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Автор: Hourtoulle F.-G.
Теги: histoire histoire de france relations internationales bataille de borodino histoire de russie
ISBN: 2-908-182-955
Год: 2001
Текст
'La Bataille des Redoutes
Carte de l'allas de Thiers.
SOMMAIRE
Introduction 3
LES FORCES EN PRESENCE
Les Russes 6
La Grande Armée 37
LA BATAILLE
Le 5 septembre 1812 39
Le 6 septembre 1812 41
Le 7 septembre : le grand combat 44
LES COMBATTANTS FRANÇAIS
54
LE BILAN DES PERTES 118
Conclusions
122
INTRODUCTION
l.i bataille de la Moskowa a donné lieu à de multiples controverses basées sur des
hypothèses partisanes concernant la réalité de la victoire, les erreurs et le
comportement de l’Empereur, les chiffres des deux armées en présence, l’ampleur
relative des pertes et les conséquences qui en découlent.
.l'essaye ici de m’approcher de la vérité en m'appuyant sur les chiffres fastidieux des
archives. sur les témoignages et surtout en ne tenant pas compte du spectre de la
retraite ultérieure qui plane toujours et éloigne de l’objectivité simple.
Cest pourquoi je pense qu’il faut accompagner ces soldats sur la longue route qui
mené vers Moscou et qu’il faut découvrir avec eux, ce champ de bataille tellement
tspere. sms tenir le moindre compte des événements postérieurss.
Il faut participer à la bataille, en vivre les différents épisodes au milieu des détails
ûitifus livrés par les témoignages valables des vrais combattants qui ne voient vraiment
que 1 endroit où ils ont chargé, tiré, attaqué ou qu’ils ont dû céder devant les assauts
adverses. les récits des officiers d‘état-major ne sont que des assemblages de rapports
indirects souvent déformés et interprétés.
le rais d’ahord vous présenter les forces en présence avec leurs uniformes et leurs
.bpccb pour que vous puissiez les situer ensuite plus facileilient.
I.‘année russe, homogène, fanatisée, défendant avec passion son territoire, est plus
simple que l’armée de Napoléon qui est faite d’un assemblage de troupes françaises et
de troupes d’origines étrangères, groupées ou intégrées aux différents corps fnmçais.
Pour essayer d'avoir une armée suffisante, Napoléon a fait appel à toute l'Europe
dominée par sa puissance, ses vieilles bandes étant laissées en Espagne. loin de leur
chef.
On est loin de la superbe grande armée du début de l’Empire, superbe par la qualité
des hommes et non par les uniformes, superbe aussi par son enthousiasme.
L .irma* entrée en Russie englobe des alliés douteux, des alliés désabusés et des
conscrits souvent contestataires. Le noyau solide est issu de l’armée d’Allemagne forgée
par Duvoui avec des vieux régiments et aussi, bien sûr, de la Garde. C’est avec celte
armée hétéroclite que l’Empereur pense qu’il va pouvoir gagner, compensant toutes
ces lacunes par son génie de l’oqpnisation et sa science des batailles. Aura-t-il raison?
Avec son or. LAngleterre manipule les cartes et surveille de près ceux qui vont se
ktnre pour die sans le savoir.
LE PRÉLLDE A LA BATAILLE
NAPOLÉON ET L’AMBIANCE DE 1812
Pendant les premières années de l’Empire. les règles de la guerre étaient assez bien
définies. I. attaquant chercliail à créer les conditions les plus favorables pour livrer une
grande Irataille. la gagner et s’emparer de la capitale de l'adversaire. Le vainqueur et le
vaincu se rencontraient alors pur signer un traité de paix, mais dans une atmosphère
qui conservait une certaine courtoisie d’ambiance, comme à Tilsiit.
EN 1812 BIEN DES CHOSES ONT CHANGÉ
En Espagne est apparue la guerre subversive, Fuyant les rencontres, les guérilleros
tendent des embuscades, entravent les communications et font preuve d'une cruauté
redoutable.
Sur le plan diplomatique l’Angleterre multiplie les initiatives avec son adresse
habituelle. Elle va ainsi obtenir que la Turquie fasse la paix avec la Russie ce qui
libérera l'année de Tchitchagov qui va pouvoir remonter sur le flanc droit des Fnmçais.
Bemadotte, à qui l'on a promis la Norvège, s’est rangé du côté des Russes qui
peuvent ainsi ramener l’année de Finlande pour renforcer Wittgenstein.
Sous la contrainte, les Prussiens ont dû accepter d’envoyer 10(XX) hommes vers Riga
avec le 10e corps de Mac Donald. Ils sont prêts à se retourner au premier signe et ne
font surtout pas de zèle.
Bien qu’il soit le beau père de Napoléon, l’Empereur d’Autriche renouvelle, en
secret, aux Russes son amitié. Il a bien envoyé le corps de Schvvanemberg qui devrait
aider le 71’ corps Saxon de Reynier contre Tormasof sur le flanc droit de la Lithuanie,
mais c’est sans conviction. En Espagne l'action anglaise est encore plus forte car elle
soutient la rébellion espagnole et dispose avec Wellington d’une armée qui s’est étoffée
dans ses bases portugaises. Wellington a sagement attendu que l’Empereur soit
profondément engagé en Russie, à l'autre bout de l’Europe pour attaquer plus. Il vient
de battre Marmonl aux Arapilcs et Napoléon ne le sait pas encore. Marmonl qui a sous
estimé cet adversaire pourtant redoutable n’a pas voulu attendre l'appui de scs
collègues avant de livrer cette bataille. Les Anglais savent bien qu’en Espagne il n'y a pas
de vrai commandement unique capable de coordonner les opérations. Ce ne sont pas
le roi Joseph ni son conseiller Jourdan qui pourrait le faire et la mésentente des
maréchaux va bien faciliter la progression de Wellington. .Ainsi le second front va se
développer, usant et fixant ces excellentes troupes de l’armée d’Espagne L’histoire a
bien montré que la guerre sur deux fronts est une erreur stratégique fatale.
l’n Italie, l'attitude de Napoléon vis-à-vis du Pape a choqué le pays qui va devenir
hostile. De plus à Naples, Mural pensait plus à sa couronne qu’aux conquêtes
impériales. Il est venu quand même commander la cavalerie et se grisera de ccs
combats qu’il adore. Lorsque les choses tourneront mal il laissera tomber Napoléon et
tentera de sauver son trône par tous les moyens. Le Prince Eugène pense aussi
beaucoup à son avenir italien.
L’EMPEREUR AUSSI A CHANGÉ.
Le plus grave, sans doute, c’est que l’Empereur, lui aussi a changé. Grâce à ses
immenses qualités intellectuelles, Bonaparte a réussi à devenir Empereur porté par
l’enthousiasme de ses volontaires républicains. par l’appui des hommes séduits par la
philosophie des » Lumières •• qui voyaient leurs idées se répandre dans le sillage du
conquérant démantelant les royautés conservatrices de privilèges révolus. La France
admirait cet « homme providentiel » issu de la Révolution. 11 gagnait les batailles,
organisait tout, savait tout et le pays en a fait un Empereur.
Dans ce monde nouveau les hommes pouvaient tout espérer, les plus aptes et les
plus méritants étaient récompensés quelles que soient leurs origines. Ce qui comptait,
c’était la qualité des hommes et non plus k*s hommes dits « de qualité ». Le peuple
français vivait dans l’enthousiasme.
Mais le Pouvoir absolu de Napoléon était comme un vims. La maladie du pouvoir a
commencé à le miner. Ce virus de la puissance qui finit par griser le malade: nous en
avons vu d'autres cas et d’autres aspects cliniques chez des « malades du pouvoir »
ayant beaucoup moins de qualités que Napoléon.
Chez Napoléon la maladie s'est développée sous la forme de la maladie des
Conquérants. On en trouve les symptômes déjà au cours de la Campagne d’Égypte oit il
rêve d’aller jusqu’aux Indes pour en chasser ces maudits Anglais et leur subtiliser leurs
richesses. Il parle d Alexandre. le génial éphèbe doré et de César: il veut les égaler et si
possible les dépasser en devenant le plus illustre conquérant du monde. Devant Saint
Jean d’Acr. e qu’il attaque sans en avoir les moyens, il s’est heurté aux murs et a vu
s'écrouler son rêve du moment. Il n était pas assez fon dans ces déserts d’Égypte avec
une poignée de soldats d’élite. Il a fallu rentrer, réfléchir et créer une immense force
digne de ses rêves. La crise aiguë a etc calmée, mais le virus est bien là.
Napoléon a réussi sur ces bons terrains d'Europe. Il a vaincu ses adversaires mais
l’Angleterre sur son île avec sa marine d’élite est intouchable. C’est l’épine irritative de
('Empereur, mais il se grise de ses conquêtes sur le continent. il est le meilleur et il ne
peut se tromper. Le pire pour un malade du pouvoir, c'est qu’il est entouré de
courtisans qui par leurs flatteries subtiles et permanentes fortifient celle notion
d'infaillibilité. Les vieux compagnons qui osent parfois émettre des avis contraires
l'agacent de plus en plus 1rs courtisans c'est tellement plus agréable. Il est devenu
prisonnier de son image de rêve. Il a son étoile et, pour lui. rien n’est impossible.
Il a changé aussi vis-à-vis de son armée et du peuple français. Les soldais de 1812 ne
sont plus les volontaires de 1792. Il faut des hommes Alors, on met en place des
conscriptions de plus en plus exigeantes et dans les départements les gendarmes
traquent les réfractaires regroupés en bataillons. Oh, bien sûr, il y a les conscrits
heureux de participer à l’épopée, il y a les conscrits passifs que les cadres des bons
régiments vont former à leur image et comme les anciens ils crieront « Vive
( Empereur » s’intégrant à l’année du conquérant pour en partager la gloire. Le monde
de la guerre est un monde d'aventure et de risque, un mirage pour un jeune de 18 à 20
ans. Et puis, il y a les promotions, la décoration, la découverte d’autres pays, d’autres
femmes...
Napoléon a diangé sa voie et ses idées. Ce n est plus le général républicain, il a
abandonné cette casquette. 11 a été impressionné par l’appareil des Cours royales ou
impériales, par l’ambiance des palais, des châteaux et de tout ce qui entoure ces
grandes familles pondères regroupées dans leur monde de supériorité innée. leur
nomenklaîura. Alors Napoléon a créé sa noblesse à lui celle des nouveaux chevaliers
du mérite sortis du peuple. Il a ses barons, ses comtes, scs ducs cl scs princes. Il a fait
des gens de sa famille des Rois qu’il déplace à sa guise, roui ceci depuis 1808. 11 va
déraper un peu plus loin en décidant de fonder une dynastie.
Josépltine est répudiée et c’est ('Empereur d'Autriche qui va accorder à Napoléon sa
fille Marie-Louise 111c va lui donner un fils et amorcer cette dynastie prévue grandiose.
La page est tournée et Napoléon pense qu’il s’est inséré dans les grandes lignées. Il a
déjà commencé, amorçant son virage, en facilitant le retour des grandes familles de
France et en intégrant à sa Cour les jeunes gens de la haine noblesse française,
forcément européenne, avec les multiples croisements des arbres généalogiques. Dans
la Maison de lEmpereur qui le suit en Russie, les jeunes nobles se retrouvent en
famille. Certains ont des parents qui sont restés avec le Tsar. Certains ont même
prétendu avoir retrouvé parfois leur cousin * russe* » au cours de la campagne.
Si l’on veut résumer la position de Napoléon en ce début de septembre 1812 alors
qu’il marche de Viasma vers Ghjal et vers Borodmo. on peut énoncer plusieurs
remarques. LTmpercur s <*sl fait piéger par les Anglais qui ont manipulé le Tsar pour
rendre inévitable ce conflit.
Napoléon s’est laissé séduire par ce défi digne de sa grandeur parce que son virus de
conquérant s’est développé une nouvelle fois avec l’ampleur des problèmes poses, La
maladie est en phase de crise, il reparle à son entourage d’Alexandre et de César et le
rêve des Indes a refait son apparition. L'Empereur a l’espoir qu'une fois battu, car il
faut toujours une grande bataille dans de tels scénarios, Alexandre s'entendra avec lui
pour que leurs forces unies aillent chasser hors des Indes les Anglais.
Dans les fourgons de Davout. capturés le 18 novembre à Krasnoï, les Russes
trouveront des cartes de Russie et aussi des cartes avec la roule des Indes, Le rêve,
sera-t-il réalisable?
L’Empereur a fait plusieurs fautes et la plus grande est la guerre d’Espagne. U a cru
qui* la prise de Madrid et son court passage là bas m'aient tout mis en place. Les échecs
vers le Portugal auraient pu le faire réfléchir ainsi que l'hostilité globale du peuple
espagnol contre celle occupation et l'eflicacité de Wellington.
Mais rappelé vers l’Autriche il a considéré cette affaire comme secondaire, ne l a |ns
vraiment réglée, la confiant à des maréchaux dont certains y ont surtout vu une source
de rapines diverses. Ainsi il y a près de 300000 hommes de bonnes troupes qui sont
englués dans ce pays de haine, aride, avec des chefs qui n’ont pas su accorder leurs
violons.
Lt seconde a été le retour vers un système de super royauté avec la main tendue vois
l'ancienne noblesse qui retrouve le goût de ses privilèges.
Ainsi Napoléon s'est coupé de ses bases populaires et révolutionnaires. Ces
républicains n’ont pas compris son virage cl les hommes des lumières qui l'ont
tellement aidé vont devenir hostiles puis opposés. Avant, la progression des armée»
françaises se faisait au nom de la liberté et la noblesse russe avait très peur que le
peuple ne se soulève, que les Polonais de Lithuanie ne se dressent en masse contre leur
pouvoir de caste.
Dans l'armée française cela crée un problème cl je citerai le général Berthezène,
chef d’une brigade de la Jeune Garde, qui écrit : « lu essaim de jeunes gens des
anciennes et des mm relies familles, sonrent sans capacité et à coup sûr sans
modestie et sans expérience, en s'introduisant dans l'armée, r arait aparté un
tout autrn esprit. Arides dégradés et de distinctions, leur soin était plutôt de les
obtenir que de les mériter, et lmp soment on les rit sélerer et laisser bien loin
derrière eux les bons services et les talents que ne recommandaient ni la
naissance ni la protection, les maréchaux et surtout le major général, ne Jinvnl
plus entourés que d'hommes de cette classe, et leurs états-majors devinrent une
fabrique de généraux et de colonels. Les régiments de cavalerie légère échurent en
partage à ces brillants officiers qui leur donnaient la préférence à cause de
l'élégance et de la richesse des costumes, et peut-être à cause d'un préjugé ridicuk
de supériorité; aussi ces corps dégénérèrent-ils rapidement. Quant à l infuntm I
la simplicité de son uniforme et surtout la nature pénible de ses travaux, lu
préservèrent d une semblable irruption » I ji Russie, Napoléon a commis aussi I
l’erreur de ne pas contrôler sutfisammeni le système de raviiaillcmcnl. Il était habiluéi
4
Le 4r corps en rouie vers Borodino.
ce que l'armée se nourrisse sur le pays conquis et là, les ressources seront presque
milles. l'année va perdre en roule bien des hommes malades ou déserteurs organisés
en bandes sur les arrières et un général réclame de Minsk contre l'afflux de ces pillards
encombrants qui sont près de 100000? Le nombre impressionnant de troupes
ctraimèns dont la motivation ne sera pas toujours évidente au cours de celle guerre
aura comme résultat des défections progressives augmentant sans cesse le nombre de
cts traînards.
Dans les régiments français il ne faut pas oublier qu’il y a de nombreux conscrits
venant des départements dits conquis, englobés dans les nouvelles frontières de
ITmpirc. leur nombre atteint souvent 30 % de l'effectif d'un régiment cl même les
regimarts de la garde, jeune ou moyenne, oni un certain pourcentage de ces nouveaux
français. Dans le régiment des fusiliers grenadiers de la moyenne garde, division
Roguel. j'ai relevé sur les registres que 21 % des fusiliers pris ou disparus étaient
originaires des départements conquis. Cette proportion tombe à 16 % pour ceux qui
sont rentres directement. tes vieilles bandes d'Espagne auraient été bien utiles sur ce
front prindp.il
(ï sera aussi un problème grave pour les chevaux, dont le nombre va s'amenuiser
tout au long de la progression. L'importance de la maison impériale avec toutes ses
voitures et ses chevaux sera aussi un fléau dévorant une grandi’ partie des ressources
possibles.
Enfin. Napoléon va se heurter à un scénario imprévu qui va s’inscrire
progressivement par suite des hésitations cl des faiblesses du commandement russe. Le
Tsar a été gvnlimeni mis sur la touche et a vite cessé d’assumer le commandement
militaire. sachant bini que ce n était pis son affaire. Les conseillers militaires qui ont
prépare les plans sont, en fait de pseudo-savants qui ont lu beaucoup de livres et
fréquenté les club-majors, faisant leur guerre sur des cartes el jouant au Kriegspiel.
Cei le tas de Pfuhl el leurs savantes hypothèses impressionnent les généraux, pour un
temps. I cor dernière élucubration : la séparation de l’année en deux avec le camp de
Drissa ri tout à fait stupide. Il s’en est fallu d’un rien pour que la deuxième année du
sud de BaeruiiHi ne soit pas écrasée. Heureusement pour Bagralion que les bêtises de
Jérome, traînant avec scs Weslphaliens. lui ont permis de rejoindre, de justesse, la
première année vers Smolensk avec un minimum de pertes.
Ainsi, sans vraie bataille, les Russes ont déjà cédé un immense territoire. Barclay
acculé à Smolensk. est menacé d’être tourné. Sacrifiant à chaque fois des arrière-
gardev il est parti vers Moscou. C’est sur cette route que nous allons retrouver
Napoléon et son armée amaigrie courant apres cette grande bataille décisive
tnàspensuhlc
On a beaucoup écrit sur celle décision de marcher sur Moscou. Réinventant
l’histoire, certains oui dil que LEmpercur aurait été plus sage en restant sur les
territoires conquis, préparant ses quartiers d’hiver, réorganisant son année, mobilisant
les Polonais... etc.On a analysé les réactions de l'entourage de Napoléon, la lassitude
de Berthier qui n eu veut plus. les avis de Mural changeant plusieurs fois par jour,
comme si l’Empereur était un homme capable d écouler sérieusement leurs avis.
Bcrthicr gère son secrétariat d’élite. Mural charge avec ses cavaliers, chacun son rôle.
Toutes ces hypothèses el ces analyses oui été faites en connaissant la suite el l'on senl
bien que le fantôme de la Retraite de Russie dramatique plane toujours. On a
( impression que les historiens n’ont qu’une idée : comment aurait-il pu éviter ce
désastre final ? Il est plus rationnel de reprendre le problème à l'endroit, sur la roule
qui va de Smolensk à Moscou à la fin de ce mois d’août 1812 avec une question
évidente : faut-il continuer la marche en avant?
Napoléon et Napoléon seul va prendre la décision. N est-il pas le meilleur de tous,
n'est-il piLs infaillible? Il ignore qu’il a la maladie du conquérant et que cette maladie
est en pleine aise. Son orgueil s’oppose de toute façon à une décision de recul sans
bataille Ln tel conquérant qui abandonne sans avoir vaincu 1 armée ennemie, c'est
impensable. 11 faut s’adresser aux ombres d’Alexandre et de César qui sont ses
compagnons de roule. Napoléon ne peut que marcher vers une nouvelle victoire et
entrer dans la capitale russe avec tous les honneurs.
C’est ce qu’il a dil à Duroc le 23 août : « Il faut une immense victoire, une bataille
devant Moscou, une prise de Moscou qui étonne le monde ». I n conquérant aussi
exceptionnel se doit d étonner le monde et il est prisonnier de son jiersonnage el de
son rêve. Il a dû peser tous les éléments de détail confiés à son génie d’organisateur
exce|)iioiincl mais comme tous les conquérants il a un côté joueur comptant sur son
étoile et sur la chance Seul, il a décidé : lui avant!
NAPOLÉON COURT APRÈS SA BATAILLE
te 24 août, il va quitter Smolensk après avoir assuré l’organisation des arrières. Il a
laissé la Jeune Garde à Smolensk. elle rejoindra bientôt Murat est en tête avec ses
cavaliers, suivi par Davoul, Ney, Junoi et la Garde. Sur des roules plus à droiie
Poniatowski progresse avec la cavalerie de lalour-Maubourg.
De l’autre côté sur la gauche, c’est le prince Eugène qui est épaulé par le 3e corjts de
cavalerie de Grouchy.
La route principale a élé dévastée, par contre sur les axes latéraux quelques
ressources sont bien venues. Mural qui adore les charges, gaspille un peu troj) son
avant-garde et les chevaux. Lorsqu’il tombe sur une troupe trop forte, il réclame à
grands cris l'appui de l infimtcrie de Davoul ce qui met en rage le maréchal, si avare du
sang de ses hommes. Ce conflit s'envenime el Mural arrive près de Napoléon en criant
qu’il a élé instillé. L’Empereur qui doit ménager Murat tranche en sa faveur et détache
la division de (à)inpiuis sous les ordres directs du roi de Naples. Davoul esi ulcéré mais
il sali bien qu’il agace Napoléon, même et surtout lorstju il a raison. I n conquérant en
pleine crise de rêve préfère les attaquants un peu fous comme Murat ei Ney aux
stratèges raisonnables. Cri épiscxle est réglé à \ iasma.
L’année va quitter cette ville pour arriver à Ghjal le Ier septembre et la pluie va
tomber. Elle sera forte, mais courte. Dans certains livres on présente celte pluie comme
une sorte de présage qui aurait fait hésiter Napoléon. Il aurait même envisagé de
revenir vers Smolensk? C’était une entrave à la marche des troupes, les roules
poussiéreuses sont devenues pleines de boue? C'est en fait le contraire et dans leurs
récits, les officiers qui souffraient de la chaleur acaiblante el de l’excès de poussière
soulevée sur la route sont, en fait, ravis de cette courte pluie.
Il va falloir attendre un jku dans celte petite ville, en regroupant les hommes et pour
l’Empereur l'essentiel reste bien que celle armée russe fantôme finisse par livrer
bataille pour au moins défendre Moscou. ?
CHEZ LES RL SSES
Dans leur camp la révolte gronde depuis Smolensk et un clan s’est formé contre
Barclay el scs étemelles reculades. Bagralion est furieux contre ce traître el il est suivi
par beaucoup d'autres la décision de nommer nu général en chef est finalement prise*
ci pour ce posie délicat un seul homme semble possible : le général Koiitouzov, âgé de
67 ans, vieux guerrier fin cl rusé.
Il sait qu’il lui faut livrer cette bataille el il accejilc l'endroit repéré par Toll comme
champ de bataille favorable. Le Théâtre plante son décor, les terrassements
commencent jx>ur fabriquer des redoutes, des fossés el les troupes vont se répartir sur
ce large champ de bataille avant que le rideau ne se lève jxiur le grand carnage.
LES FORCES EN PRÉSENCE
L’ARMÉE RUSSE
Le conseiller Vi ilson. Cet anglais a joué un rôle
considérable pendant cette campagne.
Le général lienningsen. Ancien commandant de
l'année à Eylau. complice du Tsar.
Ia* général Ennolo\
Le général Miloradovitch
I,'ÉTAT-MAJOR de KOUTOIJZOV
Le chef d élai-major est Benningsen.
Miloradovitch a rejoint Koulouzov avec quelques renforts (I 000 cavaliers
et les milices de Moscou). Le conseiller anglais Wilson esi sur place et
surveille. Il aurait conseillé le repli avec la politique de la terre
brûlée et l'incendie de Moscou à Rostopchin après la Moskowa.
Pour l étal des troupes russes, présentes à la Moskowa, je vais
donner, pour chaque corps, son effectif apprécié par
Boutourlin, historien russe, dont le livre sur 1812 a été édité en
1824.
Le colonel Toll.
Koutafcsov. commandant lartillcric.
6
k général Barclay de ’i’olly.
k genend Baggminii.
(ununanthin ni chef du 2‘ Corps
de hirmér de I Ouest
k grtMT.il Toutchkin
bmumluH en chef du 3e Corps
dr lanncc de I Ouest
U PREMIERE ARMEE DE L’OUEST
C'est l'armée de Barclay de Tolly avec du grand état major. le chef d'état-
major Ermolof et comme quartier maître le colonel Toll. Le général
Koutaïssov commande l'artillerie.
Le 2e CORPS de BAGGOVOCT ( l1500 hommes)
• LA Ie DIVISION DI PRINCE DE WURTEMBERG
Infanterie
Régiments d'infanterie de Krementchoug. Minsk. Tobolsk. Volhynie et les
régiments de chasseurs 4 et 3 t.
Artillerie
la 6e compagnie lourde et les compagnies légères " et 8.
• LA INDIVISION DOkSOLTIEV
Infanterie
Régiments d'infanterie de Riazan. Belozersk (ou Belo Ozero). Wilmanstrand.
Brest et les régiments de chasseurs 3 et 18.
Artillerie
la r* compagnie lourde, les compagnies légères 32 el 33 et la compagnie à cheval n’ i.
Cavalerie
les 8 escadrons des Hussards d Elisabethgrad.
Le 3‘‘ CORPS DE TOLTCHKOV (7000 hommes)
• LA 1R'DIVISION DE STROGANOV
Infanterie
Régiments des « Leib grenadiers ». des grenadiers du comte Araklcheev. les
grenadiers de Pavlovski, Les grenadiers d'Ekalerinoslav. les grenadiers de Saint-
Pétcrsbourg. les grenadiers de Tauride.
Artillerie
La compagnie lourde I. les compagnies légères I et 2. la compagnie à cheval
• LA 3e DIVISION DE KONOVNITZYNE
Infanterie
Régiments d'infanterie de Mouroin, Revel. Tchernigov. hoporié et les
régiments de chasseurs 20 el 21.
Artillerie
La compagnie lourde 3. les compagnies légères 5 et 6.
Cavalerie :
Les cosaques de la Garde avec 4 escadrons plus un escadron des cosaques de
la Mer Noire et un régiment des cosaques de Tepliarsk.
Le 4e CORPS D’OMERMAN-TOLSTOÏ ( lOOOO hommes)
• LA I Ie DIVISION Dl GÉNÉRAL BAKHMETIEV-1
Infanterie
Régiments d'infanterie de Kexholm. Pernov. Polotsk. lelets et les régiments de
chasseurs 1 et 33.
.Artillerie
Une compagnie lourde n 2 et les compagnies légères 3 el i.
• IA 23e DIVISION DE B.VKHMETIEV-2
Infanterie
Régiments d'infanterie de Rylsk. Ekaterinbourg. Séleguinsk. le 18' chasseurs.
Artillerie
la compagnie lourde 23 et les compagnies légères 4.3 et 44.
Cavalerie
Les 8 escadrons des hussards d'Izioumski.
Le 5e CORPS, LA GARDE ( 17000 hommes)
tTbéoriqueinent corps du (irand Duc Constantin, absent)
• LA DIVISION DE LA GARDE
Infanterie
Régiments d’infanterie de Préobrajenski, Scnicnovski. IzmaÜowski. Lithuanie.
Finlande, les chasseurs de la Garde, les marins de la Garde.
Artillerie de la Garde
Le général Ostcnrum-Tolstoï
Ix* général Dokhtounn
C-.-
Le général Ouvarov
Le général Korf
h* général Ibihlrn
2 compagnies lourdes. 2 compagnies légères et une à cheval.
• LA DIVISION DES GRENADIERS REIMS
Infanterie
Régiments de grenadiers réunis de la 1"' division de la Ie et de la 27 division
(chaque unité ayant deux bataillons), les grenadiers de la 23e division (à un seul
bataillon). Deux compagnies de pionniers.
Cavalerie
l.a première division de cuirassiers de Dépréradovilch. Il commandait au
début de la campagne et lut remplacé par Borozdine.
Les régiments (à -t escadrons) des Chevaliers Gardes, de la Garde à cheval, les
cuirassiers de l’Empereur. les cuirassiers de l’impératrice, les cuirassiers
d'Astrakhan.
Le 6e CORPS DE DOKHTOUROV (8500 hommes)
• LA 7e DIVISION DE KAPTZÉV1TCH
Ix* général Stroganm.
Le général Platov.
Le prince de \\ urtenilKTg.
Le général OLsoitficv.
Infanterie
Régiments d’infanterie de Moscou. Pskov. Liban. Sofijski et les régiments de
chasseurs 11 et 36.
Artillerie
Et ”1' compagnie lourde et les compagnies légères 12 et 13.
• LA 241’DIVISION DE LIKKVI’CHÈV
Infanterie
Régiments d'infanterie de Oufa. Chinait. Tomsk. Boutyrski et les régiments de
chasseurs 19 et 40.
Artillerie
la compagnie lourde 24, les compagnies légères 45 el 46.el la batterie à cheval n 7
Cavalerie
Un escadron des hussards de Soumski. Les sept autres escadrons marchent
avec le 3e corps de cavalerie.
Le 1er CORPS DE CAVALERIE d’OUVAROV (2 5()() cavaliers)
Cavalerie de la Garde
Les Hussards, les Dragons et les Lhlans de la Garde (régiments à
1 escadrons). Les Cosaques de la Garde sont avec ce corps.
Cavalerie de la ligne
Les dragons de Néjinski (régiment à 1 escadrons) et les lanciers Polski. Dans
Boutourlin il y a aussi les dragons de Kazan.
Artillerie : une compagnie d'artillerie à cheval
Le 2e CORPS de RÉSERVE de CAVALERIE de KORT
(3 500 cavaliers)
Les dragons de Moscou, de Pskov. d’Ingrie (Ingermanland), de kargopol
(régiment à 4 escadrons). Les deux dentiers sont détachés.
Les hussards d Elisabethgrad el Izioumski.
Artillerie : la compagnie à cheval 6 et trois compagnies lourdes 28.29 et 30.
Le 3e CORPS DE RÉSERVE de CAVALERIE de PAHLEN
(2500 cavaliers) en fait commandé par Kreutz.
Comme lefait remarquer Fain. le corps a été oublié pur ttoutuiirlin dans son Menu d'effectifs.
Les dragons de Sibérie, d’Irkoulsk. de Courlandc et dOrenbourg (régiments
à 4 escadrons). Plusieurs sont détachés.
Les hussards de Marioupolski et de Soumski. régiments à 8 escadrons dont
un est détaché.
Artillerie : la compagnie d'artillerie à cheval 9.
Les COSAQUES de PLATOV (7000 cosaques)
(7000 cosaques au minimum, répartis en 72 escadrons pour 8 régiments)
Cosaques de l'Ataman, de Dénisov. d’Hlowaskoï. de Karitonov. de Wlassov. du
Boug. de Gardéiev, de SimphéropoL Tatars. de Pérécop. Kalmouks et Bachkirs.
Artillerie
La compagnie d’artillerie à cheval du Don.
h* généra]
Le général Bakliindiev.
Le général Likhaichev.
8
LES DRAPEAUX RUSSES
C’est le problème le plus compliqué et j’ai consulté les références
principales à commencer par Zweguintzow qui s'est appuyé sur le
Viskovatov et aussi Brauer. Fortoffer, Gayda et la sy nthèse de Wise.
On n'arrive pas à obtenir de certitudes pour les raisons suivantes :
• Les réformes successives.
• la création de nouveaux régiments.
• l a tradition qui maintenait dans les « vieux » régiments leurs
drapeaux d’origine. En 1815. plus de 60 régiments les gardent
encore.
Nous avons essayé de présenter les emblèmes les plus probables
portés à la Moskowa. Voici, avant, les bases sur la typologie des
(Afiduknko)
b c D
Variantes de position des couleurs.
drapeaux avec de multiples
points douteux.
Le premier modèle
de 1797
C’est un carré de 1,42 m de
côté, il a un centre orange
avec l 'aigle bicéphale symé-
trique: une croix verticale
d’une couleur et des angles
d’une autre couleur. Pour dif-
férencier les 82 régiments l’on
a créé 5 types variant la dis-
position des couleurs et divi-
sant les zones de base. Nous
les avons reproduites dans
le schéma ci-contre.
Le nombre des drapeaux
a varié. 11 y avait un drapeau
colonel par régiment avec
une croix blanche, au début,
puis tout blanc en 1812. Il y
avait aussi des drapeaux de
couleur pour les bataillons.
En 1812, le premier bataillon
avait le drapeau colonel un
de couleur, les autres avaient
2 drapeaux de couleur en
principe.
Le drapeau modèle
1800 de Paul 1er. L’aigle du
centre est dissymétrique et
il y a des broderies avec le monogramme à chaque angle.
l e drapeau 1803 d’Alexandre. Il introduit des changements
dans les couleurs dans les médaillons et change le monogramme
qui devient A.
I ne unification par inspection a été faite (comme pour les
distinctives des uniformes sur le collet et les parements). Pour ces
drapeaux d’inspection les angles sont blancs et la croix est de la
couleur de l’inspection. les broderies sont « or ». Les distinctives
des inspections sont :
Pour Brest - paille: le Caucase = bleu, la Crimée = écru. le
Dniestr - lilas, la Finlande - jaune, Kiev - framboise, la Lithua-
nie - u n clair, la Livonie = turquoise, Moscou = orange, Orien-
bourg - chameau, la Sibérie = gris, Smolensk = blanc
Ces drapeaux ont été don-
nés à des régiments nouveaux
ou à des régiments qui atten-
daient la remise de leur emblè-
me.
D‘au t res m odi fi cations
concernèrent certains régi-
ments et, en 1807, Alexandre
a créé :
- Les drapeaux de St-
Georges donnés en récompen- ,. .
° 1 Drapeaux du type inspection.
se aux régiments pour un exploit
particulier. Le premier a été donné au régiment de Kiev en 1807.
il se distinguait par sa pique contenant la croix de Sl-Georges, un
cordon orange et noir et une inscription en lettres dorées parallè-
le aux bords du drapeau, rap-
pelant le fait d’armes.
- Pour la Moskowa nous
essay erons de préciser le cas
de chaque régiment en don-
nant si possible les variantes
suivant les sources.
Etendard Colonel.
Les étendards
de cavalerie
Le problème paraît plus
simple car. en 1812. il y a un
étendard type vert à broderies
or et parfois argent pour les
escadrons et l’étendard colo-
nel blanc. Seuls les cuirassiers
et les dragons ont leurs éten-
dards.
Étendard d’Escadron.
Etendard ancien d'Escadrvn.
Dragons de Pskov.
C’est compter sans la tradi-
tion respectée et les cuirassiers
ont gardé sans doute leur emblè-
me initial à leur couleur dis-
tinctive, de même que certains
vieux régiments de dragons.
Nous n’avons pas reproduit
les drapeaux et étendards colo-
nels sur les planches car en
1812, ils étaient tous blancs en
principe, sauf pour la garde qui
sera montrée à pan.
Pour les vieux régiments de cette garde (d’après Terencc
Wise). le drapeau colonel et les drapeaux de bataillons étaient les
mêmes de 1803 à 1815. date du grand changement, donc après la
Moskowa. Seule la couleur des hampes différenciait les trois régi-
ments. Ceux de Lithuanie et de Finlande de la garde sont figurés.
Les chasseurs de la garde n’avaient pas de drapeau en 1812.
Nous allons donner maintenant les planches en couleurs des dif-
ferents corps russes. Sur chaque planche nous avons noté des
détails propres à chaque régiment lorsque c’est nécessaire avec
des précisions concernant les drapeaux.
9
PREMIÈRE ARMÉE
2e CORPS. 4‘ DIVISION
Ancien régiment ayant
reçu un drapeau modèle
r*r le 2 juillet 1798
Drapeau colonel ancien
modèle ( 1797).
Minsk
Régiment crée en 1806,
drapeau reçu en 1807.
inspection de Sibérie.
Sous officier
Kremencliug
Crée en 1806.
inspection
de Silieric.
Sous-officier
Volhynie
Crée en I80J.
inspection
de Lithuanie
En 1812 ki plupart des anciens n^nnen/s uni conservé leurs dra[wuLx de couleurs du modelé !7f)7. Le drapeau colonel était en principe blanc pour tous (>). Mous nions donné malgré tout As
modèles l 797 des drapeaux blancs. Xous avons ralonlaireinenl éclairci le reri des uniformes russes afin de ne pas perdre un ddail. En rialilé. le reri parié par Earinée du Isar
A est très foncé, presque noir. /A
Chasseurs des 4e et 34*’ régiments
Artilleur
10
PREMIERE ARMEE
2e CORPS. 17v DIVISION
PREMIERE ARMEE
3‘ CORPS. lre DIVISION
Grenadier St Petersbourg.
Forme en 1726 le régiment
Drapeau colonel ancien
modelé (1797)
Drapeau colonel ancien
Jk modèle ( 1797).
Drapeau colonel ancien
modelé ( 179”).
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Grenadier
Ekaterinoslav. Forme
en 1642. le régiment
reçoit
un drapeau modèle
1“9“ le 30 juillet l”97
Grenadier
Arakcheiev.
Issu du régiment de
Roslov créé en 1"<M)
Il reçoit un drapeau
modèle 1*97 le
5 septembre 1’98.
» I.cib Grenadier.
Ce régiment n entrera
dans la garde
qu’en 1813 avec
un nouveau drapeau
à croix jaune et
angles bleu et noir,
du type St Georges
Drapeau colonel ancien
modèle ( 1797).
Grenadier
Pavlovski.
1 (Z* régiment n'entrera
k dans la garde
k qu'en 1813 avec
H un nouveau drapeau
a croix jaune et
A angles bleu et blanc
(type St Georges).
^^^^k Au collet et aux pattes
de parement on trouve
des boutonnières blanches: distinctives
rarissimes proches de celles
de la (tarde qui sont dorées.
CiTiiadier
de Tauride.
Forme en 1756 le régiment reçoit un
reçoit un drapeau modèle
l”9” le 22 septembre 1’98.
drapeau mie 1797 a croix cale et jaune puis, en
1800. le nouveau modèle, ci-dessus. noir et rouge.
12
PREMIÈRE ARMÉE
3e CORPS. 3e DIVISION
Drapeau colonel ancien
modèle (1797),
Drapeau colonel ancien
modelé (1797).
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Officier des Cosaques
de la Garde Impériale
Cosaque
de la Garde Impériale
Tchemigov.
Ancien régiment reçoit un drapeau modèle
1797 le 30.juillet 1798
Koporski.
Formé en 1803. inspection
de Livonie
Mou rom.
Ancien régiment reçoit un
drapeau modèle H97
le 30 juillet 1797
Revel.
Ancien régiment
Il reçoit un drapeau modèle
1797 le 3 septembre 1798.
Drapeau pris a ce régiment
le 19 juillet 1812.
PREMIERE ARMEE
4e CORPS. 1 Ie DIVISION
Kexholm.
Ancien régiment. Il reçoit un drapeau
modèle 179" le 1e’ novembre 179".
lélcts.
Ancien régiment II reçoit un drapeau
modèle l"97 le 6 septembre 1"98
Pololsk.
Ancien régiment. Il reçoit un drapeau
modèle 1"9" le 15 novembre 1"9H
le 20 septembre 1809 un drapeau de Si George
pour distinction.
Chasseurs
14
PREMIERE ARMEE
4e CORPS, 23e DIVISION
Drapeau colonel ancien
modèle (1797)
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Ekaterinbourg
Ancien régiment. Il reçoit un drapeau
modèle 179-7 le 9 janvier 1798
Officier du régiment Selcguinsk
Ancien régiment II reçoit un drapeau
modèle 1797 le 21 janvier 1799
Officier des
chasseurs n
Cavalier des hussards
de Izioumski
Drapeau
colonel ancien
modèle
(1797).
Rylsk
Ancien régiment. Il reçoit
un drapeau modèle 179”
l< 20 novembre 1798
Anclréjotiifteriu v Histoire & Collections2000
15
PREMIÈRE ARMÉE
5e CORPS. DIVISION DE LA GARDE
16
PREMIERE ARMEE
5e CORPS, DIVISION DE LA GARDE
17
PREMIERE ARMEE
5e CORPS. DIVISION DE LA GARDE
Étendard vexillum
des Chevaliers-Gardes
Cavalier
des gardes a cheval
Officier des cuirassiers
de l’impératrice
Cavalier des cuirassiers
de l’Empereur
Cavalier des cuirassiers
d’Astrakan
18
PREMIERE ARMEE
6e CORPS, 7e DIVISION
Officier
MUMillidcr
Drapeau colonel ancien
modèle ( 1797).
Sons officier
des Chasseurs
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Régiment de Sophie.
Ancien régiment. Il reçoit
un drapeau du modèle 1797
le 31 août 1“98
Officier
d’artillerie lourde
Drapeau colonel
ancien modèle
(1797)
Moscou.
Ancien régiment II reçoit un drapeau
du modèle l"97 le 30 octobre P98
Liban
Grec en 1806,
inspection du Caucase
Régi nie ut
de Pskov.
Ancien régiment,
il reçoit un drapeau
du modèle 1797
le 30 juillet 1797
André Jouinetin « Htofoiw & Collections
19
PREMIÈRE ARMÉE
Drapeau colonel ancien
Régiment de Chirvan.
Ancien régiment
Il reçoit un drapeau
du modèle 1797 le 1er janvier P99
Régiment de BourtiskL
Ancien régiment II reçoit un drapeau
du modèle 179“ le 5 juillet 1“98.
< Mlicicr
Ancien régiment
Il reçoit
un drapeau
du modèle l“9’
le 9 janvier 1’98.
Drapeau
colonel ancien ‘
modèle (1797).
Sous-officier
Régiment de Tomsk.
Ancien régiment 11 reçoit un drapeau
du modèle 1797 le 21 janvier H99
Cavalier
des hussards
de Soum
24e Cie lourde d'artillerie,
45e et 46e compagnie légère
7V batterie à cheval
20
PREMIÈRE ARMÉE
1er CORPS DE RÉSERVE DE CAVALERIE
21
PREMIERE ARMEE
2e CORPS DE RÉSERVE DE CAVALERIE
22
PREMIÈRE ARMÉE
3V CORPS DE RÉSERVE DE CAVALERIE
Les étendu rds figurés sont ceux du type 7797.
probablement encore arborés un 1812
23
Ir general Bagration commandant
la deuxième armée de l’OuesL
le général Raïevski
le général Buruzdini*.
le général Duka.
le général Sievers.
LA DEUXIÈME ARMÉE
DE L'OUEST DE BAGRATION
Son chef d’état-major est le comte de Saint - Priest.
Le T CORPS DE RAÏEVSKI (14000 hommes)
• LA 26e DIVISION DF. PASMEV1TCH
Infanterie
Régiments de Ladoga, Pollava. Nijegorod. Orel et les 5e el 42e régit
de chasseurs.
Artillerie
la 26e compagnie lourde et les compagnies légères 47 el 18.
• LA 12e DIVISION DF. VASII.ITCHIKOV. EX KOLLB.AKIN
Infanterie
Régiments d’infanterie de Narva, Smolensk. Nouvelle Ingrie. Alexopol et
les régiments de chasseurs 6 el 41.
L'artillerie
La 12*' compagnie lourde et les compagnies légères 22 et 2J;
la 8e compagnie d’artillerie à cheval (associée aux hussards).
La cavalerie : Les 8 escadrons des hussards d’Akhtyrski. (en lait avec le
coqis de cavalerie de Sievers).
Le 8e CORPS de BOROZDINE (20000 hommes)
• LA DIVISION DE GRENADIERS REIMS DE VORONZOV
Régiments de grenadiers réunis des 2e, 71', 12e, 20e. 21e. 24e et 2(f
divisions. Soit deux bataillons par division.
• LA DIVISION DE GRENADIERS RÉUNIS 1)1 PRINCE
KARL DE MEC.KI.EMBOURG.
Régiments de grenadiers de Kiev; de Moscou. d’Asirakhan, de lanagorie.
île Sibérie el de Petite Russie (2 bataillons par régiment).
Artillerie
ki I Ie compagnie lourde et les 20e et 2 Ie compagnies légères.
• LA 2e DIVISION DF. CUIRASSIERS DE DUKA
Les cuirassiers d’F.katerinoslav, de l'Ordre. Les cuirassiers de Duka
avec les régiments de Gloukliov, de Nouvelle Russie et de Novgorod
Tous ces régiments sont à 4 escadrons.
Artillerie. 1rs 31e et 52e compagnies lourdes.
• LA 27e DIV ISION DF. NÉVÉR0VSK1
Elle doit être comprise dans le total du corps de Rorozdine pour
Boutourlin. Ce n’est pas un corps d'armée mais une division qui a été très
engagée* pour retarder la marche des Français vers Smolensk. Elle a bien
résisté aux charges un peu désordonnées lancées contre elle par Murat lui
causant des pertes néanmoins importantes. Cette division comprend, du lait
île ces pertes, i régiments à 2 bataillons :
Les régiments d'infanterie de Vïlna. Simbirsk. Odessa et Tamopol et les
régiments de chasseurs 49 el 50. Elle a perdu son artillerie.
Le 4e CORPS de CAVALERIE de SIEVERS
(3000 cavaliers)
Les dragons de Kharkov. Tchernigov. Kiev et de Nouvelle Russie
( régiments à 4 escadrons).
Les 8 escadrons de lanciers Lithuaniens (Lhlans). Les hussards
d’Akhtyrski ont rejoint ce corps.
Artillerie génie : la 10e compagnie d’artillerie à cheval, elfe
Ie compagnie de pontonniers plus une compagnie de pionniers.
• LES COSAQUES DILOWAISKI
Ils ne peuvent pas être compris dans les ~ ()()() cavaliers de Platovawc
leurs 30 escadrons. En comptant 100 cosaques par escadron, cequifll
2 i
DEUXIÈME ARMÉE
7e CORPS D'ARMÉE, 12e DIVISION
Régiment du nouvel Ingermanland.
Ancien régiment II reçoit un 4lr.1pe.1u
du modèle 1’9" le 15 novembre 1798
Drapeau colonel ancien
modèle ( 1’97)
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
Drapeau colonel ancien
modèle (1797).
AlexopoL
Ancien régiment. Il reçoit
un drapeau du modèle 1797
le 30 octobre 1’98
Cavalier
des hussards
d'Achtyrka
Drapeau colonel ancien
modèle (1’9”).
Narva.
Ancien régiment créé en 179'
Smolcnsk.
Ancien régiment.
Il reçoit un drapeau
du modèle 1’9’
le 15 septembre 1’98
^«3
25
DEUXIÈME ARMÉE
7e CORPS D'ARMÉE, 26e DIVISION
Régiment d’Orcl.
Crée en 1811 par l'amalgame
de plusieurs régiments
de garnison. Les drapeaux
étaient très variés pour
Les régiments de eette
formation. Ils possédaient
en règle générale des angles
blancs, les croix étaient
de couleurs variées
Sous-officier.
26
DEUXIÈME ARMÉE
8e CORPS D’ARMÉE, DIVISION DES GRENADIERS DE VORONZOV ET Dl! PRINCE DE MECKLEMBOURG
André Joutncan < Hishdfv& CoikfCtioHS 2000
DEUXIÈME ARMÉE
8‘ CORPS. 27e DIVISION
Vilna
Régiment forme en 1805
TamupoL
Régiment forme en 1811
Sous-offieier du régiment de Simbirsk.
Régiment forme en 1811
Odessa
Régiment formé en 1805
Ce drapeau est arbore a partir de 1811
28
DEUXIEME ARMEE
4e CORPS DE RÉSERVE DE CAVALERIE
AndréJuuiiieati Histoire & Concertons2000
29
peu, cela représente 3<XX) cosaques oubliés par Boutourlin. Ces cosaques
sont, de fait, assimilés à une force de 30 escadrons.
Régiments de cosaques d’ilovvaïski (4), du Boug, de Mussarev, de
Syssoiev, de Karpov, d’Andréinov
Artillerie
Une compagnie d’artillerie à cheval du Don.
LES RENFORTS DE MILORADOVTTCH
Ils sont à citer à part. Il n’a ramené qu'un millier de cavaliers et les
Miliciens de Moscou. 11 y avait déjà 3000 à 5000 miliciens ramenés de
Smolensk, ceux de Moscou ont formé 11 régiments rassemblant 27772
hommes. Pour les Russes, ces miliciens n'étaient que 2()(MX), organisés en
troupe régulière, les autres servaient aux travaux et à l’évacuation des
blessés sur le champ de bataille.
On peut donc les estimer à environ 20(XX) combattants utilisables. De
nombreux miliciens ont servi à compléter certains régiments éprouvés. La
lettre envoyée, le 5 septembre de Mojiusk, à Rostopchin par Markov, chef
de la milice de Moscou précise que huit de ses bataillons de la milice de
Moscou sont passés dans la première armée, six dans la deuxième. Il lui
reste 3 (MW) hommes pour veiller à la sûreté des villages dont plusieurs ont
été pillés et brûlés par les gens des bagages et par les Cosaques. Il conserve
une réserve de 4 (XX) hommes à l’aile gauche.
LES EFFECTIFS RUSSES A BORODINO
.POl R l.'ARMÉF. DF. BARCLAY DE TOI.LY
Dans son livre publié en 1824 et dédié au Tsar. Boutourlin donne un total
de 150 bataillons, 134 escadrons de ligne, 72 escadrons irréguliers de
Cosaques et 43 compagnies d’artillerie (en comptant les 2 compagnies de
pionniers). Un bataillon correspondant théoriquement à 650 combattants,
mi escadron à 170 cavaliers et une compagnie d’artillerie à 230 hommes,
on arriverait à un total théorique loin de la réalité.
•POUR L'ARMÉE DE BAGRATION
Il y a 58 bataillons. 52 escadrons et 17 compagnies d’artillerie. En
prenant les chiffres théoriques, on arriverait à près de 50000 hommes,
mais dans leur bilan du 27 août, les Russes donnent le chiffre de 34125
soldats avec 73 canons. Boutourlin donne pourtant, pour cette armée,
54200 hommes.
•AU TOTAL
Boutourlin donne un état global de 1312(X) hommes présent à Borodino
pour l’année russe dans sa totalité, mais il a oublié les cavaliers de Paillon,
un certain nombre de cosaques et au moins 5 (MX) miliciens, soit environ
10000 hommes. Donc un total d’environ 140000 hommes
• LE PROBLEME DES MILICIENS
Les chiffres russes estiment pour ces miliciens de Smolensk et de Moscou
à plus de 30000 hommes sur le terrain, mais ils ont dû compléter des
régiments et être utilisés pour les servitudes de l’année en campagne. Ils
n'ont vraiment que 15000 combattants groupés et enrégimentés qui ne
seront d’ailleurs pas engagés, laissés en réserve de seconde ligne à
l’extrême gauche.
GÉNÉRALITÉS
SUR L’ARMÉE RUSSE DE 1812
Comme toutes les années elle a subi de multiples variations surtout dans
la répartition des régiments, mais la structure de base est- bien fixée.
L’influence prussienne est évidente à tous les échelons d’organisation.
Le général Pækicvitch.
Le général Voronzov.
Le général Névcrovski. Saint-Pricsï. Chef d'état-major.
I. L’INFANTERIE
Le régiment. Les régiments étaient formés de 3 bataillons
Ils comprenaient : Un colonel, un lieutenant-colonel. 4 majors,
5 capitaines, 14 lieutenants dont un quartier-maître et un commissaire’
payeur, 15 sous-lieutenants, 13 aspirants et 420 sous officiers.
660 grenadiers et 1315 mousquetaires en temps de guerre.
En plus la musique avec 11 tambours. 8 fifres pour les grenadiers. Le
service de santé comportait 19 personnes. Il faut ajouter 6 scribes.
19 armuriers, 18 forgerons ou charpentiers, 43 charretiers. I vétérinaire,
un juge et 3 prévôts.
