème de
6 à 7 mm de long. Le stade larvaire dure un mois, puis
l’asticot sort et se nymphose. La nymphe et parfois la
larve hivernent dans le sol et dans les racines. Il y a en
général deux générations par an.
Problèmes
La mouche
DES SEMIS
Hyiemya platura est une mouche grise aux pattes noires
de 3 à 6 mm de long. Sa larve est un asticot blanc de 5 à
8 mm. La femelle pond plusieurs centaines d'œufs dans
un sol riche et frai s. Il peut y avoir entre trois et six géné-
rations par an.
Problèmes
Plantes sensibles : carotte, panais, céleri, persil.
Dégâts : les œufs sont pondus dans le sol près des
plantes. Pendant le stade larvaire, l'asticot s'attaque aux
radicelles des légumes, en conséquence, les feuilles jau-
nissent et se flétrissent, puis il pénètre dans les racines
charnues et y creuse des galeries qui les feront pourrir.
Les jeunes semis en meurent. On constate des dégâts
jusqu'en octobre-novembre dus à la deuxième génération.
Plantes sensibles îles plantes potagères telles que
les haricots, les Cucurbitacées, les tomates, les épinards,
les asperges, mais aussi Les plantules de fleurs comme
les glaïeuls, les œillets ou d'arbres comme les sapins, les
érables, etc.
Dégâts : les larves se nourrissent des graines en
germination et des jeunes plants en y pénétrant et en y
creusant des galeries. Les collets, Les jeunes tiges, les
cotylédons et les feuilles tendres sont attaquées. Une fois
la plante développée, les tissus sont trop durs pour les
larves.
Solutions
Lutte préventive : choisissez des variétés peu sen-
sibles et plantez après mai. Le marc de café fait fuir la
mouche, étalez-en sur le terreau au moment du semis.
Disposez un voile anti-insectes.
Association de plantes : plantez des poireaux,
des oignons, de La lavande, de l’absinthe, de la tanaisie
près des carottes.
Traitement curatif : éliminez les racines at-
teintes, mais ne les mettez pas au compost.
Posez des pièges au mois d'avril jusqu'au mois de sep-
tembre. Ce sont des plaques engluées de couleur jaune
ou orange que l'on dispose sur un piquet à 80 cm du sol
et que l'on incline selon un angle de 45° sur ce support.
Solutions
Lutte préventive : puisque les larves aiment les
sols frais, ne semez que lorsque la terne est bien réchauf-
fée. Cela permettra également aux plants de se dévelop-
per plus rapidement et d'échapper ainsi à l'attaque des
asticots. Arrosez votre sol avec une décoction de tanaisie.
Traitement curatif : retirez et détruisez les plants
infectés. Pulvérisez une décoction de tanaisie. Utilisez un
insecticide à la roténoneou au pyrèthre en cas d'attaque
importante.
Les cochenilles
Homoptères regroupés en plusieurs familles, dont les
Diaspines, les Lécanines et les Pseudococcidées. Chez
les Diaspines, les femelles n'ont ni pattes ni ailes, elles
sont recouvertes d'un bouclier cireux blanc, gris ou brun
suivant les espèces, et mesurent entre 1.5 et 3,5 mm.
Cette famille comprend, entre autres, la cochenille du
laurier-rose (Aspidiotus nerii), la cochenille rouge du poi-
rier (Epidiaspis leperii), la cochenille virgule du pommier
(Lepidosaphes ulmi), la cochenille ostréiforme (Quadras-
pidiotus ostraeiformis), le pou de San-José (Q. pernicio-
sus). la cochenille jaune des arbres fruitiers (Q. pin) et la
cochenille du mûrier (Pseudaulacaspis pentagone).
Chez les Lécanines, on trouve Eulecanium corni et E
persicae qui mesurent entre 4 et 10 mm, au corps brun
brillant pour la première, mat pour la seconde ; Sassetia
oleae, la cochenille noire de l'olivier, 2 à 4 mm de long,
corps assez rond, brun foncé à noir. Les femelles pro-
tègent leurs œufs sous un bouclier.
Chez les Pseudococcidées, on trouve Pseudococcus
spp. et Ptanococcus spp. qui sont les fameuses coche-
nilles farineuses, recouvertes de filaments blancs et ci-
reux. Les adultes comme les larves sont munis de pattes
et sont donc mobiles.
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Problèmes
Plantes sensibles : Pour les Diaspines .- poirier,
pêcher, prunier, noyer, pommier, olivier, abricotier, gro-
seillier, cerisier, cassissier, mûrier, amandier, agrumes,
espèces forestières et ornementales telles que platane,
acacia, buis, lierre, laurier-rose, palmier, etc.
Pour les Lécanines .arbres fruitiers ainsi que vigne, rosier,
glycine, cornouiller, olivier, agrumes, hortensia...
Pour les Pseudococcidées : plantes d'intérieur, agrumes,
tomates, laurier-sauce, etc.
Dégâts : les Diaspines pondent du mois de mai jusqu'à
l'automne, plusieurs dizaines d'œufs par femelle. Les
larves se fixent sur tes branches et les rameaux, parfois
sur les feuilles et les fruits, piquent et sucent la sève tout
en sécrétant un bouclier de protection. Les rameaux sont
abîmés, voire desséchés. La croissance ralentit ainsi que
Lutte préventive : au début de l'hiver, protégez vos
arbres et arbustes fruitiers en badigeonnant au pinceau le
la production de fruits.
Les Lécanines pondent en mai-juin jusqu'à 2 000 œufs
qu elles protègent sous leur carapace. Leurs larves se
tronc et le départ des grosses branches. Nettoyez préala-
fixent sous les feuilles et piquent Les nervures pour se
nourrir. Lhivernage se fait sur Les branches et le tronc. La
plante est affaiblie et le miellat produit par ces cochenilles
provoque l'apparition de la fumagine et attire les fourmis.
blement l'écorce à l'aide d'une brosse métallique. Choi-
sissez un produit du commerce à base de chaux ou bien
faites votre propre badigeon en fabriquant une pâte à base
d'argile verte que vous additionnerez d'un peu d'huile
blanche et de sulfate de cuivre (autre recette : 30 % de
bouse de vache, 50 % d'argile et le reste en chaux). Cela
asphyxie les insectes qui hivernent sur l'écorce des troncs
(les cochenilles mais aussi les œufs de pucerons).
Traitement curatif : nettoyez vos plantes à l'aide
d'un coton imbibé d'eau et d'alcool, ou bien faites une
décoction de nicotine que vous mélangez avec de l'huile
végétale et de l'alcool à brûler.
Si vous avez des Lécanines ou des Pseudococcidées,
nettoyez le miellat et la fumagine au savon noir.
Contre Les cochenilles farineuses Planococcus citri,
vous trouverez des pièges à phéromones qui attirent les
mâles et limitent ainsi la reproduction.
Le hanneton
Nourrir et protéger les plantes
Melolontha melolontha est un coléoptère de 2,5-3 cm. Les
élytres, les pattes et les antennes sont brun rougeâtre,
l'abdomen est noir et la tête est foncée. En avril-mai,
le hanneton femelle se nourrit puis pond une vingtaine
d'œufs dans le sol. Elle meurt après une, et parfois deux
voire trois pontes. Sa Larve est communément appelée
«ver blanc » bien que ce ne soit pas un ver. En effet,
t
Plantes sensibles : les betteraves, navets, pommes
de terre, fraisiers, framboisiers, laitues... ainsi que les
arbres fruitiers et forestiers, La vigne, les graminées, les
vivaces.
Dégâts : les adultes se nourrissent de feuilles (chênes,
cerisiers, pruniers...) mais n'occasionnent pas de gros
dégâts. En revanche, les larves situées dans le sol sont
beaucoup plus dévastatrices. Au mois de juillet, la larve
éclôt et commence à manger les radicelles des arbres ;
la deuxième année, elle s'alimente de façon plus intense
dès le mois d'avril et, la troisième année, elle s'alimente
jusqu'en juillet puis se nymphose. Les racines des arbres
sont très endommagées, les tubercules sont rongés et
cela peut provoquer l'apparition de maladies cryptoga-
miques. À terme, la plante jaunit et meurt.
Cependant, on constate que les hannetons sont de
moins en moins nombreux, victimes de la mécanisation
du travail du sol et des produits chimiques.
longue de 1 à 4,5 cm, blanchâtre, elle a des pattes fon-
cées près de sa tête d’une couleur similaire, et le bout de
son abdomen est noirâtre. Elle est recourbée en arc et
porte des mandibules.
Le stade larvaire dure 3 ans pendant lequel la larve se
nourrit aux beaux jours, puis s'enfonce dans le sous-sol
pour hiverner.
Traitement curatif : si vous constatez tout de
même La présence d'adultes dans votre jardin, détrui-
sez-les. Quant aux larves, vous Les repérerez lors du bê-
chage et les détruirez.
Auxiliaires î le nématode Heterorhabditis bacterio-
phora est un ver microscopique qui vit dans le sol et para-
site les larves de hannetons et d'otiorrhynques. Les bac-
téries, avec lesquelles il vit en symbiose, décomposent les
organes de la larve dont le nématode se nourrit ensuite.
Lapplication se fait en septembre, mais seulement si vous
constatez la présence de larves. Les nématodes sont mé-
langés à de l'eau que l'on dispersera sur le sol infecté.
Le carpocapse
Cydia pomonella, le carpocapse des pommes, est un pa-
pillon denuitde15à 19 mm d’envergure, ailes grises puis
brunes et dorées aux extrémités. Sa chenille : 16-19 mm
de long, tète brune et corps rose-rouge. Cydia funebrana.
le carpocapse des prunes, 13-15 mm d’envergure, ailes
grises. Sa chenille : 10-12 mm de long, tête brune, corps
rose. Au mois de mai, la femelle pond sur les arbres
plusieurs dizaines d’œufs puis, une fois les larves for-
mées, celles-ci trouvent refuge dans les anfractuosités
de l’écorce pour y tisser leur cocon. Il y a une et souvent
deux générations par an. la seconde ayant lieu en été.
Problèmes
Plantes sensibles : pommier, poirier, abricotier,
noyer, prunier, etc.
Dégâts : la chenille, le «ver du fruit ». pénètre dans un
fruit et s'y développe. Elle creuse des galeries en spirale,
se nourrit de la chair et des pépins. Les fruits sont abîmés
puis chutent. On remarque la présence des larves par
une auréole autour du trou d'entrée et la présence d'une
matière brunâtre (les excréments!. Lorsqu'il y a une deu-
xième génération, les dégâts sont encore plus importants
car la ponte a lieu en juillet et en août.
Solutions
Lutte préventive : éliminez tous les fruits véreux
pour interrompre le cycle de reproduction. Vous pouvez
suspendre des pièges à phéromones qui vont attirer les
papillons mâles et prévenir ainsi la reproduction. Il s'agit
d'une capsule contenant les phéromones, suspendue
contre une plaque engluée et abritée sur laquelle les pa-
pillons se collent.
Traitement curatif : il existe des pièges en car-
ton ondulé pour piéger les larves qui s'apprêtent à tisser
leur cocon : on les accroche autour du tronc dès le mois
de juin et les retire à l'automne [il est nécessaire de les
brûler pour les supprimer). Le badigeon à la chaux est
également un moyen d'éliminer tous les insectes cachés
dans l'écorce de l'arbre.
Autre solution si vous avez de nombreux arbres infes-
tés par le carpocapse des pommes : un bio-insecticide
contenant un virus spécifique du carpocapse, levirus de la
granulose. Il est sans danger pour les auxiliaires et a une
action directe sur les larves et différée sur les générations
suivantes. Il faut traiter entre mai et juin selon les régions
pour la première génération, et entre juillet et août pour
la seconde.
Nourrir et protéger les plantes
La piéride du chou
Pieris brassicae est un papillon diurne de 40 à 60 mm
d'envergure, ailes blanches avec des taches noires aux
extrémités. La chenille fait 45-50 mm, corps vert et jaune
tacheté de noir. Œufs jaune citron. La femelle pond ses
œufs (entre 20 et 501 sur la face inférieure des feuilles.
Une fois écloses, les larves restent sur la plante-hôte. Il
y a deux générations par an : la première génération de
chenilles apparaît en juin, la seconde, plus nuisible, en
juillet-août.
La noctuelle
DE LA TOMATE
Helicoverpa armxjerae^l un papillon de nuit de 40 mm. La
femelle est brun jaunâtre, le mâle gris verdâtre. La che-
nille fait entre 30 et 40 mm. corps brun ou noir avec des
bandes jaunes sur les côtés. Les vols démarrent en avril-
mai et durent jusqu'en octobre. Les femelles pondent
plusieurs centaines d'œufs sur les végétaux. Il peut y
avoir entre deux et quatre générations par an. Il existe
bien d'autres espèces de noctuelles, notamment la noc-
tuelle ipsilon, qui occasionne beaucoup de dégâts dans
les potagers. La femelle pond 1 500 œufs qui formeront
des chenilles de 45 mm, grises avec quatre points noirs.
Problèmes
Problèmes
Plantes sensibles : les Brassicacées dont chou,
chou-fleur, chou-rave, navet, etc. Les capucines.
Dégâts : les larves nouvellement écloses font des dé-
gâts superficiels sur la plante-hôte, mais, après la deuxi-
ème mue, elles se dispersent pour dévorer le feuillage en
ne laissant souvent que les nervures. Elles ne s'attaquent
qu'aux feuilles extérieures, mais l'accumulation des ex-
créments rend le légume inconsommable : dilués par la
pluie et la rosée, ils passent entre les feuilles.
Plantes sensibles î tomates, Cucurbitacées, légu-
mineuses, œillets, conifères... Et aussi pommes de terre,
betteraves, oignons et salades.
Dégâts : la jeune chenille dévore les jeunes pousses
puis, au stade larvaire suivant, pénètre dans les fruits
(notamment les tomatesl, dans les gousses ou dans les
organes reproductifs des fleurs et s'en nourrit. Les dégâts
peuvent être très importants.
Solutions
Lutte préventive : installez un filet anti-insectes.
Association de plantes : tanaisie,absinthe, men-
the. sauge, thym peuvent dissuader la femelle de pondre.
Traitement curatif : pulvérisez une décoction
de tanaisie ou une décoction d'absinthe, une infusion de
feuilles et de tiges de tomates, un purin de feuilles de
noyer sur les légumes au moment des vols de la piéride.
Les auxiliaires : insecticide au Bacilus thuringien-
sis, insecticide bio spécifique des chenilles.
Solutions
Lutte préventive : installez des filets anti-insectes.
Posez des pièges à phéromones pour attirer les mâles et
éviter la reproduction.
Association de plantes : planter de la tanaisie et
de l'absinthe près de vos légumes et fleurs dissuade les
femelles des noctuelles de venir pondre leurs très nom-
breux œufs.
Traitement curatif : lorsque vous constatez la
présence de ces papillons, il faut traiter avec un produit
au Bacillus thunngiensis car il n'agit que sur les jeunes
larves et les papillons. Mais une fois la chenille rentrée
dans la plante ou le fruit, elle est insensible au traitement.
La tenthèdre
DU ROSIER
Arge pagana (tenthrède du rosier), Arge ochropus (ten-
thrède défeuiLlantej.Ard/spafüpes (mineusedes pousses).
Ctadius pectinicomis (tenthrède décapeuse du rosier).
Blennocampa phytlocolpa (tenthrède coûteuse). La femelle
pond ses œufs dans le limbe des feuilles ou alignés dans
les jeunes pousses suivant les espèces. La larve est sou-
vent confondue avec une chenille : corps vert ou jaune
verdâtre, parfois des points noirs ou blancs, 3 paires de
pattes thoraciques et entre 12 et 14fausses-pattes (alors
qu'une chenille en possède de 2 à 5). Elle sévit tout l'été.
Les altises
Psytbodes chrysocephala (altisedu colza) etPhyttotretane-
morvm (altise des Crucifères) sont des coléoptères sau-
teurs (surnommés « puces des jardins ») : un corps noir
de 3,5 à 4,5 mm aux reflets métalliques, des œufs orange
pâle, une larve de 2 à 8 mm. b la ne-jaune à tête brune,
pour la première ; un corps noir de 3 mm environ avec
deux bandes jaunes latérales, une larve de 5 à 6 mm au
corps jaune taché de brun, à la tête et aux pattes noires,
pour la seconde. La ponte commence à l'automne et re-
prend à la fin de l'hiver pour l'altise du colza, la ponte de
laltise des Crucifères démarre en avril.
Ravageurs
Problèmes
Problèmes
Plantes sensibles : rosiers, spirées, iris, etc.
Dégâts : de mai à août, les larves de la tenthrède dé-
feuillante dévorent complètement le limbe des feuilles.
Celles de la mineuse des pousses consomment d'abord le
limbe des feuilles, puis pénètrent dans les pousses et for-
ment des galeries. La tenthrède rouleuse est caractéris-
tique carie limbe des feuilles attaquées s'enroule longitu-
dinalement (souvent sur rosiers grimpants). Les larves de
la tenthrède décapeuse du rosier (larves à tête noire) se
tiennent sur la face inférieure des feuilles et les décapent
entièrement : il ne reste que la cuticule transparente de la
face supérieure. Les feuilles meurent et tombent.
Plantes sensibles : les Brassicacées (choux, colza,
radis, navet cresson, giroflée...) et. selon les espèces d'al-
tises, les Solanacées, le cornouiller, le fuchsia, le weige-
lia, la vigne, l'anémone, la capucine, etc.
Dégâts : à l'automne, l'altise du colza adulte s'attaque
aux graines en germination et aux jeunes feuilles et. plus
tard, aux feuilles des plantes plus âgées. La larve juste
éclose pénètre dans la plante et s'en nourrit : la pousse
est fortement ralentie. Au début du mois de juillet et
jusqu'en novembre, l'altise des crucifères décape et per-
fore les feuilles (petits trous ronds), surtout par temps
chaud et sec. Sa larve pénètre dans les feuilles et creuse
des mines de 6 à 8 mm de large. Les semis de printemps
et d'automne peuvent être très endommagés.
Solutions
Lutte préventive î les cocons sont formés dans le
sol sous la plante-hôte : binez la terre dès septembre puis
de nouveau en avril pour déloger les cocons avant l'appa-
rition des adultes.
Traitement curatif î ôtez les tiges attaquées par
les larves et celles qui sont déformées par les œufs. Dé-
truisez toutes les larves que vous pouvez attraper (on peut
les manipuler sans crainte). Pulvérisez une solution à
base de décoction de nicotine et de savon noir.
Solutions
Lutte préventive : pulvérisez une infusion d'ail sur
les feuilles pour les éloigner. Protégez vos semis sous un
voile.
Association de plantes : sureau (branches dépo-
sées entre les rangs), tanaisie, menthe, moutarde.
Traitement curatif : puh/érisez une décoction de
tanaisie, un purin de sureau, d'ortie ou de feuilles et tiges
detomate, une décoction denicotineet savon noir. En der-
nier recours, un insecticide à la roténone ou au pyrèthre.
Nourrir et protéger les plantes
Les doryphores
Leptinotarsa decemlineata, coléoptère de 7-11 mm, corps
jaune rayé longitudinalement de noir, reste du corps
fauve maculé de noir. Au printemps, il pond entre 700 et
800 œufs jaune-orange sous les feuilles, par paquets de
10 à 30. Les larves, environ 10 mm, sont rosâtres, tête et
pattes noires et des points noirs sur les côtés.
Plantes sensibles : les Solanacées, dont la pomme
de terre (cultivée et sauvage), et à défaut tomates, auber-
gines, poivrons.
Dégâts : d'avril à septembre, les adultes ainsi que les
larves dévorent les feuilles des pommes de terre pour
n'en laisser que les nervures. En cas de forte invasion, les
dégâts peuvent être considérables.
Solutions
Lutte préventive : pulvérisez du purin d'ortie ou du
purin de fougère à l'action répulsive.
Traitement curatif : détruisez tous les adultes,
larves et œufs que vous trouvez. Plantez des pieds de da-
tura ou de ricin, ces plantes attirent les doryphores qui y
pondent leurs œufs, puis empoisonnent les larves. Atten-
tion, les feuilles et les graines de ricin sont toxiques ainsi
que les feuilles de datura.
Le taupin
Aghotes lineatus est un coléoptère de 1a famille des É La té-
ridés. L'adulte, qui apparaît au printemps, mesure entre
7 et 8 mm. Son corps dur est allongé, la tête et le thorax
sont brun-noir, les élytres, plus clairs, sont striés longi-
tudinalement. Sa larve, le ver « fil de fer », mesure entre
17 et 20 mm ; elle est étroite, dure, brillante, de couleur
jaune-orangé avec une tête brunâtre aplatie. Les œufs
(entre 150 et 200) sont déposés en mai et juin dans un
sol humide, entre 2 et 6 cm de profondeur. Au bout de 1 à
2 mois, la larve éclôt et creuse des galeries dont la pro-
fondeur dépend de la sécheresse du sol. (Elle se nourrit
des racines des végétaux pendant tout son stade larvaire,
c'est-à-dire 4 ans).
Problèmes
Plantes sensibles : pomme de terre, navet, carotte,
betterave, tomate, fraisier, chou, laitue, chicorée, oignon,
poireau, fève. Les céréales, certaines plantes ornemen-
tales et jeunes arbres sont également attaqués.
Dégâts : c'est dans les régions maritimes et à climat
humide que le taupin prolifère. La larve creuse des ga-
leries étroites dans les tubercules des pommes de terre
et autres carottes, grignote les racines des plantes pota-
gères et parfois le collet de la plante. Une seule larve peut
détruire plusieurs plants.
Solutions
Lutte préventive : semez et enfouissez des en-
grais verts comme la moutarde blanche et le sarrasin qui
font fuir les taupins. Travaillez régulièrement votre terre
pour l’aérer et éviter l’excès d'humidité et pour y déloger
les larves et les œufs que les prédateurs mangeront. Si
votre sol est acide, faire un apport de chaux pour le rendre
plus calcaire.
