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LE TEMPS
FRACTAL
GREGG BRADEN
LE TEMPS
FRACTAL
Le secret de 2012
et d’une nouvelle ère mondiale
Traduit de l’américain
par Jean Hudon
Titre original anglais: Fractal Time © 2009 Gregg Braden
Édition originale en langue anglaise publiée par Hay House, Inc.,
P.O. Box 5100, Carlsbad CA, USA, 92018-5100
© 2010 pour l’édition française
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Inc.
Traduction: Jean Hudon
Révision linguistique: Lily Monier, Francine Dumont
Graphisme et mise en page: Carl Lemyre
Première impression: mars 2010
ISBN livre papier: 978-2-89626-073-7
Parution du livre numérique: juin 2016
ISBN EPUB: 978-2-89626-332-5
Dépôt légal: 2e trimestre 2016
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Imprimé au Canada
Dans les anciennes traditions, le temps était perçu comme une
perpétuelle danse cyclique animée de grandes vagues d’énergie
parcourant l’univers de leurs pulsations et reliant le passé à l’avenir au
gré de leur voyage. Cette vision semble correspondre à celle
de la science moderne. Dans le langage de la physique, le temps fusionne
avec l’espace qu’il franchit, donnant ainsi naissance à l’espace-temps,
fait de vastes ondulations à la surface de l’océan quantique
qui rendent possible l’existence même de l’univers.
De plus en plus d’éléments probants tendent à démontrer que les ondes
temporelles, et le cours de l’histoire s’y déroulant, se répètent sous forme
de cycles à l’intérieur d’autres cycles. À son début, chaque nouveau cycle
est porteur des mêmes conditions ayant prévalu antérieurement,
mais à un degré d’intensité supérieur. C’est à partir de ce temps fractal
que se tissent les événements de l’univers et de la vie.
À l’aide d’un code que l’on commence tout juste à comprendre, les anciens
Mayas ont transposé le cours du temps fractal sous forme d’un calendrier
unique en son genre. Grâce à leur compréhension des cycles du temps,
ils savaient que les conditions futures étaient déjà inscrites dans celles
ayant prévalu auparavant, y compris la mystérieuse date devant
marquer la fin du présent cycle, soit le 21 décembre 2012.
La clé pour comprendre ce qui se produira en 2012, et ce que
tout cela signifie pour nous aujourd’hui, consiste à savoir
comment interpréter la carte du temps.
Ce livre explore notre découverte du temps en tant que langage
exprimant notre passé et permettant de comprendre
la forme que prendra notre avenir.
Table des matières
Introduction
Chapitre 1: Le programme du Code temporel: Trouver notre avenir dans les
cycles du passé
Chapitre 2: Notre voyage à travers le temps: La doctrine des âges du
monde
Chapitre 3: La fin des temps: Notre rendez-vous avec 2012
Chapitre 4: La clé de l’univers: Les plus beaux nombres du temps et de la
nature
Chapitre 5: L’histoire se répète dans l’amour et la guerre: Avertissements
pour l’avenir
Chapitre 6: La fin des temps réexaminée: À quoi peut-on s’attendre?
Chapitre 7: 2012, le moment du choix: L’Armageddon ou un nouvel Éden?
Annexe A: Le Calculateur du code temporel
Annexe B: Situations potentiellement explosives à venir
Annexe C: Dates de référence pour déterminer les conditions en 2012
Remerciements
Notes bibliographiques
À propos de l’auteur
Introduction
«Plongeant dans le futur, aussi loin que porte le regard,
j’ai vu le monde et toutes ses merveilles.»
Alfred Lord Tennyson, (1809-1892), poète
Nous vivons la fin des temps.
Ce ne sera pas la fin du monde, mais simplement la fin d’un âge du
monde – d’un cycle de 5 125 ans – et de la façon dont le monde nous est
apparu au cours de cette période. L’âge du monde actuel débuta en 3114 av.
J.-C. et se terminera en 2012. Comme la fin d’une époque marque aussi le
commencement de la suivante, nous allons également vivre le début de ce
qui suivra la fin de ce cycle, c’est-à-dire du prochain âge du monde que les
anciennes traditions appelaient le grand cycle.
Des poèmes épiques du Mahâbhârata de l’Inde antique aux traditions
orales amérindiennes en passant par le livre des Révélations de la Bible, il
ressort que ceux qui nous ont précédés savaient que la fin des temps
approchait. Ils le savaient parce qu’elle finit toujours par arriver. À tous les
5 125 ans, la Terre et notre système solaire parviennent à un point dans leur
voyage céleste qui marque justement la fin d’un tel cycle, et c’est alors
qu’un nouvel âge du monde commence. Apparemment, il en a toujours été
ainsi.
Au cours des quatre derniers cycles (ou des cinq derniers selon les
traditions méso-américaines des Aztèques et des Mayas), nos ancêtres ont
subi les changements du champ magnétique terrestre, les bouleversements
climatiques, l’épuisement des ressources et la hausse du niveau des mers
accompagnant la fin de chacun de ces cycles. Ils les ont affrontés sans
pouvoir recourir aux satellites, à Internet ou à des modèles informatiques
pour les aider à se préparer à tous ces changements radicaux.
Le fait qu’ils soient parvenus à raconter ce qu’ils ont vécu témoigne à
l’évidence d’une vérité indéniable: cela nous confirme au-delà de tout doute
raisonnable que les habitants de notre planète ont chaque fois survécu à la
fin des âges du monde. Outre ce fait, nos ancêtres ont su tirer des leçons
utiles des difficultés pouvant accompagner de tels changements. Dans le
langage de leur époque, ils se sont efforcés de transmettre ce que signifiait
pour eux le fait de vivre un moment si rare dans l’histoire. C’est une bonne
chose qu’ils y soient parvenus parce que de tels événements sont
effectivement fort rares. Seules cinq générations au cours des 26 000
dernières années ont vécu la fin d’un âge du monde et le début d’une
nouvelle ère. Nous allons être la sixième.
Cet âge qui achève ne va pas simplement se fondre dans l’aube naissante
d’une ère nouvelle qui semble perpétuellement se trouver quelque part dans
un prochain avenir. Bien au contraire, il a une date de péremption
prédéterminée et il se terminera par un événement particulier et à un
moment bien précis tel que gravé, il y a plus de 2000 ans, dans la pierre
d’un calendrier monumental. Cette date n’est pas un secret. Les Mayas, qui
seraient responsables de ces calculs, y ont inscrit leurs découvertes à
l’intention des générations futures. Cette date figure également sur divers
monuments et stèles de pierre qui furent construits pour résister jusqu’à la
fin des temps.
Recourant au système de datation de l’ancien compte long mis au point
par les Mayas pour mesurer des périodes de temps extrêmement longues, on
peut constater que le dernier jour de l’âge du monde actuel est écrit sous la
forme d’un code composé de cinq éléments. Lus de la gauche vers la droite,
ces derniers portent chacun un nom représentant des unités de temps d’une
durée décroissante. Celui qui est situé à l’extrême gauche s’appelle le
baktun et représente 144 000 jours. Le second à partir de la gauche est le
katun et correspond à 7 200 jours; le suivant est le tun, qui équivaut à 360
jours; ensuite, il y a le uinal, qui représente une période de 20 jours, et enfin
le kin, qui représente un seul jour1. Conformément au calendrier maya, la
date du dernier jour de notre âge correspond aux chiffres 13.0.0.0.0, soit 13
cycles baktun et aucun cycle pour les 4 autres éléments composant cette
date.
Lorsque l’on transpose cette date dans le système grégorien avec lequel
nous sommes familiers, le message devient clair. Nous découvrons alors
que notre cycle actuel se terminera au solstice d’hiver du 21 décembre
2012. Selon les mystérieux Mayas, c’est ce jour-là que d’étonnants
événements astronomiques marqueront la fin de notre âge… ce qu’ils ont
parvenu à déterminer il y a plus de deux millénaires.
Code temporel 1: Nous vivons les derniers moments d’un cycle de 5 125 ans – d’un âge
du monde – qui, selon les calculs faits par les anciens Mayas, est censé se terminer lors du
solstice d’hiver du 21 décembre 2012.
Pour mieux comprendre à quel point la fin d’un cycle est un événement
rare, considérons le fait que les derniers humains à avoir été témoins du
passage d’un âge du monde au suivant ont vécu en l’an 3114 av. J.-C., soit
environ 1 800 ans avant l’époque de Moïse et de l’Exode décrit dans la
Bible.
Un nouveau sens à la fin des temps
Ce n’est que tout récemment que les scientifiques modernes ont su quelle
signification donner à un âge du monde. Même si le compte à rebours avant
la fin des temps est profondément gravé dans notre inconscient collectif –
puisque partout les gens ont pratiquement tous le sentiment que «quelque
chose» se prépare–, les circonstances que cela entraîne n’ont que
récemment été reconnues par des chercheurs œuvrant tant en géologie et en
océanographie qu’en astronomie et en climatologie.
La raison pour laquelle les scientifiques semblent avoir tant tardé à
s’intéresser aux prédictions entourant l’an 2012 tient au fait qu’ils n’avaient
pas les outils technologiques nécessaires pour en percer les secrets. Ce n’est
que depuis une soixantaine d’années qu’ils disposent d’ordinateurs, de
satellites et d’équipements de télédétection capables de vérifier l’existence
d’un lien entre la fin d’un âge du monde et les changements que cela peut
entraîner dans nos vies. Tant le climat mondial que l’éclosion des guerres et
de la paix, et même notre relation spirituelle avec Dieu et l’univers
semblent être directement influencés par les changements planétaires mis en
lumière par certaines des plus récentes découvertes scientifiques.
Tout comme nous mettons les générations futures en garde contre les
risques que nous ont fait courir les armes nucléaires et le réchauffement
climatique au 20e siècle, les anciennes civilisations ont laissé des
avertissements sur ce qui peut arriver lors de la fin d’un âge du monde.
Ayant tout juste vécu la fin du dernier grand cycle, les habitants de la Terre
ont fait ce que font habituellement les humains après un événement
mémorable ayant à jamais changé le monde: ils ont laissé aux générations
futures le récit des bouleversements qu’ils venaient de vivre. Ce faisant, nos
ancêtres se sont assurés que nous saurions à quoi nous attendre et comment
nous y préparer, et ce, en se fondant sur leur expérience directe de ces
changements.
Il y a plus de 51 siècles, ils se sont efforcés de nous transmettre ce qu’ils
savaient déjà au sujet de notre transition vers une ère qu’ils ne pouvaient
qu’imaginer dans leurs rêves les plus fabuleux. Nous sommes à l’aube de
cette nouvelle ère. Comprendre le message qu’ils nous ont transmis, c’est
prendre toute la mesure de notre propre voyage à travers les cieux et le
temps. C’est également prendre conscience que tout est cyclique.
Code temporel 2: Nos ancêtres nous ont transmis le récit de ce qu’ils ont vécu lors de la
dernière «fin des temps», démontrant ainsi clairement que la fin d’un âge du monde est le
commencement d’un nouvel âge, et non la fin du monde.
Par sa nature même, un cycle ne peut que se répéter. Chaque fois que nous
approchons de la fin d’un cycle, nous commençons alors inévitablement à
entrer dans le suivant. Ce qu’il importe de saisir ici, c’est que pour entrer
dans un nouveau cycle, ce qui existait dans le précédent doit forcément
parvenir à son terme. Bien que cet aspect répétitif des cycles soit évident
lorsque l’on considère le déroulement des choses à petite échelle, comme le
passage des saisons et les phases de la lune, on ne peut en dire autant
lorsqu’il est question des cycles cosmiques relatifs au mouvement des
étoiles autour du centre de notre galaxie.
C’est précisément là où les messages laissés par les Mayas peuvent
s’avérer utiles. Ils ont reconnu la nature des cycles du temps longtemps
avant que la science moderne ne nous permette de comprendre la nature de
notre périple à travers les cieux. Leurs gardiens du temps ont su préserver
leurs connaissances et les incorporer dans leurs récits sur l’univers et la vie,
des descriptions non scientifiques grâce auxquelles nous savons aujourd’hui
comment ils voyaient la création et la destruction, la vie et la mort, le
commencement et la fin des choses. Bien que les détails précis sur la fin des
temps varient selon les traditions, les cultures et les croyances religieuses,
un thème commun semble s’en dégager. Les anciennes prédictions relatives
à notre époque parlent presque toutes d’un âge des ténèbres.
Qu’il s’agisse des yugas des légendes hindous ou du Compte long des
Mayas marquant les derniers jours du cycle actuel, la fin de notre âge était
vue comme une période dominée par la guerre, la souffrance, ainsi que les
excès et les inégalités de toutes sortes. Bien que ces prédictions semblent de
mauvais augure, elles présentent tout de même un aspect positif: si cette
période ténébreuse paraît inévitable, elle est néanmoins censée être de
courte durée.
La raison: Sur le plan physique, notre système solaire est engagé dans la
partie la plus courte d’une orbite ressemblant à un cercle aplati – une ellipse
qui nous entraîne présentement de plus en plus loin du cœur de notre
galaxie, la Voie lactée.
L’effet physique: Tant les anciennes traditions que la science moderne
nous révèlent que l’endroit où nous sommes situés dans cette orbite
cyclique détermine le degré d’intensité de puissantes sources d’énergie
comme les champs magnétiques massifs rayonnant à partir du centre de
notre galaxie2. De récentes études semblent indiquer que ce sont
précisément de tels cycles qui pourraient expliquer les mystérieuses
variations observées dans la biodiversité, soit la multiplication et la
disparition des formes de vie sur notre planète, comme les épisodes
d’extinction massive survenus il y a 250 et 450 millions d’années3. En
outre, de récentes découvertes ont permis de confirmer que la position de la
Terre (en ce qui a trait à son orbite, ainsi qu’à son inclinaison et à son
oscillation sur son axe) au fil de son voyage cosmique est à l’origine des
cycles en perpétuel changement qui influencent toute chose, depuis la
température moyenne et le climat du globe jusqu’à la quantité de glace
polaire et les changements observés dans le champ magnétique terrestre4.
Les détails relatifs à ces effets feront l’objet d’une attention toute
particulière tout au long de ce livre.
Les effets émotionnels et spirituels: La distance de plus en plus grande qui
nous sépare de la source d’énergie se trouvant au cœur de la galaxie a été
comparée dans les anciennes traditions à la perte d’un lien ressentie tant sur
le plan spirituel que sur le plan émotionnel. La science a pu établir un
rapport entre la stabilité du champ magnétique terrestre, les influences
qu’exerce le rayonnement cosmique sur ce dernier et les perturbations
émotionnelles éprouvées par les humains, ce qui semble justement
confirmer le bien-fondé de ces anciennes croyances5.
Tout comme la rotation de la Terre fait en sorte que la partie la plus
sombre de la nuit survient peu avant l’aube, notre position actuelle
relativement au centre de la galaxie a pour conséquence que la partie la plus
ténébreuse de notre âge mondial arrive tout juste avant que notre trajectoire
orbitale ne commence à ramener la Terre plus près du cœur de notre
galaxie. Avec l’amorce de ce retour, nous pourrons observer une atténuation
des forces cataclysmiques se déchaînant durant le cycle des ténèbres. Et
tout comme la nuit doit s’achever avant qu’un nouveau jour ne se lève, ce
n’est qu’après le passage de cet âge noir que la lumière d’un nouveau cycle
pourra apparaître.
Personne ne peut douter de l’existence des ténèbres en ce monde, et il
n’est pas nécessaire de chercher bien loin pour les trouver. Toutefois, la vie
aujourd’hui ne se borne pas aux souffrances prédites par les anciens Mayas
– loin de là! Même en cette époque tourmentée, les forces de la paix, de
l’amour, de la guérison et de la compassion sont bien vivantes, actives et
partout présentes.
Nos ancêtres avaient une compréhension étonnamment profonde des
multiples effets que les cycles cosmiques exercent sur nous. Par on ne sait
trop quel moyen, ils savaient que la position actuelle de la Terre dans les
cieux allait avoir un impact déterminant sur les conditions physiques
auxquelles nous serions exposés, et ils purent déterminer quelles
expériences émotionnelles et spirituelles allaient nous permettre de nous y
adapter. Grâce aux récits mythiques émaillés d’analogies et de métaphores
qu’ils nous ont transmis, ils nous firent comprendre que plus nous nous
éloignons de la puissante source d’énergie émanant du centre de la galaxie,
plus grande est la noirceur qui nous enveloppe et plus nous sommes
déphasés d’avec les forces nourricières de la vie sur Terre. Tant dans les
traditions hopis que dans les anciens Védas, on nous affirme que notre
impression d’être perdus est attribuable à cette expérience de séparation que
nous subissons.
Nos ancêtres nous avaient prévenus qu’une fois atteint le point de notre
cycle où nous serions le plus éloignés de la Source, nous allions oublier qui
nous sommes et ce qui nous relie les uns aux autres et à la Terre. Ils nous
ont avertis que nous oublierions tout de notre passé. Ce sentiment de
séparation semble justement être la conséquence du périple cyclique qui
nous entraîne aux confins de la galaxie. C’est également la peur suscitée par
un tel sentiment qui a engendré le chaos, la guerre et la destruction des
précédentes fins de cycles.
Par exemple, selon les Hopis, lors de la fin des deux précédents âges du
monde, la cupidité et les guerres ont mené à la perte de ce que les humains
chérissent le plus, soit leur famille, leur civilisation et leur propre vie. Ainsi,
la découverte des vestiges archéologiques d’une civilisation avancée dans la
vallée du fleuve Indus, située dans le sous-continent indien autour du
Pakistan moderne, semble corroborer les mythes hopis, ainsi que ceux du
récit épique de plus de 120 000 strophes du Mahâbhârata hindou6.
Dans un des nombreux sites mis au jour, on a trouvé des restes de corps
humains figés dans ce que les archéologues appellent des «postures de
fuite», ce qui donne à penser qu’ils fuyaient ce qui a détruit leur civilisation.
Selon des personnes spécialisées dans l’étude du Mahâbhârata, cette œuvre
narre l’histoire d’une grande guerre survenue dans cette vallée et précise les
lieux exacts des sites qui ont été récemment découverts. La datation au
carbone 14 de ces ossements humains a permis d’établir qu’ils ont environ
10 000 ans, ce qui les fait remonter à la fin du deuxième précédent âge du
monde.
Lorsque nous comprenons la signification qu’il faut attribuer aux
ténèbres de notre présente fin de cycle, ainsi que leur nécessité, nous
commençons à percevoir sous un jour nouveau les grands défis de notre
époque. Grâce à ce nouvel éclairage, notre période actuelle et notre réaction
aux changements qui l’accompagnent prennent un tout nouveau sens. Avec
cette perspective à l’esprit, il devient encore plus évident qu’il ne saurait y
avoir pour nous de meilleur moment pour vivre cette fin de cycle.
La raison en est que, pour la première fois de l’histoire, nous disposons
d’une compréhension suffisante de ces cycles, ainsi que des connaissances
scientifiques et technologiques nécessaires pour explorer l’ensemble des
possibilités s’offrant à nous, ce qui nous permet de choisir le genre d’avenir
qui émergera du chaos actuel. Cela nous aurait été impossible il y a à peine
50 ans.