Comme combattants : 53 officiers, 420 sous-officiers et environ
2 (XX) soldais. Mais les grenadiers étaient formés en régimenLs à part et il y
avait une partie du régiment laissée au dépôt
A la Moskowa 2 bataillons de mousquetaires étaient seuls présents par
régiment, sauf pour la garde qui en avait trois.
En effet, comme en Prusse, les grenadiers étaient regroupés en bataillons
avec des compagnies provenant des autres régiments de la division et
formaient des régiments de grenadiers, parfois réunis en divisions d'élite,
comme la division Voronzov par exemple.
Les divisions normales avaient 4 régiments de « mousquetaires •
(mousquetiers), deux régiments de chasseurs et une compagnie lourde
d’artillerie plus deux compagnies légères. Un régiment de hussards était
adjoint à une division, ou remplacé par des Cosaques réguliers.
LES DIFFÉRENTS TYPES D’INFANTERIE ET LEURS INFORMES
1. L'INFAN FERIE DE LIGNE
Les soldats portaient un habit vert foncé avec le col, les parements et le
retroussis rouges. Ils avaient un pantalon blanc, en été. ajusté aux mollets
avec des boutons du côté extérieur. En hiver, le pantalon était recouvert de
basane noire à la jambe.
k“ shako du nouveau modèle dit Kiirer avait un cordon blanc à r.iquenes
DEUXIÈME ARMÉE
8e CORPS D ARMEE, 2e DIVISION DE CUIRASSIERS
Officier des cuirassiers
de Ekaterinoslav
Trompette
des cuirassiers
- Ordre Militaire
Officier
des cuirassiers
de Gloukhov
Officier
des cuirassiers
de Petite Russie
Cavalier des cuirassiers
de Novgorod
31
Officiers. soiLs-oftkiers cl tambour de l'infanterie de la Garde.
glissant sous l’épaulette droite. Sur le devant du shako une seule grenade en
cuivre et au dessus un pompon qui permettait de distinguer le bataillon el la
compagnie par la couleur du centre el celle du pourtour. Le pourtour du
pompon était blanc pour le 1er bataillon, vert pour le 2e, et bleu clair pour
le 3e. Pour les compagnies le centre était de couleur blanche pour les
compagnies I, 4 el 7, il était bleu clair pour les compagnies 2. 5 et 8 et
enfin orange pour les compagnies 3. 6 et 9. La grenade en cuivre figurait
aussi sur la giberne.
Tableau russe montrant un dni|>eau colonel et deux drapeaux
de couleurs pour les bataillons
Les grenadiers portaient le long plumet noir; le pompon était rouge
pour le 1" bataillon, le 21‘ bataillon avait le tiers inférieur du pompon
vert foncé, le tiers inférieur était bleu ciel pour le 3*’. Les tirailleurs le
possédaient jaune. Ils avaient aussi, sur le devant du shako, une grenade
à 3 flammes qui existait aussi sur la giberne.
Les dragonnes du sabre blanches étaient différentes suivant la couleur
des trois bourrelets qui précédaient les franges blanches. Et réparties de
la façon suivante pour les mousquetiers : au Ier bataillon couleur
blanche, au 2e vert foncé et au 3e bleu clair. Les 3 bourrelets étaient
rouges pour les grenadiers, jaunes pour les tirailleurs pour le I1’
bataillon et le bourrelet du bas était à la couleur du bataillon pour le 2e
et 3e (illustrations).
Les panes d’épaules permettaient de déceler le rang du régiment dans
sa division dont le numéro était marqué avec la disposition suivante ;
Pour le 1er régiment de la division : la patte d’épaule était rouge avec le
numéro de la division en jaune. Pour le 2e. la patte était blanche avec
numéro rouge. Pour le 3e, patte jaune avec numéro rouge. Pour le 1‘ h
patte était vert foncé à numéro rouge. Enfin, en cas de 5e régiment, h
patte était bleu clair avec numéro rouge.
Ils avaient leur capote marron roulée portée en sautoir sur l’épaule
gauche el glissée sous le harnachement de cuir de ce côté.
Les sous-officiers avaient un pompon de shako écartelé avec haut et
bas de couleur noire mêlée d’orange et les quadrants latéraux blancs; Ils
avaient un galon doré sur le tour du col et sur le haut des parements. Ils
avaient une canne.
Les officiers avaient un pompon argent avec, au centre, le
monogramme sur fond de raies oranges et noires. Ils arboraient des
épaulettes de grade et une ceinture écharpe argent piquée de trois
rangées de soie noire et orange.
Les musiciens avaient des boutonnières à galons blancs sur le devant
de l’habit et sur les parements, 6 chevrons sur les manches surmontés de
litzens, ils avaient un plumet rouge.
2. LES CHASSEURS
Ils correspondent à l’infanterie légère des français. À la Moskovva. ils
couvriront la première ligne, formant un rideau mobile devant
l’infanterie de ligne. Ils sont regroupés en régiments portant un numéro
qui figure sur la patte d’épaule et sur la giberne. Le nombre des
régiments venait d’être porté à 50. En été. ils portaient l’habit vert foncé
avec col. parements el relroussis verts à liseré rouge avec un pantalon
blanc. En hiver le pantalon est vert foncé avec basanes.
3. LA G ARDE
Ses éléments de reconnaissance particuliers étaient la plaque de shako
avec l’aigle à deux têtes, les deux galons jaunes de chaque côté du col et
les boutonnières de parements avec 3 galons jaunes. Sur la giberne une
étoile dorée avec l’aigle à 2 têtes au centre.
— La vieille division comprenait : le régiment Prcobrajenski. le
régiment Séménovski. le régiment Izmaflovvski, les chasseurs de la garde,
le régiment de Lithuanie, le régiment de Finlande et l’équipage des
marins de la garde.
Le célèbre régiment Pavlovski qui avait gardé la mitre ancienne en
récompense de sa conduite à F.yiau et le régiment des Leib grenadiers
ont. en 1812. l’uniforme ordinaire des grenadiers de la ligne et ne sont
pas encore incorporés à la vieille garde. Ils le seront en 1813. Le Leih
grenadiers a des boutonnières blanches.
4. LES DRAPEAUX DE L INFANTERIE RUSSE
C’est un problème compliqué abordé page 9. Il y a le drapeau colonel
blanc et théoriquement deux drapeaux de couleur pour chaque
bataillon. Ce tableau russe représente un drapeau blanc et deux
drapeaux de couleur d’un régiment à la Moskovva.
32
11. LÀ CAVALERIE
L'élément de base est l’escadron. Il y avait 174 cavaliers par escadron en
comptant en plus tous les services adjoints. Dans la garde le nombre' est un
peu supérieur 179 cavaliers et en temps de guerre il semble qu'il faut
compter pour un escadron 200 officiers et hommes.
LIA CAVALERIE
DE LA GARDE
Il n’y avait à ce moment que
deux régiments considérés
comme de la Garde : les
chevaliers gardes et les gardes à
cheval. On retrouve partout
l’influence prussienne dans
(organisation de cette année.
— Les Chevaliers Gardes Avec
leur uniforme bkinc ils ont un collet
et des parements écarlates et
portent les insignes de la Garde qui
sont les deux boutonnières jaunes
au col el les trois aux parements. Ce sont aussi les étoiles dites de Saint-
André dont une est sur le casque, une autre sur la giberne et elles figurent
sur le lapis de selle et les chaperons qui sont de couleur écarlate, bordes
par un galon noir entre deux galons jaunes. Les boutons sont blancs. Chez
les officiers les ornements sont en argent Seuls dix-neuf flanqueurs ont une
carabine qui est rayée. Dans ce régiment, comme chez les Prussiens,
l'étendard est un vexillum qui est laissé en sûreté en cas de bataille.
— Les Gardes à Cheval. Ils ont les mêmes insignes que ceux de la
tonie la housse et les chaperons sont de couleur bleu foncé bordés par un
galon rouge entre deux galons
jaunes.
Pour les deux régiments les
trompettes sont en argent.
— Les Dragons et les Uhlans
de la Garde. Ils sont formés en
1809 par séparation des 10
escadrons de uhlans du Grand Duc
Constantin. Ils ont un habit vert
mais avec des revers rouges. Col et
parements rouges et les insignes de
la Garde, mais les étoiles ne sont
que sur le casque et la giberne.
[équipement cheval a le fond
wn avec un galon rouge entre deux
galons jaunes et le monogramme
inqérial rouge. Boutons jaunes et ornements or pour les officiers qui n om
pas de giberne. Pour les uhlans (ou Hulans. qui serait un mot d'origine
tartan.*?), les couleurs sont les mêmes. Ils sont dans le corps d'Ouvarov,
comme les hussards.
— Les hussards de la Garde. Ils ont un dolman rouge avec col et
panments bleu foncé, deux galons jaunes au col et trois sur les parements,
b alloue est bleu foncé avec un galon jaune, la ceinture est bleue à nœuds
faunes La pelisse est rouge avec tresses jaunes, elle est bordée d’une
fourrure. Le schako est noir avec l'aigle impérial, il a des cordons jaunes et
le plumet est blanc. L'équipement de cheval est bleu foncé, bordé d'un
galon dentelé jaune liseré de rouge, et il porte le monogramme impérial. La
xibnin lie est rouge aux ornements jaunes. Seuls seize flanqueuis ont une
carabine qui est rayée.
Pour les officiers on a les ornements or et la fourrure de pelisse est noire.
- Les Cosaques de la Garde, rattaches au corps de Korf. ILs sont
représentés en illustrations.
2. LES CUIRASSIERS
À la Moskowa, seuls étaient présents les régiments suivants Les
cuirassiers de l'Empereur.- Les cuirassiers de l'impératrice. - Les cuirassiers
d'Astrakhan. Ces trois régiments sont à la première division avec les deux
régiments de la Garde.
Les cuirassiers de l'Ordre Militaire.
Les cuirassiers d'Ekaterinoslav.
les cuirassiers de Gloukhov:
Les cuirassiers de Petite Russie.
Les cuirassiers de Novgorod.
Ils forment la deuxième division et sont avec Bagration.
3. LES DRAGONS
lis ont l’habit vert à retroussis rouges et le casque à brosse. Les régiments
ont 4 escadrons de guerre présents et se distinguent par la couleur du
bouton et celle de leur distinctive qui figure au col, aux parements et sur
l'équipement de cheval sur le galon du tapis de selle. Voici les régiments
présents à la bataille et les couleurs de leurs boutons et de leurs
distinctives :
Les dragons de Courlandc à distinctive turquoise et bouton jaune.
Les dragons de Kazan à distinctive framboise clair et bouton jaune.
Les dragons de Néjin à distinctive turquoise et à boutons jaunes, fondé
en 1806 ce régiment est marqué aux couleurs de celui de Courlande?
Les dragons de Pskof à distinctive capucine et à boutons jaunes.
Les dragons de Moscou à distinctive rose et à boutons blancs.
Les dragons de Kargopol à distinctive capucine el boutons blancs.
Les dragons de Finlande (Ingrie) à distinctive blanche et liseré rouge,
boutons jaunes.
Les dragons d'Orenbourg à distinctives noires et boutons jaunes.
Les dragons de Sibérie, la distinctive est le blanc et les boutons sont de
même.
1rs dragons d’Irkoutsk, distinctive blanche et boutons jaunes.
les dragons de Karkov à distinctive orange et boutons jaunes.
Les dragons de Tchernigov à distinctive bleu outremer et boutons
blancs.
Les dragons de Kiev à distinctive « framboise clair » et à boutons blancs.
Les dragons de Nouvelle Russie à distinctive turquoise et boutons
blancs.
4. LES UH1ANS
Ce mot d'origine tartare est devenu de façon plus courante : les Uhlans. À
partir de 1813 ils vont devenir plus nombreux, remplaçant des régiments de
dragons. À la Moskowa il n’y a. en dehors des Uhlans de la garde que deux
régiments :
— Les Uhlans de Pologne. Ils ont un uniforme bleu foncé, des
pantalons basanés avec une double bande? Ils surmontent leur schapska
d'un plumet blanc de plumes de coq. Ils avaient en ligne, huit escadrons.
— Les Uhlans de Lithuanie qui sont avec Bagration. Avec aussi
8 escadrons.
5. LES HUSSARDS
A la Moskowa. 5 régiments étaient présents avec chacun 8 escadrons.
— Le régiment de Soumski avec pelisse et dolman de couleur grise, le
dolman a le col et les parements rouges. La culone est rouge, Les tresses, les
boutons et la fourrure de la pelisse sont blancs. la ceinture est rouge à
coulants blancs. La schabraque est grise bordée de dents rouges et la
sabretache est rouge bordée et décorée de blanc.
— Le régiment d’Iz.ioumski a une pelisse bleu foncé, un dolman
rouge à col el parements bleu foncé ainsi que la culotte. La fourrure est
blanche. Schabraque bleu foncé à dents rouges, sabretache à fond rouge et
Cuirassiers de la Ligne.
décoration blanche. Tresses et boutons blancs, ceinture bleue à coulants
blancs.
— Le régiment d'Elisabethgrad a une pelisse et un doiman
entièrement gris, une culotte vert foncé. Tresses et boutons jaunes.
Schahraque vert foncé à dents et monogramme jaunes. Sabretache verte
foncée à ornements jaunes. Ceinture verte et rouge
— Le régiment de Marioupol il a une pelisse, un doiman et une
culotte bleue, moins foncé que, le régiment d'Isioum. Le col et les
parements du doiman sont jaunes, la schahraque est bleu à dents jaunes et
la sabretache à fond bleu et ornements jaunes. Ceinture grise.
— le régiment d'Akhtyrski a la pelisse et le « doiman marron ». Le
col et les parements du doiman sont jaunes ainsi que les tresses et les
boulons la culotte est bleu foncé, la schahraque est marron à dents jaunes
et la sabretache à fond marron et ornements jaunes. Pour tous ces
régiments, les sous-officiers ont comme d’hahimde un galon au col et aux
parements et la fourrure de leur pelisse est noire, les fusils dits de hussards
sont supprimés et seuls 16 Oanqueurs seront armés d'une carabine par
escadron.
6. LES COSAQLES.
Ces troupes irrégulières permettent toutes les variantes. les cosaques du
Don sont les plus organisés avec leurs habits bleus galonnés de rouge. Nous
avons représenté plusieurs types de Cosaques d'origines diverses. Leurs
étendards étaient pleins de fantaisie.
lit. IARIII.IF.RIE
1. I.ARTIIIERIE À PIED
Ce qui les distingue, ce sont le col et les parements noirs bordés d'un
liseré rouge. Le Kiwer a un pompon et les cordons rouges. Sur les pattes
d’épaule rouges est marqué le numéro de la compagnie, les tambours ont
un galonnage blanc. L'artillerie de la Garde avait les deux boutonnières de
col et les trois de parements en jaune et l'aigle en cuivre sur le Kiwer. Les
officiers ont l'étoile sur leur équipement de cheval.
2. L'ARTILLERIE À CHEVAL
Habit vert avec col et parements noirs liserés de rouge. Ils ont le casque
de cavalerie et une schahraque verte à galon jaune orangé. Le numéro de la
compagnie est sur les épaulettes rouges.
L'artillerie à cheval de la garde porte le schako avec pompon et cordons
rouges et avec l'aigle. Le plumet est blanc et rouge pur les trompettes dont
le galonnage d'habit est jaune, col et parements noirs avec les boutonnières
typiques de la garde en jaune. Pantalon vert à double bande rouge.
Shabraque verte à double galon jaune. Il faut distinguer trois types di
compagnies à 12 pièces chacune.
— Les compagnies lourdes.
Elles disposent de S canons de 12 dont 4 moyens et 4 courts.
Avec 4 licornes lourdes de 24 (ou 16 livres). Toutes ces pièces sont line
par 6 chevaux.
— Les compagnies légères.
Elles ont 8 pièces de six et 4 licornes de 12 tirées par 4 chevaux. Dew
licornes de 3 avec seulement 2 chevaux ont été, semble-t-il confiées au
chasseurs
— Les compagnies à cheval.
Elles ont 6 pièces de 6 et 6 licornes de 12 toutes tirées pu- 4 chevaux.
LES LICORNES sont propres à l'artillerie russe. Elles peuvent tirer i
boulets avec une portée supérieure à celle des pièces communes et dl?
peuvent aussi envoyer des grenades. Les petites licornes de 3 envoient de
bombes. Nous en donnons la représentation officielle en illustration grâce)
notre ami Pierre Brctégnier qui possède les plans officiels d'époque dans si
collection. Dans les redoutes et les retranchements de la Moskowa il y M
des pièces de 12 classiques.
I ne licorne. pièce d'artillerie spécifique à l'armée russe.
34
COSAQUES
DE PLATOV ET D ILOWAÏSKI
Artilleur
des cosaques
du Don
Cosaques du Don.
Le régiment de l'Ataman
avait un uniforme
à distinctive bleu ciel.
Bwl
Cosaque de l'Oural
Cosaque
du Kong
Étendard
des cosaques
de l'Oural 1799
Milicien
ou OpoUebénié
. \ndré /ohihikih i Histoire & Collections 2000
4
Officier des cosaques
de rrkrainc
35
IV. LES MILICES DE LA LENTE EN MASSE
(OPOLTCIŒMÉ)
À la Moskowa il y a les miliciens de Smolensk du général Lébéden el ceux
de Moscou du général Markov Habillés en paysans, ils ont sur leur
casquette ou leur bonnet une croix de cuivre avec le chiffre impérial. Leur
armement est aussi variable et ils n’ont pas tous des fusils.
À Moscou deux régiments de cavalerie sont mieux équipés, ce sont les
hussards noirs du Comte Saltikov et les Cosaques du Comte Mamounov.
les milices avaient des bannières variées, nous donnons des dessins des
bannières de la milice de Moscou reproduites dans l’ouvrage de
Sweguintzov. el dans l'ouvrage russe de Borodino.
36
LES FORCES EN PRÉSENCE
LA GRANDE ARMÉE
Tous les détails concernant celte année seront repris au chapitre concernant les combattants de
la Moskoira. Nous ne donnons ici que le schéma général.
La MAISON de L'EMPEREUR
Duroc est Grand Maréchal du Palais. Le cabinet est aux ordres de Bâcler
d'Alhe. U est composé aussi des aides de camp de Napoléon et leur suite, des
officiers d'ordonnance. Le Quartier Général et l'état-major général de Berthier
L'administration générale avec Mathieu-Dumas.
La GARDE IMPÉRIALE
Seule l'artillerie donnera à la Moskovva.
L’INFANTERIE. Maréchal Mortier
Vieille Garde, Maréchal Lefebvre.
1er, 2e, 3e (ex hollandais) régiments de grenadiers à pied. 1er, 2e
régiments de chasseurs àjiied.
Moyenne garde, général Roguel.
Les Fusiliers-Grenadiers, les Fusiliers-Chasseurs, 1er Tirailleurs, 1er
Voltigeurs. Les Flanqueurs ont été laissés à Smolensk.
Jeune Garde, Général Delaborde.
— La brigade Berthezène, les 4e et 5e régiments de Voltigeurs et le 4e de
Meurs.
— La brigade Lanusse. avec le 6e Voltigeurs et les 5e et 6e Tirailleurs. Ceux-
ci seront encore sur la route le 5 septembre, venant de Smolensk où ils avaient
été laissés.
IA CAVALERIE. Maréchal Bessières
Général Guyol : les chasseurs à cheval et les mamelouks.
Général Saint-Sulpice : les dragons.
Général Krasinski : Le 1® chevau-légers.
Général Colbert : le 2e chevau-légers.
Général Durosnel : les gendarmes d'élite
L'ARTILLERIE. Général Sorbier
la seule qui va participer directement à la bataille. Elle comprend :
— L'artillerie à pied du général Drouot
— L'artillerie à cheval du général Desvaux de Saint-Maurice
— Le Parc dirigé du général Pellegrin.
— Le train et les ouvriers.
Chaque division de la Garde se voit attribuée des pièces et certaines unités de
la ligne renforcent encore l'importance de cette arme Le matériel recensé au
départ représente : 24 pièces de 12. 80 pièces de 6, 32 pièces de 4 et 40
obusiers dont 8 lourds. Ce qui fait un total de 176 bouches à feu annexées à la
Garde et 2000 artilleurs'. Les troupes de la ligne viennent surtout du 8e
d'artillerie à pied el du 1er à cheval.
LE GÉNIE DE LA GARDE. Général Kirgener.
U comptera à Moscou, le 1er octobre, 5 officiers, 150 hommes et 37 chevaux.
Vit les sapeurs de la garde il y a les sapeurs de Berg du capitaine Blaux.
Le PREMIER CORPS de DAVOUT
De loin le plus important et le mieux tenu. Il comprend :
L\ DIVISION MORAND. Le 30e et le 17e de ligne, le 13e léger. Le 2e
régiment Badois. qui appartient à la division, a un bataillon au quartier général
impérial et l'autre bataillon à Smolensk.
IA DIVISION FRIANT. Le 15e légère, le 33e et le 48e de ligne, le régiment
Joseph Napoléon dont seulement 2 bataillons sont présents avec Friant (2e et
?)
IA DIVISION GERARD (EX-GLD1N). le 7e léger, le 12e et le 21e de ligne.
Le 127e régiment récent, à 2 bataillons, n’a iras été à la Moskovva.
DIVISION DESSAIX, Le 33e léger a été laissé en arrière et ne pa as
à la bataille comme le bataillon Hessois. Le 85e et le 108e de ligne seront seuls
en ligne.
IA DIVISION COMPANS. Avec les vainqueurs de Schvvardino : la? 25e, le
57e, le 61e et le 11 Ie de ligne.
LA CAVALERIE DU 1er CORPS. Commandée par Pajol jusqu'au 9 août
1812, mais celui-ci est nommé à la tête de la 2e division du 2e Corps de
Cavalerie de Montbrun. Donc à la Moskovva les deux généraux de brigade
assureront le service. Ce sont Bordessoulle et Girardin. Bordessoulle avec le
2e chasseurs et le 9e lanciers polonais
Girardin : les 1er et 3e chasseurs. C’est lui qui sera le remplaçant en titre.
L'ARTILIJvRIE DU Ier CORPS. Le général de Pemety la commande, aidé
par les généraux Baltus et Jouffroy.
Total du matériel : 12 pièces de 12 avec 50 pièces de 6 et 64 pièces de 3
régimentaires, 12 obusiers dont 4 lourds. En tout : 138 pièces, en principe (?).
Le GÉNIE. Commandé par Haxo, il dispose de 6 compagnies de sapeurs et
d'une du train.
Le 3e CORPS de NEY
LA DIVISION IJiDRU ( 101' DIVISION). Le 24e léger et les 46e et 72e de
ligne. Le 1er Portugais, à 2 bataillons très affaiblis.
Le 129e ne participe pas à la Moskovva étant en arrière.
LA DIVISION RAZOLT ( 1 Ie DIVISION). Les 4e, 18e et 93e de ligne. - les
deux bataillons du 2e Portugais aussi affaibli.
Le régiment d'Ulvrie est en arrière et ne participera iras à la bataille.
LES WURTEMBERGEO1S (25e DIVISION). Ils seront commandés, à
partir du 9 août, par le général Marchand. Ils ont : 2 bataillons de chasseurs, 2
régiments d'infanterie légère ; 4 régiments de la ligne à 2 bataillons et 4
compagnies d'artillerie dont deux à cheval.
Ils ont laissé beaucoup d’hommes en arrière et ne seront environ que 2 (MK) à
la Moskovva
LA CAVALERIE. Brigade Mourier, avec le IIe Hussards, le 28e chasseurs
fiançais et le 4e chasseurs de Wurtemberg rattaché secondairement.
Brigade Beurmann avec les 4e et 28e chasseurs et les 1er et 2e chevmi-légers
Wurtembeigeois.
L’ARTILLERIE. Commandée par Toucher du Carteil avec 7 compagnies
d’artillerie à pied. De Wurtemberg : 2 compagnies à pied et deux à cheval.
Matériel : 18 pièces de 12 ; 34 pièces de 6 ; 20 obusiers dont 4 lourds.
LE GÉNIE. Trois compagnies de sapeurs.
Le 4e CORPS du PRINCE EUGÈNE
La division Italienne du général Pino ne participera pas à la bataille de la
Moskovva. Ceci diminue nettement l'effectif de ce corps pour la bataille.
11 reste au Prince Eugène.
LA DIVISION DELZONS (13e DIVISION). Le 8e Léger, les 84e, 92e et 96e
de ligne. Le Ier provisoire Croate participera à la Moskovva avec ses deux
bataillons.
LA DIVISION BROUSSIER ( 14e DIVISION). Le 18e léger et les 9e, 35e et
53e de ligne. Deux bataillons du régiment Joseph Napoléon (le 1er et le 4e). Les
2 autres bataillons sont avec Friant au 1er corps
LA GARDE ITALIENNE. Les Gardes d'Honnetir. les Vélites à 2 bataillons,
37
LES FORCES FRANÇAISES À BORODINO
Il est possible de discuter ce problème pendant des heures. On aboutira toujours à des résultats
approximatifs. U* baron Pain dans son manuscrit de 1812. édité en 1827, donne un total de 1
hommes présents à la bataille du côté français
En s appuyant sur les archives, sur certains témoignages et sur les positions précises des régiments au
début de septembre 1812, on arrive à des conclusions assez proches. Les Russes ont donné, pour les
Français, des chiffres excessifs, ils les diminuent même déjà de 15 car ils savent que Napoléon les exagère
toujours pour impressionner scs adversaires. kt base des Russes était fournie par les documents que
Czemitchev s’était procurés à Paris. Il avait soudoyé un certain Michel commis aux bureaux de la guerre. Ce
Michel fut découvert et fusillé.
Ainsi, Boutourlin donne le chiffre de 152200 Fnmçais présents à la Moskowa. C’est très exagéré et
impossible, Voici une analyse approximative en tenant compte des relevés d'effectifs, des chiffres donnés par
des généraux ou des colonels concernant leurs propres régiments et des régiments laissés en arrière. On
sait aussi que des milliers de traînards ravagent le pays du côté de Minsk et que les régiments étrangers ont
particulièrement fondu. Il faut aussi tenir compte dès nombreux combats qui au cours de ta progression ont
causé de lourdes pertes à certaines unités. Les hôpitaux des places successives ont été garnis de ces blessés
dont certains ont été évacué» vers l’Allemagne. Beaucoup de jeunes conscrits malades sont aussi dans ces
hôpitaux car ils n om pas eu Fa force de suivre et le manque de ressources du pays a aggrave leur étal.
Enfin, il faut occuper les villes conquises et protéger les communications. On a aussi fait appel à des
bataillons de réfractaires venus de Walcheren, à des prisonniers espagnols et ils ne sont pas très
enthousiastes, prêts à déserter. Ainsi traînards, déserteurs et malades vont dispanûtre le long de la roule en
plus des tués et des blesses aux divers combats. Berthezène qui commandait une brigade de jeune garde dit
qu'au début de la campigne il faut compter en moyenne un régiment d’infanterie à 2 500 hommes, un
régiment de cavalerie légère à 800 cavaliers d un régiment de cavalerie lourde à i<M > hommes, En partuit
de cette base, il devient possible de juger l'effectif d'un régiment en tenant compte de scs origines d de scs
combats avant qu’il n’atteigne le clwmp de bataille de la Moskowa. Le général van Dedem qui commanda
le 33e de ligne et 2 bataillons du régiment Joseph Napoléon appartenant au plus solide d au mkui
commandé des corps : le premier, dit simplement que les chiffres donnés au lff septembre étaient majorés
de 35000 hommes, absents sur le terrain. Pour lui. il n’y avait comme combattants pour la grande tafcnbe
du septembre 1812 que 115(XK) hommes du côté français.
Des ouvrages donnent 130000 Français présents? Il ne faut pas oublier qu’à Moscou, il reÆiil plus de
90000 hommes avec, bien sûr. l’arrivée de bataillons de marche en renfort cl le retour de certains
régimenLs ou même de division comme celle de Pino. Le chiffre le plus vrai, à mon avis est celui déjà donne
de 115(MX) présents à la bataille
Nous verrons chaque corps et chaque régiment avec leurs problèmes d nous arriverais paras
recoupements à un chiffre de cd ordre. Il faut savoir, en plus, que pour la cavalerie, il y avait leshotuns
présents d les hommes montés qui seuls ont été mis en ligne. La pénurie progressive de chevaux aboutit i
cette faiblesse qui laisse des cavaliers devenus fantassins inutilisés pour la Irataillc. mais présents
On peut donc admettre une relative supériorité en nombre pour les Russes qui avaient au moins
130000 à 140000 hommes Cependant on a compté dans cette masse les milices de Moscou et de
Smolensk d les Cosaques. troupes irrégulières moins efficaces dans une telle bataille rangée. Il faut aiw
rappeler que Napoléon n’a p;is engagé sa Gank. Seule l'artillerie a été utilisée d nous verrons queartiim
régimenLs n’ont pas vraiment combattu pendant cette journée.
LES UNIFORMES DE LA GRANDE ARMÉE EN 1812
Ils seront représentés avec le détail des régimenLs. Les uniformes français sont bien connus, en sadflt
que le fameux manuscrit à* 1812 qui devait régler les tenues ne sera appliqué qu'après cette campagne
Pour les drapeaux, ils sont du nouveau modèle avec les 3 bandes verticales. mats certains drapeau* du
modèle ancien étaient sans doute présents, comme celui du le grenadiers <k* la Garde par tradition ou pair
certains régiments venant de loin. Plus intéressants sont les uniformes des troupes étrangères. Seuls h
corps ayant puiid|ré à h bataille de la Moskowa seront détaillés avec l'étude des régiments.
Les deux bataillons d’infanterie et deux bataillons de Conscrits.
Les Dragons de la (iarde et les Dragons de la Reine à 2 escadrons.
LA CAVALERIE D’ORNANO
9e et 19e chasseurs français. 2e et 3e chasseurs italiens.
LA CAVALERIE BAVAROISE DE PREYSSING : Elle devait suivre le 6e corps,
mais elle a été rattachée au 4e corps avec Ornano.
3e, 4e, 5e et 6e chevau-légers et la batterie à cheval Bidermann.
L'ARTILLERIE : Une partie est avec la division Pino.
Du 2e régiment d'artillerie à pied, 7 compagnies. Du 4e régiment à cheval les
2*' et 3e compagnies. De la garde Italienne : deux compagnies à pied et une à
cheval. Plus 2 compagnies à pied de la réserve. Le matériel : 24 pièces de 12,46
de 6.24 de 3 et 22 obusiers.
LE GÉNIE : Trois compagnies de sapeurs.
Le 5e CORPS de PONIATOWSKI.
La 17e division de Dombrovv ski laissée en arrière, elle finira à Borisov.
LA 16e DIVISION D'INEANTERIE DE ZAYONCHEK
Elle comprend : les 3e, 13e, 15e et 16e régiments polonais.
LA 18e DIVISION DE KAMIENIEKI
Les 2e, 81' et 12e polonais.
IA CAVALERIE
Elle rassemble les 7e, 8 et 1 Ie lanciers polonais avec le 13e hussards et le
5e chasseurs, en principe. En fait les régiments de cavalerie polonaise étaient
numérotés de I à 17 quelle que soit leur spécialité. .Ainsi les cuirassiers avaient
le numéro 14 alors qu'il n'y avait qu'un seul régiment de ce type dans l'année
du Grand Duché de Varsovie.
L'ARTILLERIE : l’artillerie à pied : 10 compagnies et l'artillerie à cheval 2
compagnies. Le matériel : 6 pièces de 12; 30 de 6 et 12 obusiers.
Le8cCORPSdeJUNOT.
Ce sont les Westphaliens que leur roi a quittés. Il a été vexé après ses débuts
malheureux et a refusé d’obéir à Davout. C'est Junot qui a reçu le
commandement mais il est au bord de la folie et sera incapable de commander
efficacement. Ils ont déjà laissé beaucoup de traînards et de pillards derrière
eux. depuis Vtlna.
LA 23e DIVISION D'INEANTERIE D OCIIS
Le 2e et le 3e bataillon légers. Les 2e, 3e, 6e et 7e régiments de ligne à 2
bataillons.
LA 24e DIVISION DE THARREAU
Ix* bataillon des chasseurs carabiniers, le bataillon des chasseurs de la Garde,
le bataillon des grenadiers de la (iarde et le 1er bataillon léger. Trois régiments
ont été laissés en arrière et ne seront pas à la Moskowa. ( 1er, 5e et 8e de ligne!
LA CAVALERIE : Les 1er et 2e Hussards à 4 escadrons.
Les chevau-légers de la Garde à 4 escadrons
L’.ARTI LLERIE : Le matériel réunit 26 pièces de 6 et 8 obusiers de 24.
LA GRANDE RÉSERVE DE CAVALERIE DE MI RAT
Elle comprend 4 corps :
Lf. 1er CORPS deNANSOUTY
LA DIVISION LEGERE DE BRUYERES : Elle comprend Les'1 et?
hussards, le 9e chevau-légers, le 16v chasseurs, les 6e et 8e lanciers polonais
ainsi que le 2e hussards prussien.
LA DIVISION SAINT-GERMAIN : le 2e, le 3e et le 9e cuirassiers, plus le I’
chevau-légers lanciers.
IA DIVISION VALENCE : Le 6e, le 111' et le 12e cuirassiers, plus le?
chevau-légers.
Le 2e CORPS de MONTBRUN.
LA DIVISION LÉGÈRE DE PAJOL
Le 5*' et le 9e hussards. Les 1 Ie et 12e chasseurs, plus le 1er lanciers prussien,
le 3e chasseurs Wurtemhergeois et le 1(F régiment polonais (hussards).
LA DIVISION WÂT1ER DE SAINT ALPHONSE
les 5e, 8e et KF cuirassiers, plus le 2e chevau-léger.
LA DIVISION DEFRANCE
Les 1er et 2e carabiniers, le Ie cuirassiers et le 4e chevau-légers.
Le y CORPS de GROUCHY.
LA DIVISION LÉGÈRE DE C1LASTEL
Avec le 6e hussards, les 6e, 81' et 25e chasseurs.
LA DIVISION IA HOUSSAYE
Avec les 7e, 23e, 28e et 301' dragons.
Le 4e CORPS de LATOUR-MAUBOURG
LA DIVISION LÉGÈRE ROZNIECKI
Avec les 3e, 15e et 16e lanciers polonais
LA DIVISION LORGE
Avec les gardes du corps Saxons, les cuirassiers saxons de Zastrow, les
cuirassiers polonais ( 14e régiment) et les 1er et 2e cuirassiers Westphaliens.
II5 SEPTEMBRE 1812
IA PRISE DE LA REDOUTE
La défense en est confiée an général Gortchakov, neveu du vieux Souva-
rof. Il dispose en première ligne de la 27e division de Névérovski. Bagration
les fera soutenir au besoin par les cuirassiers de Gloukhov et ceux de petite Rus-
sie pris sur la 2e division de cuirassiers, et aussi par les dragons du 4e corps de
DE CHEVARDINO
le 5 au malin, dès 6 heures, les Français sont en marche. Konownitzyne qui
commande l’arrière-garde russe est à la hauteur de l’abbaye de Kolochoï, niais
il est progressivement repoussé et il va regagner la ligne russe vers Borodino.
I avant-garde de Murat est épaulée depuis Viasma par la division Compans
du r ‘ Corps. Le corps de Poniatowski va déboucher sur la droite en suivant
l'ancienne route de Smolensk à Moscou vers le village de Jelnia et, sur la gauche
de In grande route, c’est le 4e Corps du prince Vice-Roi Eugène qui va mar-
cher vers Borodino.
Napoléon est arrivé aux avant-postes et a examiné les dispositions de l’enne-
mi Découvrant sur la rive droite de la Kolocha les chasseurs russes très nom-
breux. disséminés en tirailleurs et, voyant derrière eux la redoute avancée de
Schwdino, il ordonne que ce rideau qui protège la gauche russe soit « déchi-
re •• Il charge le général Compans de cette mission avec l’appui vers la droi-
te de Poniatowski qui avancera très difficilement dans le bois situé au sud de
la redoute et aussi avec l'appui de la cavalerie de Murat.
I.'aprîs-midi est d'ailleurs déjà avancée et c'est vers 17 heures tpte l'attaque va
vraiment commencer. Du côté des Russes, le colonel Toll qui était, au début, à la
redoute va prévenir que des forces importantes se dirigent vers cet objectif.
Artilleurs russes.
39
Sievers et par la 2e division de grenadiers de Voronzov. Les hussards d’Akhtyrs-
ki sont aussi présents, ainsi que deux batteries de 12 canons dont une à cheval.
i: \rr\QllE DE LA DIVISION COMPANS
11 a formé un corps de voltigeurs réunis avec le 57e, le 6 Ie et le 25e. Ces vol-
tigeurs marchent en tête devant le 57e avec ses cinq bataillons, suivi du 61e.
C’est le major Duchesne, du 25e, qui commande les voltigeurs réunis for-
mant deux petits bataillons dont voici la composition :
Le 1er bataillon comprend la première compagnie de voltigeurs du 25e et
les compagnies 1 et 2 du 57e.
Le 2e dispose des compagnies 3 et 4 du 57e et de la première du 61e.
Traversant Famkino les éléments de tête : Voltigeurs, 57e et 61e marchent
sur Borodino.
Le premier bataillon du 57e attaque ce village, mais a besoin du renfort de
6 compagnies du régiment pour venir à bout des défenseurs. Le 1er bataillon
des voltigeurs de Duchesne nettoie le bois autour de Borodino.
Pendant ce temps, le 25e avance vers le village de Chevardino (ou Schvvar-
dino sur la carte) épaulé par le 11 Ie, qui est plus au nord vers AlzinskL
Les cuirassiers russes sont alors aux prises avec la cavalerie du 2e corps de
Montbrun et arrivent jusqu’à l’infanterie qui doit les repousser, ce sont les
bataillons 2,3 et 4 du 61e et les grenadiers du 57e qui s’en chargent. Les ren-
forts de cavalerie française nettoient le terrain et la redoute plantée sur le som-
met d'un mamelon est maintenant isolée.
A l’ouest de la redoute un monticule sert à Compans pour y installer le
1er bataillon des voltigeurs avec de l’artillerie dont des pièces de 12 sont bien
placées à très bonne portée et tirent sur les défenseurs de l'ouvrage.
Lite première attaque est lancée avec une colonne du 61e (2e et 3e bataillons)
à gauche et une colonne avec le 2e bataillon des voltigeurs réunis suivis par le
1er bataillon du 61e. Les deux autres bataillons sont en réserve et en soutien
d’artillerie, le 57e est à droite. Lorsque les Français arrivent au bord de la
redoute, les défenseurs se dressent comme une muraille de feu qui repousse
les assaillants dont l’élan est brisé.
Compans amène alors 4 pièces d’artillerie chargées à mitraille qu'il fait avan-
cer, masquées par le deuxième bataillon du 57e. Au bord de la redoute, les
fantassins se dérobent et les pièces déclenchent leur feu décimant les défen-
seurs et ouvrant une brèche dans laquelle se précipitent les soldats du 57e,
appuyés aussitôt par le 2e voltigeurs et le 1er bataillon du 61e. La redoute est
prise avec ses pièces de 12. Pour Charrière, colonel du 57e il y avait 12 pièces,
un autre témoin ne donne que huit pièces. Les occupants de la redoute sont
tués ou rejetés au dehors.
La division Morand du 1er corps va venir en soutien. Le 17e régiment de
ligne aura 2 officiers tués.
Il est huit heures du soir. Bagralion va tenter des contre-attaques, il préten-
dra même avoir repris la redoute, mais ce sont surtout les dragons russes qui
vont donner. Ceux de Karkov et de Tchemigov vont tomber sur le 11 Ie et lui
prendre deux pièces régimentaires. Les hussards d’Achtyrka qui protégeaient
une batterie de 6 vont charger aussi. Les dragons de Kiev et les Cosaques de
Karpov ont lutté contre les Polonais, mais l'infanterie russe a regagné les flèches
qui protègent la gauche russe en arrière. Ces combats de la nuit sont très désor-
donnés et impossibles à préciser de façon exacte.
Il est dix heures du soir lorsque le calme retombe sur ce champ terrible, le
prélude est fini.
LES PERTES DES FRANÇAIS
là. il est plus facile d’apporter des précisions car l'on dispose des rapports
et des états pour les Français. De plus, le 10 octobre à Moscou, l’Empereur
va passer en revue la seule division Compans reconnaissant ainsi ses mérites
et il va accorder à ces hommes de nombreuses récompenses.
Le 57e a eu trois officiers tués dont le chef de bataillon Gelée de Laboul-
ki redoute de Schwardino.
laye et trois officiers mourront de leurs blessures dans l'abbaye de Kolochoï
qui devient l’hôpital principal qui servira pour la bataille et après. Trente-trois
hommes ont été tués.
Huit officiers et 3.36 hommes sont blessés; mais beaucoup continueront à
servir. Pour les voltigeurs 2 officiers et 71 hommes sont blessés.
Pour 11 autres compagnies les pertes ne sont pas données
Beaucoup sont cités pour leur valeur.
Le 6 Ie a un officier et 29 hommes tués el 12 officiers et 226 hommes bles-
sés. Parmi eux un officier des voltigeurs.
Le capitaine Duhoux est cité comme étant entré le premier dans la redou-
te à la tête des grenadiers du 1er bataillon. Blessé en Égypte, il sera chef de
bataillon nommé à Moscou et sera tué à Waterloo.
Beaucoup sont cités et le seront le 7 septembre. Aussi à Moscou 18 officiers
et 8 sous officiers ou soldats recevront la L11. En plus 20 sous-lieutenants seront
promus.
Le 111e. 11 a eu les pertes suivantes ce 5 septembre :
4 officiers et 82 hommes ont été tués. Quinze officiers et 540 hommes bles-
sés 171 ont été pris ou se sont égarés?
Le 25e. Il a, le 5 septembre, trois officiers et 25 hommes tués. Deux offi-
ciers et 216 hommes sont blessés.
Au total pour le 5 septembre, la division Compans a perdu 14 officiers
et 169 hommes tués.
37 officiers et 1 118 soldats blessés et 171 disparus dans le 111e. attaqué de
nuit par les dragons russes.
Donc : à Chevardino on arrive au chiffre de 1472 hommes mis hors de com-
bat, ce qui est théorique car de nombreux blessés légers vont participer à la
Journée du 7, ce qui est précisé dans les rapports.
LES PERTES RUSSES
On parle de 3000 hommes hors de combat? Les Russes disent que Névé-
rovski avait reçu 4 (MM) recrues pour compléter ses divisions, qu’il avait 6000
hommes et qu'il est parti avec 3 (MX).
les troupes vont installer leurs bivouacs et l’Empereur fait monter ses tentes
sur une hauteur derrière le village de Waluïéva.
40
PRÉPARATIFS DE LA BATAILLE
LE SIX SEPTEMBRE 1812
LA DISPOSITION DES FRANÇAIS
Napoléon va reconnaître les installations de l'ennemi et va préciser la dis-
position de son année
• A GAUCHE. LE COMMANDEMENT CONFIÉ AU PRINCE EUGENE
Gomme le quatrième corps est assez affaibli et que la division Pino manque,
il va prélever deux divisions à Davout : les divisions Morand et Gérard ( ex-
Gudin >. Les deux divisions, comme par hasard, vont être placées à l'endroit
k plus exposé, face à la grande redoute.
Le troisième corps de cavalerie de Grouchy est affecté au soutien de
nue aile.
•Al CENTRE LES CORPS DE NEY
ET, PLIS EN .ARRIERE. CELUI DEJUNOT
Us seront renforcés par l’installation d'une puissante batterie de 60 pièces
de la garde, lis sont face aux deux flèches russes les plus à gauche avec au
dessus le village de Semenovskoïe. Une deuxième batterie forte est installée
faceauxflèches par loucher commandant l’artillerie de Ney. la division Friant
du lff corps est en réserve sur leur flanc droit. Les corps de cavalerie de Mont-
bnm d. a sa droite, celui de Latour-Maubourg sont destinés à opérer au centre,
ils mmt à la gauche du corps de Nev mais en reliait.
• A DROITE.. IL NE RESTE PLUS À DAVOUT QUE
les divisions (bmpans et Dessaix. la division légère de cavalerie du 1er corps.
!• 1" corps de cavalerie de Nansouty el l’artillerie.
• \ I.TXTREME DROITE. LES POLONAIS DE PONIATOWSKI
Ils sont face au village d'Outitsa sur la vieille roule de Smolensk à Moscou.
Napoléon a son poste de commandement sur la hauteur.
Il est établi en avant de la redoute de Schvvarditio et a une bonne vue de
l ’ensemble du dispositif, sauf aux deux zones extrêmes. 11 se trouve à un peu
plus d’un kilomètre de la première ligne russe, face à Semenovskoïe et aux
flèches de Bagration. Il peut voir à la lorgnette la grande redoute qui est à envi
ron 2 kilomètres. Dans une telle bataille frontale on ne voit pas pourquoi il
serait monté souvent sur les lignes de feu et certains ont critiqué cette attitu-
de qui était pourtant habituelle, toutes les nouvelles convergeaient vers lui. Il
ira vers 4 heures pour apprécier les effets de son offensive car le front s’est
éloigne cl il faut décider les attaques à faire el la lactique à adopter.
L'INSTALLATION DES LIGNES RUSSES
Elles sont décalées par rapport à celles des Français.
Koutouzov a son poste de commandement en arrière de Gorki.
Il est situé près de la route de Moscou. Le général en chef russe ne bouge-
ra pas de son siège, un petit banc, ne voyant rien de la bataille. Le colonel de
Lovvenslem était avec Barclay de Tolly et il l'a suivi au cours des visites faites
à Koutouzov à de rares moments de la bataille. Ce colonel raconte :
« Le prince, avec un brillant état-major, ne bougea pas de la grande rou-
te en avant de Mojaïsk. H avait pris, pour ainsi dire, une position inex-
pugnable. établi en plein champ sur un pliant qu une ordonnance por-
tait toujours avec lui. On ne voyait rien de ce point, mais aussi on n'y
était pas tu. Aussi, deux ou trois cents personnes (pii l'entouraientse por-
taient tous bien le soir de la bataille ».
Le champ de bataille est très étendu puisque nous pouvons mesurer qu'il y
a 5 kilomètres entre Gorki et Outitsa et que des réserves situées à droite de
Gorki en sont à 6 kilomètres. Comme ces réserves seront envoyées vers la
41
gauche, en renfort, il leur faudra du temps pour accomplir cette marche en
pleine bataille.
En regardant avec soin le plan de la bataille, on a l'impression qu’elle s'est
déroulée à côté du terrain prévu et pas du tout dans le sens qu’espéraient les
géniaux penseurs de l'état-major russe.
Ils ont tout préparé comme si l'armée française allait suivie la route de Mos-
cou. la vraie, et attaquer suivant cet axe. Les redoutes principales sont les deux
redoutes superposées devant Gorki et la grande redoute qui, seule, deviendra
célèbre; elle est à 1200 mètres plus à gauche, orientée vers la route de Mos-
cou. Donc Napoléon va attaquer vers le point faible, le plus accessible : la
gauche russe dont le premier verrou de Chevardino a déjà sauté le 5 juillet.
Pour défendre cette vaste partie de trois kilomètres de large, il n’y aura au
début que l'armée de Bagmtion étirée entre la grande redoute occupée par
Paskievitch du corps Raïevski, donc de l'armée de Bagration et les bois d'Outil
sa. L'armée principale, celle de Barclay, est centrée sur le quartier-général
de Koutouzov établi en arrière de Gorki.
Barclay qui a perdu son commandement en chef sera surtout passif, il subi
ra. cherchant plutôt à s’exposer qu'à lutter vraiment. Ce curieux décalage évi-
dent dans les positions des adversaires n’a pas alarmé outre mesure les stra-
tèges de l'état-major russe qui ont eu toute la journée du 6 pour réfléchir?
la seule mesure qui sera prise est l'envoi du corps de Toutchkov à l'extrê-
me gauche devant Outitsa. Le reste du dispositif est maintenu en place com-
me si Napoléon était devant Borodino alors qu'il a choisi comme axe princi-
La grande Redoute (Vue dans la carte de Roiitourlin, 18231
pal le village brûlé de Semenovskoïe. En cet endroit l'accès au plateau déga-
gé est plus facile, les défenses seulement ébauchées sous forme de flèches en
terre. le petit ravin du ruisseau protège quand même Semenovskoïe et. devant
le village bridé, des pièces sont alignées. En regardant la carte, tout cela parait
évident et le devient encore plus lorsque* l'on étudie la disposition de ces dm
années complètement décidées sur ce terrain dont voici la description :
DISPOSITION DES TROUPES RUSSES
• GORKI, CENTRE DE L’ARMÉE RUSSE
Il est sur la hauteur surplombant le creux de Borodino et en est sépare
par deux redoutes étagées, coupant la route de Moscou. Le quartier géné-
ral de Koutouzov est derrière.
• À DROITE DE GORKI
Sous le contrôle de Miloradovitch. on voit en ligne :- le i‘ corps d'Osær
man-Tolstoï avec les divisions Bakhmetiev et Tchoglokov. Derrière eux.le
2e corps de cavalerie de Korf.
Plus à droite, le 2*’ coips de Baggovout, divisions Olsoufiev et prince
Eugène de Wurtemberg.
Encore plus à droite, la cavalerie d'Otivarov avec, disséminés plus au nord,
les Cosaques de Platov.
• À GAUCHE DE GORKI
Entre le village et la grande redoute de Raievski, on trouve : le 6e corps
Je Dokhtourov : divisions Kaptzévitch et Likhatchev. Derrière eux, la cava-
lerie du 3e corps île Pahlen.
•ENTRE LA GRANDE REDOUTE
ET LE VIDAGE DE SEMENOVSKOÏE
Ce sont les soldats de la deuxième armée de Bagration dont les positions
commencent à ce niveau, Paskievitch occupant la redoute et cette année
couvrant le village de Semenovskoïe et les trois flèches. Les premiers sont :
Le 7* corps de Raievski.
Derrière lui, la cavalerie de Sieverts.
Sur la hauteur de Semenovskoïe, le village a été brûlé et aménagé
avec une série de pièces d’artillerie. C’est le 8e corps de Borosdin qui est
chargé de ce secteur.
Dans les Flèches, la 27e division de Névérovski et les grenadiers de
Voronzov sont installés. Derrière ce sont les cuirassiers de Duka.
•ÀL’EXTREME GAUCHE RUSSE
VœOtititsa, on a envoyé le 3e corps de Toutchkov: Il a derrière lui les milices
de Moscou. Comme cavalerie il n'a que les Cosaques de Karpov.
•1ES CHASSEURS RUSSES
Ils sont en première ligne ou en flanqueurs tout le long du front. Ce sont
Les ouvrages de défense de la grande redoute.
eux qui occupent Borodino et le petit ravin du ruisseau de Semenovskoïe et
ils forment la première ligne des deux ailes.
• LES OUVRAGES DE DÉFENSE
Les Russes y travaillent encore le 6 septembre. Les redoutes de Gorki ne
serviront que comme base d’artillerie, par contre la Grande redoute, dite
redoute Raievski, sera l’un des points essentiels de la bataille.
Voici sa description détaillée. Elle est faite par le lieutenant de pionniers
Bogdanov qui vient retrouver le général Raievski qui dirige la construction de
cet ouvrage. La carte de l’atlas de Boutourlin en donne un dessin parfait.
Le front de la redoute était presque droit, faisant un angle de 160° pointé
vers le confluent du petit ruisseau de Semenovskoïe avec la Kolocha. La lar-
geur était de 180 mètres pour la flèche centrale avec 19 (ou 21 ) canons de 12.