Association de plantes : chou, haricot, petit pois.
Traitement curatif : confectionnez des pièges à
larves de taupin : mettez des épluchures ou des morceaux
de pomme de terre ou bien du maïs humidifié dans des
boîtes que vous enfouirez dans le sol de façon à ce que
le haut soit à ras de terre. Les larves seront attirées et
vous pourrez ainsi les détruire. Il est également possible
de les piéger directement avec des morceaux de pommes
de terre ou de carottes que vous enfouissez dans le sol :
elles viendront y creuser des galeries.
Les otiorrhynques
Les otiorrhynques sont des coléoptères de la famille des
Curculionidés, que l’on appelle communément charan-
çons. Il en existe de nombreuses espèces et chacune
s’attaque à un certain type de végétal. Otiorhynchus su le a -
tus est l’otiorrhynque de la vigne, mais il se nourrit éga-
lement desfraisiers, d’arbustes comme le cotonéaster et
de plantes à fleurs. 0. cnbicolUs, l’otiorrhynque de l'oli-
vier, s'attaque aussi aux arbres fruitiers, à l’artichaut et à
l'armoise notamment. 0. nigerest l’otiorrhynque noir des
conifères, etc. Otiorhynchus suie a tus se trouve très cou-
ramment dans les jardins. Il mesure entre 6 et 10 mm.
son corps est dur et oblong, de couleur brun noirâtre, sil-
lonné longitudinalement, granuleux et tacheté de jaune.
Les oeufs de 1 mm de diamètre sont bruns puis noirs. Sa
larve est blanche, apode, incurvée avec une tête brune.
L'adulte apparaît au printemps et vit entre un an et un
an et demi. Solitaire, il sort et se nourrit la nuit, se cache
sous des abris le jour. La femelle pond ses œufs (une ou
plusieurs centaines) à partir de 2 mois après son appa-
rition et pendant 2 ans, les déposant sur le sol. La larve
sort de l’œuf au bout d'environ une vingtaine de jours,
s'enfouit dans le sol et commence à se nourrir des ra-
cines. Le stade larvaire dure entre 10 et 24 mois ce qui
explique qu’il y a une génération tous les 2 à 3 ans.
Ravageurs
Problèmes
Solutions
Plantes sensibles : la vigne, les arbres et arbustes
fruitiers comme l'olivier, les agrumes, le framboisier;
les arbustes d'ornement comme le troène, l’aubépine,
le fusain, le rhododendron, le cotonéaster, le fusain, les
conifères comme l’if, le thuya et le pin , les plantes d’orne-
ment comme le cyclamen, l’armoise, la reine-marguerite,
la pivoine, le phlox, le bégonia, la primevère, la cinéraire,
les plantes à bulbes ; les plantes potagères comme l’ar-
tichaut, le fraisier, le haricot, le pois... Les plantes céréa-
lières sont aussi attaquées par certaines espèces.
Dégâts : l'adulte grignote les bourgeons et le bord des
feuilles de telle façon qu’elles paraissent comme poin-
çonnées. C’est comme cela que l’on découvre la présence
du charançon qui ne sort que la nuit. Les larves, quant
à elles, s'attaquent parfois aux bulbes mais surtout aux
racines des plantes : elles dévorent les petites racines
et blessent les plus grosses. Ce sont les larves qui oc-
casionnent les dégâts les plus importants, provoquant un
ralentissement de croissance et parfois la mort du sujet
en cas de pullulation. Les plantes en pots et en jardinières
ne sont pas épargnées.
Lutte préventive : recherchez et détruisez les
œufs pondus sur le sol. Dans les pots et jardinières,
creusez pour déloger les larves. Posez des filets sur les
plantes potagères.
Traitement curatif : les insecticides n'auraient
pas une action suffisante sur les adultes. En cas d’attaque
violente, le plus efficace reste la lutte contre les larves,
beaucoup plus dangereuses pour les végétaux.
Les auxiliaires : le nématode Heterorhabditis bac-
teriophora (voir la fiche sur le hanneton). Mélangez les
nématodes avec de l'eau et arrosez le sol avec cette pré-
paration à la fin de l'été pour atteindre les larves issues
de la première ponte. Si nécessaire, un second traitement
sera fait au printemps de l'année suivante pour détruire
les larves de l’automne ayant hiverné.
Le charançon de la carotte
Ce charançon (Liparus coronatus) noir et
brillant porte des taches jaunes et mesure
environ 1 cm. Il pond ses œufs dans le sol
entre mai et juin et ses larves s'y développent.
On observe une génération par an. Les larves
pénètrent dans la racine de la carotte la
rendant impropre à la consommation.
Lutte préventive : instaurez une bonne rotation
des cultures et amendez votre sol pour qu'il ait
toujours tous les nutriments essentiels. En cas
de pullulation, protégez vos cultures avec des
filets anti-insectes.
Association de plantes : poireau, oignon,
tanaisie.
Nourrir et protéger les plantes
La teigne
DU POIREAU
Acrvlepiopsis assectetta est un Lépidoptère de 16 à
18 mm d'envergure. Ailes brunâtres avec taches noires
et blanches. Sa larve fait 10 à 12 mm. corps jaunâtre ou
verdâtre avec huit taches noires chacune munie d’un poil.
L'adulte de ce papillon de nuit apparaît en mars-avril et
pond jusqu'à début juin pour la première génération, en
juillet et août pour la seconde. Une centaine d’œufs sont
déposés sur les inflorescences ou sur les feuilles.
Problèmes
Plantes sensibles : surtout le poireau, puis l'oi-
gnon. l’ail, l'échalote...
Dégâts : la deuxième génération est beaucoup plus
dévastatrice : la larve creuse des mines dans les feuilles
après l'éclosion puis, après 2 à 5 jours, elle quitte la mine
pour s'enfoncer à l'intérieur du poireau entre les feuilles
centrales. Au final, les lésions favorisent le développe-
ment de la pourriture qui rend le légume impropre à la
consommation.
Solutions
Lutte préventive : installez des filets anti-insectes
sur vos rangs de plantation au mois d'octobre. Avant la
plantation, trempez les feuilles de vos poireaux (pas la
racine) dans de l'eau additionnée de 5% d'eau de Javel
pendant 10 à 15 minutes.
Association de plantes : la teigne est attirée par
l'odeur du poireau, dissuadez-la de pondre en cultivant
des carottes à proximité.
Traitement curatif : si vous voyez des galeries,
coupez vos poireaux à ras (ou en dessous des galeries)
et détruisez la partie infestée. Le poireau repart très bien.
Pulvérisez du purin de feuilles et tiges de tomates, du pu-
rin d'absinthe ou de l'infusion de rhubarbe. Si l'attaque est
importante, traitez une fois par semaine avec un produit à
base de pyrèthre ou de roténone.
Les auxiliaires : traitez avec un produit à base de
Baallus thuringiensis.
Les thrips
Thrips tabac j (thrips de l’oignon), Kakothrips robustus
(thrips du pois) et bien d'autres sont des thysanoptères.
Les œufs blanchâtres sont pondus (30 ou 40) dans les tis-
sus de la feuille ou de la fleur. Les larves blanchâtres ou
jaunâtres font 1 mm de long et vivent sur la plante jusqu a
lafin de leur développement (entre 10 et 21 jours), puis se
laissent tomber au sol pour hiverner. Les thrips vivent en
colonie et peuvent atteindre jusqu'à cinq générations par
an malgré l'hivernage pour le thripsde l’oignon. Le thrips
du pois ne donne naissance qu'à une seule génération.
Problèmes
Plantes sensibles î Les plantes potagères : oignon,
poireau, tomate, pomme de terre, tabac, chou, Luzerne,
betterave, pois, fève, haricot. Les plantes d'extérieur : œil-
let, azalée, bégonia, chrysanthème, coquelicot etc. Les
cultures en serre pour T. tabaci. Plantes d'intérieur : ficus,
croton, crassula, cyclamen, hibiscus, orchidées, saintpau-
lia, yucca...
Dégâts : Les dégâts sont plus importants sous serre et
à l'extérieur par temps sec et chaud. Le thrips pique les
feuilles et suce la sève : on remarque alors des taches
argentées associées à de petits tas d'excréments. Les
feuilles piquées jaunissent et meurent Les fleurs se dé-
colorent et se déforment. Le thrips de l'oignon est vecteur
de la maladie bronzée de la tomate.
Solutions
Lutte préventive : maintenez une bonne humidité
du sol (par le paillage notamment). Aérez serres et châs-
sis. Plantez des variétés de pois et oignons précoces
Association de plantes : des plants d'ail
Traitement curatif : une forte aspersion délogera
ces insectes. Pulvérisez une décoction de nicotine, de su-
reau ou de tanaisie. une infusion d’ail ainsi que du savon
noir. Installez des pièges chromatiques (dont le bleu attire
les thrips) englués dans les serres, châssis et vérandas.
La tipule potagère
Tipula oleracea est un diptère surnommé « cousin », qui
sévit dans Les régions méridionales. Au nord de l’Europe,
c’est Tipula paludosa qui est le plus courant et nuisible.
Il a Caspect d’un grand moustique brun clair ou gris, de
20-25mm pour la femelle et 16-18 mm pourle mâle. Les
pattes et les ailes sont très longues. Les œufs de 1 mm
sont noirs, La femelle en pond entre 300 et 400. Sa larve,
le « ver gris », grisâtre, sans pattes, de 3 à 4 cm, s’al-
longe et se rétracte très fortement : c’est elle qui est à
l’origine des dégâts dans les jardins. La tipule aime les
milieux humides (marécages, prairies, gazons et tous
sols humides). Il y a deux générations par an, sachant
Problèmes
Plantes sensibles : les graminées (dont le gazon),
les céréales, les plantes potagères (pois, pomme de terre,
salades, betterave, chou...) ainsi que les plantes d’orne-
ment telles que le dahlia.
Dégâts : la nuit, les larves qui vivent dans le sol re-
montent à la surface pour attaquerles collets des plantes,
les feuilles des jeunes plants et parfois les racines. Les
plantules sectionnées meurent, les gazons et prairies
dépérissent par plaques, les racines sont endommagées.
Solutions
Lutte préventive : en travaillant régulièrement
votre sol, vous délogerez les larves et les détruirez. Pour
les gazons, éviter les arrosages au moment des vols (avril
et octobre) pour que la terre s'assèche.
Traitement curatif : pulvérisez du purin d’ail ou
de feuilles et tiges de tomates, de la décoction de tanaisie.
Installez des bâches en plastique entre vos rangs, après
avoir arrosé le sol. Les larves viendront dessous, attirées
par ( humidité, et vous les détruirez au petit matin.
que la Larve est active toute l'année, avec une activité plus
intense au printemps pour T. oleracea et une génération
par an pour T. paludosa.
Ravageurs
La courtilière
La courtilière (Gryilotalpa gryüotalpa), également appelée
taupe-grillon, est un orthoptère. Elle mesure entre 35 et
45 mm, a une tête et un thorax bruns, des ailes longues,
transparentes et très dessinées, un abdomen long et noi-
râtre. Les pattes sont brun-orangé. Ses deux pattes avant
sont plus épaisses pour permettre l'enfouissement. Elle
creuse des galeries et se nourrit la nuit de larves et de
vers ainsi que de racines de plantes et de tubercules. Elle
hiverne et devient active à partir du printemps, puis pond
ses œufs (de 200 à 300) sous terre. Les œufs éclosent en
été, les larves passent par deux mues avant de creuser
leur galerie à l'automne pour hivernera leur tour.
Nourrir et protéger les plantes
Problèmes
Solutions
Plantes sensibles î surtout les semis et les jeunes
plants de diverses plantes potagères et ornementales,
graminées, pomme de terre.
Dégâts : bien que cet insecte se nourrisse de vers et de
larves, on peut difficilement le considérer comme un auxi-
liaire utile au jardin car il se nourrit également de racines.
De plus, lorsque les courtilières forment des galeries peu
profondes, elles abîment les systèmes racinaires et les
dégâts sur les racines et tubercules peuvent être très im-
portants On constate le dépérissement des jeunes plants.
Lutte préventive : préservez les prédateurs natu-
rels. Évitez les excès de fumure.
Traitement curatif î confectionnez des pièges
à laide de boîtes ou de fonds de bouteille remplis d'es-
sence de térébenthine. Enterrez-les au ras du sol Les
courtilières seront attirées par l’odeur et s’y noieront.
Vous pouvez également creuser un sillon, l'arroser et le
couvrir. Les courtilièresviendront attirées par la fraîcheur.
Ce sera l’occasion d'attraper une de ces drôles de bes-
tioles, de l'observer et de la relâcher dans la nature : les
courtilières sont de moins en moins nombreuses... Si vous
avez repéré la présence de courtilières, recherchez leurs
nids en creusant sous les monticules de terre qui servent
d’abris ; les œufs sont pondus dans des loges.
La punaise potagère
Eurydema oleraceum est aussi appelée la punaise verte
du chou. De 5 à 7 mm de long, son corps est noir avec
des reflets métalliques bleu-vert et marqué de taches
jaunes et parfois rouges. Les œufs blancs sont en forme
de tonnelet aux extrémités jaune-vert. La larve est noire
pendant ses premiers stades larvaires puis prend petit à
petit sa forme de punaise tachetée. On observe deux gé-
nérations par an, la première en juin-juillet et la seconde
en septembre-octobre. L'adulte vit pendant quelques
mois et pond, en plusieurs fois, entre 50 et 80 œufs, dé-
posés sur le dessous des feuilles, étonnamment placés
en deux rangées.
Eurydema ornatum est la punaise rouge du chou. De 7 à
9 mm, elle est rouge tachetée de noir. La forme des œufs
est similaire à la précédente punaise, mais la couleur est
grisâtre et tachetée de noir. Sa nourriture et sa biologie
sont similaires à la punaise verte du chou.
Palomena prasina est la punaise verte des bois. Plus
grande, 12-14 mm, avec un corps vert et lisse, elle pond
de petits œufs ronds et verts, les larves sont verdâtres.
Elle se nourrit sur les arbres, dont pommier et poirier, et
sur les plantes herbacées.
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Cd
Problèmes
Plantes sensibles î pour Eurydema spp. : les Cru-
cifères dont les choux, mais aussi les navets et les radis.
Les graminées et les pommes de terre sont parfois tou-
chées. Pour Palomena : pommier et poirier, plantes her-
bacées.
Dégâts : la punaise et ses larves piquent le limbe des
feuilles et aspirent la sève. Les larves se déplaçant peu, ce
sont les extrémités des feuilles qui sont touchées. Si les
piqures sont nombreuses, elles provoquent le jaunisse-
ment des feuilles et un ralentissement de croissance. Les
jeunes plants peuvent en mourir. Dans le cas des arbres
fruitiers, les fruits sont abîmés, déformés, caria punaise
pique pour se nourrir et injecte de la salive qui provoque
des dépressions à la surface des fruits.
Solutions
Lutte préventive : si vous êtes régulièrement en-
vahis, songez à poser des filets anti-insectes. La rotation
des cultures évitera une invasion annuelle.
Traitement curatif : pulvérisez une solution à
base de nicotine ou de savon noir II est également pos-
sible d utiliser un produit du commerce à la roténone.
Les acariens
Les acariens ne sont pas des insectes car ils ont huit
pattes à l’âge adulte (les insectes en ont six) : ils appar-
tiennent à la classe des arachnides. Leur tête et leur
thorax sont soudés, ils portent deux taches noires sur le
corps sauf pendant l'hivernation. Panonychus ulmi (aca-
rien rouge des pomacées ou araignée rouge) mesure
entre 0.4 et 0.7 mm et Tetranychus urticae (tétranyque tis-
serand ou acarien jaune) entre 0.3 et 0,5 mm, la femelle
étant toujours plus grande que le mâle ; on trouve égale-
ment T. turkestani, corps jaune ou verdâtre, et T. annaba-
Plantes sensibles : l acarien est très polyphage :
les plantes florales, les plantes sauvages, les plantes
potagères, les espèces fruitières, les plantes d'intérieur,
les cultures de serre. De plus, Paratetranychus unungus
s'attaque aux conifères.
Dégâts : les acariens se développent sur la face infé-
rieure des feuilles et sur les fleurs. Suite à leurs piqûres,
les feuilles deviennent mouchetées, se dessèchent et
meurent. Si l'invasion est importante, la plante peut mou-
rir ; sur les fruitiers, la formation des bourgeons à fruits
sera réduite. De plus, les toiles des tisserands peuvent
gêner le bon développement des végétaux, surtout en
serre où on les trouve en grand nombre.
rinus, corps rouge. Les œufs sphériques (une centaine)
sont pondus sous les feuilles après l'hiver. Le tétranyque
tisse des toiles qui retiennent l'humidité et lui assurent
une excellente protection contre le vent, la pluie, les pré-
dateurs et les traitements. Lacarien (adultes et larves)
pique les feuilles et se nourrit du suc. Il hiverne sous abri
sou s une forme orange. On observe entre six et sept gé-
nérations par an. Les acariens aiment la chaleur, la sé-
cheresse et prolifèrent lorsque la fertilisation est riche
en azote.
Lutte préventive : lacarien n'aime pas l'humidité,
alors maintenez une bonne humidité du sol et bassinez
vos plantes sensibles. Aérez les serres. Ne surdosez pas
vos fertilisations en azote.
Traitement curatif : pulvérisez, en insistant sur
le dessous des feuilles, du purin d'ortie, du purin d’ab-
sinthe, une décoction de nicotine, une décoction d'ail ou
une infusion de coriandre, du savon noir. Arrosez au jet les
plantes attaquées. On peut également utiliser le soufre
minéral pour limiter les invasions des araignées rouges
de la vigne et de la tomate.
Les auxiliaires : Phytoseiulus persimilis et Ambfy-
seius califomicus sont deux acariens prédateurs de té-
tranyques. Le premier peut être lâché au printemps et le
second, plus résistant à la chaleur, en été. Cependant, ces
prédateurs ont besoin d'un taux d'humidité supérieur à
60 %. ce qui est en général le cas en serre mais pas à
l'extérieur. Il faut souvent deux lâchers espacés pourvenir
à bout des colonies de tétranyques.
Les limaces et
Ces gastéropodes bien connus de nos jardins sont divi-
sés en plusieurs familles (les Arionidés et les Limacidés
pour les limaces et les loches, les Hélicidés pour les
escargots), et chaque famille comporte de nombreuses
espèces. La taille (de 1 à 15 cm) et la couleur varient for-
tement d une espèce à l'autre. La tête porte deux paires
de tentacules, celles du dessous ont un rôle tactile et
olfactif, celles du dessus, plus longues, portent un œil à
l’extrémité. Afin d'avancer et de ne pas se déshydrater,
le gastéropode sécrète un mucus dont on aperçoit très
distinctement la trace. Ce mucus lui sert également de
LES ESCARGOTS
protection en cas d'attaque. Il hiverne dans les anfrac-
tuosités du sol et sort au printemps, la nuit et par temps
humide. Le reste du temps, il reste caché au frais et à
C ombre, sauf par temps de pluie où il peut sortir se nour-
rir dans la journée. La limace, hermaphrodite, pond entre
100 et 500 œufs dans le sol par petits paquets, ils sont
blancs ou transparents. Les limaces vivent à peu près
12 mois et comptent une ou deux générations par an.
Notons que les limaces propagent des maladies crypto-
gamiques (mildiou, rouille, etc.).
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ai
Problèmes
Plantes sensibles : presque toutes !
Dégâts : la limace se nourrit de feuilles et, en cas de
chaleur, elle reste dans le sol et consomme les racines
et les bulbes. La limace grise ou loche (40-50 mm| et la
limace horticole (30-40 mm) sont les plus voraces. Elles
attaquent les feuilles au centre ou sur les bords en lais-
sant les nervures et creusent les bulbes.
Solutions
Lutte préventive : les limaces et escargots se
nourrissent également de débris végétaux, alors nettoyez
bien vos parterres et entre vos rangs. Ne favorisez pas
l’humidité excessive en arrosant vos plantes au pied. Tra-
vaillez régulièrement votre sol pour déloger les œufs qui
sécheront ou seront mangés par des prédateurs. Étalez
de la cendre de bois, de la sciure ou encore des coquilles
d'œufs écrasées sur la route des limaces, elles ne pour-
ront pas passer cette barrière (notez que La cendre et la
sciure doivent être renouvelées après chaque pluie, ce
qui n est pas le cas des coquilles !). Si certaines de vos
plantes sont régulièrement attaquées, procurez-vous des
barrières antilimaces : ce sont des anneaux de plastique
à placer autour du pied que le gastéropode ne peut fran-
chir. Pulvérisez une infusion d’ail régulièrement ou bien
un purin de fougère pur sur les légumes, dilué au 1/10*
sur les fleurs.
Association de plantes : installez des oignons et
de la bourrache entre vos rangs.
Traitement curatif : disposez des planches dans
vos allées ou des tuiles sur les bordures, les limaces s'y
cacherontdans la journée et vous pourrez les ramasseret
les détruire. Notons que le piège à bière tue en effet un cer-
tain nombre de limaces, mais attire et tue également des
animaux utiles (dont des prédateurs de limaces comme Le
carabe) ; il saoule aussi Le hérisson. Il existe dans Le com-
merce des pièges dont les couleurs sont discrètes (vert
sombre) et dans Lesquels Les escargots tombent mais ne
remontent pas. Les granulés de phosphate de fer sont à
étaler sur le sol. à utiliser en dernier recours même s’ils
ne sont toxiques que sur les gastéropodes.
Les auxiliaires : en cas de forte attaque, le néma-
tode Phasmahabditis hermaphrodita parasite le corps de la
limace et la tue. Les nématodes, livrés en barquette, sont
à diluer suivant Les recommandations et à épandre sur Le
sol humide à environ 15 °C.