Si l’on examine soigneusement les récits qui nous ont été transmis
depuis plus de 250 générations, force nous est de constater que ceux qui ont
vécu la fin du dernier âge du monde ont fait de leur mieux pour que nous
sachions à quoi nous attendre. Le fruit de leur labeur a pu en effet être
préservé jusqu’à nos jours dans leurs temples, leurs textes, leurs traditions
et leurs cultures.
L’alignement que nous attendions tous
Bien que les récits de la création des anciennes civilisations hopis, hindous
et mayas diffèrent dans les détails, ils sont tous comparables lorsqu’il est
question de la nature cyclique de tout ce qui existe dans l’univers. Ils
affirment tous que trois grands âges ont existé avant notre âge actuel, et
qu’ils se sont chaque fois terminés dans la destruction générale. Même si
chaque tradition passée emploie des symboles différents pour décrire le
cycle que nous vivons, elles expriment tous essentiellement la même chose:
la transition de l’âge actuel au suivant a lieu maintenant.
Ce qui distingue le calendrier maya relativement à ce que nous ont
transmis les traditions orales comme celle des Hopis, c’est que leur tableau
chronologique prend fin à une date précise. Alors que le système de
numération du calendrier maya identifie avec précision l’alignement
galactique censé marquer le point culminant du changement d’ère (une
configuration astronomique rare qui a pu être confirmée grâce à
l’informatique moderne), c’est ce que les Mayas savaient au sujet du
voyage de la Terre à travers les cieux qui rend leur récit encore plus
stupéfiant.
De fait, selon eux, dans les jours précédant et suivant le solstice d’hiver
de 2012, la Terre et l’ensemble de notre système solaire se retrouveront
alors dans une position à tous points de vue extraordinaire. Nous
franchirons alors une ligne imaginaire marquant le centre de la zone
médiane entre les deux moitiés de notre galaxie spiralée. Tout comme
l’équateur de notre planète divise les hémisphères Nord et Sud de la Terre,
la ligne de l’équateur de la Voie lactée que nous traverserons alors sépare la
moitié «supérieure» de ce vaste disque étoilé de sa moitié «inférieure».
Alors que les planètes de notre système solaire seront plus ou moins
alignées les unes sur les autres et sur notre soleil, notre passage à travers le
plan équatorial de la galaxie nous alignera également sur la mystérieuse
source d’énergie se trouvant au centre de la Voie lactée. Cet alignement et
les conditions le rendant possible marqueront l’achèvement du grand cycle
actuel, ainsi que l’indique le calendrier maya7.
Pour être absolument clair, il ne s’agira pas là d’un événement survenant
dans le cours d’une seule journée. Autrement dit, lorsque nous franchirons
la ligne imaginaire divisant notre galaxie, il ne faut pas croire que nous
irons au lit le 20 décembre 2012 dans un monde pour ensuite nous éveiller
le lendemain dans un autre monde radicalement différent. Il semble plutôt
que les Mayas ont déterminé que le jour du solstice d’hiver de 2012 était le
jalon astronomique désignant le point central de la période de transition
entre deux ères. Cette période transitoire a débuté bien avant 2012 et se
terminera bien après.
Compte tenu de la taille des corps célestes et des distances relatives les
séparant, de notre point de vue sur Terre cet alignement apparaît comme un
changement lent et progressif s’échelonnant sur plusieurs années. Le
déroulement d’une éclipse offre une illustration parfaite du genre de
transition graduelle dont il est ici question.
Si vous avez déjà eu l’occasion d’observer une éclipse lunaire, vous avez
sans doute pu très tôt constater que ce phénomène ne s’achève pas
rapidement. Une fois entamée, vous avez eu amplement le temps d’entrer
dans la maison vous préparer une tasse de thé, passer quelques coups de fil
et nourrir le chien avant de retourner dehors voir où le déroulement de
l’éclipse en était rendu. Même si la Terre fonce dans l’espace à environ 105
000 kilomètres à l’heure, une si énorme vitesse n’est nullement apparente
lors d’une éclipse. Pour nous, tout cela semble se dérouler au ralenti.
Dans le cas de l’alignement progressif du soleil avec l’équateur de la
Voie lactée, le solstice d’hiver de 2012 marque donc le point central d’une
période de transition ayant en fait débuté plusieurs années auparavant. Dans
son ouvrage historique, Cosmogénèse Maya 2012, identifiant 2012 comme
l’année où nous franchirons l’équateur de la galaxie et révélant toute la
portée de ce phénomène, John Mayor Jenkins explique bien en quoi une
telle transition est un processus plutôt qu’un événement ponctuel. Se
référant à de savants calculs réalisés par l’astronome belge Jean Meeus,
Jenkins suggère que la progression du soleil à travers le plan équatorial de
la Voie lactée aurait débuté en 1980 et se terminerait en 20168.
Même en tenant compte d’une marge d’erreur de quelques années dans
un sens ou dans l’autre, on peut affirmer que nous sommes déjà bien
engagés dans l’alignement prédit il y a plus de 2000 ans par les Mayas.
Quelle signification peut-on attribuer aujourd’hui à un moment
astronomique si rare dans nos vies? La vérité, c’est que personne ne peut
l’établir avec certitude. Cela nous est impossible parce qu’aucun être
humain vivant aujourd’hui n’a personnellement vécu la chose la dernière
fois qu’elle s’est produite. Nous disposons toutefois de bons indicateurs –
de faits précis – pouvant nous aider à déterminer ce à quoi l’on doit
s’attendre.
Lorsque l’on combine les faits scientifiques modernes avec la sagesse
que recèlent certains récits historiques, un tableau presque difficile à croire
prend forme sous nos yeux. C’est en fait la description d’un voyage – de
notre voyage – entrepris il y a près de cinq millénaires et qui a pris plus de
256 générations avant de parvenir à son terme. Au moment même où tout
cela se déroule, nous découvrons que la fin de ce long périple marque en
fait le début d’un nouveau voyage. Le poète et visionnaire T. S. Eliot est
celui qui a sans doute le mieux décrit l’ironie d’une fin qui constitue en
réalité un commencement: «Nous ne cesserons pas d’explorer, et le terme
de toute notre exploration sera d’arriver à notre point de départ et de le
connaître pour la première fois9.»
Bien que l’idée de l’avènement d’un nouvel âge du monde lié à la
trajectoire orbitale de notre planète dans le cosmos puisse ressembler au
scénario d’un épisode de la série Star Trek, les calculs célestes que nous ont
transmis nos lointains ancêtres sont étonnamment compatibles avec les
résultats de recherches scientifiques modernes. Si on les compare, il est
facile de voir que les deux racontent la même chose, ce qui nous permet
d’attribuer une nouvelle signification aux grands mystères dont notre passé
est si riche, et aussi de mettre en lumière les indices montrant ce que
l’avenir nous réserve.
Heureusement, nos ancêtres nous ont laissé tout ce dont nous avons
besoin pour relever les défis de la transition vers un nouvel âge du monde,
et il n’est pas ici uniquement question de compréhension des cycles, mais
surtout de notre aptitude à identifier les modèles et où nous en sommes
rendus au sein même de ces cycles.
Le Code du temps
Dans les années 80, je travaillais dans le domaine de l’industrie de la
défense à écrire des logiciels permettant de trouver les tendances se
dégageant de données diverses. Ce fut durant cette période de ma vie que le
monde connut l’un des épisodes les plus terrifiants de l’histoire: la guerre
froide. Alors que plus de 70 000 missiles nucléaires étaient pointés vers les
grandes villes européennes et nord-américaines, prêts à être lancés à tout
moment, je voulus tenter de comprendre à quoi rimait la guerre dans le
contexte d’une plus vaste perspective.
La guerre froide faisait-elle partie d’un cycle quelconque? Les
événements en apparence fortuits ayant déclenché les guerres du passé
découlaient-ils d’un plus vaste courant évolutif ayant commencé à prendre
forme il y a fort longtemps? Et si une telle chose est possible, les schémas
évolutifs en cause s’étendent-ils au-delà des guerres jusqu’aux phénomènes
de la vie quotidienne tels l’amour et la trahison?
Si nous découvrions que chaque aspect de notre monde fait partie d’un
ancien cycle ininterrompu, une telle découverte nous donnerait une toute
nouvelle perception de nous-mêmes. Cela supposerait que tout ce qui
arrive, tant le début et la fin d’un emploi ou d’une relation que le
déclenchement des guerres et leur durée exacte jusqu’au rétablissement de
la paix font partie intégrante de cycles, offrant ainsi la possibilité de mettre
en lumière l’existence de modèles permettant de révéler les circonstances à
venir en se fondant sur celles que nous avons précédemment vécues. Si de
tels modèles existent bel et bien, nous pourrions alors nous en servir pour
examiner isolément toute expérience, qu’il s’agisse d’une idylle amoureuse
ou d’une épreuve pénible, pour ensuite constater que ces expériences font
partie d’un modèle cyclique qui peut être identifié et, plus important encore,
prédit. Ceci peut s’avérer un atout précieux pour nous aider à mieux
comprendre le monde où nous vivons. Ce sera également immensément
utile à mesure que nous avancerons dans le 21e siècle et que nous aurons à
fusionner les connaissances et les idées de l’Orient et celles de l’Occident,
ainsi que la sagesse ancienne et la science moderne, afin de parvenir à
résoudre les grands défis qui menacent notre planète.
J’imagine que vous avez probablement deviné que la réponse à chacune
de mes questions évoquées plus haut à l’égard des cycles est la même, soit
un oui sans équivoque! Les raisons expliquant cette réponse pourraient
remplir des volumes et elles font justement l’objet de ce livre. La clé pour
accéder à une vision aussi pénétrante du temps et de l’histoire consiste à
saisir que l’on ne peut comprendre l’effet de ces cycles sur la vie qu’en
franchissant la frontière incertaine qui sépare la science des traditions
spirituelles de nos ancêtres.
Par exemple, lorsque l’on combine l’ancienne compréhension des cycles
temporels aux découvertes faites au 20e siècle par Albert Einstein
relativement à l’unité intrinsèque de l’espace et du temps, on peut observer
la réalisation de quelque chose de merveilleux. Trois faits émergent alors
avec des implications qui changent tout ce que nous avons pu croire jusquelà à propos de notre vie en ce monde:
Fait #1:
La théorie de la relativité d’Einstein a transformé à
jamais notre perception de l’espace et du temps qui
forme désormais dans notre esprit un seul tout
appelé espace-temps.
Fait #2:
Les événements marquants de l’existence,
amours, les guerres, l’orbite des planètes,
fluctuations boursières, l’essor et la chute
civilisations, tout cela se déroule au sein
l’espace-temps.
Fait #3:
Les choses qui arrivent dans l’espace-temps suivent
nos
les
des
de
des rythmes naturels.
Ces faits comportent d’importantes implications sur lesquelles repose le
reste de ce livre. Elles sont résumées ci-dessous.
Code temporel 3: De récentes découvertes scientifiques révèlent que l’on peut considérer
le temps essentiellement de la même façon que les rythmes et les cycles qui régissent tout
ce qui existe, depuis les plus infimes particules jusqu’aux plus vastes galaxies.
Code temporel 4: Nous pouvons concevoir les choses qui arrivent dans le continuum
temporel comme étant des endroits à l’intérieur de cycles – des points que l’on peut
mesurer, calculer et prédire.
Grâce à ces deux codes temporels, il nous est possible de percevoir le temps
sous un jour entièrement nouveau. Comme le faisait un jour remarquer le
physicien John Wheeler, au lieu de considérer les minutes d’une journée
comme le moyen employé par la nature pour empêcher que tout arrive en
même temps, nous pouvons désormais voir le temps comme une sorte de
code reliant le passé à l’avenir. Tout comme il est possible de percer le
mystère de n’importe quel code, le message de l’ancien calendrier maya
peut être déchiffré et lu comme si nous lisions les pages d’un livre.
Pour certaines personnes, cette conception du temps et de la vie offre une
manière fort différente de percevoir les choses. Pour d’autres, bien qu’elle
soit manifestement peu conventionnelle, elle est tout à fait logique. Cette
idée est en soi fascinante. Les implications en sont profondes, mystérieuses
et grisantes.
Bien qu’elles nous obligent à remettre en question pratiquement tout ce
que l’on nous a appris à croire au sujet de l’univers, une telle possibilité
exerce également une puissante attraction sur nous. Nous voulons en savoir
plus. On en vient à vouloir appliquer cette nouvelle compréhension du
temps au monde réel qui nous entoure afin de trouver un sens aux tragédies
de la vie ainsi qu’aux mystères voilant ce que l’avenir nous réserve. Et nous
le pouvons.
Même si les physiciens quantiques nous disent qu’il est impossible de
prédire l’avenir avec certitude, il nous est néanmoins tout à fait possible de
déterminer le degré de probabilité que tel ou tel événement se produise.
C’est justement ce que démontre l’existence de modèles cycliques qui se
répètent au fil du temps. Chaque fois qu’un cycle apparaît, ce sont les
conditions générales rendant une chose possible qui se répètent, et non l’un
ou l’autre événement précis. Tout comme certaines conditions
atmosphériques peuvent s’avérer idéales pour l’apparition d’une tornade
sans qu’il y en ait nécessairement une qui se forme, les cycles temporels
peuvent réunir les mêmes circonstances ayant mené à un événement dans le
passé sans qu’un événement semblable ne se reproduise aujourd’hui.
Même si les ingrédients nécessaires à la répétition d’une chose sont
réunis et même si la situation s’y prête, ce sont tout de même les choix que
nous faisons qui déterminent ce qui se produira réellement. Le fait de savoir
à l’avance sur quoi nos choix peuvent avoir le plus grand impact fait
pencher la balance en notre faveur alors que nous approchons de la fin d’un
cycle dont dépend notre survie collective.
Code temporel 5: Si nous savons où nous en sommes rendus dans un cycle donné, nous
savons alors à quoi nous attendre lorsque celui-ci se répète.
Si nous parvenons à concevoir le temps de la même manière que nous
percevons les choses qui arrivent dans la vie – c’est-à-dire comme
l’ensemble des événements constituant sa trame – nous pourrons alors
aisément mesurer les cycles temporels. Tout comme nous sommes capables
de prédire le retour cyclique d’une comète, nous serons également en
mesure d’identifier avec précision l’année où les conditions ayant mené à
l’essor d’une civilisation ou au déclenchement d’une guerre seront à
nouveau réunies. La beauté d’une telle compréhension, c’est qu’en plus des
moments de notre époque où les choses risquent le plus de devenir
chaotiques, nous pouvons aussi identifier ceux de notre avenir où la paix
aura les plus grandes chances d’éclore.
Comme tous les cycles sont basés sur les rythmes naturels, nous pouvons
nous servir des codes universels régissant tout ce qui existe, depuis le
mouvement des particules quantiques jusqu’à la forme des galaxies, pour en
faire une formule qui nous permette de trouver plus rapidement les endroits
que nous cherchons à identifier dans le continuum temporel. C’est
précisément ce que nous ferons dans les prochains chapitres.
Une fois bien comprise la notion de cycles temporels, nous pouvons
mettre à profit cette compréhension à l’aide de l’une ou l’autre des deux
méthodes suivantes: (1) nous pouvons suivre les instructions données dans
ce livre afin de créer notre propre Calculateur de codes temporels grâce
auquel nous pourrons identifier les moments de notre avenir où devraient
normalement se répéter certaines conditions survenues dans le passé; ou (2)
nous pourrons utiliser la version en ligne de ce calculateur pour arriver au
même but.
D’une manière ou d’une autre, nous serons ainsi en mesure d’entrer une
année précise, comme la fin du cycle maya en 2012, afin de découvrir les
périodes correspondantes du passé pouvant nous révéler à quoi nous
pouvons nous attendre durant cette fin de cycle. Ce faisant, nous profiterons
d’une fenêtre d’observation unique dans le temps, et nous aurons quelque
chose de concret pour y ancrer nos attentes relativement à la fin de l’âge du
monde actuel.
Mais le recours au Calculateur de codes temporels ne se limite pas aux
événements mondiaux majeurs. On peut également l’appliquer à tout ce qui
arrive dans notre vie quotidienne. De fait, tout semble indiquer que les
conditions menant aux moments clés de notre existence, autant les joies et
les crises survenant sur le plan personnel que les guerres éclatant entre les
nations, se répètent de manière cyclique et suivent les mêmes rythmes
naturels. Pour identifier les cycles régissant notre vie, il nous faut pouvoir
en reconnaître les modèles, à savoir quand ils commencent, comment ils se
déroulent et quand ils se terminent.
Code temporel 6: Le Calculateur de codes temporels nous indique à
quel moment nous pouvons nous attendre à ce que les circonstances du
passé se répètent, mais il ne permet pas de déterminer quels événements
précis se produiront.
Voilà justement pourquoi le Calculateur de codes temporels est un outil si
précieux. En plus de la répétition des cycles rendant possible le retour des
mêmes conditions, chaque cycle comporte également des points de choix,
des moments où le changement semble être plus facile et avoir des effets
plus marqués. Alors bien que les événements comme les guerres mondiales,
la trahison personnelle et la paix puissent être prédéterminés dans le
continuum temporel, les détails entourant la tournure qu’ils prendront ne le
sont pas. Comme pour toute autre expérience humaine, c’est ce que nous
choisissons de faire avec les circonstances se présentant à nous qui
détermine la suite des choses.
Ainsi, dans le chapitre 1, nous verrons comment les conditions ont été
réunies à trois reprises au cours du 20e et du 21e siècle pour une attaque
surprise en sol américain. Comme les cycles temporels se répètent, le
Calculateur de codes temporels permet d’identifier clairement les deux
dates où les conditions propices pour une telle attaque devraient se
reproduire sur le modèle de l’événement original de l’attaque sur Pearl
Harbor en 1941. Cependant, même si les États-Unis subirent effectivement
une attaque à l’une de ces deux dates, rien de tel ne survint lors de la
deuxième, et ce, même si les conditions étaient réunies, puisque les choix
faits alors par les humains (décrits au chapitre 7) ont fait en sorte
d’empêcher qu’une troisième attaque n’ait lieu.
Pour mettre sagement à profit nos points de choix et ainsi influencer
consciemment notre avenir, il est essentiel de déterminer où nous nous
situons dans le cycle en cours. Pour ce faire, nous devons d’abord prendre
conscience que nous vivons une sorte de code temporel, un champ
d’énergie vibrante qui a un commencement, qui ne cesse de prendre de
l’expansion et qui entraîne dans son sillage ce que les scientifiques
appellent la «marche en avant du temps».
Avec ces idées en tête, certaines questions surgissent inévitablement:
Qu’est-il possible de prédire? Le passé recèle-t-il réellement des indices
permettant de connaître l’avenir? Comment un événement survenu il y a des
milliers d’années peut-il nous aider à comprendre ce qui se passe
aujourd’hui? Que penser de la mystérieuse date indiquant la fin des cycles
du calendrier maya? Un examen du passé peut-il nous donner une idée de
ce que l’an 2012 nous réserve? Telles sont les questions ayant suscité la
recherche à la base de ce livre. Les chapitres qui suivent en sont les
réponses.
Pourquoi ce livre?
On ne peut certainement pas dire qu’il manque de livres et d’attention
médiatique sur le calendrier maya et l’an 2012. Chaque mois semble
apporter son lot de nouveaux livres à ce propos en librairie et sur Internet.