Le fossé devant le front a dix mètres de large et des trous de loup sont creu-
sés plus en avant sur une distance de 120 mètres environ pour entraver une
éventuelle attaque de cavalerie frontale. De chaque côté, des épaulements en
terre sont amorcés et la goige qui n’est pas une goige est très largement ouver-
te, sans doute pour que l'infanterie de soutien puisse intervenir dans cette bat-
terie encombrée par le matériel d’artillerie.
En effet les pièces d’artillerie occupent toute la place devant et l’infanterie
de soutien est placée dans un repli de terrain situé juste en arrière de la redou-
te, dans un endroit protégé des tirs adverses. Comme la redoute est un peu
oblique, orientée vers la route de Moscou, le bon endroit pour l’attaquer est
son flanc gauche plus ouvert et plus éloigné de la batterie de Gorki.
Les trois flèches de Bagration. Elles sont de simples épaulements de ter-
re dont le front fait un angle très large, la flèche la plus au sud est orientée vers
Les (mus de loup sont plus nombreux
droite, face la grande route de Moscou
l?
l'ouest, les deux autres sont à orientation nord-ouest, couvrant le petit ravin du
ruisseau de Semenovskoïe. Dans chaque flèche il y a. au moins. 8 pièces de 12.
D'autres ouvrages sont en cours vers la route de Mojaisk.
• LES ÉVÉNEMENTS DANS LES DEUX CAMPS
Chez les Russes, Koutouzov a organisé une procession solennelle avec la
Vierge de Smolensk. Les soldats msses agenouillés sont prêts à mourir pour
Dieu, le Tsar et la Sainte Russie.
Citez les français, le préfet de Bausset arrive de Paris en amenant un portrait
du Roi de Rome. Napoléon très heureux, va le faire exposer devant sa tente.
Il y a aussi le colonel Fabvier qui, lui, arrive d’Espagne avec de mauvaises
nouvelles. Marmont qui n’a pis voulu attendre l'appui de ses collègues, s'est
fait battre aux Arapiles par l’armée de Wellington; Napoléon s'est laissé pié-
ger, il a maintenant une guerre sur deux fronts séparés par toute la largeur de
l'Europe. Une chose* est certaine il faut en finir avec cette campagne de Russie.
Napoléon présente le portrait du Koi de Rome
LA GRANDE BATAILLE
LE SEPT SEPTEMBRE 1812
LA GRANDE JOURNÉE DE LA MOSKOWA
L'Empereur, sort de sa tente à cinq heures du malin. Au lever du soleil, il
dira : « C'est le soleil d'Austerlitz. » Au signal donné par les tambours, les
troupes ont pris les aunes. Les colonels ont fait battre un ban et les capitaines
lisent à leurs compagnies qui les entourent la proclamation de Napoléon dont
voici le texte :
« Soldats.
Voilà la bataille que mus avez tant désirée. Désormais la victoire dépend
de vous; elle nous est nécessaire: elle nous donnera de l'abondance, de
bons quartiers et un prompt retour dans la patrie. Conduisez-vous com-
me à Austerlitz, à Friedland; à Witepsk, à Smolensk et que la postérité la
plus reculée cite avec orgueil votre conduite dans cette journée; que l'on
dise de mus : H était à celte grande bataille dans les plaines de Moscou ! »
Les Français ont mis la grande tenue. La Garde rutilante entoure son chef
devant Schwardino. La légion de la Vistule est à côté d’eux.
Le premier coup de canon est tiré par la batterie de Sorbier à 7 heures.
À GAUCHE. LES PREMIERES ACTIONS DU PRINCE EUGENE
Le général d’Anthouard a mis en ligne, sur la hauteur, face à la grande
redoute, une puissante batterie qu’il faut, d’ailleurs, avancer à bonne por-
tée. Pendant ce temps le général Poitevin a installé 4 ponts sur la Kolocha
permettant des passages faciles entre les deux rives. Derrière la hauteur oii
l'artillerie a été installée, il y a un petit ravin abrité des feux de l’ennemi où
les réserves sont regroupées. Ce début d’attaque par cette gauche semble
avoir pour but de fixer les Russes dans cette zone et qu’ils ne se dérobent
pis une fois encore
L'AITAQUE DE BORODINO
C'est le général Plauzonnc qui va conduire cette première offensive avec Le
106e régiment. Il est 7 heures. Il se heurte aux chasseurs de la Garde Russe.
Le village est pris mais le général qui était en tête tombe blessé mortellement.
IjC régiment emporté par son ardeur s'engage sur les ponts que les Russes
ont construit sur la Kolocha derrière le village. Les chasseurs russes renfor-
cés par deux régiments menacent de détruire les audacieux du 106e et il faut
que l'on fisse intervenir le 92e pour dégager ces hommes trop aventurés.
L'adjudant commandant Boisserolle qui a remplacé Plauzonne les ramène
dans Borodino. améliorant cette position qui ne doit pis être dépassée, pour
le moment Les pertes du 106e ont été très importantes. Borodino restera occu-
pé par le 106e pendant tout le reste de la journée.
IA PREMIERE A1TAQUE
DE LA GRANDE REDOUTE
Vers 9 heures. Cette attaque semble plus destinée à fixer le centre ennemi
<|ii a enlever la redoute car elle est menée par le seul 30e de ligne de la divi-
sion Morand, sans un vrai soutien. Le général Morand est hlessé à la mâchoi-
re. Le général Bonnamy à la tête de cette unité d’élite va réussir à pénétrer
dans ce bastion redoutable. Mais ce succès sera passager car le général Ermo-
lov et le comte Kouttüssov. commandant de l'artillerie ont regroupé des foras
de la 24e division du général Likhatchev pour se lancer à l'assaut de cette
redoute perdue. Le régiment d'Oufa. les chasseurs des 19e, 40e et aussi du 11'
attaquent en tête suivis par les troupes qui restent à l’askicvitch. le 30e de ligne
accablé par des forces de plus en plus nombreuses doit abandonner sa conque-
Le 106* contre les chasseurs russes
44
fc. Le général Bonnamy criblé de coups de baïonnettes est pris. Le général
foutaïssov est tué et Ermolov contusionné.
Le général Bonnamy survivra et rentrera de Russie en 1814. Le 30e, épuisé
par cet effort se replie mais avec des pertes sévères.
À DROITE, L'AITAQUE
DES FLECHES DE BAGRATION
C’est le point le plus important de ce début de journée. Attaques el contre-
anaques vont se succéder
Précédés et accompagnés par une batterie dite « volante » montée par Per-
oetj; les divisions Compans et Dessaix marchent sur la flèche de droite et Com-
pans a choisi de marcher dans le bois taillis qui s'étend sur son flanc sud. puis
il va déboucher vers la flèche la plus à droite. C'est à ce moment que Com-
pans est blessé et Dnppclin le remplace, mais ils doivent se replier vers le bois.
Davout. menant lui-même le 57e, repousse les soldais de Névérovski et les
grenadiers de Voronzov et prend cette flèche. Le générai! Teste est blessé et
évacué, son aide de camp Mouchon tué.
Bagration envoie aussitôt les hussards d'Akhtyrski, des cavaliers de Sieverts
cl les 2 régiments de cuirassiers de Duka qui arrivent à faire replier le 57e. Ils
prennent même 2 canons et leurs artilleurs, mais par pour longtemps car les
cavaliers du 1er corps et ceux de Bruyères, Mourier et Beurmann chargent,
libérait artilleurs el canons, forçant les cuirassiers russes à se replier.
Dessaix qui suit est blessé, le général Romœuf, chef d'état-major, est tue,
bout a son cheval tué. En le voyant tomber ainsi, les artilleurs de Sorbier
font prévenir Napoléon de la mort probable de son maréchal.
L'Empereur envoie Rapp pour remplacer Compans. Il envoie Murat pour
remplacer Davout mais le maréchal, qui ne souffre que d'une forte contusion,
lin dit qu’il va garder son poste. Le pauvre Rapp, coutumier du fait, se fait bles-
ser à son tour.
Précédé par le feu intense de la batterie de Foucher, Ney s'est engagé contre
les deux flèches de gauche, la batterie de Sorbier tire en même temps vers
Semenovskoïe et. ainsi, toutes ces pièces ravagent le secteur des flèches et leur
rempart de terre mal terminé et vulnérable.
Ermolov et Koutaïssov à la tête de la contre-attaque russe avec un bataillon du
régiment d’Oufa qui a 2 drapeaux de couleur dont k* type est de 1797.
Le peintre a rajouté sur les angles le monogramme d’Alexandre.
ce qui est curieux
Les soldais de Lednt et de Marchand à gauche et ceux des divisions Com-
pans et Dessaix ont fini par enlever les flèches.
Bagration cherche partout des renforts. Huit bataillons de Raïevski de la
deuxième division de grenadiers rejoignent. Chez Toutchkov, il va prélever aus-
si des troupes venant des divisions de Konovnitzyne et de chez Stroganov. 11
semble que des grenadiers du régiment Pavlovski soient venus car sur le pano-
rama de la bataille nous voyons ces grenadiers avec leur mitre caractéristique
participer à la défense de Semenovskoïe. Bagration lait venir aussi toute la
réserve d'artillerie de son année, mais il réclame que Koutouzov lui envoie
des forces en plus.
Ce seront : le 2e coq» de Baggovout et une partie du 2e corps de cavalerie
de Korf. Koutouzov ordonnera aussi à la Garde de s'avancer progressivement
45
Des renforts venant du centre russe rejoignent Bagration avec le lrr bataillon d’un régiment portant le drapeau colonel et un drapeau de couleur
vers Semenovskoïe avec 3 régiments de cuirassiers de la læ division (la (iar-
de) et l(M) canons de la réserve. Mais ce second ensemble n'arrivera que plus
lard, venant de loin.
Andreev, officier de la division Névérovski, dit que sa division a été détruite
par l’artillerie française. Remontant vers Semenovskoïe, il trouve son chef avec
40 hommes. Les fantassins, les cavaliers démontés et les artilleurs tentent de
résister, au besoin avec des gros bâtons...
Les renforts russes se portent à l'attaque, les cuirassiers chargent et arrivent
sur quelques canons et ils vont enlever les flèches après de durs combats. Ney
réclame des renforts.
la division Friant va venir l’aider. Les cavaliers légers de Davout et de Ney,
ceux de la division Bruyère du corps de Nansouty vont tous intervenir dans
cette mêlée qui devient indescriptible, mais les Fiançais vont enlever définiti-
vement ces flèches labourées de partout. Murat cite en particulier les cava-
liers de Bruyères et ceux de Beurmann. Les flèches sont reprises. le 24e léger
est cité par Ney pour cette attaque. Junot, passant derrière le corps de Nan-
souty, est envoyé seconder Poniatowski.
BAGRATION EST BLESSÉ
Vers midi, Bagration veut conduire une nouvelle attaque vers les flèches,
mais il va tomber blessé gravement, son chef d'état-major de Saint-Priest et
Borosdin sont aussi blessés. Celte perte dramatique stoppe l'avance des Russes
qui vont se replier. C’est Dokhtourov qui vient prendre le commandement de
la ligne de Semenovskoïe. Bagration va mourir des suites de sa blessure le
24 septembre.
La division Friant aborde alors sa marche vers ce village avec devant le géné-
ral Dufour qui conduit le 15e léger et le 48e de ligne.
L’ATTAQUE DE DIVERSION DF. LA CAVALERIE
RUSSE CONTRE LE PRLNCE EUGENE
Les Russes ont beaucoup grossi l'importance de cette attaque.
Elle va seulement retarder les opérations et créer un moment d'inquiétude
Koutouzov a envoyé Platov avec ses Cosaques pour qu’il tente de déborder la
gauche française avec ses milliers de cavaliers. En même temps, le corps de
cavalerie d’Ouvarov va les attaquer directement.
Le prince Eugène qui a maintenu le KM/ dans Borodino a aussi installé une
batterie orientée vers le nord, protégée par l'infanterie du 92e et les cavaliers
Bavarois. Devant ses réserves il n'a que la cavalerie d'Ornano qui couvre le
84e, le Ier régiment croate, le 8e léger et la Garde Italienne. Bien sûr il y a en
plus la division Broussier et plus à droite les deux divisions Morand et Gérard
du 1er corps. Connue Morand a été blessé lors de la première attaque de h
grande redoute, il a été remplacé par Lanabère venu de la Garde Impériale.
Enfin, encore plus à droite, et derrière cette ligne, la cavalerie de Cirouchy
s'avance progressivement.
L'attaque surprise, brutale, de tous ces cavaliers russes va refouler bien vile
les escadrons d'Ornano, mais, derrière, les régiments intacts sont aussitôt mis
en carrés et l’élan d’Ouvarov sera stoppé par les pièces mises en batterie et
par le feu terrible des carrés. Les Cosaques de Platov et les dragons, les hus-
sards et les uhlans vont se replier.
Napoléon s'apprêtait à aller voir, lui-même, l’importance de celte attaque
et avait dirigé la légion de la Vïstule vers sa gauche menacée. L'échec décrite
diversion va lui donner les mains libres pour attaquer l'objectifprincipal.
Seuls résultats : la cavalerie légère d’Ornano en sort très affaiblie, les canons
ont été, un instant, très menacés, mais les troupes des régimenLs en carrés
n’ont pratiquement eu aucune perte. Ce|)endanl. Koutouzov a pu disposer d'un
peu de répit avant les offensives des Français. La mort de Koutaïssov a beau-
coup perturbé la direction de l'artillerie russe qui sera moins efficace que
d’habitude. L’attaque va débuter vers trois heures de l'après-midi.
LES OPÉRATIONS
DE L’EXTREME DROITE FRANÇAISE
Poniatowski après Outitsa s’est heurté à un monticule où Toutchkov a ins-
tallé la division Slroganov avec 18 canons, mais elle se replie et il faut l'appui
de grenadiers de la division pour reprendre cette petite colline. Mais nous
savons que Bagration va prélever des renforts. D'autres troupes vont am
ver pour combler ces vides, la 17e division a été dirigée vers eux par Bag-
govout, le général Olsouftev qui la commande remplacera Toutchkov. tué
dans ce combat.
46
Bagration est blesse.
Le raid de cavalerie d’Ouvarov aide par Platov.
47
LA GRANDE OFFENSIVE
À GAUCHE, L’ATTAQUE
DE LA GRANDE REDOUTE
Le prince Eugène cette fois a des moyens.
Trois colonnes d’infanterie sont alignées avec au nord la division Broussier
qui a en tête le 9e de ligne, au centre la division Morand, maintenant com-
mandée par Lanabère qui va marcher avec le 17e régiment et. plus au sud. la
division Gérard dont le premier régiment engagé est le 21e de ligne.
Le deuxième corps de cavalerie de Montbrun doit charger à droite
de la redoute, mais Montbrun qui était parti à la recherche d une position
meilleure pour ses cavaliers vient d’être tué par un boulet reçu en pleine poi-
trine. Ce cavalier légendaire, successeur de Lasalle, avait eu, lui aussi, le pres-
sentiment que ce sentit sa dernière bataille. Napoléon le fait remplacer aussi-
tôt par Auguste de Caulaincourt qui va prendre le commandement de cette
charge historique. Derrière ce coips. le 3e de Grouchy s'est mis en bataille,
prêt à charger.
L’artillerie est organisée avec 150 pièces qui formées en trois batteries vont
tirer de trois côtés sur la grande redoute et ses environs immédiats.
kt charge menée pir Caulaincourt a en tête la division Watier de SL Alphon-
se. Les 5e et 8e régiments de cuirassiers sont les premiers, suivant leur nouveau
chef. Cette masse de cavaliers prend son élan, grimpe an galop sur le flanc de
la grande redoute, puis tourne brusquement à gauche pour tomber sur la zone
de la gorge où les soutiens de la batterie russe sont engagés pour aller défendre
les canons et les artilleurs. Ce sont les Russes de la IT division du 2e corps de
Baggovout commandés par likhatchev qui vont recevoir cette avalanche de cui-
rassiers, kt redoute est en effet encombrée par les canons el les caissons et
l’infanterie russe sort du petit ravin qui est juste derrière.
En même temps, sur le front de la redoute, les fantassins des trois colonnes
se ruent vers leur objectif. Ils vont escalader le mur de terre au moment où
les cuirassiers chargent les occupants russes.
kt batterie est définitivement prise, le général likhatchev est capture mais le
général Lanabère venu remplacer Morand est tué au cours de cette attaque.
L’artillerie française va pouvoir s'installer sur celte hauteur, combattre le feu de
la redoute de Gorki et tirer aussi vers l'est où sont groupées les réserves msses
L'infanterie française progresse au-delà de la redoute et protège au maxi-
mum la conquête de cette grande batterie Raievski qui sera l’un des symboles
de cette immense bataille.
IA GRANDE MÊLÉE DE CAVALERIE
les cavaliers du 2‘‘ corps vont continuer leur action en chargeant l’infante-
rie russe alignée sur le plateau en deuxième ligne.
Derrière les cuirassiers, les carabiniers de Defrance vont poursuivre h
charge, appuyés par tous les cavaliers légers du corps. Us attaquent les hommes
de Kaptzévitch, l'autre division du corps de Dokhtourov qui tente de résister,
ainsi que des éléments du 4e corps russe venant de Gorki. L’infanterie nisse
essaye de font ter des carrés et d'autres soldats se couchent pour laisser pas-
ser cet orage de cavaliers. Les carabiniers et les régiments qui suivent vont
alors se heurter à la cavalerie nisse qui arrive avec les Chevaliers Gardes.
Deuxième attaque de la grande Redoute.
48
G-dessus : Les trous de loups devant la grande redoute, rares sur le côté gauche.
Ci-dessous : Cuirassiers dans le fossé de la grande redoute.
19
Cavaliers de In Garde partant à la charge. (Détails du panorama)
Les Russes ont fait appel à la cavalerie de la Garde aidée par les cavaliers
des corps de Korf et de Palilen ( 2e et 3e corps de cavalerie). Les cavaliers intacts
de Grouchy entreront aussi en scène dans cette mêlée formidable qui va se
confondre avec celle qui se livre au centre à Semenovskoïe.
Les cuirassiers du 2e corps ramenés sont remplacés par les carabiniers
avec leurs belles cuirasses aux reflets dorés. Derrière, sont les cavaliers légers
de l’ajol et les 11e et 12e chasseurs sont cités par Murat à cette occasion.
Derrière une nouvelle vague suit, ce sont les cavaliers de Grouchy.
Ils vont fournir plusieurs charges successives contre des carrés russes enco-
re mal constitués et aussi contre les chevaliers-gardes et c'est noté dans les
états de service de plusieurs officiers.
Le 6e et le 25e chasseurs ont enfoncé des bataillons nisses, chargé contre
la cavalerie et pénétré dans un carré.
Cette action générale de la cavalerie va se rejoindre avec celle du coips de
latour-Maubourg qui est plus à droite et a dégagé les abords de Semenovs-
koïe. la cavalerie russe n'a plus de réserves autre que des fractions de régi-
ments qui vont aller accompagner la garde à pied qui se met en marche vers
Semenovskoïe.
LA PRISE DE SEMENOVSKOÏE
Les Cavaliers de Latour-Maubourg vont ouvrir la voie |XHtr que la divi-
sion Friant puisse s'emparer du village de Semenovskoïe. Ils vont donc parti-
ciper aussi à la grande mêlée de cavalerie, mais sur la droite.
Latour-Maubouig a placé en tête les Gardes du Corps Saxons. Il les a haran-
gués en disant aux Gardes qu'ils n'ont pas reçu lents cuirasses mais qu'il est
sûr que cela ne les empêchera pas de montrer leur videur. Ce sont les trois
premiers escadrons du régiment qui marchent en première ligne, suivis par
les cuirassiers de Zastrow et le 4V escadron des Gardes. Les cuirassiers de Zas-
trovv ont, eux. leurs cuirasses noires et le peintre du très beau panorama que
I on peut admirer à Moscou a commis pour eux une double erreur en les fai-
sant charger devant les gardes du Corps et sans cuirasses. Les artistes ont droit
à des erreurs de ce tvpe. car le peintre a rendu très bien l’élan de cette char-
ge et l'a placée an bon endroit et au bon moment. On les voit dépasser les der-
niers défenseurs de Semenovskoïe au moment oii les fantassins de Friant atta-
quent pour enlever cet endroit capital du champ de bataille.
1rs cuirassiers Westphaliens et les Cuirassiers du 14e régiment polonais vont
participer à cette charge qui les amènera jusque sur les carrés formés par les
régiments de la Garde russe qui sont autant de forteresses. Ils sont aussi inipé-
nétrables pour la cavalerie que l'ont été ceux de Davout à léna pur la pré-
tentieuse cavalerie prussienne.
Les cavaliers de Latour-Maubourg désunis par la charge vont se reformer
et lutter encore contre des dragons russes du 2e ou 3e corps de cavalerie,
maintenant réunis en une seule unité.
ki division Friant va profiter de cette charge pour assaillir le village de Seme-
novskoïe, traversant le petit ravin du ruisseau et chassant toute l'infanterie ms-
se qui reste dans ces raines. L’objectif majeur est atteint, les Français sont sur
le plateau.
1A MENACE DE LA GARDE RUSSE
Murat voyant s'avancer la masse de l'infanterie de la Garde russe a ranicu-
té toute l'artillerie et mis en place progressivement des batteries devant la
division Friant déployée dans le village de Semenovskoïe. Elles vont tirera
mitraille stoppant puis repoussant la garde russe qui. formée en carrés de
régiments va supporter sans bouger le tir des canons français.
Napoléon est monté à cheval et a rejoint Murat pour bien apprécier les
positions relatives.
Ainsi, vers quatre heures de l'après-midi on trouve la disposi-
tion suivante :
A l’extrême droite française, Poniatowski appuyé par les Westphaliens
va finir par occuper le mamelon situé près de la vieille route de Smolensk
50
Dokhtourov a pris le commandement des défenseurs de Semenovskoïe. (détails du panorama)
51
Gardes d'honneur Saxons.
Cuirassiers de Zastrow.
à Moscou, ayant devant lui Olsouficv avec ce qui lui reste de sa division. Il a
remplacé Toutchkov tué qui disposait seulement, après les prélèvements de
Bagration, de la division Stroganov et des Cosaques de Karpov avec, derriè-
re, la masse des miliciens de Moscou. En dehors de quelques actions menées
par les cavaliers polonais el des actions de l'artillerie, la bataille va se sta-
biliser sur ce point
Juste à côté, un peu à l'Ouest, c'est le 1er corps de cavalerie de Nan-
souty qui aligne la division Valence intacte, la division Saint-Germain et sur-
tout la cavalerie de Bruyères la plus engagée.
Celte masse de cavalerie s'est avancée vers le nord, derrière ses 36 pièces
qui tirent en direction des bastions carrés de la garde Russe.
Les bataillons, très affaiblis par la lutte de géants menée pour la conquê-
te des flèches, des divisions Compans, Dessaix et ceux du troisième
corps de Ney vont servir de soutien aux batteries fantastiques qui se met-
tent en place pour tirer sur la garde Russe.
Devant Semenovskoïe. c'est la division Friant qui s’est avancée der-
rière les canons dirigés par Sorbier qui ont le même objectif : les carrés
russes. Le Corps de Latour-Maubourg se reforme dans le petit ravin du ruis-
seau, derrière eux.
Devant la grande redoute, le principe est le même pour le 4e Corps
du prince Eugène avec en plus un deuxième objectif : tirer au maximum sur
la batterie de Gorki et aussi sur les carrés. Les corps de Grouchy et l'ex corps
de Montbrun se reforment sur le plateau ou se battent encore avec la cava-
lerie nisse. Quelques régiments du 4e corps, bien abrités et ayant été peu
engagés sont pratiquement intacte, comme le 84e et la garde Italienne.
Napoléon dit à Murat : « Russes se font tuer comme des machines »,
puis s'adressant à Sorbier qui travaille à augmenter la batterie centrale devant
Semenovskoïe. « puisqu 'ils en veulent, donnez leur en » et Sorbier va en
effet leur en donner.
L’ARTILLERIE DU GRAND M ASSACRE.
Après quatre heures de l’après-midi, les duels d'infanterie et de cavalerie
s'épuisent, les Français ont conquis tous les pointe forte du champ de bataille
après avoir battu leurs occupants, mais ils n'ont plus ni la force, ni les moyens
de livrer un dernier combat contre la garde à pied russe dont les carrés
compacts barrent encore la route. En effet, celte garde repoussée dans ses
tentatives d’attaque par la mitraille des canons mis en place devant Friant,
a reculé vers Psarévo et va se tenir immobile, dentier rempart d élite, mais
elle ne peut plus attaquer raisonnablement. Koutouzov pourrait d'ailleurs
replier sagement son année derrière ce dentier rideau, mais le vieux géné-
ral va s'obstiner, toujours assis au même endroit sans avoir vu la moindre
action. On va alors assister à un spectacle étrange et suicidaire : le massacre
de la Garde Russe. Ces carrés compacte et profonds sont formés par ces sol-
dats d’élite des régiments de Préobrajenski, Séménovski. Ismaïlovski. Fin-
lande et du bataillon des marins de la garde. Sur les flancs de la Garde les
rescapés des divisions engagées qui restent valides avec la cavalerie de h
Garde el les autres cavaliers qui ont participé aux charges mais sont bien
affaiblis. De tels carrés sont pratiquement invincibles face à des charges de
cavalerie, à plus forte raison si ces cavaliers sont épuisés. Par contre les car-
rés sont extrêmement vulnérables à une attaque d'artillerie car tous les coups
portent au maximum traçant des sillons meurtriers avec chaque boulet.
Nous allons assister au déchaînement des canons rassemblés, mélangeant
tous les calibres. Us vont s'acharner sur ces masses immobiles pendant plu-
sieurs heures. Elles ne s'arrêteront qu'à la tombée de la nuit. Comme les
grenadiers français à Waterloo, les grenadiers russes vont montrer que la
garde nisse meurt mais ne se rend pas. la phrase célèbre dite par les anciens
de la Grande Armée trouve ici sa meilleure application. Ils disaient :
« Il ne suffit pas de tuer un Russe... // faut le pousser pour
qu'il tombe. »
Les carres de la (iarde russe. Sur ce tableau très postérieur, l’auteur a mis. à tort, des couvre-sbakos aux gardes.
L’artillerie à cheval de la Garde française en mouvement.
LES FRANÇAIS PRÉSENTS
Pour essayer d’approcher la vérité au milieu des écrits, mémoires et souve-
nus divers, le moyen le plus valable m’a semblé la recherche directe dans les
archives contenant les dossiers des officiers ayant participé à cette bataille et à
celle campagne de 1812. J’ai aussi consulté les registres de la troupe, mais on
n'y découvre que peu de détails sur la carrière de ces soldats.
Les chiffres obtenus pour les officiers sont donc précis et si je cite un officier
comme ayant été blessé à la Moskowa, c'est qu'il a survécu à la bataille de façon
certaine. Voici donc le bilan de cette grande armée, mais je n'ai donné pour les
régiments que les chiffres et quelques carrières détaillées intéressantes. J'ai corn
piété ce bilan par une évaluation globale des officiers pendant toute la campagne,
avec 3 groupes : les tués, les disparus et les prisonniers qui sont rentrés des pri-
sons russes à partir de 1814.
Je vais d'abord donner un exemple de la méthode que j'ai employée pour
obtenir un dossier de régiment aussi complet que possible à partir des Archive,
de Vincennes. J’ai choisi, pour notre encadré ci-dessous, le 5e régiment de cui-
rassiers qui a formé la tête de colonne du 2'' corps de cavalerie emmené par
Auguste de Caulaincourt à l’attaque de la grande redoute.
L'ÉTAT DES OFFICIERS
Cette pièce établie ;ï Pont à Mousson où est le dépôt du régi-
ment date du lw novembre 1812. Il y a 52 officiers inscrits.
Sept officiers sont au dépôt, avec le capitaine quartier-
maître Cinglant cl le 5* escadron (2 capitaines, 2 lieutenants
et 2 sous-lieutenants). Ils resteront tous à Pont a Mousson.
Donc seulement 45 officiers quittent ht France avec les
escadrons de guerre
— Le capitaine Vasl-Vimeux est détaché comme aide de
camp.
Lu sons-lieutenant Muiron conduit avec trois autres
sous-lieutenants 106 cuirassiers. Ils sont à Hanovre qu'ils
ne vont quitter que le 2 juillet 1812 pour aller en remonte
à Berlin. Ils ne seront donc pas à la Moskowa, mais passe-
ront en Russie une fois montés.
Muiron, né à Reims. LH en 1809. licencie comme lieute-
nant en 1815.
Désarbrcs. né à Châlons. lieutenant en premier aux (cardes
d llonneiir en 1815. LH en 1811. Demi-solde.
Cognai 1. resté à Gumbinen. puis disparu.
Franqucfort. mort le 9 novembre 1812.
— Vu passage du Niémen, un chiffre de 34 officiers cl 6*19
cuirassiers est donné. IL esi précisé qu'il y a aux hôpitaux
ou eu arrière 2 officiers el loi cavaliers.
— À la Iralaiilc de la Moskowa, sont présents 33 officiers et
533 hommes, mais ii n’y a plus que 48" chevaux de troupe
I n officier est tué : le sous-lieutenant Joham (né à Stras-
bourg) el i sont blessés Pour les hommes 11 ont élé tués
el7 faits prisonniers, dont un rentrera des prisons
— Le 20 septembre, a Moscou. 28 officiers sont présents
avec 406 cavaliers, les 4 officiers blessés sont aux hôpi-
taux mais il ne reste plus que 286 chevaux.
LES DOSSIERS PERSONNELS DES OFFICIERS
— Le colonel Christophe, né à Nancy en 1769, longtemps
au 8e hussards, pris en Espagne, ('.'est lui qui organise l’éva-
sion du ponton <« Vieille Castille •» le 16 mai 1810. Baron. Il
sera repris dans la Gendarmerie el retraité en 1830 avec le
grade de maréchal de camp honoraire.
LH le 26 mars 1804, OLII à Moscou. CLH en 181-1
— Lu chef d’escadrons Jfeannot, né à Besançon. Mort le
4 octobre 1812.1.111808.
— Le chef d'escadrons Rondot. né a Montigny-lcs-Daines.
Blessé le 18 octobre 1812. Blessé en 1814. Licencié en 1815.
OLII un 1814,
Les adjudants-majors
— De Vergez. né à Prichac (Htcs-lNronécs). Au l'r régi
ment de Gardes d'Honneur en 1813. Au régiment en 1815.
demi solde, repris dans la Gendarmerie en 1850. chef d'esca-
dron à Alger où il meurt en 1839. LH un 1809
— Dubois, né à Privai. Blessé a W aterloo cl licencié en
1815 LH en 1809.
Le 5e CUIRASSIERS
Les capitaines
— De lampinet. né à Navenne. Émigré à l’armée de Gondé.
puis au service russe jusqu’en 1801. Blessé à Austerlitz. puis
à W agram. Il reçoit un coup du baïonnette à la Moskowa et
6 blessures le 18 octobre 1812 el reste prisonnier. Rentré
en France en 1814. il sert en 1815. Chef d’escadrons en
1820, retraité un 1828.
— Vcmerey, né à Baume (Doubs). Blessé à la Moskowa
puis le 4 octobre 1812. Chef d’escadrons en 1813. sert en
1815. LH à Moscou.
— Rémy, né à St Jean ( Manie) volontaire de l’an H. sabre
d’honneur, héros du Hoff ut d’Eylau a 3 chevaux tués sous
lui. Chevalier en 1809. doté. Baron en 1815, il sert en 1815.
retraité ensuite.
— Le comte de Montagu né à Paris. Garde du Roi en
1815. colonel en 1826, retraité en 1830 LH en 1809. OLII
1821.
— Sestîcr. né à Metz. Retraité en 1815. LH en 1807.
— De Jouvancoiirt, gendarme d’ordonnance en 1806.
Blesse à la Moskowa oii il capture le général Likhaichev.
Licencié en 1815. Il commandera la milice du l’îlu Bourbon
de 1819 à sa mon en 1826. LH à Moscou. 01.11 en 1814.
De Bcuvrand de la Loyère. né à Dijon. St-Cyr en
18()6.Chuf d escadron, aide de camp de Nansouty en 1815,
il serait mon à Leipzig (?). LH en 1809.
— De Bourges, né à Triment (Meuse). Chef d’escadron
réformé en 1822. LH en 1809, OLII en 1815.
— Lamothe, né à Souillai' Blessé à la Moskowa par un
coup de feu au poignet droit. En fait, il était lieutenant mais
a été promu capitaine à Moscou. Blessé à Waterloo, licen-
cié mais repris en 1851 LU en 1807-
— Forquigiion. né à Heudicourt Blessé à la Moskowa
d'un coup de lance au bras droit. Blessé à W aturloo ut rutrai
té ensuite. LH en l’An XIII.
Les lieutenants
— Perrin (dus Isles). Mort au combat au début de 1815-
— De Paix de Cœur, né à Dugluvillu. Pris à I hôpital de
Gumbinen, disparu (?).
— De Mulder, né à Nivelles. Blessé à Hanau. Mon à W ater-
loo. LH eu 1813,
— De Merccy. né à Vesoul. Il a lu pouce droit gelé. Licen
ciéen 1815. LH en 1814.
— Souhdès, né à St Puv (Gers). En non activité en 1814.
LH EN 1809. chevalier
— De Sambuy. un congé à Turin un 1813
Les sous-lieutenants
—Joham, mort à la Moskowa. déjà cité.
— Grenier, prisonnier le 10 décembre 1812. Disparu (?).
— Toutain. Capturé ( ?) Lu homonyme au 14T chevau légers
lanciers a été pris et est rentré. LH en 1807.
— Collet, protégé de Lasalle. soigné pour ophtalmie aiguë
au tout début de 1812
l n homonyme est rentré avec Aubry des prisons russes en
1816 et est cité dans lus mémoires de ce compagnon.
— Blanchard. Disparu en Russie (?) LH en 180"
— Dereims, capturé eu juillet 1813.
— Guincgagne. au régiment en l’an XI. Échappé avcck*
colonel des pontons en 1810. Retraité le 5 août 1813.
— Poignand. né à Punnesiùres Uciitenant en 1815 licen-
cié 1815, repris un 1824. Part en 1831 eu non activité LU
en 1815. croix de St Ferdinand 1823.
— Lchas. né à Bléville. Licencié lieutenant en 1815. LU en
1807
— Astruc, né à Genève. Lieutenant un 1813, licencié en
1815. Repris en 1821. réforme capitaine en 1828. LH en
1813
— Dupré. né à Namui A 2 chevaux tués el est blessé à la
Moskow a. Démissionne, étant génénil-major belge LH en
1814, OLII en 1837.
— Rrouville. né à Clermont (Hic Marne). Blessé à Water-
loo, licencié ensuite. LH en 181 i,
— Luchapt ou Lucliat Mort le 16 juin 1815. LH un 1814
— Petit, né à Braban. Licencié 1815.1.111814.
— Audn. né à Aix-en-Provence. Blessé à la Moskowa, lieu-
tenant en 1813-
À ces officiers il faut ajouter .Muiron el ses 3 compagnons
remontés à Berlin cl Vast-Vimcux, aide de camp.
Ainsi, l’on retrouve tous les officiers de l étal et leurs aven-
tures On est étonné des faibles pertes subies par ce régi-
ment qui a plongé au cœur de la bataille. Sur l’ensemble de
la campagne, il y a donc eu 4 officiers tués. 5 disparus pen-
dant la retraite et deux, prisonniers, qui sont rentrés des pri-
sons.
Je citerai à part le maréchal-des-logis-chef Mouflet,
né à Pont-sur-Saône. Il a élé blessé a la Moskowa du plu
sieurs coups de sabres cl de baïonnettes. Resté aux mains
des Russes, i) ne rentrera que le 8 janvier ISIS et sera nom-
mé sous-lieutenant aussitôt. Il sert à W aterloo et sera licen-
cié ensuite. Il a porté la LH aux Cent Jours. Demi-solde, il
réclamera sa décoration en 1830. Il habitait Mailleroncoun-
C.harelte en Haute-Saône.
LES HOMMES
Leur contrôle est beaucoup plus difficile. Les 11 lues de-
là Moskowa et les “ prisonniers sont certains.
I ai vérifie leurs origines ut j’ai trouvé un grand nnmhrr
d’hommes venant des dcpartumcnls conquis, allemands sur
tout, belges et italiens (73 viennent de Marcngo). Ils for-
maient 33 % de l 'effectif en Russie.
Sur l'ensemble de la campagne, plus de i(mi cavaliers ont
été pris ou sont |wrtcs disparus cl sur lu registre on ne trou
vc que 18 prisonniers rentrés et cités. Il est aussi ccnaiuquc
ceux des départements conquis sont retournés chez eux.
Ces détails complets sont cités pour montrer la marche
complexe d’une telle recherche seulement possible pour les
régiments français. Dans le cours du texte, je donnerai lus
chiffres simplifiés correspondant à chaque dossier compa-
rable à celui-ci
51
LES MARÉCHAUX DLS LOGIS DU PALAIS
LA MAISON DE L’EMPEREUR
Elle est considérable pour cette campagne, ce qui contraste beaucoup avec
la légèreté de cette organisation avant 1810. Dans ce pays sans ressources,
die s'en attribue beaucoup pour tous ses chevaux et ses employés.
LA MAISON CIVILE
— Duroc. duc de Frioul, grand maréchal du Palais.
— Caulaincourt, duc de Vicence. grand Écuyer.
— Le comte de hirenne. chambellan, maître de la garde robe, quittera
\i fonction en 1815.
Caulaincourt
Le comte de Ségur
— Le comte de Ségur, académicien en 18.30, Lieutenant-général en 1831.
U a rédigé un livre sur la campagne de 1812. GdCxLH en 1843
— Le baron de Canouville, frère de l'amant de Pauline qui est chef
d'escadrons au 16e chasseurs et sera tué à la Moskovva. Pair en 1832.
LES ÉCUYERS
— Le baron de Saluces. mort en 1852
—Le baron de Lambertye. Il n'arrivera que le 8 novembre 1812 et n’était
donc pas à la Moskovva.
— Le baron de Mesrigny. Sert en 1815. rayé, député de l’Aube en 18.34,
inspecteur des haras.
LES CAPITAINES FOI RR1ERS
— Raillon, il ira à l'île d'Elbe.
.Arrêté en 1815. il est poursuivi jus-
qu’en 1830. Colonel en 1831.
— Eniery. licencié en 1814. dans
la gendarmerie en 1822.
LES PAGES
— Üuval-Dumanoir. LH en
1814, OUI en 1821.
— Ileimequin de Frenel, démis-
sionne en 1818. LH en 1814.
ATTACHÉS À LA PERSONNE
DE I.EMPEREl R
— Constant et Roustan qui
abandonneront l’Empereur en 1814,
Bâcler d'Albe
— St Denis dit Ali, mort en 1856.
LE SERVICE DU CABINET
— Le baron Bâcler d’Albe, mort en 1824.
LES SECRÉTAIRES
— Le baron Fain qui sera repris par Louis Philippe.
— Le baron Meneval. mort en 1851).
— Le baron Mounier fils du conventionnel, mourra en 184.5.
— Le colonel Deponthon. ancien d’Égypte, Lieutenant-général en
18.58.
Les interprètes
— Wonzowitch. Tillet de Mautort et de Belabre élevés tous deux en
Russsie seront nommés plus tard.
— Lelorge d'Iderville, baron en 1813, exilé en 1815, député en
1837. LH.
CaI’ITAIXES IMÎÉXIEl RS-tiÉOGRAPUES
— Laneau et Duvivier, rentrés.
— Peyrusse, payeur, auteur de souvenirs.
— Burtlini, commis aux écritures. Sent pris et rentrera en 1814.
Le service de santé.
— Yvan, baron, rentre avec Napoléon.
— Lemiinier, médecin de l’Empereur, médecin de la Charité.
—Jouan, chirurgien adjoint, retraité en 1835.
— Rouyer, pharmacien de Napoléon, décoré en 1813 de la Réunion.
LA MAISON MILITAIRE
LES AIDES DE CAMP DE L’EMPEREUR
— Le comte Rapp. Pair en 1819. mort en 18,55. Ses aides de camp
personnels sont : Waldener de Freudenstein. licencié en 1815, général de
division en 1853; Tïirkheim, rentré. LH à Moscou.
— Lauriston. Il suivra le roi à Gand et votera la mort de Ney. Mort en 1828.
— Longuerne, maréchal de
camp en 1834.
— Hammer de Clairbooke,
dans la Maison du Roi. O1JI1814.
— Lebrun, duc de Plaisance en
1824 (il a avec lui le comte de
Briqueville), député en 1827,
conspire contre les Bourbons, se
bat contre le fils de Soull en 1830.
Mort en 1844. Grand Chancelier de
la LH en 1853, médaille militaire.
— Mouton, comte de Lobau,
pris à Waterloo, maréchal de France
en 18.51, pair (il a avec lui : Perrin,
baron à Moscou, colonel à Waterloo
et de Castellane, pair en 18.57,
maréchal de France, mort en
1862).
— Durosnel, comte,
commandant d’armes à Moscou,
retraité en 1816. aide de camp de
Louis Philippe en 18.52, pair (avec
lui. La Bretonnière, baron en
181.5, maréchal de camp retraité
en 1827 et Picot de Dampierre.
maréchal de camp en 1822).
— De Narbonne, comte, mort
en novembre 181.5. Ministre de la
guerre en 1792. puis émigré (aides
de camp : Ruelle, en non activité en
1815, repris colonel en 1830 et Chabot, futur duc de Rohan, réformé en
1830).
— Van Hogendorp. gouverneur de Lithuanie le 8 juillet 1812. Mort en
1822 au Brésil.
— Le comte de Pac. futur membre du gouvernement polonais en
1830. émigré à Smyme.
— Le prince Sanguzko. général polonais.
LES OFFICIERS D’ORDONNANCE DE NAPOLÉON
— Gourgaud. baron à Moscou, ira 3 ans à Sainte-Hélène, puis sera
exilé. Aide de camp de Louis Philippe en 18.52, pair de France. Mort en
1852.
— Le comte de Montesquiou-Fézensac, Anatole, pair en 1841. Mort
en 1846.
— la* duc de Montmorency , mort en 1846.
— Le comte de Montaigu.
— Christin, baron en 181,5.
— Clément de Teintegnies.
— Le baron Desaix, licencié en 1815, colonel en 18.50. maréchal de
camp en 18.55.
— De Carantan. mort devant Constantine en 1837.
— Le comte Moreton de Chabrilland, chef d’escadrons en 1813.
— Le baron de Mortemart de Rochechouart. futur duc, suit le Roi
en 1815. Son cousin de Rochechouart est au service du Tsar, lisse
retrouveront parfois pour dîner pendant la campagne, paraît-il?
— Le baron Athalin, aide de camp de Louis Philippe en 1830,
Lieutenant-général, retraité en 1848.
— D'Hautpoul. haron à Moscou.
— Galz de Malvirade. baron en 1826.
— Lauriston, baron, pair en 1828.
— Le prince d’Arenberg, mort en 1877.
Tous ces hommes du Bottin mondain sont rentrés de cette campagne,
écrivant souvent des mémoires. Ils ont remplacé les compagnons de
Bonaparte, ce qui va créer une mauvaise ambiance dans cette année.
Napoléon croit qu’il va pouvoir s’intégrer à cette ancienne nomenklatnra,
mais il se trompe.
LE PETIT QUARTIER IMPÉRIAL
— Auguste de Caulaincourt.
frère du duc de Vicence, il sera tué
en entrant dans la grande redoute
Raïevski. Comme aides de camp, il
dirige : Cham, mis en non activité
en 1814; Chasteigner, parent du
général dont le frère est auprès du
duc. Il sera retraité en 1814;
Wolbert. en non activité en 1815,
repris comme chef d’escadrons en
1830.
— Sokolnicki, général
français, mort à Varsovie en 1816.
Il a comme aide de camp : Soltyk, Auguste de Caulaincourt
futur général polonais qui a laissé des souvenirs.
COMMANDANT D’ARMES
— Darriule, il commandera le Kremlin, général en 181.5, baron en
1814, Lieutenant-général en 18.52. Pair de France. Mort en 1840. Avec lui
sont le colonel Leroy, pris avec les pieds et les mains gelés, il rentrera en
1814 et sera mis à la retraite. LU en An XII et Coquel, ancien d’Égypte,
retraité en 1816.
MAISON DE LEMPEREUR ET GRAND QUARTIER GÉNÉRAL
OFFICIERS D ÉTAT-MAJOR
Officier
d'ordonnance
de la Maison
de l’Empereur
Général de brigade aide
de camp de la Maison
de l’Empereur
Adjudant-commandant
Aide de camp
du Major Général
de la Grande Armée,
Le Maréchal Berthier
Commissaire des
en grande tenue
Aide de camp d’un général
de division en tenue
réglementaire
guerres
André Jiruhtetut <* Histoire & Collections 2()()()
57
L'ADMINISTRATION DU QUARTIER GENERAL
—Joinville, ordonnateur en chef, baron. Mort en 1849.
— Burthin, commis aux écritures, sera pris en décembre et rentrera.
— Chastel de Boinville, directeur des vivres, mort à Vilna.
— Bourgeois, chirurgien chef, sert à Waterloo. Décoré de la Réunion
en 1813.
L’ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL
DE LA GRANDE ARMÉE
SOI S LES ORDRES
DE BERTHIER, PRINCE
DENEUFCHÂTEL
AIDES DE CAMP
— Le baron Lejeune, colonel
du génie, général à Moscou,
peintre de grand talent. Il va passer
avec Oudinot et aura la face gelée.
Il quitte son poste sans autorisation
et est arrêté en 1813 puis relâche.
En 1821. il épousera Marie Clan.
Mort à Toulouse en 1848. Gd OLII
Berthier en 1841.
— Le comte de Flahaut. fils de
Talleyrand. il sera grand écuyer de
la reine Hortense dont il aura un
fils : le futur duc de Morny. Proscrit
en 1815, il rentrera en 1830. Pair
de France en 1831. retraité d’office
en 1848. Mort en 1870. Gd ex LH
en 1838. grand chancelier de la LH
en 1865, médaille militaire en
1866.
— Le baron Pemet. volontaire
de 1792, chef d'escadrons, chargé
des détails, maréchal de camp
honoraire, mort en 1846.
— de Noailles. qui va mourir
Lejeune
le 28 novembre, à la Bérésina.
— Lecoulteux de Canteleu, blessé à la sortie de Moscou, pris pour un
cosaque. Sera colonel, mort en 1844.
— Aimery de Montesquiou-Fézensac, futur colonel du 4e de ligne.
Gendre de Clarke, général en 1813, lieutenant-général en 1823. Duc el Pair
de France en 1832, Gd ex LU en 1845.
EMPLOYÉS PRES DU MARÉCHAL BERTHIER
— Le baron Dufresne, inspecteur aux revues, ancien d’Italie. Rentré
de Russie. LH en An XII.
— Leduc, secrétaire personnel de Berthier, rentré.
— Coûtant, vaguemestre, capitaine en 1813, sert en 1815, Licencié.
OUI.
GÉNÉRAUX EMPLOYÉS PRES DE BERTHIER
— Le comte Bailly de Monthion. général de division en décembre,
remplacera Berthier. Blessé à Waterloo. Pair en 1837, mort en 1850 (son
aide de camp de Menou sera pris à la fin de la retraite et rentrera). Gd ex
LH en 1843.
— Le baron Guilleminot. Blessé à la Moskowa. mort en 1840. Gd ex HL
Gd ex de St Ferdinand et de St Louis.
— Jomini. le théoricien, futur
traître, est chargé de la partie
historique.
GÉNÉRAUX ET OFFICIERS
À L\Sl m:
Ils auront des affectations
diverses, mais ne seront pas à la
Moskowa.
— Bertrand, il passera avec
Ney le 10 septembre. Retraité en
1815 (son aide de camp Prîtes a
reçu un sabre d'honneur, colonel du
13e chasseurs et héros de Belfort en
Guilleminot
1815. Il servira en Belgique en 1831. OI.H en An XII).
— Tarayre, a été laissé comme commandant à Kovno. Passera au
1er corps le 15 septembre.
— Franceschi, baron, commandera une brigade de marche à Mina,
dépendant de Gouvion St-Cyr. Il mourra du typhus en janvier 1813 à
Dantzig.
— Baraguey d’Hilliers, commandant Smolensk. il subit un échec
grave le 9 novembre. Mis aux arrêts, renvoyé pour enquête, il mourra de
chagrin.
— Les autres sont : Barder de St Hilaire qui est avec Doumerc. Roch-
Godart. gouverneur de Vilna le 4 octobre. Lambet, autorisé à rentrer
comme malade.
— Le baron Fabre, ira au 1er coips à Moscou le 1” septembre, il sera
blessé à Viasma. Mort en 1858.
— Normand, mort à Vilna.
— Lanchantin, porté disparu à Krasnoï.
— Corsin. passé au 1er corps à Moscou, pris, rentré sert en 1815.
— Evers. à la réserve de cavalerie à Moscou, pris, rentré en Hollande.
D'autres généraux commandent des places diverses, deux mourront à la
fin de la retraite. On dispose aussi de la liste des adjudants-commandants,
mais ils n'ont pas été à la Moskowa, comme beaucoup des officiers
adjoints. Sur ces listes certains n’ont pas rejoint pour des raisons diverses,
comme Brunet, mort en Catalogne
On peut citer comme présent à la bataille un adjudant-commandant :
— Pariset. matelot à 13 ans. cadet-gentilhomme au bataillon des
colonies en 1782, participe à l'expédition de Cochinchine en 1788,
capitaine au siège de Pondichéry en 1792, fait prisonnier et relâche
seulement en 1798. Considéré comme émigré, il fait 11 mois de prison.
Présent en Égypte puis aux Indes avec Decaen. Adjudant-commandant le
K) août 1812, détaché au 1er coips, blessé 3 fois à la Moskowa. Il part arec
le convoi des blessés escorté par 1 (MX) hommes. Sert en 1815, chef d’état-
major de la 4e division militaire, retraité en 1817. Parmi ces officiers réunis
autour de Berthier. on trouve un très grand nombre de jeunes nobles,
anciens émigrés. la plus grande partie de ces officiers est rentrée, on ne
compte que 2 disparus et un capturé, rentré en 1814.
L'ÉTAT-MAJOR DE L’ARTILLERIE
— Le comte de Lariboisière, né à Fougères. Il était avec Bonaparte au
régiment de La Fère. Général de division en 1807.11 meurt le 21 décembre
1812 à Kœnigsberg, épuisé par la retraite. Son fils. lieutenant au
1er carabiniers sera tué à la Moskowa. GdOLH et Gd ex de la Couronne
de Fer.
Ses aides de camp
— Planat de la Faye. auteur de mémoires, il sera avec Drouot en 1813.
— Duchesné, né à Vire, décoré à Moscou, il sera retraité en 18-h
58
Lariboisière et son fils
connue lieutenant-colonel.
Chef d'état-major
— Charbonnel. ancien d’Italie et d’Égypte. Général en 1809 et binon.
Général de division en 1813. Comte en 1814, pair de France en 1841. Mort
en l846.Gdcxl.il en 1824.
Sous-chef d’état-major
— Marion, colonel, hlessé et pris à Krasnoï, il rentrera en 1814.
Maréchal de camp en 1825. Mort en 1847. OIJI à Moscou.
Les adjoints
— Poirel, pris à Vilna. rentré en 1814. Il sera retraité comme maréchal
de camp en 1825.
— Saint-Cyr, colonel en 1814, mort en 1829.