L’oïdium
Nourrir et protéger les plantes
Surnommé le blanc, 1*oïdium est une maladie causée par
différentes espèces de champignons parasites microsco-
piques selon les plantes atteintes. Leur mycélium trouve
les éléments nutritifs nécessaires à son développement
dans les cellules végétales. La maladie apparaît en mai et
se développe d'autant plus que letemps est sec : L’été est
donc une période faste pour (oïdium. Les champignons
étant différents d'un végétal à l'autre, l’oïdium présent
sur un rosier ou sur la vigne ne contaminera pas l'en-
semble de votre potager.
Problèmes
Plantes sensibles : les arbres : chêne, érable,
pommier, cognassier, poirier, pêcher... Les arbustes : au-
bépine, rosier, vigne, fusain... Les plantes potagères : Cu-
curbitacées, fraisier, poireau, carotte, aubergine, pomme
de terre... Les plantes florales d'intérieur et d'extérieur :
bégonia, cinéraire, hortensia, kalanchoé, gerbera, phlox,
saintpaulia, rhododendron, souci...
Dégâts : cette maladie se manifeste par un feutrage
blanc sur les feuilles, les tiges, les fleurs ainsi que les
boutons floraux. Elle donne un aspect duveteux au vé-
gétal atteint. À terme, les feuilles se déforment, se ra-
bougrissent et tombent. Les plantes affaiblies meurent à
petit feu.
Solutions
Lutte préventive : maintenez une bonne humidité
du sol en paillant par exemple et ne bassinez pas trop
le feuillage [arrosez au pied des plantes). Chaque mois,
pulvérisez une décoction de prêle ou du purin d'ortie (ou
un mélange des deux) sur les plantes sujettes à l'oïdium.
N'abusez pas des engrais azotés et ne plantez pas trop
serré : il faut aérer entre les plantes pour que h maladie
ne se propage pas.
Pour les arbres : en hiver, pulvérisez ou saupoudrez du
soufre (produit à base de fleur de soufre ou soufre mi-
cronisé), mais seulement entre 18 et 30 °C. Si la fleur de
soufre est pulvérisée sous les feuilles, faction de la cha-
leur diffuse les vapeurs sur la plante et la protège. At-
tention cependant, les jeunes feuilles et certains cultivars
peuvent y être sensibles, lisez bien les recommandations
avant d'appliquer.
Traitement curatif : commencez par ôter les
parties atteintes et brûlez-les, car les champignons se
disséminent très facilement. De plus, ne laissez pas les
feuilles malades au sol. même en hiver, car les champi-
gnons restent sur leur hôte et se disséminent à nouveau
dès les premières chaleurs. Nettoyez bien vos outils pour
ne pas propager la maladie.
Pulvérisez une décoction de prêle (toutes les semaines),
une infusion ou un purin d'ail, du soufre minéral. Vous
pouvez mélanger la décoction de prêle avec de l'extrait
d'algues marines pour encore plus d'efficacité.
Le bicarbonate de soude : mettez une cuillère à café de
bicarbonate de soude, plus une cuillère à café de savon
noir ou de lait écrémé par litre d'eau. Pulvérisez sur le
feuillage, et renouvelez en cas de pluie et jusqu’à dispa-
rition complète.
ROUILLE
La rouille est provoquée par des champignons parasites
microscopiques de diverses espèces qui sont en général
spécifiques d'une espèce végétale. Chacune de ces es-
pèces ne peut donc s'attaquer à une autre plante que son
hôte, à l'exception de son hôte alternatif.
La maladie se transmet d'une plante à l'autre par
l'intermédiaire des spores et avec l'aide du vent, et ce
du printemps à l'automne. Celles-ci sont libérées sous
forme d'une fine poussière et elles germent au contact
des feuilles humides.
Les filaments du champignon grandissent puis para-
sitent les tissus foliaires. La rouille se développe d'autant
plus que l'humidité atmosphérique est élevée. Un temps
Problèmes
Plantes sensibles : les plantes potagères : ail, as-
perge, betterave... Les espèces fruitières : framboisier,
groseillier, cassissier... Les graminées. Les plantes flo-
rales : iris, fuchsia, jacinthe, roses trémiènes... Les co-
nifères. Les arbustes : rosiers, etc.
Dégâts : des pustules orange, jaunes, brunes, parfois
sombres et souvent auréolées d'une autre couleur se for-
ment sur la surface des feuilles, et parfois sur les tiges.
Les pustules orange ou jaunes virent au brun à l'automne.
Les feuilles se dessèchent et meurent, et, si l'attaque est
importante, la plante peut en mourir.
Solutions
Lutte préventive : mettez en place une bonne rota-
tion des cultures au potager et évitez l'humidité excessive
sur les végétaux. En automne, nettoyez bien vos plantes,
ôtez les feuilles malades, ne les laissez pas sur le sol,
coupez le bois mort et ne mettez rien au compost.
Traitement curatif : pulvérisez une décoction de
prêle (avec éventuellement un extrait d'algues marines),
un purin de fougères, d'ail, du sulfate de cuivre (bouillie
bordelaise).
Maladies
pluvieux, des bassinages ou des vaporisations excessifs
favorisent l'attaque. La couleur orangée caractéristique
des pustules lui a valu son surnom de rouille.
Nourrir et protéger les plantes
La maladie
DES TACHES NOIRES
La maladie des taches noires est due à un champignon
microscopique appelé marsonia (Marssonina rosaej. La
maladie se développe de juin à octobre, parasitant les tis-
sus foliaires. Le marsonia se propage fortement lorsqu’il
fait chaud et que [humidité est importante (été pluvieux
par exemple! : à chaque pluie ou bassinage, le champi-
gnon libère une grande quantité de spores qui vont infes-
ter le végétal et ses voisins. Le mycélium se développe
à nouveau au printemps suivant : si la maladie n'est pas
éradiquée, le végétal est infesté tous les ans et s'épuise.
Problèmes
Plantes sensibles : les rosiers (sauf certaines es-
pèces et variétés plus résistantes!.
Dégâts : du printemps à l'automne, les feuilles des
rosiers se recouvrent de taches noires circulaires, sou-
vent entourées d'une auréole jaunâtre. Lorsque les condi-
tions sont favorables, le champignon se propage rapide-
ment, les taches grandissent et les feuilles jaunissent et
tombent. Les rameaux peuvent également être atteints. Si
l'attaque est importante, le rosier peut perdre toutes ses
feuilles et être très fortement affaibli.
Solutions
Lutte préventive : en automne, ôtez toutes les
feuilles attaquées et coupez le bois mort pour éviter que
le champignon n'y hiverne. Ne mettez pas les déchets au
compost. Nettoyez vos outils. Au printemps, avant le dé-
bourrement, paillez le sol pour éviter que d'éventuelles
spores ne se propagent. Évitez de bassiner vos plantes.
Ne les plantez pas dans la zone la plus humide de votre
jardin. Espacez les plantations. Pulvérisez de la décoction
de prêle toutes les trois semaines si le temps est humide.
La fonte des semis
La fonte des semis est due à un ou plusieurs champi-
gnons qui se développent en milieu humide et peu aéré
que sont souvent tes serres de culture. Ces champignons
peuvent être le Pythium ou le Phytophtora (voir p. 136! qui
apprécient particulièrement l’humidité prolongée des
terreaux de culture. Maison trouve également Rhizocto-
nia solani dans des milieux un peu plus secs.
Les mildious
de la vigne et du rosier
La vigne est atteinte par Plasmopara
viticola : on observe des taches d'huile sur
les feuilles et un duvet blanc dessous. En
prévention, pulvérisez de la décoction de
prêle additionnée de soufre (le mélange
existe dans le commerce!. En curatif, traitez
à la bouillie bordelaise.
Les rosiers
sont attaqués par
Peronospora sparsa .-
pulvérisez une
décoction de prêle
avant le débourrement
(éclosion des
bourgeons!.
Problèmes
Plantes sensibles : tous les semis et boutures faits
sous abris (châssis, vérandas, serres...!, les graines.
Dégâts : les graines ne germent pas. La pourriture
s'installe sur les jeunes plants et provoque leur affais-
sement puis, souvent, leur mort. Dès lors que quelques
plants sont touchés, la maladie se propage assez vite
dans les plateaux de semis voisins.
Solutions
Lutte préventive : nettoyez bien les pots et les
caissettes avec de l'eau de Javel avant le semis et le bou-
turage. Veillez à ne pas détremper le terreau. Espacez les
semis. Aérez les serres et les châssis. Arrosez le terreau
et les semis avec une infusion d'ail, du purin d'ortie ou
une infusion de camomille.
La tavelure
Il y a deux champignons nommés tavelure, Venturia inae-
quatis pour le pommier et Venturia pirina pour le poirier.
Venturia inaequabs passe l'hiver dans les feuilles mortes
ou le bois des plantes. Au printemps, les spores sont dis-
séminées par les gouttes d'eau et infectent les parties
vertes du végétal Les spores germent si la température
est comprise entre 7 et 25 °C. Trois semaines plus tard,
des taches vert olive apparaissent et seront le départ de
nouvelles contaminations.
Venturiapirina se développe à l'automne sur les feuilles
qui pourrissent au sol. Au printemps, les spores libérées
vont infester l'arbre. Ce champignon a besoin d'humidité
pour se développer, notamment celle de la rosée.
Maladies
Problèmes
Solutions
Plantes sensibles : pommier, poirier (sauf quel-
ques variétés plus résistantes).
Dégâts : la tavelure du pommier forme au printemps
des taches vert olive sur la surface des feuilles. Ces
taches deviennent brunes et s'étalent. Les feuilles at-
teintes se dessèchent. Les pommes sont également ta-
chées debrun, la peau se crevasse, lacroissance est arrê-
tée, les fruits se déforment. Les rameaux sont également
touchés : on voit des pustules qui soulèvent l'écorce qui
s'écaille, ils se dessèchent.
La tavelure du poirier forme au printemps des taches
brun olivâtre d'aspect velouté sur la face inférieure des
feuilles ainsique sur les fruits. Lesfeuillesse dessèchent
et meurent les poires se crevassent et se déforment La
tavelure se développe également sous les rameaux dont
l'écorce se soulève et se craquelle, la croissance des
bourgeons à venir est inhibée.
Lutte préventive : choisir des variétés réputées
résistantes à la tavelure. Faites un traitement préventif
avant débourrement avec une solution à base de cuivre
(de la bouillie bordelaise par exemple! à raison de 20 g par
litre. Un deuxième traitement peut être effectué lorsque le
fruit commence à grossir. Après le débourrement et lors-
qu'il pleut beaucoup, pulvérisez du soufre mouillable (6
ou 7 g par litre) mélangé à 0.5 g de cuivre. Répétez le trai-
tement plus souvent s'il pleut régulièrement. Faites des
pulvérisations de purin d'ortie, de décoction de prêle et/ou
d'extrait d'algues marines : cela augmente la résistance
des feuilles aux maladies. En automne, ramassez toutes
les feuilles tachées ainsi que les fruits tombés pour éviter
que le champignon n’hiverne et ne réapparaisse l'année
suivante.
Traitement curatif : utilisez les mêmes produits
que pour la lutte préventive.
Le phytophtora
Nourrir et protéger les plantes
Plusieurs maladies sont provoquées par des champi-
gnons de l'espèce Phytophtora : les maladies de l'encre
P. cactorum (noyer) et P. cambivora (châtaignier), et les
mildious tels que P. capsici (piment, poivron). P. fraga-
riae (fraisier), P. infestans (pomme de terre, tomate)... Ce
champignon hiverne sur des tubercules de pomme de
terre qui, en germant, vont donner des plants contami-
nés. Les spores, situées sous les feuilles, sont dissémi-
nées par le vent et contaminent les autres Solanacées.
Une humidité importante et des températures douces
(entre 10 et 25 ®C) favorisent le développement de la ma-
ladie qui peut être très rapide. En revanche, le champi-
gnon meurt si la sécheresse est persistante et si les tem-
pératures avoisinent 30 °C.
rssssssssssssssssssssssssssssj
Problèmes
Plantes sensibles î noyer, châtaignier, piment, poi-
vron, tomate, pomme de terre, fraisier.
Traitement curatif : utilisez la prêle et le soufre
ensemble. Mais privilégiez les actions préventives car les
traitements ne sont pas toujours efficaces.
Dégâts : un champignon brun d’apparence huileuse se
développe sur le dessus des feuilles, un feutrage blanc
sur le dessous. Les feuilles se dessèchent en leur centre.
On observe également des taches brunes sur les tiges et
les pétioles. Les jeunes plants meurent, les tiges adultes
cassent. Les tomates présentent des taches brunes, bos-
selées et dures et parfois accompagnées d'un feutrage
blanc. La maturité n'est pas atteinte. Les tubercules de
pomme de terre sont tachés de brun à l'extérieur et leur
chair est marbrée. Une récolte entière peut être détruite
car la maladie évolue très rapidement.
Solutions
Lutte préventive : ne cultivez pas les tomates près
des pommes de terre. Ne plantez pas trop serré. Instau-
rez une bonne rotation des cultures au potager. Plantez
des variétés réputées peu sensibles. À partir du mois de
juin, lorsque le temps est humide, pulvérisez une solu-
tion à base de cuivre toutes les semaines. Utilisez le purin
d'ortie pour renforcer les défenses immunitaires de vos
plantes (pulvérisez dilué sur le feuillage tous les 15 jours),
la décoction de prêle ou de consoude (contient du bore).
Contre le mildiou de la tomate, nous déconseillons l'uti-
lisation du fil de cuivre dans les pieds de tomate, car il
apporte dans les fruits de l'oxyde de cuivre qui est nocif
pour l'homme.
La cloque
La cloque est due à un champignon microscopique
nommé Taphrina deformans. Il se pourrait que les spores
soient capables d'hiverner sur les écailles des bourgeons
et dans les anfractuosités des rameaux. Lorsque l’hiver
est doux et humide, les spores survivent et germent au
moment du débourrement aux alentours de 7 °C. Si l'hi-
DU PÊCHER
feuilles. Le vent et la pluie vont ensuite disséminer ces
spores qui iront contaminer d'autres feuilles et d'autres
arbres. Le champignon ne survit pas à la chaleur, c'est
pourquoi l'attaque de la cloque n'a lieu qu'au printemps.
L'évolution de cette maladie est très rapide.
vient plus tard, l'arbre souffre moins car il est plus résis-
tant. Mais un arbre atteint plusieurs années de suite est
très affaibli et peut même en mourir.
Solutions
Lutte préventive : privilégiez les variétés an-
ciennes ou celles issues de semis comme les pêchers de
vigne, considérées comme plus résistantes.
11 f au t re nf orce r les d éf en ses i m mu n it a ires d es a rbres ( no -
tamment avec du bore et du zinc) : pour cela, compostez
à l'automne, puis donnez du purin d'ortie, de consoude,
de la décoction de prêle (éventuellement mélangée à un
extrait d'algues riche en oligo-élémentsl. du purin de
pissenlit (éventuellement mélangé à l'ortie et la prêle).
Vous pouvez renouveler ces apports au printemps.
En cas de forte attaque, traitez avec un pro-
duit à base de cuivre (bouillie bordelaise par
exemple) à l'automne, puis avant le débour-
rement et juste après.
Traitement curatif : les traitements curatifs sont
peu ou pas efficaces. Agissez donc avant l'apparition de la
maladie (avant l'éclosion des bourgeons), surtout si vos
arbres ont été atteints l'année précédente. Coupez les
feuilles, voire les rameaux atteints, et brûlez-les.
Le botrytis
La pourriture grise est provoquée par le champignon
Botrytis anerea. lise développe souvent à la suite d'une
blessure occasionnée par une autre maladie, le gel ou
encore la grêle, ou par les manipulations du jardinier. On
voit apparaître une couche de mycélium gris qui se déve-
loppe par temps humide et frais (les conditions optimales
sont entre 15 et 20 °C).
Le champignon a la capacité d'hiverner grâce à la for-
mation de sclérotes noirs (condensé de mycélium! qui
mesurent de 1 à 2 mm de diamètre. Use dissémine grâce
au vent et aux éclaboussures.
Problèmes
Plantes sensibles : salades, courges, haricot, frai-
sier, groseillier, framboisier, mûrier, cerisier, vigne et de
nombreuses fleurs.
Dégâts : un feutrage gris et poudreux se développe au
collet et sur les feuilles de La base des Laitues. Les par-
ties attaquées ramollissent et brunissent. Les dégâts
peuvent rester limités à quelques feuilles, ou s'étendre à
l'ensemble du collet en provoquant le flétrissement des
jeunes plants. Sur les fraises, par exemple, la moisissure
attaque également les fruits, qu'ils soient verts ou en ma-
turation, et ils finissent par pourrir. Lorsque le temps est
très humide. Les fleurs de divers végétaux peuvent être
atteintes. Même si celles-ci donnent des fruits, ils seront
infectés.
Solutions
Lutte préventive : retirez et brûlez les parties
contaminées par le champignon et porteuses de sclérotes.
Mettez en place une rotation des cultures et ne replantez
pas de laitues à cet endroit avant plusieurs années. Plan-
tez plutôt, l'année suivante, des Alliacées (ail, poireaux,
oignons...) qui résistent mieux à ces champignons.
Le sol doit être bien drainé. N'abusez pas d'engrais
azotés. Ne plantez pas trop serré, espacez vos plants de
30 à 40 cm, ôtez les adventices. Évitez de bassiner vos vé-
gétaux car l'humidité stagnante profite aux champignons,
arrosez au pied. Pensez à aérer régulièrement les serres
et les châssis.
Mélangez un peu de poudre de roche siliceuse avec le
terreau dans les trous de plantation ou arrosez le sol avec
une décoction de prêle qui va désinfecter la terre. Ensuite,
pulvérisez cette même décoction (riche en silice) pour
renforcer les tissus végétaux et les aider à lutter contre
la maladie.
Traitement curatif : retirez toutes les parties in-
fectées et brûlez-les. Ne conservez pas de graines prove-
nant de plantes contaminées.
Le pourridié
RACINAIRE
Cette maladie est provoquée par le champignon Armilla-
ria mellea. Lorsque les conditions sont humides et le sol
lourd, le champignon se développe dans le sol et atteint
petit à petit tout le système racinaire puis le collet. Un
mycélium blanc-jaune apparaît sous l’écorce des racines
et du collet de l’arbre.
Le feu
BACTERIEN
Erwinia amytovora est une redoutable bactérie qui pénètre
dans les végétaux par les blessures, les fleurs ou les ori-
fices naturels (stomates, lenticelles). La maladie se pro-
page rapidement vers la base du tronc, entraînant la mort
de l’arbre, une mort qui survient en quelques mois pour
les variétés les plus sensibles. C’est au printemps que
la bactérie est transmise par les insectes, les oiseaux,
la pluie et le vent mais aussi par les outils de jardinage
contaminés.
Maladies
Problèmes
Problèmes
Plantes sensibles : vigne, figuier, rosier...
Dégâts : La croissance de l’arbre est ralentie, voire
stoppée. Les feuilles se décolorent, les branches se des-
sèchent progressivement. Un chancre se développe au
collet. Les racines brunissent et ramollissent, tout en dé-
gageant une odeur de moisi. Les arbres jeunes ou affai-
blis en meurent.
Solutions
Lutte préventive : évitez les excès d’eau. Retirez
les souches du jardin sur lesquelles Le champignon se
développe d'abord avant d'envahir les racines des arbres
vivants.
Traitement curatif : il n'y a pas de traitement ef-
ficace. Si l'attaque est récente et l’arbuste de petite taille,
vous pouvez mettre à nu Les racines et tailler celles qui
sont atteintes. Mais si (attaque est ancienne et impor-
tante, il vous faudra arracher l'arbre atteint et le brûler,
puis remplacer la terre avant de replanter un autre vé-
gétal.
Plantes sensibles î les Rosacées : pommier, poi-
rier. cognassier, néflier, aubépine, cotonéaster, pyracan-
tha, etc.
Dégâts : pendant la belle saison, les jeunes pousses
se dessèchent et se recourbent en crosse, Les boutons
floraux noircissent, les feuilles semblent brûlées. La ma-
ladie progresse de L'apex à La base des branches et des
rameaux. Les jeunes rameaux et Les fruits présentent des
gouttelettes d'exsudat. À l’automne, les branches maî-
tresses sont atteintes, des chancres se développent sous
(écorce qui se craquelle et suinte.
Solutions
Lutte préventive : pour éviter de propager la ma-
ladie aux autres végétaux, nettoyez vos outils à (alcool et
évitez les arrosages par bassinage du feuillage.
Traitement curatif : il n’y a pas de traitement ef-
ficace contre le feu bactérien. Coupez et brûlez les parties
atteintes, mais, si (attaque est trop importante, éliminez
totalement le sujet atteint. Le feu bactérien étant très des-
tructeur, il est important de prévenir les autorités locales
en cas d'infection.
] y a ceux qui tiennent les associations de plantes
pour dalmables fadaises pendant que d'autres jurent que
lies malades ont disparu de leur potager depuis quils veillent
au bon voisinage des légumes. La vérité se tient entre ces
deux affirmations catégoriques Les associations entre légumes
ne sauraient tenir lieu de méthode de jardinage, pas plus
par exemple que la seule observance des cycles de la lune
IL faut être clair : L’essentiel est de commencer par res-
pecter les « bonnes pratiques » du jardinage. Semer et
planteren fonction du lieu, de son climat et des conditions
météo, de La nature du sol. IL faut maîtriser La végétation
adventice, autrement dit les « mauvaises herbes ». fournir
aux graines et aux plants ce qu’il leur faut d'eau, de lu-
mière, de chaleur, d'éléments fertilisants.
À mesure que l'agriculture biologique est prise au sérieux,
des expériences scientifiques sur le terrain ou en labora-
toire - à partir d'extraits de plantes notamment - se sont
multipliées. Les observations concordent : des plantes
peuvent éloigner ou perturber les ravageurs d'autres
plantes. Certaines peuvent aussi héberger ou attirer les
ravageurs des parasites d'autres végétaux.