Comme pour tout sujet touchant une corde sensible dans le cœur et l’esprit
des gens, tous ces ouvrages offrent des perspectives très différentes et
souvent contradictoires. Qu’il s’agisse de prédictions détaillées basées sur
des années de recherches ou de données canalisées prétendument reçues
d’intelligences extraterrestres, elles apportent toutes une contribution utile,
puisqu’elles ajoutent toutes au mouvement collectif actuel qui semble
prendre de l’ampleur à mesure que nous approchons du solstice d’hiver du
21 décembre 2012. Les perspectives révolutionnaires du philosophe et
ethnobotaniste Terence McKenna dans ses livres True Hallucinations
(1993) et The Invisible Landscape (1975), ainsi que les travaux
scientifiques de chercheurs comme John Major Jenkins ont déjà exploré le
mystère de l’an 2012 et le sens qu’il faut accorder à cette date, et ce, de
magnifique façon.
C’est justement parce que des ouvrages aussi importants existent déjà
que j’ai dû bien réfléchir au type de contribution que je désirais apporter à
cet égard. Que pourrais-je bien dire qui n’a pas déjà été dit? Le meilleur
moyen de répondre à cette question consiste peut-être à énoncer
explicitement ce que ce livre est, ce qu’il n’est pas et ce qu’il offre.
Dans les pages qui suivent, vous allez…
… découvrir que les circonstances entourant la dernière date du
calendrier maya en 2012 se sont déjà produites dans notre passé sous
la forme d’un modèle fractal de ce que l’avenir nous réserve;
… voir comment les plus beaux nombres de la nature nous guident vers
les moments précis du passé illustrant le mieux ce qui va se passer;
… identifier les dates critiques offrant le plus grand potentiel de
déclenchement de guerres et les meilleures chances pour l’éclosion
de la paix dans notre avenir immédiat;
… calculer votre propre Code temporel pour les événements et les
relations clés de votre vie;
… découvrir les points de choix personnels et collectifs de la vie et ceux
de l’histoire – des moments où les changements semblent plus faciles à
réaliser qu’à d’autres.
Au fil des sept chapitres concis de ce livre, je vous invite à explorer une
façon pratique et profondément révolutionnaire de considérer votre relation
au temps, à l’histoire et à l’avenir. Il est important de savoir à l’avance à
quoi l’on peut s’attendre de toute nouvelle voie de découverte de soi. Pour
cette raison, les énoncés suivants décrivent exactement ce qu’est ce livre et
ce qu’il n’est pas:
– Ce livre n’est pas une publication scientifique. Bien que j’y discuterai
d’avancées scientifiques nous permettant de repenser notre relation au
temps, cet ouvrage n’a pas été conçu pour être conforme au format ou aux
critères définissant un texte scientifique ou un journal technique.
– Ce livre n’est pas un document scientifique vérifié par des pairs. Aucun
des chapitres ni aucun des rapports de recherche qu’il contient n’ont été
soumis au long processus d’examen d’un comité d’experts formés dans un
domaine précis d’étude scientifique comme la physique, les mathématiques
ou la psychologie.
– Ce livre a fait l’objet de recherches sérieuses et il est solidement
documenté. Il a été rédigé de manière à en rendre la lecture facile et il décrit
les expériences, les études de cas, les données historiques et les expériences
personnelles sur lesquelles s’appuie la nouvelle perception de nous-mêmes
en ce monde, perception que je vous propose.
– Ce livre est un bon exemple de ce qu’il est possible d’accomplir lorsque
l’on franchit la frontière séparant traditionnellement la science de la
spiritualité. En combinant les plus récentes découvertes sur le temps fractal
aux anciennes connaissances des Mayas portant sur les cycles et sur le
modèle archétypal de la nature en lien avec la vie et l’équilibre – le ratio
d’or –, nous pouvons arriver à comprendre que le temps est une force
universelle et que nous sommes tels des explorateurs de cette force,
chevauchant des vagues de temps sur un océan de cycles sans fin.
Le temps fractal est le résultat de plus de 20 ans de recherche et le fruit
de mes réflexions personnelles pour tenter de comprendre les cycles
régissant la vie, l’amour et la guerre. Si vous avez toujours cherché à savoir
si l’histoire se répète et s’il y a un lien entre l’avenir et le passé, alors vous
apprécierez sans doute ce livre.
Pour mieux évaluer ce qui va se produire en 2012, ainsi que les
événements particuliers de notre époque, il faut bien comprendre le langage
des cycles de la nature et s’en servir pour se préparer à l’avenir. Nous
pourrions en fin de compte découvrir que notre guérison sur tous les plans,
notre bonheur, voire notre survie en tant qu’espèce, dépendent de notre
capacité à comprendre et à appliquer les règles du temps fractal.
Cet ouvrage a été écrit avec l’objectif suivant en tête: lire la carte du
passé et appliquer ce que l’on apprend ainsi à la veille de 2012 et de la
nouvelle ère qui débutera alors. Ce faisant, le passé prendra un tout nouveau
sens tandis que se révéleront à nous toutes les potentialités pour le futur que
la compréhension du code de vie mettra à notre portée – deux réalités que
les générations à venir devront attendre un autre 26 000 ans avant qu’elles
ne soient à nouveau possibles.
Gregg Braden
Taos, Nouveau-Mexique, 2009
CHAPITRE 1
Le programme du Code temporel:
Trouver notre avenir dans les cycles du
passé
«Je crois que l’avenir est seulement encore le passé
entré par une autre porte.»
– Sir Arthur Wing Pinero (1855-1934), dramaturge
«Le temps est un tout indivisible, une vaste mare dans laquelle
tous les événements sont éternellement incarnés…»
– Frank Waters (1902-1995), auteur et biographe
Nous vivons dans un univers de cycles.
Depuis les minuscules pulsations d’énergie générées par les atomes
jusqu’aux titanesques fluctuations du champ magnétique solaire, en passant
par le rythme régulier des marées océaniques et les milliers de kilomètres
franchis par les oiseaux-mouches dans leur migration annuelle vers des
climats plus chauds, notre monde est la scène de l’interminable danse des
cycles naturels qui, partout, ne cessent de se répéter.
Nous savons intuitivement, grâce à l’expérience directe que nous en
avons, que les cycles font partie intégrante de tout ce qui existe. Ainsi, le
cycle menstruel d’une femme, qui dure généralement 28 jours, est lié au
cycle lunaire. Chaque jour, notre corps suit les rythmes diurnes et nocturnes
(le rythme circadien fondé sur l’alternance entre la lumière et l’obscurité)
qui déterminent le moment de la journée où nous devons dormir, celui où
nous sommes alertes et ceux où la faim se manifeste. Bien que l’éclairage
artificiel et la consommation de café cappucino tard le soir aient à jamais
modifié nos réactions instinctives aux rythmes de la nature, il n’en demeure
pas moins que ces cycles sont toujours là.
Si nous examinons plus attentivement les cycles de la nature, nous
constatons que chacun d’eux fait partie d’un cycle plus vaste qui est luimême englobé dans un autre encore plus long, et ainsi de suite, le tout
formant un ensemble de cycles temporels et énergétiques emboîtés les uns
dans les autres et rythmant l’univers entier et tout ce qui y vit. L’expérience
familière du jour et de la nuit illustre parfaitement comment ces cycles
emboîtés fonctionnent. Comme chacun le sait, la lumière et l’obscurité
auxquelles nous sommes chaque jour soumis sont le résultat de la rotation
de la Terre relativement au soleil et forment un cycle d’une durée de 24
heures. Le temps que durent chaque jour les périodes de lumière et
d’obscurité est à son tour déterminé par l’inclinaison de la Terre sur son axe
et l’endroit où celle-ci se trouve dans sa trajectoire orbitale autour du soleil,
ce qui engendre le cycle annuel des saisons. Quant à la variation du degré
d’inclinaison de notre planète, elle dépend d’un cycle encore plus vaste
déterminant la durée des saisons au fil d’une période s’échelonnant sur
plusieurs milliers d’années.
Même si l’expérience que nous faisons du jour, de la nuit et des saisons
offre un bon exemple de la nature des cycles, ces derniers ne concernent pas
uniquement la durée des jours ou encore le moment exact où chaque saison
débute. Recourant au langage de la poésie, Ralph Waldo Emerson décrivait
de manière simple et élégante notre relation avec les cycles de la nature:
«Notre vie n’est qu’un apprentissage de la vérité; autour de chaque cercle
on peut en décrire un autre; il n’y a pas de fin dans la nature, chaque fin est
un commencement.»
Tant les paroles d’Emerson que notre compréhension des cycles nous
amènent à nous poser certaines questions: Si les cycles de la nature sont
omniprésents, se pourrait-il que tous les aspects de notre existence, depuis
nos relations romantiques jusqu’à celles que nous entretenons avec la
planète entière, en somme que tout, depuis la radieuse naissance d’un
enfant jusqu’aux sombres événements du 11 septembre 2001, fasse partie
des grands cycles universels que nous commençons à peine à comprendre?
Si oui, peut-on alors se préparer à l’avenir en étudiant le passé?
Si l’on peut effectivement établir un tel lien, cela change tout ce que
nous avons pu croire jusque-là sur nous-mêmes et sur notre monde. Ainsi,
nous pourrions fort bien découvrir que des choses aussi disparates que la
fréquence de nos réalisations et de nos échecs, la réussite dans nos rapports
avec les autres et dans notre carrière professionnelle, et même la durée de
notre existence découlent de cycles que nous ne comprenons encore pas
parfaitement. Une meilleure compréhension de ces cycles nous permettra
également de constater que nous ne sommes nullement les victimes d’un
mystérieux destin auquel nous avions si souvent attribué ce que nous
vivions dans le passé. Toutefois, l’exploration d’un tel lien passe tout
d’abord par la reconnaissance des modèles cycliques qui nous entourent.
Le code de la luciole
J’étais assis immobile sur un tronc d’arbre près du ruisseau coulant derrière
la maison familiale, les pieds ballants tout juste quelques centimètres audessus de l’eau. Je revois encore cette soirée de l’été 1965 alors que je
respirais l’air chaud et humide du Missouri et que les dernières lueurs du
jour achevaient de s’éteindre. Tout change la nuit dans les forêts du
Midwest américain. Même si je parvenais encore à distinguer le crépuscule
au-dessus de ma tête, le fouillis dense de mousses et de plantes grimpantes
s’accrochant aux arbres de cette ancienne forêt empêchait la douce lumière
vespérale d’atteindre le sol. Je regardai fixement l’obscurité et j’attendis.
L’expérience m’avait appris que la patience et le silence étaient essentiels
pour étudier quoi que ce soit dans la nature. Au fil des ans, j’étais devenu
très bon à ce jeu.
Au début je n’en vis qu’une seule du coin de l’œil. Puis, il y en eut une
autre, et une autre encore. Soudain, je vis qu’elles m’entouraient de toutes
parts. On aurait dit que quelqu’un avait pressé un bouton qui avait fait
aussitôt apparaître des nuées de lucioles. Aller observer leur lumineux ballet
aérien et les voir disparaître aussi soudainement qu’elles étaient apparues
était devenu pour moi un rituel d’après dîner que j’attendais avec
impatience chaque été. Mais, pour moi, c’était plus que d’aller simplement
observer des lumières s’allumer et s’éteindre. Il y avait quelque chose de
caché, de secret et de mystérieux qui m’attirait là. C’était avant tout le
rythme et les modèles cycliques de la nature qui me fascinaient.
Tout au long de mon enfance, je cherchais constamment à identifier des
modèles. Parfois, il s’agissait de choses idiotes, comme le nombre de fois
que s’allumaient et s’éteignaient une partie des lumières dans notre arbre de
Noël avant qu’elles s’éteignent toutes et qu’un nouveau cycle commence,
ou combien de voitures de la même couleur il y avait dans une rangée
donnée du stationnement du supermarché. D’autre fois, on aurait dit que les
modèles semblaient demander à être trouvés par quelqu’un, comme le
nombre de fois qu’une luciole fait clignoter son étrange lueur avant qu’elle
ne fasse une pause pour ensuite recommencer. Un jour que j’étais entouré
par des centaines de lucioles, je me souviens avoir pensé que leur fascinant
spectacle lumineux devait sûrement être davantage qu’une simple série
d’éclats lancés au hasard dans les chaudes nuits d’été.
Peut-être ces lumières recelaient-elles en fait une sorte de code porteur
d’un message transmis par la nature elle-même. Comme les insectes ne
peuvent parler, ces lumières étaient peut-être le moyen qu’ils utilisaient
pour communiquer ensemble, les éclats lumineux de courte et de longue
durées représentant les points et les barres d’un langage de la nature
comparable aux signaux en morse. Si j’arrivais à compter le nombre
d’éclairs émis et le temps que durait chaque pause, pensai-je, je
parviendrais peut-être à déchiffrer leur code.
Un univers de modèles
Eh bien, je n’ai jamais pu identifier le «code des lucioles», du moins pas de
la façon que j’avais initialement imaginée. Même si ces spectacles
lumineux se sont effectivement avérés être des signaux codés de la nature,
ils faisaient partie de quelque chose d’encore plus primitif et mystérieux
que je ne l’avais soupçonné. C’est lors d’un cours de biologie à l’école que
j’ai finalement appris que les éclats lumineux observés étaient en fait des
signaux d’appel – un code sexuel – émis par les lucioles mâles dans leur
quête d’une partenaire femelle. Assis sur mon tronc d’arbre, je me trouvais
au beau milieu d’une immense cérémonie de rencontres nuptiales suscitée
par l’éternel besoin primordial de se reproduire.
Bien que ma vision d’un langage codé employé par les lucioles ne se soit
pas avérée juste, l’idée que le temps puisse faire lui-même partie d’un code
de la nature a tout de même pris forme dans mon esprit. Lors de mon
septième anniversaire de naissance, ma mère décida d’encourager ma
fascination pour l’histoire ancienne et me donna un cadeau que j’allais
grandement apprécier jusqu’à l’âge adulte. C’était un livre de C. W. Ceram
décrivant les civilisations «perdues» qui avaient récemment été
redécouvertes. On y traitait d’archéologie grecque, égyptienne,
mésopotamienne et sud-américaine. S’intitulant Des dieux, des tombeaux,
des savants, il exerça une influence profonde sur l’idée que je me faisais du
passé et cette influence perdure encore aujourd’hui1.
J’étais tout particulièrement impressionné par le fait que de puissantes
civilisations au savoir avancé, comme celle des anciens Mayas, aient pu
exister il y a si longtemps, pour ensuite disparaître et tomber dans l’oubli
pendant des siècles. Tandis que j’examinais des photos qui montraient le
sommet de leurs temples s’élevant au-dessus de l’impénétrable jungle
mexicaine, je me demandais quelles étaient les connaissances mayas que
nous avions oubliées, tout particulièrement en ce qui a trait à leur
conception du temps. En nous appuyant sur des découvertes récentes allant
des nouvelles révélations au sujet du calendrier maya aux profonds
concepts mathématiques de la géométrie fractale, nous pouvons maintenant
commencer à apporter des réponses à cette question.
En tant qu’adulte, je reconnais que les modèles que j’ai étudiés durant mon
enfance ne sont pas que de simples curiosités dues au hasard. Tout ce qui
nous entoure en est constitué, et je ne parle pas uniquement de quelques
modèles que l’on peut observer ici et là de manière fortuite, mais d’une
série de modèles imbriqués les uns dans les autres et formant l’ordre et la
structure de l’univers. Il est relativement facile de mesurer et de prédire
l’apparition de nombreux modèles dans la nature, comme les dunes de sable
en forme de croissant qui sont constamment poussées par le vent dans le
parc national de Great Sand Dunes sur les hauts plateaux montagneux dans
le sud du Colorado, ou les motifs arborescents que l’on peut voir dans les
veines d’une feuille de chêne ou dans le ruissellement de l’eau sortant d’un
boyau d’arrosage. Parfois, les modèles de la nature ne sont pas aussi faciles
à distinguer, comme le mouvement invisible du vent poussant une immense
masse d’air d’un bout à l’autre d’un continent, ou les forces psychologiques
à l’origine de l’activité des marchés boursiers mondiaux.
Que nous parvenions ou non à les discerner, les modèles de la nature se
retrouvent partout. Si je voulais vraiment arriver à comprendre comment les
choses fonctionnent, il était clair qu’il allait me falloir découvrir comment
les modèles apparaissent et de quoi ils sont faits. Durant les dernières
années de la guerre froide, j’occupais un poste de concepteur de systèmes
informatiques dans l’industrie de la défense américaine, ce qui me permit
justement d’approfondir cette question. Comme on pouvait peut-être s’y
attendre, une des premières tâches que l’on m’a confiées fut dans un
domaine spécialisé de la programmation informatique appelé la
reconnaissance de modèles.
Un jour, alors que je cherchais des modèles naturels pouvant me servir
de références pour la création d’un logiciel d’analyse de données, je tombai
sur un ouvrage écrit par un scientifique et philosophe du début du 20e
siècle, Ralph Nelson Elliott. Avant sa mort en 1948, Elliott avait rédigé une
remarquable synthèse décrivant comment les lois naturelles semblent
gouverner de nombreux aspects de la vie quotidienne, de même que les
cycles naturels. Ce fut ce livre, modestement intitulé The Major Works of R.
N. Elliott, qui changea à jamais l’idée que je me faisais de l’univers, de la
civilisation et, surtout, du temps2.
Ce qui me fascinait le plus dans l’œuvre d’Elliott, c’était qu’il avait non
seulement reconnu l’existence des modèles et des cycles de la nature, mais
qu’il avait également décrit comment on pouvait appliquer ce qu’il avait
trouvé au monde qui nous entoure. La pierre angulaire de ses recherches
était un nombre très spécial dont il avait découvert la récurrence dans notre
corps, notre vie et notre monde, et ce, d’une manière qui ne m’avait jamais
été enseignée à l’école. Il s’agissait de ce qu’il appelait le ratio d’or.
S’exprimant de façon claire et directe, Elliott démontre dans son livre
comment l’appliquer à toute chose depuis la proportion d’hommes et de
femmes dans une population naturelle jusqu’aux économies des nations.
C’est à la même époque qu’un spécialiste en matière de prévisions
boursières, Robert R. Prechter Jr., découvrit lui aussi l’ouvrage d’Elliott.
Reconnaissant le fait que l’économie mondiale et la bourse sont des
indicateurs du degré d’optimisme ou de pessimisme des investisseurs – ce
qu’il considère comme faisant partie d’un cycle naturel –, Prechter poussa
les idées d’Elliott une étape plus loin et créa l’outil de prédiction boursière
le plus populaire de l’histoire du New York Stock Exchange (NYSE).
Appelé le Principe des vagues d’Elliott, il est toujours couramment utilisé
aujourd’hui.
La clé de la réussite du Principe des vagues d’Elliott tient à deux
hypothèses de base:
1. Le marché va toujours avancer ou reculer selon des intervalles précis
– les «vagues» de la théorie d’Elliott.
2. Si vous savez à quel moment débute une avancée du marché boursier,
vous pouvez calculer quand et à quelle fréquence les chutes
surviendront.
Je me disais que si la vie et la nature suivent les modèles liés à un tel
code, alors il est tout à fait raisonnable de croire que le temps en ferait tout
autant, et qu’il existerait donc une sorte de code du temps. À l’instar de
l’alternance de hausses et de baisses rythmant le marché boursier, si nous
pouvions comprendre la nature du Code temporel, alors les cycles qu’il
engendre pourraient être mesurés et calculés.