— Paixhans est capitaine, mais il sera Lieutenant-général en 1845.
Parmi les autres officiers de l'état-major, plusieurs deviendront généraux,
comme.
— Caraman. maréchal de camp en 1825 et qui va mourir du choléra à
Constantine en 1837.
— Boutellier. général de division en 1848.
— De La Place, Lieutenant-général en 1813, sénateur en 1852.
L’ÉTAT-MAJOR DU GÉNIE
— Le général de Chasseloup-kiuhat.
Il a fait de nombreux sièges en Italie, puis, celui de Dantzig. Il est
conseiller d’état. Il sera sénateur en 1813. H n’a pas suivi Napoléon en
LSI 5. Marquis en 1818.
Il va aider Eblé au passage de la Bérésina, mais les pontonniers dépendent,
pour encore de nombreuses années, de l’arme de l’artillerie et. à Orcha. ils ont
ahandonne leur équipage de pont car ils ont besoin de chevaux pour tirer les
pièces (pii restent et leurs caissons. Croix de la Couronne de Fer. GdOl JI. Gd ex
LU en 1816. Plusieurs officiers du génie sont cités comme ayant travaillé aux
ponts de la Bérésina. allant plusieurs fois dans l'eau.
LE SERVICE TOPOGRAPHIQUE
— Le général de div ision. comte Sanson dirige ce service. 11 a eu un
abre d’honneur en Égypte. Il sera pris le 23 octobre et rentrera. Retraité en
815 (son aide de camp Thcviotte mourra en février 1813)
— Les ingénieurs-géographes.
Sept vont mourir en Russie, deux seront portés disparus. Six sont pris et
entreront dont trois avec leur général. Sept sont rentrés directement et
eront licenciés en 1815
LA GENDARMERIE
Elle est commandée par Lauer, grand prévôt. Il rentrera avec 185
tendannes sur les 41)8 du départ. 11 meurt en 1816.
L’ADMINISTRATION
GÉNÉRALE
— Le comte Mathieu-Dumas.
I a servi en Amérique, aide de
amp de La Fayette. Président de
'Assemblée en 1792. il va en Suisse
ous la Ten eur. Pair en 1831. Mort
n 1837. Gdcx 1.11 en 1814.
Ses aides de camp sont :
- Denayer, mort pendant la
etraite et Bernard, lieutenant-
olonel en 1825.
Son secrétaire particulier
- Lanneau. son ami, (pii sera
nairedu 12e arrondissement en 18.
duels en 1851.
Mathieu Dumas
4 et Directeur de l’institut des Sourds-
Le 5 novembre 1812, Mathieu-Dumas est remplacé par Daru, futur
comte et ministre, sert en 1815 ce qui va lui coûter toutes ses places, sauf
celle de l’institut. Mort en 1829. Gd Aigle de la 1.11.
Chamhon, est chargé du service territorial. Il sera retraité en 1816. U1 en
.An XII.
Saint-Didier, gendre de Dumas est secrétaire de l'intendance générale.
— Les commissaires ordonnateurs
Sept rentreront directement, dont Sartelon, ancien d'Egypte qui sera
député de la Corrèze en 1815. Ln autre sera porté disparu.
Les commissaires de lre classe
Les huit sont rentrés.
Les commissaires de 2e classe
Six vont rentrer, un sera porté disparu et un sera tué dans un carré à
Krasnoï. Pour les 23 adjoints, on compte deux morts, un disparu et un
prisonnier rentré.
— Le personnel chargé des subsistances
Sur 16, tous sont rentrés, sauf un, mort à Vilna. Le directeur des gardes
magasins Belangé perd ses effets à Moscou. Licencié en 1814, il deviendra
maire d’Alger et sert en 18.58.
— L'imprimerie
Elle est dirigée par Levrault. Ils
vont tous disparaître à la Bérésina.
LE SERVICE DE SANTÉ.
— Le baron Desgenettes. pris à
Vilna le 10 décembre, il sera renvoyé
avec une escorte d’honneur par
Alexandre le 25 mars 1813. Il ne
voulait pas abandonner ses malades
et ses blessés. Il sera maire du
10e arrondissement en 1830 et
mourra en 1837.
Desgenettes»
— Le baron Larrey. En 1832,
il part en Algérie, ramené malade, il
meurt à Lyon
— Avec eux 15 médecins
rentrent, un est disparu et deux pris
à Vilna rentreront. Sur 4
pharmaciens : un sera pris et
rentrera. Deux employés des
hôpitaux meurent à Vilna. un y est
pris et rentrera.
— Iæs officiers de santé
14 officiers sont rentrés, un a
disparu.
L'INSPECTION AUX REVUES. ü,rrv>
— Viénot-Vaublanc, ancien d’Amérique, il meurt à Gumbinen le
19 décembre 1812.LH en An XII.
— Le général l^uner. attaché à la réserve de cavalerie, il sera porté
disparu à la Bérés ta.
— De Bélizai tert en 1814.
LES TRC PES ATTACI 1ÉES AU Q( 1ARTIER-GÉNÉRAL1
De nombreux iachements sont annexés au quartier général. Un relevé
du 21 septembre 812 précise leur qualité et leurs missions à Moscou, à
cette date précise
1. lAf.OMPM.XIF. ÉIJTE
Commandée । le capitaine Faget, qui sera chef d escadrons au
9e hussards en 613 et demi-solde en 1814. Il dispose à Moscou de
5 officiers et 37 cavaliers dont 33 montés. Trente-cinq, tous montés sont
répartis ainsi :
De piquet au P;.«tis de l’Empereur : 12.
Chez Berthier : 13.
Chez Monlhion : 7.
Avec Dufresne : 2.
Avec Flairant : 1.
En roule pour rejoindre : 5 officiers et 10 cavaliers.
2. Le 2e RÉGIMENT UE LIGNE BADOIS
Le 21 septembre, on a 4 officiers et 47 hommes qui sont disponibles.
Les autres sont affectés ainsi :
Au quartier général de l'intendance : 7 officiers et 255 hommes.
Auprès de Joinville : 3 officiers el 111 hommes.
Avec le chef de bataillon Schvveisguth : 11 hommes.
En garnison à Gumbinen : I officier el 24 hommes.
Avec les ingénieurs topographes : 8 hommes.
En garnison àOslrowno : 26 hommes.
À Ouschalz : 1 officier et 32 hommes.
À Beschenkovviski : 1 officier et 30 hommes.
Pour le transport de prisonniers sur Vilna : 5 officiers et 195 hommes.
Pour ceux fournis en plusieurs fois au colonel Dentzel : 49 hommes.
Laissés à Vitebsk en sauvegarde : 36 hommes.
Auxquels il faut rajouter 91 égarés. % dans les hôpitaux.
Effectif total 1:1081 hommes et 31 officiers sans chevaux.
3, Les dragons, cheval -légers saxons dl prince Albert
Effectif d’un escadron avec 9 officiers et 156 cavaliers.
Disponibles : 7 officiers et 29 cavaliers dont 23 montés.
39 hommes répartis auprès des généraux comme ordonnances, semble-
t-il. 8 cavaliers près de Berthier, 4 pour Joinville el 20 au Quarier-Général de
l'intendance.
25 sont égarés. 2 officiers et 11 hommes sont aux hôpitaux.
4. 28e CIIASSEIKS À CHEVAL
Disponibles : 5 officiers cl 10 cavaliers dont 7 montés.
Avec Dumas : 1 officier et 34 cavaliers tous montés.
Avec Joinville : 12 hommes - Avec Mortier 10 hommes.
83 sont affectés à des correspondances vers l anière.
2 officiers et 21 hommes sont affectés à plusieurs escortes, voiture de
Murat, coffre d'argent ou escorte de prisonniers.
I officier et 61 hommes sont envoyés au dépôt. Deux officiers à l'hôpital
Effectif total : 13 officiers et 258 cavaliers.
5. Les chasseurs Polonais
Effectif : 2 officiers et 10 hommes montés qui sont chez Berthier et
Joinville. 26 cavaliers sont affectés à des liaisons diverses.
6. Les chassei ks à cheval Pokii gais
On les trouve présents au Quarier-Général à Moscou. Ils sont 33 officiels
et 308 chasseurs dont 244 montés.1
CAS PARTICULIERS
Il faut citer deux cas particuliers concernant des unités qui seront
plus ou moins rattachés au quartier général ou à la garde, mais ne
seront pas à la Moskovva.
1. Le bataillon de Neufchâtel. C'est le bataillon personnel de
Berthier. Il est en route pour rejoindre, mais il n'atteint Smolensk que
le 10 octobre et ne sera donc pas à la Moskovva.
C’est à Smolensk. où le commandant du bataillon, M. de Bosset. vient
de mourir d'une infection due aux cadavres de bêles el d'hommes qui
pourrissent là. que Berthier retrouve son bataillon des Canaris. Il va
découvrir aussi la carence des organisateurs des dépôts échelonnés le
long de la route.
2. Le bataillon léger Hessois. Il y avait au début deux régiments
de fusiliers et ils ont été réunis en un régiment du corps. Seul le
1er bataillon du corps atteindra Borodino après la bataille et il va.
pendant trois jours, participer à la récupération des armes sur le
champ de bataille. Il sera rejoint par la suite par son 2e bataillon elle
régiment des Gardes, vers Moscou.
Là, Napoléon les rattachera à la Garde. Ils ne sont que 1500. Le
prince de Hesse a, quant à lui, suivi l’Empereur et assisté à la grande
bataille.
I. J’ai mis tous ces détails pour montrer que l'importance du trajet imposait des dispersions rt
garnisons qui diminuaient d'autant le nombre des troupes combattantes de l’année proprement dite
60
GARDE IMPERIALE
CORPS DES GRENADIERS ET CHASSEURS A PIED
Capitaine
des grenadiers
en grande tenue
Sapeur
des grenadiers
en grande tenue
Capitaine
des chasseurs à pied
en tenue de service
Caporal
des grenadiers
en grande tenue
Grenadier
du 3* régiment
ex Hollandais
Chasseur
à pied
en grande
tenue
Tambour
des grenadiers
en grande
tenue
Drapeau du T* Régiment
des grenadiers à pied.
Au revers le dessin
est identique mais porte
La légende :
VALU R ET DISCIPLINE
lvr BATAILLON. -
MF LAI "V
r
L’EMPEREUR
DES HIAIM1MS
AU 1“ RÉGIMENT
. ...
HJ). Z
61
GARDE IMPÉRIALE
62
GARDE IMPÉRIALE
RÉGIMENTS DES TIRAILLEURS-GRENADIERS ET VOLTIGEURS
Atuirê Joutneau Histoire & Coiïeciions /999
6.3
GARDE IMPERIALE
CAVALERIE
Cavalier des dragons de la Garde
en grande tenue
avec une brisque d'ancienneté.
DES fltAÎICAlS
AU EÉGhyŒrrr
DE DKAGON3
DELWERÆrWCi
Officier des dragons de la Garde
Brigade St Sulpice
Brigade Krasinski
et de Colbert
Officier du 2e régiment de chevau légers
de la Garde, tenue portée à la bataille
de la Moskowa
Brigadier
des grenadiers
de la Garde en
grande tenue
Officiers du 1er régiment
de chevau-légers
de la Garde (chevau-légers polonais)
en tenue de campagne
ta tenue (au dessus) a été portée par
un officier lors de la bataille
de la Moskowa
64
GARDE IMPÉRIALE
ARTILLERIE A CHEVAL ET A PIED
Cavalier de l’artillerie à cheval
de la Garde Impériale
en grande tenue
.Artilleur à pied
de la Garde
avec un chevron
d'ancienneté
Lieutenant de l’artillerie
h cheval
de la Garde
en tenue d'été
De gauche à droite
•Sergent
•Tambour.
D’autres sources
donnent une tenue
identique
à la troupe
avec un galon doré
•Lieutenant
Les officiers sont
montés à partir
du grade
de capitaine
avec une selle
à la française
blanche, housse et
chaperons bleu
foncé» galons dorés.
•Sergent
de la compagnie
d'ouvriers
’’
André Jou ineau c? Histoire & Collections 1999
LA GARDE IMPERIALE
Elle sera surtout spectatrice et ne va pas participer à la bataille, res-
tant groupée autour de l’Empereur. Seule l'artillerie va. par contre,
jouer un rôle essentiel à la Moskowa.
Un problème particulier se pose pour la Jeune Garde. Dans la marche
vers Borodino. la Jeune Garde a été laissée en arrière à Smolensk. en
attendant les bataillons de marche de la Garde qui montent de Vitebsk.
Berthezène qui commande la lre brigade de Jeune Garde précise que
c'était la 2e brigade de Lanusse qui a été laissée à Smolensk. Dès que
cette brigade a été libérée, elle est montée par la route de Moscou,
mais il n'est pas certain qu’elle soit arrivée pour la bataille. De toute
façon elle serait restée en réserve.
L’effectif de la Garde, à ce moment, est très inférieur à ce qui a été
dit par des historiens célèbres. Il manque à la division Roguet les
1 200 hommes du régiment de flanqueurs, restés à Vitebsk et à Vilna.
Berthezène donne pour la Garde, au départ, les chiffres suivants :
Infanterie : 15500 hommes plus 7 compagnies de marins.
Cavalerie : 5000 cavaliers, plus l'artillerie, soit un total inférieur
à 25000 hommes.
Les régiments d'infanterie avaient seulement 2 bataillons et le
4e tirailleurs de la brigade Berthezène n'alignait que 400 hommes.
À la Moskowa, ils étaient donc encore plus bas pour la Jeune Gar-
de et sans doute pour la cavalerie. Donc, cette phalange d élite ne
pouvait pas à elle seule faire basculer le sort de la bataille contre une
année encore en ordre relatif avec ses carrés massifs de la Garde rus-
se, l’artillerie pouvait seule infliger à l'ennemi des pertes considé-
rables en tirant sur ces masses où tous les coups faisaient de terribles
ravages.
Les discussions autour du mythe de la Garde qui aurait dû donner
ne sont pas réalistes. Faire donner la cavalerie contre ces carrés était
suicidaire et les bataillons d'infanterie se seraient épuisés sans modi-
fier le résultat final. Napoléon voyant ses troupes à bout de souffle a
su garder une réserve en se bornant à détruire un ennemi statique,
indifférent à la mort venant des canons français.
L ARTILLERIE DE LA GARDE À LA MOSKOWA
C’est le seul élément engagé. Il est commandé par :
— Le général comte Sorbier. Né en
1762. lieutenant en 1782, général nom-
mé par Hoche sur le champ de bataille
de Neuvvied. Général de division en 1800.
Député aux Cent Jours, exilé en 1815.
Mort en 1827. Gd cordon de la Couron-
ne de fer en 1809, (id cordon de la LH en
1814.
Ses aides de camp
- Hatry, il sera baron en 1827, colo-
nel en 18.50, maréchal de camp en 18.59.
Général de division en 1848. CLH.
Sorbier
- De Laboulaye, capitaine et LH en 181.5.
Commandant en second
— Noury, baron. Ancien d'Italie. Général de division en 181.5. Sert
à Waterloo. Mort en 18.59. LH en An XII, CLH. GdOLH. Son aide de
camp est de Lagrange. Chef de bataillon dans la garde royale.
Chef d'état-major
— Lallemand, ancien d’Égypte. Baron. Général en 1814, Lieute-
nant-général en avril 1815, blessé à Waterloo. Condamné à mort par
contumace avec son frère, exilé au Texas où il meurt en 182.5.
Ses adjoints sont
- Pailhou. Colonel en 1814. Maréchal de camp en 1819. Lieute-
nant-général en 1841. Le 1er septembre 1812, il est à la 6e compa-
gnie à pied de la Garde. GdOLH en 1847.
- Lavilette, X, pris en novembre, mort en captivité à Kalouga.
- Laporte, X, chef d'escadron en 181.5. Sert en 1815, colonel et
baron la même année. 01.11 en 181.5. CLH en 1815.
- Sautereau, colonel, baron en 181.5. Retraité en 1829, maréchal
de camp. Ol.II en 181.5.
L’ARTILLERIE À PIED
Elle est commandée par le baron Drouot.
11 a servi à Trafalgar. 11 sera général de division, aide de camp de
Napoléon en 181.5. Part pou l’île d'Elbe. Pair de France en 1815, sert
à Waterloo. Proscrit, rentre se faire juge. Il est acquitté. Demi-solde.
Mort aveugle à Nancy en!847. Gd ex LH en 18.5(1.
- Boulait, ancien d'Italie, Baron puis général en 181.5. Comman-
dera à Strasbourg en 1815. Il était le fils du maître de Chapelle de la
cathédrale de Reims. Mort 1842. LH en An XII. CLH en 181.5.
- Cottin. héros de St-Domingue, colonel en décembre, mort en
1827.
- Boileau, officier de santé est décoré à Moscou. Retraité en 1834.
Les adjudants-majors
- Evain, X. colonel en 1822. CLH en 1851.
- Ilortet, X. colonel en 18.52. CLH en 184.5.
Deux autres sont morts à Vilna et un est disparu.
Les capitaines en Ier et en 2e
Un est mort et dix rentrés. Parmi eux :
- Couin. ancien d'Italie et d'Égypte, à Lyon pendant les Cent Jours,
retraité colonel en 1824. LH en An XII.
- Pion des Loches, auteur de mémoires. Poursuivi comme sémi-
nariste, il s'engage en 179.5. Colonel en 1815. mort en 1819. LH en
An XII.
- Cuny, ancien d'Italie et d’Égypte. Reviendra avec les pieds gelés.
Retraité en 1824. LH en An XII.
- Leclerc. X, sera maréchal de camp en 18.55.
Les lieutenants en 1er et en 2e
Deux sont morts à la Moskovva, un à Kovno et un autre en captivi-
té. Un lieutenant, décoré à Moscou, sera tué à I.utzen. Dix rentreront.
Un revient avec Drouot, ramenant 173 artilleurs.
L’ARTILLERIE À CHEVAL
Desvaux de St Maurice, ancien d'Italie, 01.11 an XII. Baron, géné-
ral de division en 1813-Tué à Waterloo.
— Dubuard. dit Marin, dans l’artillerie des guides de Bonaparte
en Egypte, blessé deux fois, reçoit une grenade d’honneur. Blessé en
Italie, à Eylau, en Russie le 24.10 1812 et à Waterloo comme colonel.
Réformé en 1815, repris en 1830. CLH.
- Chauve au. dans l’artillerie des guides en Italie. À un cheval tué
à La Moskovva. hié à Leipzig par les artilleurs saxons au cours de leur
défection. LH en An XII.
- Thérin, chirurgien major, sert en 1815. OLH
Trois adjudants-majors sont rentrés.
Les capitaines
- Georges Delemud. Chef d'escadron, baron à Moscou. Retrai-
té en 1815. OLH octobre 1812.
- Sandras, ancien d'Italie. À Bayonne, major en 1815. LH en An XII.
- Boisselier. ancien d'Italie et d'Égypte dans les guides. Tué à
Reims en 1814. LH en An XII.
66
GARDE IMPÉRIALE
PARC, TRAIN D ARTILLERIE ET GÉNIE
Conducteur du train
d'artillerie
Capitaine du train d'artillerie.
Nous lui avons attribue
une poche à la Soubiae comme
les sous-officiers bien que nous
n’en n’ayons pas
de représentation connue.
Lieutenant du Génie
Tous les officiers du Génie
portent l'aiguillette
Tambour
en grande tenue
Sergent
en tenue de campagne
Caporal
en grande tenue
AficfivJauimtiu <• Histoire & Co/leciioHS
67
- Lafont, ancien d’Italie et d’Égypte. Colonel en 1813. Démission-
ne aux Cent Jours, maréchal de camp en 1817, député en 1830. LU
en An XII, (idOLI 1 en 1825.
- Chambray, pris en décembre, rentré. Maréchal de camp en 1830.
- Savarin, porte-étendard, et chef d’escadron en 1813. LH en
.An XII, O1.H en 1813
les lieutenants
- Devries, blessé deux fois à la Moskowa, décoré à Moscou. Dis-
paru à Kovno, mais Hollandais est peut-être rentré dans son pays.
- De Marcilly, décoré à Moscou, colonel en 1836.
- Lyautey, X, décoré à Moscou. Oncle du futur maréchal. Il est
maréchal de camp en Afrique en 1840. Général de division en 1848,
GdOLH en 1852, sénateur en 1854.
- Massias, rentré en traîneau avec Boulart, servira aux colonies
en 1824.
- Deniset a été pris et est rentré.
- Delabigne pris, il est peut-être rentré car demandé comme aide
de camp.
ARTILLERIE DE LA MOYENNE ET JEUNE GARDE.
— Henrion. il arrive d'Espagne. Titulaire d’une grenade d’hon-
neur, major en 1813, baron. Retraité en 1823, maréchal de camp
honoraire. CLH.
— Charpentier, sert en 1815, Colonel en 18.30, CLH en 1845.
Les capitaines
Un mort pendant la retraite, un pris et rentré.
- Framery, retraité en 1826, maréchal de camp. CLH en 1856.
- Faivre, ancien d’Égypte. Colonel honoraire en 1824.
- Lefrançais, X, colonel en 1823, CLH en 18.31.
- Euvrard. blessé à Lodi. Major en 181.3. LH en An XIII.
- Ritsch, blessé devant Paris, sert en 1815.
- Maillard de Liscourt, marqué « aux eaux » le 1er septembre,
écrit de Moscou le 10 octobre. Colonel en 182.3.
les lieutenants :
- Munéraut, ancien d'Italie et d’Égypte. Grenade d’honneur, capi-
taine en 181.3. Repris en 18.31.
- Dumont, a fait partie de la garde des Consuls, réformé en 1814.
- Denietz, colonel en 18.30. CLH en 1837.
- Zerlaut, était à Marengo. Décoré à Moscou, retraité en 1814.
- Cornuel, décoré à Moscou, va à l'île d’Elbe.
- Delasarras. vient de la garde hollandaise. Démissionne en 1814.
Deux officiers perdus, un disparu et un officier laissé mourant à
Vilna : Merville, de Mauroy et Lesueur.
LE PARC
Pellegrin de Millon. Général en 181.3. Sert en 1815, retraité.
- Bergier, colonel en 1823, retraité en 1832.
- Marilhac, colonel à la réserve de la garde. Ancien d’Italie et
d’Égypte, maréchal de camp en 1825. Mort en 18.32.
- Bosquette. lieutenant aux ouvriers, colonel honoraire en 18.50
- Guettemann. ancien de la garde des Consuls, retraité en 181.3.
Gelures nombreuses. LH en An XIII.
LE TRAIN
Bataillon principal et bataillon bis.
— Leroy, ancien d'Italie et d’Égypte, LH an XH, colonel en 181.5,
commandant le régiment, retraité en 1816.
— Desmaidy, commande le bis, chef d’escadron en 181.5.
Un mort et un pris, rentré.
- Six officiers se sont échappés du ponton Vieille Castille en Espagne
et sont là ensemble, ce sont : Colomb, ancien d’Égypte. Blessé à la
Moskowa, chef d’escadron en 181.5. Baron, mort à Dresde. Brenier,
retraité en 1815. Fillon, licencié en 1815. Bulotte. retraité en 182.5
après une période de non activité. LH en An XIII. Monin, mort à la
fin de la retraite.
À Moscou, l'artillerie a reçu 101 Légions d’Honneur et le train des
équipages : 21.
BILAN DE LA GARDE À MOSCOU
Dans l'état dressé le 15 octobre 1812, on possède les chiffres sui-
vants :
1. L'infanterie
— La vieille garde a 206 officiers et 6500 hommes en comptant
les détachés.
— La division Roguet compte 52 officiers et 3 570 hommes dont
.50 de l'administration (en comptant les détachés). Le régiment des
flanqueurs, détaché en bloc, avec 32 officiers et 1178 hommes res-
tés à Vitebsk et à Vilna n'a donc pas été présent à la Moskowa.
— La division Delaborde. Elle réunit 170 officiers et 3540 hommes
dont 40 de l'administration. On compte aussi 1 628 détachés sans
autre précision. Ils sont peut-être à Smolensk. Sur place, on trouve
moins de 500 hommes par régiment. On retombe sur le chiffre de
Berthezène qui affirme que le 4e tirailleurs avait 400 soldats. Sur le
relevé, il est en effet question de 463 hommes.
Même en forçant les chiffres, les commis aux écritures ne donnent
qu’environ 15000 hommes d’infanterie qui n'ont pas encore été enga-
£ 1
ges.
2. La cavalerie :
Elle dispose à Moscou de
— 11 officiers et 77 gendarmes d'élite, dont 5 montés.
— Les grenadiers à cheval ont 67 officiers et 1020 cavaliers.
— Les dragons ont 61 officiers et 848 dragons (798 montés).
— Les chasseurs à cheval ont 62 officiers et 980 chasseurs, dont
923 sont montés.
— Les mamelouks ont 6 officiers et 57 hommes (50 montés).
— Les deux régiments de lanciers ne sont pas à Moscou mais avec
Murat. Pour eux, je n’ai pas de chiffres. Lachouque dit qu’ils étaient
1400. Donc, au total des écritures. 3 170 cavaliers de la garde, offi-
ciers compris pas tous montés avec en plus les lanciers qui sont avec
Murat. Pour l’ensemble de la cavalerie de la Garde on retrouve donc
environ 5000 cavaliers.
Ils n’ont pas encore été engagés, ils sont venus dans les meilleures
conditions étant dans l'entourage immédiat de l’Empereur. On peut
en tirer des conclusions utiles pour les approximations globales des
combattants de la Moskowa.
.5. L’artillerie et le Train.
Ils sont à Moscou 35 officiers et 964 hommes. Ils disposent de (m
1. Ixi R REI'OI R ET 11.1 RS PERTES
J’ai choisi l'exemple d’un régiment solide pour donner une idée aussi précise que possible de leur
odyssée, Ce sont les Fusiliers-Grenadiers de la division Roguet formant la moyenne garde. Vétérans jeune,
ils ont atteint Moscou pratiquement avec leur effectif complet, soit .32 officiers et 1352 soldats. Ils vont être
engagés à Krasnoï dans une attaque de nuit terrible qui va anéantir l'avant-garde russe du général Ojt
rovvski. Celui-ci essaye de dépasser les colonnes françaises ut a établi son campement au sud des Fran-
çais. mais à leur hauteur. Cette attaque de nuit de la division Roguet sera un succès complet, mais 2 offi-
ciers et ,36 hommes sont tués. Il y a aussi 181 hommes qui sont portés disparus pendant ce combat. Vu
total de la retraite 30 officiers sont rentrés alors qu’il y a eu 5 morts durant celle-ci. Ced s’explique par la
récupération de ceux qui étaient aux petits dépôts, comme à Vilna où il y avait 7 officiers.
Pour la troupe, c'est plus difficile et j’ai étudié les registres du régiment ut trouvé 172 soldats rentres
directement de Russie « certains sont notés comme rejoignant dans les premiers mois du 181.3. H y aaitv
si 42 rentrés qui sont devenus officiers par la suite. En plus, 5 hommes ont été détachés en Allemagne une
fois rentres. Donc 219 hommes sont revenus directement de Russie sur 1352. On trouve aussi 6 prison-
niers rentres en 1814, mais pour ce groupe il doit en manquer beaucoup car le régiment a été supprimé
tu 1814 et les prisonniers rentrés à la fin de 1814 et 1815 nu figurent pas. C'est le cas de mon ancêtre
direct, porté disparu en Russie, et qui est rentre des mines de sd de Sarapul dans l’Oural après plus à* "
mois de marche. Même si l'on estime à 41 ce groupe, cela ne fait que 260 soldais revenus sur 1352. soit
16,27%.
J’ai regardé aussi l'origine des hommes de ce régiment et j'en ai compté .501 provenant des départe-
ments conquis avec : 101 Italiens, 113 llollando-Belges, "2 Mlemands et ISdhers. .35 sont revenus. Ced
pour prouver que même dans la (iarde, plus de 20 % des soldais venaient des départements conquis.
68
chevaux de trait. Ils auraient encore 39 pièces de quatre et 32 de six,
mais Mortier donne en date du 11 octobre :
16 pièces de quatre, 10 pièces de six, 6 pièces de trois et *4 obu-
siers de vingt-quatre. Les autres pièces sont, sans doute, sans che-
vaux. comme les caissons. Toutes les pièces lourdes françaises el celles
des redoutes récupérées ne peuvent plus suivre, faute de chevaux.
4. La division Claparède.
Elle est rattachée à la Garde sans en faire vraiment partie. Sur le
relevé d'effectifs, elle figure pour 110 officiers et 2 300 hommes envi-
ron dont les éternels « détachés ». Lachouque ne compte que 87 offi-
ciers et 1 683 hommes à cette date. Mortier dans un relevé du
11 octobre 1812 pour la moyenne et la jeune garde dit qu’il y a en
arrière et sans autorisation 7 officiers et 921 hommes, 21 officiers et
44.31 hommes aux hôpitaux — et ils n'ont pas combattu, alors? —
ainsi que 67 officiers et 4 245 hommes détachés entre Kœnigsberg el
Moscou. Cela paraît considérable, même en sachant que les détachés
sont ici justifiés (Flanqueurs, hommes de Jeune Garde et la brigade
des lanciers) Pour les corps d'année ce doit être bien pire.
LE 1er CORPS DE DAVOUT
Ce corps est l’ancienne Année d'Allemagne, formée par Davoul. C'est le
noyau le plus solide avec ses cinq divisions. Ils ont combattu tout le long du
chemin.
Les régiments français sont à 6 bataillons dont le 5e est resté au dépôt sous
le commandement du major en premier dit « gros major ». Ces régiments
sont considérés comme des brigades et sont donc commandés par un géné-
ral de brigade, le colonel en titre est aidé par le major en second. C’est l'une
des explications du nombre élevé de généraux présents à la Moskovva.
Ces divisions vont jouer un rôle essentiel, car Napoléon conscient de la fai-
blesse du il corps le renforcera avec les divisions Morand et Gérard. De même.
Ney recevra l 'appui essentiel de la division Friant et le maréchal Davout n'aura
plus avec lui que les divisions Compares et Dessaix pendant que scs hommes
vont assurer la gloire des autres. Cette disgrâce relative du maréchal tient sans
doute aux critiques émises par lui depuis Smolensk.
L’ÉTAT-MAJOR
Les aides de camp du maréchal
- le colonel Kohilinski, il aura une cuisse emportée à Malojaroslavvelz.
survivra et mourra préfet en 1860.
- Le major Brossct, en non activité en 1815-
- Le chef d'escadrons de Castres. Cadet en 1784, émigré en 1792, reve-
nu en 1802. Sert Davout en 1815, mis en non activité, repris en 1818 comme
colonel, maréchal de camp en 1823 Mort en 1832. LH en 1809, CI JT en 1823.
- Le chef d'escadron Hen o, OLH en 1828.
- Le lieutenant de Castries, marquis et futur duc. Colonel du 4e chas-
seurs en 1815. maréchal de camp en 1828. Mort en 1866. IJI10 août 1812,
CLH et St Ferdinand en 1823.
- Le capitaine de Beaumont, chef d’escadron en 1813.
- Le capitaine de Fayet. St Cyr en 18O4.chef d'escadron à Moscou, en
non activité en 1821. LH le 10 août 1812, OUI en 1820.
— Le chef d'étatmajor est le baron Komœuf. Il a arrêté le roi à Varen-
ne, a été à Malle. Avec Davout dès 1803. Il sera tué à la Moskovva.
Ses adjoints
- Le capitaine Laloy. aide de camp de Davout en 1815. Mort en 1816.
- Le lieutenant Despréaux passé au 17 de ligne à Moscou.
- Le capitaine Thomas, chef d'escadron, à Moscou.
- Le capitaine Tartarat. sert en 1824.
- Le capitaine Chauvin, à l’état-major de Davout en 1815.
- Les officiers à la suite sont : le général Beaupré, oncle de Madame
Davout. il mourra le 26 février 1813 à Berlin.
- Le général Pamplona. laissé à Mohilev avec son aide de camp Pereira.
- L'adjudant-commandant Pariset. Ancien des Indes, puis d'Égypte.
Blessé à la Moskovva. Rentré.
- Le capitaine Lacger. blessé à la Moskovva, LH à Moscou.
- Le général Saunier, commandant la Gendarmerie avec Davout depuis
1803. sert en 1815. Lieutenant-général en 182O.CrIJIl en 181.5
69
Les Commissaires ordonnateurs. Deux vont mourir pendant la campagne.
- De Beauvollier ancien Vendéen pris et exilé, il sert ici. En 1815. il retour-
nera dans le camp Vendéen, sera intendant général.
- Le vaguemestre Servan sera dans la garde en 1813 et colonel en 1818.
- Albitte. qui est à la 4e division mourra près de Moscou. 11 était Conven-
tionnel et régicide.
- Berlié, sera décoré en 1834 en Afrique, mais est criblé de dettes.
- Blanchot. né à Colmar, il est à la 3‘ division servira en 1815 puis sera
percepteur à Molsheim jusqu’en 1858.
Dans le service de santé de l'EM, il y a un certain Delaunay qui sera pris,
mais s’installera en Russie. 11 envoie une lettre en 1860 et son descendant a
fait partie des contestataires qui à la suite de Soljénytsine ont quitté U nion
Soviétique.
L'ARTILLERIE DU 1er CORPS
Elle est commandée par
— Pernetty. Général de division. Conseiller d’état en 1817. Sénateur, puis
Pair de France en 1835. Mort en 1856. Gd ex de la Réunion en 1813. Gd ex
IB en 1821.
Ses aides de camp
- Le capitaine de Bérauvi. il commande l’artillerie de Morand à la Mos-
kowa, y est blessé. 11 sera colonel en 1826. LH en 1807.
- Le capitaine Moret, Cx en 1804. Blessé à Mohilev et à la Moskowa.
lieutenant-colonel en 1830 et retraité en 1837.
Le commandant en second est
— Le général Baltus de Pouilly. Lieutenant-général en 1827. Mort en
1845. (III en 1807
- Dauty, son aide de camp, mourra en février 1814.
- Gay de Vemon est mort en Russie.
— Le général Jouffroy. supervise les 3 dernières divisions. Il a servi dès
1781 et sera lieutenant en 1792. Il participe à la défense de Paris en 1815 el
est mis à la retraite. Repris en 1831, mort en 1846.
Son aide de camp
- Brussel de Brulart décoré à Moscou, servira à Hambourg.
L’ÉTAT-MAJOR
Le chef en est le colonel Gerdy. pris en Pologne, il est porté disparu. Par-
mi ses adjoints on citera :
- Le capitaine Mazerat tué à Leipzig.
- Le capitaine Prévost, chef de bataillon en 1823. LH à Moscou.
la Réserve
- Le colonel Bode. Hollandais, blessé à la Moskowa et disparu en Rus-
sie.
Le Grand parc est dirigé par :
— Le colonel Saint-Vincent tué à la Moskowa.
- Le major François, qui sera à Dantzig assiégé.
- De Vésian, né à Cresl. X, sera colonel en 184(1 et C1J1 en 1843.
- Dubarry de Lesqueron, X. colonel en 1840 et retraité en 1845.
RÉPARTITION DANS LES DIVISIONS
1. .AkIUJERIE DE LA DIVISION MoRVND
Le chef de bataillon Raindre qui la commandait a été blessé à Smolensk
où il est resté.
- La lre compagnie du 7e régiment à pied. Un officier tué à la Mos-
kowa et un mort pendant la retraite.
- La 7e compagnie du 1er à cheval. Le capitaine est tué à la Moskowa,
son adjoint est blessé et. pris plus tard, rentrera.
- Les compagnies 1 et 2 du 1er bataillon du train.
- La lre compagnie du 12e des équipages. Un officier disparu en
octobre. 11 faut citer :
- Muller, titulaire d’un sabre d'honneur, il sera blessé le 25 octobre 1812,
en tuant un baron russe, chef de Cosaques. En 1814, pris, blessé, il libère 100
prisonniers. Retraité en 1816.
- la 6e compagnie du 3e sapeurs. Avec le chef de bataillon Girardin,
lieutenant-colonel en 1829 et le capitaine Lieutaud titulaire d'un sabre d'hon-
neur, blessé à la Moskowa, retraité en 1815.
2. Artiulerie de la division Friant
- la 2e du 7e régiment à pied. Deux officiers blessés à la Moskowa, tous
rentrés.
- la 5e du 3e régiment à cheval. Tous rentrés.
- Les 4 et 6e du 9e bis du Train, rentrés sauf un disparu pendant la retraite.
- 4e du 12e des équipages
- La 5e du 5‘ bataillon de sapeurs.
3. Artujjrie de la division Gérard.
- 3l du 7e à pied. Un officier blessé à la Moskowa, puis disparu.
- 4e du 3‘ à cheval. Trois blessés à la Moskowa dont un mort durant la
retraite.
- Compagnies I et 4 du 1er régiment du train, rentrés.
- Compagnies 1 et 3 du 12e des équipages.
- la 9V du 5*' bataillon de sapeurs avec le capitaine Teissier. Lieutenant-colo-
nel en 1826, retraité en 1830. OLII en 1814
4. Aruu-erie de la division Dessaix.
- la 9e du 7e régiment d'artillerie à pial, tous rentrés.
- Les 3e et 6e du llT bataillon du train. Le chef de la 3e est blessé à la Mos-
kowa et mort à la Bérésina.
- 4*' du 12e des équipages
- la 3e du 2e bataillon de sapeurs, le capitaine Mittiliot. mort à Dantzig.
5. Artillerie de la division Compans.
- La 16e du 7e à pied. Labbé, décore à Moscou, pris et rentré. Tardu. consi-
déré comme mort à la Moskow a a été pris pendant la bataille et rentrera en
1814. servira en 1815.
- Les 2e et 4e du 9e du train. Un officier meurt lors de la retraite. Un blessé
à la Moskowa
- la 5e compagnie du 3e bataillon de sapeurs, le capitaine Finot, colonel
en 1828.1.11 à Moscou. CL11 et retraité en 1831.
LA RÉSERVE et le PARC
- les 3e et 17e compagnies du 1er régiment à pied, capitaine de Mouchy,
chef de bataillon en 1813. LH à Moscou.
- Levy-Feistel, chef d'escadron en 1835. À la 17e deux officiers morts en
Russie. 1.11 à Moscou,
- La 6e, du 7e à pied. Richard, lieutenant-colonel en 1826.
- Les 1,5 et 6 du 1er bataillon du train.
- La 6 du 3e bataillon du train.
- Les 5 premières compagnies du 9e du train.
- 5 compagnies du 12e des équipages
- la 8e compagnie du 5e bataillon de sapeurs. Une ambulance et les gen-
darmes à cheval.
Les Pièces d’artillerie du 1er Corps
On compte douze pièces de 12, cinquante pièces de 6, soixante-quatre
pièces de 3. dites régimentaires, et vingt-quatre obusiers dont 4 lourds.
Le Personnel.
Il faut savoir qu’au départ, le 15 juin, on peut donner les chiffres suivants :
- Une compagnie d'artillerie à pied comporte 3 officiers et 1 (X) hommes
environ.
- Lite compagnie d'artillerie à cheval a 3 officiers et 90 hommes.
- L ne compagnie du train d'artillerie a 1 officier, 75 hommes et 125 che-
vaux de trait environ.
- Une compagnie du train des équipages a 1 officier, 50 à 70 hommes et
70 chevaux de trait.
- Les ouvriers d'artillerie sont très peu nombreux, une dizaine par division.
— Les sapeurs ont 2 officiers et 1(X) hommes par compagnie.
70
1er CORPS D’ARMÉE DU MARÉCHAL DAVOUT
NTERIE DE LIGNE ET LEGERE
Division Morand
30e et 17e de Ligne, 13‘ Léger
Carabinier
d'infanterie légère
Fusilier
de la Ligne
en tenue
de route
Voltigeur
de la ligne
en grande
tenue
Grenadier
de la Ligne
en grande
tenue
Division
Gérard
12v et 21e de Ligne
7e lx*ger
Sapeur
d’infanterie
légère
Cornet
du 15e Léger
Division Friant
33e et 48e de Ligne,
15‘ Léger,
régiment Joseph Napoléon
Division Dessaix
85v et 108v de Ligne
Division Compans
25e, 57*‘, 61r, 111e de Ligne
André Joh tnetut £j Histoire & Collections 7999
1er CORPS D’ARMÉE DU MARÉCHAL DAVOUT
72
LE GÉNIE DU 1er CORPS
Commandé par le général HAXO. ancien d'Italie. Général de division en
1813. Mort en 1838. Son aide de camp a été tué à Mohilev. 1.11 en An Xll.
GdOLHen 1821
Chef d'état-major
Prévost de Vemois. X. Sur le Rhin en 1815. Maréchal de camp en 1831.
lieutenant-général en 1840, GdOLH en 1846.
Son second
- Chef de bataillon Emy, colonel en 1822.01.111814.
- Speelweldt, Hollandais laissé très malade à Doubrovna.
Adjoints
- Cocconcelli, pris le 9 septembre 1812, rentré. Chef de bataillon en 1831.
LH en 1815.
- Kool et Evers rentrés en Hollande en 1814.
Jacquin de Cassières, blessé à Hennis et décoré en 1815. Colonel en
1843.
- Vuilleret. X. réformé en 18.30. LH en 1814.,
PARC
- Le chef de bataillon Prost, colonel à Moscou. Réformé en 1829.
- Le capitaine Lagrange, disparu. IJ 1 à Moscou.
Réserve
- 8e compagnie du 5e sapeurs du capitaine Brignon qui sera reformé en
1826.
Train
- Hottelard. mon en Russie et Cervelet qui passera la Bérésina à la nage
sauvant l'argent de sa compagnie.
.Morand
I. LA DIVISION MORAND
Le général, ancien d’Égypte, com-
te en 1808. Il sera blessé à h mâchoi-
re à la première attaque de la gran-
de redoute et sera remplacé par
Lanabère de la Garde. Il sera aide
de camp de Napoléon. Exilé en
Pologne, condamné à mort par contu-
mace. il pourra rentrer en 1819. acquit-
té. Pair de France en 18.32. Gd ex LH
en 1830.
Ses aides de camp
- Son frère venu du 15e léger.
- Parguez. colonel à Moscou,
maréchal de camp honoraire mort
en 1829.
- Despans de Cubières. chef
d'escadron à Moscou, colonel en 1813- Blessé aux Quatre liras et à Water-
loo. Maréchal de camp en 1829. Lieutenant-général en 1835. Ministre de la
guerre en 18.39. Il sera compromis dans l'affaire Teste, Ce frère du général,
alors président de la Cour de Cassation a touché une somme importante pour
octroyer une concession de sel gemme. Cubières sera réhabilité en 1852. OU 1
en 1813
- Fourier d llincourt. colonel en 1821, maréchal de camp en 1829, mort
en 1840.
—Le général Lanabère. ancien de Marengo. passe dans la Garde, com-
mandant les Fusiliers-Chasseurs. A la Moskowa. il remplace Morand blessé et
reçoit une blessure mortelle en menant l'attaque de la grande redoute à la tête
du 17e.
Chef d'état-major
- Delort de Glion, nommé général à Moscou, mort à Vilna.
- Adjoint de Pouilly, disparu pendant la retraite.
- Adjoint de Vignon, disparu en Russie
l a division Morand au deuxième assaut de la grande redoute
avec les cuirassiers à sa droite. (Lejeune)
BRIGADE DALTON
Le général blessé à Smolensk est autorisé à rentrer. Il ne sera donc pas à la
Moskowa. Lieutenant-général en 1815. annulé après Waterloo ; repris en 1821.
• Le 13e Léger
Le colonel d'Argence. général à Moscou, pris à la Bérésina. rentrera et
sera retraité en 1815.
Le régiment a eu des pertes importantes à Smolensk.
Au départ 102 officiers et .3480 hommes. À la Moskowa il y aura 6 officiers
tués et 14 blessés. À Moscou, 71 officiers et 921 hommes sont présents. Trois
officiers el 392 hommes sont dits détachés et 2134 sont aux hôpitaux. Au tond
de la campagne. 21 officiers sont mous. 15 disparus et 15 prisonniers ren
treront.
Cas particuliers :
- Le capitaine Hurault de Sorbée. Il passera dans la Garde et ira à l"île
d’Elbe. Blessé à Waterloo, en non activité jusqu’en 1823, colonel en 1850.
maréchal de camp en 1855. retraité en 1848.
- lieutenant Mauduit. capitaine à Moscou. Pris à Waterloo. Sert en
Espagne puis en Belgique, maréchal de camp en 1846, mort en 1875.
BRIGADE GRATIEN
Le général a servi en 1787, puis est nommé lieutenant au bataillon des
Enfants rouges en 1789. Au service de la Hollande en 1807, revient au ser-
vice français, blessé à Smolensk. Général de division à Moscou. En Italie en 1815
et 181 i, année de sa mort.
Ses aides de camp
- De Castel Laboulbène, ancien émigré, en Italie apres 1812.
- Belle, Il sera au 14e cuirassiers en 1814. En Alsace avec Lccourbe en
1815.
• Le 17e de Ligne
— Le colonel Vasserot. blessé à Smolensk et à la Bérésina, général en
1815, vicomte en 182.3. GdOLH.
Au départ le régiment compte % officiera et .5498 hommes en théorie. À la
Moskowa. 26 officiera sont morts dont 3 le 5.9.el 4.5 ont été blessés (certains
plusieurs fois). A Moscou, 58 officiera et 1281 soldais présents. Le 12 octobre,
à Moscou, le régiment reçoit 41 LH. dont 20 pour les officiera. Au total de la
campagne 37 officiera sont morts. 30 portés disparus et 15 prisonniers ren-
treront. Plus de 50 sous-lieutenanls sont nommés en Russie. A l'exception d'un
officier tué à Dresde, tous les officiera rentrés survivront à (Empire.
Cas particuliers
— Le capitaine Laniarque dit/e héros de la Moskowa. Blessé, il rallie
des hommes repoussés pour arrêter la fuite du 2e bataillon. Nommé chef de
bataillon à Moscou, aide de camp de Ricard en 1813.
— Le chef de bataillon Levasseur, blessé deux fois le 5 septembre, bles-
73
sé le ”, il entra le premier dans la redoute. 1.11 en 1813, OUI en 1815.
— Ir capitaine Ixrcquencux, pris à Dresde, il sera général.
— Le capitaine Herbin, reçoit 3 coups de feu et un coup de baïonnette
à la Moskowa. Licencié en 1815. III en 1813.
— Le capitaine Feisthamel, blessé à Smolensk et 2 fois à la Moskowa.
Colonel en 1830. maréchal de camp en 1839. mort en 1851.
— .Maunie qui sera nommé sous-lieutenant à Moscou a reçu 13 coups de
baïonnettes à la Moskowa. blessé à Viasma. Pris, il rentrera.
— Le chef de bataillon Barriès écrit à sa femme le 24 septembre, célé-
brant la victoire et les mérites de l’Empereur. Il raconte l'incendie de Moscou
et dit que 3 chefs de bataillon sur 5 ont été tués à la bataille. Cet officier, pris le
19 décembre, s'échappera mais il vu mourir à Gumbineii en janvier 1813 chez
un ébéniste qui le loge. 11 sera enterré au cimetière reformé de celte ville.
BRIGADE BONNAMY
Le général sera pris à la première attaque de la grande redoute et lardé de
coups de baïonnettes. Rentré de Russie en 1814, il sera Lieutenant-général en
1815.
Ses aides de camp
- Viâlsh. Il a reçu la 1.11 sur le champ de bataille de Wagram, retraité le
5 août 1812 pour maladie, il ne sera donc pas à la Moskowa.
- Veranneman, il a remplacé le précédent. 11 se retirera en 1814.
- Solirène. blessé à la Moskowa. 1 lambourg et licencié en 1815
• Le 30e de Ligne.
— Le colonel Buquet. échappé de Cadix, blessé à la Moskowa, général
à Moscou. En non activité en 1815. retraité en 1825. Repris en 1830 et 1831.
CLH en 1813
Au départ le régiment figure pour 93 officiers et 3715 hommes. À la Mos-
kowa 19 officiers sont tués et 32 blessés. À Moscou 3" officiers et 91" hommes
sont présents le 15 septembre. Le régiment reçoit 38 LH le 12 octobre, dont
22 pour les officiers et une pour le tambour-major Garon. Au total en Russie :
35 officiers sont morts, dont 4 à Smolensk avant la Moskowa, les autres pen-
dant la retraite ou au tout début de 1813.27 sont portés disparus, 13 prison-
niers vont rentrer, dont 5 ont été blessés à la Moskowa par coup de feu ou de
baïonnette reçus dans la redoute. 25 sous lieutenants sont nommés en Rus-
sie. 75 officiera vont rentrer directement et le régiment ira à Hambourg avec
Davout.
la plupart de ces officiera vont survivre aux campagnes de l’Empire sauf 3
qui seront tués à ligny.
Cas particuliers
— Ramand il va venir remplacer le colonel blessé. Il vient des Fusiliers-
Grenadiers de la Garde. Il a reçu un sabre d'honneur à Arcole. Nommé colo-
nel à Moscou, il aura la Couronne de fer en 1813. Blessé à Hambourg, il sera
licencié en 1815.
— Le major Hervé, il est entre l’un des premiers dans la redoute. Il don-
ne le chiffre de 19 canons? Colonel en 1813. Retraité en 1815.
— De Rascas. baron, colonel en 1819, sert en 1823.
I. Dans ses souvenirs, le oipitiine François raconte qu’il a reçu une halle dans la pimhe rf qu il a jxnlti 5
hommes en tirailleurs pour appuyer l’action de la division (xxnpans. le 5 septembre*
Il raconte surtout l'assaut dv la grande redoute et le premier combat avec des Russes placés devant qui sont
écrasés par un feu de régiment Des hommes tombent dans les trous de loup pêle-mêle avec des Russes. Le
capitaine pénètre dans la redoute par une embrasure, au moment où la pièce vient de tirer. Les canonniers
reçoivent les Français avec des coups de leviers ou de rcfouloirs d sont redoutables dans le corps à corps. Ils
dé|KLxsent la redoute de S() pas mais ne sont pas assez soutenus. Seul un bataillon du I ,V léger suit. Ils sont obli-
gés de battre en retraite avec 11 officiers et 25" hommes survivants. Le général Bonnamy a reçu I ï blessures
et est pris par l’ennemi.
François a sa blessure de la jambe rouverte et de nombreuses contusions. Conduit à l ambulance par des
voltigeurs, il voit Morand blessé à la mâchoire.
Il va retrouver dans l'ambulance 2" officiers du régiment blessés dont 5 amputés. Il y a plus de 1 (>(MX> bles-
sés dans l'ambulance cl les maisons voisines. Son soldat - de confiance - vu le retrouver, amener scs chevaux
et surtout se débrouiller pour leur fournir de la nourriture payée au prix fort ( un pain 15 francs. un titif 4 francs
et une demi livre de viande 6 francs). Dus soldats du régiment blessés légèrement viennent les voir ci lui annon-
cent que 6" hommes de h compagnie sont morts Lu régiment serait réduit a 5< X ) Itommcs. Dans la nuit. 7 offi-
ciers sur 9 meurent, le 28 septembre, le capitaine marchant avec une béquille récupère un cheval et regagne
Moscou avec un convoi de “(X) hommes mené par Poniatowski II va retrouver sa compagnie qui n’a plus que
“ hommes qui lui apportent des cadeaux ramassés dans la ville.
— Le capitaine Richard, blessé à la Moskowa, nommé chef de bataillon
à Moscou. Mort à Ligny. 01.11 en 1814 à Hambourg.
— Le capitaine François, ancien d'Égypte, blessé à la Moskowa le 6 sep-
tembre. Décoré à Moscou puis blessé à Krasnoï, licencié en 1815.