Une technique utilisée
DEPUIS LONGTEMPS
Des recommandations sur le fait de cultiver en même
temps plusieurs légumes, ou au contraire d'éviter cer-
taines associations ou successions, existent depuis très
longtemps. Le premier agronome français, Olivier de
Serres, en fait mention, comme l'avaient fait bien avant
lui certains auteurs Latins. De nombreuses pratiques tra-
ditionnelles, dans nos contrées mais aussi sur d'autres
continents, attestent de l'intérêt que leur portent depuis
longtemps les maraîchers.
Aujourd'hui où se développe le souci de réduire le
recours aux produits de synthèse pour éliminer les ma-
ladies et les ravageurs ou pour doper la croissance des
légumes, des expérimentations sont venues conforter les
observations empiriques faites par Les jardiniers du pas-
sé. Par exemple, les tenants de la méthode biodynamique
ont accumulé de nombreuses observations depuis des
décennies sur les interactions entre les plantes, pota-
gères ou non.
Attention au voisinage large
On a également mis en évidence l'influence des exsudats
des systèmes racinaires. On sait par exemple depuis très
longtemps que les racines du noyercontrarient la végéta-
tion alentour, ce qui explique la réputation très ancienne
selon laquelle l'ombre du noyer est « malsaine ». Pour-
tant, les observations sont parfois contradictoires. Cela
est peut-être dû au fait que les effets de tel ou tel compa-
gnonnage sont peu perceptibles en fonction de L'année ou
de l'environnement immédiat.
Le bienfait attendu d'un voisinage peut en effet être
annulé ou atténué par l'environnement. Par exemple, la
végétation spontanée à proximité ou la proximité d'une
haie peuvent abriter des parasites qui annulent l'influence
d'une plante sur une autre. On peut par exemple se de-
mander pourquoi il y a tant d'astuces bio pour protéger la
mouche de la carotte. Réponse de bon sens : parce que
leur efficacité n'est pas parfaite ou quelque peu aléa-
toire 1 II existe des explications plus précises. Lorsqu'une
haie sert de refuge aux mouches de la carotte, la proxi-
mité du semis ou son exposition au vent peut entraîner
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une infestation en dépit des légumes associés. On a pu
vérifier en effet que la carotte était rarement attaquée par
ce ravageur dans un champ sans haie ni végétation haute
alentour.
Il est illusoire de vouloir contrôler les interactions
entre la faune et la flore d'un jardin. Le jardinier bio, qui
veut limiter au maximum les traitements, fussent-ils
* utilisables en agriculture biologique » comme mention-
né sur des emballages, se doit d'augmenter autant que
faire se peut la diversité des plantes - et donc de la faune
qui y est associée, aussi bien celles qu'il cultive que celles
qu'il maintient ou favorise auprès de ses cultures.
Des racines au
DÉVELOPPEMENT INCROYABLE
Ce n'est pas en arrachant les légumes que l'on peut se
rendre compte du développement extraordinaire de leur
système racinaire. On voit bien quelques radicelles autour
du pivot d'un simple radis, mais comment imaginer que
ses racines plongent à plus de 50 cm de profondeur ? Cela
paraît incroyable, mais que dire à propos de celles de la
carotte, qui peuvent atteindre 2 m ? En fait, les racines
des végétaux forment un vaste réseau dont on n'a pas la
moindre idée par l'observation à l'œil nu.
Là se trouve l'un des secrets du bon ou du mauvais
compagnonnage des légumes : même en espaçant large-
ment les lignes de semis et de repiquage, ils s'influencent
sous terre par leurs racines, qui excrètent de nombreuses
substances. Certaines peuvent avoir un effet stimulant,
d'autres au contraire inhibent leurs voisines. Les effets
peuvent aussi être indirects et dépendre de la flore micro-
bienne qui se développe autour des racines, flore qui peut
être favorable ou non aux autres légumes eux-mêmes ou
à leurs ravageurs.
Notons que l'influence de ces exsudats racinaires
peut se prolonger dans le temps, plusieurs mois et même
plusieurs années. D'où le principe des rotations, où l'on
ne cultive pas une même plante au même endroit avant
plusieurs années - au moins 3 ou 4 ans dans la majorité
des cas. Il faut donc veiller aux associations de légumes
dans le temps, et pas seulement à leur voisinage spatial.
Certaines associations controversées ?
Voici un exemple typique : l'aneth, plante très
odoriférante, perturbe incontestablement les
mouches de la carotte, il a donc un effet protecteur.
Des observations sérieuses ont aussi montré que
la carotte lève plus rapidement si l'on mélange des
graines d'aneth au semis. Et pourtant, on ne peut
pas considérer que Canetti soit vraiment un bon
compagnon pour la carotte. Des expériences tout
à fait incontestables elles aussi montrent que les
exsudats du système racinaire de l'aneth contrarient
la croissance de la carotte. Bref, avec l'aneth. la
carotte se trouve protégée des attaques de l'un de ses
parasites, mais sa production est significativement
diminuée.
Février
I
Carotte + poireau
Les premières carottes peuvent être semées et ce ne
sont pas les chutes de neige qui vont les contrarier,
bien au contraire. Il semble que La neige aide même
à la germination des carottes. Bien sûr, c'est une
spéculation un peu risquée, n'y consacrez pas des
surfaces importantes.
La mouche de la carotte n'est pas encore là mais,
comme il s'agit d'une culture longue, la présence
d'une Alliacée s'impose pour les dissuader au
printemps. Justement, on peut aussi tenter
les premiers semis de poireaux en parallèle.
À n'entreprendre que si des adventices vivaces
ne sont pas à craindre.
Navet + épinard
Un semis de navet précoce Ivariétés : navets des
Vertus Marteaux de Nancy) peut très bien réussir,
il pourra être l'un des premiers petits légumes à
déguster. Dans un mois, on sèmera sur le rang,
ou de part et d'autre, de tépinard, en choisissant
une variété de printemps-été [comme l'épinard
Géant d'été, Matador, Junius). Ces deux légumes
s'entendent bien.
Astuce : du compost avec
les épluchures d'Alliacées
Pensez à réserver toutes vos épluchures d'ail,
d'oignons, d'échalotes et de poireaux pour en
faire un compost que vous répandrez auprès de
vos rosiers, ce qui les protégera de nombreuses
maladies cryptogamiques ainsi que des attaques
de pucerons.
À moins que vous ne préfériez employer ces
épluchures au fur et à mesure pour confectionner
une décoction insecticide que vous pulvériserez
sur les rosiers et les tomates.
144
Débutmars
L'union fait la force : les associations
Ail rose + fraisier
Les caïeux d'ail se plantent très tôt. Leur odeur forte,
soufrée, décourage bien des ravageurs d'autres
plantes. Planté parmi les jeunes fraisiers installés
à La fin de L'été, l'ail est efficace contre La pourriture
grise. Plantez sans modération, il ne gênera pas La
croissance des fraisiers. IL en est de même sous la
couronne du pêcher, pour lutter contre la cloque, mais
aussi contre la maladie des taches noires du rosier.
La rhubarbe
dans les massifs de fleurs
Ce légume imposant et qui reste plusieurs années
à la même place est difficile à caser dans un
petit potager. Son ample feuillage peut s’intégrer
dans le fond d'un massif fleuri. Plusieurs plants
permettront des récoltes suffisantes sans trop
dégarnir la touffe. N'oubliez pas que la rhubarbe
est le premier « fruit » pour confectionner tartes,
compotes et confitures.
Fèves + aneth et sarriette
La fève ne craint pas les froids printaniers. Si
ce légume peu exigeant n'est pas très répandu,
c'est à cause des pucerons noirs qui l'envahissent
systématiquement. Classiquement, on pince
l'extrémité où se trouvent concentrés ces pucerons.
On peut aussi éloigner ceux-ci grâce à des plantes
compagnes. L’aneth et la sarriette ont un effet
répulsif mais en cette saison, ces aromatiques
auront bien du mal à lever dans La plupart des
régions. Semez-les dans des pots, au chaud, et
mettez-les en place aux extrémités des rangs
lorsqu'il sera temps de butter les fèves. N'oubliez
pas que la fève est aussi un excellent engrais vert, à
couperà la cisaille dès quelle atteint 30 cm de haut.
Excellent précédent pour la planche de tomates et
autres aubergines...
»
Astuce : le faux semis
Quinze jours avant la date prévue pour semer vos
légumes, préparez La terre exactement comme si
vous alliez semer, sans oublier d'arroser. Et puis
laissez pousser. Les graines d'adventices présentes
dans le sol vont germer. La veille de votre semis,
vous n'aurez qu'à passer un coup de râteau pour
éliminer les indésirables. Vous aurez bien moins
de petites plantules susceptibles de concurrencer
vos légumes, surtout si ceux-ci mettent du temps
à lever (comme la carotte, le panais, le persil mais
aussi le poireaul.
Début mars
145
Poireau à semer + laitues
Le poireau est aussi précieux dans les associations
que l'ail. Un argument de taille pour reconsidérer
ses utilisations culinaires. Et aussi pour le semer !
La facilité, ce sont les plants prêts à repiquer, mais
ils ne sont disponibles qu'à certains moments
de l'année. Essayez donc de semer des laitues
précoces avec vos graines de poireaux (en ligne,
pour faciliter le désherbage). Les laitues vous
aideront à repérer le semis de poireau, puis à
l'éclaircir.
Les futurs plants de poireau maison seront précieux
dans les lignes de carottes, de céleris, de choux
(cabus ou milan) et protégeront ces légumes de
leurs ravageurs. À noter que le poireau est plus
efficace, en nombre égal, que l'oignon pour lutter
contre la mouche de la carotte.
L'union fait la force : les associations
Fève + épinards
Comme toutes les plantes de la famille (les
Fabacées), la fève produit de l'azote grâce aux
nodules de ses racines. Cet azote peut profiter
à des plantes gourmandes comme l'épinand,
légume typique de début de saison, dont les jeunes
feuilles sont délicieuses crues en salades. Ouvrez
un sillon de 4 cm de profondeur, semez la fève
(1 graine/20 cm), recouvrez de moitié ; puis semez
clair l'épinard de printemps 11 graine tous les 4 cm
environ) sur la même ligne et finissez de combler
le sillon. Évidemment, le buttage des pieds de fèves
sera insuffisant pour les faire résister au vent : il
suffit de planter à chaque extrémité un piquet et de
tendre une ficelle de part et d'autre pour leur éviter
de s'affaisser. On peut aussi semer l'épinard de part
et d'autre des fèves.
L'épinand peut être remplacé par l'amarante
comestible en climat favorable ou par l'arroche sous
climat un peu frais. Ces plantes érigées peuvent
être buttées avec le pois, à semer par poquets de
3 graines tous les 20 cm et à recouvrir de 1 à 2 cm.
On pourrait aussi semer des laitues, comme Appia
et les Gottes, entre deux rangs de fèves ; en climat
doux ou dans un coin abrité, les fèves les abriteront
du froid.
Rappel de culture
Ne tardez pas pour planter les caïeux d'ail, avant
la fin du mois. Vous pouvez semer la fève jusqu'à
la fin de mars, un peu plus tard en climat frais. En
ce moment, ce sont les poireaux d eté et d'automne
qui sont semés, n'oubliez pas qu'ils ne résistent pas
au gel. Patientez jusqu’en mai pour les poireaux
d'hiver classiques.
146 Fin mars
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Oignon + carotte + Influe + radis
Oignon, poireau et ait sont les bases de nombreuses
associations. L'oignon peut se placer presque partout
sauf au voisinage des choux, des pois et des haricots.
Les caïeux se plantent à 10 cm d'intervalle sur les
lignes distantes de 25 cm ; vous pouvez espacer
davantage pour insérer des semis de carotte nantaise,
de laitue, de radis, etc., qui fournissent les premiers
légumes du jardin, plus petits mais tellement bons !
Notez que ce sera surtout l'oignon qui profitera
éventuellement du voisinage de la carotte. On peut
aussi semer celle-d entre les lignes d'oignons.
Dans un mois ou deux, on trouvera encore dans le
commerce des filets de petits bulbes d'oignons de
Mulhouse, bradés : vous pourrez en acheter pour
utiliser au pied des arbres fruitiers et des petits
fruits, notamment groseilliers à maquereau et cassis,
sujets aux maladies cryptogamiques.
Panais + tomates + céleris
Lorsque vous semez vos panais, pensez qu'ils
seront de bons compagnons pour les tomates et les
céleris, sur des lignes voisines. Ces associations sont
réputées chez les biodynamistes, en raison de leur
odeur forte et des substances émises par les racines
très développées du panais (plus de 2 ml.
Vous pourrez d'ailleurs mélanger sur la ligne voisine
du panais (le moment venu après les gelées) des
plants de tomates et de céleris (branche et/ou rave|.
Panais et céleris supportent aussi très bien te fenouil,
légume difficile à associer aux autres, mais dans cecas il
ne faudra pas planter de tomates aux environs du fenouil.
Si vous ne voulez ni céleri ni fenouil, un peu délicats
à cultiver, sachez que panais et tomates sont de bons
voisins pour les choux parce qu'ils éloignent la piéride
du chou.
Panais + bette (poirée) + chou-rave
Le panais, ce cousin de la carotte, est un très bon
légume, méconnu parce que sa durée de végétation est
longue. Semez clair (il faudra éclaircira 15 cm sur la
ligne). De place en place, semez un peu plus tard des
choux-raves qui aiment le voisinage du panais ainsi
que quelques poquets de 3 graines de poirée - de
2 à 4 pieds de poirée suffisent amplement pour toute
une famille. La poirée est l'un des légumes les plus
productifs, mais s'avère un peu difficile à associer.
Les oiseaux raffolent des jeunes plants, qu'ils
repéreront moins facilement parmi les choux-raves
et les panais. À la place de la poirée, on peut semer
ou repiquer de la betterave pour la même raison.
À noter que l'oignon peut être mêlé à cette
association. L'oignon peut éventuellement voisiner
avec l'ail, planté précédemment, dans les mêmes
lignes ou à côté, mais jamais avec le poireau.
N'oubliez pas le précieux
cerfeuil
On peut semer le cerfeuil de début mars à
septembre. Certes, les feuilles fraîches ou séchées
aromatisent de nombreux plats et salades (ne le
faites pas cuire), mais c'est aussi parce que cette
plante peu exigeante éloigne les pucerons et les
limaces qu elle est précieuse pour le jardinier. On
peut semer le cerfeuil parmi les plants repiqués
(en particulier de choux) ou entre les lignes tout
au long de la saison. Il existe aussi un cerfeuil à
feuilles frisées, un petit peu moins aromatique.
Fin mars
147
Choux + épinards + laitues
On peut commence rie s semis de choux (pour la
consommation d'été), en vue de les repiquer (à 50 cm
sur La lignel en alternance avec des laitues qui seront
abritées par les choux sans les gêner, du fait de
leur rapidité de croissance. De chaque côté (20 cm|,
semez des épinards, eux aussi de croissance rapide.
Épinards et laitues sont connus pour éloigner les
attises, ravageurs des choux. Si vous n êtes pas fans
des épinards, ils feront un engrais vert parfait pour les
choux (il suffit de les couperaux ciseaux en laissant
les feuilles sur place, qui « fondent » sur la terre aussi
sûrement que dans la casserole).
L^rtichaùt dans les massifs de fleurs
L'artichaut est une vivace à grand développement
Si l'on a suffisamment d'espace dans son potager,
prévoyez une planche qui lui sera dévolue. Laitues,
épinards ainsi que persil peuvent profiter de son
voisinage, surtout si la plantation d’artichauts est
jeune. Son feuillage glauque et surtout ses fleurs
spectaculaires (et attirantes pour Les bourdons
notamment) lui permettent de revendiquer une place
de choix dans un massif floral (mixed border). À noter
que les capucines sont de bonne compagnie : les
pucerons les préfèrent à l'artichaut. Et débarrasser
l'artichaut de ses pucerons avant de le cuisiner est
assez fastidieux...
Pois + coriandre + navets et choux-raves
Le pois semé précocement est moins sujet aux
attaques de ravageurs et de maladies et, pour cette
seule raison, il est intéressant d'entreprendre début
mars une première culture - ou dès que la terre est
ressuyée. La coriandre est la meilleure compagne
pour lui, mais un peu frileuse pour être semée en
mars. Il vaut mieux la multiplier en pots, à l’abri.
Pots qui seront mis en place parmi les lignes de
pois (la coriandre ne supporte pas d'être repiquée).
Les plants de pois fournissent aussi un abri aux
premiers navets et aux choux-raves (à consommer
petits en légumes nouveaux). Semez-en de part
et d'autre d'une ligne de pois demi-nains à un
espacement suffisant (au moins 30 cm) pour
permettre le buttage des pois. Au lieu de mettre
des branchages de noisetiers pour soutenir les
tiges volubiles des pois (même les variétés naines
peuvent se coucher), placez des piquets à intervalle
régulier sur la ligne ; ils serviront de support à des
tiges de bambou placées horizontalement C'est
pratique, rapide et efficace.
L'union fait la force : les associations
Astuce : du sable pour
semer les petites graines
Pour aider à un semis très clair du panais,
mélangez les « graines » (des « akènes » en fait)
avec du sable. Pour 1 g de panais, vous pouvez
prendre 30 g de sable. Vous aurez beaucoup moins
d'éclaircissage à faire, tâche un peu pénible et qui
surtout attire la mouche de La carotte, même si
elle attaque moins le panais. Cette technique est
encore plus utile pour la carotte.
Début avril
L'union fait la force : les associations
Pommes de terre + pois
Les pommes de terre ne sont pas des plus faciles à
associer, en raison notamment de leur buttage. Le
pois nain qui est aussi butté peut être intercalé entre
des rangs de pommes de terre, avec le bénéfice de
protéger ces dernières des attaques de doryphores.
Un système à essayer, notamment, avec des espèces
de pommes de terre comme la ratte, qui a besoin de
beaucoup d'espace et qui profitera de l'azote apporté
par les racines de pois pour donner une production
significative.
Poirée (bette) + chou-rave + bourrache
Essayez la poirée avec le chou-rave qui supporte bien son
voisinage : c'est en ce moment que ce légume, encore
méconnu en France, va donner le meilleur de lui-même.
La bourrache protège les choux-raves des chenilles ;
vous pourrez en repiquer au milieu d eux un jeune
pied repéré parmi les semis spontanés, en prélevant
la terre avec la racine. Les feuilles de bourrache
Pommes de terre
+ choux de Bruxelles
Si vous avez des choux de Bruxelles à repiquer, vous
pouvez aussi en placer entre les rangs de pommes
de terre, en veillant à un espacement suffisant :
les pommes de terre seront récoltées avant et ne
gêneront pas la croissance du chou de Bruxelles, de
culture longue. On peut faire de même avec le chou
pommé d'hiver.
Astuce : N'oubliez pas
un espacement suffisant
répandues sur le sol éloignent aussi les limaces !
Associer des légumes différents, sur une même
ligne, ou sur des lignes voisines, est avantageux.
Pour autant qu'on les espace suffisamment ! Par
exemple, espacer très largement les rangs de
pommes de terre si vous voulez intercaler des
pois ou des choux de Bruxelles. Des légumes
insuffisamment espacés pendant leur période
de croissance restent plus petits et deviennent
coriaces car on attend (vainement) qu'ils grossissent
pour les récolter. Pour des cultures associées,
n'hésitez pas à augmenter les espaces entre les
rangs habituellement conseillés dans les livres de
jardinage.
Début avril
149
Rois + cresson de jardin
Le radis fait partie de ces Légumes à croissance très
rapide, qui peut être placé au milieu de légumes
à croissance plus longue. Lassociationavecdu
cresson de jardin, autre légume « express », est
qualifiée de parfaite parde nombreux jardiniers
biodynamistes : elle leur donne un goût piquant
équilibré - le cresson de jardin à la saveur forte ne
plaît pas à de nombreux légumes. En revanche, Le
cerfeuil peut donner un goût trop piquant aux radis.
L'association du radis avec des capucines est aussi
excellente, toujours du point de vue du goût des
radis. Radis et cresson de jardin peuvent être semés
presque toute l’année, si on a la possibilité de les
arroser suffisamment
Navets + pois
On observe régulièrement que des navets et des
pois plantés en lignes voisines sont particulièrement
prospères. Pourquoi ne pas s'inspirer d'une
observation d'un jardinier américain qui s'était
aperçu que les navets semés au milieu de vesce (un
engrais vert de la même famille botanique que les
pois) étaient particulièrement gros et sains ? Les
pois nains n'ont pas besoin d'être tuteurés, même
s'ils peuvent s'affaisser un peu. Quelques navets
semés sur la ligne devraient se voir protégés par les
pois et même profiter de l'azote de leurs racines.
L'union fait la force : les associations
Carottes + scorsonère
Il est temps de semer les carottes pour l'été.
L'association avec les bulbes, ail ou oignon, permet
d'éloigner la mouche de la carotte, qui est le
principal ravageur de cette culture. Et pourquoi ne
pas l'associer avec la scorsonère ou salsifis noir ?
Ce légume est un peu délaissé, surtout en raison
de sa très Longue culture ; il réclame en outre
des terres profondes et son épluchage tache les
mains, deux causes supplémentaires qui expliquent
la relative désaffection dont il est l'objet. Mais le
voisinage avec la carotte s'avère très positif pour
cette dernière, la scorsonère étant plus efficace que
l'oignon contre la mouche de la carotte.
:
150 Fin avril
L'union fait la force : les associations
Haricots grimpants + potiron + maïs
Lassodation haricots grimpants, potiron et maïs
- très connue aux États-Unis où elle est nommée
« les trois sœurs » - est un grand classique : elle
était pratiquée par les Indiens (ils semaient des
îlots de maïs et de haricots, le potiron étant semé à
l'extérieur). Le haricot fournit de l'azote, le maïs sert
de tuteur et le potiron fait office de couvre-sol. Le
maïs est le grand gagnant de cette association.