En d’autre termes, si nous pouvons connaître à quel moment un cycle
commence et à quel type de modèle il se conforme, nous pourrons alors
savoir où et comment il se terminera. Mais ce qui est sans doute le plus
important, c’est que si nous connaissons les conditions particulières qui font
naître un cycle, nous saurons alors à quoi nous attendre chaque fois qu’il se
répète. Il me fallut de nombreuses années et maintes tentatives pour trouver
le moyen d’appliquer aux événements de notre monde ce que j’avais appris
au sujet des cycles. Une fois cela fait, j’y eus régulièrement recours.
La raison en est toute simple: ce Code temporel donne d’excellents
résultats! Ce qu’il permet de mettre en lumière est à la fois fascinant et
stupéfiant. Prendre du recul pour reconnaître les modèles définissant ce que
l’on a vécu dans le passé et ce que l’on vit présentement est peut-être l’une
des choses qui renforcent le plus notre pouvoir individuel. C’est comme si
le fait d’accepter de reconnaître les liens étroits unissant l’ensemble des
modèles de la nature nous ouvre la porte à une participation consciente aux
cycles mêmes que ces modèles révèlent. À mes yeux, cela n’est rien de
moins qu’un miracle puisque nous pouvons ainsi profiter d’une seconde
chance.
Un exemple constitue peut-être le meilleur moyen d’illustrer comment
les cycles du temps se répètent de façon prévisible. L’exemple idéal serait
sans doute de découvrir que l’un des événements déterminants du 21e
siècle, soit les attentats du 11 septembre 2001, fait partie d’un cycle ayant
débuté 60 ans avant que les tours du World Trade Center ne s’effondrent.
Aurions-nous pu le prévoir?
La sonnerie insistante du téléphone me réveilla en sursaut du sommeil
bizarre qui suit souvent le vol de plus de 13 heures entre Los Angeles et
Melbourne en Australie. Tout en m’assoyant dans le lit, une longue série de
questions affluaient dans mon esprit: Où suis-je? Quelle heure est-il? Qui
peut bien m’appeler ainsi en Australie avant même que le soleil ne se soit
levé? À la faible lueur d’un réverbère dont la lumière filtrait entre les fentes
des rideaux, je trouvai le téléphone sur la table de nuit à côté de moi.
Appuyant sur le bouton clignotant de la «Ligne 1», il ne me fallut pas
attendre longtemps pour avoir la réponse à ma dernière question.
Immédiatement la voix affolée et pourtant familière d’un ami à l’autre
bout du fil me balança un déluge d’informations qui n’avaient ni queue ni
tête pour moi. Il n’y eut pas le moindre «Bonjour» ni de «Comment vastu?» accompagnant les salutations habituelles d’amis ou de membres de la
famille appelant de l’autre bout du monde. La première chose que
j’entendis fut: «Allume ta télévision! Maintenant! Quelque chose de
passe… Je ne sais pas… Oh mon Dieu!»
Saisissant la télécommande du téléviseur suspendu dans un coin de la
chambre, je passai rapidement d’une chaine à l’autre. Même si aucune ne
m’était familière, le paysage urbain apparaissant à l’écran sur toutes les
chaînes l’était. Chacune d’elles montrait les mêmes images horribles que
l’on aurait dit tirées de la finale explosive d’un thriller hollywoodien. Même
s’il faisait encore noir en Australie, les images que je voyais montraient le
ciel de la ville de New York rempli de fumée en ce matin du 11 septembre
2001.
Tout comme le reste du monde, j’étais à la fois abasourdi et hypnotisé
par ce que je voyais. Je me sentais désorienté et incertain, mystifié par les
images d’apocalypse qui défilaient sans fin sur toutes les chaînes. Je
m’habillai rapidement et me précipitai vers le hall d’entrée de l’hôtel. Je
n’étais pas préparé pour la scène que j’y découvris. Les portes de
l’ascenseur s’ouvrirent et j’aperçus aussitôt des tas de gens regroupés à
regarder l’écran géant du téléviseur installé près de la réception. Certains
avaient les yeux rougis par les larmes et pleuraient sans retenue, d’autres
gémissaient et plusieurs demeuraient simplement rivés sur place dans le
silence stoïque de ceux qui voient une chose incompréhensible que l’on sait
pourtant être bien réelle.
Me faufilant à travers la foule pour aller dans la rue, je vis alors qu’il y
avait du monde en mouvement un peu partout. Malgré l’heure matinale, les
cafés étaient ouverts et les commis des magasins de meubles avaient allumé
tous les téléviseurs dans leurs vitrines afin que les passants puissent
regarder ce qui se passait alors que l’Amérique toute entière vivait l’un des
jours les plus sombres et les plus terrifiants de son histoire, un jour qui allait
également être un point tournant pour toute l’humanité.
Je marchai d’un pas rapide dans la rue passant devant la succession de
cafés. Partout la même scène se répétait, tous les visages reflétant la
confusion, l’incertitude et la peur, et partout on voyait les mêmes images
défiler sur les téléviseurs. Bientôt deux questions surgirent avec insistance
dans mon esprit.
La première était simplement Pourquoi? Pourquoi quelqu’un voudrait-il
faire quelque chose d’aussi brutal et d’aussi cruel?
La deuxième question n’était pas aussi simple. Elle me fit revivre le
penchant que j’avais durant mon enfance à voir autour de moi un monde
rempli de modèles. Tandis que je m’efforçais de donner un sens à ce qui se
produisait, je fus soudain perturbé par les implications de ma propre
question: Aurions-nous pu le prévoir? Je m’entendis alors murmurer pour
moi-même: «Si les événements mondiaux suivent réellement des modèles et
des cycles, ceux d’aujourd’hui font-ils partie d’un tel modèles?»
Pour être absolument clair, je ne me demandais pas si nous aurions pu
prévoir avec précision ce qui allait arriver ce jour-là, ni comment cela allait
autant et si rapidement changer le monde. Et je ne supposais aucunement
que nous aurions pu prédire que quelqu’un allait se servir d’avions de ligne
pour détruire d’immenses gratte-ciel et enlever la vie à plus de 3 000
personnes. Mes questions ne concernaient nullement cela.
À ce moment-là, je ne cherchais qu’à identifier un modèle afin de
trouver un sens à quelque chose d’absolument incompréhensible, et de
savoir où caser tout cela dans l’ensemble des cycles rythmant les
événements du monde.
L’histoire fractale et le temps fractal
Les gens qui remplissaient les cafés animés de Melbourne ce matin-là
finirent par en sortir. Partout autour de moi, chacun faisait de son mieux
pour vaquer à ses occupations normales. Mais ce jour-là était tout sauf
normal. Alors que les employés de bureaux et les étudiants s’activaient
machinalement à leurs tâches habituelles, il était clair qu’ils étaient en état
de choc. À deux reprises, je vis des conducteurs distraits s’engager dans la
circulation comme s’ils étaient seuls sur la route, pour être aussitôt
brusquement tirés de leur hébétude par le crissement de freins et les coups
de klaxons rageurs de la voiture fonçant sur eux.
Au milieu de toute cette confusion, je revins prudemment à pied jusqu’à
mon hôtel en traversant sagement aux passages cloutés et uniquement
lorsque la signalisation routière lumineuse le permettait. Mon attention
alternait nerveusement entre la nécessité de demeurer conscient du
tourbillon chaotique qui m’entourait et le souvenir des événements dont
j’avais été témoin quelques heures plus tôt. Deux questions pressantes me
vinrent soudain à l’esprit: Se pourrait-il que les terribles attaques contre le
World Trade Center et le Pentagone fassent partie de quelque chose de plus
grand? Au-delà du terrorisme, de la politique et des conspirations, peut-on
découvrir un plus vaste modèle se manifestant devant nos yeux, un modèle
que l’on ne pourrait discerner qu’en prenant du recul et en examinant les
choses à partir d’une perspective différente?
Ce n’est qu’en 2008 que je finis par trouver réponse à ces questions. La
clarté de cette réponse me permit de découvrir un modèle qui était si
évident que ma question initiale changea de Aurions-nous pu le prévoir? à
Comment cela a-t-il pu nous échapper?
Ma réflexion me fit réaliser qu’il devait y avoir une très bonne raison
pour laquelle les anciens mystiques, comme les gardiens du temps védiques
et mayas, avaient consacré autant d’énergie et de ressources à étudier le
temps. Comme leur compréhension des cycles de l’histoire était si
différente de la nôtre, et puisqu’elle s’est avérée être des plus exacte, leur
conception du temps doit forcément être juste. Ce serait donc sûrement une
excellente idée de combiner cette ancienne sagesse avec les plus récentes
avancées scientifiques modernes afin d’en dégager une nouvelle façon de
concevoir la vie et de comprendre qui nous sommes.
J’ai alors fusionné tout ce que j’ai appris durant ma recherche de
modèles dans mon travail comme programmeur en informatique avec mes
connaissances de la vision des cycles qu’avaient les anciens Égyptiens,
Hindous et Mayas, ainsi que du ratio d’or et des fractales que l’on observe
dans la nature. Cette initiative m’a amené à mettre au point un modèle du
temps et un logiciel d’application du Code temporel qui permettent de
mieux comprendre les événements passés et de prévoir ceux que l’avenir
nous réserve. Ce modèle est fondé sur l’idée que le temps se répète sous
forme de modèles cycliques et que chaque répétition est semblable à la
dernière (comme pour les fractales), mais avec un degré supérieur
d’intensité.
Ce programme du Code temporel peut être utilisé de trois façons
différentes afin de mettre en lumière les cycles régissant certains
événements précis. Ce sont:
• Le Mode 1, qui nous indique à quel moment l’on peut s’attendre à ce
que soient réunies les circonstances pour qu’une chose survenue dans
le passé se produise à nouveau.
• Le Mode 2, qui nous indique quelle date du passé comporte des
circonstances qui devraient normalement se répéter dans l’avenir.
• Le Mode 3, qui nous indique à quel moment l’on peut s’attendre à ce
que les circonstances relatives à une expérience personnelle, de nature
positive ou négative, se reproduisent dans notre vie.
En ce qui concerne les événements du 11 septembre, je me suis servi du
Mode 1. Pour une lecture plus facile, j’ai inséré la description et les détails
particuliers relatifs à ce processus à l’Annexe A. Pour identifier les
conditions ayant pu mener à une date clé dans le passé, comme le 11
septembre 2001, ou à celles auxquelles on peut s’attendre pour une date
située dans l’avenir, comme le 21 décembre 2012, j’avais besoin de deux
éléments d’informations:
1. La date de l’événement en question
• Il peut s’agir d’un moment de l’avenir, lorsque nous désirons savoir
à quelles conditions il faut s’attendre.
• Il peut s’agir d’un moment du passé où le germe d’un modèle
évident est apparu, et que l’on examine afin de découvrir quand il
se répétera dans l’avenir.
2. La durée totale du cycle actuel
• Soit le cycle d’un âge du monde qui est d’une durée de 5 125 ans,
ou un cycle plus long définissant des âges d’une grande durée.
Pour explorer tout ce qui entoure le 11 septembre 2001, je me suis servi
du programme du Code temporel pour retracer les causes ayant engendré
ces événements qui ont changé le monde. Il m’a fallu effectuer certaines
recherches afin de trouver le premier élément d’information dont j’avais
besoin. Pour identifier le modèle dont ce jour fatidique fait partie, il me
fallait la date où a débuté le mini-cycle ayant mené aux attaques contre les
tours du World Trade Center. Pour trouver une date ne pouvant soulever le
moindre doute, je devais en découvrir une où s’est produit un événement
ayant des caractéristiques comparables à ce qui est arrivé le 11 septembre
2001.
Bien que toute une controverse entoure encore cet attentat et que de
nombreuses questions soient demeurées sans réponses dans l’esprit de bien
des gens, tous s’entendent généralement pour dire que les États-Unis
d’Amérique ont subi une attaque ce jour-là. Peu importe comment ou
pourquoi cela s’est produit, il y a un large consensus selon lequel les
Américains ont été alors la cible de ce qui ne peut être décrit que comme
une attaque brutale et dévastatrice.
Pour la plupart des gens, rien ne laissait penser qu’un événement d’une
telle ampleur puisse même survenir. Il est donc juste de dire que les
événements du 11 septembre 2001 ont pris la nation américaine et le monde
entier par surprise. Les mots que je cherchais pour qualifier correctement
l’événement ayant pu en former le germe dans le passé étaient donc que
l’Amérique avait subi une attaque surprise.
Comme je sais que les circonstances antérieures se répètent de façon
cyclique, une recherche des événements passés a vite révélé une date
susceptible de satisfaire parfaitement aux critères requis. Dans ce cas, les
mots attaque surprise s’appliquaient tout aussi bien qu’aux événements du
11 septembre 2001. Cette date est le 7 décembre 1941, un jour resté marqué
à jamais dans la psyché du monde comme «la date qui vivra dans l’infamie»
selon l’expression utilisée par le président Franklin D. Roosevelt. Ce jourlà, la base navale américaine de Pearl Harbor fut attaquée par surprise et 2
117 vies furent perdues. C’est également le jour où les États-Unis sont
officiellement entrés en guerre. Une fois cette date déterminée, l’année
1941 devint le premier élément d’information que j’entrai dans le
programme du Code temporel.
Le deuxième élément d’information dont j’avais besoin – la longueur du
cycle au sein duquel se déroulait mon analyse – fut facile à trouver puisque
toute l’histoire humaine connue est survenue essentiellement durant le
même cycle. Il ne s’agit peut-être pas d’une coïncidence que ce soit le
grand cycle de 5 125 ans décrit par le calendrier maya. Bien que cela puisse
sembler être un choix arbitraire, deux faits rendent le calendrier maya
unique parmi les systèmes de mesure du temps. Même si nous examinerons
en détail ces deux faits plus loin dans ce livre, voici brièvement en quoi ils
consistent:
– Premièrement, jusqu’au 20e siècle, ce calendrier constituait le système
de suivi des cycles galactiques, solaires et planétaires le plus précis parmi
ceux connus de l’homme.
– Deuxièmement, le cycle dans lequel nous nous trouvons en ce moment
représente environ 20% du plus vaste cycle basé sur la précession des
équinoxes et considéré comme le cinquième et dernier âge du monde dans
la tradition méso-américaine, soit le cycle déterminé par notre périple de 25
625 ans à travers les 12 constellations zodiacales.
Je pouvais donc maintenant entrer tous les éléments nécessaires dans le
programme informatique que j’avais créé. La date du point de départ de ce
segment de cycle était le 7 décembre 1941 et la durée du cycle complet était
de 5 125 ans. Je lançai ensuite le programme pour qu’il exécute les calculs
nécessaires et deux dates se dégagèrent aussitôt. Chacune indiquait un
moment où l’Amérique pouvait normalement s’attendre à ce que se
reproduisent les mêmes conditions susceptibles d’engendrer une attaque
surprise comparable à celle vécue lors de cet historique jour d’infamie.
Le Code temporel fonctionne
La première année que le programme identifia fut 1984. Lorsque je vis ce
résultat, il me surprit car je ne pouvais relier cette année à rien de
particulier, du moins jusqu’à ce que je découvre un fait peu connu et
franchement terrifiant qui n’a été révélé qu’après la fin de la guerre froide.
L’histoire montre que l’année 1984 fut une période de grandes tensions
entre les États-Unis et l’ancienne Union soviétique. La menace d’un
échange de tirs nucléaires était si grande cette année-là que l’aiguille de la
fameuse horloge de l’Apocalypse (créée en 1947 à l’Université de Chicago
par les éditeurs du Bulletin des scientifiques atomiques afin de tenir le
monde informé de la menace d’une possible catastrophe nucléaire
mondiale) fut ramenée à cinq minutes avant minuit3. Depuis la création de
cette horloge symbolique, c’était la deuxième fois que le monde se trouvait
tout au bord du gouffre d’une guerre nucléaire. Ce n’est toutefois qu’après
la fin de la guerre froide que l’on apprit à quel point nous en avions été
près. Au début des années 90, les autorités russes déclassifièrent des
informations tenues jusque-là secrètes, révélant un événement qui nous
avait tous amenés à un cheveu d’une catastrophe planétaire.
En septembre 1983, les militaires soviétiques abattirent par erreur le vol
007 de la Korean Air Lines, un avion de ligne qui avait dévié de sa route et
qui était entré dans l’espace aérien soviétique. Tous les 269 passagers et
membres d’équipage de ce Boeing 747 furent tués, y compris Lawrence
McDonald, un membre du Congrès américain. Durant cette période, les
tensions entre les deux superpuissances étaient si vives que les Soviétiques
craignaient que les Américains ne considèrent leur erreur comme un acte de
guerre. Les documents récemment déclassifiés montrent que les
responsables soviétiques étaient persuadés que ce n’était qu’une question de
temps avant que les États-Unis réagissent en lançant des représailles, et
ceux-ci avaient donc prévu de lancer une attaque nucléaire préventive afin
de préserver leur avantage de première frappe4.
Pour des raisons qui pourraient faire l’objet d’un livre, l’histoire montre
que, fort heureusement, l’attaque n’eut pas lieu. Ce qu’il faut cependant
retenir, c’est que les conditions étaient alors réunies pour qu’une attaque
surprise se produise en 1984 contre les États-Unis, tout comme le prédisait
le programme du Code temporel.
Dans le cas de l’autre date obtenue, l’Amérique n’eut pas autant de
chance cette fois. La fois suivante où l’on pouvait s’attendre selon le
programme à ce que les conditions soient réunies pour une attaque surprise
s’avéra être précisément celle où une telle chose se produisit, soit en 2001
(Voir l’illustration 1).
Illustration 1: Ce tableau offre un exemple de transposition de modèles fractals sous forme
d’événements dans le temps. L’attaque surprise contre les États-Unis constitua le «germe» d’un cycle
qui se poursuit encore aujourd’hui. Le programme du Code temporel recourt aux principes régissant
les fractales et les cycles naturels pour arriver à déterminer à quel moment les conditions précédant
l’attaque surprise de 1941 risquent de se répéter. (voir l’Annexe A).
Bien que le rapport entre ces dates mérite certainement une étude plus
approfondie, il y a trois faits que l’on ne peut pas ignorer:
1. En se fondant sur la date du début du mini-cycle étudié, alors que les
conditions propices à une nouvelle attaque surprise avaient été mises
en place, le programme du Code temporel a réussi à identifier les
deux autres moments où l’Amérique pouvait s’attendre à ce que ces
conditions soient à nouveau réunies.
2. Lors des deux dates prédites, des plans pour une attaque surprise
contre l’Amérique existaient effectivement.
3. Dans l’un de ces deux cas, le plan fut bel et bien exécuté.
Les données sont limpides. Bien que cet exemple concerne un
événement aux conséquences horribles, il s’agit uniquement d’un exemple
permettant d’illustrer les liens entre différents événements à l’intérieur d’un
même cycle. Le logiciel de calcul des Codes temporels peut également être
appliqué à d’autres situations. Autant dans le cas des joies et des crises
qu’un individu peut vivre que dans celui des périodes de guerre ou de paix
entre les nations, il semble bien que les conditions menant aux moments
clés de notre existence se répètent sous forme de cycles bien précis. À
présent, nous devons tenter de trouver réponse aux questions suivantes:
• Quels effets ces modèles ont-ils aujourd’hui?
• Que peuvent-ils nous révéler au sujet de notre avenir?
• Le Code temporel de la nature peut-il nous éclairer au sujet des
terrifiantes prédictions du calendrier maya entourant la mystérieuse
date du 21 décembre 2012?