— Le chef de bataillon Villas blessé à la cuisse et d’un coup de feu au
bras droit va regagner, lui aussi, Moscou le 21 septembre. Dans une lettre à
sa femme, datée du 23 septembre, il dit qu’ils sont plusieurs du régiment
dans ce grand hôpital très beau et très propre mais non organisé. Il va ren-
trer. Major, retraité. Mort 1835.
Le 2e de ligne Badois.
Il n'a que deux bataillons. L'un est au quartier général de Berthier, le deuxiè-
me se joindra à la division Daendels à Smolensk. Le régiment avait au départ
25 officiers et 888 soldats.
II. LA DIVISION FRIANT
Le général, comte, ancien d'Égyp-
te aux côtés de Davout, général de
division en 1’99. Grand aigle de la
LH en 1805. Nommé commandant
des Grenadiers à pied le ~ août 1812,
blesse deux fois à la Moskowa. Cham-
bellan en 1813, blessé à Waterloo,
retraité en 1815. Le général, après
ses blessures de La Moskowa. sera
remplacé par Ricard
Ses aides de camp
— Son fils Jean-François, page de
Napoléon, capitaine, blessé à la Mos-
kowa. il partira avec son père vers la
France. Général de la (iarde Natio-
Friant
nale en 1830. aide de camp du Roi ensuite.
Chef d'état-major
— Galichet. baron et adjudant-commandant blessé le 10 septembre. Son
premier adjoint. le comte de Marquessac sera lieutenant-colonel en 1814.
à l'EM en 1821. Le second adjoint est Fongy qui sera tué à la Moskowa.
BRIGADE GRANDEAU
Le général n'est pas à la Moskowa il vient d’être nommé général de division
après sa blessure de Smolensk. Il viendra à Moscou, puis est nommé Gou-
verneur de Smolensk. A Besançon, en 1815. Retraité en 1825. GdOUI en 18k
Ole 15e Léger
— Le colonel Noos, malade, est parti en convalescence à Dantzig où le
général lui écrit une lettre interceptée par les cosaques. Il n’est pas à la bataille
— Brice. Il est major quand il est blessé à la Moskowa, il sera nommé
colonel à Moscou. Retraité en 1816. LH an XIII. GUI en 1814.
— Au départ le régiment a 113 officiers, en théorie, il a des pertes impor-
tantes à Smolensk. À la Moskowa 9 officiers sont tués et 21 blessés. Le régi-
ment aura aussi de lourdes pertes le 10 septembre à Mojaisk. Au total de la
campagne 25 officiers morts, 25 disparus et 27 prisonniers rentrés
Cas particulier
— Saint-Marcellin, détaché auprès du Prince Eugène, a eu un cheval tué
et a reçu trois blessures par coups de sabres dans la redoute. Nommé lieute-
nant et décoré à Moscou. Retraité en 1813.
BRIGADE VAN DEDEM
Le général auteur de mémoires, sert en I lollande. puis au service français.
Blessé à Smolensk, se dispute avec Friant à Moscou. Démissionne en 1814.
Ueutenant-genéral honoraire. Repris par le Roi après Waterloo et naturalisé.
Son aide de camp de Kcrvyn de Volkaersbcke, mourra en 1831.
• Le 33e de Ligne
74
— Le colonel Pouchelon, ancien d'Italie, puis d’Égypte. blessé à St-Jean
tl’Acre. Blessé deux fois à la Moskovva. général à Moscou. Retraité en octobre 1816.
repris en 1830 et mort en 1831.
Au départ, il a 102 officiels et 3372 hommes. En fait chiffre gonflé, le 15 août,
le régiment n’a que 2 5(X) soldats (Van Dedem). À la Moskowa, 6 officiers sont
tués et 15 blessés. Au total en Russie 12 officiers meurent. 34 disparaissent et
12 capturés rentreront.
Cas particulier
— Le sous-lieutenant Aubry. Saint-Cyrien en 1809. est blessé à la Mos-
kowa et pris en décembre 1812. Il rentre le 12 août 1814 après 2 ans passés
dans les prisons de Tambov.2
BRIGADE DUFOUR
Le général volontaire de 1792. baron. Blessé à la Moskowa où il conduit
l'attaque de Semenovskoïe avec le 48e et le 15e léger. Général de division en
1813. Meurt de maladie le 14 avril 1815. CLH.
• Le 48e de Ligne.
Le colonel nommé général à Moscou mourra pendant la retraite.
Le 15 juin, le régiment a 97 officiels et 3 476 hommes. À la Moskowa. 4 offi-
ciers sont tués. (4 autres ont été signalés comme morts par erreur). 18 offi-
ciers sont blessés. Au total en Russie 21 officiers sont morts. 33 disparus et
12 prisonniers sont rentrés.
Cas particuliers
— Pelet. nommé colonel à Moscou. Il reçoit 3 blessures à Krasnoï. Géné-
ral en 1813. dans la Garde à Plancenoit le 18 juin 1815. Gd ex IJI en 1849.
— Langlois, peintre militaire, aide de camp de Pelet en 1813. Licencié en
1815. LH.
• Les 21' et 3e bataillons du régiment Joseph Napoléon.
Les deux autres sont à la division Broussier du 4e Corps.
Les bataillons ont un officier tué à la Moskowa et 2 blessés, par contre leurs
pertes sont plus lourdes le 10 septembre où ils ont été engagés directement.
Après ce combat l'un des deux bataillons n’a plus que 14 officiers et 96 hommes.
III. LA DIVISION GÉRARD
C'est l'ancienne division GUDLN
qui a perdu son chef remarquable à
Valoutina et a eu de lourdes pertes
dans ce combat.
— Le général Gérard a été adjoint
d'EM. puis aide de camp avec Ber-
nadette qu’il a accompagné pendant
15 ans. Blessé à Leipzig, il combat
en 1814 et adhère à la déchéance de
Napoléon. Le roi le nomme GdCxLH
et il est commandeur (kl ex de l'Onlre
de l’Épée de Suède. Il se rallie à Napo-
léon aux Cent —Jours et marche
avec Grouchy. Blessé à Wavre, il s’exi-
le en Belgique, rentre en 1817. Député
libéral à plusieurs reprises, il est Maréchal de France et ministre de la guer-
re en août 1830.11 mène la campagne de Belgique en 1832.Pair de France.
Président du Conseil à la place de Soult. grand chancelier de la IJI. mort en
1852.11 avait épousé la fille du général Valence.
BRIGADE LECLERC DES ESSARTS
Le général est le frère du mari de Pauline Bonaparte qui l’emmène à Saint
Domingue. Blessé à Wagram, CLH. beau-frère de Davout. il épousa la veu-
ve du général d’Hautpoul. Il sert à Hambourg, puis, en 1815, il est mis en
non activité
• Le 7* Léger
— Le colonel Rome, cité à Valoutina. blessé à la Moskovva. Chevalier
et général en 1813. Sert à Hambourg, puis, en 1815 avec Gérard et Grou-
chy. CLH à Moscou.
Au départ le régiment est recensé avec 107 officiers et 3604 hommes. À
la Moskovva 8 officiers sont tués et 15 blessés. Avant la bataille, le régiment
avait déjà perdu 14 officiers tués et 19 blessés. Pertes surtout à Valoutina où
le régiment a reçu 32 décorations. À Moscou, le 15 septembre, il y a 65 offi-
ciers et 1444 hommes. Le régiment reçoit 28 croix de la LH dont 17 pour
les officiers. Le 1er octobre à Moscou il reste 78 officiers et 1555 hommes,
donc certains ont rejoint. Au total en Russie il y aura 32 officiers tués, 33
disparus et 15 prisonniers rentrés.
Cas particuliers
— Le capitaine comte de Moncey, blessé à Valoutina. Colonel du 3e
Hussards en 1814. blessé à Montmirail. En 1815, blessé à Belfort. Mort en
1817. LH en Russie
— Le sergent Bertrand dans ses mémoires dit que le 2 janvier 1813,
à la fin de la retraite, il restait un noyau groupé du régiment avec 47 offi-
ciers, 34 sous-officiers et 111 soldats sans préjuger de ceux qui ren-
traient plus ou moins isolés.
BRIGADE DESSAILLY
Le général a eu la cuisse fracassée à Valoutina, il ne sera donc pas à la
Moskovva. Retraité en 1813, il mourra en 1830.11 sera remplacé le 17 sep-
tembre. à Moscou, par le général Fabre qui était à la suite, au quartier géné-
ral.
• Le 12e de Ligne.
Au départ il figure avec 108 officiers et 3683 hommes.
Le 15 septembre, le régiment n’a plus que 69 officiers et 1216 soldats
mais reçoit le renfort de 5 officiers et 200 hommes. Les pertes subies le
19 août à Valoutina par ce régiment ont déjà été considérables. Le colonel
Thoulouse a été tué ainsi que 11 autres officiers, 23 ont été blessés ce même
jour. Il y aurait eu 213 hommes de tués et plus de mille blessés (?). Des sol-
dats blessés à Valoutina ont encore été blessés à la Moskovva comme un de
leurs officiers. Trente décorations ont été attribuées au régiment pour cette
bataille très dure. À la Moskowa. 7 officiers ont été tués et 12 blessés. Ils
vont recevoir 33 croix dont 15 pour les officiers. Au total, pour la campagne.
26 officiers sont morts, 23 disparus et 19 pris rentrés.
Cas particuliers
— Le capitaine Mounier qui est au 7e léger viendra au 12e de ligne à
Moscou. Colonel en 1826, il sera blessé en .Afrique et mourra à Lyon au
cours de l'insurrection de 18.34. CLH en 18.50.
— Le capitaine Thiery, blessé à Valoutina. décoré à Moscou. Colonel en
18.38, général en 184.5, en Afrique. Général de division en 1848.Morten 1864.
— I e sous-lieutenant Lafonfaine. lieutenant à Moscou, aide de camp
de Gérard 181.5. Il le sauve à Ligny et le retrouve en 18.50. Cité à Anvers,
colonel en Afrique en 18.57, maréchal de camp. Député en 1848, général
de division. Il était né à Moscou en 1792. LH en 181.5.
— De Rumigny. auteur de Mémoires.
BRIGADE EX GÉRARD
Le général vient de succéder à Gudin à la tête de la division.
• Le 21e de Ligne
Le colonel Teullé, blessé à la Moskovva. retraité en 181.5.Ctl.H à Moscou.
2. Licencié en septembre 1815, il va avoir des ennuis avec lus royalistes à Lorient où il s’est installé. En 1820
un rapport du commandant du département sur lui dit qu'il est un pilier de tripot, a une moralité détestable et
des principes affreux. Il est grand ennemi des Bourbons et son père qui était bonnet rouge s’est pendu en 1810
parce que Bonaparte s ciait allié à une famille de Roi. Le ministère fait demander au Lieutenant-général (à)ii-
lard commandant la région un supplément d’information. On apprend qu’il vit avec une prostituée atteinte ain-
si que lui d'une maladie honteuse, mais il a aussi beaucoup d 'esprit et des connaissances étendues * ce qui le
rend dangereux ». Il a encore plus de six ans de position de non activité. Conclusion pratique, il est dûs au trai-
tement de réforme ordinaire.
75
Capitaine Giiilmard
Colonel Teullc
Lieutenant Oustin
Lieutenant Doignon
Rescapés «le 1X12. (historique du 21*. Général Berlin)
Au départ le régiment a. théoriquement, 11 officiers et 3582 hommes.
—À Valoutina le 2 Ie a eu 7 officiers tués, 3 pris et 27 blessés dont 3 seront
aussi blessés à la Moskowa. Le régiment a reçu 25 décorations le 20 août pour
cette bataille de Valoutina À la Moskowa, 5 officiers sont tués et 25 blessés.
Le régiment reçoit ,51 croix de la 1.11 à Moscou, dont 18 pour les officiers. À
Moscou, il reste 58 officiers et I MO hommes. Au total, en Russie, 25 officiers
sont morts, 22 portés disparus et 8 rentrés des prisons.
• Le 127e de Ligne
Formé d'hommes venant des départements conquis allemands, il n'a que
deux bataillons el part avec m6 officiers et 1415 hommes. À Moscou, ils ne
seront plus que 38 officiels et 460 soldats. Il a eu de lourdes pertes à Smo-
lensk et à Valoutina : 10 officiera morts el 21 blessés. Il a, sans doute, été lais-
sé vers Smolensk et sera engagé pendant la retraite à Krasnoï.
Il n'a probablement pas élé à la Moskowa Oublié pour les décorations après
Valoutina il va recevoir à Moscou 11 croix dont 6 pour les officiers.
IV. LA DIVISION DESSAIX
Le général était médecin, révolutionnaire dès 1789, il fut condamné par le
Sénat de Savoie el s'enfuit à Paris, retrouvant les Allobroges. Il fit partie des
attaquants des Tuileries. Remplace Doppet à la tête des Allobroges (27e légè
re). Blessé au siège de Toulon. Ancien d'Italie, blessé et pris à Rivoli. Élu au
Conseil des Cinq-Cents et opposé au 18 Brumaire, il retourna commander la
27 légère. Blessé à Wagram. nommé général de division. Il a un bras brisé à
la Moskowa. Héros des .Alpes en 1814. Il est à Lyon en 1815. emprisonné 4
mois en 1816. se retira à Femey-Voltaire, puis à Mardaz où il meurt en 1851.
GdOLH en 1811.
Scs aides de camp
- Son frère, surnommé Fanfette, très fort aux échecs. I n autre frère, méde-
cin. et leur cousin qui les ont accompagnés rentreront. Le chirurgien major
de la division rentrera avec eux el le
général blessé. Ils ont un cuisinier
russe qui est. en fait, un espion à la
solde du tsar.
- Girod (de l’Ain). Colonel en
1832, maréchal de camp 1842. CLH
en 1838.
- Le capitaine Du Bourget,
savoyard, tué à la Moskowa.
lx* chef d'état major
Couture, général en 1815. H a été
blessé à la Moskowa. Pris à Dresde,
mort en 1841. CLH en 1825.
- Le capitaine Herdebondt son
adjoint, belge. Il sera pris et rentrera.
Ik^suix
- Le général Rarbancgrc est avec le 33e léger.
Ce régiment d’origine hollandaise n'a pas la discipline du type Davout. Aus-
si, le 10 juillet, le maréchal les fait défiler la crosse en l’air. De toute façon, le
33e mal jugé par le maréchal sera laissé en arrière à Smolensk et à Minsk. Ils
n'ont pas été à la Moskowa.
BRIGADE FRIEDERICHS
Le général, né à Montmartre, soldat en 1791, passera dans la Garde oit il
commandera les fusiliers-chasseurs. Général en 1809, il sera nommé gêné
ral de division à Moscou., remplaçant Dessaix rentré blessé. Tué à Leipzig.
CLH en 1809.
- Son aide de camp le lieutenant de Villeneuve passera à l’état-major
du 1er corps en août 1812. Commandant de place jusqu'en 1843, il sera réfor-
me pour son caractère insupportable et ses dettes.
• Le 85e de Ligne.
— Le colonel Piat. blessé trois fois en Égypte, baron en 1810. Général en
1813. blessé à Ligny. Il participera à la Révolution de 1848, et sera un fervent
propagandiste bonapartiste. GdOLH en 1850.
Le 15 juin, le régiment a 105 officiers et 5796 hommes. Pour le chef de
bataillon Leroy, il n'y avait pas plus de 2400 hommes présents à cette date. À
Moscou on ne compte plus que 89 officiers et 2060 soldats. À la Moskowa i
officiers sont tués el 9 blessés. Les pertes du régiment ont été assez, faibles car
deux bataillons ont été mis en soutien de l'artillerie de la Garde. Au total, en
Russie, 18 officiers sont morts, 58 disparus et 6 prisonniers rentreront 19
sous-lieutenants ont été nommés en Russie.
Cas particuliers
Il y a dans ce régiment 2,5 officiers anciens d'Égypte. Ils rentreront ions, sauf
un. Deux ont reçu un sabre d'honneur.
- 41 sousofficiers rentrés seront ensuite promus officiers avant 1815.
— Leroy, chef de bataillon, auteur de mémoires. Major et licencié en
1815. Il a perdu son fils, sergent, pendant la retraite. LH en An XII, OUI en
1813.
— Le lieutenant Loubcrs reçoit à Viasma une balle, deux coups de lances
et deux coups de sabres. Laissé pour mort et pris, il rentrera en 1814. Affec-
té dans la Garde, il est envoyé à Amiens où doit se former le 6e voltigeurs, mais
il n'aura pas le temps de se reconstituer. Licencié en 1815, il part à Toulouse.
BRIGADE LEGUAY
Le général, ancien aide de camp de Moreau, meurt d'inanition à la fin de
la retraite.
• Le 108e de Ligne
— Le colonel Achard. né aux .Antilles, pris deux fois par les .Anglais. Rentre en
180a Blessé à Mohilev; blessé, 2 dievaux tués à la Moskowa cité à 1 lambourg. Maré-
chal de camp le 5 juin 1815, annulé. Renommé en 1823, puis lieutenant général
en 18,50. Sert en Afrique, puis en Belgique. GdCxLH en 1846.
76
Au dépari 103 officiers el 3700 hommes en théorie. À Moscou, il reste 91
fficiera et 2246 soldats. Comme le 85e. ce régiment a été engagé fortement
Mohilev. À la Moskowa. un officier tué et 11 blessés. Au total de la campagne,
tiers morts, 43 disparus et 12 pris rentrés.
• Le 2e régiment de Hesse.
11 a 2 bataillons mais le 1er est resté à Kovno et le 2e est rattaché au quartier
lier mais laissé en arrière et n'a donc iras participé à la bataille.
V. LA DIVISION COMPANS.
Le général a débuté au 3e bataillon de 1 laute-Garonne en 1791, a élé au siè-
Compans
ge de Toulon. Chef d'état-major de
ktnnes. puis de Soult. Blessé à la Mos-
kowa. Kefiise de servir Napoléon et
est mis à la retraite le 7 juin 1815. Le
roi le nomme l’air de France le 17 août
Il a volé la mon de Ney. GdCxLll en
février 1815.
Ses aides de camp
- Le capitaine Provana de Vilar,
né à lïirin. A servi aux tirailleurs du
Pô. À la Moskowa, il est blessé et a un
cheval tué. Retraité en 1819. OLH à
Moscou.
- Le capitaine baron de Cha-
mouin, sert en 1804. Maréchal de
camp en 1830, retraité en 1837, mort en 1865- CLH en 1820.
- Le lieutenant de Quelen. Gendarme d’ordonnance en 1806. Il a un
cheval tué à la Moskovva. Colonel en 1828, retraité en 1830. LH à Moscou.
— Le chef d'état-major est le colonel Sinuner. Baron en 1809. Blessé
deux fois le 5 septembre à Schwardino. Général à Moscou. Général de divi-
sion en 1815, il sert à Waterloo. Rétrogradé. Exilé au Mans, il sera élu dépu-
té du Puy de Dôme en 1828, battu en 1834, réélu en 1837 el battu en 1842.
Mort en 1817.
Deux adjoints : Périer et Clary. Ils seront tués le 5 septembre.
BRIGADE DUPPEUX
Le général va mourir à Thom le 25 janvier 1813, à la fin de la retraite.
- Son premier aide de camp, le capitaine Seghino du 25e. sera blessé à
la Moskowa, à Viasma et à Krasnoï. 11 aura un pied gelé et sera licencié en
1814.
- L'aide de camp Mazure a reçu la LH en juin 1812. Il sert en 1815
• Le 25e de Ligne.
— le colonel Dunesme, volontaire des Ardennes, sert en Vendée puis à
Gênes avec Masscna. Général en 1813- ’lïté à Kulm. OLH et baron.
Le régiment est marqué comme ayant, le 15 juin, 70 officiers et 1949
hommes. On sait aussi que deux bataillons rejoignent à marches forcées et
que le 5 juillet ils arrivent à Vilna où on leur donne trois jours de pain. À la
Moskovva, 8 officiera tués dont un le 5 septembre et 6 blessés. A Moscou, les
effectifs sont de 83 officiera et 16,38 hommes. Au total, pour la campagne, 15
officiera sont morts, 19 disparus et 14 pris, rentrés en 1814. Vingt sous-lieu-
lenants sont nommés à Moscou.
Cas particuliers
Il y a dans ce régiment 11 anciens d'Égypte. Tous rentreront directement.
- Le lieutenant Lapeyre, né à Poitiers. 11 sera colonel en 1840, maréchal
de camp en 1847. Mort en 1868.1.11 à Moscou, CUL
- Diettmann, né à Lunéville, Saint-Cyr en 1806. Colonel en 18.34, maré-
chal de camp en 1844.Mort en 1854. CUL
- Le lieutenant Paradis raconte dans 3 lettres interceptées qu’il a comp-
té 20 Russes morts pour un français. Il dil aussi qu’il se trouvait devant 500
Russes qui se sont laissés massacrer sans bouger. D'après lui, ils étaient en
état d'ivresse. Il a reçu une halle dans la poitrine mais elle a été stoppée par
sa lévite roulée en plusieurs épaisseurs et il a été seulement renversé par le
choc. Il sera capitaine en 1813. blessé et pris à Waterloo. 11 mourra en 1855
BRIGADE TESTE
Le général a été volontaire du Gard. Il est blessé à la Moskovva, général de
division en 181.3. Sert en 1815 avec Grouchy. Mis en non activité il fera plus
lard la campagne de Belgique, l’air de France en 1839. Mort en 1862. GdCxlJl
en 1849.
Son aide de camp Moucbon est tué à la Moskovva.
• Le 57e de Ligne.
Le colonel Charrière. Ancien d'Italie. Baron. Il a un cheval tué à la Mos-
kowa le 5 septembre. Général à Moscou, commande une brigade de cavaliers
à pied. Couronne de fer. Commande Calais durant les Cent Jours. Retraité en
1815. Sera. Repris en 1831. retraité en 18321.11 an XII. Cl.ll en 1813.
Le régiment a le 15 juin 1812:97 officiers et 3485 hommes. À la Mosko-
vva, le 5 septembre il y a 6 officiers tués, 11 blessés et environ 200 hommes
hors de combat.
Le 7 septembre quinze officiers tués et 29 blessés. Pour les hommes, on
compte 108 tués. 867 blessés et 2.36 disparus, Ce compte est un exemple pré-
cieux. À Moscou, on comptera 54 officiers et 1389 soldats. Il y a 1800 hommes
aux hôpitaux dont 1202 à Mojaisk, 195 en Allemagne et 100 prisonniers (?).
Ait total de la campagne, .32 officiera morts, 35 dispanis et 8 pris qui rentre-
ront. Trente-deux sous-lieutenants ont été nommes à Moscou.
Cas particuliers
— Le major Duchesne a commandé, le 5. les voltigeurs réunis. Il est
nommé colonel à Moscou. Pris à Kulm en 181,3 el retraité en 1822.
— Le chef de bataillon Boyer, blessé a perdu un cheval à la Moskovva.
Par une manœuvre habile il a, avec son bataillon, repoussé la cavalerie nisse
qui tentait de tourner la division. Pris à la Bérésina, dépouillé par les cosaques
et laissé nu sur la neige. Rentrera en 1814. LH à Moscou.
— Laffont, cliel de bataillon le 25 septembre à Moscou. Cité le 5.8, cité à
Viasma, à Krasnoï où il est blessé. Cité à Kulm en 181.5 el nommé colonel, cité
à Strasbourg en 1814. Licencié 1815,Mort en 1841. LH en An XQ.
— Sauret, né à Arles. Ses lettres ont été publiées dans la Sabretacbe. Bles-
sé à la Moskovva, il va partir de Moscou, avant les autres, avec les 3 dernières
compagnies du 6e bataillon pour aller chercher des renforts au dépôt et les
encadrer. Ce départ précoce est valable pour les régiments des 1er et 4e corps.
Sauret sera colonel en 1840 et montra en 1871. OLH.
BRIGADE GLAARDET
Le général est mort à Thom le 5 janvier 1813, juste avant Dttppelin.
- Son aide de camp Sommeiller a été blessé le 23 juillet, puis le 7 sep-
tembre et enfin le 24 octobre 1812. En 181.5. il est blessé à Dresde. Il est dans
la Garde et sera licencié en 1815.
• Le 61e de Ligne.
— Le colonel Bouge, né à Toulon. Cité le 5 septembre a un cheval tué le
" septembre. Fait prisonnier pendant la retraite, rentré et retraité en 1815. LH
en An XII, CLH à Moscou.
Le 15 juillet on comptait au régiment 98 officiers et ,3022 hommes. À la
Moskovva, le 5 septembre, il y a 2 officiera tués et 4 blessés. On remarque sur
les dossiers des officiera, 19 citations particulières, ce qui n'est pas fréquent
à cette époque. Le 7 septembre, il y a 5 officiera tués el 15 blessés avec, là
encore, des citations.
À Moscou, le 15 septembre, ils ne sont plus que 54 officiera et 1.566 hommes.
Au total, pour la campagne 19 officiera sont tués, .32 disparus et 6 pris ren-
trés. Vingt sous-lieutenants ont élé nommés à Moscou.
Il y avait 10 anciens d'Égypte et un héros d'Italie, titulaire d'un fusil d'hon-
neur qui se nommait Molière dit « Alexis ». Ces anciens sont rentrés sauf
deux dispanis.
LA BRIGADE LONCILAMP
Le général vient d'arriver en juin à la division. Ancien d'Italie et d’Égypte,
dans les Grenadiers de la Garde. Baron, Commandant de place à partir de
mai 1813. Commandant les Basses Alpes aux Cent Jours. ,\on activité ensuite.
CLH.
Son aide de camp Ballon, décoré le 5 mai 1812. cité le 5 septembre, licen-
cié en 1815. maréchal de camp en 1839, général de division en 1848. Mort
en 1859. CUL
•Le 11 Ie de Ligne.
— le colonel Juillet, a perdu un cheval à la Moskowa., il est blessé à Vias-
ma et mourra à Kovno le 10 décembre. OUI à Moscou.
Le régiment figure au départ avec 85 officiers et .3768 hommes; il est formé
surtout de Piémontais. À Moscou, le 15 septembre on ne compte plus que 53
officiers et 1651 soldais. A la Moskowa. on a les pertes détaillées concernant,
aussi, les hommes de troupes. Le 5 septembre, quatre officiers et 82 hommes
ont été tués. Quinze officiers et 540 hommes ont été blessés. 33 soldais ont été
pris et 1.38 sont disparus ou égarés. Le 7 septembre, un officier et 38 hommes
sont tués, Six officiers et 270 hommes blessés. Ce jour-là, deux bataillons ont
été placés en soutien d'artillerie, le reste du régiment repoussant les tirailleurs
vers la droite, du côté du bois. Au total, en Russie, 26 officiers sont morts, 51
portés disparus et 12 pris rentreront. 27 sous-lieutenanls ont été nommés en
Russie.
Cas particuliers
— L'adjudant-major Gardier a écrit un journal qui est dans une biblio-
thèque de Mâcon, il dit que la division a laissé en juillet près de 4000 traî-
nards sur la route d’Ochmiana. À Minsk, un camp de plaisance est formé et
il confirme l'épiscxlc de la punition du 3.3e léger par Davout le 10 juillet. Il cite
l’adjudant Druet (ou Drucz), de Tournai qui s'est distingué dans la prise de
la première redoute, est nommé sous-lieutenant à Moscou. Il sera à Ham-
bourg, licencié en 1815 il terminera colonel. LH le 5 septembre 1812.
— Le capitaine Legros, cité à Viasma, à Orcha. Il est dans la (iarde en
1815, licencié, la même année.
— Ir général Penne, baron, a été appelé du Quartier Général le 1er août
1812.il sera envoyé à la divisk >n Compatis. Il sera tué par un boulet le lende-
main de Waterloo. CLH en 1813
- Son aide de camp est le comte de Sainte Marie, lieutenant-colonel en
1818. LH en 1813, OLH en décembre 1815.
LA REVI T. DF. MOSCOU DE LA DIVISION COMP ANS
Plusieurs officiers racontent qu’ils ont assisté à la revue de la division Com-
pans faite le 10 octobre à Moscou par Napoléon qui a distribué la LH aux régi-
menLs. Pour le 25e quarante et une croix sont attribuées, dont 28 pour les offi-
ciers. le 61e en reçoit 26 dont 18 pour les officiers. Pour le 11 Ie, 27 dont 18
pour les officiers, le tambour-major Biglin est l'un des décorés. Pour le 57*',
il y a 38 décorations, dont 3 pour les officiers. Seize officiers ou hommes de
l'artillerie ou du train de la division sont aussi décorés.
VI. LA CAVALERIE
LEGERE DU 1er CORPS
Elle était commandée par Pajol, mais il est parti remplacer Sébastian!, le
général « surprise » jxntr commander la cavalerie légère du 2e corps de cava-
lerie. Il est remplacé à la Moskowa par le général Girardin commandant l une
des brigades avec son collègue Bordessoullc, commandant l'autre.
BRIGADE GIRARDIN.
— Le général comte de Girardin d'Ermenonville, né en 1776. aide
de camp de Berthier en 180.3. Général le 4 janvier 1812. Général de division
en 1814.Morten 1855. GdOUI en 1825.
Son aide de camp Merci d'Argentcau sera évêque de Namur, puis arche-
vêque de IVr et Napoléon III le fera GdCxI.ll.
• Le 2e Chasseurs
le colonel Matins, héros de St Domingue, sera général en juin 1815. annu-
lé puis repris.
Le 15 juillet le régiment compte 40 officiers et 699 hommes. Un détache-
ment vient vers Moscou avec le 6* bataillon de marche. À la Moskowa, le baron
de Canouville, amant de Pauline Bonaparte, est tué. deux officiers sont bles-
sés. Au total en Russie 6 officiers morts, 6 disparus et 7 pris rentreront en
1814.
Cas particuliers
— Le lieutenant Imbert de St Amand sera maréchal de camp.
— Le major Lacroix, colonel en 1813. sera tué à Waterloo.
— Le chef d’escadron Dukcrmont, blessé 2 fois en août avant la Mos-
kowa, sera maréchal de camp en 1821.
• Le 9e Lanciers Polonais.
Le 15 juin, il a 34 officiers et 683 hommes. À la Moskowa, " officiers seront
blessés.
BRIGADE BORDESSOLLLE
Le général a reçu un salu e d'hon-
neur en 1802. Il a la mâchoire bri-
sée à la Moskowa. Général de divi-
sion le 4 décembre 1812.Brillanl en
1814. il suit le Roi à Gand. Député,
s'illustre en Espagne en 182.3. Pair
de France. Retraité en 18.32. Mort en
18.37. Gd Cxl.ll eu août 1815, Gd Cx
SI. en 1821.
• Le 1er Chasseurs.
Le colonel Méda est resté célèbre
pur son attentat contre Robespier-
re. Il sera tué par un boulet à la Mos-
kowa. LH en An Xll. OIJI et baron en
1807.
Bordessoullc
U* colonel baron Méda
commandant le 1er chasseurs.
Le 15 juillet, le régiment compte
40 officiers et 699 cavaliers. À la Mos-
kowa, 1 officier est tué et 9 seront
blessés, surtout par l'artillerie. Au
total, 4 morts, 1 disparu et 2 pris ren-
tres.
Cas particuliers
— Le colonel Hubert ancien
aide de camp de Montbnm qui rem-
place Méda sera général en 1814,
avec Piré en 1815. puis Ueutcnant-
général en 1823 et GdOUI.
— De Vence, Colonel en 1813.
destitué en 1815. maréchal de camp
en 1817. Mort en 18.34. GdOLH en 1825.
— Buzen, général en 1831. aide de camp du Roi des Belges, ministre, se
suicide.
• Le 3e Chasseurs.
— Le colonel Saint-Mars. Baron il sera blessé 5 fois le 21 juillet près de
Mohilev où le régiment est surpris. Prisonnier, il rentrera dans la Garde roya-
le et sera licencié en I815.OLH. Il est remplacé par Dejean ancien aide de
camp de lasalle, échappé des prisons anglaises. Blessé le 21 juillet et le cinq
septembre à Schwardino. Ce sera le capitaine Martin qui commandera le
régiment le 7 septembre. Major en 1813. sert en 1821.
Le régiment avait un effectif de .30 officiers et 686 chasseurs montés. À la
Moskowa. 2 officiers sont tués. .3 blessés. Au total de la campagne, 5 officiers
morts, .3 disparus et 16 officiers pris rentrés.
78
79
Cas particulier
— De la Malle, cité à Krasnoï le 14 août, hlessé à la Moskowa. Colonel
du régiment eu 1823, maréchal de camp en 1830, Cr 1.11. Retraité en 18.36 et
mort en 1863 à Chaulgues dans la Nièvre,
B1LA.X RELATIF DU 1er CORPS
Dans l étal officiel des effectifs, le corps est censé avoir 35000 fantassins—
chiffre certainement exagéré - 3(MM) artilleurs (et trains) et 1 (MX) cavaliers
Nous savons que de nombreux régiments ont été laissés le long de la route,
comme le 2V Badois (au QG et en arrière), le 33e léger, le 2e de Hesse et le
127*'. De nombreux hommes sont restés en arrière dans les hôpitaux car le
corps a été engagé dans de nombreux combats. la division Dessaix à Mohi-
lev (Soltanovka) contre Bagralion. Le corps entier à Smolensk el la division
Gudin à Valoutina où elle décide de la victoire, mais en perdant sou chef el de
nombreux soldats. Pourtant ce corps est l'armature de la Grande Année, il est
le plus discipliné, le mieux conduit. C'est celui qui arrive le plus solide pour
cette bataille du bout du monde.
Boutouiiin dans son rapport russe, le compte comme avant 48(MM) hommes
dont 40000 présents à la bataille. Ces estimations sont donc un peu fortes,
concernant le corps qui va fournir l'effort essentiel sous trois chefs différents,
mais sans doute avec seulement 30000 à 35 (MX) fantassins, sur la base de 4(X)
à 500 hommes par bataillon pour scs gros régiments, les seuls à posséder 5
bataillons à l'armée, tout en ôtant les régiments absents à la Moskovva ce qui
représente quand même 11 bataillons en moins sur l'effectif officiel.
Eugène utilisera surtout les divisions Morand et Gérard aux points les plus
durs, préservant ses forces personnelles. Ney aura bien besoin de la division
Friant à Semenovskoïe ayant usé ce qui restait de son 3‘ corps pour le com-
bat des Flèches. Davout n’a plus que la division Dessaix très affaiblie et la divi-
sion Com|Kuts pour participer à la prise des Flèches. Napoléon ne l'a pas gâté.
À Moscou, la revue donnera le relevé du 15 septembre avec pour le 1CT
corps environ 21000 hommes d'infanterie. Il manque donc près de h(MXl
hommes, mais beaucoup vont rentrer en particulier les blessés légers, coin
me dans les autres corps.
Pour une approximation des pertes, en se basant sur le chiffre des officiers
tués et en appliquant un coefficient approximatif, guidé par les quelques cas
où le nombre des hommes tués est relevé, on peut fixer ce coefficient entre
10 et 20 hommes tués pour un officier tombé, tout en tenant compte, bien sûr.
des efforts demandés à l'unité.
En partant de ces chiffres, on a pour le Ier corps 148 officiers tués, chiffre
précis celui-là. On pourrait donc en déduire qu'il y a eu de 2 200 à 2 5(M) tués
pour ces cinq divisions les plus exposées. Le corps a eu 150 officiers tués et
.548 blessés à la Moskovva Ses pertes globales pour la campagne soin de 391
officiers tués, sans compter un régiment polonais de cavalerie et les 2 bataillons
de Joseph Napoléon, donc il y a eu environ 4(X) officiers tués. Plus ceux por-
tés disparus en Russie, environ 410 et 222 officiers sont faits prisonniers et
rentreront ensuite des prisons
LE 3e CORPS DE NEY
Ses aides de camp
— Bresson de Vahnabelle. Né en 1772 à Nîmes, cadet en 1787. Nom-
mé général à Moscou, il mourra à Kœnigsberg des fatigues de la retraite.
— laboissière. général en 181.5, il va mourir de blessures le 15 sep-
tembre 181,5.
— Saint-Charles, commandant le quartier général. Retraité colonel en
1833-
— Le comte de Bourgoing. litre reçu en 1830. Pris à la fin de la retrai-
te. rentré, il sert comme chef d'escadron en 1815. Réintégré en 1817, il est
lieutenant-colonel en Espagne en 182.5.
— D'Albignac, fils du général sera nommé chef d'escadron.
— Marchant-Billet (du 11e Hussards). Tiré à la Moskovva.
— Macors, venu du 71’ bataillon des équipages. Ancien d’Égypte. Il servi-
ra à Waterloo. Retraité en 18.36. Sera OUI en 1831.
Chef d'état-major
— Le général Gouré, tué à Lutzcn. Son aide de camp est Cavaignac qui
sera maréchal de camp en 1844, et mourra en 1867. GdOlJI en 1852. L'adjoint
est le comte de Dantzig, fils de Lefebvre, mort à Vilna le 15 décembre
— Dubreuil. officier adjoint, nié à la Moskowa.
— Ybn, décoré à Moscou, blessé à Waterloo, colonel du 10e chasseurs
en 1830.
— Breton qui vient d'arriver et sera pris, rentrera el écrira ses souvenirs.
L’ARTILLERIE
Commandée par le général de division Foucher du Careil. À l'école de
Metz en T8I. retraité en 1818. GdOLH en 1813. Son aide de camp est Regnis.
lieutenant en premier. IJI en 1814.
Commandant en second
— Le général Martuschewitz, venu du service de Hollande. Ses aides
de camp sont son fils et le capitaine de Sainte Marie, polytechnicien, lieu-
tenant-colonel en 18,51. OLH la même année.
L'artillerie comprend 7 compagnies à pied et 2 à cheval plus une compag-
nie de pontonniers et une d'ouvriers. Enfin, il y a l'artillerie Wurtembergeoi-
80
AncirvJ<ntitietut < Collectons 1999
81
Foucher du Careil
se. Pour les Français on compte 7 offi-
ciers tués pendant la campagne dont
deux ont été blessés et un tué à la
Moskowa. Iii officier est porté dis-
paru et 7 prisonniers rentreront. Les
autres reviennent directement.
Le commandant du parc est le
colonel Mangin, maréchal de camp
en 1823. Son adjoint est le capitaine
Forestier de Villeneuve. Cx SL en 1820.
Le commandant de la réserve est
le major Mathieu, colonel du 2e
d'artillerie en 1820. Son adjoint est
Delesvaux, blessé comme chef de
bataillon en 1814.
le train d'artillerie est commandé par Germain, mort en Russie. 4 officiers
seront tués et un pris rentrera. Il y avait 5 compagnies du 6e bataillon et le 14e
ex Hollandais. Nous verrons les détails propres à chaque division.
LE GÉNIE
Le général Dode de la Brunerie est passé en août avec Gouvion Saint-
Cyr. Le génie a 3 compagnies avec, en tout, 9 officiers, plus deux nommés en
Russie, 4 seront portés disparus et 3 pris rentreront. C'est Martin-Campredon
qui commandera à la Moskowa, il mourra près de Vilna.
Il y a aussi la 6e compagnie du train du génie. Sur les 3 officiers, un meurt
en décembre, un autre est disparu.
LIA DIVISION LEDRU (10e)
Le général Ledru des Essarts. Volontaire de 1792, général après Austerlitz.
Recevra 4 blessures, Général de division en 1811. Sert en 1815 (Année des
Alpes) Repris en 1817, retraité en 18.52. GdCxLH en 1827.
Ses aides de camp sont Murphy, Irlandais naturalisé, colonel en 1813, il
finira comme maréchal de camp.
— Le chef d état-major est Delaage. Cité à Marengo. Baron de St Cyr en
1808. CLH en 1815, repris en 1830
L'Artillerie est commandée par Ragmev qui sert à Besançon en 1814.
BRIGADE GENGOllJ.
Le général a été décoré en l'An XII. Il sera blessé gravement à la Moskowa.
nommé général de division pendant les Cent Jours, annulé, il sera repris en
1831.
• Le 24e Léger
— Le colonel de Bellair. baron,
Gd OUI en 1813, sert à Waterloo. Mis
en non activité, sera repris en 18.31.
Au départ le régiment figure pour
84 officiers et 3020 soldats. Sont tués
à la Moskowa, 9 officiers et 7 sont
blessés. À Moscou le régiment rece-
vra 18 LU dont 9 pour les officiers et
le régiment est cité par Ney dans son
court rapport. Il a déjà eu 30 déco-
rés à la date du 2 septembre. Au total
de la ciuiqxigiK*. 29 officiels sont morts,
37 disparus et six pris rentrés dont
Pomailly qui sera maréchal de camp
en 1846.
• Le 1er Portugais
— Le colonel est Freyre-Pégo,
il sera fait prisonnier en novembre 1812.
Nommé général. Il sera mis à la retrai-
te en janvier 1815. Son fils, qui est au
régiment, est tué à la Moskowa et son gendre Souza est fait prisonnier.
— Le chef de bataillon Caldeiro commande le Ier bataillon et Treinté
le second (colonel en 181,3).
Huit croix de la LH leur ont été attribuées à Smolensk, où ils ont eu des
pertes importantes ainsi qu'à Valoutina. Ce régiment est dit d'élite, ne com-
prenant que des grenadiers ou des voltigeurs. Il a théoriquement .36 officiers
et 1150 hommes au départ. À la Moskowa, 4 officiera sont tués ou meurent
des suites de leurs blessures et 9 sont blessés. À Moscou, le 1er octobre, il n'a
plus que .32 officiera et 206 hommes. D'ailleurs des témoins disent que le régi-
ment avait laissé en arrière, plus des 2/3 de son effectif.
BRIGADE MARION.
Le général sera tué à la Moskowa.
• Le 46e de Ligne.
À la Moskowa 2 officiera sont tués et 19 blessés. Trente et une IJ ! ont été
données pour le régiment le 2 septembre. Il en reçoit à Moscou 19 de plus.
Au total en Russie, le régiment a eu de grosses pertes à Smolensk, puis an
retour à Krasnoï En tout, 23 officiera sont morts, 44 disparus et 17 pris ren-
trés, dont 10 du 6e bataillon qui rejoignait le régiment et a été capturé en tota-
lité à Minsk le 15 novembre 1812.
BRIGADE BRUNY.
Le général a été nommé colonel par Rochambeau. Blessé à la Moskowa,
retraité en 1832. Son aide de aunp, Descombes, sera pris et rentrera.
• Le 72e de Ligne.
— Le colonel baron Lafitte sera général en 1813, puis blessé et prisa
Leipzig. Il mourra en 1839.
À la Moskowa 12 officiera meurent ( Martinien en donne 15 que je n'ai pas
pu tous retrouver) et 15 officiera blessés dont un est mort le 11 décembre. À
Moscou, 15 croix de la LH sont données en plus des ,37 du 2 septembre. Au
total en Russie, 29 officiers sont morts, 25 disparus et 15 pris rentreront.
Gnq officiers arriveront à Moscou en renfort le 22 septembre.
Le 129e de Ligne. Ce régiment très faible ne sera pas à la Moskowa.
II. LA DIVISION RAZOUT (11e)
Le général, comte en 181.3, est membre du conseil de guerre jugeant Morand
en 1819 avec acquittement. GdOlJlen 181.3.
Ses aides de camp sont Goguillot qui sert en 1814, et Dufey, blessé à Arco-
le. retraité en 1814. Le chef d'état-major est Montbrun, frère du cavalier. UJI
et général en 1812, destitué puis acquitté en 1814 pour avoir abandonné Mont
Sert en 1815. L'adjoint est Prévost de Gagemont qui sera licencié en 1815.
L'artillerie est commandée par le chef de bataillon Bernard du 1er à
pied. Colonel en 1814, puis maréchal de camp honoraire en 1827.
Le 15 juillet 1812. la division a 319 officiera et 8119 hommes. 5 officiers et
705 hommes sont déclarés « en arrière » et 8 officiera avec 1260 hommes
sont aux hôpitaux. Le 1 er octobre à Moscou, il n’y a plus que 204 officiers et
3120 hommes
BRIGADE COMPÈRE
Le général sera tué à la Moskowa
• Le 2e Portugais.
Le régiment est commandé par le major Xavier qui a été blessé à Wagrant
et sera blessé à la Moskowa. Il est OUI.
Ils ont moins que le tiers de leur effectif, au maximum avant la bataille. À
Moscou, le régiment n'a plus que 32 officiera et 184 soldats. À la Moskowa
ils ont eu 8 officiera tués et six blessés. En tout, 12 officiera sont tués en Rus-
sie, 19 blessés, 18 pris et 12 disparus. Ce régiment n'avait que 84 Portugais.
Les soldats avaient été recrutés parmi les prisonniers espagnols, il y avait aus-
si 77 Français, un allemand et un napolitain. Le major Xavier avait demandé
la possibilité de créer des compagnies d élite.
Enfin, ce régiment a quitté Moscou le 19 octobre, avant l’armée pour escor-
ter 1400 prisonniers lusses. Ils ont laissé leurs bagages à la garde du 3e corps
et ils seront tous pillés par les cosaques.
82
D’ailleurs, en 1813, lorsque les officiers chargés de l’organisation de cette
égion ont fait des demandes, ils se sont heurtés à l'opposition « énervée » de
iapoléon qui ne voulait plus entendre parler de ces corps etrangers formés
le prisonniers recrutés, à plus forte raison s'il s'agissait d'Espagnols.
Le régiment d'Illyric
Renvoyé vers l’arrière il ne sera pas à la Moskowa.
BR1GÂDEJOLBERT
Le général, ancien des dromadaires en Égypte, Vicomte en 1822, il sera
retraité en 1825. CLH.
Ses aides de camp sont le comte Du Rocheret (il a commencé dans la
marine. Blessé à la Moskowa. A l'état-major de Davout en 1815, maréchal de
lampen 1832, lieutenant général en 1841. GdOLH en 1844, année de sa mort)
eiD Audéric. Retiré en 1814 à Narbonne. LH en 1813.
• Le 4e de Ligne.
— Le colonel .Massy. Il sera tué à la Moskowa el sera remplacé à Mos-
cou par de Fézensac.
Le 15 août à Smolensk, avant les combats, on compte 68 officiers et 1892
tommes. Après la Moskowa les cliiffres sont de 43 officiers et 726 soldats. A
a Moskowa, 9 officiers sont tués et 19 blessés. Au total, en Russie, 7 officiers
morts. 24 disparus et 21 pris qui rentreront.
De Fézensac dit que trois convois avec des renforts ont rejoint le régiment
en Russie, mais il n’a ramené avec lui que 200 hommes. D’autres sont ren-
trés par petits groupes. Cent seraient rentrés des prisons, en plus des offi-
ciels. À Moscou, il y a eu pour le régiment de nombreuses promotions et déco-
rations : 42 croix de la IJ I sont données. Parmi les décorés on trouve le tam-
bour-major Lefebvre et le tambour maître Pomelet. In chiffre du
2" septembre donne 70 officiers et 1012 hommes présents avec les renforts
inclus.
Cas particuliers
—Colomb d’Arcines, blessé à la Moskowa, suivra le Roi en 1815- Maré-
chal de camp, il servira en Algérie en 18,30.
— Astre qui a reçu un fusil d’honneur en Italie sera blesse à la Moskowa
ci misa la retraite à Moscou, gagnera Clermont-Ferrand.
— Sire. À été blessé 8 fois. Retraité en 1814 à Nancy. LH en An XH.
— Le capitaine Tierce, blessé à la Moskowa, décoré à Moscou, il a le
bras droit emporté à Leipzig, il est amputé et continue le combat an tenant son
sabre de la main gauche. Il sera tué le jour même.
• Le 18r de ligne
— Le colonel Pelleport, ancien d’Egypte et de Syrie. Il a eu un cheval
tué la Moskowa. Général en 1813. Lieutenant-général el Vicomte en 1823.
Pair de France en 1841. Mort en 1853. IJ 1 en An XII.
Le régiment qui avait environ 3000 hommes au départ n’a plus que 1600
soldats à Moscou d’après les mémoires du colonel qui est sans doute opti-
miste mais tient compte des renforts qui ont rejoint. La perte globale en tués
et blessés aurait été de 600. À la Moskow a, 12 officiers sont tués et 26 bles-
sés. À Moscou, le régiment recevra 28 croix de la 1.1 L Au total de la campagne,
19 officiers morts. 20 disparus et 32 pris rentrés en 1811 ou 1815.
Cas particuliers
— Le major Materre. cité à Rivoli, blessé à St Jean d’Acre. Général en
1814.
— Le chef de bataillon Bonnet, auteur de mémoires, né à Genève natu-
ralisé en 1824. Maréchal de camp en 1839.11 dit avoir perdu 36 hommes de
sa compagnie à la fin de la bataille, Combien rentreront?
— Lamarre, blesse à la Moskowa, nommé chef de bataillon à Moscou,
maréchal de camp en 1835.
— Le capitaine Berchet, blessé 23 fois à Eyiau, sert à Waterloo, disparu
ensuite.
— Le capitaine Charon, blessé à la Moskowa et Maréchal de camp en
1845- LH à Moscou.
— Denieux, entré le premier dans les Flèches, retraité en 1827.
— Boudousquié, blessé plusieurs fois à la Moskowa, pris à Krasnoï, ren-
tré. Demi-solde, il fait son droit et sera procureur en 18.30. Député du Lot en
18,34, scs lettres ont été publiées à Caltors.
BRIGADE D’HÉNIN.
Le général, pris par les Anglais à St Domingue en 1803. revient en 1811 .Blés
sé deux fois à la Moskowa. Lieutenant-général le 1er juillet 1815. Vicomte en
1829. Réserve en 1839.
• Le 93e de Ligne.
— Le colonel Baudoin blessé à la Moskowa. nommé général en 1814,
sera tué à Waterloo.
Le 15 août, le régiment compte 1918 présents, 757 aux hôpitaux et 167 dits
« égarés ». X la Moskowa, 4 officiers sont tués et 21 blessés. Après la Mosko-
wa, les effectifs sont à Moscou de 64 officiers et 755 soldais puis, le 1<T octobre,
il y a 92 officiers dont certains qui ont dû revenir des ambulances. Aux hôpi-
taux, il y aurait 18 officiers et 1557 hommes. Le chiffre des égarés n’est plus
que de 429 hommes. Au total de la campagne, 20 officiers morts. 8 disparus
et 13 pris qui rentreront. Deux renforts rejoindront le régiment, l’un à Mos-
cou et l’autre à Smolensk. 36 décorations ont été attribuées à Moscou pour
le 93e qui en a déjà reçu 19 pour l'affaire de Valoutina.
Cas particuliers
— Le major Marchai, futur colonel du régiment, blessé à la Moskowa.
Sert en 1815 au ^'voltigeurs de la Garde. Licencié. 1.11 en An XII, GUI en 181.3.
— Le colonel qui a deux plaies et le major rentrent ensemble vers la
France. Le 8 novembre, ils sont à Smolensk avec chacun une voiture.
III. DIVISION DES WIÎRTF.MBERGEOIS (25e)
S.A.R.Ic prince de Wurtemberg est
accompagné par le général Von
Scheler qui commande la division
jusqu’au 9 août. À cette date, c’est
Marchand qui vient en prendre le
commandement. D’après Pelleport,
elle ne compte plus le 10 août que
I 800 hommes.
Le général Marcluuul né en 1765.
ancien d’Italie avec Joubeit Général
de division en 1805, il va suivre Ney
à léna. puis en Espagne. Comman-
dant à Grenoble en 1815, il sera accu-
sé d’avoir laissé entrer Napoléon, jugé
et acquitté. Il sera Pair de France en 1837
et mourra en 1851.