Semez en premier le maïs bien espacé (40 cm sur la
ligne. 80 cm à 1 m entre lignesl. attendez qu'il soit
bien développé avant de semer au pied de chaque
plant quelques graines de haricot grimpant (on
ne gardera que 2 plants). Repiquez dans la foulée
des plants de potiron (ou de potimarron) entre les
rangs de maïs tous les 2 m. L'association avec
d'autres cucurbitacées comme la courge Butternut
ou la courgette coureuse (ronde de Nice) s'avère
malheureusement moins favorable, car elles inhibent
la croissance des autres associés.
Astuce :
le voile de forçage
Haricots nains + choux + laitues
Les haricots nains protègent les choux de nombreux
insectes ravageurs (sauf de la piéride), y compris des
pucerons. Repiquez les plants de choux entre deux
rangs de semis de haricots nains. N'oubliez pas que des
laitues peuvent aussi s'intercaler entre les choux, sur la
même ligne ; elles dissuadent les mouches blanches
(aleurodes).
Choux + cosmos + thyn
Contre la piéride du chou (chenille verte qui donnera
un papillon blanc), l'une des meilleures plantes
protectrices est le cosmos, à semer dans les lignes
de choux.
Le thym est efficace lui aussi : cette vivace gagne à
être cultivée en pots (par division des touffes), pots
qui seront placés entre les choux.
La sauge officinale a le même effet répulsif contre
la piéride : cette imposante vivace ne s'intégre pas
facilement au potager, prélevez des rameaux sur un
plant bien développé pour les ficher en terre au plus
près des choux.
Le voile de forçage, qui a protégé vos laitues
d'hiver et chicorées sauvages, sert aussi bien de
protection contre les dernières gelées blanches
que pour empêcher les pontes de ravageurs. Ne
le plaquez pas contre les légumes mais laissez du
« mou » en maintenant les bords par des tiges de
fer à béton (le bambou est trop léger), afin d'éviter
que le vent ne l'emporte. À défaut de voile de
forçage, on peut utiliser du voilage de fenêtre.
Fin avril
151
Du raifort avec vos fruitiers
Cette grande plante vivace est à multiplier en ce
moment, en mettant en terre des tronçons de racine,
au pied des cerisiers, pêchers et poiriers, tous
arbres fruitiers sensibles à de nombreuses maladies
cryptogamiques que le raifort contribue à repousser.
La tomate est de bon voisinage pour les choux,
en particulier parce quelle repousse la piéride du
chou. Vous pouvez espacer vos plants de choux
d'un bon mètre qui permettra d'installer des pieds
de tomates en intercalaire. Notez que le cosmos,
recommandé en association avec les choux, s'avère
aussi un bon compagnon pour la tomate [protection
contre des parasites de ses racines).
Betterave + ckou pommé
laitues à couper (mesdun)
Crue et râpée, avec un peu de jus de citron et de
pomme râpée, la betterave est vraiment excellente.
D’autant plus qu'elle pousse vite 1 Sachez qu'elle
s'entend très bien avec les choux ; on peut aussi
l’associeraux laitues à couper (feuille de chêne par
exemple), ou encore avec du mesdun, ce mélange
de verdures à couper.
L'union fait la force : les associations
152
Début mai
L'union fait la force : les associations
Tomates + œillets dinde,
soucis, zinnias
Les tomates sont protégées de nombreuses
maladies et parasites, en particulier des parasites
du sol [nématodesl, par les œillets d’Inde ou
tagètes, par les soucis et les zinnias, plantés sur
la ligne - les pieds de tomates restant espacés
normalement (50-60 cm). Si vous mêlez les tomates
avec d'autres légumes, semez ou plantez ces fleurs
en lignes intercalaires : à 50 cm de part et d'autre
des rangs de tomates.
Tomates + carottes + persil
Codeur très forte de la tomate est profitable aux carottes,
celles-ci étant semées très clair (avec du sablel dans
la ligne de tomates. Elles repoussent h mouche de
la carotte, qui éloigne de son côté les pucerons. On
peut ajouter un peu de graines de persil à celles des
carottes, ou alors repiquer des plants de persil auprès de
chaque pied de tomate ; ces trois légumes se protègent
mutuellement. Le panais peut remplacer la carotte dans
cette association. N'hésitez pas à bien espacer les plants
de tomates (75 cm sur le rang).
Tomates + poireau + basilic
Autre association possible avec les tomates : le
poireau. Repiquez les poireaux semés en mars dans
les lignes de tomates. Et en remplacement du persil
qui n’est pas favorable à la croissance du poireau,
repiquez des pieds de basilic. Le parfum de ce dernier
repousse plusieurs ravageurs à la fois de la tomate et
du poireau.
Début mai
153
Céleri-rave + fenouil + poireau + basilic
Le fenouil est un peu difficile à associer car il
contrarie la croissance de beaucoup de légumes.
Mais il s'entend bien avec le céleri-rave, favorisant le
grossissement de sa racine. On peut aussi ajouter sur
les lignes quelques poireaux et même du basilic.
<6
Chou brocoli + moutarde + laitues
La moutarde protège les choux des pucerons.
Elle repousse aussi les limaces friandes de laitues.
Procédez comme suit : repiquez les brocolis à 60 cm
sur la ligne, repiquez 2 ou 3 laitues (par exemple,
feuille de chêne verte ou rouge qui supporte d'être
plantée un peu serrée). De chaque côté de la ligne,
semez la moutarde. Laissez des pieds de moutarde
fleurir pour optimiser la protection des brocolis, sans
oublier de récolter auparavant de jeunes feuilles,
excellentes dans les salades composées.
Chou brocoli (ou chou-fleur)
+ céleri + phacélie
Le chou brocoli (ou chou-fleuri voisine bien avec les
céleris (branche ou feuille! dont l'odeur puissante le
protège de plusieurs insectes. La phacélie, engrais
vert très attractif pour les abeilles et bourdons,
est recommandée par les jardiniers biodynamistes
en association avec le chou brocoli (à semer entre
2 rangs de brocolis). La phacélie sert aussi de
couverture et empêche les mauvaises herbes de
pousser ; elle a en outre un effet structurant pour
le sol. On peut y mêler du souci qui est aussi un très
bon engrais vert, outre son effet nématicide.
L'union fait la force : les associations
Début mai
L'union fait la force : les associations
Radis (Pété + Laitues
Pensez aux radis d été, plus résistants à la
chaleur : qu’ils se nomment radis glaçon, radis de
5 semaines, radis jaune d or, ils vont bien prospérer
dans le voisinage de diverses laitues. Des choux-
raves à la croissance rapide peuvent aussi être
associés dans cette Ligne.
Chicorée sauvage + souci + navet
Les chicorées sauvages comprennent [endive, à semer
en ce moment pour obtenir de belles racines, mais
aussi les chicorées rouges italiennes pour l’automne
(Palla rossa et de Trévisel qui prennent leur temps pour
croître. Moins accommodantes que les laitues, on peut
les semer sur la même ligne en compagnie du na/et, un
des rares légumes à profiter du voisinage des chicorées,
ainsi que du souci. Rappelons que les chicorées
repiquées montent facilement à graine, il est donc
préférable de les semer en place, graine à graine.
Chicorée frisée + cerfeuil ou roquette
La chicorée frisée et la scarole voisinent volontiers
avec le cerfeuil ainsi qu’avec la roquette. Semez cette
dernière en intercalaire, mais ne tardez pas à récolter
des feuilles aux ciseaux, car, en cette saison, roquette
et cerfeuil se mettent vite à fleur. Les chicorées
frisées s'accommodent du voisinage des chicorées
sauvages. Mais ne Les intercalez pas dans les choux,
ces deux légumes se contrarient.
Fin mai
155
Aiiergine + tûgète
En dehors du Sud, l'aubergine est un légume
délicat ou qui ne produit pas beaucoup, car il exige
une arrière-saison chaude. Pour favoriser son
développement, placez un film transparent sur le sol
avant de repiquer les aubergines, ce qui aura pour
effet de réchauffer le sol. Protégez aussi par un voile
tant que le grand beau temps n’est pas installé lou par
des housses à tomates). La plantation de tagètes au
pied des aubergines les protège des parasites du soL
Même en plantant des tagètes, évitez d’installer des
aubergines dans une planche où ont été cultivés, la ou
les saisons précédentes, des pommes de terre, des
tomates et autres poivrons Maison peut envisager la
plantation alternée avec des tomates.
Concombre
+ mois sucré ou tournesol
Un pied de concombre à la fois suffit. Maïs et
concombre s'entendent bien ; on peut aussi
remplacer le maïs par du tournesol, qui attire de
nombreux insectes bénéfiques au jardin : de plus
cette association est esthétique. Avant de semer
te concombre, semez des laitues ou repiquez des
plants sur le même emplacement : les salades
abriteront le concombre avant l'arrivée de la chaleur.
Mesclun
Le mesclun est une association de légumes semés
en même temps sur la même ligne, et que l’on coupe
aux ciseaux au fur et à mesure des besoins. On en
trouve des mélanges tout prêts dans le commerce,
on peut aussi faire son mesclun à base de feuilles de
chêne rouges et vertes, de roquette, de chicorées, de
betteraves Ipour le feuillage). Parmi les chicorées,
pensez à la rare chicorée Red Rib, qui ressemble
à du pissenlit aux veines rouges, beaucoup plus
productive et à peine amère là trouver sur Internet).
Le mesclun est plus facile à cultiver en ce moment
que les laitues pommées.
156 Fin mai
L'union fait la force : les associations
Poireau driver + légumes
à faible développement
Il est temps de semer les poireaux pour l'hiver ; si
cela ne réussit guère, car le poireau prend son temps
et se laisse ainsi envahir par des adventices, vous
pourrez toujours acheter ultérieurement du plant.
Pour visualiser les lignes et occuper le terrain, semez
en même temps du radis et/ou de la betterave rouge.
Notez aussi que le poireau est l'un des rares légumes
à prospérer au voisinage du fenouil [bulbeux ou nonl ;
une association à essayer donc.
Courge musquée (type buttemut)
4 basilic + laitue
Avant de semer votre courge musquée [nous citons
la courge Butternut, mais d'autres variétés comme la
Sucrine du Berry, la Grosse Musquée de Provence ont
leurs partisansi, installez des laitues qui fourniront
un peu d'abri à la jeune courge. Celle-ci voisinera
bien avec le basilic [protection contre le mildiou chez
les courgesl.
Courgette + capucine
L'imposante végétation de la courgette, tout autant
que sa rapidité de croissance, ne favorise pas les
associations. De plus les exsudats de ses racines
ont des effets inhibiteurs. La capucine, notamment
grimpante, aide à sa croissance. En tout cas, ne pas
planter de courgette à proximité de maïs, de concombre
ou de haricot. Le pâtisson a le même comportement
que la courgette.
Astuce : bouturer .
romarjn, thym, sarriette
vivace et sauge
C’est le moment idéal pour multiplier ces
incontournables du carré d'aromatiques, que l'on
pourra d'ailleurs garder en pots pour les placer au
milieu des rangs de légumes.
Fin mai
157
Carotte Hiver
+ aromaUques + salades
Dans votre semis très clair de graines de carottes
(avec du sable fin et sec, c’est plus facile), vous
pouvez inclure des graines de laitues. Elles seront
arrachées avant de pommer, pour rendre bien visible
le semis de carottes. Mous pouvez aussi inclure
dans le semis des graines d'aromatiques comme
la coriandre, le persil, le cerfeuil, qui perturberont
l'odorat de la mouche de la carotte, sans gêner la
croissance du légume : quelques coups de ciseaux
permettent de prélever ce qu'il faut pour agrémenter
les salades.
<8
Poivron + carottes
Le poivron a les mêmes exigences que l'aubergine,
on peut d'ailleurs les planter ensemble, en particulier
dans les régions peu favorables ; ces plantes seront
également protégées par le même voile de protection.
Autre alternative : cultiver le poivron avec un semis
de carottes d'hiver, le voile protégeant ces dernières
des pontes de la mouche. À noter que le poivron
contrarie nettement la croissance du chou-rave. Cela
ne semble pas le cas du coqueret du Pérou (dont les
effets sur les associations sont encore méconnus),
lequel a besoin de la même chaleur en fin de saison
que l'aubergine pour produire abondamment.
L'union fait la force : les associations
Rutabaga + chicorée sauvage
Le rutabaga revient en force dans les potagers
bio ; c'est un légume facile à cultiver, notamment
en climat frais. Il s'entend bien avec les
chicorées sauvages (comme la Pain de sucre au
développement avantageux), qui ne sont pas toujours
faciles à associer. En revanche, évitez la proximité
avec la chicorée scarole, qui fait dépérir le rutabaga
autant que Le navet.
Début juin
L'union fait la force : les associations
Haricots à rames + radis d'été
Le haricot à rames produit moins vite que Le nain, mais
nettement plus longtemps. Semé (n'enterrez pas trop
profond ?) en ce moment, il aura le temps de donner
toute sa mesure. Entre les poquets de haricots, vous
pouvez planter de la betterave, diverses laitues, semez
aussi de lepinand.Tous ces légumes s'entendent bien
avec le haricot à rames et peuvent profiter de l'azote
produit par ses racines. Et bien sûr, ils profitent de son
ombrage, mais pas au milieu de 2 lignes où les rames
sont réunies entre elles. Pensez surtout aux radis,
mais d'été ! Par exemple, le Blanc de Munich ou le
Rose de 5 semaines sont les plus adaptés (à enterrer
légèrement pas à fleur de terre comme les radis ronds).
Rappelons que l'idée d'intercaler des lignes de hancots
nains et des grimpants n'est pas vraiment judicieuse.
Astuce : ne jeter ps
les gourmands de tomates
Au début de juin, les gourmands pincés sur les
plants de tomates conduits en tige peuvent être
repiqués directement en terre, ou de préférence
en pots, surtout s'ils sont petits. Bien arrosés, ils
reprennent facilement et auront le temps de donner
des fruits.
Une autre utilisation, c'est de poser ces plants
ou les feuilles du bas (enlevées pour ne pas être
aspergées par l'arrosage) sur les plants de choux
(de toutes les sortes) : La tomate est un répulsif de
diverses chenilles des choux, en particulier celle de
la teigne.
Melon + volubilis + maïs doux
Le melon se prête peu à des associations, mais il
voisine bien avec le haricot nain. En revanche, il ne
doit pas voisiner avec le concombre car ils sont de la
même famille, même si La proximité de ce dernier ne lui
donne pas un goût de concombre comme on le pense
fréquemment. Des jardiniers biodynamistes sèment
en même temps que les graines de melon des graines
de volubilis (ipomée), qui aident le melon, parfois un
peu délicat, à germer. À proximité des melons une fois
démarrés (ou achetés dans le commerce), on peut aussi
repiquer des plants de laitue, qui profiteront de l'ombrage
du melon et de l'arrosage qu'on lui prodigue.
Dans les régions ventées, du maïs semé en ligne (ou
en petits poquets de 3 graines placés en quinconce) fait
office de brise-vent
Fenouil + basilic
Le fenouil, ordinaire, bronzé ou à bulbe, a une
influence favorable sur la croissance du basilic,
parfois un peu capricieux. Dans les régions chaudes,
il lui apporte aussi une ombre Légère. Rappelons que
Ion consomme beaucoup de basilic pendant l'été,
pour agrémenter les salades ou les pizzas, en pistou
(ou pesto). Il est encore temps d'en semer (en place
ou en pots, le basilic n'aime pas le repiquage).
L'association proposée ici se fait à partir de plants
achetés, mais il est possible de procéder par semis.
Rappelons que l'on sème le fenouil en place, en ligne,
à 1 cm de profondeur au maximum. La plantation est
ensuite éclaircie à 20 cm. ou 40 cm pour intercaler
des pieds de basilic semés en pots et transplantés
sans abîmer la motte.
Début juin
159
Chicorée scarole + roquette + souci
Pour ne pas manquer de verdure, ne lésinez pas
sur Les semis de chicorées Elles résistent bien à la
chaleur, mais ne doivent pas être déplacées sinon
elles montent à graine. Il est important d'arroser
régulièrement. Elles sont moins accommodantes que
les laitues, mais vous pouvez les semer sur le rang
de la roquette. Des plants de souci lui seront aussi
favorables. À la place de La roquette, le cerfeuil peut
convenir.
Persil + tomates ou artichaut
Du persil, on en a besoin quasiment tous les jours
en été. Aussi semez et repiquez du persil mais
pas n'importe où car il contrarie la croissance de
nombreux légumes, en particulier des salades. Mais
la tomate supporte parfaitement sa présence, le
persil éloignant aussi les pucerons. Pour les semis
lil faut plus de 15 jours pour que persil consente
à leverl, sachez que l'artichaut ne craint pas sa
proximité et que le persil profitera de l'ombre de
l'artichaut.
L'union fait la force : les associations
Chicorée frisée + chou brocoli/chou frisé
Plantez les brocolis tous les 70 cm et intercalez des
plants de chicorée frisée qui seront achetés dans
le commerce lies chicorées montent facilement à
graine si elles sont repiquées!. Ces deux légumes
ne se contrarient pas ; les chicorées profitent de
l'ombrage et de l'arrosage prodigué aux choux. À
la place des brocolis, on peut penser aux plants de
choux de Bruxelles, mais aussi au chou frisé : une
espèce peu connue, qui ne pomme pas mais résiste
aux hivers Les plus rudes. On pourra le consommer
jusqu'au printemps suivant en prélevant des
feuilles.
160 Finjuin
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Céleri-branche + poireau
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Le céleri-branche protège le poireau de la teigne,
l'un des principaux parasites de ce légume : la teigne
est attirée par L’odeur des plants de poireaux venant
d'être « habillés » (raccourcissement du feuillage et
des racines). C'est d'ailleurs pourquoi on conseille
classiquement de laisser les plants de poireau
au sol pendant 2-3 jours, le temps que leur odeur
disparaisse. On peut praliner la base pour aider à la
reprise.
La plantation alternée de rangs de céleris et de
poireaux a un objectif similaire, mais cette fois en
perturbant l'odorat de la teigne. Les céleris peuvent
être mis en place en attendant la plantation des
poireaux d'hiver, disponibles enjuillet.
Chicorée somuge + chicorée frisee
Les chicorées sauvages, comme la pain de sucre ou
la rouge deTrévise, la palla rossa sont précieuses
pour la fin de l'été et l'automne. Les semis peuvent
commencer à partir de maintenant, alors que c'est
la pleine saison des chicorées frisées. Ces deux
Légumes s'entendent bien et occupent des strates du
sol différentes. Et si vous manquez de roquette, vous
pouvez profiter de ces rangs de chicorées pour en
semer. Rappelons que l'on peut repiquer les chicorées
sauvages en surnombre, pas les frisées.
Courgette 4- capucine + basilic
Pour prendre le relais du premier plant de courgette
bientôt en production, il est temps d'en planter un
second, jusqu'en début juillet. La courgette tolère peu de
légumes à proximité. Les radis éloignent les pucerons
de la courgette mais celle-ci contrarie leur croissance.
Préférez la capucine, qui a le même effet et qui de plus
éloigne une punaise spécifique à la courgette. Le basilic
s'entend bien aussi avec la courgette qu'il contribue à
protéger du mildiou et, pour peu qu'il se mette à fleurs, il
attirera les insectes butineurs auprès de la courgette.
N'oubliez pas quevous pouvez cueillir des fleurs mâles
de la courgette Heur étamine à l'intérieur de la corolle
a une forme suggestive, elles sont aussi dépourvues
du renflement que l'on observe à la base des fleurs
femelles).
Astuce : protégez
les semis du soleil
Vous n'avez pas forcément un coin au nord pour servir
de pépinière et la proximité d'une haie, si elle procure
de l'ombre, sert d'abri à de nombreux prédateurs
pouvant piller les plantutes ! En outre, il fa ut préférer
autant que possible Les semis en place, qui évitent Le
stress du repiquage, surtout en saison chaude. Une
simple feuille de journal, maintenue par quelques
pierres suffit. Une cagette est un must : elle sert de
support à La feuille de journal au départ, et protège
ensuite les plants, devenus un peu plus grands, du
soleil mais aussi des oiseaux friands de verdure.
Fin juin
161
Concombre + tomate + radis
Pour le concombre : c'est le moment d’en planter un
second pour la fin de saison, en n’oubliant pas qu’il
croît moins vite que la courgette. Là encore, il n’est
pas facile de lui trouver un compagnon. Pourquoi pas
un pied de tomate, par exemple, issu d’un gourmand
et qui a repris vigoureusement ? Il est avéré que
les racines du concombre éloignent les nématodes
qui pourraient s’attaquer au pied de tomate. Quant
au radis, il ne serait pas contrarié par ces mêmes
exsudats de racine (il profite à coup sûr de l’ombre
du concombre) alors qu’il éloignerait une espèce
de scarabée inféodée au concombre. À essayer
l’association concombre et maïs, car ce dernier
protège le concombre de la flétrissure due à un virus.
Des essais en laboratoires ont montré que le poivron
était l’un des rares légumes à ne pas être contrarié
par des extraits de concombre, alors pourquoi ne pas
essayer ?
Radis d^hiver + coriandre
ou cresson de jardin
lien existe des noirs, les plus répandus, mais
aussi des roses, des verts, des blancs et des
violets : ces radis piquants et productifs sont un
peu méconnus alors qu’ils sont faciles à cultiver.
On peut les associer à de la coriandre - rappelons
que, si la coriandre monte vite à graine, on peut
récolter ces graines, qui sont très aromatiques. Le
cresson des jardins, si prompt à produire, n’est pas
toujours de bon voisinage, mais les radis d'hiver
ne souffriront aucunement de sa présence. Vous
pouvez aussi semer quelques graines de claytone
ou de pourpier (voir les « autres épinards » cités le
mois précédent).