• Ce programme peut-il nous donner une base solide pour appuyer les
croyances des multiples gourous de la mouvance du Nouvel Âge, des
nombreux animateurs de groupes d’entraide, et de chacune des grandes
traditions religieuses et spirituelles des 5000 dernières années?
Dans les prochains chapitres, nous allons apporter une réponse détaillée
à chacune de ces questions et considérer le temps et les événements de ce
monde à partir d’une toute nouvelle perspective fort révélatrice. Grâce à
cette nouvelle compréhension, nous pourrons appliquer ce que nous savons
autant dans notre vie personnelle que dans la détermination de notre avenir.
Toutefois, pour tirer le meilleur parti possible de cette nouvelle vision des
choses, il va nous falloir examiner notre monde à travers le regard que
portaient sur ce dernier ceux qui avaient jadis consacré leur vie à mieux
comprendre les vastes cycles du temps. Et quelle meilleure façon de débuter
cette étude qu’en explorant la vision qu’ils avaient du temps et des grands
âges du monde de notre lointain passé?
CHAPITRE 2
Notre voyage à travers le temps:
La doctrine des âges du monde
«Parmi les grandes religions du monde, l’hindouisme est la seule qui soit
dédiée à l’idée que le Cosmos lui-même passe à travers un nombre immense,
voire quasi infini de morts et de renaissances.»
– Carl Sagan (1934-1996), pionnier de l’astronomie moderne
«Nos lointains ancêtres comprenaient la véritable signification
astronomique derrière la doctrine des âges du monde.»
– John Major Jenkins, expert contemporain
sur la cosmologie méso-américaine
Il ne fait aucun doute dans l’esprit des sages autochtones du monde
entier que les événements contemporains représentent l’accomplissement
des prophéties de leurs ancêtres pour la fin de cette ère. Bien que de
nombreux détails relatifs à ces prophéties aient été gardés secrets afin de
préserver leur intégrité, ceux qui en étaient les gardiens les partagent
maintenant ouvertement avec le monde. Sentant intuitivement que le temps
de la fin est arrivé, ils croient que les gens de toutes les nations et de toutes
les croyances peuvent tirer parti de la sagesse du passé. Même si certains
aspects divergent d’une tradition à l’autre et d’un récit à l’autre quant à
l’importance à accorder à la période du début du 21e siècle, un tableau
cohérent se dégage des thèmes communs à toutes les prophéties. Celles des
Hopis vivant dans les régions désertiques du sud-ouest américain en offrent
un bel exemple.
Les quatre mondes du passé
En des termes simples et directs, les Hopis racontent une histoire du monde
que bien des gens aujourd’hui préfèrent considérer comme une métaphore
décrivant les événements passés plutôt qu’une histoire factuelle. Peut-être
est-il ainsi plus facile de se représenter la prophétie suivante. Si le récit
qu’ils font du passé est fidèle à la réalité historique, celui-ci est
certainement trop terrifiant et trop pénible à accepter pour bien des gens.
Ils nous racontent l’histoire de la Terre et des humains qui y vivaient,
une histoire ponctuée de périodes où des drames inconcevables se sont
produits et où la planète s’est transformée si rapidement et si radicalement
que la plupart des formes de vie d’alors disparurent à jamais. Dans son
ouvrage intitulé Spiritualité des Indiens d’Amérique: Les Hopis,
l’ethnologue Robert Boissière illustre bien la clarté et la simplicité de la
vision du monde des Hopis. Voici quelques brefs extraits d’un récit plus
élaboré qu’il a assemblé au fil des années passées en leur compagnie, après
avoir été accepté comme membre à part entière de la tribu où il séjournait.
Sur la destruction du premier monde:
Les survivants du premier peuple allèrent vivre avec les fourmis pour être en lieu sûr
lorsque Sotuknang (le dieu du ciel) détruisit Tokpela, le premier monde, par le feu1.
Sur la destruction du deuxième monde:
Alors certains devinrent très cupides, même si l’abondance régnait, et ils se battirent les
uns contre les autres à cause de cette cupidité qui les rongeait. Taiowa [le Créateur] dit
donc à Sotuknang: «Détruit ce deuxième monde!»… Ce deuxième monde gela entièrement
d’un pôle à l’autre, et à cause de ce déséquilibre, la Terre cessa pendant un temps de
tourner sur elle-même2.
Sur la destruction du troisième monde:
Dans ce troisième monde, les humains se multiplièrent de plus en plus et se répandirent
aux quatre coins du globe. … Certains devinrent si puissants qu’ils entrèrent en guerre
contre les autres et les anéantirent avec leurs machines. … Puis, Sotuknang détruisit ce
troisième monde. Un grand déluge recouvrit la Terre après qu’il ait plu durant une lune
toute entière3.
Ces quelques extraits décrivent trois vastes cycles, trois ères ayant existé
avant la nôtre. Chacun de ces mondes se termina dans un grand cataclysme:
le premier, par des tremblements de terre et l’engloutissement de continents;
le second, lorsque la planète fut envahie par les glaces; et le troisième prit
fin dans un grand déluge. Selon leurs prophéties, le quatrième monde
prendra fin de notre vivant et nous vivrons bientôt dans le cinquième.
Même s’ils n’utilisent pas un langage scientifique, la description que
font les Hopis des événements ayant mis fin à chaque ère est étrangement
similaire à l’histoire de la Terre que nous révèlent les strates géologiques.
Les récentes données que nous ont livré les sédiments extraits du fond de
l’océan et divers échantillons de carottes de glace confirment que notre
planète a effectivement subi jadis des cataclysmes reliés au feu, à la glace et
à l’eau, suivis de périodes de retour graduel à la normale. Il y a environ 20
000 ans, la Terre a connu une période d’intense activité sismique et
volcanique. Puis, la dernière ère glaciaire a atteint son apogée il y a environ
11 000 ans, après quoi un déluge, que l’on croit être celui décrit dans la
Bible, est survenu il y a environ 4000 ou 5000 ans.
Selon les Hopis, les mêmes cycles naturels ayant jadis annoncé de tels
changements amènent en ce moment notre monde à sa fin alors que le
prochain âge s’amorce. C’est sa précision à l’égard des événements passés
qui confère autant d’importance à la description que les Hopis en font. Ce
qu’il importe de retenir ici, c’est que les Hopis connaissaient l’existence de
ces cycles longtemps avant que des chercheurs ne parviennent à les
confirmer scientifiquement. Si la connaissance que ces autochtones ont des
cycles passés est si fidèle à la réalité, que doit-on alors conclure au sujet de
leurs prédictions sur ce que l’avenir nous réserve?
Notre voyage à travers le zodiaque
Qu’il s’agisse des traditions orales des Hopis ou des récits vieux de 5000
ans des anciens Sumériens, pour ne citer que ces deux exemples, des
données de plus en plus nombreuses semblent indiquer que les humains ont
depuis fort longtemps compris la nature de leur périple à travers les cieux.
Nos ancêtres avaient également reconnu le fait que les étoiles et les
constellations dont la position leur était familière semblent se déplacer dans
la voûte céleste au fil de ce voyage.
Tout comme la position du soleil dans l’hémisphère Nord paraît être plus
basse dans le ciel en hiver comparativement à celle de l’été, les
constellations semblent s’élever à l’horizon et redescendre à des moments
et à des endroits différents selon la place où nous sommes rendus dans notre
voyage céleste. Ce changement, que l’on appelle la précession des
équinoxes, a été reconnu par maintes civilisations comme celle de l’Inde
antique et de l’ancienne Égypte. Ce que cette précession des équinoxes
signifie, c’est que la configuration du ciel nocturne change à mesure que
nous traçons un chemin circulaire au fil du temps à travers les cieux.
Historiquement, notre périple dans l’univers a été décrit comme un trajet
circulaire qui nous fait traverser les douze signes du zodiaque. Comme il y
a douze constellations, l’orbite de 360 degrés a donc été subdivisé en 12
segments de 30 degrés chacun, soit un pour chaque constellation.
Certaines données historiques montrent que notre vitesse à travers les
cieux aurait varié au cours des millénaires. Aujourd’hui, grâce aux données
précises recueillies par les satellites, nous savons qu’il faut 72 ans à la Terre
pour franchir la distance représentant un degré de notre orbite zodiacal.
Cela signifie qu’il faut environ 2 160 ans à la Terre pour traverser
complètement un signe zodiacal. Cela concorde parfaitement avec la
croyance selon laquelle l’ère du Poisson actuelle a débuté il y a près de
2000 ans et serait sur le point de se terminer alors que nous amorçons notre
transition vers l’ère du Verseau.
Illustration 2: D’anciennes civilisations, comme celles des Grecs et des Égyptiens, ont eu recours
aux constellations changeantes du ciel nocturne pour marquer le progrès de notre voyage de 25 625
ans à travers le zodiaque. À gauche: Au cours de cette période, la Terre a connu cinq âges du monde
ayant chacun duré 5 125 ans. À droite: Lorsque l’on divise la durée totale du cycle zodiacal (25 625
ans) par la durée de l’ère actuelle (5 125 ans), le résultat obtenu est exactement 5. Autrement dit, un
cycle complet de notre voyage à travers les signes zodiacaux comporte cinq âges du monde.
En se basant sur la vitesse actuelle de la Terre, cela veut également dire
que l’ensemble de notre voyage à travers les douze constellations dure
environ 25 625 années. Pour simplifier les choses, on arrondit généralement
ce nombre à 26 000 ans, ce qui correspond grosso modo au temps que dure
notre voyage à travers le zodiaque, créant ainsi un effet de précession des
équinoxes. Toutes ces données viennent donc ainsi confirmer l’idée que
notre Terre a connu plusieurs âges du monde au fil de sa course dans le
cosmos.
Code temporel 7: Selon d’anciennes traditions, le périple de 25 625 ans de la Terre à
travers les 12 constellations du zodiaque – la précession des équinoxes – se divise en cinq
âges du monde durant chacun 5 125 ans.
La signification des âges
Comme la vitesse de notre périple à travers les constellations a varié dans le
passé, les opinions divergent quant à savoir à quel moment précis se
terminera notre période zodiacale actuelle et quand la suivante
commencera. Cette information est importante puisque le nom que l’on
donne à notre ère présente est déterminé en fonction de celui de la
constellation formant chaque année la toile de fond au lever du soleil le jour
de l’équinoxe vernal du printemps. Ainsi, nous sommes en ce moment dans
l’ère du Poisson.
On estime que celle-ci a commencé il y a près de 2 160 ans, soit un peu
avant la naissance de Jésus. Présentement, en 2008, nous effectuons notre
transition de l’ère du Poisson vers l’ère du Verseau. Mais il ne faut pas
croire que cette transition soit rapide. Tel que mentionné précédemment, ce
changement est un processus graduel plutôt qu’un événement ponctuel. Le
problème, toutefois, c’est qu’il n’y a pas de limite précise entre les
constellations zodiacales nous indiquant à quel moment exact une ère se
termine et l’autre débute. Au lieu de cela, il y a une période de
chevauchement durant laquelle nous quittons progressivement l’une pour
entrer dans la suivante. Il serait donc juste de dire que même si,
techniquement, nous sommes encore dans l’ère du Poisson, nous sommes
déjà entrés dans l’ère du Verseau.
Je trouve ce fait particulièrement intéressant, puisque chaque signe du
zodiaque a été associé à des caractéristiques propres à chacune de ces
périodes de l’histoire. Il ne s’agit probablement pas d’une coïncidence si la
tête de bélier représentant la constellation du Bélier a joué un rôle si
important dans l’ancien monde. Ainsi, les Égyptiens de la période du
Nouvel Empire (allant du 16e au 11e siècle av. J.-C.) incorporaient le
symbole zodiacal du Bélier dans leurs représentations du dieu soleil, le dieu
Amon-Râ, montré sous la forme d’un homme à tête de bélier. Et ce n’est
probablement pas le fait du hasard si les premiers Chrétiens choisirent pour
représenter leur religion le même symbole que celui de leur période
zodiacale, soit le Vesica Piscis qui signifie le corps du poisson en latin.
Dans sa très belle interprétation de la signification des périodes
zodiacales, l’auteure et praticienne de la médecine intuitive Caroline Myss
décrit ainsi la dualité du symbole représentant l’ère du Poisson:
«Le prototype fondamental du Piscis (deux poissons nageant dans des directions
opposées) s’est exprimé dans un besoin continuel de diviser et de conquérir, de séparer et
d’étudier, en somme de créer un divorce entre l’Orient et l’Occident, entre le corps et
l’âme, entre l’homme et la femme, entre le yin et le yang, entre le cerveau gauche et le
cerveau droit, entre l’intuition et l’intellect4.»
On conviendra aisément que ce sont bien là les caractéristiques ayant
prévalu dans notre monde au cours des derniers 2000 ans.
Comme il n’existe pas de limite clairement définie entre la fin d’une ère
et le début de la suivante, nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une
transition qui incarne les qualités des deux, soit celles que l’ère du Verseau
amène, combinées avec les attributs de l’ère du Poisson. Une fois de plus,
Caroline Myss décrit avec éloquence ce changement:
«La conscience du Verseau contient le modèle archétypal du holisme grâce auquel
l’humanité en viendra à former un tout. C’est ainsi que le holisme est devenu l’idéal de la
médecine, l’environnement propice à l’émergence d’une communauté globale, et ce à quoi
nous aspirons tous aujourd’hui de corps, de cœur et d’esprit. Le holisme insuffle désormais
un nouvel élan à l’âme. Nous vivons maintenant entre deux ères, à mi-chemin entre le
Piscis, un âge dominé par la séparation, et le Verseau, un âge où régnera l’unité et le
holisme5.»
Bien que les opinions divergent quant à la durée des ères zodiacales
depuis 9 600 ans av. J.-C. jusqu’à nos jours, la description des événements
survenus au cours des six derniers millénaires fait l’objet d’un large
consensus. Pour identifier chacune de ces ères, les spécialistes de chaque
époque et les historiens ont choisi un événement déterminant ayant marqué
chaque période de l’histoire. Voici un bref résumé des événements retenus:
Illustration 3. Les six dernières ères zodiacales et leurs événements déterminants. Même si d’autres
événements importants se sont certainement produits au cours de chacune de ces ères, ces six
événements sont des points de repère incontournables pour des fins de comparaisons historiques.
Il existe des endroits dans le monde où les gardiens du temps utilisaient
des symboles explicites pour décrire les cycles des ères zodiacales, ainsi
que les cycles plus longs des âges du monde. La pierre des murs de leurs
temples où ils ont gravé leurs cartes du temps a préservé jusqu’à ce jour
leur message, et ce, d’une manière qui ne peut laisser de place aux erreurs
d’interprétation. Grâce à la clarté de ce qu’ils ont pu ainsi nous transmettre,
tout doute se dissipe rapidement à l’égard du fait que certains de nos
ancêtres comprenaient parfaitement le mouvement des astres et de la Terre.
Le magnifique disque zodiacal enchâssé dans le plafond de pierre du
temple de Dendérah situé à quelque 65 km au nord de Louxor, sur la rive
ouest du Nil en Égypte, constitue l’un de ces artefacts dont la signification
est la plus facile à déchiffrer, mais qui est également l’un des plus
mystérieux.
Le mystère du zodiaque de Dendérah
Le soleil était déjà descendu dans l’épaisse brume vespérale de la vallée du
Nil à l’heure où nous sommes enfin arrivés au temple. Notre journée
d’exploration de la vallée des rois près de Louxor avait débuté avant le
lever du soleil ce matin-là. Quel magnifique endroit pour terminer cette
journée, pensai-je, que ce temple de Dendérah datant du 1er siècle av. J.-C.
et dédié à la déesse Hathor et aux anciens principes de guérison.
J’avais fait la rencontre de l’égyptologue John Anthony West dans le hall
d’entrée d’un hôtel du Caire quelques jours auparavant. Comme nous étions
chacun en charge d’un groupe de touristes visitant l’Égypte, nous avions
convenu de les réunir le temps d’une soirée afin de dialoguer et d’échanger.
C’est à ce moment-là que West me donna une copie de son livre qui venait
tout juste de paraître, The Traveler’s Key to Ancient Egypt. Au chapitre 17,
je découvris l’image et la description de l’endroit qui constitue l’une des
principales raisons pour lesquelles j’avais invité mon groupe à faire ce
voyage avec moi. Il s’agissait d’une salle de l’un des anciens sanctuaires
érigés sur le toit du temple où nous venions d’arriver: le temple de Hathor à
Dendérah6.
La pénombre du soir envahissait rapidement la vallée et il n’y avait donc
plus un seul instant à perdre. Je savais qu’il nous restait moins d’une demiheure de lumière avant que les autorités ne ferment le site pour la nuit et
nous obligent à quitter les lieux. Tandis qu’une partie du groupe suivait
notre guide égyptien dans une enfilade de salles dominées par d’immenses
colonnes et remplies d’hiéroglyphes et de hauts-reliefs, d’autres montèrent
avec moi sur le toit du temple en empruntant à ma suite un étroit passage.
Tournant un coin, je trouvai l’escalier abrupt qui permettait d’accéder aux
sanctuaires s’y trouvant. C’était bien l’endroit que je cherchais.
Je savais qu’en haut de cet escalier se trouvait la salle dont j’avais parlé
avec West au Caire et qui était le but de mon long voyage jusqu’en Égypte.
Prenant pied sur le toit du temple dans la lumière qui baissait rapidement, je
me dirigeai directement vers une petite salle dont le plafond était si bas
qu’il nous fallut nous pencher pour y entrer. La faible lueur du jour qui
pénétrait par la porte ne permettait pas de bien distinguer ce qu’il y avait à
l’intérieur et je dus donc garder les yeux fermés quelques instants afin de
leur laisser le temps de s’habituer à la pénombre qui y régnait.
«Le voilà!» murmura quelqu’un d’une voix remplie d’admiration. «C’est
tellement beau!» Tournant mon regard vers l’endroit désigné, je découvris
que je me trouvais directement sous l’ancienne relique qui justifiait à elle
seule la visite de ce temple. Juste au-dessus de ma tête se trouvait un disque
de grès de 2 mètres 40 de diamètre qui était enchâssé dans la pierre même
du plafond: le mystérieux zodiaque de Dendérah.
Visible sous forme de haut-relief très détaillé, cette ancienne carte du ciel
contenait toute l’information nécessaire pour calculer le voyage de la Terre
d’un signe du zodiaque à l’autre au fil d’un cycle précessionnel complet de
25 625 ans. Même si une certaine controverse entoure toujours l’hypothèse
selon laquelle les anciennes civilisations comprenaient ce cycle, il ne faisait
aucun doute dans mon esprit que j’avais là la preuve indéniable que les
sculpteurs du disque zodiacal de Dendérah le comprenaient parfaitement.
Illustration 4. À gauche: Vue du disque du zodiaque gravé sur le plafond du temple égyptien de
Hathor à Dendérah, près de Louxor en Égypte. À droite: Un dessin schématique du zodiaque de
Dendérah montrant les constellations telles qu’elles apparaissaient à l’époque de la création de ce
disque.
L’examen de ce disque au-dessus de ma tête me fascinait au plus haut
point. Il était encore plus beau et plus détaillé que je ne l’avais imaginé.