Marchand
la division comprend : Les 1er et 2e bataillons de chasseurs, les 1er et 2e
régiments légers, le 1er de ligne à 2 bataillons, le 2e de ligne à 2 bataillons, le
4* de ligne à 2 bataillons, le 6e de ligne à 2 bataillons, 2 compagnies d’artille-
rie à pied. 2 compagnies d artillerie à cheval 1 batterie à cheval en action.
A Moscou, 33 croix de la IJ I sont attribuées à cette infanterie, les artilleurs
ont reçu quant à eux. 12 croix.
Wlirteinbergeois en Russie (dessin de Fabcr du Faur)
«3
Artillerie WurtembergeoLse en Russie (dessin de Faber du Faur)
Faber du Faur dit qu’à la reconstitution des régiments, avant la Moskowa,
il ne restait plus qu'une fraction de ce corps fournissant seulement un bataillon
de légère et 2 bataillons de ligne. Il précise que c'était la même chose pour
les deux régiments portugais réduits au tiers de leur effectif. Pour les Wur-
lembergeois on peut estimer leur nombre, en infanterie, à moins de 1800
(chiffre du 10 août) présents le 7 septembre. Ceux là se sont très bien battus
dans la lutte pour la possession des Flèches de Bagration. Faber du Faur les
montre même recueillant Murat, poursuivi par les Russes, venant s'abriter au
milieu d eux.
À Moscou, pour Chuquet, ils comptaient 1197 fantassins, 111 cavaliers et
385 artilleurs. Sur l 'état du 1er octobre figurent 67 officiers et 1102 hommes.
Aux hôpitaux, ou ailleurs, il y avait 5 289 hommes et officiers restés en arrière.
IV. LA CAVALERIE LÉGÈRE DU 3e CORPS
Elle comprend trois brigades sans général de division.
BRIGADE MOURIER (9e.)
Le général, ancien d'Italie, blessé à la Moskovva, sera commandant de la
Creuse, inspecteur de cavalerie et retraité en 1832. CLH. Son aide de camp est
Prévost, venu du 15e chasseurs. Colonel du lw chasseurs en 1830. général
en 1810. général de division en 1848, mort en 1857.
Le 15 juillet 1812, la brigade figure pour 79 officiers et 1700 hommes. À
Moscou, ils ne sont plus que 56 officiers et 500 cavaliers. Ceci en comptant le
4e chasseurs de Wurtemberg rattaché à cette brigade.
• Le 111' Hussards.
Ce régiment formé de Hollandais va voir fondre ses effectifs et le nombre
de ses chevaux dès Vitebsk.
— Le colonel banni de Collaert, frère du général, est né en 1758. Il a
un cheval tué à la Moskovva et il sera mis à la retraite à Moscou II scia rem-
placé par liègeard qui vient de rejoindre cette ville.
À la Moskovva, cinq officiels sont morts, deux le 5 septembre, un le 7 et
deux à l'hôpital de Moscou oii ils ont été laissés, dont le capitaine Huber qui
a reçu 14 blessures pendant la bataille et meurt le 29 novembre. Au toUil en
Russie, 7 officiers morts, huit sont disparus el trois officiers pris rentreront,
dont de Crooy colonel du 5' dragons à Waterloo et Geiswert van der Net-
ten qui sera retraité comme général en Hollande en 1835. Le régiment ne
compte plus à Moscou que 122 cavaliers et 79 repasseront le Niémen, retrou-
vant 160 cavaliers du régiment évacués avant, malades ou blessés.
• Le 6e Chevau-Légers lanciers
Le régiment venu du 29e dragons, formé à Turin, est commandé par de
Marbeuf qui sera mortellement blessé le 14 août 1812. Remplacé à la Mos-
kovva par Jacob. Meurt le 31 janvier 1813 LH en An XII, OLH à Moscou.
Au départ il y a 26 officiers et 547 cavaliers. À la Moskovva, .3 officiers sont
tués, 5 blessés. De La Barre noté ce jour comme tué, le sera en fait le 18 octobre
1813. Au total en Russie, huit officiers morts, 6 dispanis et .5 pris qui rentre-
ront. 25 officiers rentreront directement dont 2 nommés à Moscou et 7 venus
d'Allemagne (avec 264 cavaliers) en renfort. À l’aller, le régiment a été enga-
gé à Krasnoï le 14 août perdant 1 officier et .34 cavaliers tués et 5 officiers avec
49 hommes blessés. À Moscou, avant l’arrivée des renforts, il n'y avait plus
que 19 officiers et 154 hommes.
BRIGADE BEURMANN (14e)
Le général était enfant de troupe en 1784, il fut aide de camp de Kléber.
Blessé à Austerlitz, général en 1811. Retraité en janvier 1815, se suicida à
Metz le 13 av ril 1815. CLII après Winkovvo le 2 septembre 1812. Son aide
de camp est de Reiset, cousin du général. Décoré à Moscou, chef d'esca-
dron. il aidera Ney en 1815 lui donnant son passeport pour aller s'abriter
au château de Bassanis. près d'Aurillac. I n autre aide de camp, Lam-
brechts, arrive le 4 septembre venant du 1 Ie Hussards. 11 sera tué à la Mos-
kovva, le 5 septembre.
La brigade compte, y compris les 2 régiments Wurtemhergeois de chc-
vau-légers, le 15 juillet. 78 officiers et 1712 cavaliers. À Moscou, il ne res-
te plus que 44 officiers et 321 hommes
• Le 4e Chasseurs à Cheval
— Le colonel Boulnois. blessé le 14 août 1812 et à Valoutina où on
le croit mon. 11 perd trois chevaux à la Moskowa. Général en 181.3. Lieu-
tenant-général en janvier 1815. Retraité en 1816. CLH.
Le 15 juillet l'effectif est de .34 officiers et 669 hommes. A la Moskovva,
1 officier tué et 12 blessés. Au total, en Russie, 12 officiers morts, 3 dispa-
rus et 32 rentrés directement dont 8 nommés en Russie. Le régiment a eu
de fortes pertes avant la Moskovva. engagé le 27 juillet, les 14 el 19 août (5
officiers mous et 7 blessés)
Cas particuliers
— Pernet. chef d'escadron. Cité 4 fois et décoré le 2 septembre 1812.
I ïi cheval tué à la Moskovva. Major en 1813. sert en 1814.
— Robert, capitaine, charge 6 fois à Valoutina el a 2 chevaux tués. Déco-
ré le 2 septembre. Il est chef d'escadron en 181.3. À la Moskovva. le régi
ment étant désuni par trois charges sur une redoute, Robert réunit une
trentaine d'hommes el charge sur deux pelotons de cuirassiers russes
qui avaient pris une batterie légère. Il reprit les canons et les artilleurs,
captura et ma tous les Russes. Son cheval est tué dans cette action.
— De Jarnac, lieutenant AM, blessé le 14 août puis 2 fois à la Mosko-
vva (coup de feu et coup de lance). Aide de camp de Boulnois en 1813.
blessé en 1814.
— Surcmain de Flamerans, lieutenant, aide de camp de Beurmann
le 19 septembre. À été blessé à la Moskovva. Suit le Roi en 1815. Au TT hus-
sards en 1827. LH en 1812. OLH en 1823.
• Le 28e Chasseurs.
— Le colonel Laroche est marqué « en mission ». Il devait être rem-
placé par le major DeQuintod'Avogrado qui sera pris mourant à Kœnig-
sberg. Ce régiment, formé à partir d’un régiment provisoire, a beaucoup
de Piémontais et son effectif est réduit à environ 200 cavaliers au départen
campagne. Un escadron est au quartier-général impérial.
A la Moskovva, .3 officiers sont tués et 3 blessés. Au total, 7 officiers sont
morts.
On peut citer le lieutenant d'André fils d'un député d’Aix, représentant
de la noblesse aux États Généraux. Émigré à Vienne, il sera au service de
l'Autriche jusqu'en 1810. date de son retour en France. Il sera à Hambouqj
avec Davoul. En 1823, il est colonel de gendarmerie. Grand Prévôt avec le
duc d’Angoulême. 11 sera nommé maréchal de camp par Charles X. Licen-
cié en 18.30.
— Le capitaine de Bonnaire a été. lui aussi, émigré et au service autri-
chien jusqu’en 1811.11 sera au 1T chasseurs en 1814 et licencié en 1815.
LES CAVALIERS WURTEMBERGEOIS.
Au début ils foraient une brigade, mais seront bientôt répartis dans les deux bri-
gades précédentes. 11 y a trois régiments de cavalerie. Certains ont été engagés le
14. le 19 août et le llT septembre. Lors de ces combats. 15 officiers sont blessés.
84
3e CORPS D'ARMÉE DU MARÉCHAL NEY
Andrv lomneoN « Histoire 6 Collections 1999
85
Cavalier
du 4e chasseurs
à cheval
Cavalier
du 28v chasseurs
à cheval
en tenue
de campagne
5k
Cavalier
de la compagnie
d’élite
du 6e chevau léger
Cavaliers
des lvret 2e régiments
de chevau-légers
en tenue de campagne
(Wurtemberg)
3e CORPS D’ARMÉE DU MARÉCHAL NEY
CAVALERIE
Cavalier du 11e hussards
Créé à partir du 2*‘ hussards
de l’armée hollandaise.
Ils portent encore, pour certains, la
schabraque en drap avec le chiffre
11. Cette dernière sera
progressivement remplacée
par la schabraque en peau
de mouton.
Cavalier
des
chasseurs
à cheval du Roi
(Wurtemberg)
86
• Le 4e chasseurs du Roi
Le régiment va dans la brigade Mourier.
A la Moskowa, le colonel Von Salin est tué ainsi qu’un cadet. Six offi-
ciers sont blessés.
• Le 1er chevau-légers du duc Henri
11 est dans la brigade Beurmann et aura à la Moskowa 1 officier tué el
8 blessés.
Le régiment reçoit à Moscou 17 LU dont une pour le lieutenant en pre-
mier Von Bulow.
• Le 2e Chevau-légers du Roi
Il est aussi dans la brigade Beurmann. Deux officiers sont tués el un
blessé avant la Moskowa où un officier est tué et 5 blessés.
L'encadrement de celle cavalerie dans les brigades françaises montre
la baisse de confiance de Ney à leur égard et la forte diminution des effec-
tifs le long de la route, la nomination de Marchand à la tète de la 25e divi-
sion a la même signification.
Par contre, ceux qui ont suixi jusqu'à la Moskowa seront cités par Murat
surtout dans la deuxième attaque des Flèches. Pour toute cette cavalerie,
le chiffre global du 1er octobre, à Moscou, donne 921 cavaliers, à peu
près tous montés.
BILAN GLOBAL POUR LE 3e CORPS
Pour les présents à la Moskowa. Boulourlin en fixe le nombre à 18000.
En fait, il est encore plus bas. de l'ordre de 15 500 fantassins et cavaliers
À la Moskowa. il y a eu 80 officiers tués et 168 blessés. Pour les hommes
de l'infanterie on peut compter environ “00 à 800 morts. Cent-vingt cava-
liers sont tués. Soit un total de 920 hommes morts pour le 31' corps. Le
nombre des blessés étant à traiter à part, comme nous le verrons.
Tous les officiers blessés ayant continué la campagne après des soins
terminés à Moscou.
Pour le total de la campagne, on peut relever, sans compter les Wur-
tembergeois, dont on ne possède pas les chiffres réels : 207 officiers
morts, 204 disparus et 149 rentrés des prisons.
LE 4e CORPS D’EUGENE, VICE ROI D’ITALIE
Le vice-roi dans le carré du 84eà la Moskowa. (Lejeune)
Ses aides de camp
—Triaire. Il a reçu 12 blessures avant d'être nommé capitaine aux Chas-
seurs à cheval de la Garde des Consuls et de recevoir un sabre d'honneur. Il
tsl nommé général le 2 mai 1812. Blessé d'un coup de lance à la Moskowa.
Retraité en 1815, il alla en Bavière, puis au Portugal, rentrant en France en
1830.
— Le comte de Gisslenga. cité à la Moskowa, il est général italien le
15 août 1812.Lieutenant-généi-al du Roi de Sardaigne en 1814. Il est exilé à
Douvres en 1821.
— Delacroix, parent du peintre (né en 1798). Pris le 10 novembre, il
rentrera en 181a et sera retraité en mars 1815. maréchal de camp honorai-
re. LH en An XIL
— Bataille, Colonel à Moscou, mis en congé en janvier 1815, il ira retrou-
ver Eugène en 1817àl.uchtenberg.
— De La Bedoyère. Charles. Cité à la Moskowa. Colonel du 7e à Grenoble
lors du retour de Napoléon en 1815, il entraîne son régiment vers l’Empereur.
Nommé général. Après Waterloo, il est proscrit, mais revient en France, dénon-
cé il est arrêté, jugé et exécuté le I9août 1815.
— De Sayve, a un frère au 9' cuirassiers qui écrira ses mémoires. Rentré
de Russie.
— Tascher de la Pagerie. passera au service de la Bavière.
— Méjean. fils du comte qui est conseiller du Vice-Roi et l’a accompagné
en Russie.
L’ÉTAT-MAJOR
Le Chef f d'état-major est Dcssollc, ancien chef d'état-major et ami de Moreau
il sera tenu à l'écart jusqu'en 1808. Tombé malade à Smolensk, il ne sera pas
à la Moskovva. Il sera retraité le 19 août et rentrera en Fiance. Ministre, com-
te et pair de France par le Roi en 18l4.il le suit en 1815 11 vota la mort de Ney:
— Guilleininot. U a remplacé le précédent avant la Moskovva el sera bles-
sé à la bataille. Général en 181.3. Mort en 1840. GdCxLH et Gd ex de St Ferdi-
nand en 182.3
Les Sous-chels d'état-major sont Durrieu. Ancien d'Italie el d'Égypte. Géné-
ral en 1813, blessé à Waterloo. Lieutenant-général en 1829. Baron en 18.30,
député en 18.34, Pair de France en 1845. Mort en 1862. GdCxl.ll en 1859.
— Asselin de Williencourt, fait maréchal de camp en 1815 par Napo-
léon, annulé, repris en 18.31.Mort en 1835.
— De Bounnont. conspirateur avec Cadoudal, traître à Waterloo. Condam-
né à mort en 1833. mais gracié en 1840.
Les adjoints sont Martin, colonel en 1830, Caminade. maréchal de camp
en 1840, Girard, qui est pris et rentrera et servira à Waterloo. Landvoisin
pris, rentrera et sera adjudant commandant en 1815. Del Faute. capitaine
cité par Césare de Laugier comme étant monté vers la grande redoute à la tête
du 9e et du 35‘. Le colonel Klicki commandait le 1er lanciers de la Légion
de la Vistule. Il vient d'être nommé chef du service de renseignements du 4e
Corps. Général en 1813. Retraité en 1811. il sera chef de l'année polonaise
en 18.31 et dictateur mais dut émigrer.
87
L'ordonnateur en chel'Joubert. mourra en décembre 1812. LH en An XII.
L’inspecteur -aux vivres Rivet de la Thibeaudière sera pris mais rentrera
en janvier 1815
L'ARTILLERIE DU 4e CORPS
Elle est commandée par le général
D’ANTHOUARD (de Vraincourt). Né en
1773, mort en 1852. Ancien de Toulon,
d'Italie et d'Égypte où il reçut 5 blessures.
Au service d'Eugène jusqu’en 1814.et
Pair de France en 1831. Retraité en
1848. GdCxLH en 1831.
Le Commandant en second est le
général Couin ( 1763-1834). Ancien
de Vendée, puis d’Italie. Blessé à Arco-
le. Capitaine des guides de Bonaparte en
Égypte. Retraité en 1814. Son aide de camp
Mangin sera tué à la Moskowa.
Le chef d'état-major est le chef de bataillon
Bcrthier, maréchal de camp en 1831 i.e général o'Anthuuuni
Ses adjoints sont Foux. mort en Rus-
sie. Pron (maréchal de camp en 1841. Mort en 1866.1.1 là Moscou. GdOUI
en 1847), Duchemin, Maréchal de camp en 184.3. Mort en 1859. LU le
24 août 1812, CUL
L’Artillerie de la Réserve
— Le colonel Mongenet, chevalier de Malte, ancien d’Egypte. Général
en 181.3. Retraité en 1816. GUI en 181.3. Ses adjoints sont le major Vives,
sert en 1815, retraité en 1822 et Pingenot. blessé à Rivoli, a reçu un sabre
d'honneur en Égypte jxiur son action contre les Anglais. Amputé en 1813 et
retraité comme colonel directeur.
Le Parc est commandé par le colonel Fiereck. mort en 1817. IJ I en An XII,
01.11 en 1813: le sous-directeur est Mouchel. sert en 1815. Dans la garde
nationale en 1838.
Répartition des compagnies.
À la Réserve, les 5e et 12e compagnies du 2e d'artillerie à pied. Au Parc, les
8e, 10' et 20e compagnies du 2e d’artillerie à pied. Avec Broussier. la 7e cie du
2e à pied et la 5e compagnie du Ie à cheval. Avec Delzons. La 9e compagnie du
2e à pied et la 2e du 4e à cheval. Avec la Garde Italienne, son artillerie com-
mandée |XLT le chef de bataillon Clément major à Moscou et mort à limoges
en 1815. Avec les chasseurs à cheval français, la læ compagnie du 4e à che-
val.
Le matériel est composé de 24 pièces de 12,46 pièces de 6,24 de 3 et 22
obusiers. Le train était -assuré par 7 compagnies du 7’ bis. Plus les ouvriers.
Les pertes de l’artillerie à la Moskowa sont d’au moins de 6 officiers tués.
I.1-: GÉNIE
Il est commandé par Poitevin, ancien d’Égypte, général en 1805. Lieute-
nant-général en 1814, sert en 1815. vicomte en 1822. Avec lui est Daullé.
colonel à Moscou. Maréchal de camp en 18.35, Lieutenant-général en 1843.
Retraité en 1848. GdOUI.
À la Moskowa il y a environ 300 sapeurs, la division PINO, en mission ne sera
pas à la bataille ce qui diminue nettement les effectifs du 4e corps à la Moskowa.
Ï.LA I 3‘ DIVISION DE DELZONS
— Le général, blessé à Dego, puis à Rivoli. En Égypte. nommé par Bona-
parte chef de brigade sur le champ de bataille des Pyramides. Doté, baron.
Tué à Malojaroslawetz. Couronne de Fer. Son frère, né aussi à Aurillac. est son
aide de camp. Passé par l’école de Fontainebleau. Chef de bataillon le 31 juillet
1812. Tué, lui aussi, à Malojaroslawetz. Le capitaine Duhot est son second
aide de cunp.il sera maréchal de camp en 1841. U1 à Moscou, OUI en 1814.
BRIGADE HUARD DE ST AUBIN
Le général sera tué à la Moskowa. Il commandait le 8e léger, les 84e et 92'
de ligne.
Le chef d’état-major est Boisserolle-Boisvilliers. général en 1813. Il a
remplacé Plauzonne tué dans Borodino et a tenu le village avec le 106e. Le
commandant de l’artillerie est le colonel Demay. tué à la Moskowa
• Le 8e Léger.
— Le colonel Serrant, il sera général à Moscou. Pris en décembre, il
s’évade et rejoint le 2 avril 1813. En non activité en 1815.
Au départ, il y a 44 officiers et 1409 hommes pour 2 bataillons. Le 1er sep-
tembre. Il y a 41 officiers et 1008 hommes. À Moscou, on compte 44 officiers
et 984 hommes. Ils recevront 14 croix de la Ul dont 8 pour les officiers. Le
régiment qui a eu de lourdes pertes le 25 juillet pose un problème, comme le
84e, car il n'a eu que très peu de pertes à la Moskowa. Comme l’on sait que
le Vice-Roi s'est réfugié dans le carré du 84e, il faut supposer que ces deux
régimenLs formant brigade étaient abrités en deuxième ligne et n’ont subi que
le raid d’Ouvarov. impuissant contre leurs carrés.
• Le 84e de Ligne.
— Le colonel Pégot. il sera général en 1814.
Au départ : 81 officiers et 2 555 hommes. Le Ier septembre, il a 81 officiers
et 2184 hommes. À Moscou. 79 officiers et 1909 fantassins. Ils vont recevoir
21 croix de la 1.11 dont 12 pour les officiers. Comme le 8e léger, ce régiment
n’a pratiquement pas eu de pertes pendant la bataille. Abrité, sans doute en
deuxième ligne, il a formé son carré contre les cavaliers russes et les a repous-
sés sans avoir de pertes. Sur l’ensemble de la campagne, le régiment a per-
du 17 officiers tués, 26 disparus et 10 officiers prisonniers sont rentrés en
1814.
— Le lieutenant Guinguené sera maréchal de camp en 184.3.
• Le 92e de Ligne.
— Le colonel Hssot a remplacé le 22 août le colonel Lanier blessé et
décoré le 26 juillet, il a été évacué sur le dépôt Tissot a été pris en Syrie, licen-
cié l815.Repris 1821. LH en An XU, OUI à Moscou.
Le régiment a, au départ, 8.3 officiers et 2591 hommes. A Smolensk. on
trouve 66 officiers et 1904 hommes. À la Moskowa. un officier et 67 hommes
sont marqués tués sur les registres. Huit officiers ont été blessés. Ils recevront
à Mosc ou 17 croix de la UI dont 9 |x>ur les officiers. Au total de la campagne,
de Russie, on ne compte pour les officiers que 17 morts et 17 disparus. Pas
un pris rentré dans ce régiment (?).
BRIGADE PLAUZONNE.
Le général était venu remplacer le général Roussel tué le 26 juillet par un
éclaireur qui l’a pris pour un Russe. Plauzonne sera tué à la Moskowa.
• Le 106e de Ligne.
— Le colonel Bertrand, baron, blessé à la Moskowa. Retraité en jan-
vier 181.3.
Au départ, le régiment dispose de 80 officiers et 2 717 hommes. Ie I " août.
Delzons
on compte 73 officiers et 2 285 sol-
dais. le Ier septembre, 85 officiels et
2174 hommes sont présents. À la Mos-
kowa. 18 officiers et 72 soldats sont
tués. 20 officiers blessés. À Moscou.
42 officiers et 1284 hommes présents.
Quatorze sont décorés dont 8 offi-
ciers. Au total, en Russie, le régiment
a perdu pour les officiers .34 morts.
41 disparus et 8 prisonniers qui ren-
treront.
• Le 1er provisoire Croate. 2
bataillons.
— le colonel Slivarich, blessé
à Ostrowno. Il sera général en
88
4e CORPS D'ARMÉE DU PRINCE EUGENE
INFANTERIE DE LIGNE ET LÉGÈRE
13e Division
du Général Delzons
De gauche à droite :
— Voltigeur du 18e léger
— Capitaine
d'une compagnie
de voltigeur en surtout,
«4e, 92e, 106e de ligne
\ — Voltigeur
1 du 1er régiment
A provisoire croate
T — Grenadier
È du 1er régiment
i provisoire croate
JW
F CT KOI, ?
irn'l>E GRENADIERS
L I h.Ij 1)1 ! \ r..
666/ wioiwtfo') »w<w/ 3 fUMUiuuf 'w>u\s
14e Division
du Général Broussicr J
De gauche à droite.
— Capitaine d'une compagnie -vl
de voltigeur en surtout,
du 18e léger
— Capitaine en grande tenue
de service, 9e, 35e, 53e ____a
de ligne f Œ.
— Grenadier du régiment L jp
• Joseph Napoléon -
Division
de la Garde
Italieiuie
du Général Lecclii
De gauche à droite.
— Grenadier Velite
— Conscrit
— Grenadier de la Garde
et des 5 compagnies
de Gardes d'honneur
89
février 1813. Pris à Iripzig, rentre, il sent retraité au début de 1815.
Le régiment le 30 juin 1812 compte 44 officiers et 1329 hommes. Le 17 août,
il n'y a plus que 34 officiers et 904 hommes en raison des pertes d'Ostrowno
( 1 officier tué et 9 blessés). A la Moskowa, pratiquement pas de pertes, for-
mé en carré à côté du 84e, il a simplement repoussé la dernière tentative de
charge de Platov et Ouvarov. À Moscou, on compte, en effet, 34 officiers et 897
hommes. Ils reçoivent 6 croix de la I.H dont 2 pour les sous-officiers.
11. LA 14e DIVISION DE BROISS1ER
Broussicr
Le général, comte, mourra de
maladie en 1814. Gd OUI.
Le chef de bataillon
Hermann, commandant
l'artillerie, sent tué à la Moskowa.
BRIGADE BERTRAND
DESIVRAï
Le général sera retraité en 1815, il
est avec le 18e léger et le 9e de ligne.
Son chef d'état-major est Fores-
tier, frère d’un général, il a élé bles-
sé au siège de Toulon, ancien d'Ita-
lie. Général en 1813. Mort à Brienne
en 1811
• Le 18e Léger
— Le colonel Gaussait sera général en 1813. GdCxLH en 1831.
Le régiment a 2 bataillons et, au départ, 36 officiers et 1401 soldats. Il n’a
eu que 2 officiers blessés à la Moskowa car il était en réserve. À Moscou,
L'attaque du *)' de ligne.
(Tableau de Le Blanc ornant le mess du Régiment)
l’Empereur décerne 12 croix de la IJ I dont 7 pour les officiers.
Au total de la campagne, le régiment perd 11 officiers tués, 18 disparus et
4 pris rentrés.
• Ir 9e de Ligne (les héros d'Ostrowno)
— Le colonel Vautré, blessé à la Moskowa, pris en décembre, il rentre-
ra en 1814. Maréchal de camp en 1816. Retraité en 1831.
Le régiment avait. au départ, 86 officiers et 2561 hommes. Le 1er septembre,
il compte 91 officiers et 1949 soldats. À la Moskowa, participant à la reprise
de la grande redoute, il va perdre 8 officiers, 4 mourant des suites de leurs
blessures. L'historique donne 73 hommes tués, 717 blessés ou malades dont
49 vont rejoindre vite. À Moscou, il reste 57 officiers et 1021 soldats, ils reçoi-
vent 121.11 dont 8 pour les officiers. Sur l'ensemble de la campagne, le régi-
ment compte 19 officiers morts, 24 disparus et 6 officiers prisonniers rentrés.
Cas particuliers
— Le frère du colonel, chef de bataillon Vautré, sera lieutenant -colo-
nel en 1821. Douze anciens d’Égypte sont parmi les rentrés directement.
I. Beaucoup de régiments vont prétendre qu’ils sont entrés les premiers dans celte célèbre redoute;
pour les cavaliers, la primauté des V et 8' cuirassiers est indiscutable, car elle est marquée sur lis
relevés d élais de service des officiers. La prétention émise par les Saxons du régiment Zastrrw N
incompatible avec leur emplacement et les laits précis. Parmi les officiers du V hussards ii y en J un
île cité comme ayant pris un canon dans la redoute.
Pour les régiments d'infanterie, plusieurs régiments ont dû entrer en meme temps : le W de ligne
de Bmussier, le 21* de Gérard et le I ~r de Morand. Ils fomiaient la tête des 3 colonnes d’assaut par-
ties en même temps. Sur les étals de service personnels des officiers c'est un officier du P qui est
arrivé le premier.
Sur le tableau de Charpentier qui est au Musée de l’Armée montrant la mort de Caulaincourt, c est
la grande confusion : les cavaliers franchissent le parapet entre deux pièces, il y a des caiahtmefs
mélangés aux cuirassiers, des cuirassiers arrivent dans l'autre sens. Pour l'infanterie française linfan-
terie légère est mélangée arec celle de la ligne et le très beau comct de voltigeurs est manifestement
d'un régiment léger. Chez. les Russes on a mélangé des artilleurs à l'accoutrement bizarre, des grena-
diers à mitre, etc Autant de fantaisies sans rapprl avec la vérité.
k- tableau de le Blanc présenté dans riiislorique du 9* el figurant dans la salle d'honneur du V
RCP est beaucoup plus raisonnable. Il n'est pas impossible que le choix du 9* soit véridique, maisuu
a pu choisir ce régiment parmi les trois têtes de colonnes pour faire plaisir au prince Eugène car il
était le seul à appartenir au 4e corps, les deux autres venant du le corps el prêtés au Vice-Roi seule-
ment jxnir la bataille. Par la suite, l'action du 9‘ plaide en sa faveur. Il est cité pour avoir tiré sur les
cavaliers de la garde russe. plusieurs fois, au cours de la mêlée de cavalerie. protégeant le terrant
gagné
90
4e CORPS D'ARMÉE DU PRINCE EUGENE
CAVALERIE
Cavalier
des Gardes
d'Honneurs
de Bologne
Brigadier du 19e régiment
de chasseurs à cheval
Cavalier
des dragons
de la Reine
(garde royale
italienne)
Cavalier
du 2e régiment
de chasseurs
à cheval italien
Cavalier
du 9' régiment
de chasseurs
à cheval
Cavalier
du 3e régiment
de chasseurs
à cheval Italien
Cavalier du 3e régiment
de chevau légers bavarois
- Prince Héritier -
Cavalier du 5e régiment
de chevau-légers bavarois
- Leiningen -
Cavalier
du 6e régiment
Bavarois
Bubenhofen »
Cavalier
du 4e régiment
de chcvau légers
Bavarois
- du Roi -
Amin*Joithiratt < f Collections
91
BRIGADE AI MERAS
Le général sera blessé à la Moskowa, pris en novembre, rentré el mis en
non activité en 1815.
• Ir 53e de Ligne.
— le colonel de Grobon, mort en 1815. LH en An Xll.
Au départ le régiment figure jwur : 78 officiers et 2 442 hommes. A la Mos-
kowa 4 officiers sont tués et 9 blessés. À Moscou, ils vont recevoir 14 déco
rations dont 9 pour les officiers. Au total pour la campagne, 14 officiers sont
morts, 40 officiers sont disparus et 8 prisonniers rentreront.
• Le 35r de Ligne.
— Le colonel Penant, sera tué à Malojaroslawelz. LH en An Xll.
Le 15 juin, le régiment compte 74 officiers et 2225 hommes. Le 1er sep-
tembre, avant la bataille, il a 86 officiers et 1951 hommes ayant, sans doute
reçu des renforts à moins qu’une erreur ait été commise quant au nombre
des officiers. À la Moskowa. 4 officiers sont tués et 10 blessés. À Moscou, on
a 75 officiers et 1422 soldais. Au total de la campagne, on compte pour les
officiers 16 morts, 27 disparus et 8 officiers prisonniers rentrés.
Pierre Mayer de Genève qui est venu comme remplaçant, soldat au régi-
ment, a écrit ses souvenirs.
• Le régiment Joseph Napoléon.
11 n'a ici que son 1er et son 4e bataillons. Les deux autres sont avec Friant.
Le 15 juin, ils sont 21 officiers et 606 hommes au 1er bataillon et 15 offi-
ciers avec 671 hommes pour le 4e. Le 1er septembre, ils ont 459 hommes en
arrière. A Moscou, il reste 55 officiers et 482 soldais pour l'ensemble des deux
bataillons. Ils reçoivent 7 décorations dont 5 pour des officiers. On note 1
blessé à la Moskowa. Au total de la campagne, 5 officiers tués. I disparu et 1
pris mais rentré.
III. LA GARDE ROYALE ITALIENNE
Commandée par Ircchi, elle comprend :
les Gardes d'Honneur 1
Ils comprenaient 5 compagnies : la 1" de Milan, la 2e de Bologne, la 5e de
Brescia, la 4*' de Romagne et la 5' de Venise. Us sont environ 300 au départ,
le chef de coips est tué à Smolensk el ils ne seront plus que 198 à Moscou.
Pour toute la campagne, 19 officiers seront portés disparus.
N’ont pas été engagés à la Moskowa
— Les Vélitcs (à 2 bataillons), le régiment d’infanterie à 2 bataillons, les
grenadiers, les conscrits, avec 2 bataillons, les Dragons de la Garde (2 esca-
drons), les Dragons de la Reine (2
escadrons). Ils sont représentés dans
les illustrations.
IV. IA CAVALERIE
LEGERE DU 4e CORPS
Commandée par Ornano. Ce géné-
ral, cousin de Bonaparte, sera com-
te en 1808. Général sur le champ de
bataille de Fuentès de Onoro. Il rem-
place Bessièrcs en 1813, reste dans la Ornano
Garde. Exilé en 1815àLiège, rentre en 1818. Pair de France en 1852. Dépu-
té, sénateur, Gouverneur des Invalides, Maréchal de France en 1861. Il meurt
en 1863- GdCxl.ll en 1850, Grand Chancelier de la 1.11.
Avec lui, il y avait le général Ferrière, mais il a été laissé le 9 juin pour
commander à Bialystok. U y a le général Guyon et le général italien Villa-
ta qui sera à la Moskowa commandant la brigade italienne.
BRIGADE GUYON(12e)
Le général, ancien d’Italie et d’Égypte où il a gagné un sabre d’honneur
Colonel du 12*'chasseurs àAuerstaedt. Baron. Avec Lecourbeen l8l5.Com-
mandant à Tours en 1852, mort en 1851. GdOLH en 1825.
• Le 9' Chasseurs.
— Le colonel de Sainte-Suzanne, mort à la fin de la retraite.
Le régiment, le 15 juin possède 27 officiers et 510 cavaliers. À la Moskowa.
1 officier tué. 9 blessés et deux particulièrement cités. Le 1er septembre. 3s
sont 51 officiers et 4(18 hommes. À Moscou. 50 officiers el 385 cavaliers. Au
total, en Russie, 4 officiers morts, 7 disparus et deux prisonniers rentres.
• Le 19e Chasseurs.
—Le colonel V incent sera général en 1813. Lieutenant-général en 1825.
Le régiment, le 15 juin a 23 officiers et 511 cavaliers. Le 15 juillet, ils sont
27 et 468 cavaliers et à Moscou, .30 officiers et 378 honunes. Des éléments
ont rejoint, venant de Hanovre. À la Moskowa. 1 officier est tué et 7 blessés.
Au total de la campagne. 2 officiers morts. 4 disparus et 2 pris rentrés.
Cas particuliers
— Le chef d'escadron Alphonse de Grouchy, blessé à la Moskowa el
à Viasma. Maréchal de camp en 18.51. Lieutenant-général en 1842. Sénateur
en 1852. Mort en 1864. OLH en 1813, GdCxI.ll en 1862.
Cette gravure d'époque venant
de la collection de Pierre Brétégnier
représente une revue en 1812 axant
Le départ pour la Russie. Derrière
Le Vice-Roi, il y a des cavaliers portant un
casque marqué d’un X qui sont
scs gardes d’honneur. Leur casque est du
type de celui des carabiniers français mais
aux un cimier représentant un aigle aux
ailes repliées de chaque côté. Sur le
devant
du casque. il y a un grand X surmonté
d’une couronne. Ils portent, à droite, les
aiguillettes argentées de la garde, ainsi
que les boutonnières des revers. Leur
habit est vert. mais aux revers, aux
parements et au col
est une couleur distinctive* désignant leur
ville d’origine. C’est le rose
pour Milan, le jonquille ])our Bologne, le
chamois pour Brescia, l'écarlate pour la
Romagne et l’orangé pour Venise. Il y avait
un trompette par compagnie, avec l’Iiabitâ
la couleur distinctive et le col. les
parements
et les retroussés bleu céleste comme
La flamme de trompette aux ornements
d’argent. Le harnachement du cheval est
aussi bleu céleste bordé de blanc.
Le casque a une chenille et un plumet
blancs. Des variantes de détail sont
données pour ces trompettes.
92
— Bougenel. venu de chez Berthier le 9 juin. Colonel en 1830, maréchal
decinip en 1838. lieutenant-général en 1846. Mon en 1865.
— Van Remoortère. sert comme Belge en 1815, il est blessé aux Quatre
Bras par un sous-officier du 19e chasseurs. Général-major belge, il meurt en
1855. UH en 181.
— Lebon Desmottes. lieutenant, est blessé 3 fois à la Moskowa. Sert à
Waterloo. Maréchal de camp. CLH, en 1846.
— Deux capitaines sont titulaires d’un sabre d’honneur : De Drée. retrai-
té en 1813 et fouillez., retraité en 1815.
BRIGADE VH.IATA. (1.3e).
• Le 2e Chasseurs italien
39 officiels et 608 cavaliers au départ. Deux blessés à la Moskowa au moins.
— Le sous-lieutenant Le Pays de Bourjolly sera colonel en 1836, puis
maréchal de camp en 1846.
• Le 3‘ Chasseurs Italien.
33 officiers et 601 cavaliers. À la Moskowa, 1 officier blessé : le lieutenant
llaon, né à Libourne, blessé 4 fois le 7 septembre. Repassé au service fran-
çais, il est capitaine en 1815. LH en 1809.
Ils ont été mis à la disposition du 4e Corps sous la direction d’Ornano. Cet-
te brigade, avec le 106e, aurait été laissée en amère à Borodino. avec le corps
de Jtinot. pour garder les ambulances et les protéger. Après la bataille, ils ont
rejoint Moscou avec les blessés transportables ou légers.
IA CAVALERIE BAVAROISE. (2 Ie ET 22e BRIGADES).
Elle a été prélevée sur le 6e corps pour marcher avec le 4e. Ces hommes
seront donc avec Ornano et sa cavalerie légère. Comme les chasseurs italiens,
ils ne représentent qu’une force assez faible dans une telle bataille mais ils ont
bien chargé contre les cavaliers d’Ouvarov. C’est le comte de Preysing qui
les commande avec, comme second, le comte Seydenitz.
Il y a4 régiments de chevau-légers : le 3' (il aurait eu 6 blessés à la Mos-
kowa), le 4e (il aurait eu un officier tué et 4 blessés), le 5e (il aurait eu un offi-
cier tué et 4 blessés), le 61‘ (il aurait eu 5 officiers blessés).
À Moscou, la force de cette cavalerie est évaluée à 7<X) cavaliers.
BILAN DU 4e CORPS A LA MOSKOWA
Au départ, il figure pour près de 50000 hommes. Après Smolensk, il est
réduit à .30000 hommes, au maximum. Il faut en déduire la division Pino.
absente à la Moskowa. et elle a environ 10000 hommes. Pour les Russes, le
4e corps est estimé à 212(X) présents.
La division Delzons. Le 1er septembre, la division compte 829“ hommes
et .316 officiers. Le 1er octobre, à Moscou, on trouve 25“ officiels et 6589 sol-
dats. Donc il manque 49 officiers et 1708 hommes, mais certains vont rejoindre
en sortant des hôpitaux.
— ki division Bmussier. Elle compte environ 7000 hommes avant la bataille,
kt garde italienne n’a pas été engagée.
— ki cavalerie légère1 du 4e Corps. Environ 3 officiers morts el 38 blessés.
Compte global
C’est le corps qui a donné le plus de précisions, même si elles sont incom-
plètes |X)tir les hommes. On peut estimer le corps à 17500 fantassins et artilleurs
avec 2 500 cavaliers, juste avant la bataille, sans la division Pino. On est donc
proche de l’estimation nisse.
Les pertes de La Moskowa pour le 4e corps sont données dans un étal de
Moscou qui dil que pour les hommes il y a eu 4.55 morts plus 2 570 fantas-
sins el KM) cavaliers blessés. Pour les officiers 48 tués et 121 blessés.
Pour l’ensemble de la campagne, mais avec des chiffres incomplets, on peut
relever comme précisés : 149 officiers morts, 253 disparus et 48 revenus des
prisons.
1 h bilan des hommes du 4e corps à Moscou sans doute un peu « gonflé »
précise qu’il y a comme présents : 1331 officiers, 26996 hommes et 2 679 che-
vaux. en tenant compte des renforts qui ont rejoint, du retour de la division Pino
et des hommes dans les hôpitaux de Moscou ou ailleurs. Il reste d’utilisables
10 canons et 35 caissons attelés.
le prince Eugène a envoyé à l’assaut les deux divisions de Davout si géné-
reusement mises à sa disposition, ce qui explique la relative conservation du 4e
corps à Moscou. C’est sans doute pour cela qu’il a été mis devant pour la retrai-
te et a été engagé à Malojaroslavvetz.
LE 5e CORPS DE PONIATOWSKI
1rs détails concernant ce coqis sont difficiles à trouver, je citerai ceux que
je pense valables. La 17e Division de Dombrowski a été laissée en arrière avec
les cavaliers des 2e et 7* lanciers. Ils ne seront donc pas à la bataille de la Mos-
kowa.
1. LA DIVISION ZAYONCHEK (16e)
— Zayonchek a été admis par Bonaparte comme général à l'armée d’Ita-
lie, il a servi en Égypte. Général de division en 18O2.Prince en 1818. Mort en
1826. CUL
BRIGADE KAM1NSK1.
— Le 3l et le 15e régiments polonais. Tous ces régiments polonais avaient
3 bataillons.
BRIGADE MIE1Z1.XSK1.
8e et 16* régiments polonais.
IL IA 18e DIVISION DE KAMIEMCKI (18e)
IA BRIGADE ZOTTOWSM
les 6e et 14e régiments polonais.
LA BRIGADE GRABOWSK1.
Le 12e polonais.
III. IA DIVISION DE CAVALERIE LÉGÈRE
18e, 19e 20e brigades
93
5e CORPS D’ARMÉE DU PRINCE PONIATOWSKI
INFANTERIE DE LIGNE ET LÉGÈRE
Drapeau
du 6e de ligne
Drapeau
du 8e de ligne,
au revers même motif
avec légende
- BATAILLON 1er »
Capitaine
d'une compagnie
de grenadiers
Lieutenant
d'une compagnie
de voltigeurs
Grenadier
d’infanterie de ligne
Sous-officier
de fusiliers
en grande tenue
Grenadier
du 12e régiment
d'infanterie
de ligne
Voltigeur
du 12e régiment
d'infanterie
de ligne
Fusilier
en tenue de campagne
Artillerie à pied
94
5e CORPS D'ARMÉE DU PRINCE PONIATOWSKI
Andvé Jouinuau < Ifisfobv & Coilecftons 1999
95
Elle a des régiments à 3 escadrons de guerre. Ce sont, en principe : les 7e,
8*', 1 F, lanciers polonais el les 1" et 5e chasseurs polonais avec le 13e régi-
ment (Hussards polonais). Seuls figurent sur un état du 16 juillet le 1er, le 5e
el le 13e, qui seront intégrés dans les divisions 16 et 18.
Pour tenter de clarifier cette dispersion, je vais revenir à un état officiel
ÉTAT OFFICIEL DU 5e CORPS À IA DATE DU 16 JUILLET 1812
Us sont près de Romanov. Cet état incomplet donne les détails suivants :
pour ceux qui vont aller vers Moscou.
LA 16e DIVISION:
L'infanterie
Le 3e d'infanterie a 60 officiers et 250*) soldais. Six officiers ci 607 hommes
sont en arrière ou détachés. Le 15e a 59 officiers et 2494 présents. I e 13e a 67
officiers et 2 612 hommes, le 16e a 59 officiers et 2 287 soldais.
Sur l'état de la division on trouve aussi le 4e régiment de cavalerie compre-
nant 39 officiers et 778 cavaliers. L'artillerie qui a 10 officiers et 367 soldats et
le génie avec 2 officiers et 67 hommes. De nombreux hommes sont en anière.
LA 18e DIVISION :
Le 2e régiment a 58 officiers et 2268 hommes. Le 1er régiment a 59 offi-
ciers et 2232 hommes. Le 12e régiment a 57 officiers et 2085 soldats.
Comptés avec cette division, on trouve le 5e régiment de cavalerie avec 32
officiers et 759 cavaliers, le 13e de cavalerie avec 27 officiers et 632 hommes.
L'artillerie compte 11 officiers et 376 ailleurs, le génie 2 officiers et 59 hommes.
Déjà il manque, par régiment, une vingtaine de chevaux pour les cavaliers.
L'Artillerie et le Génie
Ils sont commandés par le général Pelletier qui sera pris à Vlasma et revien-
dra au service français en 1814. Il sert à Waterloo. 11 sera Lieutenant-général
en 1836. Gd CX LH en 1857. L'artillerie dé|)end du colonel Redel qui a com-
mandé l’artillerie polonaise à la légion d'Italie. Blessé gravement à Leipzig.
01J1 en 1813. Officier du Mérite jvolonais, chevalier de l'ordre des Deux-Sicilcs.
Elle comprend 7 compagnies à pied el une compagnie à cheval. Au parc il
y a. en supplément, 5 compagnies à pied. Tout cela correspond à 6 pièces de
12.30 pièces de 6 et 2 obusiers. Le Parc dispose, quant à lui. de 5 compagnies
avec 11 officiers et 499 artilleurs.
Pour ces réserves d’artillerie, on trouve 1054 chevaux de trait et 116 che-
vaux de troupe |»ur la compagnie à cheval plus 50 chevaux de troupe pour
les compagnies à pied. De plus, il faut ajouter, pour les pontonniers, 4 offi-
ciers et 130 soldats avec 117 chevaux de trait; pour le parc du génie. 5 offi-
ciers et 116 sapeurs avec 47 chevaux de trait; et enfin pour les équipages, 8
officiers et 640 hommes avec 926 chevaux.
Total de ce relevé : 573 officiers et 21253 hommes.
Cet état réalisé deux mois avant la Moskowa est quand même précieux car
il montre l’importance des chevaux de trait et leur nombre élevé. Tout au long
de la route qui va mener vers la grande bataille, bien des honunes el bien des
chevaux vont rester en arrière ou seront victimes des combats et des mala-
dies. 11 faut en tenir compte dans le bilan.
BILAN DU 5e CORPS À IA MOSKOWA
Parti avec environ 35 (XX) hommes, ce corps aura des pertes à Mir, Roma-
nov et Smolensk. En plus, le prélèvement de la division Dombrowski (que j'ai
soustraite du relevé du 16 juillet) qui ira du côté de Borisov, va encore rédui-
re les forces de ce corps. À la Moskowa. Poniatowski pourra aligner 15(XX)
soldats et cavaliers au grand maximum. Boulourlin dans son analyse russe,
lui compte en effet 15 (XX) présents. Je n'ai pas retrouvé de chiffre des pertes
subies à la bataille de la Moskowa, mais certains Polonais ont critiqué Ponia-
towski pour sa mollesse.
LE 8e CORPS WESTPHALIEN DE JUNOT
Il a été abandonné par son Roi. Jérôme, vexé par ses mauvais débuts et refu-
sant le contrôle de Davout. C’est Junot qui commande à sa place, mais il a été
lamentable à Valoutina et les premiers signes de sa maladie mentale corn
mencent à se voir. Napoléon n’a pas voulu le remplacer et c’est dommage car
il sera aussi passif à la Moskowa. 1rs aides de camp de Junot sont Delagra-
ve. chef de bataillon (pris à la Moskowa, rentré 1814), le capitaine Prévost
(il sera blessé à la Moskowa et aura 2 chevaux tués, major en 1814 et mis en
non activité. IJ1 en 1806).
L’état-major
Le chef est le baron Revest, néàSèteeu 1773. Volontaire de 1792. ancien
d'Italie a suivi Vandamme. Nommé général. Commandant la Charente en 1830.
Cr LH en février 1815.
LIA DIVISION THARRFAU (23e)
Le générales! blessé deux fois à la Moskowa, il mourra des suites de ses
blessures à Mojaïsk le 26 septembre. Général de division en 1799, il fut mis
en disponibilité pour avoir voté contre le Consulat à vie et contre l'Empire.
Repris et anobli baron en 1808, blessé à Essling. OLH en 1809.
À son état-major, il a le capitaine de Diepenbroick qui mourra à la fin
de la retraite à Posen en janvier 181.3.
BRIGADE DAMAS.
— Le général-major Damas ne doit pas être confondu avec le général
Damas qui commande la brigade de Berg à la division Daendels dans le 9e
corps de Victor. Ce général Damas du 8e corps sera tué à la Moskowa.
Le 3e bataillon d’infanterie légère.
96
8e CORPS D'ARMÉE DU GÉNÉRALJUNOT
INFANTERIE DE LIGNE ET LÉGÈRE
André Jonineau Histoire & Collections 2000
97
Quatre officiers blessés à la Moskowa. Au total, 8 officiers disparus et deux à la
Irgion russo-allemande en 1813.
Le 2e de ligne avec 2 bataillons.
Trois officiers et 24 soldats sont morts à la Moskowa et 4 officiers blessés. En
tout, 7 officiers morts, I" disparus et deux passés au service prussien.
Le 6e de ligne à 2 bataillons.
Deux officiers et 56 soldats sont tués à la Moskowa, 3 officiers blessés. En tout
pour la campagne. 10 officiers morts, 8 disparus et 5 pris rentrés
BRIGADE WICKEXBERG
Le général, aide de camp de Jérôme, sera général de division en 1813. Mon en
1839.
Le 2e bataillon léger — Trois officiers blessés à la Moskowa et. en tout, 5
disparus.
Le 3e de ligne à 2 bataillons. Ils ont eu 3 officiers blessés à la Moskowa. dont
un. pris, mourra en prison et 5 soldats tués. En tout, pour la Russie, un mort, 16
disparus et 4 pris et engagés dans la légion russo-allemande.
le 71 de ligne qui aurait eu (pour certains) 3 bataillons.
Deux officiers et 78 hommes sont tués à la Moskowa et 9 officiers blessés. En tout.
11 officiers morts, 28 disparus et 5 pris engagés dans la légion russo-allemande.
U. LA DIVISION VON OCHS (24e)
le général, qui est 1lessois. a servi en Amérique. Général de division en 1811,
pris en 1813. Mon en 1823. Il a écrit scs mémoires. Son aide de camp de St Paul,
vient du service prussien, il sera chef de bataillon en 1813. Bauemieister sera à
l'EM en 1813. le chef d'état-major est Humbert, blessé à la Moskowa et va pas-
ser au 4*' cotps puis reviendra en 1813 dans la (carde de Westphalie. Général pro-
visoire en 1814. il sera rétrogradé colonel après Waterloo et mis en demi-solde.
Trois adjoints seront portés disparus.
IA BRIGADE LEGRAS (GARDE)
le général nommé en mai 1812 est venu remplacer le général Wellingerode.
legr.es est un émigré qui est rentré au service fnmçais en 1808. il vient de la gar-
de. Il mourra à la fin de la retraite.
les chasseurs-carabiniers de la Garde. 1 bataillon.
Il y aura 8 officiers tués en Russie dont 1 à la Moskowa. Un autre blessé à la
Irataille sera pris et mourra en prison. Dix officiers sont portés disparus.
Les Chasseurs de la garde, 1 bataillon
4 officiers sont morts, 2 blessés à la Moskowa et 7 disparus. Le sous-lieute-
nant Puibusque sera blessé à krasnoï et pris avec son père. Celui-ci est chargé
du service à Smolensk. Ils rentreront.
— Les grenadiers de la Garde. 1 bataillon. 2 officiers sont tués dont un à
la Moskowa. Un est blessé lors de la bataille. Pendant la retraite " disparus plus 4
pris rentrés, dont les sous-lieutenants Ronunel et Von Aniim
BRIGADE DANLOUP-VERDUN
Le général sera général fnmçais en 1814. Volontaire parisien de 1791, il sert
dans le Jura en 1815 et sera mis en non activité. Son aide de camp. Palamé, sera
pris à la Bérésina. il rentrera.
Le bataillon léger
Il a eu. un officier tué à la Moskowa et 6 blessés. En tout, en Russie. 1 officier
mort. 6 disparus et 2 pris rentrés.
5e de ligne. 2 bataillons
— 7 officiers sont morts, 12 disparus et 2 pris rentrés.
Le 1er et le 8e de ligne partis dans cette division ont été affectés à Tanière, au
K)1' corps, à la division Grandjean.