Cornichon + haricots nains
Le cornichon n’est qu’une variété de concombre
et réciproquement Sa végétation est plus trapue
et il vous en faudra 2 pieds pour faire des bocaux
au vinaigre (mais n’oubliez pas de les ramasser
très régulièrement). Concombre et cornichons
contrarient la germination et la croissance de
nombreux légumes, notamment des laitues et des
scaroles. Mais parmi ceux qui ne souffrent pas de
leur présence, on relève le haricot nain. La planche
de concombres peut donc voisiner avec un rang
de haricots nains, lesquels profiteront d’un peu
d’ombrage. Si vous laissez grimper les cornichons
sur un treillis solide, leur feuillage sera protégé des
éclaboussures d’arrosage et la récolte facilitée. Bien
sûr. les associations suggérées pour le concombre
sont valables pour le cornichon et inversement.
L'union fait la force : les associations
Arroche + légumes à végétation rapide
L'arroche vient bien en climat un peu frais et offre
une alternative aux épinards qui montent trop
vite à graine en ce moment, alors que d’autres
substituts demandent une certaine chaleur.
L’arroche est très accommodante, c’est juste une
grande plante qui peut fournir de l'ombrage à de
nombreux légumes comme chou-rave, salades,
betteraves.
On peut aussi songer à des plants de bette
(poirée), excellent légume très productif mais
mauvaise voisine selon beaucoup de jardiniers.
Il en existe diverses variétés très décoratives
(verte, jaune, rouge), l’arroche existe aussi en vert
et en rouge. Rehaussez donc les coloris de votre
potager !
162
Début juillet
L'union fait la force : les associations
Haricots + choux d hiver
Semés tardivement, les haricots nains auront du
mal à donner une production soutenue, notamment
à cause de la fraîcheur matinale en septembre.
C'est donc le dernier moment [climat parisien!
pour en semer. Choisissez comme emplacement
la bordure de vos choux pour l'hiver, en particulier
les choux rouges qui sont les plus résistants, car
les haricots les protège de diverses chenilles et des
mouches. Sous des ciels plus cléments, on a une
marge d'une bonne quinzaine de jours.
Laitues et romaines
d'automne + choux d'hiver
Les chicorées ne s'entendent guère avec les choux,
mais il ne manque pas de variétés de laitues à semer
ou à repiquer en intercalaire dans la ligne de choux
de conservation. Outre les laitues à couper, il y a par
exemple la batavia rouge grenobloise, la merveille des
4 saisons, sans oublier les romaines d'automne ; vérifiez
bien sur les paquets en votre possession que vos variétés
de laitues conviennent à des semis d'été et d'automne.
Chicorée sauvage + mâche à grosse graine
Piment + basilic
Vous avez craqué pour un plant de piment, peut-
être greffé. Achat impulsif ?Sauf, si vous L'installez
dans une jardinière de dimension confortable, en
compagnie d'un pied de basilic avec lequel il s'entend
bien, voire de quelques œillets d'Inde si l'espace est
suffisant. Il produira à condition d’être placé dans
l'endroit le plus chaud que vous pouvez trouver,
éventuellement entouré d'un voile pour la nuit ou
Les journées froides. Si vous pouvez Le rentrer dans
la véranda, grâce à un support à roulettes, ce sera
encore mieux. Ne tentez une installation au jardin
en pleine terre que si vous pouvez installer une
protection de type tunnel. Il lui faudra de 60 à 70 jours
pour produire, soit mi-septembre. À soigner avec la
plus grande attention !
La chicorée rouge de Vérone, à végétation lente, sera
précieuse pour l'hiver, voire le début de printemps.
Dès qu elles auront levé, en une semaine, semez
dans le rang de la mâche à grosse graine, aux Larges
feuilles : elle ne résistera pas à l'hiver, mais elle aura
donné plusieurs récoltes avant les premières gelées.
Notez que la mâche peut aller avec pratiquement
tous les autres légumes, dans le rang ou entre
les rangs. N'oubliez pas de couper la chicorée en
automne (en préservant le cœurl, elle produira en fin
d'hiver une pomme très serrée.
Astuce : utilité
de la lavande
Vous allez pouvoir tailler les hampes florales de
vos Lavandes, pour en mettre de petits sachets
dans vos armoires contre les mites par exemple.
Mais les tailles de Lavande peuvent aussi repousser
Les pucerons, elles sont encore très efficaces pour
éloigner les fourmis. On dit enfin que les mulots
Les détestent. N'oubliez pas que la Lavande n'est
pas une plante strictement méditerranéenne, elle
résiste au froid. Elle peut protéger un rosier des
pucerons (installés par les fourmis) dans beaucoup
de régions.
Fin juillet
163
Brocolis + sarrasin ou moutarde
En ce moment, on peut encore repiquer des brocolis.
Semez de part et d'autre un engrais vert à croissance
rapide. Par exemple, du sarrasin. C'est une des
plantes les plus nettoyantes (très concurrentielle par
rapport aux adventices) ; elle sera décomposée par
le froid sans qu'il soit besoin de L’enfouir. De plus,
le sarrasin attire de nombreux insectes prédateurs
de ravageurs de légumes. La moutarde blanche
est aussi un très bon choix : de croissance très
rapide, détruite en partie par le froid, elle reste en
place jusqu’au printemps en protégeant Le sol. Elle
détourne lesaltises de brocolis, agissant comme
une plante piège, mais il faut la laisser fleurir pour
que son pouvoir attractif soit maximal. IL est possible
d'associer le sarrasin et la moutarde pour combiner
leurs avantages ; elles ne se contrarient pas. Le
trèfle rampant (blanc) peut aussi être un bon choix,
car il apporte de l'azote. On peut marcher dessus
2 semaines après le semis. Ces planches semées
d'engrais vert seront les premières à pouvoir être
utilisées au début du printemps !
En plantant maintenant vos nouveaux fraisiers,
achetés dans le commerce ou prélevés à partir de
stolons enracinés chez vous, vous êtes assuré qu'ils
passeront l'hiver sans dommage et donneront dès
la première année un rendement optimal. Pour les
climats frais, n'attendez pas, alors que l'on a un délai
d'un mois encore dans le Midi.
Le poireau pour L'hiver est disponible aussi en ce
moment, en bottes de 50 ou 100 plants, à moins que
vous n'ayez réussi vos semis de printemps. Dans ce
cas, bravo ! Or, les alliacées dont fait partie le poireau
combattent les maladies cryptogamiques qui affectent
les fraisiers. Plantez donc les fraisiers en bordure
de vos lignes de poireaux, ou alors les poireaux en
intercalaire de votre planche de fraisiers.
L'union fait la force : les association
:
164 Fin iuillet
L'union fait la force : les associations
Chicorée scarole + chou-rave
Toutes les variétés de scaroles peuvent être semées
en place (ne les repiquez pas) maintenant, il en est
de même de la frisée de Ruffec. Bien arrosées, elles
vont faire des pommes impressionnantes, mais en
prenant un peu de temps.
Le chou-rave est nettement plus rapide et sera bon
à récolter avant que les chicorées ne soient très
développées, sa croissance n'est pas contrariée par
La scarole.
Chou de Chine + navet
+ laitue à couper
Essayez un premier semis de chou de Chine (variété
Pé-Tsaïà pomme serrée ou Pak Choi, ressemblant
à une petite poirée). Semez clair en poquets (ne
repiquez pas les plants en excédent, consommez-
les). C’est un légume qui monte facilement à graine
mais ses qualités méritent qu'on s'acharne. Pour
Les accompagner dans le rang, semez (ou repiquez
lorsque les choux auront bien levé) des navets qui
seront arrachés avant leur complet développement,
pour ne pas gêner les choux ; ils seront très tendres.
La laitue dissuade les attises (mouches blanches)
d aller visiter les choux.
Astuce : arroser
à l'eau tiédie
Que l'on arrose le soir ou le matin, on doit
utiliser de l'eau tiédie quelques heures dans un
tonneau ou dans un bac, pour ne pas stresser les
légumes, surtout les jeunes plants. Cela signifie
l'emploi d'un arrosoir. Préférable au jet, celui-ci
est pratiquement indispensable en dimat sec. Si
le tuyau d'arrosage est laissé au sol, veillez à ce
qu'il soit à l'ombre, l'eau chaude est encore plus
nocive (ou alors arrosez le matin, avec un pistolet
réglé sur La douche La plus douce). La régularité
de l’arrosage favorise aussi une croissance sans
à-coups.
Début août
165
Poireaux « baguette > + mâche dliiver
Le semis de poireaux à cette période (choisissez une
variété résistante au froid comme le bleu de Solaise)
donnera de petits poireaux, gros comme le petit doigt,
mais intéressants en cuisine. Ils seront à repiquer dans
le courant d'octobre, pour une consommation en avril-
mal Si les graines de poireaux sont mêlées de quelques
graines de mâche, de celle à petit développement,
résistante au froid, elles fourniront de la verdure tout
l'hiver.
Fraisiers remontants
+ légumes à croissance rapide
On peut installer un peu plus tardivement les
fraisiers remontants en raison de leur production
étalée. Vous n'avez plus de poireaux à disposition,
mais d'autres légumes peuvent occuper les
espaces entre les plants ou entre les lignes. Pensez
à des espèces poussant vite et peu volumineuses.
Les arrosages nécessaires à la reprise des fraisiers
leur bénéficieront : par exemple les navets, ou des
laitues à couper, du cerfeuil et de la roquette - sans
parler du mesclun. Toutes ces plantes ne vont pas
contrarier les fraisiers.
En climat chaud, la claytone de Cuba (pourpier
d'hiver) réussit très bien lorsqu'elle est semée en
ce moment, si elle ne manque pas d'eau.
La mâche peut aussi être semée en bande (pas trop
large pour ne pas rendre l'entretien difficile), de chaque
côté des poireaux. Prenez soin de couper au-dessus du
collet pour avoir plusieurs récoltes ; sachez aussi qu'on
peut la repiquer.
Mâche et poireau mettent du temps à lever, une dizaine
de jours au moins ; n'entreprenez ces cultures que dans
une parcelle exempte de mauvaises herbes.
Laitue dliiver
+ chou de Chine
L'union fait la force : les associations
En semant au mois d'août des laitues résistantes
(leur dénomination indique généralement qu'elles
sont adaptées à l'hiver, sauf la rougette de
Montpellier et la val d'Orgel, vous aurez des salades
en avril-mai. Dans les régions où les hivers peuvent
être rigoureux, il sera prudent de les protéger par
un voile le moment venu.
Semez en intercalaire ou en faisant quelques
poquets sur la ligne du chou de Chine, qui sera
protégé des mouches blanches par les laitues.
Il pourra être nécessaire de placer des pièges à
limace sur cette planche.
La bourrache aux feuilles très velues est détestée
par les mollusques et, si vous en avez qui s'est
ressemée un peu partout, répandez-en des feuilles
auprès des plants.
Cresson de jardin + navet
Le cresson de jardin (ou de terre) est aussi précieux
que la roquette pour donner du goût aux salades et
souvent plus productif. On peut le semer presque en
toute saison. Son inconvénient ? Les autres légumes
ne se plaisent pas en sa compagnie ! Le navet fait
exception (comme le poireau). Choisissez la variété
de Nancy qui prend peu le ver. Placez tout à côté
ou carrément dessus les tailles de tomates qui
éloignent les ravageurs du navet. À défaut, hachez
de la tanaisie ou de l'absinthe, du genêt pour obtenir
un effet répulsif (répulsif aussi contre les mulots qui
adorent le navet). Ces plantes éloignent aussi les
altises qui s'en prennent parfois au cresson deterre.
166 Fin août
L'union fait la force : les associations
Oignon blanc + mâche
C'est le bon moment pour semer en place et en lignes
des oignons blancs résistants à l'hiver ; ils seront
à repiquer cet automne. On les consomme jeunes
au cours du printemps, ou alors à maturité en été,
avec des salades, ils sont plus doux que les oignons
de couleur. Écartez les lignes de 40 cm pour pouvoir
semer en bande de la mâche, les deux légumes
s'entendent bien.
La mâche occupera bien le terrain sans gêner la
croissance de l'oignon. Celui-ci pourra ensuite être
repiqué auprès des carottes d'hiver, des fraisiers,
des laitues d'hiver mais pas des choux. Le semis de
mâche ne réussit pas toujours bien : n'oubliez pas que
la mâche ne vient bien qu'enterre ferme (pas dans
une planche fraîchement bêchéel. Tassez la terre
recouvrant les graines avec une bouteille que l'on fait
tourner en avançant.
Chou de printemps + mâche
Certaines variétés de choux pommés peuvent
passer l’hiver au potager pour produire au début
du printemps (variété Cœur de Bœuf Moyen de
la Halle par exemplel. Semez-les maintenant, en
même temps que diverses variétés de salade qui
occuperont bien le terrain. Pensez en particulier à
la mâche.
Chicorée sauvage + cerfeuil
Il est désormais trop tard pour semer des chicorées
rouges, mais certaines variétés comme la pain de
sucre ou l’améliorée blonde moins imposante sont
encore de saison. Là encore, il faudra prévoir une
petite protection avant l'hiver.
Le cerfeuil, semé sans préparation de la terre
lorsque les chicorées auront bien levé, constitue
une association favorable : il protège les chicorées
contre les limaces, les pucerons et les maladies
cryptogamiques. Procurez-vous (grâce à Internet)
une chicorée sauvage nommée Grumolo Vende aux
larges feuilles aussi épaisses que tendres, très
rustique : avec un minimum de protection, elle forme
enfin d’hiver une belle rosette vert foncé.
Fin août
167
Cresson alénois + radis de tous les mois
Q
Semé à partir de maintenant, le cresson alénois risque
moins de monter tout de suite à graine. On le sème
à mi-ombre, fin août et en améliorant l'exposition à
mesure que l'on avance dans la saison. Comme le
cresson de terre ou la roquette, il produit vite une
verdure relevant les salades. Le radis se plaît à son
voisinage, c'est même avec lui qu'il a le meilleur
goût. Faites une expérience pour vous en convaincre :
semez-le respectivement tout seul (comme témoin),
avec du cresson et avec du cerfeuil. Dans un mois
vous goûterez : celui poussé en compagnie du cerfeuil
paraîtra très fort ; avec le cresson, bien goûteux et plutôt
fade poussé tout seul. L’interaction entre les plantes
peut se constater aussi au niveau des saveurs 1
L'union fait la force : les associations
Astuce : engrais verts en mélange
Plusieurs parcelles sont en train de
se libérer et, si vous ne les cultivez
pas, il est judicieux de leur offrir une
couverture végétale pour l'hiver. Il
est trop tard pour la phacélie, les
trèfles et le sarrasin, mais d'autres
comme le seigle, la moutarde ou
le colza ont le temps de croître et
résistent à Chiver. Le mieux serait
d'associer des graminées et des
légumineuses, technique ancestrale
éprouvée. Parmi les meilleurs
mélanges : du seigle mêlé de vesce,
dans la proportion 60 % de seigle et
40 % de vesce - on peut trouver ce
mélange tout fait dans le commerce.
La vesce étouffe les adventices, sa
floraison en fin de saison attirera de
nombreux insectes auxiliaires et des
coccinelles. Elle enrichit le sol tandis
que le seigle améliore sa structure.
Un mois avant la remise en culture,
par exemple début mars pour début
avril, il faudra couper ras, broyer
les coupes, les laisser se faner, puis
enfouir dans la couche superficielle
du sol.
Début septembre
L'union fait la force : les associations
Épinard d'automne
+ radis, navets, choux, chicorées, fraisiers
Plante typique des jours courts, c’est maintenant que
l'épinard va donner le meilleur de lui-même. Si vous
le coupez en laissant le bourgeon central, il pourra
donner une seconde production au printemps ! Ne le
semez pas trop serré, ce qui favoriserait l'apparition
de rouille. L'épinard est un compagnon idéal de
pratiquement toutes plantes semées, repiquées
ou présentes en cette période de l'année. Vous le
protégerez des prochaines gelées (à la fin d'octobre),
avec de la fougère ou des petits branchages ; contre la
neige, rien ne vaut des branchettes de sapin ou autre
résineux.
Mesdun asiatique
Le mesclun est une association de légumes à
feuilles que l'on peut récolter plusieurs fois, en
les coupant. En ce moment et à condition de
le protéger par un voile, on peut concocter un
mélange de légumes chinois aptes à pousser
rapidement en automne et qui résistent à des gels
[jusqu'à - 5 °C|. Par exemple : mizuna, moutarde de
Chine, pé tsaï et pak choi.
On pourrait aussi semer un mélange occidental,
à partir de laitues d'hiver, de navets ou de radis
[aussi pour le feuillage!, de cerfeuil, de cresson,
de chicorée frisée, de mâche, qui offrira une autre
palette de goûts. Ces mélanges sont à protéger en
hiver pour avoir de bonnes surprises.
Œnothère + laitues
ou mâche ou épinard
Lœnothère est une plante envahissante si on ne
coupe pas les hampes tout juste défleuries, elle
est aussi très résistante sinon increvable. Cette
bisannuelle produit une racine comestible, appelée
«jambon du jardinier » ; on la nomme aussi onagre.
Les graines peuvent être semées en ce moment,
en même temps que les verdures capables de
passer l'hiver. En effet, l’œnothère ne lèvera qu'au
printemps suivant, en formant une rosette ; la
racine devra être récoltée d'octobre à février (avec
une couverture de paille ou de fougère pour pouvoir
l'arracher en période de gel). N'en espérez pas
cependant une production très importante.
Fin septembre
169
Chou-fleur ou chou pommé + cerfeuil
Le chou-fleur à récolter au printemps peut encore se
semer en pépinière sous abri. Dans les régions à hiver
doux, il pourra être mis en place avant l'hiver (après un
premier repiquage en pépinièrel. Dans les régions plus
froides, il faudra attendre mars-avril pour la mise en
place. Choisissez des variétés résistantes comme Erfurt
très hâtif [n'oubliez pas à ce sujet que « hâtif » signifie
à végétation rapide, et non pas à planter en début de
saison, le contraire étant * tardif * qui désigne les plantes
occupant plus longtemps le terrain et non pas à planter à
l'automne). Parmi d'autres variétés hâtives et résistantes
au froid : Islandia, Everest ou Igloo aux noms évocateurs >
Cresson des jardins + arbres fruitiers
Du cerfeuil semé en bande leur tiendra compagnie
et, profitant de leur abri, pourra être consommé une
bonne partie de l'hiver. Des radis de tous les mois
peuvent aussi profiter de la situation. En cette saison,
on peut en semer toutes les semaines, en petites
quantités, pour en avoir régulièrement tant que le vrai
froid n'est pas là.
Le chou pommé de printemps se cultive de la même
manière, de façon à obtenir une récolte précoce, à partir
de fin avril, qui succède aux choux d'hiver. Choisissez
des variétés adaptées comme Express ainsi que Nantais
dans l'Ouest. Là aussi, le cerfeuil l'accompagnera.
Cresson des jardins + radis 4- persil
L'union fait la force : les associations
Le cresson des jardins se repique sans difficulté. On peut
donc l'installer au pied d'arbres fruitiers, qu'il protégera
des chenilles, des pucerons, des fourmis et même des
campagnols. On le laissera s'installer ; sa floraison
très précoce attirera les insectes auxiliaires à même
de s'attaquer aux prédateurs des pommiers et autres
fruitiers.
Le cresson des jardins résiste très bien à des hivers
pas trop rigoureux, il reste pourtant méconnu
bien qu'il soit l'un des seuls légumes autochtones
à fournir de la verdure pendant l'hiver. Son goût
rappelle celui du cresson de fontaine en plus
piquant. Il peut se manger cru ou cuit en potage,
ou encore préparé comme des épinards. Comme
bien des plantes à odeur forte, il n'est pas toujours
considéré comme un bon voisin, en particulier pour
les choux. Cependant, le persil (à faire germer
préalablement) n'est pas contrarié par lui, de même
que le radis.
Astuce : l'indispensable
voile de forçage
Nous conseillons souvent L'emploi d'un voile, dit de
fonçage, qui protège les plantes en laissant passer
la lumière et surtout La vapeur d'eau, ce qui leur
permet de ne pas pourrir. Il suffit de quelques
cailloux ou poignées de terre pour le maintenir
au sol, ou dans les régions ventées de quelques
tiges de fer (ou des rondins de bois). En veillant à
ne pas le tendre, tirez-le au milieu pour que les
plantes à venir ne soient pas couchées. Le voile
exige moins desurveillance qu'un petittunnel.
On peut combiner les deux pour une plus grande
protection.
Début octobre
L'union fait la force : les associations
Carotte primeur + laitues (Phiver
Sous un tunnel ou un châssis, le semis de carotte
réussit bien tant que les températures restent
positives. Choisissez soit des variétés courtes, qui
restent très tendres si elles ne creusent pas [variétés
Bellotou Tamba), soit des demi-longues plus
productives (variétés Longue de Carentan, Touchon,
Nantaise, Nancol. Elles pousseront évidemment très
lentement au départ.
De part et d'autre des lignes de carottes, repiquez des
laitues d’hiver comme la brune d'hiver qui pourront
être consommées au printemps tout comme les
carottes. Les laitues sont de bonnes compagnes pour
les carottes.
Fève + ckoux
La fève peut résister à des températures approchant
les - 10 °C, si le sol n’est pas argileux. Il n’y a donc
pas que dans le Sud-Ouest que l’on peut entreprendre
une telle culture, surtout si on lui offre un abri.
La fève germe en cette saison sous une quinzaine
de jours. Sa végétation [mais aussi le voile ou le
tunnel) protégera les derniers choux destinés à une
production de printemps, pommés ou choux-fleurs.
Les plants de choux, préalablement pralinés, seront
enterrés par buttage jusqu'à la moitié du feuillage.
Oignons blancs + fraisiers
Les petits oignons blancs doivent désormais être
assez robustes pour être repiqués, par exemple
parmi les fraisiers - ceux-ci ont été déjà plantés ;
on peut encore en mettre dans les régions où
l'hiver n’est pas très rigoureux en général. On
peut aussi en repiquer parmi les salades de toutes
sortes encore présentes dans les jardins. Essayez
si possible d'en conserver en pépinières pour
remplacer plus tard ceux qui n’auraient pas résisté
à l’hiver.