C’était bien plus qu’une simple esquisse bidimensionnelle des signes du
zodiaque qui nous sont si familiers. Qu’il s’agisse des images au centre du
disque représentant trois étoiles polaires (Thuban, l’étoile ayant occupé
cette position au cours de la période de l’exode des Hébreux hors de
l’Égypte; Polaris, notre étoile polaire actuelle; et Véga qui occupera cette
position lors du prochain âge du monde) ayant chacune joué ce rôle durant
près de 15 000 ans, ou de l’alignement des constellations du Sagittaire et du
Scorpion, qui indiquent la direction du mystérieux centre de notre galaxie, il
était clair que les concepteurs de cet étonnant artefact avaient une
connaissance approfondie du mouvement de notre planète à travers la voûté
étoilée.
S’il subsistait encore en moi des doutes au sujet de la précision de ce
disque zodiacal, ils disparurent rapidement lorsque je reconnus l’alignement
intentionnel du temple avec l’étoile la plus brillante dans le ciel: Sirius.
Dans l’écriture hiéroglyphique égyptienne, ce corps céleste est
communément associé avec Horus, le dieu égyptien du ciel et de la lumière.
Sur le disque zodiacal de Dendérah, Horus est représenté à deux endroits:
on le voit perché sur une tige de papyrus située précisément le long de l’axe
du temple lui-même (voir la flèche A de l’illustration 4), ainsi que sur l’axe
nord/sud touchant le signe du Cancer, soit exactement là où le soleil se
levait et illuminait la carte céleste de ce disque au moment du solstice d’été
à l’époque de la construction du temple (voir la flèche B de l’illustration
4)7.
C’est justement parce que le zodiaque de Dendérah semble être si précis
que l’un de ses mystères non résolus relativement à la manière dont il
dépeint un aspect particulier de notre époque prend une telle importance,
soit le passage de l’ère du Poisson à celle du Verseau. Comme on peut le
constater dans l’illustration 4, les douze signes du zodiaque sont disposés à
proximité les uns des autres sur le disque. Chacun suit le précédent signe et
précède le suivant de si proche qu’il n’y a aucune place pour insérer
d’autres symboles entre eux, sauf dans le cas du signe représentant les
derniers deux mille ans, soit celui de l’ère du Poisson, de même que le signe
du Verseau vers lequel nous transitons.
Il y a un espace démesuré entre les poissons et le porteur d’eau que l’on
décrit parfois comme une «anomalie» ou une «discontinuité» entre ces deux
signes. Ce qui rend cet espace si intéressant sur ce disque zodiacal, c’est le
fait qu’il contient également un symbole bizarre appelé le grand Carré de
Pégase (voir la flèche C de l’illustration 4), qui apparaît entre les deux
poissons et sur lequel des marques indéchiffrables sont gravées. On associe
traditionnellement ce symbole aux tablettes de pierre sur lesquelles on
inscrivait les programmes du destin.
Quel lien peut-il y avoir entre ces programmes et notre transition actuelle
entre deux signes zodiacaux et deux âges du monde? Quel rapport peut-on
établir entre le curieux espace apparaissant uniquement entre les deux
signes zodiacaux correspondant à notre époque et la fin de notre âge du
monde?
Pendant que les experts continuent à spéculer sur les réponses à donner à
ces deux questions, nous n’aurons peut-être pas à attendre très longtemps
pour comprendre le message que ce disque nous livre. Il concerne de toute
évidence notre époque. Manifestement, le zodiaque de Dendérah décrit le
passage du temps. Plus précisément, le disque que je voyais au-dessus de
ma tête est une ancienne carte représentant notre voyage à travers le temps,
une espèce d’horloge céleste qui égrène toujours les secondes de notre
relation en perpétuel changement avec les cieux.
Le zodiaque de Dendérah est le seul artefact de ce genre que nous
connaissons aujourd’hui. Bien que certains supposent que ce disque
provienne d’ailleurs et qu’il ait été transporté jusqu’à ce temple alors que
d’autres sont d’avis que ce sont les Égyptiens ayant bâti le temple qui l’ont
façonné, une chose est sûre: ceux qui ont conçu ce disque comprenaient
parfaitement la nature de notre voyage à travers les cieux, ce qui leur a
permis de nous indiquer à quel moment le grand passage d’une ère à la
suivante allait se produire.
Plus tard, j’ai appris que le disque enchâssé dans le plafond d’un des
sanctuaires du temple de Dendérah est une réplique exacte de l’original qui
a été vendu au musée du Louvres à Paris. Dans un effort pour recréer dans
tous ses détails le disque original, la réplique a même été noircie afin de
reproduire l’effet de siècles de fumée et de suie ayant jadis noirci le plafond
de cette salle. J’ai d’ailleurs eu la chance de voir le disque original à Paris
peu de temps après et j’ai eu le plaisir de constater que la copie semblait
effectivement être une réplique exacte de celui du Louvres.
La doctrine des âges du monde
Le zodiaque de Dendérah nous révèle que longtemps avant que les
scientifiques modernes ne commencent à étudier sérieusement les
implications de la position de la Terre relativement aux constellations
célestes, d’anciennes civilisations l’avaient déjà fait. Tant dans les traditions
orales des peuples autochtones de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du
Sud que par les récits écrits des cultures s’étant jadis épanouies en Inde, au
Tibet et dans l’Amérique centrale, nous avons pu constater que d’autres
civilisations savaient comment identifier certains points précis atteints par
notre planète dans son périple céleste, tout autant que les configurations
stellaires pouvant nous indiquer à quel moment nous allions atteindre ces
points. Ces peuples y sont parvenus non pas en se basant sur des
conjectures ou des superstitions, mais en ayant recours à la science.
Ils se sont plus particulièrement servis de ce qu’ils savaient de l’orbite de
la Terre autour du soleil et du fait que son énergie radiante fait partie d’une
plus vaste orbite qui nous entraîne autour de celle qui émane du cœur de
notre galaxie. Ils ont également compris qu’à certains points de son périple,
l’orientation de la Terre entraînerait des changements qui allaient avoir un
profond impact sur la vie et les civilisations de notre planète. Bien que ce
qu’ils savaient du voyage de la Terre au fil de périodes de temps aussi
longues ait pu provenir d’époques reculées, leurs connaissances étaient loin
d’être fondées sur des idées primitives. Celles-ci reposaient en fait sur une
compréhension très sophistiquée des cycles planétaires et galactiques et de
leur influence sur notre voyage à travers les cieux.
Chaque 5 125 ans, les changements naturels dans la position de la Terre
dans l’espace créent un alignement astronomique signalant la fin d’un cycle
et le début d’un autre. Les Anciens appelaient âges du monde les périodes
de temps comprises entre ces alignements. Les bouleversements de climat
et de civilisation, la hausse ou la baisse du niveau des océans et les périodes
d’extinction massive ayant accompagné les changements passés ont été si
grands que lorsqu’ils sont survenus, on a considéré que le monde qui
existait jusqu’alors avait pris fin. Il faut préciser ici que ce n’est
évidemment pas l’existence de la planète qui a pris fin, mais simplement
l’endroit où elle était parvenue dans son orbite galactique qui changeait.
Tout comme la fin de la nuit est une partie nécessaire de notre journée de
24 heures et rend possible le début du jour suivant, la fin d’une ère est un
élément essentiel de notre cycle de 5 125 ans et donne naissance au suivant.
Ainsi que John Major Jenkins le décrit si bien dans son livre Maya
Cosmogenesis 2012, les Mayas considéraient en fait le temps que durait un
âge du monde comme une période de gestation8.
Au lieu de donner naissance à une vie individuelle, comme à la fin d’une
gestation humaine, les Mayas prévoyaient quelque chose de beaucoup plus
grand. Selon eux, tout va bientôt concourir dans notre galaxie à créer les
conditions parfaites à un nouvel accouchement cosmique. De ce point de
vue, la grande naissance qui surviendra en 2012 en sera une de nature
spirituelle alors que l’humanité fera un bond évolutif en réponse aux
changements cycliques dans l’orbite galactique de notre système solaire. Ce
que l’on sait à propos de ces cycles et des effets qu’ils entraînent est connu
aujourd’hui sous le nom de doctrine des âges du monde.
Code temporel 8: La position de la Terre relativement au centre de la galaxie est à
l’origine d’importants changements signalant la fin d’un âge du monde et le début du
suivant. Ce que l’on sait à propos de ces changements cycliques est connu sous le nom de
doctrine des âges du monde.
L’étude des vastes périodes de temps que dure chaque âge du monde est
un domaine que la science moderne commence à peine à explorer. C’est une
bonne chose car les secrets auxquels nous pouvons ainsi accéder nous
permettront peut-être d’éviter les épreuves que nos ancêtres ont dû affronter
la dernière fois que l’un de ces grands cycles de 5 125 ans est arrivé à son
terme.
Concordance entre les anciens récits
Parmi les plus anciennes connaissances traditionnelles dont nous avons
hérité, l’on note une remarquable ressemblance entre les descriptions des
précédents âges du monde et la façon dont ils se sont terminés. L’élément
sans doute le plus inquiétant qu’elles ont en commun, c’est que l’événement
cataclysmique ayant mis fin à chacune de ces ères était perçu comme une
«purification» nécessaire ayant ouvert la voie au cycle suivant.
Illustration 5. Une comparaison sommaire de plusieurs traditions anciennes montre qu’elles ont
comme thèmes communs les âges du monde et les cycles. Même si leur nombre varie d’une tradition
à l’autre, ils se sont tous terminés de la même manière. Chaque tradition parle d’un événement
«purificateur» survenu à la fin d’un âge afin de préparer l’émergence du monde suivant.
Il est généralement accepté que c’est dans les Védas que l’on retrouve
les premiers textes mentionnant l’existence d’âges du monde. Alors que la
transmission orale de ces récits s’est probablement effectuée durant des
milliers d’années avant l’invention de l’écriture, ce n’est que vers 1500 av.
J.-C. que les premiers textes védiques à ce sujet sont apparus. Les Védas
étaient destinés aux érudits, mais une série de textes adaptant leur contenu
au langage populaire fut ensuite créée. Ils comportent 18 livres, appelés
Puranas, qui ensemble contiennent l’essence de la littérature védique.
On y retrouve la description de périodes de temps d’une si longue durée
que nous pouvons difficilement les concevoir. Ces textes comprennent
notamment le Rigveda encore relativement connu, ainsi que le Samaveda,
le Yajurveda et l’Atharvaveda. On y retrouve quelques-uns des premiers
récits dépeignant la création, la destruction et la renaissance périodiques de
l’univers au fil de vastes espaces de temps appelés cycles yugas, ou
simplement yugas.
Il est intéressant de noter que la durée réelle de chaque yuga est
déterminée par l’interprétation que l’on peut faire de ces textes. Comme
dans le cas de nombreux textes anciens, les interprétations varient. Dans son
étude savante de la cosmologie védique intitulée Mysteries of the Sacred
Universe, le mathématicien Richard L. Thompson reconnaît l’existence de
ces divers points de vue. «L’histoire du système des yugas fait l’objet d’une
polémique. On considère généralement en Inde que les yugas décrits dans
les Védas sont réels et que le premier yuga remonte à des millions d’années.
Du point de vue des historiens modernes, le concept des yugas n’est rien de
plus qu’une idée qui s’est développée par étapes au fil de l’histoire9.» Quoi
qu’il en soit, les spécialistes de la question partagent la même opinion au
sujet de ce qu’ils sont censés être.
Selon eux, les cycles védiques de création et de destruction sont basés
sur une série de quatre yugas qui se répètent, chacun d’eux représentant une
durée de temps différente. Ensemble ils forment un enchaînement de
périodes de plus en plus longues dont la durée est déterminée par la
multiplication du yuga le plus court en suivant la formule toute simple du
1:2:3:4. D’après l’interprétation traditionnelle, le Kali Yuga est le cycle le
plus court, d’une durée de 1 200 ans qu’il faut multiplier par le premier
nombre de la formule, soit 1, pour arriver à sa longueur. Puis, le Dvâpara
Yuga, le second cycle de la série, est calculé en multipliant la durée du Kali
Yuga par le nombre suivant de la formule, soit 2, pour ainsi déterminer qu’il
dure 2 400 ans.
En suivant la même formule, le Trétâ Yuga et le Satya (également appelé
Krita) Yuga dureraient donc respectivement 3 600 ans et 4 800 ans.
Temps humain ou temps divin?
Jusque-là, tout va bien. Mais il y avait un problème: les textes identifiaient
les yugas comme étant des années divines10. Voilà d’où provient
l’incertitude. Les avis sont partagés quant à savoir ce que représente une
année divine pour nous ici sur Terre. Thompson résume le fond de cette
incertitude lorsqu’il demande: «Se pourrait-il que les cycles divins et
humains de 12 000 ans soient délibérément voulus dans le système des
yugas, l’un représentant les événements sur une échelle cosmique, et l’autre
reflétant la lenteur relative des affaires humaines?11»
Je trouve cette possibilité fascinante en raison de la nature de l’univers et
de celle du temps lui-même. Selon les scientifiques, les deux dont
constitués de cycles courts faisant partie de cycles plus vastes, qui sont euxmêmes des aspects d’autres cycles encore plus longs, et ainsi de suite.
Autrement dit, ils sont constitués sur le modèle des fractales. Par définition,
un fractal est un modèle qui se répète à des échelles différentes selon le
même modèle.
Il se pourrait bien que l’on découvre que ceux qui ont conçu les anciens
Védas comprenaient parfaitement les principes à la base des fractales. Le
cas échéant, nous pourrions alors nous servir du système védique du temps
pour faire davantage que simplement suivre l’évolution des choses au fil
des jours, des siècles et des millénaires. Il est même possible, en fait, que
les yugas décrivent une relation spéciale qui existerait entre nous et le
temps, c’est-à-dire une interaction fractale entre les planètes, les galaxies et
nos vies, qui est bien décrite par l’ancien axiome selon lequel, «ce qui est
en haut est comme ce qui est en bas.»
Bien que les spécialistes des Védas puissent ne pas s’entendre sur la
durée d’une année divine, ils s’entendent pour dire que les quatre yugas
traditionnels équivalent à une année divine. En d’autres termes, 12 000
années divines sont égales à 4 320 000 années terrestres. Lorsque l’on
considère le fait que, selon les Védas, un seul jour de Brahma, le dieu
hindou de la Création, correspond à 1000 de ces cycles, soit à 4 320 000
000 années terrestres, il ne s’agit alors peut-être pas d’un coïncidence si ce
nombre est si proche des 4 500 000 000 d’années que les scientifiques
estiment être l’âge de la Terre!
Dans les textes traditionnels, chacun des yugas est multiplié par un
nombre sacré qui convertit son nombre d’années divines en son équivalent
plus grand d’années humaines. Le facteur de conversion est un nombre
familier définissant l’une des formes les plus mystérieuses de l’univers, soit
le cercle. Ce nombre est 360. Lorsque l’on applique ce facteur de 360 aux
yugas décrits précédemment, nous voyons d’où proviennent la polémique et
l’incertitude.
En multipliant les 1 200 ans du Kali Yuga par 360, on obtient alors le
nombre plus important de 432 000 années. Si l’on effectue la même
multiplication avec les autres, le Dvâpara Yuga passe de 2 400 ans à 864
000 ans. Quant au Tétrâ Yuga, il passe de 3 600 ans à 1 296 000 ans, et le
Satya Yuga, de 4 800 ans à 1 728 000 ans. Soudain, ces cycles deviennent
des périodes de temps si vastes qu’elles dépassent notre entendement.
Tel que mentionné plus haut, certains experts ont émis l’hypothèse que
ces valeurs soient basées sur une interprétation ésotérique des textes
originaux qui ne s’applique pas à la durée présente de nos années terrestres.
C’est peut-être justement pour cette raison que les autres interprétations des
textes originaux gagnent tant en popularité aujourd’hui. Bien qu’elles
décrivent toujours les mêmes quatre cycles des yugas, elles leur attribuent
de plus brèves périodes de temps. L’ouvrage écrit conjointement par Sri
Yukteswar Giri12 et le célèbre astrologue Jyotish, le Dr David Frawley
(Vamadeva Shastri)13, illustre bien ces nouvelles interprétations.
Frawley affirme que les cycles des yugas ont environ 2 400 ans chacun
en se basant sur son interprétation du texte ancien Manu Samhita14. Les
spécialistes en ce domaine sont attirés vers cette interprétation parce qu’elle
concorde mieux avec ce que nous savons maintenant au sujet de la
précession des équinoxes. Frawley laisse également entendre que les yugas
les plus courts placent les époques où vivaient d’importants personnages
historiques indiens, comme le Seigneur Krishna, dans un contexte
significatif qui est compatible avec la chronologie historique généralement
acceptée.
Je mentionne ici tant la perspective traditionnelle des yugas que des
points de vue divers à leur sujet afin de montrer que même les experts
védiques sont divisés lorsqu’il s’agit de déterminer la durée et le début des
cycles. Ce qu’il est important de retenir, c’est que même si les
interprétations relativement à la durée des yugas varient, allant de milliers
d’années à des centaines de milliers d’années, le nombre total de yugas dans
un cycle donné est le même dans chaque cas. Les Védas, tout comme le
calendrier maya, présentent l’histoire du monde comme étant divisée en
quatre grands cycles. Dans les deux systèmes, on affirme également que
nous sommes arrivés à la fin de l’un de ces cycles.
Signes distinctifs de chaque ère
Outre le consensus existant parmi les experts védiques relativement au fait
que chaque cycle comporte quatre yugas, ils s’entendent aussi pour dire que
chacun d’eux met en lumière une qualité précise qui se manifeste dès le
début de chaque nouvelle ère. Chacune de ces qualités concerne une forme
de réalisation de soi ayant un lien avec la position de la Terre dans les cieux.
Plus notre système solaire se rapproche du cœur de la galaxie, plus notre
degré d’illumination s’accroît. Dans la partie la plus lointaine de notre
orbite, nous devons faire des efforts plus importants pour parvenir à
l’illumination.
Selon certaines sources, le degré d’éveil spirituel de l’ensemble de la
population progresse d’environ 25% au fil de chaque nouvel âge du monde.
Ainsi, lorsque la Terre se rapproche du cœur de la Voie lactée durant la
partie ascendante de l’orbite galactique de notre étoile, les humains
deviennent plus conscients. Par contre, quand nous sommes dans la phase
descendante qui nous éloigne du centre de la galaxie, ce serait l’inverse qui
se produit. On peut donc relier l’essor ou le recul graduel et temporaire de
la conscience spirituelle sur Terre à notre progression cyclique relativement
à la lumière émanant du cœur de notre galaxie.
– Selon des interprétations traditionnelles des Védas, l’ère du Satya Yuga
aurait été le dernier âge d’or. On le décrit comme une époque bénie où
régnaient la paix, la sagesse et la plus haute forme d’illumination spirituelle.
D’après les textes védiques, les humains de cette époque jouissaient d’une
longévité essentiellement illimitée. Pour ceux qui vivaient alors, ce cycle de
paix et d’harmonie fut manifestement un moment idéal pour profiter d’une
vie aussi longue!
– Bien que l’on associe encore de grandes vertus à la période suivante, celle
du Tétrâ Yuga, aussi appelé l’âge d’argent de l’humanité, le degré
d’illumination y aurait été de 25% moins élevé que durant l’ère plus longue
du Satya Yuga. On affirme qu’avec cette baisse du niveau de conscience
spirituelle, la durée de vie humaine fut réduite à un maximum de 10 000
ans.