DI. LA CAVALERIE DU 8e CORPS
Les Chevau-légers de la Garde
Un officier et 9 cavaliers tués, 2 officiers blessés à la Moskowa dont le fils du
général Ochs. Le régiment aurait perdu 145 chevaux à la bataille. En tout. ~ offi-
ciers morts. 4 pris rentrés.
BRIGADE HAMMERSTEIN (24e)
Le général sera général de division en 1813. Son aide de camp Saint-Cemain
sera tué à la Moskow a. Le chef d'état-major de Reiche sera général en 1813 et
baron. Mort en 1829
• Le 1er Hussards de Westphalie.
Un officier tué à la Moskowa et 11 blessés. En tout. 2 officiers morts. ~ dispa-
rus. Le régiment avait au départ 35 officiers et 520 cavaliers. Un état dressé le
15 septembre à Mojaisk où le 8e corps est resté pour protéger les hôpitaux, on
trouve 15 officiers et 79 cavaliers présents. Les autres dispersés sont ainsi répar-
tis. AOrcha : 1 officier et 28 hommes: à Viasma: 1 officier et 106 cavaliers: à Doro-
gobouge : 6 officiers 120 hommes : accompagnant le Trésor : 2 officiers et 63 hus-
sards; au petit dépôt : 4 officiers, 28 cavaliers. Sept officiers et 105 hommes sont
aux hôpitaux. Neuf sont prisonniers.
• Le 2e Hussards de Westphalie
A la Moskowa. 2 officiers tués et 11 blessés. En tout. 5 officiers morts et 8 dispa-
rus. Le même état du 15 septembre pour ce régiment donne la dispersion de ces
cavaliers. À Mojaisk. il y a 16 officiers et 213 cavaliers; àOrcha: 2 officiers et 35
cavaliers:àViasma5officiers. Il hommes;àGhjat: 1 officier47hussards;àKou-
binska : 1 officier et 66 hommes; au petit dépôt : 1 officier et 6 cavaliers. On trouve
dans les hôpitaux 10 officiers et 139 hommes. 26 hommes ont été capturés.
L'ARTILLERIE
Elle est commandée par le général Allix. Il a servi à Marengo. puis à Saint
Domingue. Retraité en 1804 car accusé de malversations. Repris en 1808. déco-
ré à Moscou. Exilé en 1815 et repris en 1831. Quatre sont portés disparus. 3 mous
dont un à la Moskowa (de la Chapelle) chez ses aides de camp et adjoints.
Schulz. directeur du parc sera porté disparu.
Il y a 2 batteries à pied et une à cheval avec 26 pièces de 6 et 8 obusiers de 24.
Pour la Garde, il y a une batterie à cheval dont le chef. Maistre, est décoré à Mos-
cou. Il sera fait prisonnier à Vilna et rentrera, il sera chef d'escadron au service
fnmçais en 1829. Trente-huit artilleurs seront tués à la Moskowa. Il ne reste, après
la bataille qu'environ I (MK) hommes à l'artillerie. Pour les hommes du Train, il y
aura 3 officiers morts, un à la Moskowa et 10 disparus.
LE GÉNIE : Il est commandé par le colonel l lliac qui sera pris à Vilna, emme-
né en Sibérie. Il rentrera et sera mis à la retraite en 1836.
LES PERTES DU 8e CORPS À LA MOSKOWA
On peut les estimer pour la bataille — en tenant compte du rapport de Revest
daté du 16 septembre, à Mojaisk où stationne le Corps — à 22 officiers tués et
11" blessés. 294 tués et 1 (KM) blessés pur les hommes de troupe.
BILAN DU 15 SEPTEMBRE 1812
Le 8*' cotps comptait théoriquement au départ environ 18000 hommes, il va en
perdre dans les combats et en laisser en route. À la Moskow a. on ne peut le comp-
ter que pour 10 000 combattants environ, dirigés par un chef déjà un peu fou.
Pour les Russes, le 8e corps est compté pour 12000 présents à la Moskowa. Ce
chiffre paraît très exagéré pour ceux présents à la bataille. À Mojaisk. après la
bataille, le 8*' Corps est laissé à la garde des ambulances. Il comprend 135 offi-
ciers et 2 370 hommes d'infanterie, environ 1 (XX) pmr l’artillerie et le train, et 65
officiers de cavalerie avec 710 hommes, dont 548 montés.
De nombreux éléments sont détachés de la façon suivante :
Pour l'infanterie de la 23e division
Les 2e et 3l légers, plus 2 bataillons du 3e régiment sont en escorte du Trésor
impérial, ce qui représente 76 officiers et 1946 hommes. Six cents hommes sont
à Ghjat, d’autres à Orcha et le reste dans les ambulances, l'abbaye, etc.
Pour l'infanterie de la 24e division
Une centaine d'hommes sont à Orcha, près de 400 à Koubinskoé. 800
à Dorogobouge et 6(X) à Viasma, d’autres vers Grodno et Varsovie.
98
8e CORPS D’ARMÉE DU GÉNÉRAL JUNOT
CAVALERIE
Anebv Joumean « Histoire c~ Collections 2000
99
L'ÉTAT-MAJOR DE MURAT
Le chef d’état-major est Le général
Belliard. Né en 1769 à Fonlenay-le-
Comte, général à Arcole. En Égypte avec
Desaix. Général de division en 1800.
Comte en 1810, il sera blessé vers Mojaisk
le 8 septembre 1812. Colonel général
des Cuirassiers. Pair de France aux Cent
jours, rayé cl arrêté, il sera libéré en 1816
et redeviendra Pair de France en 1819.
Mon en 1832, ambassadeur à Bruxelles.
Gd Cxl.ll en 1814. Ses aides de camp
sont Walsh (il mourra en août 1813).
le colonel Robert-Dubreuil. neveu de ,iriUul-Uut dv Bvr.«
Belliard. né aux Sables d'Olonnes. Sert en 1815 sur le Rhin. Licencie. Mort per-
sécuté en 1817.
Sous-chef d'état-major
— Vicomte de Borelli. Né en Lozère. Blessé à la Moskowa. général à Mos-
cou, haron. Lieutenant général en 1815, puis en 1830. Pair de France en 1839.
Retraité en 1848. GdOlJ1 en 1828. Son aide de camp était Marbot, frère du géné-
ral auteur de mémoires célèbres, mais il a été pris par les Russes le 27 juillet. Il
rentrera en France en 1815 et sera maréchal de camp en 1835
Ix* commandant du Quartier Général est le général Déry. Né à la Martinique,
il a servi en Amérique. Volontaire en 1791 au 12e chasseurs. Blessé el pris à Maren-
go. Aide de camp de Mural, puis colonel du 5‘ hussards avec LasaUe. Général à
Naples et baron, blessé à Ostrowno. il est tué le 18 octobre 1812 à Winkowo. Le
maréchal du palais est le colonel de Picemo.
LES AIDES DE CAMP DE MURAT
— Le prince de Bauffreinont. lieutenant, a un clieval tué à la Moskowa.
Colonel à Naples, repris en France comme chef d'escadron en 1821. lieute-
nant colonel honoraire en 1829.
— Berthémy. colonel, blessé à la Moskowa. Maréchal de camp à Naples
en 1813, puis en France en 1823. En réserve en 1853. Cl.ll en 1812
— Pérignon. capitaine en décembre 1812. IJi en Russie.
— Cattanéo. colonel, lieutenant général napolitain le 15 septembre 1812
Belliard
à Naples. 11 a un bras cassé à la
Moskowa. Repris en France en
1817. Lieutenant général honorai-
re en 1827.
— De Béranger, lieutenant venu
du T Hussards, ami de Stendhal,
mort à Dresde.
— Gobert. blessé à Moscou.
Baron et colonel en 1814, maré
dial de camp plus tard, Cdrll en
1813,
— Roinoeuf, adjudant com
mandant, nommé général napoli-
tain le 15 septembre 1812. Revient
en Franceen 1811. Baron en 1818.
retraité en 1835. Frère du général tué à la Moskowa. CLH en 1821
— Prévost d’Arlincourt repasse comme major dans la gendarmerie
d'élite le 15 septembre. Général napolitain, il rentre en Franceen jan-
vier 1815. Retraité en 1816.1.11 le 9 août 1812.
— De Rossetti. général napolitain, il a été blessé à Austerlitz et à Heils-
beg. Repris en 1830 maréchal de camp. Mort en 1840. CLH en 18.31.
Les autres officiers de l'état-major sont
— Le lieutenant de Coussy. Auditeur au Conseil d’État en 1813. Mort
en 185.3. Il était trésorier de Murat. 01.11 en 181.3.
— Le général Lambert est à la suite et rentrera. Mort en 1814.
— De Soulaigre. émigré 12 ans. Licencié en 1815.
— Le sous-lieutenant de Girardin sera blessé trois fois en 1813.
Général en 1848. Mort en 1865. LH en 1815, CUL
— Le chef d'escadron Laboullaye fait la campagne à scs frais avec
Murat, il sera dans les gardes d'honneur en 1813.
— Le général Lanier, inspecteur aux revues, mort à la Bérésina.
— Le commissaire ordonnateur Clapier, pris le 13 janvier 181.3.
Sert en 1815. LH en An XII.
— Péborde, le chirurgien de Murat, rentre.
— Léchât secrétaire de Murat, il était à Vilna en septembre 1812. auteur
de souvenirs.
LE 1er CORPS DE CAVALERIE DE NANSOUTY
Xansouh
— N'ansouty. Colonel général des
dragons en 181.3. Il sera blessé par une
balle au genou à la Moskowa. Mort en
février 1815. Grand Aigle de la LH en
180"
Scs aides de camp sont
— De Périgord, futur duc de Tal-
leyrand. contusionné à la Moskowa.
Maréchal de camp en 1818, retraité en
1839 et mort en 1879.
— D'Hervilly. lieutenant du 91 cui-
rassiers. Chef d'escadron en 1814. Il
était beau-frère de Caulaincourt et sera
réformé en 1821 comme lieutenant-
colonel. LH À Moscou.
Le chef d'état major est le vicomte de Saint Henry, général en 1813, vicomte
en 1818. .Mort d’intempérance en 1829. Ses Adjointssont Dentzel (fils du
général, blessé à la Moskowa par balle, chef d’escadron en 1813 au 6e hussards,
arrêté en 1816 pour avoir emmené les aigles du régiment, relâché par
Despinoy), De Prunelle, nommé capitaine, il sera avec Latour-Maubourg, en
181.3. Le commissaire est de Hémant de la Douïe, ancien d’Égypte, pris à
Aboukir. Sert en 1814.
L'ARTILLERIE
— Le major Chopin, nommé colonel, il sera pris el rentrera des prisons
tusses en 1814. Retraité en 1815.
À la division Bruy ères
3 officiers et 74 artilleurs de la T cie du 6e à cheval servent t pièces de 6 et deux
obusiers. Le capitaine Lasnon est décoré à Moscou. Colonel en 1821. maréchal
100
de camp en 1835 à Alger. Le Lieutenant Darcel. démissionne après Waterloo,
capitaine dans la Garde. Dabadie, retraité chef d'escadron en 1830.
À la division Saint-Germain
— Le chef d'escadron Pons. Ancien d'Amérique. Blessé à la Moskowa et
retraité en 1813.LH en An XII. Son adjoint est Cartier, chef d'escadron en 1830.
décoré à Moscou.
1rs Iet 3e cies du 5e à cheval. Servant 8 pièces de 6 et 4 obusiers de 24.
Trois officiers sont mous dont un à la Moskowa et deux à la fin de la retraite.
Deux seront pris et rentreront des prisons, retraités ensuite.
À la division Valence
— Le chef de bataillon Marthe?.. Amputé du bras droit à la Moskowa. Retrai-
té. OLH à Moscou.
Les 4e et 6e cies du 5e à cheval, servant 8 pièces de 6 et 4 obusiers de 24 ( 134
artilleurs). Deux officiers sont tues dont un à la Moskowa et un capturé, rentré en
1814.
Pour le 6e. deux officiels donnés morts par Martinien sont en fait rentrés des pri-
sons russes. Le lieutenant Judey, né à Abbeville sera colonel en 1839-
Trois officiels du I Ie his du train rentreront. Ils avaient 255 hommes.
Bruyères
I. LA DIVISION
BRUYERES
— Bruyères. Cité à Marengo. Baron,
puis général de division en 1809- U sera
blessé à la Moskowa et remplacé par Jac-
quinol. Mort le 5 juin 1813. les deux cuises
emportées j Kir im Ixxilet. Déçoit en An XII.
CLH.
Ses aides de utmp sont le chef d’esca-
dron Gauthier, né comme le général à
Sommières dans le Gard, sera blessé à la
Moskowa. puis tué à Borisov. Vesseron
sera pris à la Béresina. rentrera des pri-
sons. servira en 1815 et licencié, devien-
dra capitaine de pompiers à Sedan.
L’état major est composé de l’adjudant-commandant Tavemier. blessé le
25 juillet 1812, il n était donc pas à la Moskowa de façon certaine. Il a reçu en tout
' blessures et sera maréchal de camp honoraire en 1822. LH en .An XII. L'un des
adjoints sera porté disparu en fin décembre et l'autre rentrera.
BRIGADE JACQLTNOT
— Le général Jacquinot. volontaire de 1'91. Général de division en 1815. Il
servira en 1815. l’air de fiance en 1837, mort à Metz. À la Moskowa. il est cité corn
battant jusqu'au bout à la tête des 280 cavaliers montés qui lui restent. Le 18 octobre,
il n'aura plus que 50 cavaliers avec lui. Décoré en l'An XII. GdOLH en 1811. Ses
aides de camp sont
— Dupuy. auteur de mémoires, nommé chef d'escadron à Moscou au 7e hus-
sards. Il sera sous-préfet de Cognac en 1830. Dans ses mémoires, il précise que la
division, en arrivant à la Moskowa, n’avait plus que mille chevaux et avait été enga-
gée durement à Ostrowno puis à Valoutina.
— Delacroix, cousin du général, chef d’escadron en 1813, retraité en 1837.
•Le 7e Hussards
J’ai étudié particulièrement ce régiment en vérifiant non seulement les officiers
mais aussi les registres des cavaliers. Void les résultats obtenus.
Le 15 juillet, on compte 3" officiers et 880 cavaliers présents. Trois officiers et
181 hommes sont aux petits dépôts d'Elbing et d’Insterbourg. Le .51 juillet, on
dénombre 21 officiers et 661 hommes présents. 10 officiers et 385 hommes sont
Murai poruüi à la Moskowa un unifonne décrit de façon différente par au moins trois témoins? Pour
faber du Faur. il axait un grand chapeau avec un plumet souple et plusieurs panaches blancs. C’est ain-
si qu'il la montre dans fa gravure figurée en noir II avait un surtout bleu couvert de bnulcnes or, une
culotte blnncbe et des bottes souples beiges Pour Ipjenne, fa coiffure est différente, l'habit et la culotte
en bleu clair et une sorte de cape. C’est 1a solution de Fahcr du Faur qui a été reprise par Job.
détachés aux dépôts ou en arrière. Sont égarés 44 cavaliers et 46 aux hôpitaux en
Allemagne. Le 25 juillet, à Ostrowno, 5 officiers sont tués et 6 blessés. Dans les autres
combats précédant la Moskowa un officier est tué. Donc 4 officiers morts et 11 bles-
sés qui manqueront le 7 septembre.
À la Moskowa 1 officier tué et 4 blessés. Sept hussards, dont 2 officiers, recevront
la IJI à Moscou. Sur la totalité de la campagne, 8 officiers sont morts en Russie, 4
portés dispanis et 5 pris mais rentres des prisons. Donc, le régiment a perdu 12
offiders sur 37. Il faut noter aussi que 12 sous-lieutenants ont été nommés en Rus-
sie pair remplacer les manquants. À la fin de la retraite, à Gumbinen, Dupuy dit
qu’il n’y avait plus que 120 hommes au régiment dont 20 montés rassemblés el soli-
daires pendant la retraite.
Pour les hommes c’est plus difficile car les registres donnent des renseigne-
ments succincts. On trouve 61 mores en Russie, dont 20 avant la Moskowa. 552
hommes sont comptés disparus, pris ou déserteurs. Soixante sont échappés ou ren-
trés des prisons ou bien ont rejoint tardivement leur régiment Parmi ces prison-
niers rentrés, figure un certain Robine qui sert dans les zouaves en 1835 Donc,
492 hommes sont dispanis en Russie sur les 9-tO qui étaient censés être présents
le 15 juin 1812.au passage du Niémen. Ceci est. bien entendu, une approximation
basée sur les registres cl bien des revenants des prisons de Russie ont échappé à
ces contrôles.
Un fait est capital pour ce régiment, comme pour beaucoup d'autres, c'est l'ori-
gine des cavaliers considérés comme français alors que beaucoup provenaient des
départements conquis de l’Empire donc, français récents.
J'ai fait le relevé de ces origines des cavaliers du 7e hussards el sur les 2 850
numéros des registres de celle époque on trouve pour les départements de f Escaut
(Gand) : 194 hommes; Dpi. deJemmapcs (Charleroi) : 190; Dpt. de l'Ourthe
(Liège) : 67: Dpi. deSambre et Meuse (Namur) : 7; Dpt. des Forêts (Luxem
Ixuirg) : 3; La Dyle (Bruxelles) : 10: La lys (Bruges) : 31; La Meuse inférieure
(Maestricht) : 93: La Roer (Cologne) : 195;.Mont Tonnerre (Mayence) : 174;
Sarre : 71 : Les Deux Nèthes (/Anvers) : 66; Rhin et Moselle (Coblentz) : 5 et,
enfin. 34 étrangers d’origines diverses.
Au total, cela représente sur les registres 1140 hommes surtout Belges ou .Alle-
mands. Certains, parmi ceux qui ont élé en Russie, ont dû regagner leur ville ou
leur village. |>eu pressés de rejoindre l'armée française. De plus, de nombreuses
recrues de l'hexagone venaient des départements du Bas et 1 lam Rhin, de la Mosel-
le, de la Meurthe. C’était donc un régiment où l'on parlait beaucoup allemand.
Cas Particuliers
— Le colonel Ruiner, né près de Trêves, sera maréchal de camp honoraire
en 1822. Il a été blessé et a eu un cheval tué à la Moskovva.
— Le lieutenant Calvé de Soursac a eu la jambe droite amputée à la Mos-
kovva. Il est pris à Vilna. blessé par deux coups de sabre, renversé de son chariot
et dépouillé. Il rentrera en septembre 1814. Il servira en 1821 comme capitaine du
2 Iechasseurs malgré son invalidité.
— Le sous-lieutenant Korte. né dans le Grand-duché de Berg, sera colonel
du 1er chasseurs d'Afrique en 1840, maréchal de camp en 184.3, général de division
en 1848. Il a servi en (Afrique de 18.52 à 184,3. Mort ai 1858. Gd Cx LH en 1857.
• Le 9e Chevau-légers. (F.x 30‘ Chasseurs).
Le 15 juin 1812 il comprend : 4.3 officiers et 664 cavaliers, avec 4 escadrons. Le
.51 juillet, il n'a pins que 33 officiers et 472 cavalicis qui ne disposent que de 409
chevaux. Six officiers et 46 hommes sont dctachés pour la correspondance de Napo-
léon. Cinq officiers cl 100 hommes sont aux hôpitaux, "9 égarés et 6 pris. À la Mos-
kovva, 6 officiers sont blessés plus 2 cas douteux. .Au total, en Russie, 4 officiers tués.
I “ disparus et 8 pris rentreront des prisons.
Cas particuliers
— le colonel Gobrecht. général en 1813. sert à Waterloo, repris en 18.30.
Beaucoup d’officiers viennent des départanents conquis ou de l’étranger et par-
mi les Fiançais, 4 anciens émigres ont servi ai Autriche ou en Russie.
BRIGADE PIRE
— le général Pire a émigre, blessé à Quiberon. Revenu au service de la Fran-
101
ce, il est à cité à Austerlitz, colonel du T chasseurs. Baron en 1808, général de divi-
sion en 1813. Il sert en 1815, il est à Roquencourt. Proscrit, repris en 18.30, mort
en 1850. Détail né à Rennes. LH en 1807, CLH en 1813. GdOUI en 18.34. Ses aides
de camp sont de Montboucher (chef d’escadron en 181.3. amputé à Leipzig), de
Castelbajac, (blessé le 25 juillet 1812, blessé à la Moskowa, chef d'escadron du
16‘ chasseurs, destitué, colonel en septembre 1815. Maréchal de camp en 1826.
Lieutenant général en 1840, va en Algérie, ministre en Russie en 1849. UI en 1812,
(kl OUI en 1847).
• Le 8e Hussards
— Du Coedosquet, colonel du régiment le 11 août 1812 remplaçant Domon
nommé général près de .Mural. Blessé à la Moskowa, général en 1813. lieutenant
général en 1821, ministre de la guerre, Conseiller d'étal, reformé en 1830.
Le 31 juillet 1812. le régiment comprend 33 officiera et 745 cavaliers. 20 che-
vaux de troupe* manquent Deux officiera et 182 hommes sont détachés aux dépôts,
3 officiera et 119 hommes sont aux hôpitaux, 11 cavaliers ont été pris. À la Mos-
kowa. 4 officiera ont été blessés. Au total de la campagne. 5 officiera sont morts,
deux disparus et .3 pris mais rentrés des prisons de Russie
Cas particulière
— Le comte d'.Argout. chef d'escadron, maréchal de camp en 1823
— De Ségur. fils du Grand Maître des Cérémonies, reçoit 5 blessures à Vilna le
28 juin 1812 cl est fait prisonnier. Mort en 1818, chef d’escadron de la Garde.
— Potier, Colonel en 1828, maréchal de camp en 1840, mort en 1859.
• Le 16e Chasseurs :
le 31 juillet 1812. il compte 29 officiers et 557 hommes. 67 chevaux manquent
aux escadrons, 11 officiers et 215 cavaliers sont détachés dans les dépôts, trois offi-
ciers et 72 hommes sont aux hôpitaux., 2 officiers et 17 hommes ont été pris. À la
Moskowa, un officier tué et 7 blessés (deux cas douteux). Au total pour la cam-
pagne, 7 officiera tués. 2 disparus et 4 pris mais rentrés des prisons de Russie.
Cas particuliers
— Le capitaine Romanct. blessé à la Moskowa. colonel en 1825.
— Le lieutenant Robert de Sainte Croix, comte en 1810, héritant du titre
de son frère tué en Espagne. .Amputé d'une jambe à la Moskowa. Retraité en 181.3,
il sera auditeur au conseil d'état, puis maire d'Aigentan en 1849 et député de l'Orne
en 1850. Mort en 18<v().
BRIGADE ROUSSEL D’HURBAL
— Roussel d’Hurbal a été au service de l'Autriche en 1782. Général autri-
chien. il est rentre au service de la France en 1811. Blessé à la Moskowa et nom-
mé général de division, blessé à Waterloo. Vicomte en 1822. Mort en 1849. GdOUI
en 1846. Son aide de camp. Huot, sera chef de bataillon en 181.3 dans la gendar-
merie. Il est destitué par le Roi en 1817 pourvoi.
• Le 61' kmciers Polonais.
il compte le 31 juillet 1812:22 officiera et 246 hommes au lieu des 34 officiera
et (>43 hommes annoncés le 15 juin. À la Moskowa, ce régiment est encore plus
réduit. Un tué : le major Suchorzewski et 7 officiera y seront blessés. À Moscou. 19
kmciers sont décorés, dont huit officiers.
• Le 8e kmciers Polonais
Il compte le31 juillet 1812,21 officiers et 462 hommes commandés par le colo-
nel Radziwill. À la Moskowa. il y aura un officier tué et 5 blessés. À Moscou, 17
hommes sont décorés, dont un officier.
• Le 2e Hussards Prussien
Le 31 juillet, le major von Zieten dispose de 22 officiera et 412 hommes. A la
Moskowa un officier est tué et 6 blessés. Onze officiera avaient été décorés le 9 août
apres le combat d'Ostrovvno. Le lieutenant von Kalkreuth a laissé des mémoires.
Qnq officiers sont décorés à Moscou
BILAN DE LA DIVISION
Dupuy dit qu'il n'y avait que I (XX) cavaliers montés à la Moskowa. puis 400 à
Moscou. Murat les a cités pour le combat des Flèches.
On dénombre, pour les seuls français et pour toute la campagne, 24 officiera
morts, 25 disparus et 18 prisonniers rentrés. Le 20 novembre 1812 les 1er et 3e
corps de cavalerie réunis n'avaient plus que 176 officiera et 157 hommes montés
avec, à pied. 203 officiera et 1870 hommes armés de fusils ou de carabines.
Il est certain qu’entre le .31 juillet ( 192 officiera et 3770 hommes) et le " sep-
tembre, la p*rte en hommes s’est accrue, avec quelques combats et les hommes
laissés en arrière. La marche de Smolensk à la Moskowa. faite en masses par Murat
a fait perdre nombre de chevaux avant la bataille.
U. LA DIVISION SAINT-GERMALX
— Le général Saint-Germain, blessé à la Moskowa. comte en 181.3.Xon
activité en 1815,repris en 18.30. mort en 18.35. GdOUI en 1814.
Scs aides de camp sont le chef d'escadron Baguet (OUI en 1813). le lieu-
tenant Berger (chef d'escadron en 1821. LH en 181.3,01.11).
L'étal-major est composé de de Laville (émigré revenu en 1800, baron, puis
comte, général en 181.3) et de son adjoint Ravault de Kerboux (2 chevaux tués
à la Moskowa. chef d'escadron en 1814, major en 18.35. retraité en 184.3).
L'ARTILLERIE
Sept officiera et .512 hommes à la Moskowa ( 1et 3e des du 5e à cheval). Ils ont
8 pièces de 6 et 4 obusiers de 24.
— Le chef d'escadron Fons a servi en Amérique de 1779à 1782. Blessé à la
Moskowa. il sera retraité en 181.3.
— la? capitaine Pache. chef de bataillon en 181.3, il sera lieutenant-colonel,
puis colonel en 1822. fait baron par Charles X. retraité en 18.32.
— Le lieutenant Froussard a 2 chevaux tués.
Un officier sera tué à la Moskowa. deux autres sont capturés et rentreront des
prisons (donnés comme morts par Martinien).
BRIGADE BRUNO
— Le général Bruno, né à Pondichéry, neveu de Law de Lauriston: Grand
écuy er de Hollande. Sert à Waterloo. Mort en 1861. Son aide de camp est D'Arcy:
ancien page du roi de Hollande, mort de phtisie en 1814.
• Le 2e Cuirassiers.
— Le colonel Baron Rolland, cité à la Moskowa. .Amputé à Wachau et nom-
mé général commandant des Invalides. Mort en 1848.
Le 5 août 1812. le régiment a 31 officiera et 459 cavaliers. 6 officiera et 480
hommes sont détachés en arrière à Kovno, à Hanovre. 26 sont aux hôpitaux. À la
Moskow a. un officier est tué et 7 blessés. Au total de la campagne, 4 officiers tués
et un disparu, 2 prisonniers rentreront.
Cas particuliers
— Dix officiera feront partie de l 'escadron sacré et le chef d'escadron Dubois
commandera dès Moscou 4(XX) cavaliers à pied. 3(XX) autres seront confiés à Des-
saignes du 1er cuirassiers.
—Thirion, dit de Metz, sous-officier du régiment a laissé des souvenirs, il sera
capitaine en 1822. Il note en particulier que le régiment s'est placé à droite du ravin
de Semenovskoïe. étant devant les W estphaliens de Junot.
BRIGADE BESSIÈRES
— Le général Bessières. frère du maréchal, blessé à la Moskowa, non activi-
té en 1815, repris en 1818. CLH en 181.3. Son aide de camp d'Haucourt. blessé à
la Moskowa. sera capitaine à Saumur en 1820 et licencié en 1822.
• Le 3e cuirassiers
Le régiment compte le 5 août 1812.31 officiera et 587 hommes. Cinq officiers
et 440 cavaliers sont en arrière, dans les dépits et 27 aux hôpitaux. À la Moskowa.
un officier tué et 14 blessés. Au total de la campagne, .3 officiera tués, 6 disparus et
2 pris rentrés des prisons. Trois officiera ont été nommés en Russie.
Cas particulier
— Le sous-lieutenant de Rilliet (a un frère au 1er cuirassiers, auteur de
mémoires) sera général en I848. puis général de division en 1851 et mourra à
Strasbourg en 185.3.
BRIGADE QUEUNOT
Le général est blessé à la Moskowa par un boulet à la cuisse droite. Retraité en
181.3.
102
PREMIER CORPS DE CAVALERIE DE RÉSERVE
lrt DIVISION DE CAVALERIE LÉGÈRE
10.5
Aathv Jouineau .< Histoire & Collections 2000
• Le 9e cuirassiers
— Le colonel Murat-Sestrières. blessé à la Moskowa, nommé général en
1813, aura une cuisse emportée à Dresde el sera mis à la retraite.
Au départ, le régiment a passé le Niémen avec 34 officiers, ‘XX) cavaliers et 970
chevaux., chiffre officiel théorique. Le régiment comptait, le 5 août, 34 officiers et
534 cavaliers. Quatre officiers el 437 honunes sont en arrière, dont un escadron
de marche qui ne dépassera pas Vilna ou Borisov. Il n’y a plus que 1(X) chevaux par
escadron. À la Moskowa, 4 officiers et 10 cavaliers sont tués, un pris et disparu
compté mort, et 9 blessés. Sur l’ensemble de la campagne, huit officiels sont morts,
huit sont portés disparus et quatre rentreront des prisons lusses, dont deux ont été
considérés comme morts par Martinien.
Cas particuliers
— Deux officiers ont eu des sabres d’honneur, un autre a été l’un des premiers
décores au camp de Boulogne, tous les trois rentreront directement et seront retrai-
tés plus tard.
— Le sous-lieutenant de Chalendard finira maréchal de camp en 1846.
Dans une lettre écrite en janvier 1813, un capitaine dit que le régiment n'a pas
chargé à la Moskowa?
• Le 1er Lanciers
À la Moskowa. il n’aligne que deux faibles escadrons commandés par le chef
d’escadron Dumanoir qui sera tué à Waterloo.
Sont présents le 5 août, 14 officiers et 209 cavaliers. À la Moskowa, 2 officiers
seront blessés. Sur l’ensemble de la campagne, on trouve 2 morts, 4 disparus et 4
pris rentrés en 1814.
Cas particuliers
— Le colonel Dennoncourt rejoindra à Moscou avec des renforts le 11 octobre
1812. Ce colonel sera nommé général en 1813, c’est un ancien d’Égypte, baron. Il
sert en 1815 et sera impliqué en 1821 à Belfort. En 1832 il est en Bretagne. Cl. LH.
— Le capitaine Vaudeville, né à Saint-Nicolas du Port (Meurthe), a été requis
en 1793 étant alors séminariste. Il était « La bravoure même », Chef d’escadron en
1813. Il sera licencié en 1815. Blessé huit fois. Il deviendra chanoine à Nancy et
mourra en 1840. IJI en l’an Xll. 01.11 en 181.3.
BILAN GÉNÉRAL DE IA DIVISION
À la Moskow a. elle alignait environ 1800 cavaliers et les artilleurs avec leurs 36
pièces. Sept officiera ont été tués et 37 blessés, auxquels il faut ajouter un artilleur
tué et un blessé. En Russie, au total. 17 morts, plus un artilleur. 19 disparus et 14
prisonniers rentrés. 61 officiera feront partie de la 1* compagnie de l'escadron
sacré.
III. LA DIVISION VALENCE
Ce général, parti en 1793 avec Dumouriez, sénateur. Il est rappelé en 1808. Il
quittera Moscou, malade, le 25 septembre.
BRIGADE REYNAUD
Le général, ancien d'Égypte. sera retraité en 1824.
• Le 6e Cuirassiers
— Le colonel baron Martin perdra le bras droit à Waterloo.
À la Moskowa. 1 officier tué, 2 officiers blessés. Il y a eu 22 cavaliers tués et 26
blessés. 85 chevaux ont été tués. Il semble donc que le régiment a assure surtout
le soutien de l’artillerie (2 compagnies du 5e à cheval). En Russie, on compte en
tout 5 officiera tués, .3 disparus et 4 prisonniers rentrés.
BRIG ADE DEJEAN
Le général deviendra aide de camp de Napoléon en 1813 et général de division.
Exilé, il rentre en 1818. Pair en 1824. Mort en 1847. Gd Cx IJI en 1843
• Le 1Ie Cuirassiers
— Le colonel Dudaux, ancien d'Égypte. général en 1813.
Au départ : ,33 officiera et 650 honunes annoncés. À la Moskowa, un officier est
blessé el six ont leurs chevaux tués. Donc ce régiment n'a probablement pas char-
gé, mais est resté en soutien. En Russie, 4 officiera morts, 7 disparus et 7 prison-
niers rentreront en 1814.
— Le chef d’escadron Gusler sera maréchal de camp en 18,32.
BRIGADE LAGRANGE
— Lelièvre, comte de Lagrange, commandera le quartier impérial pendant
la retraite. Pair en 1832, sénateur en 1859.
• Le 12e Cuirassiers.
Un officier tué et 6 blessés à la Moskowa dont 3 avec leurs chevaux tués par un
boulet, toutes les blessures sont dues à des boulets ou des éclats. U* régiment est
donc probablement, lui aussi, resté en soutien. En Russie, pour toute la campagne :
9 tués, 9 disparus et 4 prisonniers rentreront.
• Le 5e Chevau-Légers.
Seulement 1 escadron au départ avec le chef d’escadron Guérin. Le colonel
Chabert qui a servi en Amérique sera maréchal de camp honoraire en 1816. A la
Moskowa 2 officiers sont blessés. En Russie. 3 officiera morts, 8 dispanis et 5 pri-
sonniers qui rentreront.
BILAN GÉNÉRAL DE LA DIVISION
A la Moskowa deux officiera tués et 11 blessés. La division a donc été probable-
ment gardée en soutien. En Russie, pour la campagne, 20 officiera morts, 27 dis-
parus et 20 prisonniers qui vont rentrer.
BILAN GLOBAL DU 1er CORPS
Il est difficile à établir pour la division légère, car les relevés des régiments étran-
gers manquent, rappelons seulement quejacquinot n’a plus avec lui à la fin delà
bataille que 280 cavaliers montés disponibles. On compte à la Moskowa. 15 offi-
ciera morts et 93 blessés.
La cavalerie légère a eu 5 officiera tués. 44 blessés. Les cuirassiers, quant à eux.
auront 9 officiera tués et 48 blessés, plus deux officiera d’artillerie touchés : un tué
et un blessé.
On peut en déduire qu’il y a eu un peu plus de 150 cavaliers tués pour ce corps
|K*u engagé, mais qui a perdu beaucoup de chevaux du fait des tira de l'artillerie
russe. En Russie, au total de la campagne, 65 officiers morts, 6“ disparus et 52 pri-
sonniera qui vont rentrer en 1814 ou 1815.
LE 2e CORPS DE CAVALERIE DE MONTBRUN
Le général, digne successeur de Lasalle. va. au cours de la bataille, rechercher
une position moins exposée pour ses cavaliers. C'est à ce moment-là qu'il va rece-
voir en pleine poitrine un boulet mortel. Auguste de Caulaincourt est alors dési-
gné pour le remplacer.
Ses aides de camp sont Huber (Lieutenant général en 1825), Martin et de
1Jndsay qui rentreront directement. Galon, pris en décembre, reviendra des pri-
sons. Le chef d’état-major est Vi alliiez, général en 1815 et baron. Il sera suspen-
du en 1814 pour désobéissance, blessé à Waterloo. Repris en 1822, il est fait vicom-
te en 1824, Lieutenant général en 18,57. Gd OLII en 1843.
LARTII1ER1E
Compagnies du 2e régiment d'artillerie à cheval et du 1er. Parmi les officiers on
citera le baron Séruzier. pris en décembre il rentrera; le capitaine Legriel est
maréchal de camp en 1840, meurt en 1868; le lieutenant Schmitt, amputé du
bras droit à la Moskowa; le lieutenant Mayol de Lupé. pris le 18 octobre 1812,
rentrera de Russie; le lieutenant .André, général en 1852.
I. LA DIVISION DE CAVALERIE LEGERE DE PAJOL
À la tête de la division le 9 août 1812. Il a remplacé Sébastiani.
104
PREMIER CORPS DE CAVALERIE DE RÉSERVE
lrv DIVISION ET 5e DIVISION DE CUIRASSIERS
Cavalier Cavalier Cavalier
du 6r cuirassiers du 11e cuirassiers du 12e cuirassiers
\H(bv /omneoa < Histoire 6 Collections 2000
105
Mnnlhrun Pajol
BRIGADE BLRTHE
Le général sera blessé à la Moskowa, pris le h novembre, rentré en 1814.
• Le 5e Hussards
— Le colonel Meuziau. blessé à la Moskowa, il sera général en 1813, puis
lieutenant général en 1825.
A la Moskowa, trois officiers sont tués et 16 blessés. Pour quelques officiers,
nous avons les détails de leur blessure. Par exemple, certains ont reçu des coups
de lance, une balle: le sous-lieutenant Hartmann a été blessé en prenant une piè-
ce dans la redoute. Le régiment a donc été fortement engagé à droite de la redou-
te et s’est heurté aussi à la cavalerie russe, Le régiment qui avait encore le lw juillet,
34 officiers et 691 hommes n'a plus, à la revue de Moscou du 20 septembre, que
28 officiers et 3’5 cavaliers dont seulement 249 sont montés. Au total, en Russie.
7 officiers morts. 3 disparus et 6 pris qui rentreront en France
Cas particuliers
— Le sous-lieutenant d'Hanc de Stccnhuyse. belge, il sera général en 18,31
et Grand Écuyer du roi Léopold en 18.36.
— Duval. né à Mons, sera général en 1830.
• Le 9l Hussards
— Le colonel Maignct a 2 chevaux tués à la Moskowa. Il commandera le
département de la Charente en 1814.
A la Moskowa, 2 officiers sont tués et 5 blessés. Au total, en Russie. 5 officiers
morts. 2 disparus et 3 pris rentrés des prisons. Le régiment avait le ltT juillet vingt
et un officiers et 721 hommes dont seulement 652 montés. À la revue de Moscou,
l'effectif est tombé à 20 officiers et 142 cavaliers montés.
Cas particulier
— Le chef d'escadron marquis de Faudoas-Barbazan, colonel exilé en
1815, il sera maréchal de camp en 1829. Il sert en Afrique, puis Lieutenant géné-
ral en 18.38. Mort à Bordeaux en 1814.
BRIGADE SA1NT-GENIÈS.
Le général, ancien d'Egypte où il a commandé les « Dromadaires ». Blessé et
pris le 15 juillet, il est rentré en 1814. Il sert en 1815. mis en non activité, repris
en 1818, vicomte en 1822. Lieutenant Général en 18.35.Gd OUI en 1832. Son pos-
te est tenu à la Moskowa par le colonel Désirât du I Ie chasseurs.
• Le 1T Chasseurs
Le colonel Désirât sera tué |>endant la bataille.
Le 1" juillet, vingt-sept officiers et 582 hommes, il manque déjà 19 chevaux A
la Moskowa, un officier tué et 5 blessés, l'un d'eux a reçu 25 coups de lance et
laissé |X)itr mort. Il sera pris le 18 octobre et porté ensuite disparu. Pour les pertes
en hommes on totalise 35 tués et 52 blessés. Au total de la campagne. 6 officiers
morts. 4 disparus et i prisonniers qui rentreront en 1814. À Moscou, il n’y a plus
que 234 cavaliers dont seulement 174 montés.
Cas particuliers
— .Nicolas remplace le colonel, c'est un héros d’Arcole. Maréchal de camp
en 1823. Mort en 1854. LH en An XII.
— Le baron Morlant. fils du colonel de chasseurs à cheval de la (iarde tué à
Austerlitz, sera blessé à la Moskowa, décoré à Moscou, blessé deux fois en 181.3
et mort en février 1815.
— De Lcsparda a commandé le premier peloton entré dans Moscou. Il sera
colonel du 4e hussards en 1838 et retraité en 1849.
— Guichard sera colonel du 3e cuirassiers en 1841.
• Le 12l Chasseurs.
— Le colonel Ghigny est blessé le 8 août. 1.11 an XII. Il est remplacé par de
La Bourdonnaye. qui, bien que blessé, restera à son poste le plus longtemps pos-
sible. Maréchal de camp en 1821. il mourra en 1844.
À la Moskowa. 2 officiers tués, 11 blessés. On possède les pertes des hommes,
elles donnent 19 cavaliers tués et 68 blessés ou démontés sur les 280 envoyés au
combat. La revue de Moscou donne 29 officiers et 421 hommes dont une parte
montée. On a dû encore essayer de gonfler un peu les effectifs. Quatre LH sont
données En Russie, au total, 10 officiels tués, I disparu et 5 pris revenus en 1814.
Cas particuliers
— De Chahannes de la Palice, pris en décembre, rentré. Général en 18.30.
— De Basseville. colonel en 184O au 91' dragons. Maréchal de camp en 1846.
— Deux officiers ont laissé des mémoires : Aubry et Ducque
BRIGADE SL BERVIE
— Suben ie est né à Lectoure comme Lannes, blessé à la Moskowa. Il corn
mande, en théorie, trois régiments étrangers qui à Moscou n'ont plus que 500
cavaliers. Ces régiments sont, d'après l étal des effectifs. dressé à Moscou : le 1er
lancier prussien ( I officier tué et 3 blessés), le 3*’ chasseurs de Wurtemberg
( I officier nié et 6 blessés), le 1OV hussards polonais ( I officier tué et " bles-
sés).
II. IA DIVISION WATIER DE SAINT ALPHONSE
Le général, comte, sera à Waterloo et placé dans la réserve en 18,39.1 n aide de
camp. Dupont d'Herval, est tué à la Moskowa :
L'ARTILLERIE
Elle comprend les compagnies 1 et 1 du 2V à cheval. Us disposent de 8 pièces
de 6 et de 4 obusiers de 24. Le chef d'escadron Romangin sera tué à la Mos-
kowa. Le capitaine Legriel sera général en 1840.
BRIGADE BEAUMONT
Le général, ancien d'Egypte, est nommé général de division en Russie. Il mour-
ra le 16 décembre 1813 à Metz. Son aide de camp. Devin de Fontenay, sera
blessé en entrant l’un des premiers dans la Grande Redoute. Il sera lieutenant-
colonel en 1811. Mort en février 1815.
• Le 5e Cuirassiers
— Le colonel Christophe, s'est échappé des pontons anglais en 1810. il sera
retraité maréchal de camp honoraire en 18.30.1.11 en An XII. OUI à Moscou.
Le 31 juillet, le régiment compte .33 officiers cl 539 hommes. A la Moskowa. un
officier est tué et ’ blessés. On sait aussi que 11 cavaliers ont été tués et 7 pris. Les
blessés l'ont été par des bai'onncttes. À Moscou, les chiffres sont tombés à 28 offi
ders et 406 cavaliers avec seulement 286 chevaux. Les renforts (4 officiers et 106
hommes) ont rejoint à Moscou où 5 croix de la IJI sont attribuées, dont une au
vétérinaire Bourjat. Au total de la campagne. 4 officiers tués. 4 disparus et 2
pris rentrés en 1814.
Cas particuliers
— Le capitaine de Vergçz sera dief d'escadron de gendarmerie à Alger en 1832.
— Le capitaine Rémy qui a reçu un sabre d'honneur sera baron en 1813 et
retraité après Waterloo.
— Le capitaine de Jonvaneoiirt capture le général Ukliatchev dans la redou-
te. Ucencié en 1815, il retournera dans 111e Bourbon où il est né et en comman-
dera la milice jusqu'à sa mort en 1826.
— le capitaine de lanipinel né à Vesoul en 1781. Emigre, il a servi al armée
de Coudé, puis au service russe jusqu'en 1801. Blessé à Austerlitz et à Wagram.
Blessé à la Moskowa par coup de baïonnettes, il sera pris le 18 octobre 1812 après
avoir reçu 6 nouvelles blessures. Rentré en juin 1814. Retraité comme chef d'esca-
drons en 1828.
106
£ WW/ O iiMHinof.zipity
107
— Le sous-lieutenant Du Pré finira général major bel-
ge. Il a été blessé et a eu 2 chevaux tués à la Moskowa
Trente-trois pour cent des cuirassiers étaient originaires
des départements conquis. Sur les registres. 117 hommes
figurent comme anciens de Russie rentrés. 431 sont mar-
qués disparus et 18 comme rentrés des prisons.
BRIGADE DORNES
Le général mourra à Vilna le 29 novembre.—Son aide
de camp. Vast-Vimeux, sera général après 1830.
• Le 8V Cuirassiers.
— Le colonel Iwon Grandjean est blessé daas la Gran-
de Redoute. Blessé à Waterloo, il sera retraité en 1816.
A la Moskowa, 2 officiers tués et 16 blessés (pour 6 il est
précisé : « dans la Grande Redoute »). Dix-huit cavaliers
sont tués et 64 blessés. À Moscou, on compte théoriquement 34 officiers, 518
hommes dont 387 montés. Au total, en Russie. 4 officiers morts, 4 disparus et 1
pris rentré.
Cas particuliers
— Baillencourt sera colonel du 1er cuirassiers de la Garde en 1824. Il a avec
lui son frère, centaine, qui mourra de blessures en 1813. à Mayence.
— Le sous-lieutenant Gobin est blessé par des baïonnettes en se précipi-
tant avec quelques cavaliers sur un groupe d'infanterie russe qui cherchait à reve-
nir dans la redoute. Il sera major au 5e chasseurs en 1829. OUI en 1829.
Sur les registres on trouve 360 hommes morts ou disparus en Russie et 32 ren-
trés des prisons.
BRIGADE RICHTER
— Le général Baron Richter a été au siège de Toulon, en Égypte. GUI en
1825.
• Le 10e Cuirassiers
— la; colonel Fnutck ayant été mis à la retraite. Le nouveau colonel nommé
conduit un régiment de marche, il ne sera donc pas à la bataille
À la Moskowa, 1 officier tué et 7 blessés pour un régiment sûrement très faible.
A Moscou, on compte : 35 officiers et 415 cavaliers dont 88 non montés.
— k* chef d'escadron Béthune est cité comme étant à la tête du premier
peloton qui est entré dans les carrés russes ébauchés après la prise de la redou-
te. Il sera major en 1813. 01.11 en 1814.
— Le capitaine Schleinker. enfant de troupe au régiment est blessé à la Mos-
kowa et a son cheval tué.
— Le capitaine Duclos. né à Bemot près de St Quentin, amputé à la Mos-
kowa il sera retraité au retour en 181.3.
Pendant la campagne. 6 officiers morts, 6 disparus et 3 prisonniers rentrés.
• Le 2e Chevau-Légers.
— Le colonel Berruyer. blessé le 18 octobre. Général en 1814. il sera accu-
sé d'avoir abandonné Soissons. Blessé gravement le 16 juin 1815, il va mourir en
juillet 1816. IJI en An Xll pour Marengo, 01.11 à Moscou.
À la Moskowa. 1 officier tué et 4 blessés. Au total. 4 officiers morts en Russie, 7
disparus et 4 rentrés des prisons en 181 4. Le régiment est très faible à 2 escadrons.
Le 31 juillet, on comptait 4 officiers et 223 cavaliers montés. À Moscou 5 officiers
et 113 cavaliers.
Cils particuliers
— Le capitaine Canuet sera général en 18.35. De très nombreux officiers sont
des anciens d’Égypte car ce régiment dérive du 3e dragons. Ils sont 8 anciens, six
rentreront et survivront à l'Empire.
III. IA DIVISION DEFI» (4e DE CAVALERIE LOURDE)
— Le général comte Defrance (Il est fils d'un conventionnel n'ayant pas voté
la mort du Roi) sera blessé à la Moskowa. Écuyer du Roi. GdCxLH en 1829.
Son aide de camp De Varaigne sera maréchal de camp en 1843. Son chef d'état-
major l'adjudant-commandant Mergez a reçu un sabre et deux pistolets d'hon-
neur. Il sera pris, blessé le 18 octobre.
Il sert en 1815. nommé maréchal de camp honoraire en
1823, il fondera une filature à Cl talons.
ARTILLERIE
— Le chef d'escadron Parizet. 3e et 4*' compagnies
du 6e à cheval.
BRIGADE PAUETRE DE LAMOTTE
Le général suivra le Roi en 1815-Lieutenant- général en
1821 et retraité en 1830. Son aide de camp. Frémaux. sera
blessé à la Moskowa. L'autre aide de camp Robinet-Mal-
leville sera pris, blessé, le 18 octobre. Rentré, il sera réfor-
mé pour obésité en 1827.
• Le ltr Carabiniers
— Le colonel Laroche. Blessé deux fois à la Moskowa, il sera général en
1813. Commandant en Charente, il en sera le député en 1815. LH en An Xll.
k régiment est compté le 1er juillet comme ayant 38 officiers et 676 hommes.
Le 7 septembre, peut être environ. 500 cavaliers pas tous montés. À la Mosko-
wa, 3 officiers sont tués, 3 pris et 11 blessés. Au total, dans la campagne. 4 offi-
ciers sont morts. 3 disparus et 4 prisonniers rentrés
Cas particuliers
— Le lieutenant de Lariboisière sera tué dans le combat contre les che-
valiers gardes.
— Cruquenbourg de Fourneaux, blessé de 3 coups de baïonnettes, sera
général belge, mort en 1858. En juin 1815 il était avec Davout.
— Le sous-lieutenant comte de La Rochejaquelin. a servi 6 ans dans
la marine anglaise. Nommé au régiment en 1809. il est blessé et pris au milieu
des carrés russes à la Moskowa. Rentré en 1814. il sera maréchal de camp en
1818. licencié en 1830, repris en 1831. il démissionne en 1833 refusant de prê-
ter serment.
BRIGADE CHOUARD
Le général blessé 2 fois à la Moskowa. Il aura des ennuis de santé en 1815.
Retraité en 1815 et repris en 1830 jusqu’en 1833. Son aide de camp Benoist
sera colonel en 1845.
• Le 2e Carabiniers
Le colonel Blancard. fils de Constituant, a reçu un sabre d'honneur. Contu-
sionné à la Moskowa, il sera général en 1813. Blessé à Waterloo, mis en non
activité, repris en 1830. lieutenant général en 18.55.
Le 1er juillet, il compte 37 officiers el 650 cavaliers. Donc le 1er septembre
environ 500. A la Moskowa. 2 officiers et 22 cavaliers tués et 12 pris. 13 offi-
ciers blessés et 4 qui ont eu un cheval tué. Les blessures sont faites par des sabres
el deux fois par des lances. Au total de la campagne. 11 officiers morts. 6 pri-
sonniers tous rentrés. Sur les registres, on relève environ 440 hommes tués, pris
et disparus en Russie et 26 rentrés des prisons de façon certaine. De plus. 255
cavaliers figurent comme ayant fait la campagne de 1812. Enfin. 23.3 % des
hommes viennent des départements conquis.
Cas particuliers
— Benoît, capitaine, a été blessé deux fois par coups de sabre à la main
gauche à la Moskowa. Titulaire d'un sabre d’honneur en l’An XI. Sert en 1815
comme chef d'escadrons. Licencié, il rentre chez lui à Soissons.
— De Mailly. fils du maréchal, est ramené blessé dans une calèche de l'Empe-
reur avec le prince de Bauveau, blessé lui aussi et qui était sous lieutenant au
1er carabiniers.
BR1GADE BOUVIER DES ECLAZ.
Le général baron, capitulera à La 1 laye en 1813 et sera mis en non activité.