Fin octobre
171
Échalote + carotte
L'échalote grise, dite commune alors que l'on
en trouve de moins en moins les caïeux dans le
commerce, est la meilleure mais se conserve
moins bien que les oignons. On la plante à partir
de maintenant et jusqu'en janvier - ensuite, les
rendements, qui restent assez modestes, diminuent
Les autres variétés (comme la Cuisse de poulet)
se plantent comme les oignons de couleur, en
février-mars. Il faut surélever les lignes en petites
buttes afin d'éviter le pourrissement en terre
lourde. Plantez les caïeux à 3 cm de profondeur, pas
davantage.
En cette saison, il est difficile de l'associer avec des
légumes qui n'aient pas la nécessité d'être protégés
sous des voiles et des tunnels . or, elle n'en a pas
besoin. Elle peut voisiner avec des lignes de carottes,
mais plantez-la à bonne distance des choux.
Ad + chicorées
On trouve deux sortes d aube : l'ail blanc ou violet,
qui convient surtout au Midi et qu'il faut planter
avant janvier, avec un fort rendement et une
conservation moyenne ; l'ail rose qui est le plus
polyvalent et se conserve bien mieux, cependant
les gousses sont moins grosses. Celui-ci peut se
planter à partir de maintenant en sol perméable
ou en février-mars dans les terres lourdes.
Surélevez légèrement les lignes en petits billons
pour faciliter l’écoulement de la pluie. On peut
aussi le « déchausser », en soulevant Légèrement
avec la bêche les caïeux toujours pour les protéger
de l'humidité. En cette saison, il n'est pas aisé de
L'associer, bien qu'il puisse se placer en bordure des
chicorées sauvages ou frisées qui vont passer une
partie de l'hiver. Mais ne mettez pas l'ail sous voile !
L'union fait la force : les associations
Poireaux < baguette » + fraisiers
Les petits poireaux semés en août sont assez forts pour
pouvoir être repiqués. Le mekleur voisinage reste celui
des fraisiers. Les fraisiers profitent de cette alliacée
mais les poireaux aussi seront plus forts au voisinage
des fraisiers ! Comme ils peuvent souffrir du froid, ils
profiteront du paillis autour des fraisiers. En prévision
d'une vague de froid vers la fin novembre, des fougères
ou des feuilles mortes seront bienvenues autour des
poireaux.
Les poireaux repiqués en juillet pourront aussi bénéficier
d'un tel paillis, surtout pour pouvoir les arracher par
temps de gel. Certains jardiniers coupent une bonne
partie du feuillage pour pouvoir mieux recouvrir la ligne
d'un épais paillis protecteur.
Astuce : les précieuses fougères
Dans beaucoup de régions, on peut
trouver de grandes fougères dans
les bois, en particulier la fougère-
aigle ou la fougère mâle s'il y en a
de grandes quantités. N'hésitez pas
à en récolter plusieurs sacs. Elles
vont servir à protéger toutes les
plantations restant au jardin jusqu’au
printemps Faites-en une couverture
un petit peu aérée, qui permet aux
légumes de respirer. Les limaces ne
les aiment pas. Elles protègent aussi
les fraisiers de la pourriture grise,
les carottes et les choux de leurs
mouches De plus, elles enrichissent
le sol en se décomposant.
On oublie aujourd'hui que. pendant des siècles les hommes
n avaient ni heure ni calendrier à leur disposition, et quils
réglaient leurs activités sur le soleil Les travaux agricoles
étaient décidés en fonction des observations de la faune et de
la flore, des vents du tonnerre : cest ainsi que de nombreux
dictons ont pour objet des prévisions météorologiques afin
dorienter les pratiques agricoles
L’observation de la lune
Pensons encore que Les premiers calendriers n’ont com-
mencé à se diffuser - dans les milieux favorisés et lettrés
- que dans le courant du xvi* siècle. Il a ensuite fallu at-
tendre deux siècles encore pour qu’ils se répandent dans
les campagnes. Ces almanachs faisaient la part belle à
des prévisions météorologiques et à tout ce qu’il fallait
faire ou ne pas faire au fil des mois, en fonction de consi-
dérations zodiacales et astrologiques.
Les gens de la terre étant analphabètes, de nombreux
conseils ont pris la forme de proverbes et de ritournelles :
« En nouvelle lune, tout graine, tout fleurit ; en vieille lune,
tout fournit. »Onse repérait aussi beaucoup aux fêtes des
saints, celles-ci étant précisées chaque dimanche par le
curé de la paroisse. Jardiniers et agriculteurs se sont ainsi
fondés sur certaines dates fixes pour organiser leurs tra-
vaux. Là encore, les dictons faisant référence à des saints
sont innombrables. IL y a par exemple les fameux* saints
de glace », saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais
[les 11,12 et 13 mai), qui indiquent les risques encourus
par les cultures pendant cette période, où un ciel bien dé-
gagé peut entraîner des gelées nocturnes. On sait aussi
que « s’il pleut à la Saint-Médard (le 8 juin), il pleut qua-
rante jours plus tard », à moins que« la Saint-Barnabé (le
11 juin) ne lui coupe le pied ». Il faut semer la salade de
Les horloges zodiacales ancestrales indiquent notamment
quels travaux effectuer en fonction de la position de la lune.
Ici l’horloge astronomique de Prague, qui a plus de 600 ans
(construite en 1410 par Nicolas de Kadaul.
printemps à la Sainte-Agathe (5 février), le persil Le jour
de mardi gras, les haricots à la Sainte-Croix (3 mai) ou aux
rogations. Presque tous les saints sont ainsi convoqués
pour donner des indications à venir sur les conditions
météorologiques et les récoltes.
Jardiner avec la lune
Quel rôle joue la lune ?
Le rôle de la lune dans la vie quotidienne et les travaux
agricoles est antique. «Quand la lune croît, les coquil-
lages grossissent, le sang aussi, même celui de l'homme,
augmente et diminue avec sa lumière, jusqu'au feuillage
et aux pâturages qui sont sensibles à ses effets », a écrit
Pline L'Ancien, au début de notre ère. Pendant toute l'An-
tiquité, la théorie dominante exposait que les éléments
du macrocosme et du microcosme étaient en correspon-
dance, correspondance longuement étudiée par l'astrolo-
gie, une science très importante jusqu'au xvii* siècle, où
la théorie de la sympathie universelle a été abandonnée
au profit de l'explication du phénomène des marées par
Newton.
Aujourd’hui, le rôle de la lune se fonde donc sur son
influence gravitationnelle, qui provoque notamment le
phénomène des marées. Du fait que les végétaux sont
composés d'environ 90 % d'eau et que le sol est, de
même, riche en eau, la gravitation lunaire pourrait avoir
une influence et provoquer une sorte de « marée biolo-
gique ». Remarquons que Pline évoquait déjà l'influence
de la lumière lunaire, bien que la lune, astre mort, ne
fasse que refléter la lumière du soleil.
Toutefois, lorsque les cultures reposent sur des ap-
ports d'engrais réguliers et sur de nombreux traitements
préventifs ou curatifs, cette possible influence devient tout
à fait négligeable. Mais dans le cas où le jardinier biolo-
gique n'enrichit son sol que de compost et réduit au mini-
mum tout traitement, il se tourne vers la lune pour mettre
le plus de chances possible de son côté.
La lune en couleurs
La lune rousse : elle commence à la nouvelle
lune qui suit Pâques et finit à la nouvelle lune
suivante. Pour l'année 2014, elle se situera entre
le 29 avril et le 27 mai.
La lune bleue : généralement, dans un
mois, il n'y a qu'une seule pleine lune, mais
exceptionnellement, il peut y en avoir deux.
La seconde est alors appelée lune bleue.
La lune noire : la lune est qualifiée de noire
en trois circonstances :
- En l'absence de nouvelle lune dans un mois.
- Lorsqu'il y a deux nouvelles lunes dans un
mois.
- En l'absence de pleine lune dans un mois.
La lune cendrée : on qualifie la lune de
cendrée quelques jours avant ou après la nouvelle
lune, car le croissant lunaire semble flou, comme
dans un brouillard.
Il est curieux de constater que. même s'il dispose de
manuels de jardinage détaillés, de graines et de plants
de qualité, d'informations sérieuses sur les conditions
météorologiques à venir, de tout ce qu'il faut pour réus-
La lune en dictons
• Lune pâle, c'est la pluie.
• Lune rouge, du vent.
• Quand la lune se fait chaude dans le premier quartier, elle met des champignons
plein le panier.
• Cornes de la lune en haut, beau temps. Cornes de la lune en bas. mauvais temps.
• Cornes pâles, pluie. Cornes nettes, beau temps.
• Quand la lune vient dans l'eau, au bout de trois jours il fait beau.
• Lune rousse en se levant annonce le vent.
• Lune brouillée, pluie assurée.
• Lune brillante et blanche, plusieurs jours de beau temps.
• L'hiver n'est point passé que la lune n'ait décliné.
• Si la Lune de Saint-Louis ne fait en beau, sois réjoui.
• Lune d'argent fait le temps clair.
• Noël sans lune, de deux vaches on en mange une.
• Lune nouvelle en beau temps, pluie avant sept jours.
• Lune neuve en méchant temps, soleil dans trois jours.
• Ne sème pas en croissant, il faucillerait avant toi.
À exclure
Matières humides
Maison
- Déchets de Légumes et de fruits
non traités et non malades
En couches alternées
Matières sèches
- Coquilles d'œufs et de moules
écrasées
- Arêtes de poisson
Maison
Jardin
- Végétaux traités ou malades
- Feuilles de Rosacées (rosier, cerisier, prunier, etc.l
- Feuilles de noyer
- Aiguilles et écorces de pins, thuyas et Cupressus
- Branches non broyées
- Plantes adventices montées à graines
- Carton coupé en morceaux
- Restes de repas et aliments périmés
- Filtre et marc de café
- Feuilles de thé et tisane
- Déchets d'aquarium
Fleurs fanées et adventices non
montées à graines
Racines mortes
Fumier et litières d'animaux d'élevage
Déchets de taille broyés
Algues et goémons lavés
de leur sel...
à - Produits chimiques, gravats
E - Contreplaqué, bois et papier traités
E - Plantes traitées ou malades
; - Coquillages durs, os entiers, coques de fruits
£ entières
E - Huile de friture
E - Cendre de charbon et suie
E - Viandes, poissons et produits gras
E - Excréments et litières d'animaux domestiques
Jardin
- Tontes de gazon
- Légumes montés à graines
- Fanes de légumes
- Résidus de clapiers et de
poulaillers...
- Paille et foin
- Feuilles sèches tendres non
malades
- Sciure et copeaux de bois non traité
- Ortie et consoude sèches...
Soir après son la lune change daspect: cest sa manifestation
la plus évidente Wols elle est fine et légère, dautres fois
elle est ronde, complètement illuminée par le soleil
Les phases lunaires sont le résultat dun jeu de positions
entre la Terre, la lune et le Soleil et du mouvement constant
de notre satellite autour de nous.
Comprendre
LE CYLE SYNODIQUE
Satellite naturel de la Terne, la Lune n’émet aucune lu-
mière quelle produirait elle-même. Nous ne la voyons
que grâce à la lumière reflétée par le soleil Tous les mois,
elle tourne autour de la Terre, en accomplissant un cy-
cle de phases lunaires qui vont d’une nouvelle lune à une
autre, une période baptisée le mois synodique (du grec
sun, qui signifie « ensemble, avec », et du grec hodos, qui
signifie «un chemin »). Vue de la perspective du soleil,
une orbite complète dure exactement 29 jours, 12 heures
et 44 minutes.
La Lune est invisible lorsqu’elle se situe entre le Soleil
et la Terre : c’est le moment de la nouvelle lune, on ne
perçoit qu’une ombre noire. Si, à l'inverse, elle se trouve
du côté opposé au Soleil, elle renvoie alors sa lumière sur
l'hémisphère nocturne de la Terre : c'est la pleine lune.
Si l’angle entre les trois corps célestes est de 9’0°, on ob-
serve depuis la Terre seulement la moitié du disque lu-
naire éclairé, soit le premier ou le dernier quart de lune.
Dans les phases intermédiaires, on voit un dessin plus
ou moins fin de la lune. Parfois, on parle de lune « gib-
beuse », ou « bossue », pour désigner une lune éclairée
de plus de moitié.
Croissante ou décroissante ?
Pour savoir si la lune est en phase croissante ou décroissante, voici le truc bien connu : on accole un trait vertical au
quartier de lune que l’on voit ; si cela dessine un « p », on est en présence du « premier » quartier, la lune est donc
croissante ; s'il s’agit d’un « d », on voit le« dernier » quartier, la lune est décroissante.
line décroissante
pleine lune
line croissante
Le cycle lunaire se compte à partir de la phase de la nou-
velle lune. Dans lesjours qui suivent, elle est dite « crois-
sante » ; au bout de deux semaines, elle est pleine, puis
entame sa phase décroissante. On parle alors de lune
vieille. On évoque l’âge de la lune pour expliquer ce par-
cours. Il est possible de remanquer que ce déplacement
visible delà Lune, dû à son mouvement autour de la Terre,
se fait en sens inverse des aiguilles d'une montre, soit
d'ouest en est. La Lune, observée à la même heure, jour
après jour, paraît se déplacer vers l'orient, dans le ciel
étoilé qui sert de repère. Elle se lève et se couche avec un
décalage en moyenne de 50 minutes chaque jour.
Il n'existe pas de travaux scientifiques qui précisent le
rôle du cycle synodique, c’est cependant ce cycle qui sert
le plus souvent à orienter les pratiques du jardinier.
Chez les jardiniers biodynamiques, dont les travaux
remontent à l'entre-deux-guerres, la nouvelle lune cor-
respond à la germination, le premier quartier au dévelop-
pement. la pleine lune à l'aboutissement, le dernier quar-
tier à la maturité, le dernier croissant à l'introspection.
Jardiner...
Les phases lunaires
7 - Parvenant à la quatrième semaine de son cycle, la Lune
est maintenant dans son dernier quartier. Elle se lève dans
la seconde moitié de la nuit et est visible dans le ciel du matin.
8 * La dernière phase.
le dernier croissant, est suivie
par la nouvelle lune.
1 - La nouvelle
lune lorsque le
côté de la Lune qui
fait face à la Terre
est complètement
dans l'ombre et
invisible pour
nous.
2 - Après la nouwlle lune,
le croissant grossit pendant
une courte période à une vitesse
à peu près équivalente à son
propre diamètre par heure.
Une semaine plus tard, la Lune
est à son premier quartier.
3 - Au premier quartier, la Lune a parcouru 1/4 de sa rotation
autour de la Terre. Elle est maintenant à 6 heures du Soleil,
et se couche vers minuit.
6 - La Lune est « gibbeuse
descendante » pendant lesjours qui
suivent la pleine lune. Nous sommes
maintenant dans la troisième
semaine du cycle lunaire.
5 - Environ 2 semaines
après la nouvelle lune,
la pleine lune se lève
12 heures après le
Soleil. Elle est située à
l'opposé exact du Soleil
et reste visible toute
la nuit.
4 - Pendant la deuxième semaine
du cycle lunaire, la Lune est
« gibbeuse montante » alors qu elle
se dévoile pour atteindre bientôt
le stade de la pleine lune.
TRAVAUX À EFFECTUER SUIVANT LA LUNE
Travaux en lune décroissante
On se rappellera qu'une lune en décours va de pair avec le reflux
de la sève dans les racines : c'est donc La période favorable pour
les légumes racines, les tailles et Le travail du sol.
Au potager
- En semant et en replantant en décours, on tend à éviter La montée
à graine. C'est le cas des légumes à bulbe, des légumes formant des
pommes comme les salades et les choux, mais aussi des poireaux.
C'est aussi à ce moment que l'on sème généralement les haricots
et les pois.
- C'est lors de la lune décroissante que l'on effectue les travaux
de la terre.
- Dans les sols riches et humides, Les terres fortes, les semis
et les plantations se font de préférence en décours de lune.
Au verger
- La taille de formation ou d'entretien des fruitiers vigoureux
se fait en Lune décroissante.
pour éviter qu'ils ne fassent du bois plutôt que des fruits.
Les tailles en vert d'été se font de préférence en décours.
- Les greffes en écusson sont effectuées plutôt en lune
décroissante.
Au jardin d'ornement
- Les haies sont élaguées en décours pour limiter leur
développement, à moins qu'il ne s'agisse de jeunes plants dont
il faut favoriser la croissance.
- Le gazon est tondu de préférence en lune décroissante.
Récoltes
- Si possible, on récolte Les fruits, les bulbes et les légumes devant
se conserver.
- Le décours était aussi autrefois le moment privilégié des vendanges
et des moissons.
Travaux en nouvelle lune
La nouvelle lune proprement dite n'est pas favorable au
jardinage. Seul le greffage, en particulier le greffage en fente,
se pratique traditionnellement autour de la nouvelle Lune.
Travaux en lune croissante
Pour déterminer ce qu'il faut faine en lune croissante, on peut
se servir comme d'un moyen mnémotechnique que celle-ci fait
monter la sève dans les plantes et favorise donc leur croissance.
Au potager
- D'une manière générale, cette période est favorable aux semis
des plantes dont il faut
stimuler la croissance, par exemple pour qu’elles fleurissent et se mettent
en graines.
- Dans les terres pauvres et sèches, ily a souvent intérêt à semer en lune
croissante.
- C'est aussi le moment où l’on pince les légumes.
- Puisqu'il faut favoriser la reprise, c’est à cette période que l'on
repique les légumes fruits (tomates, concombres, cornichons,
poivrons, aubergines, piments).
- La lune croissante est également favorable aux soins et aux
traitements de tous les légumes.
Au veiger
- C'est la meilleure période pour planter les arbres fruitiers,
qui reprendront mieux.
- Les arbres fruitiers faibles seront aussi taillés à ce moment,
puisque l’on n’a pas de risque d'emballement de la végétation
aux dépens de la floraison.
- Là encore, c'est le moment des traitements pour les arbres.
Au jardin d'ornement
- On sèmera les annuelles à fleurs, on repiquera ou on transplantera
les plantes vivaces.
- Les arbustes sont taillés en lune croissante : ceux à floraison estivale
en automne ou en hiver, ceux à floraison printanière après leur floraison.
Récoltes
- Pour un profit optimal des éléments nutritifs des légumes, les légumes
racines et à bulbe sont récoltés en lune croissante, de même pour les
plantes médicinales et aromatiques.
Travaux à la pleine lune
On évite tous semis au momentde la pleine lune. Cependant,
les semis effectués deux ou trois jours avant la pleine lune
sont réputés avoir une germination optimale. En jardinage
biodynamique, on conseille de planter les pommes de terre
à la peine lune, de même que semer les pois et les haricots.
Lunes néfastes
Jardiner avec la lune
ET LUNES BÉNÉFIQUES
»*i*t****i*tW**«*iWWt*tUW»*t**4*«*«W**i*«WI«
La lune de mars, qui débute à la dernière nouvelle lune du
mois, est jugée néfaste, car elle s'accompagne de vents
froids et secs. La lune rousse d'avril - dernière nouvelle
tune de ce mois - est réputée stérile et interrompt les se-
mis de printemps.
En revanche, la lune d'août - dernière nouvelle lune
du mois - sourit aux plantations. C'est aussi à ce moment
qu'il faut couper les ronces, les épines et les mauvaises
herbes, qui repoussent très affaiblies. Une autre tradition
conseille de couper les broussailles durant la période
de * l'entre-deux-vierges » (entre le 15 août et le 8 sep-
tembre), ce qui est sensiblement dans la même période.
On peut penser, dans ces cas de lunes néfastes ou
bénéfiques, que c'est moins l'influence proprement dite
de la lune qui a été retenue par la tradition que les pé-
riodes délicates de L'année qu'elles représentent. À des
époques où les calendriers n'étaient pas très répandus,
elles étaient un moyen de se repérer. Ces lunes ont en-
suite souvent été remplacées par des dates de saints.
La lune menteuse
Quand le croissant dessine un « C »,
la lune décroît. Elle est en phase
de croissance quand ce quartier
est inversé. Autrement dit, quand le
croissant de lune est en « C », elle n'est
pas en Croissance, c’est pourquoi on
dit qu elle est « menteuse ». Un simple
truc mnémotechnique • Qui a cependant
des sources très anciennes puisque,
dans la Rome antique, on évoquait
la tuna mendax, Lune trompeuse, pour
la même raison.
C'est le rayonnement du Soleil qui illumine la face de la Lune
visible depuis la Terre. Suivant l'alignement des troisastres
(Soleil - Lune - Terre). la Lune est plus ou moinsédairée.
e temps que met h lune pour accomplir un tour complet
de 1 orbite terrestre peut se définir non seulement par le cycle
____Isynodique (calculé par rapport au Soleil), mais également
par le cycle sidéral ou périodique (calculé par rapport aux étoiles).
Comprendre
LE CYCLE PÉRIODIQUE
Pendant que La Lune tourne autour de la Terre, celle-ci
ne reste pas immobile dans l'espace, mais se déplace à
son tourautourdu Soleil Calculée par rapport aux étoiles,
que nous considérons comme des points de référence, la
période de révolution lunaire dure 27 jours, 7 heures et
43 minutes.
Le temps qui s'écoule entre deux phases lunaires (le
cycle synodique, de 29 jours, 12 heures et 44 minutes) est
un peu plus long car, à chaque révolution de la Lune au-
tour de la Terre, cette dernière progresse sur son orbite
autour du Soleil. Au terme du cycle sidéral, on n'observe
donc pas encore la nouvelle lune : il faut attendre deux
jours supplémentaires pour que la Terre, la Lune et le So-
leil soient de nouveau alignés.
On parle de lune montante, ou ascendante, et des-
cendante parce que sa trajectoire, ou écliptique, monte et
descend par rapporta la trajectoire du Soleil.