– Le troisième âge de ce cycle fut celui du Yuga Dvâpara, ou l’âge de
bronze. Le degré d’éveil prévalant alors aurait diminué de près de la moitié
relativement au premier âge, et il est écrit que le caractère des humains était
également partagé «entre la vertu et le péché». Une fois de plus, le déclin de
la conscience de soi entraîna une réduction de la longévité humaine à
environ 1 000 ans au maximum.
– Quelle que soit la durée de temps que les experts attribuent à chaque
yuga, tous conviennent que le quatrième est le plus court des quatre cycles.
C’est une bonne chose pour nous puisque cet âge, le Kali Yuga, également
appelé l’âge de fer ou l’âge des ténèbres, est la période où règne la plus
grande obscurité au sein de l’humanité. C’est également celle où la durée de
vie est la plus courte, les humains ne pouvant espérer vivre plus vieux
qu’environ 100 ans. Bien qu’il y ait des exceptions, la plupart des gens
vivant dans le Kali Yuga n’ont plus que le quart de la conscience spirituelle
dont jouissaient les humains du premier cycle. Comme la plupart des
experts s’entendent pour dire que nous sommes presque arrivés à la fin du
Kali Yuga, nous allons explorer plus en détails ce à quoi ce dernier cycle est
associé.
Le yuga des ténèbres
Les Puranas décrivent les caractéristiques historiques que l’on peut
s’attendre à voir régner tout au long de la période sombre d’un cycle du
Kali Yuga. Ce sont les similitudes entre la situation identifiée jadis et celle
qui semble prévaloir dans notre monde aujourd’hui qui rendent cette
ancienne perspective si intéressante. Le thème dominant de ce cycle est la
discorde se manifestant sous forme de conflits et de querelles. Cette période
se caractérise notamment par…
• l’apparition de dirigeants déraisonnables qui lèvent des impôts
injustes;
• le grand nombre de gens qui s’adonnent à des boissons enivrantes;
• la famine et la mort qui frappent de nombreuses régions du monde;
• le nombre important de personnes sans défense qui sont victimes
d’abus de toutes sortes.
Plusieurs des caractéristiques mentionnées ci-dessus sont étrangement
similaires à celles que l’on peut trouver dans le monde aujourd’hui. Si nous
vivons bel et bien à la fin du Kali Yuga, alors cette description est
étonnamment précise, surtout compte tenu du fait qu’elle provient de textes
vieux de plusieurs milliers d’années.
Selon les Puranas, l’âge du Kali Yuga débuta le 18 février de l’an 3102
av. J.-C. et selon ce récit mythologique, c’est ce jour-là que le dieu hindou
Krishna quitta la Terre. Bien qu’il soit manifestement difficile de confirmer
le départ de Krishna il y a plus de 5 000 ans, nous savons que certains
événement astronomiques ont marqué cette époque et il est possible de
vérifier la date où ils se sont produits grâce aux données historiques que
nous possédons.
Ainsi, l’auteur anonyme d’un ouvrage du 9e siècle s’intitulant The Book
of Thousands décrit un ensemble de cycles galactiques ayant duré 180 000
années chacun et se terminant par la conjonction de toutes les planètes de
notre système solaire au début du signe zodiacal du Bélier16. Ce qui rend
ce texte si intéressant, c’est le fait que la dernière fois qu’une telle
conjonction est survenue correspond précisément à un «déluge» mondial
ayant recouvert la Terre entière – ce qui ressemble à s’y méprendre au
grand Déluge décrit dans la Bible. Selon les calculs faits par l’auteur, cette
conjonction s’est produite exactement un jour avant le début du Kali Yuga,
soit le 17 février de l’an 3102 av. J.-C.
Bien que l’interprétation traditionnelle (divine) des cycles des yugas
situe la fin de l’âge du Kali Yuga loin dans l’avenir, elle précise également
qu’un rare «sous-cycle» débuta 5 000 ans après le début de ce yuga. Si nous
sommes bien maintenant plus de cinq millénaires après le début du Kali
Yuga en 3102 av. J.-C., ainsi que semble l’indiquer ces anciens textes, cela
nous situe donc à plus de 110 années après le début de ce «sous-cycle»
ayant commencé aux environs de 1898.
Ce «sous-cycle» peut se comparer à un oasis niché au milieu d’un vaste
désert. Il semblerait qu’après 5 000 ans dans la partie la plus ténébreuse de
notre voyage cosmique, un éveil est en cours afin de nous préparer pour le
reste de ce cycle et pour la transition dans le prochain yuga de lumière. Ce
«sous-cycle» est décrit comme étant sous l’influence de plus en plus grande
de la bhakti (mot sanscrit signifiant «dévotion»). On estime que cette
période de dévotion accrue durera environ 10 000 ans17.
Bien que les experts ne s’entendent toujours pas sur la durée réelle de
ces vastes périodes de temps, il y a une raison pour laquelle j’inclus ici
l’information offerte à ce sujet dans les Védas. Le fait que l’ensemble de ce
cycle dure aussi longtemps démontre clairement que, du point de vue de la
tradition védique, l’année 2012 et la fin de l’âge du monde actuel ne
constituent pas en soi la fin de notre planète. Selon les Védas, il serait plus
juste de dire que la période noire du Kali Yuga est une période marquée de
bouleversements qui sont le prélude nécessaire à notre évolution vers un
nouvel état d’être.
Code temporel 9: Selon la tradition védique, une période prolongée de profonde dévotion
spirituelle se traduisant dans l’action (bhakti) débuta autour de 1898 et durera bien au-delà
de l’année 2012, qui est censée marquer la fin de notre âge du monde selon le calendrier
maya.
Que l’on tienne compte ou non de l’interprétation donnée anciennement
aux yugas, cela ne change rien au fait que, soit nous sommes pratiquement
arrivés à la fin de l’un de ces cycles, ou bien nous sommes dans un «souscycle» spécial du Kali Yuga, la plus courte et la plus sombre des ères selon
la vision védique des choses. Peut-être ne s’agit-il pas d’une coïncidence si
ce yuga des ténèbres survient précisément au moment où, selon le
calendrier maya, notre système solaire se trouve à son point le plus éloigné
dans son orbite autour du centre de la Voie lactée.
Le fait que nous soyons parvenus à ce point signifie que nous avons
suivi une trajectoire prévisible, marquée par des jalons prévisibles, et ce, au
cours d’une période de temps prévisible. Bien que les experts védiques
soient parfaitement informés de ces choses aujourd’hui, notamment en
raison des avancées de la science, le degré de compréhension de nos
lointains ancêtres relativement au périple de la Terre à travers les étoiles
demeure un sujet chaudement débattu dans les cercles d’érudits.
Les âges anciens d’un ancien ciel
Pour aider les scientifiques à valider les données relatives aux alignements
de planètes comme ceux fournies dans les Védas, de puissants programmes
informatiques permettent aujourd’hui de déterminer avec une grande
précision l’aspect qu’avait le ciel nocturne au cours des divers cycles
historiques passés. Grâce à des simulations produites à l’aide de logiciels
comme SkyGlobe™, nous pouvons désormais recréer n’importe quelle
partie du ciel nocturne de n’importe quelle période du passé. Nous pouvons
également prévoir l’aspect futur de la voûte étoilée à n’importe quel
moment de l’avenir18. Le recours à de tels logiciels constitue le moyen
idéal pour vérifier le bien-fondé de l’hypothèse selon laquelle certains
monuments anciens, des temples et certaines pyramides ont été érigés de
manière à s’aligner parfaitement avec certaines étoiles et certaines
constellations à l’endroit où elles apparaissaient dans le ciel à l’époque de
leur construction. Ainsi, dans le cas du mystérieux Sphinx se trouvant au
pied de la grande pyramide en Égypte, ce type de vérification s’ajoute aux
données de plus en plus nombreuses selon lesquelles cette structure fut
édifiée longtemps avant la date de 2 450 av. J.-C. habituellement proposée
dans les manuels scolaires.
Comme cette statue colossale représente un être hybride, mi-homme, milion, de nombreux égyptologues supposent qu’elle fut construite dans le but
de marquer la transition entre l’ère de la Vierge et celle du Lion, à une
lointaine époque où se déroulait un tel passage entre ces deux âges du
monde. Mais comme cette transition se fait toujours de façon graduelle, il
est intéressant de se demander à quel moment précis celle-ci est survenue?
L’auteur et chercheur Graham Hancock a mis de l’avant une perspective
révolutionnaire sur notre passé et offert des preuves tangibles permettant
peut-être d’apporter enfin une réponse à cette question.
Dans son livre, Heaven’s Mirror: Quest for the Lost Civilization,
Hancock explique ce qui suit:
Des simulations par ordinateur montrent qu’en 10 500 av. J.-C. la constellation du Lion
était la maison du soleil lors de l’équinoxe du printemps. Plus précisément, nous savons
grâce à ces simulations qu’une heure avant l’aube, le lion représenté par la position de
certaines étoiles dans le ciel aurait paru être allongé en direction de l’est sur la ligne de
l’horizon, exactement à l’endroit où le soleil allait se lever.
Hancock donne plus de détails sur l’importance de cette corrélation en
précisant ceci:
Cela signifie que, du fait de son orientation plein est, le Sphinx à corps de lion aurait
alors paru regarder directement vers la seule constellation du ciel que l’on peut
raisonnablement considérer comme sa propre contrepartie céleste19.
Cette constellation est celle du Lion.
Que peut-on déduire d’une telle corrélation? S’agit-il d’une simple
coïncidence si cette sentinelle mi-homme, mi-lion montant éternellement la
garde dans le désert égyptien était alors précisément alignée avec la seule
constellation céleste portant son nom? Quoique cette corrélation puisse être
d’un précieux secours pour nous aider à résoudre le mystère entourant l’un
des monuments les mieux connus du monde, elle ouvre également la porte à
des questions encore plus profondes.
Si le Sphinx a effectivement été construit pour commémorer la transition
de la Terre de la constellation de la Vierge à celle du Lion, et qu’il fut érigé
autour de 10 500 av. J.-C., (soit à la fin de la dernière ère glaciaire), qui a
bien pu l’édifier? Qui à cette époque avait la capacité de suivre l’évolution
de cycles s’étendant sur des périodes de temps si vastes qu’il a fallu
attendre les développements technologiques survenus 500 générations plus
tard pour être en mesure de les confirmer? Et, élément peut-être encore plus
important, pourquoi suivait-on l’évolution de ces cycles?
Pourquoi des civilisations établies aussi bien en Égypte qu’au Yucatán
ont-elles dédié certains de leurs temples, textes et monuments dans le but
d’immortaliser une date qui n’allait arriver qu’à la fin d’un âge du monde,
plus de 50 siècles plus tard?
CHAPITRE 3
La fin des temps:
Notre rendez-vous avec 2012
«Les anciens savaient quelque chose que nous semblons avoir oublié.»
– Albert Einstein (1879-1955), physicien
«En examinant ces importantes traditions mayas, nous pouvons reconstruire
et raviver la révélation originale à propos de l’an 2012.»
– John Major Jenkins, expert contemporain
sur la cosmologie méso-américaine
Le 6 juillet 2008, la manchette suivante fit rapidement le tour du monde,
notamment via Internet: «Des milliers de personnes s’attendent à
l’Apocalypse en 2012». Extrait en partie d’une enquête menée par ABC
News aux États-Unis sur la multiplication dans le monde des sectes
apocalyptiques, cet article commençait ainsi: «Partout dans le monde, des
groupes vivant en autarcie afin de pouvoir survivre à une éventuelle
catastrophe planétaire se préparent pour une mystérieuse date anticipée
depuis des milliers d’années: le 21 décembre 20121.»
À peine quelques semaines plus tôt, près d’une vingtaine de membres
d’un tel groupe en Russie, composé principalement de femmes, mais
comptant aussi quatre enfants, étaient sortis d’un abri souterrain où ils
s’étaient enfermés depuis le début de novembre 2007 afin de s’isoler du
reste du monde. Ces gens étaient persuadés que l’impensable allait se
produire bien avant 2012. Ils croyaient fermement que la fin du monde
allait survenir cet hiver-là. Lorsque rien ne se passa, quelques-uns des
membres de ce groupe commencèrent à sortir au fil de l’hiver. Suite à la
mort tragique de deux personnes enterrées vivantes lors de l’effondrement
partiel de leur abri, occasionné par la fonte printa-nière, et en raison aussi
d’un manque de nourriture, le reste du groupe finit par quitter
définitivement ce refuge souterrain en mai 2008.
Selon cet article, même s’ils paraissaient médusés de constater que le
monde ne s’était pas écroulé, ils étaient néanmoins convaincus qu’ils
s’étaient seulement trompés dans leurs calculs. Ils demeuraient persuadés
que la fin du monde était imminente.
Même si de telles croyances peuvent nous sembler extrémistes, elles ne
sont pas si inhabituelles de nos jours. Dans le même article, on pouvait lire:
«Tant aux États-Unis qu’au Canada, et partout en Europe, des sectes
apocalyptiques et des individus affirment que le monde tel que nous le
connaissons prendra fin le 21 décembre 20122.»
Bien qu’il soit évident que l’année 2012 fascine de nombreuses
personnes, si l’on prend du recul pour examiner la chose à partir d’une plus
vaste perspective historique, on se rend alors compte que ces croyances font
partie d’une tradition remontant à un lointain passé. Même s’il semble y
avoir autant d’opinions sur le sujet qu’il y a de gens qui en parlent, un
consensus paraît tout de même émerger quant aux raisons pour lesquelles
2012 soulève autant d’intérêt. Tous s’entendent pour dire que c’est en raison
de notre position dans le ciel et de notre entrée dans un nouveau cycle
temporel que ces changements surviennent.
L’histoire pointe vers aujourd’hui
Comme nous l’avons vu au deuxième chapitre, il existe un consensus
universel parmi les peuples autochtones de la Terre relativement au fait que
notre époque – allant de la fin du 20e siècle au début du 21e – n’est pas une
période ordinaire dans l’histoire de l’humanité ou de la Terre. Que ce soit
par leurs prophéties, leurs traditions ou leurs systèmes de mesure du temps,
ils nous rappellent que nous allons connaître de notre vivant une répétition
du cycle ayant vu naître l’histoire écrite du monde.
Au fil des siècles ayant suivi la dernière transition d’un âge du monde à
un autre, les événements qui se sont alors produits et la réaction des
humains pour s’y adapter ont été incorporés dans une myriade de pratiques
religieuses et spirituelles. En dépit de leur diversité, le fil commun qui les
unit nous offre un message clair. Ce n’est que récemment que, grâce aux
progrès de la science, nous avons commencé à comprendre la portée de ce
message.
Et c’est vraiment un message extraordinaire! Recourant non seulement
aux visions prophétiques mais aussi aux dates prévues de certains
alignements astronomiques, nos ancêtres ont conçu toutes les méthodes
possibles et imaginables pour éveiller notre attention sur un fait capital; les
conditions et les circonstances les plus extraordinaires sont réunies
aujourd’hui en lien avec l’un des plus rares événements qui soit: le passage
d’un âge du monde au suivant.
Les anciens Aztèques croyaient comme les Mayas que l’univers est
parcouru de grandes vagues d’énergie qui sont à l’origine des cycles
temporels. Un aspect important de leur compréhension de ce phénomène,
c’est que chaque cycle possède une caractéristique unique basée sur l’onde
énergétique qui le porte. À mesure que cette onde se propage à travers la
Création, elle synchronise tout sur son passage: la nature, la vie et le temps.
C’est grâce à leur compréhension de ces ondes que les anciens Aztèques
purent déterminer que notre époque verrait le commencement d’un nouveau
cycle, qu’ils appelaient simplement un nouveau «soleil».
Dans leur système cosmologique, l’histoire de la Terre est donc décrite
comme une série de «soleils» successifs. Le premier de ces cycles, appelé
Nahui-Ocelotl, était défini comme une période où des créatures géantes
vivaient à l’intérieur de la Terre. Aussi étrange que cela puisse paraître,
cette description ressemble en fait à certains passages de la Bible dans
lesquels il est question d’une lointaine époque où les humains devaient
parfois affronter de gigantesques créatures. Selon la mythologie aztèque,
cette période prit fin lorsque le royaume animal décima le royaume humain.
Au cours du deuxième soleil, appelé Nahui Ehécatl, les humains
apprirent à cultiver et à croiser les plantes. Ce cycle se termina lorsqu’un
grand vent balaya toute la Terre et ravagea tout sur son passage.
Durant le troisième soleil, ou Nahui Quiahuitl, les habitants de la Terre
bâtirent de grandes cités et de vastes temples. Selon les Aztèques, une
terrible catastrophe se produisit à cette époque: la terre s’ouvrit et une
«pluie de feu» s’abattit du ciel. Fait intéressant, des données géologiques
montrent qu’à une certaine période de notre passé, de vastes régions du
globe ont été touchées par une tempête de feu. De l’avis général, la couche
de cendres riches en iridium présente dans une strate rocheuse particulière
proviendrait de l’impact d’un astéroïde ayant percuté la Terre il y a environ
65 millions d’années. Quant au quatrième soleil, il aurait pris fin à la suite
d’un refroidissement mondial que l’on a également pu confirmer.
Selon les croyances ancestrales des Aztèques, nous vivons aujourd’hui
dans les derniers jours du cinquième soleil. Le moment prévu pour le début
du prochain soleil est basé sur les mêmes cycles dont les Mayas se servaient
pour leur calendrier. Compte tenu de cette similitude, on estime que le
cinquième cycle des Aztèques débutera aussi autour de 2012, durant
l’alignement planétaire que les Mayas avaient prédit. Comme pour les
autres peuples de tradition méso-américaine, les Aztèques et les Mayas
croient encore aujourd’hui que le chaos engendré par les changements liés à
la fin d’un cycle sont une étape purificatrice nécessaire pour ouvrir la voie à
un monde meilleur.
Les prophètes modernes de la nouvelle ère mondiale
Les visions prophétiques annonçant la transition d’un âge du monde à un
autre et décrivant ce qui arrivera ensuite ne se limitent pas à celles offertes
dans les anciennes traditions autochtones. Depuis plus de 400 ans, de telles
visions de l’avenir sont considérées être des prophéties, et ce terme est
désormais associé au nom de voyants célèbres comme Edgar Cayce et
Nostradamus.
Né en 1503, Nostradamus était fasciné par les visions profondes révélées
par les anciens oracles; il s’en est d’ailleurs inspiré pour mettre au point sa
propre méthode pour élaborer ses prophéties. Grâce à ce qu’il a pu ainsi
apprendre, Nostradamus a développé un don de double vue qui lui a permis
de scruter et de percevoir l’avenir, à la fois le sien et bien au-delà du nôtre,
et de décrire avec un luxe de détails et une grande précision de nombreux
événements futurs. Dans ce qui est incontestablement son recueil de
prophéties le mieux connu, soit Les centuries, il révèle, à partir de son
«poste d’observation» du 16e siècle, ses visions de ce qui allait se produire
au cours des dix prochains siècles, et même bien au-delà de notre époque,
puisque ses prédictions s’étendent de l’an 1555 à 3797 apr. J.-C. Certains
experts sont d’avis que sa vision prophétique s’est probablement étendue
encore plus loin dans l’avenir.