• Le 1er Cuirassiers
— Le colonel Clerc, né à Lyon, il sera Maréchal de camp en 1814. il mour-
ra en 1844. OLII après Austerlitz, GdOLH.
108
DEUXIÈME CORPS DE CAVALERIE DE RÉSERVE
2e DIVISION ET 4e DIVISION DE CUIRASSIERS
Brigadier
du 5e cuirassiers
Brigadier
du 8e cuirassiers
Cavalier
du 10v cuirassiers
Trompette
du 1er cuirassiers
Maréchal-des-logis chef
du 4e chevau-légers
Brigadier
du 1er carabiniers
Aitdyêjuuirienu © Hisloitv& CoHectiaus 2000
109
Le régiment compte le 1er juillet, 37 officiers et 475 cavaliers montés. En deux
mois, ces chiffres vont baisser en hommes et en chenaux. À la Moskowa, 3 offi-
ciers sont blessés. Au total en Russie. 3 officiers morts, 7 disparus et 3 pris mais
rentrés
— Le chef d'escadron Dessaignes, qui a reçu un sabre d’honneur en
l'An XI, commandera à Moscou 3(NX) cavaliers à pied.
• Le 4e Chevau-Légers
— Le colonel Deschamps conduit un régiment de marche qui rejoindra
Moscou avec des renforts pour la division.
Ils ne seront donc pas à la Moskowa où le régiment aligne très peu de cava-
liers. C'est le capitaine Faget qui commande les trois compagnies présentes (le
1" juillet, 4 officiers et 104 hommes). Deux autres régiments de marche se diri-
gent aussi vers Moscou avec 12 officiers et 286 hommes.
A la Moskowa : 1 officier tué, 1 blessé. Le capitaine Faget a commandé 5
charges près de la grande redoute.
BILAN GÉNÉRAL DU 2e CORPS DE RÉSERVI DE CAVALERIE
Il n'est possible de façon précise que pour les officiers.
À la Moskowa, on compte 24 officiers tués et 113 blessés. En ce qui concer-
ne le nombre des cavaliers tués pendant cette bataille, il ne faut pas oublier que
ce corps a été engagé à fond, or nous avons les chiffres des pertes en cavaliers
pour les régiments les plus exposés.
Au total de la campagne, 61 officiers sont morts, 42 disparus et 45 rentreront
en 1814 des prisons de Russie.
LE 3e CORPS DE CAVALERIE DE GROUCHY
Grouchy
Ses aides de camp sont Carbonel
(blessé à la Moskowa, maréchal de
camp en 1830. Retraité en 1841. OLH à
Moscou. CLH en 1830),
Rogé (décoré à Moscou, héros de
Vauchamps et nommé colonel sur le
champ de bataille, a eu 7 chevaux tués
à Waterloo où il chargeait à la tête du
1er carabiniers, maréchal de camp en
18,32 et mort en 1854), Gramont
d’.Aster (blessé à la Moskowa, décoré
à Moscou, colonel en 1814, Pair de
France en 1819, mort en 1825), Le
Doulcet de Pontécoulant. jeune
frère de la comtesse de Grouchy,
sortant de Saint-Cyr (Carbonel lui
donne des leçons de cheval) il sera blessé le 24 novembre et présumé mort, pris,
il rentrera de Russie, réformé. Il part pour le Brésil.
— Le chef d'état-major est le marquis de Jumilhac. émigré, a participé à
Quiberon. Repris en 1808. Blessé à la Moskowa. Général en 1813, puis lieutenant
général à la fin 1815. Il présida le conseil de guerre qui fit fusiller le général
Chartrand. Mort en 1826.
ARTILLERIE
— Griois major du Ie à cheval. Maréchal de camp en 182.3.OUI à Moscou.
Il dispose de 16 pièces de 6 et 8 obusiers de 24 servies par les 4e et 5e compagnies
du 6e à cheval. Un officier sera porté disparu et un autre pris rentrera en 1814.
I. IA DIVISION CHASTEL (3e DE CAVALERIE IÉGERE)
— Le général Chastel, ancien d'Italie el d'Égypte. Il vient de la Garde et sert à
Waterloo. U meurt en 1826 à Genève. GUI en 181.3,
— De Lacroix est son chef d'état-major. U sera général en 1815. annulé puis
honoraire en 1818. Repris en 1831, mort en 18.38.
BRIGADE GÉRARD
Le général, homonyme du futur maréchal, sera général de division en 1813.
.Aide de camp du duc de Nemours en 1832, année de sa mort. Son aide de camp,
Geoffroy, rentrera et sera chef d’escadrons en 18,30.
• Le 6e Chasseurs
— Le colonel Ledard reçoit deux blessures au ventre dans la redoute et
meurt le lendemain.
Le 1er août, le régiment compte 29 officiers et 460 hommes. Il recevra des
renforts plus tard. À la Moskowa, on dénombre 1 officier tué, 16 blessés et de
nombreux chevaux tués. Au total de la campagne, 2 officiers morts, et 6 disparus
(dont trois officiers de santé et le titulaire d’un sabre d'honneur).
Cas particuliers
— Le chef d'escadron Feuillebois. commande après les blessures du
colonel. Ancien de 1792, il aura deux chevaux tués mais restera à la têle du
régiment. Il sera major en 181,3. LH en 1809.
— Deconquans. Il a tué plusieurs cosaques, mais son cheval est tué et il
reçoit des coups de baïonnettes en entrant dans un carre russe à la Moskowa.
Chef d'escadron en 1813. il sert à Waterloo et sera lieutenant-colonel en 1831.
— U- capitaine Quentin « traverse deux fois l'infanterie à la tête du F
escadron en faisant des dégâts terribles, rallie le régiment et a le bras cassé
Pendant la retraite, il ramène 4(X) cavaliers montés sur la Vistule. Il est félicité par
Murat.
— Le lieutenant Estève a un cheval tué et reçoit une blessure en entrant un
des premiers dans un carré russe.
— Le lieutenant Carrion, a 4 blessures et deux chevaux tués. Il entre un des
premiers dans un carré.
— Le sous-lieutenant Bezou se fait remarquer en ralliant les cavaliers pour
une charge contre les Chevaliers Gardes russes.
— Le sous-lieutenant Berger a chargé 5 fois, bien que blessé, il reste
jusqu'à la nuit.
• Le 25e Chasseurs
— Le colonel Christophe a reçu un suivre d'honneur. Blessé par un bisaüen
à la Moskovva. il sera général en 1813 et retraité en 1815. Son frère est colonel du
5e cuirassiers.
Le 1er août, le régiment compte 22 officiers et 436 hommes montés. À la
Moskowa, 16 officiers sont blessés. Au total, pour la campagne de Russie, I
officier est mort, 5 sont disparus et 1 pris est rentré.
Cas particuliers
— Le comte de Potier, chef d'escadrons, il remplace le colonel blessé
maigre une contusion. Colonel en 1813. il suit le Roi en 1815. Maréchal de camp
en 1817, mort en 1840.
— Le capitaine Tey nard. il a enfoncé un carré russe et fait une charge contre
la cavalerie. Décoré à Moscou. Mort en 181.3, chef d'escadron.
— Potier, jeune maréchal des logis, pris en novembre 1812. Rentre il sera
dans la garde en novembre 1815. Colonel en 1848, général en 1854, il ira au
Mexique et mourra en 1871.
BRIGADE GALTHRIN
Le général est capturé « mourant » le 19 novembre 1812, il rentrera en
181-t et servira à ligny. Ses deux aides de camp pris avec lui rentreront.
• le 6* Hussards
— Le colonel Vallin, général le 5 décembre 1812. Général de
division durant les Cents Jours, annulé. Vicomte en 1822 Lieutenant
1 to
TROISIÈME CORPS DE CAVALERIE DE RÉSERVE
3e DIVISION DE CAVALERIE LÉGÈRE ET DRAGONS
Andiv /ohOmiu i Histoire & Codéelions 2000
111
général en 1823. Gendre du baron Garant, directeur de la Banque de France. LH
en .An Xll. Le 1er août, le régiment dispose de 27 officiers et de -t 18 hommes
montés. Des renforts rejoindront à Moscou A la Moskowa, 3 officiers sont tués et 3
blessés. Au total, en Russie. 7 officiers morts. 6 disparus et 4 pris rentrés.
Cas particuliers
— Nicolas, nommé colonel du 1 Ie chasseurs à Moscou. Général en 1823.
— Vîllatte. ancien aide de camp de Bemadotte. baron en 1818. maréchal de
camp en 1825
— Le sous-lieutenant Raoul sera maréchal de camp en 1841.Il a eu 2
chevaux tués à Ligny.
— Utvoy de Closmadeuc. aide de camp de Piré en 1815. il sera maréchal de
camp en 1845.
— L'adjudant Moyard. pris à la Bérésina, il sera colonel du 1er chasseurs en
18.30 et ira chez Méhémet Ali en 1833. Mort en 1862.
• Le 8‘Chasseurs
— Le colonel Talleyrand de Périgord, neveu de Talleyrand. Maréchal de
camp en 1814. lieutenant général en 1823. OUI à Moscou.
Le 1“ août, le régiment a 32 officiers et 562 hommes A la Moskowa. 10 officiers
blessés. Au total, en Russie. 2 officiers morts, 6 disparus et 4 pris rentres.
Cas particulier
— Le chef d'escadron Planzeaux, né à Marseille en 1772, s'engage à 11
ans. Héros de 1813. Héros de Saint Dizier en 1814. Colonel du 2e dragons en
1815. maréchal de camp en 1831. Retraité en 1834. IJI en An XII. OLH.
H. LA DIVISION LA HOUSSAYE
Le général sera blessé à la Moskowa. Il sera pris à Vilna et à sa rentrée, en
1814. sera mis en disponibilité. Ses aides de camp seront pris avec lui. Un est
disparu et deux rentreront en 1814. Ils ont été tous les deux blessés à la Moskowa
Le chef d’état-major est Gaumont, duc de la Force. Émigré rentré en 1807.
Maréchal de aimp en 1814. Le chef adjoint est Dugommier. dit Chevigny. 3e fils
du général. 11 est qualifié « d'ivrogne sans talent ». Pris, il mourra à Saint-
Pétersbourg. IJI en An Xll. L'adjoint Mathieu, deviendra colonel en 1818 quant
à l'adjoint Lauzer, il meurt à Vilna
ARTILLERIE
Commandée par le chef d'escadron Reisser, lieutenant-colonel en 1814.
Avec les 4e et 5e compagnies du 6e à cheval.
BRIG ADE Tl I1RY
Le général est titulaire d'un sabre d'honneur, il sera blessé 3 fois à la Moskowa
Retraité en août 1815. CLH. Ses deux aides de camp rentreront.
• Le 7e Dragons
— Le colonel est le Baron de Sopransi. fils de madame Visconti. Il a capturé
le général de Wimpfen à Austerlitz et reçu pour cet acte la IJI. Devenu aide de
camp de Berthier en 1807, il est blessé à la Moskowa général en 1813, il meurt à
Paris en mai 1814.
Le 1er août, le régiment comprenait 26 officiers et 411 cavaliers montés. À la
Moskowa I officier tué et 10 blessés, beaucoup par coup de sabre ou par balle.
Au total de la campagne. 5 officiers sont morts. 12 disparus et 4 pris qui
rentreront. Trois officiers avaient reçu des sabres d'honneur.
• Le 23e Dragons.
— Le colonel Briant sera tué à Kovno. OIJI en An Xll.
Le régiment avait le Ier août. 25 officiers et 399 dragons montés. À la Moskowa,
2 officiers tués ainsi que 60 dragons. 7 officiers sont blessés. Auvray dans ses
souvenirs, dit que la moitié de sa compagnie avait à la fin de la bataille 50 % de
son effectif en moins (tués, blessés ou disparus). Pour toute la campagne, 5
officiers morts, 8 disparus et 8 pris rentrés.
BRIGADE SERON
le général a reçu un sabre d'honneur. Il sera porté disparu pendant la retraite
ainsi que son aide de camp Legoupil.
L'autre aide de camp. Laveran, venu du 7e sera blessé à la Moskowa, il servira
aux éclaireurs de la Garde et sera licencié en 1815.
• Le 28e Dragons.
— Le colonel Monbnarie (Pelletier de) a commandé les mamelouks en
Flgypte. Blessé à la Moskowa, il sera général en 1813 et tué à Wachau. IJI en
An Xll. Le régiment a le Ier août, 34 officiers et 451 dragons montés. À la
Moskowa, 2 officiers sont tués et 8 blessés. Au total en Russie, 9 officiers morts, 8
disparus et 5 pris rentreront. Sur 6 anciens d'Égypte, 5 reviendront.
• Le 30e Dragons.
— Le colonel Pinteville. héros d'Espagne, blessé à la Moskowa, colonel
major des dragons de la Garde en 181.3. Maréchal de camp honoraire en 1815.
Il sert durant les Cent Jours. IJ1 en An XII. OIJ1 le 1er juillet 1812.
Le 1er août, il y a 28 officiers et 419 dragons montés. À la Moskowa. 7 officiers
blessés dont deux par coups de feu.
Au total de la campagne, 6 officiers morts, plus 1 en captivité (vérifié), 7
disparus et 3 pris qui rentreront. Deux officiers ont reçu un sabre d'honneur en
Italie. Ils seront licenciés en 1815.
BILAN GÉNÉRAL DD 3e CORPS
Théoriquement présents le 1er août, 223 officiers et 3556 cavaliers. En
comptant, en plus, les artilleurs et l’état-major, on arrive au chiffre global
approximatif de 4(MM) participants pour ce 3e corps à cette date.
Un mois plus tard, à la Moskowa. ces chiffres ont baissé en hommes et en
chevaux et l’on peut estimer que le corps ne représente plus que 3000 hommes
en ligne. À la Moskowa, 9 officiers ont été tués dans la bataille et 84 blessés, dont 7
à l’état-major. Au total de la campagne, 40 officiers sont morts, 60 portés disparus
et 37 rentreront en 1814 des prisons, dont 7 officiers pour l'état-major.
LE 4e CORPS DE CAVALERIE DE LATOUR-MAUBOURG
Le général, officier en 1782. En Égypte en février 1800, y commanda
le 22e chasseurs, blessé. Général en 1805, blessé 2 fois en 1807 et
général de division. S'illustre en Espagne.
Blessé à la Moskowa. 11 a une cuisse emportée par un boulet à Wachau.
Comte d'Empire en mars 1814. Pair de France. Mis à l'écart pendant les
Cent Jours. 11 vote la mort de Ney et devient marquis en 1817.11 s’exile en
18,30. meurt en 1850. Grand cordon de la IJI et Gd ex SL.
— Ses aides de camp sont le futur général de Nadaillac qui ne
rejoindra qu'après la bataille, à Moscou et De Matharel qui sera
maréchal de camp en 1821. Le 4e corps composé d'étrangers
comprend
I. LA DIVISION ROZNIECKI
IA BRIGADE DZŒWANOWO
Cette brigade ne participera pas à la bataille de la Moskowa. Elle comptait les
2e lanciers et 7e lanciers polonais, laissée avec Dombrowski vers Borisov.
BRIGADE TURNO
Les 3e, 15e et 16e lanciers polonais comptent 2200 cavaliers, dont 187
officiers au départ. À la Moskowa, ce chiffre a beaucoup baissé mais n'est pas
précisé.
Le général a comme aide de camp son cousin, capitaine, futur général, qui
112
dans ses souvenirs raconte leur déroule subie à Mir, au
début de la campagne par la faute de Rozniecki.
Il confinne qu'après la prise de Smolensk, le général
Dombrovvski, étant laissé en arrière pour surveiller
Bobnûsk. la brigade Dàevvanowski lui fin attribuée et est
restée avec lui.
Donc cette pseudo-division doit compter environ 500 à
600 cavaliers présents au maximum à la Moskovva.
II. DIVISION LORGE
BffiGADE THIELMANN
Ce sont les Saxons, les Cuirassiers Westphaliens
et Polonais.
Latour-Maubourg
seront de 7 officiers et 107 cavaliers tués ou blesses.
Cinq officiers sont décorés à Moscou.
• La batterie saxonne Hiller.
Elle va s’unir à la batterie vvestphalienne de la brigade
von Lepel. Chaque batterie a 12 canons. Si les canons de
la brigade légère s'y ajoutent avec une compagnie de 6
pièces cela fait 30 pièces qui vont agir en marge de la
cavalerie et sur sa droite, aidant ainsi la progression de
la division Friant vers le village de Semenovskoïe. Chacun
des quatre corps de cavalerie semble avoir été doté de
36 pièces de l'artillerie à cheval (pièces de 6 et obusiers
de 24).
LA BRIGADE VON LEPEL
Le lieutenant général von Thielmann sera contusionné pendant la bataille
Ses aides de camp sont von Saydevvïtz. des Gardes du Corps qui sera tué. et
von Minckwitz des Zastrovv
• Les Gardes du Corps.
Au départ, on donnait un effectif de 29 officiers et 613 hommes. En fait, ils
ont laissé près de 200 cavaliers en arrière dont beaucoup au dépôt de
Mohilcv.
A la Moskovva, ils alignent 450 cavaliers d'après les chiffres donnés par les
Saxons. C'est à leur propos que l'on relève sur le panorama de la bataille
exposé à Moscou une erreur d’uniforme.
Les deux régiments saxons portaient habituellement des cuirasses, mais en
partant pour la Russie les gardes du Corps ne les avaient pas, par contre, les
Zastrovv les portaient. Or, sur le panorama, les cuirassiers de Zastrovv sont
représentés sans leur cuirasse noire.
D'ailleurs, Latour-Maubourg avant de lancer la charger a dil aux gardes du
Coqts : « lzos cuirasses ne sont pas arrivées niais le régiment n 'a pas
besoin d’elles pour soutenir sa réputation d'honneur »
De plus, dans la charge, c'étaient les Gardes qui étaient en tête. Dans ce
combat, ils vont avoir de lourdes pertes chargeant les premiers avec 3
escadrons, le 4e escadron des Gardes vient en soutien avec le major Hoyer et
les Zastrovv.
Us emportent le village de Semenovskoïe encore en flammes par endroits.
Les cavaliers sont bientôt mélangés et. pendant leur remise en ordre, le
colonel von Leyser suivi du major Hoyer va prendre un groupe de cuirassiers
russes pour des Zastrovv à cause de la similitude des uniformes et des
cuirasses noires. Le colonel est pris et le major s'enfuit sabré.
' À Moscou, 8 officiers seront décorés de la 1.11. Les pertes données sont de
19 officiers dont un aide de camp et 214 cavaliers tués ou blessés ainsi que
227 chevaux perdus.
• Les cuirassiers de Zastrovv.
Au départ ils sont 31 officiers et 596 hommes. À la Moskovva. le colonel
peut mettre en ligne 400 cavaliers en tout. Ils ont donc leurs cuirasses noires
et vont perdre 18 officiers et 219 hommes tués ou blessés ainsi que 240
chevaux. Huit officiers sont décorés à Moscou.
Dans le rapport de Thielmann au Roi de Saxe, il prétend que ses cavaliers
ont pris la grande redoute ce qui est paradoxal étant données les positions
sur le terrain.
• Les Cuirassiers Polonais du 14e régiment.
11 s'agit du 14e régiment du Grand Duché de Varsovie formé de cuirassiers.
11 ne faut pas confondre ce régiment avec le 14e cuirassiers de l'armée
française qui est avec la division Doumerc du côté de Polotsk. Le 14e
cuirassiers français est d'ailleurs formé par le régiment de cuirassiers ex-
hollandais.
Les cuirassiers polonais n’ont que deux escadrons avec, au départ 21
officiers et 352 hommes. À la Moskovva, ils ne sont plus que 180 en ligne.
Ils chargeront avec les Saxons, mais sur leur flanc droit. Leurs pertes
Le général sera tué à la charge. Il avait avec lui
• Le 1er Cuirassiers Westphaliens.
On n'a que l'effectif relevé le 1er juillet 1812 qui donne 33 officiers el 507
hommes pour 4 escadrons.
Il est probable que ces chiffres ont baissé, comme pur les autres en plus
d’un mois de campagne et qu'ils étaient au maximum 400 à la Moskovva. Ils
auront 4 officiers tués el 16 blessés. Six sont décorés à Moscou.
• Le 2e Cuirassiers Westphaliens.
Il compte, le 5 juillet, 32 officiers el 499 hommes. Le régiment va perdre à
la Moskovva un officier tué el six blessés. Huit sont décorés à Moscou.
• La batterie à cheval de Westphalie
4 officiers et 136 hommes au départ.
BILAN POUR LE 4e CORPS
La force du corps est difficile à établir, sauf pour les Saxons (Thielmann)
dont on a les chiffres précis (1130 cavaliers et 120 artilleurs).
Pour les Westphaliens, il ne faut pas compter plus de 8(M) cavaliers lourds.
La cavalerie légère, usée en route, n'avait pas plus de 600 hommes.
Donc un corps d'environ 2 500 présents. Ses pertes à la Moskovva seront
d'environ : 150 à 200 tués.
BILAN GLOBAL
DES QUATRE CORPS DE CAVALERIE
Les peites en morts, calculées approximativement, doivent approcher du
chiffre de 800 tués pour cette bataille en tenant compte des hommes morts
des suites de leurs blessures. La proportion pour les hommes est variable
dans les cas où ils sont précisés.
Le coefficient de 10 hommes pour un officier est sans doute un peu bas.
il se situe plutôt pour la cavalerie vers 13 ou 14 hommes pour un officier.
On a des surprises en voyant les chiffres des 5e et 8*' cuirassiers entrés les
premiers dans la Grande Redoute. Comme les officiers sont devant, ils
supportent les coups les plus durs et sont souvent tués, ceux qui suivent
sont plutôt blessés.
Pour les officiers dont on a un chiffre précis dans le cas des régiments
français et quelques étrangers, on trouve pour l'ensemble de la campagne,
et surtout de la retraite, les chiffres suivants, pris sur les 3 premiers corps,
seuls vérifiables.
193 officiers sont morts en Russie, dont 48 à la Moskovva, 172 ont été
portés disparus. 133 prisonniers sont rentrés en 181-4 ou 1815.
Pour le 4e corps, on ne possède que le chiffre de 71 officiers saxons tués
ou blessés à la Moskovva. Seuls les Westphaliens précisent 5 morts
et 22 blessés à la bataille.
113
QUATRIÈME CORPS DE CAVALERIE DE RÉSERVE
T DIVISION DE CUIRASSIERS
Atuin*Juuhieau Histoire & Collections 2000
LE BILAN DES PERTES
LES PERTES FRANÇAISES
Elles ont donné lieu à de multiples interprétations à cause du chiffre
volontairement gonflé par les chefs d’unités. C'était une occasion pour
englober les hommes laissés en arrière, les disparus et de faire ainsi la
« lessive » des effectifs. Comme nous n'avons que très rarement les chiffres
des pertes en hommes, nous pouvons déjà essayer de compter les pertes
en officiers que j'ai relevées pour chaque régiment français sur leurs dos-
siers petsonnels. On peut faire ensuite des approximations et des réflexions.
I. L’INFANTERIE
Les meilleurs exemples viennent des régiments très engagés de façon
indiscutable et aussi, à l'opposé, des unités qui n'ont pas été engagées dans
la bataille. Entre ces deux extrêmes on pourra situer les autres unités.
Les unités très engagées : ce sont celles du le corps. Les cinq divisions
ont été réparties sur les points d’attaque les plus dangereux : deux contre
la grande redoute, deux sur les flèches et la dernière (Friant) à l'assaut de
Semenovskoïe. Donc, c'est le coips sans troupes épargnées ayant donné
le maximum. De plus c’est un des rares pour lequel nous avons quelques
chiffres de pertes en hommes avec celles des officiers.
1E PREMIER CORPS :
Les morts : Le nombre est très peu discutable en ce qui concerne les
officiers, le lieu et les causes figurant dans leurs dossiers. Pour cette divi-
sion on trouve les chiffres suivants :
Le 57e' a perdu 20 officiers et 141 hommes tués aux combats du 5 et du
7 septembre.
le 61e. pour lui on n'a que les détails du 5 septembre soit : un officier
et 29 hommes mes. Le 7, il y a eu 6 officiers tués.
Le 11 Ie a perdu dans les deux jours : 10 officiers et 120 hommes mes.
Ce sont pratiquement les seuls bilans trouvés aussi précis. Il y a donc
eu pour le 57e et le 111e : 30 officiers et 261 hommes tués. La proportion
est de un pour dix environ. C’est déjà une base d'approximation, sans plus,
en tenant compte du fait que les officiers, à cette époque, étaient devant,
entraînant leurs hommes et montrant l'exemple.
Les blessés.
C’est un domaine beaucoup plus discutable. Ainsi le 57e a eu 35 offi-
ciers et 975 hommes blessés. Le I Ie a 26 officiers et 930 hommes bles-
sés. La proportion devient 61 officiers pour 1 905 hommes. Plus de 30
honunes pour un officier.
La seule chose certaine est que l'officier déclare que je marque blessé
a toujours survécu à la bataille et continué la campagne avec scs dangers
ultérieurs ou a été évacué directement et a survécu. En ce qui concerne
les hommes, il est impossible de savoir précisément ce que sont devenus
les blessés et un nombre important ont dû succomber à leurs blessures.
LA GRAVITÉ DES BLESSURES
La signification de « blessé » est à étudier. La puissance des armes
à celte époque était assez faible, dans les souvenirs ou les mémoires,
bien des combattants parlent des balles mûries trouvées dans leurs
habits. La puissance des balles était limitée, efficace seulement à une
distance assez courte.
Les blessures par baïonnettes étaient par contre très graves, sauf pour
des fantassins se battant contre des cavaliers peu accessibles, dominants
et protégés, entre fantassins lors d'un assaut c'était l'arme qui tuait le plus
souvent.
Les coups de sabre ou de lance sont plus rarement mortels.
Les blessures par l'artillerie étaient le fait des biscaycns, éclats des pro-
jectiles des obusiers. moins redoutables que les boulets pleins qui à bon-
ne portée faisaient des ravages, surtout dans une troupe massée, comme
en carré par exemple mais la force d'un boulet s'épuisait assez vite pour
les petits calibres. L'état-major de Napoléon n'était pas à beaucoup plus
de I 200 mètres des canons russes et ils n'ont vu que quelques boulets
venant finir leur course* à leurs pieds, k* tir eles canons chargés de mitraille
était utilisé pour les portées très courtes mais avait un effet destnicleur évi-
dent.
Donc le type de blessure reçue explique que certains officiers ont dans
leur dossier souvent plusieurs blessures signalées. Rapp, à la Moskowa,
reçoit sa vingt-deuxième blessure.
Ce qui est certain, c'est que pour les officiers dont les dossiers sont faciles
à vérifier, ou ils meurent des suites de leurs blessures ou ils continuent la
campagne, rejoignant leur |)oste après une période de soins variable ou
ils sont évacués vers l’Allemagne
Ainsi des officiers blessés à la Moskowa vont d'abord être soignés et
manquent sur les premiers relevés d'effectifs, puis on les retrouve à Mos-
cou le 1" ou le 10 octobre à leur rang. On est étonné de voir la puissan-
ce de survie de ces soldats formés à la dure, jeunes.
On peut prendre comme exemple le 30e de ligne qui a emporté la
grande redoute tout seul à la première attaque et en a été refoulé. Donc,
Cette balle russe est reçue par mon ancêtre, fusilier-chasseur de la Garde, lors
de l’attaque de nuit de Krasnoï pendant la retraite. Elle Int extraite de son liane
gauche à son retour des mines de sel de l OuraL en ISIS.
(7 mois et demi de marche, pour regagner la France).
il a eu un maximum de pertes. Il a eu 21 officiers tués, el probablement
plus de 200 hommes tués aussi.
U a eu 31 officiers blessés officiels à la Moskowa. Sur le relevé fait le
15 septembre ils vont manquer à ce premier contrôle fait à Moscou où ne
figurent plus que 37 officiers, mais sur l'appel du 1er octobre, donc quin-
ze jours plus tard le nombre des officiers remonte à 68.
Ils sont donc revenus et d'ailleurs ils vont tous continuer la campagne.
Ils ont peut-être aussi reçu des renforts. Plus tard un sera porté dispani
et 3 seront pris mais rentreront. Les 27 autres officiers blessés de la Mos-
kowa vont rentrer directement.
C'est pareil pour bien d'autres régiments. k*s 26 officiers blessés du
11 Ie vont continuer la campagne, un sera porté disparu le 14 novembre
et 4 pris (tendant la retraite rentreront des prisons. Il est certain que pour
les hommes le taux de récupération était inférieur. Larrey comptait un mort
pour six blessés? Mais bien des hommes ont fait comme les officiers et
continué après des soins.
Beaucoup transférés dans les hôpitaux de Moscou en sortiront. Enfin
des blessés amputés ou trop mutilés pour servir ont été formés en convois
à Mojaisk et escortés vers la France avant que l'année quitte Moscou et
ils ont donc pu regagner les zones paisibles par étapes avec souvent des
hospitalisations en Allemagne.
Autres exemples aux corps de première ligne
À l’attaque définitive de la grande redoute, trois régiments étaient en
tête des colonnes
Le 1T de la division Morand, mais avec le général Lanabère qui a rem-
placé Morand blessé lors de la première attaque. Le 17e a perdu : 25
officiers tués et 46 blessés
Le 211' de la division Gérard, très éprouvé à Valoutina. a le 7 septembre :
cinq officiers tués et 18 blessés qui ont continué la campagne.
Le 9e de ligne, de la division Broussier du 4e corps a eu 8 officiers et
73 hommes tués, 31 officiers et 713 hommes blessés dont 49 rejoignent
rapidement.
Pour les approximations concernant les tués, nous arrivons, ici. à 10
hommes tués pour un officier, mais pour d’autres régimenLs elle est dif-
férente et. en étant large, il faut compter 15 hommes tués pour un offi-
cier comme moyenne générale. Cette proportion est doublée en ce qui
touche aux blessés = 20 à 30 hommes pour I officier.
2. LA CAVALERIE
Elle a dû supporter les tirs d’artillerie lorsque ses unités venaient, en
soutien de batterie, boucher les trous du front laissés par les fantassins
pas assez nombreux pour une telle étendue. Mors ce sont surtout les
chevaux qui ont été tués en grand nombre.
Pour un régiment de la division Valence, par exemple, dont les cui-
rassiers n’ont pas chargé, on trouve 2 officiers tués et 85 chevaux per-
dus. Dans cette bataille. Ce sera l’hécatombe des chevaux de toutes sortes,
rendant fantassins des milliers de cavaliers. Sept mille formeront à Mos-
cou deux régimenLs armés de fusils ou de carabines avec les cartouches
nécessaires.
Les hommes montés se faisant de plus en plus rares finiront par for-
mer le fameux escadron sacré comprenant beaucoup de cavaliers lourds
et leurs officiers. Ce sera seulement à la Bérésina que l’on retrouvera
des régimenLs de cavalerie d'Oudinot ou de Victor normalement consti-
tués.
Dans les mêlées de cavalerie les pertes seront surtout dues à des bles-
sures. Les grosses pertes en hommes et en chevaux seront dues à l’artille-
rie et aux attaques contre l’infanterie à plus forte raison lorsque les fan-
tassins ont formé des carrés classiques. Les carrés, sous l’Empire ont
été très rarement enfoncés par des cavaliers qui sont reçus par des feux
très denses à très courte portée et très efficaces.
Les chevaux sont tués en grand nombre, des cavaliers sont tués ou pris
une fois démontés. C’est pour cela que la fin de la bataille de la Mosko-
wa n’a pas pu avoir d'autre solution que l’artillerie s'acharnant sur des
carrés russes cloués au sol d'une façon incompréhensible.
Exemples pris pour la Cavalerie dans les combaLs pour les flèches de
Bagration.
- Le 4e chasseurs, il a eu 1 officier tué et 10 blessés ayant continué la
campagne. Le capitaine Robert est cité avec le texte suivant :
« Le régiment étant désuni par trois charges sur une redoute il a réuni
une trentaine de cavaliers et chargé sur deux pelotons de cuirassiers
russes qui avaient pris une batterie légère, il reprit les canons et les
artilleurs, captura et tua tous les Russes. » 11 a eu un cheval tué dans cet-
te action. 11 sera chef d'escadron en 1813.
- Le 6e kmciers, de l’autre brigade du corps de Ney, a eu 3 officiers
tués et 4 blessés. Au cours de la retraite à Krasnoï il y aura i officier tué
et 4 blessés avec 34 cavaliers tués et 49 blessés. J’ai rajouté ce détail
pour donner la relativité des pertes en hommes si rarement trouvées.
Arrivant à Moscou avec 19 officiers et 154 cavaliers, il va recevoir le
renfort de 7 officiers conduisant 264 hommes. Ceci montre que des
bataillons ou des escadrons de marche arriveront à Moscou, regonflant
un peu les effectifs
3. LES PERTES EN OFFICIERS
Celles qui sont contrôlables avec les documents propres à chaque
officier donnent pour la Moskowa et pour l'ensemble de la campagne
les chiffres suivants à rajouter à ceux de la réserve de cavalerie, déjà
donnés.
Pour le 5e corps, les chiffres sont inconnus.
— Officiers tués ou morts des suites de blessi res à u Mosko-
wa.
Maison de l’Empereur : 3- 1er corps : 148. 3e corps de Ney :
80.4e corps du prince Eugène : 48. 8e corps dejunot : 15 Réser-
ve de cavalerie : 48, plus ceux du 4e corps dont seuls 5 Westphaliens
sont précisés. Les Saxons ont 70 officiers morts ou blessés.
Total : environ 360
— Officiers morts pendant la campagne en dehors de la Moskowa
Maison de l’Empereur : 13. 1er corps : 400.3e corps : 207.4e
corps : 149. 8e corps : 44. Réserve de cavalerie : 139.
Total : 952 morts. Plus le 5e corps?
— Officiers disparus.
Maison de l’empereur : 15. 1er corps : 449- 3e corps : 204.4e
corps : 25.3. 8e corps : 119. Réserve de cavalerie : 172.
Total : 1233 disparus.
— Officiers prisonniers, rentrés des prisons.
Maison de l’Empereur : 12. 1er corps : 221. 3e corps : 149.4e
corps : 48. 8e corps : 31. La réserve de cavalerie : 133
Total : 594 revenus des prisons.
4. LES GÉNÉRAUX TUÉS À LA MOSKOWA
Ici, ce n’est pas difficile de les compter et pourtant on trouve par-
tout des chiffres exagérés et incompréhensibles. On parle de 42 géné-
raux tués? En voici la liste vraie et simple :
- Le général Montbrun, héros de la cavalerie.
- Le général Auguste de Caulaincourt venu le remplacer et mort en
entrant dans la grande redoute.
- Le général Romœuf, chef d’état-major de Davout.
- Le général Lanabère est venu de la Garde pour remplacer Morand
blessé et tué en attaquant la grande redoute.
- Le général Compère du 3e corps.
- Le général Marion du 3e corps.
- Le général de Breuning du 3e corps (Wurtembergeois).
- Le général Plauzonne du 4e corps.
- Le général Huard du 4e corps.
- Le général Tharreau du 8e corps.
- Le général Damas, du 8e corps.
- Le général comte de Lepel du 4e corps de cavalerie (westphalien)
Cela fait donc 12 généraux morts à la Moskowa. Il est certain qu’en Rus-
sie. Napoléon avait emmené plus d’officiers généraux que d’habitude et
que certains commandaient de fausses brigades avec un seul régiment fort.
Ce grand nombre de généraux était sans doute justifié par le commande-
ment éventuel de places importantes conquises et pour prévoir un enca-
drement de troupes formées en Pologne ou ailleurs?
5. LES PERTES GLOBALES
On peut estimer qu’il y a eu de 4000 à 6000 morts français ou alliés et
près de 20000 blessés. Dans le nombre des morts il faut, bien entendu,
englober les blessés qui sont morts dans les ambulances du champ de
bataille ou dans les hôpitaux de Moscou des suites de leurs blessures.
Dans les dossiers de régiments pour les officiers, la différence est préci-
116
sée et les officiers marqués blessés cités dans ce livre ont tous survécu à
la bataille.
Des généraux ou des officiers blessés sont rentrés avec leurs moyens
de transport personnels.
Des convois importants de blessés sont partis de Mojaïsk. Un offi-
cier dit que son convoi était escorté par 1000 soldats, ce qui laisse
supposer qu’il était important.
Les hommes récupérables ou transportables ont été amenés à Mos-
cou où les hôpitaux sont très propres. Beaucoup ont rejoint leur uni-
té par la suite. Lorsque Napoléon a quitté la capitale, il restait, d'après
des témoins, environ 1000 blessés ou malades intransportables dans
les hôpitaux de la ville.
Dans le Bulletin français, il est pourtant précisé que tous les bles-
sés ou malades qui étaient dans les hôpitaux de Moscou ont été éva-
cués. On sait que les 15, 16 et 17 octobre des convois sont partis de
Moscou avec des blessés, mais les précisions sont nombreuses, y com-
pris dans les dossiers d'officiers, disant : « laissé » ou « pris à l'hôpi-
tal de Moscou. »
En dépit de ces pertes, la grande armée existe toujours et elle reste
bien supérieure à celle que Koutouzov a ramenée avec lui.
Malgré l'incendie de la ville, les Français ont trouvé des ressources
considérables et en profitent. 11 y a cependant une faille dramatique
dans le dispositif de l’Empereur et c’est la perte en chevaux qui va
poser des problèmes pour l'artillerie et aussi pour la cavalerie et l’on
a été obligé de transformer 7000 cavaliers en fantassins. Après tout,
l’infanterie sera toujours la reine des batailles.
Koutouzov, même s’il est très affaibli sait maintenant qu'il va rece-
voir le renfort de l'armée de Tchitchagov, libéré par la paix avec les
litres. Il a de bonnes troupes sur les flancs des Français et scs milliers
de Cosaques pour harceler comme des mouches les ennemis. Il lui
faut du temps et ensuite compter sur l’appui de la saison qui approche.
Le sort de la campagne se joue à Moscou pour une question de
jours. Chaque jour perdu par Napoléon dans ce « piège de victoire »
augmente les chances des Russes. Le génial conquérant saura-t-il
résister à la crise de scs rêves?
Ambulances pendant la bataille.
Lorsqu'il quittera enfin Moscou, on estime qu’il partira avec près de
100000 hommes, mais avec une cavalerie et une artillerie très réduites
à cause de l'hécatombe des chevaux
LES PERTES DES RUSSES
Les Russes avouent que 50000 hommes de leur armée ont été mis
hors de combat. Les pertes de l’infanterie ont été très lourdes, des divi-
sions entières ont été anéanties, celles de Névérovski. de Voronzov. de
Pazkevitch. de Likhatchev, de Doktourov
La garde canonnéc sans avoir tiré un coup de fusil a des pertes qui
sont très importantes et un officier russe dit que pour les deux seuls régi-
ments Préobrajenski et Séménovski, il y a eu 500 morts. La cavalerie n'a
plus de chevaux, elle non plus, el ses pertes sont importantes.
L'artillerie dont le fonctionnement a été perturbé par la mort de son chef
Koutaïssov n’a pas pu remplir parfaitement son rôle face aux canons fran-
çais bien commandés el bien servis.
Connue les soldats russes ne se rendaient pas et se faisaient tuer sur
place, le nombre des prisonniers ne dépassa pas 2000 hommes. Le
nombre des morts fut considérable pour cette seule raison, ils se sont
défendus contre les attaques françaises jusqu’à la fin.
Pour eux, ce fut un vrai massacre. Tarlé parle de 58000 hommes hors
de combat avec, bien entendu, un très grand nombre de blessés, mais
la proportion des morts est beaucoup plus élevée que chez les Français.
Le général Ledru parcourant le champ de bataille, le 8 au matin, préci-
se qu'il y avait au moins 15000 cadavres russes. Pour d'autres témoins
entre 3 et 8 Russes pour un Français jonchent le champ de bataille.
En reculant, les Russes ont abandonné dans un état lamentable des
milliers de blessés que les Français vont trouver tout au long de la rou-
te de Moscou. Ce seront là, les vrais prisonniers.
De toute façon les meilleures troupes ont été très réduites, et les régi-
menLs de la garde ont été écrasés par les canons français, sans avoir tiré
un coup de fusil.
117
Le spectre de la retraite qui a fausse les jugements sur la bataille de la Moskowa elle-même.
CONCLUSION
Ce livre a pour but d’essayer de retrouver une approche de la véri-
té des faits avec l’aide des archives trop souvent délaissées. Dans le
cas d'une grande bataille, la difficulté augmente avec la multiplicité
des témoignages parfois douteux. Ils ont été écrits a posteriori et les
témoins n'ont vu qu’une très faible partie du champ de bataille, mélan-
geant les heures, les faits et les unités.
Les rapports des officiers sont souvent plus crédibles car établis « à
chaud », mais ils sont parfois partisans voire falsifiés, pour minimi-
ser l’ampleur des pertes, le nombre des absents laissés en arrière, ou
pour plaire aux puissants du moment. 11 y a enfin, les interprétations
souvent partisanes des historiens, surtout au dix-neuvième siècle où
la légende napoléonienne fait corps avec le discours politique. En ce
qui concerne la bataille de La Moskowa proprement dite, les Russes
et leurs alliés ont essayé de faire passer ce grand combat comme une
semi-victoire russe, prélude aux désastres de la retraite.
Les annonces mirifiques des Anglais et en particulier la dépêche de
lord Cathcart. ambassadeur en Russie, sont ahurissantes. On annon-
ce une immense victoire des Russes qui poursuivent les Français. I ne
autre lettre dit que Davout a été tué et que le prince Eugène et Ney
sont prisonniers. Koutouzov a proclamé bien fort sa victoire.
In première question à aborder est donc :
LA MOSKOWA EST-ELLE
UNE VICTOIRE ?
Cette question se pose car les Russes, Koutouzov en tête, ont pré-
tendu avoir gagné, ce qui est absurde, mais il reste la trace de ces
mensonges. Pour laisser planer un doute, ou par simple passivité.
Koutouzov a laissé sur le champ de bataille ses troupes jusqu’à la nuit
complète pour faire illusion.
Les historiens russes ont même développé à l’envie les discussions
d’état-major qui auraient envisagé de reprendre l’offensive contre
Napoléon le lendemain. Ils signalent aussi que des généraux sont arri-
vés, rapportant l’ampleur des pertes de leur armée rendant toute ini-
118
Grandeur et décadence. Après les exploits, la retraite et le froid.
tialive de ce type parfaitement
suicidaire. Laisser ainsi sur le
champ de bataille la garde ali-
gnée en carrés rapprochés,
sous le feu meurtrier de l’artille-
rie française, c'est laisser mas-
sacrer les meilleures troupes
de l'armée russe. Mais Kou-
touzov n’a pas bougé de son
banc, bien à l'abri et bien loin
de la bataille dont il n’a rien vu.
Par la suite, il n’a même pas
pu retarder ou empêcher
l’entrée dans Moscou de Napo-
léon. 11 a donc bien été battu
et il le sait parfaitement. Tout
ce qu'il peut dire, c’est que cela
aurait pu être pire?
Donc la réponse s'impose : La Moskowa est bien une victoire
UNE GRANDE OU UNE PETITE VICTOIRE ?
Cette appréciation a suscité bien des polémiques. Elle oppose les
admirateurs inconditionnels de Napoléon aux antibonapartistes tout
aussi convaincus. En arrière plan, on trouve toujours le spectre des
désastres de la retraite de Russie qui vient perturber les jugements.
Essayons d’être objectifs.
Napoléon a absolument besoin d’une grande victoire, il est venu
chercher la bataille au fond de cette Russie blanche et a réussi à ame-
ner environ 115 000 hommes qui vont affronter les 130000 Russes
Donc relative égalité des forces. Mais les Russes ont l’avantage du
terrain qu’ils ont choisi et dont ils ont renforcé le front par des redoutes
protégeant leurs batteries et placées au-dessus de petits ravins ren-
dant leur approche un peu plus difficile.
Si on essaye trop tôt de les tourner, vont-ils. une fois de plus, s'esqui-
ver?
Napoléon a bien pesé ses décisions, il a oublié que son armée, son
outil, n'a plus la force de celle d’Austerlitz ou d'iéna. Mais n'est-il pas
infaillible? Il compensera tous ces manquements!
Dans la réalisation, il va conquérir la ligne forte de l’ennemi, lui
causer des pertes énormes, se heurtant à des hommes qui se font tuer
sur place, comme des « machines » dit-il. Leur massacre sera sa vic-
toire, difficile, mais toute à la gloire des attaqilants qui étaient, le 8 sep-
tembre 1812, certains d’avoir remporté une grande victoire, sans dou-
te la plus dure de toutes celles qu’ils avaient connues.
Une victoire à la Eylau mais en plus grand. Elle leur ouvrait les portes
de Moscou dont ils ont admiré la grandeur en découvrant cette capi-
tale avant qu elle ne s’enflamme.
La bataille de La Moskowa est une dure victoire, toute à la gloire
des attaquants et aux inhumains sacrifices des attaqués. La notion de
grandeur s’applique dans ce cas aux mérites des combattants. En ce
sens, c'est une grande bataille, une grande victoire.
NAPOLÉON A-T-IL COMMIS DES ERREURS?
Les admirateurs de Napoléon ont avancé, toujours hantés par le
spectre de la retraite, que ce jour là, que l’Empereur était malade.
Pour les uns, c’était le ventre, pour d’autres la vessie, pour d'autres
encore, une sorte de grippe, mais que de toute façon il était diminué,
sinon la victoire aurait été plus complète. Les adversaires en ont rajou-
té en disant qu’il vieillissait et que ses facultés baissaient.
A sa place, tous auraient engagé la Garde, on trouve même le ter-
me magique de la Garde qui
balaie tout sur son passage.
Pourquoi ne F a-t-il pas enga-
gée? Les réponses sont simples.
Tout d'abord la Garde qui balaie
tout, on la verra à Waterloo se
faire massacrer. Ensuite, ce
7 septembre 1812. la Garde ne
représentait que moins de
15 000 fantassins. Le régiment
des Flanqueurs manque et l'on
ne sait pas très bien si la bri-
gade de jeune garde du géné-
ral Lanusse, revenant de Smo-
lensk, était arrivée à la Mos-
kowa le 7 septembre. La
cavalerie comptait 5.000 cava-
liers d’élite, mais pas plus.
Faire donner cette phalange? Encore faut-il savoir contre qui et
comment?
Le moment d’intervention possible se situe vers 4 heures. 11 aurait
donc fallu la faire avancer pour attaquer les carrés de la garde rus-
se? Pour attaquer ces carrés envoyer la cavalerie c’est commettre la
faute stupide des Prussiens à Auerstaedt faisant massacrer celte cava-
lerie, orgueil de leur armée, pour rien. Envoyer l'infanterie les tour-
ner, c'est déjà mieux, mais le plus efficace c’est la solution qui a été
adoptée : les massacrer avec des canons, arme idéale contre les car
rés. Les Russes ont bien montré aussi, ce jour-là. que « la Garde meurt
mais ne se rend pas ». Ceci ne veut pas dire que Napoléon n’a pas
commis de fautes, mais il en a fait avant et il va en faire après la bataille.
Avant, c’est d’avoir fait cette guerre sans avoir réglé la question espa-
gnole, en quittant ce pays sans intérêt. On ne fait pas la guerre sur
deux fronts, surtout si éloignés. Une fois cette guerre commencée, il
était incapable de s’arrêter.
Les fautes, après, se résument en une seule, fondamentale : attendre
à Moscou si longtemps la réalisation de son espoir et de son rêve. Il
voulait s'allier avec Alexandre pour aller vers les Indes et en chasser
les Anglais. C’était la voie pour devenir le maître du monde? Un conqué-
rant n’a pas de limites à son ambition.
À Saint-Jean d'Acre, il avait été battu et il avait regagné l'Égypte, trop
étroite pour lui. À la Moskowa, il est empereur, il a gagné et il occu-
pe Moscou, c’est autre chose et une autre puissance. Il attend et envoie
des émissaires au Tsar dont certains auront un comportement discu-
table. un peu trop passif. Leur belle carrière sous la Restauration révè-
le. a posteriori, un côté suspect.
Si au lieu de rêver, le génial conquérant était revenu sur terre, il
aurait, au milieu des cendres de cette capitale, restauré l'intendance
de scs troupes, évacué les blessés et. ramenant ses trophées, pris la
route du retour. Il aurait installé au mieux ses cantonnements d'hiver
à un niveau de son choix, pouvant créer une menace redoutable pour
Saint-Pétersbourg.
Cinq semaines à Moscou à attendre une paix qui ne viendra jamais,
en cette saison, dans ce pays, c’est une erreur fatale que seule la mala-
die du pouvoir dans sa forme conquérante peut expliquer, sans la jus-
tifier aucunement. Il croyait avoir gagné, c’est sans doute pour cela
qu’il s'est obstiné, mais le conquérant a perdu et l’heure des replis et
des abandons a sonné.
Il y aura des sursauts de génie au cours de cette longue route qui
le ramènera, vaincu, à Paris. Les Cent Jours et Waterloo donneront le
final épique, digne de cette fresque de légende.
119
LA MOSKOWA, LA BATAILLE DES REDOUTES
La bataille de la Moskowa a donné lieu à de multiples controverses basées sur des hypothèses partisanes concernant la réalité
de la victoire, les erreurs et le comportement de l’Empereur, les chiffres des deux armées en présence, l’ampleur relative des
pertes et les conséquences qui en découlent. L'auteur s’approche de la vérité en s’appuyant sur les chiffres fastidieux des
, archives, sur les témoignages et, surtout, en ne tenant pas compte du spectre de la retraite ultérieure qui plane toujours
et éloigne de l'objectivité simple.
K Accompagnons ces soldats sur la longue route qui mène vers Moscou et qu’il faut découvrir avec eux, ce champ de
ôj|i bataille tellement espéré, sans tenir le moindre compte des événements postérieurs.
Y"“\ Il fitut participer à la bataille, en vivre les différents épisodes au milieu des détails confus livrés par les
iflfl témoignages valables des vrais combattants qui ne voient vraiment que l’endroit où ils ont chargé, tiré, <
attaqué ou qu’ils ont dû céder devant les assauts adverses. Les récits des officiers d’état-major ne
sont que des assemblages de rapports indirects souvent déformés et interprétés. ,
L’auteur présente les forces en présence avec leurs uniformes pour que vous puissiez
les situer ensuite plus facilement
L'armée russe, homogène, fanatisée, défendant avec passion son territoire, est plus
_______ simple que l'armée de Napoléon qui est faite d'un assemblage de troupes françaises el
I de troupes d'origines étrangères, groupées ou intégrées aux différents corps fiançais. Pour essayer d'avoir une
année suffisante. Napoléon a fait appel à toute l’Europe dominée* par sa puissance, ses vieilles bandes étant laissées
ü en Espagne, loin de leur chef.
On est loin de la superbe grande année du début de l'Empire, superbe par la qualité des hommes et non par les fl
uniformes, superbe aussi par son enthousiasme.
L'armée entrée en Russie englobe des alliés douteux, des alliés désabusés et des conscrits souvent contestataires. Le noyau
solide est issu de l'armée d'Allemagne forgée par Davout avec des vieux régiments et aussi, bien sûr, de la Garde. C’est avec celle
armée hétéroclite que l’Empereur pense qu’il va pouvoir gagner, compensant toutes ces lacunes par son génie de l'organisation et sa science des
batailles. Aura-t-il raison ? 1
Avec son or, l'Angleterre manipule les cartes et surveille de près ceux qui vont se battre pour elle sans le savoir. h
ISBN : 2 908 182 955
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