Il n'est pas tout à fait exact de parler d'un cycle invi-
sible, mais il est difficile à discerner au quotidien et n'est
pas mentionné dans les calendriers ordinaires.
Repère fï*
Cycle invisible
/
/
Lunes croissantes
et décroissante,
lunes montante
et descendante
Lunes montante et descendante et
lunes croissante et décroissante
sont deux cycles bien distincts,
qui n ont pas la même durée et
ne sont pas coordonnés. La lune
peut à la fois monter et décroître
et inversement. Il n'y a pas de
lien entre la forme lumineuse de
la lune et son mouvement dans
le ciel.
Ces périodes sont réputées perturber la végétation et
inhiber la germination. Mieux vaut alors ne pas semer
ou travailler au jardin cinq heures avant et après ces
« nœuds », qui se produisent à des heures très précises.
Apogée et périgée
La Lune netourne pas autour de la Terre de manière égale
mais selon une courbe elliptique. Le moment où elle se
trouve le plus éloignée de la Terre se nomme apogée (de
apo, « lointain ». et de ga/à, « terre »|, le moment où elle
en est le plus proche, le périgée (de péri, « proche »|. À
son apogée, la Lune se trouve à 406 500 km de la Terre, et
à 356 400 km au plus près. Périgée et apogée sont consi-
dérés comme des périodes néfastes pour le jardinage. On
conseille souvent de ne rien faire 24 heures avant et après
le périgée, et 48 heures avant et après l'apogée.
Les éclipses
Jardiner avec la lune
Nœuds lunaires
Les nœuds lunaires sont les périodes pendant lesquelles
la Lune coupe le plan de rotation de la Terre (féclip-
tiquel autour du Soleil. Ce phénomène, qui ne dure que
quelques heures, s'observe deux fois par mois.
On parle de nœud lunaire descendant lorsque la Lune
descendante coupe le plan de rotation de la Terre autour
du Soleil. Lorsque la Lune ascendante coupe une nouvelle
fois l'écliptique, on parle de nœud ascendant.
Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement
alignés dans l'espace et sont proches d'un nœud, survient
alors une éclipse. Il en existe de deux types : celles du
Soleil ont lieu lorsque la Lune s'interpose entre la Terre et
le SoleiL Les éclipses lunaires ont lieu lorsque la Terre se
trouve entre le Soleil et la Lune.
Les éclipses de Lune sont également considérées
comme néfastes pour le travail au jardin. Certains calen-
driers lunaires déconseillent également le travail du jar-
din au moment des équinoxes.
Éclipse solaire
Éclipse lunaire
Édpse totale
Éclipse partielle
Ombre Pénombre
Orbite
terrestre
Orbite
lunaire
Ombre Pénombre
Ortxte
Iunare
Orbite
terrestre
TRAVAUX À EFFECTUER SUIVANT LA LUNE
Travaux en lune montante
La lune montante favorise les parties aériennes des plantes, alors que la lune
descendante favorise les racines, selon un principe analogue aux phases de
croissance et de décroissance. Cependant, ces deux cycles n'étant pas coordonnés,
il est difficile de respecter l'un et Fautre à la fois.
Au potager
- Cette période est favorable à tous les légumes dont on récolte les feuilles, qu’il s'agisse
de semis, de repiquages, de soins ou de récoltes.
- C'est aussi en lune montante que les graines germent le mieux, c’est pourquoi tous
les semis sont effectués à cette période.
Au verger
- La taille des arbres fruitiers se fait en lune montante, sauf pour les arbres très
vigoureux. C'est à cette période que l'on prélève les greffons et que l’on procède
à toutes les greffes.
- Les traitements sont à donner de préférence dans cette période.
Au jardin d'ornement
- Rosiers et arbustes sont taillés en lune montante. La pelouse est aussi
tondue à ce moment.
Récoltes
- On récolte tous les fruits, les légumes-feuilles et les légumes-fruits
(tomates, concombres, etc.).
Travaux en lune
descendante
On se rappellera qu’une lune en décours va de pair
avec le reflux de la sève dans les racines : c'est donc
la période favorable pour les légumes racines, les tailles
et le travail du sol.
Au potager
- La lune descendante est favorable aux légumes-racines (carottes, navets, radis,
betteraves, choux-raves) et aux bulbes (ail, oignon), pour les semis et les repiquages.
- C'est également en lune descendante que l'on enfouit les engrais verts. Tous
les travaux du sol, l'enfouissement des engrais et les amendements sont effectués
de préférence à ce moment, car il est favorable à la vie microbienne.
- C'est aussi en lune descendante que Fon prélève les boutures.
Au verger
- La période est propice aux plantations et aux transplantations des arbres fruitiers.
Au jardin d'ornement
- C'est le moment de récupérer les bulbes de Heurs.
Récoltes
- Récolter les légumes-racines et à bulbes, notamment les pommes de terre.
a lune a aussi un rythme sidéral défini par le mouvement
des étoiles. Dans son parcoure elle passe devant les douze
____Iconstellations du zodiaque Les constellations sont des
regroupements dastres formant des figures imaginaires d'animaux
(zodiaque vient du grec zôon. « animal >) et de personnages
Elles ont été imaginées par les hommes pour leur servir de repères
d'orientation.
En réalité, les étoiles formant une figure du zodiaque sont
souvent très éloignées les unes des autres, de dizaines
d'années de lumière parfois. Les astrologues grecs du
V* siècle av. J.-C. ont fait correspondre ces constellations
aux mois de L'année. Mais d‘un point de vue strictement
astronomique, les constellations étant de dimensions
très variables, le transit du Soleil et de la Lune devant ces
constellations est de durée très variable (entre quelques
jours et un mois et demi), et non égal à un mois.
La Lune dans le zodiaque indique sa position dans
chacun des douze signes du zodiaque, c'est-à-dire les
constellations célestes qui ceinturent la Terre. Chaque
signe ou constellation ayant l'énergie d'un des quatre
éléments qui la gouverne (Eau, Terre, Air et Feu), elle
permet de déterminer quelle action entreprendre au
jardin. Ainsi pour chaque jour, en fonction de la position
de la lune dans le ciel, montante ou descendante, et du
fait qu elle traverse dans sa révolution de 27 jours (cycle
sidéral) les diverses constellations, on se trouve en pré-
sence de jours feuilles, de jours fruits, de jours racines
ou de jours fleurs.
-Aux constellations de Terre (Taureau, Vienge et Ca-
pricorne) correspondent les plantes-racines (ail, bette-
rave. carotte, navet, échalote, oignon, radis, pomme de
terre...), les fleurs à bulbes et autres légumes poussant
dans le sol. La lune prévilégie les racines et les écorces.
Sous son influence, il est conseillé d'effectuer des travaux
de préparation du sol, les semis et le binage.
-Aux constellations d'Air (Gémeaux, Balance et Ver-
seau) correspondent les plantes-fleurs: les fleurs an-
nuelles et vivaces, les arbres et les arbustes à fleurs, les
plantes aromatiques et médicinales dont on récolte les
fleurs.
- Aux constellations d'Eau (Poissons, Cancer et Scor-
pion) correspondent les plantes-feuilles (céleri, chicorée,
choux, cresson, épinard, laitue, poireau) et les plantes
aromatiques et médicinales dont on récolte le feuillage.
L'eau est L'origine et La source de la vie, elle purifie et ré-
génère. Cet élément influence particulièrement les par-
ties les plus aqueuses de la plante (tige et feuille, gorgées
de sève).
-Aux constellations de Feu (Bélier. Lion et Sagittaire)
correspondent les plantes-fruits (aubergine, céréales,
concombre, courge, fève, fraise, framboise, haricot, me-
lon, piment, pois, citrouille, tomate) et les arbres fruitiers.
Symbolisant la régénération, le feu est un élément qui ap-
porte à la plante la chaleur indispensable à la maturité du
fruit et de la graine pour la reproduction.
Correspondance Éléments - Constellations - Plantes
Jardiner avec la lune
Feu
Bélier
lion
Sagittaire
Eau
Cancer
Scorpion
Poissons
Terre
Taureau
Vierge
Capricorne
Air
Gémeaux
Balance
Verseau
Légumes-fruits : tomate, concombre, cornichon, poivron, aubergine, courgette, melon, potiron...
Tous les fruits.
Lé gu me s-feuilles : salades, choux, épinard, céleri-branche, fenouil, persil, poirée (bette),
tétragone, asperge, poireau...
Légumes-racines : carotte, panais, salsifis, ail, oignon, échalote, betterave, céleri-rave,
rutabaga, chou-rave, crosne, endive (mais forçage en période de légumes-fruits), navet,
pomme de terre, radis, topinambour...
Lé gu me s-fleurs : pois, haricots, fèves, artichaut, brocoli, chou-fleur, maïs doux...
Roses, fleurs à bulbes, annuelles et vivaces.
Écliptique
U Terne
, Soleil
• Lune
Orbite lunaire
Les signes du zodiaque et le jardinage
Bélier Feu Récoltez les Légumes-radnes et les fruits pour l'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les insectes.
Taureau Terre La seconde meilleure période pour les plantations et les transplantations. Bon pour les légumes-racines et les pommes de terre, surtout lorsque la rusticité est un facteur important. Est aussi un bon signe pour les lé gu me s-feu il les comme la laitue, les choux et les épinards.
Gémeaux Air Récoltez les légumes-radnes et les fruits pour l'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez Les ravageurs. Les semis de melons, courges et citrouilles répondent bien sous ce signe.
Cancer Eau Le meilleur signe pourtoutes les plantations et les transplantations. Aussi bon pour Le greffage et l'irrigation.
Lion Feu Cultivez, récoltez les légumes-racines et les fruits pour L'entreposage. Une excellente période pour arracher les mauvaises herbes et détruire les ravageurs, surtout dans le dernier quartier.
Vierge Terre Les fleurs rampantes et grimpantes sont favorisées par ce signe. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les ravageurs.
Balance Air Le meilleur signe pour la plantation des fleurs odorantes, des plantes grimpantes, des fines herbes et des plantes aromatiques. Bon pour la plantation des légumes à tiges pulpeuses et des légumes-racines.
Scorpion Eau Le meilleur signe pour Les plantations arbustives et grimpantes. Les tomates aiment être transplantées sous l'influence de ce signe. Il en est de même pour les semis de maïs et de Cucurbitacées. Le greffage et la taille faits sous ce signe dans le troisième et le quatrième quartier retardent La croissance et a mènent une meilleure production fruitière. Également un bon signe pour L'irrigation et les transplantations.
Sagittaire Feu Récoltez les légumes-racines et les oignons pour l'entreposage, plantez les arbres et Les arbustes fruitiers. Un bon signe pour travailler Le sol.
Capricorne Terre Bon pour la plantation des pommes de terre et autres légumes-racines. Les travaux faits sous son influence encourageront une repousse forte et vigoureuse. Bon pour le greffage, la taille nécessitant une bonne cicatrisation et l'application de fertilisants organiques.
Verseau Air Récoltez les légumes-radnes et les fruits d'entreposage. Travaillez le sol, arrachez les mauvaises herbes et détruisez les ravageurs.
Poissons Eau C'est une très bonne période pour les plantations et les transplantations, de même que pour la croissance des racines et l'irrigation.
Jardiner avec la lune
A
Abri
à chrysopes, 106.
à coccinelles, 106.
pour hérisson. 106.
Absinthe, 74.
Acariens, 130.
Achillea millefolium, 75.
Achillée millefeuille, 75.
Acnolepiopsis assectella, 126.
Agriotes Uneatus, 124.
Ail, 76.
Aleurodes, 117.
Algues, 67.
Ail tu m
cepa, 85.
sativum, 76.
Attises, 123.
Amendements, 14.
Amender
un sol argileux, 14.
un sol sableux, 14.
un sol trop limoneux, 15.
une terre trop calcaire, 15.
Anthocoris nemorum, 108.
Apantélès aggloméré, 110.
Apanteles glomeratus, 110.
Apogée, 183.
Araneus diadematus, 110.
Arctium lappa, 77.
Argepagana, 123.
Arm Maria mettea, 139.
Armoracia msticana, 90.
Artemsia absinthium, 74.
Associations
au fil des mois, 143.
de plantes, 141.
Auxiliaires du jardin, 99.
Azote (NI. 59.
B
Bac à compost
Acheter un -, 40.
Fabriquer son -.36.
Baniane, 77.
Bêchage, 18.
Double -, 19.
Betula pendu la. 78.
Binage, 19.
Bois raméal fragmenté, 64.
Botrytis. 138.
Botrytis cinerea, 138.
Botte de tiges, 105.
Boudin
Test du -, 11.
Bouleau blanc, 78.
BRF, 64.
Pailler avec du -, 64.
Bûche percée, 103.
Buttes
Jardinage en-, 20.
c
Calenduta officinatis, 94.
Camomille romaine. 79.
Capucine, 80.
Carabe doré, 109.
Carabusauratus, 109.
Carpocapse, 121.
Cendre de bois, 67.
Chamaemelum nobile, 79.
Chêne pédonculé, 81.
Chrysopa camea, 109.
Chrysope commune, 109.
Cloque du pêcher, 137.
CoccineUa septempunctata, 109.
Coccinelle à 7 points, 109.
Cochenilles, 119.
Compost(s), 17.
Activateurs de -, 49.
de rempotage. 49.
en tas, 33.
en tranchée, 35.
Fabrication du -, 42.
Fonctionnement du -, 29.
Jus de -, 54.
pour le jardin d'ornement, 47.
pour le potager, 46.
pour les plantes en pot, 48.
Rôle du - dans le sol, 30.
Rôle du - sur les végétaux, 30.
Rôles du -, 29.
Thé de-.49.
Utilisation du -, 46.
Compostage sans bac, 32.
Composteur
Choisir son -, 40.
en bois, 36, 37.
en bois tressé, 39,40.
en grillage, 38,40.
pour balcons, 41.
Taille du -, 36.
Consoude de Russie, 82.
Corne torréfiée, 67.
Courtilière, 128.
Croddura russula, 113.
Cultiver autrement son jardin, 102.
Cycle
invisible, 181.
périodique, 181.
synodique, 176.
visible, 176.
Cycles lunaires
Comprendre les -, 173.
Cydia pomonella, 121.
D
Déchets
de tailles, 62.
des tontes de gazon, 62.
Décoction, 70.
Doryphores, 124.
Dryopteris filix-mas, 83.
E
Éclipses, 183.
Éléments nutritifs, 59.
Engrais
chimiques, 31.
organiques. 31.
Engrais vertl s), 16,65.
Produire son-, 65.
Utiliser un-, 65.
Épeire-diadème, 110.
Equisetum arvense, 88.
Erinaceus europaeus, 113.
Erwima amytovora. 139.
Escargots, 131.
Eurydema
oteraceum, 129.
ornatum, 129.
F
Farine d'arêtes de poissons, 67.
Feu bactérien, 139.
Fonte des semis. 134.
Forticla auricularia, 108.
Fougère mâle, 83.
Friche
Terrain en -, 26.
Fumiers, 17, 61.
G
Gazon, 66.
Gîtes pour mammifères, 106.
Grande sauterelle verte, 108.
Grenouille rousse, 111.
Grwe musicienne, 112.
Gryllotalpa gryllotalpa. 128.
Guano marin, 67.
H
Hanneton, 120.
Hedera hélix, 84.
Helicoverpa armxjera, 122.
Hérisson, 113.
Hôtel à insectes. 104.
Hytemyia platura, 118.
I
Infusion, 70.
J
Jardin
Cultiver autrement son-, 102.
Jardiner
avec la lune, 172.
K
Ka ko thrips robustus, 126.
L
Labour, 18.
Légumineuses, 66.
Leptinotarsa decemlineata, 124.
Lézard des murailles, 111.
Lierre, 84.
Limaces, 131.
Lombricompostage, 52.
Lunels), 175,185.
bénéfiques, 180.
bleue, 174.
cendrée, 174.
croissante, 176.
décroissante, 176.
descendante, 181.
en dictons, 174.
Jardiner avec La -, 172.
montante, 181.
néfastes, 180.
noire, 174.
rousse. 174.
Travaux à effectuer suivant La -, 178,184.
Travaux à la pleine -, 179.
Travaux en - croissante, 179.
Travaux en - décroissante. 178.
Travaux en - descendante, 184.
Travaux en - montante, 184.
Travaux en nouvelle -, 178.
M
Macération, 72.
Maladiels), 114.
des taches noires, 134.
Marssonina rosae, 134.
Melolontha melolontha, 120.
Mésange charbonnière, 112.
Météo, 175.
Mouche
de la carotte, 118.
des semis, 118.
Moutarde blanche, 66.
Musaraigne musette, 113.
N
Nichoirs
à bourdons, 106.
pour chauves-souris, 107.
pour insectes, 103.
Noctuelle de la tomate, 122.
Nœuds lunaires, 183.
O
Oïdium. 132.
Oignon, 85.
Oligo-éléments, 59.
Ortie, 86.
Otiorrhynques, 125.
P
Paillagelsl, 62.
naturels du commerce, 63.
Palomena prasina, 129.
Panonychus utmi, 130.
Parus major, 112.
Perce-oreille commun. 108.
Périgée, 183.
Phacelia tanaceti folia, 66.
P ha cé lie, 66.
Phases lunaires. 177.
Phosphore (P), 59.
Phyllotreta nemorum, 123.
Phytophtora, 134, 136.
Picus dridis, 111.
Piéride du chou, 122.
Pieris brassicae, 122.
Pipistrelle commune. 113.
Pipistrellus pipistrellus, 113.
Pissenlit, 87.
Pivert. 111.
Planches surélevées, 19.
Plantes
fertilisantes, 68.
indicatrices de sol acide, 12.
indicatrices de sol calcaire, 13.
soignantes, 68.
Podards muralis, 111.
Potassium [K), 59.
Poudre d'os, 67.
Pourridié racinaire, 139.
Prêle des champs, 88.
Prévention. 115.
Psila rosae, 118.
Psyttiodes chrysocephala, 123.
Pucerons. 116.
Punaise des peupliers, 108.
Punaise potagère, 129.
Purin, 73.
Pyrèthre de Dalmatie, 89.
Pythium, 134.
Q
Quercus robur, 81.
R
Raifort, 90.
Rana temporaria, 111.
Ravageurs, 114.
Refuge à forticules. 105.
Rbeum palmatum, 91.
Rhubarbe, 91.
Rotation des cultures, 20.
Rouille, 133.
S
Satvia officinalis, 93.
Sambucus nigra, 95.
Sang desséché. 67.
Saponaire, 92.
Sauge officinale, 93.
Secale cereale, 66.
Seigle. 66.
Sinapis alba, 66.
Sol (s)
Amender un-argileux, 14.
Amender un - sableux, 14.
Amender un - trop limoneux, 15.
Amender une terre - calcaire, 15.
Analysez le -, 11.
argileux, 9.
calcaire, 11.
Caractéristiques des -, 9.
Couches du -, 9.
de remblai, 24.
humifères, 11.
limoneux, 11.
Plantes indicatrices de - acide, 12.
Plantes indicatrices de - calcaire, 13.
sableux. 11.
Travail du -, 18.
très caillouteux. 27.
Souci, 94.
Sureau noir, 95.
Symphytum uptandicum, 82.
Symptômes
Détection des -, 115.
Syrphe-bâton, 110.
T
Tanacetum vulgare, 96.
Tanaisie, 96.
Taphrina deformans, 137.
Taraxacum officinale, 87.
Taupin, 124.
Tavelure, 135.
Teigne du poireau, 126.
Tenthèdre du rosier, 123.
Terne de bruyère, 16.
Terreaulxl, 16.
de feuilles, 56.
Tetranycbus urticae, 130.
Tettigoniaviridissima, 108.
Thrips, 126.
Thrips tabaci, 126.
Tipula
oleracea, 127.
paludosa, 127.
Tipule potagère, 127.
Travaux
à effectuer suivant la lune, 178,184.
à la pleine lune, 179.
en lune croissante. 179.
en lune décroissante, 178.
en lune descendante, 184.
en lune montante. 184.
en nouvelle lune, 178.
Troglodyte mignon, 112.
Troglodytes troglodytes, 112.
Tropaeolum majus, 80.
Tordus phUomelos, 112.
U
Urtica dioica. 86.
V
Valeriana officinalis, 97.
Valériane, 97.
Végétaux
broyés, 62.
hachés, 62.
Venturiainaequalis, 135.
Ventuna pirina, 135.
Vers rouges
Bac pour les -, 53.
Vesce commune, 66.
Vicia saliva, 66.
Z
Zodiaque, 185.
Signes du - et jardinage, 187.
Crédits photographiques
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Reinholds : 17 h - Rossignol 11 b - Rutherford : 12 hg Sanddebeautheil : 59 - Schwarz : 13 hmd - S erg 64 : 101 mm - SergeylT :
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Swadzba : 101 hg, 108 g. 109g - Szasz-Fabian : 13 bg Tadas_Naujokaitis: 13 bmd - Tarrier: 181 -Trofimov : 101 md - Ulkastudio :
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29 h - Yu Lan : 66 h. 103 b - Zocchi : 141.
Tous les dessins sont de Francis Rossignol
Tous les principes dun jardinage écologique de bon sens
En France, 8 millions de personnes se sont déjà lancées
dans l’aventure d’un potager familial. Parallèlement,
de plus en plus de jardiniers se détournent des produits
chimiques, pour retrouver des techniques culturales
ancrées dans une tradition séculaire, économiques et
respectueuses de l’environnement.
Q Bien connaître les lieux (climat, sol,
exposition, etc.), pailler, faire son compost,
utiliser les associations de plantes, prévenir
les maladies et soigner les plantes à l’aide
de méthodes naturelles, respecter les cycles
lunaires... sont autant de thèmes abordés de
façon claire et détaillée.
Q Une grande richesse iconographique :
de nombreux pas à pas en photos et en dessins,
des schémas explicatifs, des photos pratiques.
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