En raison de la perception négative entourant toute prétention
prophétique à son époque, Nostradamus dut recourir à un langage voilé
pour décrire ses visions. Il le consigna dans un format codé appelé
quatrains, constitués de strophes de quatre lignes chacun et nimbés d’un tel
mystère qu’ils sont très ardus à déchiffrer. Avant sa mort, il était parvenu à
coucher par écrit, sous la forme de cent strophes par siècle, les visions
prophétiques qu’il avait eues. Bien que nombre de choses prédites par
Nostradamus semblent être étonnamment précises, comme pour plusieurs
autres prophéties, celles pour lesquelles aucune date n’est fournie se prêtent
à de nombreuses interprétations.
Toutefois, parmi les événements auxquels il a donné une date, on ne peut
manquer de noter celles correspondant aux deux guerres mondiales. Il avait
également cité le nom d’Hitler et donné une description de la croix
gammée; il avait prédit la découverte de la pénicilline, de l’énergie
nucléaire et du virus du sida, ainsi que la chute du communisme et
l’assassinat du président Kennedy. Même si les interprétations avancées
sont subjectives, les experts s’entendent généralement pour dire qu’il a
annoncé un grand changement mondial autour de la transition du 20e au
21e siècle. À l’instar des récits prophétiques de certains peuples
autochtones d’Amérique et du livre de l’Apocalypse dans la Bible, les
transformations observées par Nostradamus dans ses visions étaient
accompagnées d’un épouvantable cataclysme.
Ce n’est que lorsqu’il sentait que l’événement perçu dans sa vision était
d’une importance cruciale qu’il incluait la date où il se produirait. Les rares
fois où il l’a fait, ces dates sont devenues des points de repère permettant de
s’orienter relativement aux choses qui sont arrivées avant ou après ces dates
clés. C’est pour cette raison que je trouve fascinant le fait que l’une des
rares dates qu’il ait citées se situe à la fin du 20e siècle. Dans son livre
intitulé Centuries X, le 72e quatrain se lit comme suit: «L’an mil neuf cent
nonante neuf sept mois, / Du ciel viendra un grand Roy d’effrayeur. /
Ressusciter le grand Roy d’Angoulmois / Avant après Mars régner par
bonheur3.»
Dans son Épître à Henry II, au quatrain 87, Nostradamus donne
davantage de précisions sur cette période de l’histoire en déclarant: «… et
précédera devant une éclipse solaire la plus obscure et la plus ténébreuse,
que soit été depuis la création du monde jusques à la mort et passion de
Jésus-Christ4.»
Une éclipse solaire a justement été visible dans presque toute l’Europe le
11 août 1999. Dans le quatrain 88, Nostradamus décrit comme suit le
cataclysme qu’il voyait dans sa vision du millénaire, tout en identifiant un
mois précis où surviendraient de grands bouleversements sur Terre: «… et il
y aura mois d’Octobre un grand mouvement du globe tel que l’on croira que
la force de la terre aura perdu son mouvement [gravitationnel] naturel… et
arrivera au temps vernal, et s’en ensuyant après d’extrêmes changements,
changements de règnes, grands tremblements de terre5…»
Bien qu’il y ait effectivement eu des tremblements de terre d’une
puissance inégalée (comme le séisme dans l’océan Indien en 2004 d’une
magnitude évaluée entre 9,1 et 9,3 sur l’échelle de Richter) et des nations,
comme l’Irak et l’Afghanistan, qui ont manifestement connu de profonds
changements politiques, il est difficile de dire s’il s’agit bel et bien des
choses que Nostradamus a perçues dans ses visions. Ce qu’il est important
de retenir ici, c’est que même si les détails de ses prophéties peuvent
différer de ceux fournis par d’autres visionnaires, le thème d’un grand
changement au tournant du millénaire est largement répandu parmi ces
derniers. Bien que l’un soit né 374 années plus tard que l’autre, il y a une
surprenante uniformité entre les visions d’Edgar Cayce, surnommé «le
prophète endormi», et celles de Nostradamus.
Dans ce qui est devenu l’une de ses prophéties les mieux connues, Cayce
affirma que la fin du 20e siècle et le début du 21e annonceraient une
période de changements sans précédent sur Terre. Tout comme plusieurs
anciennes prophéties parlaient de deux voies possibles que l’humanité
pourrait emprunter durant cette période de profonds bouleversements,
Cayce vit la possibilité d’un avenir résultant de changements graduels, ainsi
que celle d’une période de changements tumultueux qui seraient
manifestement de nature catastrophique. Toutefois, ce qui donne une
importance toute particulière à ses prophéties, c’est le fait qu’il a vu les
deux possibilités se manifester durant la même période de temps.
Au cours de sa vie, Cayce a effectué environ 14 000 «lectures» portant
sur des sujets allant du diagnostic de maladies de certains individus à des
prophéties sur l’avenir et sur le destin de l’humanité et du monde. Lors
d’une séance tenue en août 1936, répertoriée comme le cas N° 826-8, on
demanda à Cayce de décrire les changements qui, selon lui, devaient se
produire au début du deuxième millénaire. Dans sa réponse, il mentionna un
élément tangible et mesurable à l’égard d’un changement anticipé: «… il y
a une inversion des pôles, et un nouveau cycle commence6.»
La diminution rapide de l’intensité du champ magnétique terrestre – le
genre qui précède une inversion magnétique des pôles – a amené certains
scientifiques à avancer l’hypothèse que nous sommes peut-être au début
d’un tel changement. Toutefois, en l’absence d’éléments additionnels de
preuve, et avec ce que notre calculateur de code temporel nous permet de
découvrir, il semble peu probable qu’un tel changement ait lieu dans les
années précédant ou suivant l’an 2012.
Bien que plusieurs des premières prédictions d’Edgar Cayce pour le
nouveau millénaire puissent paraître catastrophiques, l’information fournie
lors de séances ultérieures apporte un intéressant mais subtil changement de
perspective. Lors de la séance du cas N° 1152-11 survenue en 1939, il nous
présente la fin du siècle comme étant marquée d’une série de changements
graduels au lieu des transformations radicales qu’il avait précédemment
décrites. Une fois de plus, Cayce donne une date précise avec la vision de
l’avenir qu’il nous transmet. «En 1998, nous observerons pas mal
d’activités ayant été créées par les changements graduels qui sont en voie
de se réaliser7.»
Il poursuit en précisant: «En ce qui a trait aux changements annoncés,
celui qui concerne le passage de l’ère du Poisson à celle du Verseau se fait
graduellement, et aucune catastrophe majeure n’est censée arriver8.»
Dans le chapitre 7, nous allons explorer le concept de points de choix, un
terme physique décrivant des moments dans le temps où nos choix semblent
avoir un plus grand impact sur la tournure que prennent les événements. Ce
terme a été inventé en 1957 par Hugh Everett III de l’Université de
Princeton, et Cayce semble justement décrire un tel point dans son cas N°
311-10. Ici, il suggère que notre réaction aux défis de l’existence peut
déterminer, au moins en partie, dans quelle mesure les changements qu’il
avait vus se produire au tournant du millénaire allaient effectivement avoir
lieu: «Tout cela peut dépendre en grande partie de ce qui a rapport avec la
métaphysique… il existe des conditions, dans l’activité des individus, dans
leurs pensées et leurs entreprises, qui permettent souvent de garder intactes
une ville ou une nation, par l’application des lois spirituelles dans leurs
associations (avec d’autres)9.»
Les prophéties de Nostradamus, d’Edgar Cayce, des Aztèques, des
Hopis, des Mayas et de plusieurs autres ont eu des répercussions à travers
les époques en raison du message très clair qu’elles envoient. Séparées par
des centaines d’années d’histoire et formulées à des milliers de kilomètres
les unes des autres, elles concernent toutes la période actuelle. Elles
affirment toutes qu’une profonde transformation, qui sera peut-être
merveilleuse, ou bien destructrice, aura lieu à l’échelle mondiale au cours
d’une période allant des dernières années du 20e siècle aux premières
années du 21e.
Comme il est en soi hautement improbable que de telles similitudes
existent entre toutes ces prophéties, cela donne à penser qu’il y a là bien
plus qu’une simple coïncidence. Que savaient-ils tous que nous avons
oublié? Pourquoi les gardiens du temps mayas ont-ils choisi 2012 au lieu de
l’an 2000 comme dernière année de leur calendrier? Quelle différence ces
12 années pouvaient-elles bien faire dans la fin d’un cycle de 5 125 ans?
Le meilleur moyen de répondre à cette question passe peut-être par une
meilleure compréhension des Mayas eux-mêmes. Pour apprécier toute
l’importance du calendrier maya et de la fin des temps qu’il annonce, nous
devons étudier tout le contexte entourant sa création. Les symboles et les
codes qu’il porte sont l’expression de l’obsession qu’avaient ses créateurs à
l’égard des vastes cycles temporels et de notre relation au temps. Pour les
archéologues, les connaissances avancées dont disposaient les Mayas sur le
cosmos et les moyens qu’ils ont trouvés pour les préserver pour les
générations futures constituent un véritable mystère.
Le mystère maya
Du point de vue de la vision traditionnelle de l’histoire et de la culture, la
civilisation maya constitue une anomalie. Les recherches archéologiques
menées au Mexique, au Guatemala et dans certaines régions du Honduras et
du Bélize révèlent que, sur un plan historique, tant leur architecture
sophistiquée que leurs observatoires astronomiques auxquels nous devons
la grande précision de leur calendrier sont apparus avec une relative
soudaineté.
Dans son exploration de cet ancien mystère, l’archéologue Charles
Gallenkamp, auteur de Les Mayas: La découverte d’une civilisation perdue,
résume, non sans un brin d’ironie, toute l’étrangeté de l’existence de la
civilisation maya. «Personne n’a encore pu expliquer de manière
satisfaisante où et quand la civilisation maya a pris naissance,» avance-t-il,
«ni comment elle a réussi à évoluer dans un environnement si hostile à la
présence humaine10.»
C’est notamment la technologie avancée utilisée par les Mayas de la
période classique qui les distingue des cultures villageoises qui les ont
précédés. Michael D. Coe, professeur émérite d’anthropologie et
conservateur du Musée Peabody d’histoire naturelle à l’Université Yale,
décrit fort bien cette technologie dans son livre Les Mayas:
Les Mayas des plaines avaient un calendrier et une écriture très élaborés, ainsi que de
magnifiques temples pyramidaux et palais aux salles voûtées; des agencements
architecturaux mettant l’accent sur la disposition d’édifices autour de grandes places avec
des rangées de stèles alignées devant certains d’entre eux; des poteries polychromatiques;
et un style artistique très raffiné s’exprimant sur des bas-reliefs et des peintures murales11.
C’est ce degré élevé de sophistication et l’influence considérable que
leur civilisation a exercé qui rendent si mystérieux son brusque
effondrement à la fin de la période classique. Même si de nombreuses
théories ont été avancées pour l’expliquer, aucune n’a pu résoudre
définitivement ce que certains appellent «l’énigme maya». Charles
Gallenkamp expose plus en détails à quel point nous en savons peu à leur
sujet, faisant observer que ce qui mena à «l’abandon soudain de leurs
grandes cités durant le 9e siècle apr. J.-C. – assurément l’une des énigmes
archéologiques les plus déconcertantes jamais mises au jour – est toujours
enveloppé d’un épais voile de mystères12.»
Les experts ne s’entendent peut-être pas sur la cause exacte pouvant
expliquer pourquoi une civilisation aussi puissante soit apparemment
disparue du jour au lendemain, mais il leur faut bien admettre que les vastes
complexes de temples, les observatoires célestes et les savants calculs du
temps qu’ils ont laissés derrière eux forcent l’admiration.
Pour mettre le phénomène maya dans sa juste perspective, il suffit de se
rappeler que le message qu’ils ont livré à la postérité n’a pu prendre tout
son sens que ces dernières années avec l’émergence des ordinateurs et des
sondes satellitaires. Comment des humains vivant dans les jungles du
Mexique il y a près de 1500 ans ont-ils pu savoir autant de choses? Pour
répondre à cette question, nous devons d’abord en soulever une autre, qui se
résume simplement à… pourquoi?
Pourquoi cette civilisation avancée apparaît-elle subitement il y a plus de
2000 ans, érigeant des temples massifs et des observatoires destinés à
l’étude de vastes cycles galactiques, pour ensuite disparaître en un clin
d’œil? Pourquoi leur calendrier, identifiant des cycles qui coïncident avec
les derniers 5000 ans de l’histoire connue de l’humanité, se termine-t-il
brusquement à une date aussi précise – un événement qui se produira de
notre vivant?
Illustration 6. À gauche: L’observatoire astronomique de Palenque, au Mexique, est l’un des plus
beaux exemples de l’architecture maya. On estime que cet immense site a été construit et utilisé entre
le 7e et le 10e siècle apr. J.-C., et qu’il fut ensuite rapidement et mystérieusement abandonné. (Martin
Gray, www.sacredsites.com). À droite: Une partie de La Mojarra Stela 1 découverte en 1986 près du
village de La Mojarra, dans l’État de Veracruz, au Mexique, montrant dans la colonne de gauche une
date en compte long du calendrier maya. On peut y lire, du haut vers le bas, 8.5.16.9.7, ce qui
correspond à l’année 156 apr. J.-C. dans le calendrier grégorien. (Copyright Stela © 2000, 2001,
2002, utilisé avec permission conformément aux dispositions de la Licence de documentation libre
GNU, Free Software Foundation, Inc.)
Il est impossible de répondre à ces questions uniquement en examinant
le calendrier maya. Il est également impossible de bien comprendre leur
méthode de mesure du temps simplement en étudiant leur histoire. Faire
l’un ou l’autre, c’est passer à côté du pouvoir et de l’élégance du message
que ce peuple nous a laissé. Il existe un seul moyen de trouver réponse à ces
questions, et c’est de transformer le regard que nous portons sur le monde
depuis l’avènement de la science moderne il y a près de 300 ans.
Il nous faut franchir les frontières qui ont traditionnellement séparé la
science, la religion, la spiritualité et l’histoire — tant dans le passé que
maintenant – et combiner ces nombreuses sources de savoir en une seule et
unique source de sagesse. Quand on y parvient, quelque chose de
remarquable se produit!
Le temps maya
Dans toute discussion à propos des réalisations des Mayas, l’on se doit de
saluer celle qui est sans doute la plus sophistiquée de toutes, soit leur
méthode inégalée de mesurer le temps. Encore aujourd’hui, les descendants
des Mayas observent méticuleusement les grands cycles, tout autant que le
temps local, grâce à ce système qui, selon des experts comme l’archéologue
et anthropologue Michael D. Coe, «n’a pas sauté une seule journée en plus
de 25 siècles13.»
Leurs calculs étaient basés sur leur calendrier. Mais il représente
beaucoup plus qu’un simple moyen de compter les jours entre la pleine lune
et la nouvelle lune. Les Mayas suivaient de près les cycles cosmiques du
temps, et notaient les événements célestes survenant pendant ces cycles.
Utilisant le système de mesure du temps le plus avancé au monde jusqu’à
l’arrivée de l’époque moderne, ils ont réussi quelque chose qui nous paraît
presque impensable aujourd’hui. Ne disposant pas d’ordinateurs
performants ni de programmes informatiques, ils ont calculé le mouvement
de la Terre et de l’ensemble de notre système solaire relativement au cœur
de notre galaxie.
La clé de leur système de mesure galactique du temps était le compte de
260 jours appelé Tzolkin, ou calendrier sacré. Combiné avec un autre
calendrier de 365 jours, appelé l’année vague, les Mayas considéraient ces
deux cycles comme progressant à l’image des dents d’engrenage de deux
roues – une progression qui se poursuivait jusqu’au rare moment où un jour
du calendrier sacré correspondait au même jour de l’année vague. Ce jour
exceptionnel marquait la fin d’un cycle de 52 ans et faisait partie d’une plus
grande période de temps que les Mayas appelaient le grand cycle.
En ce moment, il n’existe aucun artefact connu représentant le calendrier
maya dans son intégralité. Même si des experts sont en mesure aujourd’hui
d’interpréter le système maya de mesure du temps à partir des inscriptions
qu’ils ont laissées sur des bas-reliefs, il existe un autre artefact d’une autre
culture ancienne qui a préservé sous la forme d’un calendrier la vision
qu’avaient les Mayas du temps et il est encore utilisé aujourd’hui. Il s’agit
de la Pierre du soleil aztèque (Piedra del Sol), l’ancien calendrier aztèque
en forme de disque représenté dans l’illustration 7. Cet artefact
monolithique fut découvert lors de fouilles archéologiques menées en 1790
dans la place principale de la ville de Mexico.
L’énorme disque de basalte mesure environ 3 mètres 65 de diamètre et
presque 1 mètre 20 d’épaisseur, et pèse plus de 24 000 kilogrammes14.
Bien que les interprétations données relativement à ce disque puissent
différer dans les détails, avec la compréhension plus approfondie que nous
avons maintenant des symboles aztèques, il semble désormais y avoir un
consensus sur ce qu’ils représentent. Ce qui suit est une description
détaillée des principaux glyphes que l’on retrouve sur la Pierre du soleil. Je
les présente ici pour montrer que les concepteurs de ce disque possédaient
une profonde compréhension des cycles cosmiques et de leur relation avec
les jours et les mois de leur calendrier15.
Illustration 7. Il n’existe aucun artefact représentant le calendrier maya dans son ensemble. On
estime que l’ancien calendrier aztèque illustré à gauche est fondé sur les calculs du temps réalisés par
les Mayas. On peut clairement distinguer sur l’illustration agrandie figurant à droite les thèmes
associés à l’âge du monde actuel et aux quatre âges du monde précédents.
La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on examine le calendrier
aztèque sur l’illustration 7, c’est le visage qui se trouve en son centre. À
l’instar des Mayas, les Aztèques acceptaient la doctrine des âges du monde
et le fait que nous vivons dans le cinquième et dernier monde d’un cycle qui
en comprend donc quatre autres. Le centre de cette image représente
Tonatiuh, ce qui signifie «mouvement du soleil» ou «soleil en mouvement»,
le dieu de notre cinquième monde. D’après certains experts, l’idée du
mouvement exprime ici le rôle de Tonatiuh dans le cycle et constitue peutêtre un indice permettant de résoudre le mystère de ce qui arrivera à la fin
de notre âge du monde.
Les quatre boîtes autour du visage de Tonatiuh représentent les quatre
soleils des précédents âges du monde. Le glyphe apparaissant dans chacune
de ces boîtes est la déité associée avec cet âge-là. On y distingue (en
commençant par le coin supérieur gauche et en continuant dans le sens des
aiguilles d’une montre) les symboles du vent, du jaguar, de l’eau et du feu.
On ne sait toujours pas avec certitude si ces glyphes représentent le thème
dominant de chacun de ces âges ou les causes de leur fin.
Examinant ce qui se trouve à l’extérieur de ce premier cercle, l’on peut
voir que le cercle suivant contient 20 carrés représentant les 20 jours du
mois aztèque. Les huit flèches pointant vers l’extérieur de ce cercle sont les
rayons de soleil alignés sur les huit points cardinaux, soit le nord, le nordest, l’est, le sud-est, et ainsi de suite.
Au bas du disque (cette partie n’est pas illustrée ici) se trouvent deux
symboles de serpent. Chacun est divisé en sections que l’on croit être les
membres du jaguar et des flammes. Bien que les experts ne s’entendent pas
encore sur la signification exacte à donner à ces symboles, la plupart sont
d’avis qu’ils représentent les cycles de 52 ans du siècle aztèque, qui dure
également 52 ans.
Les images figurant sur le disque du calendrier aztèque sont intactes et
compréhensibles, et elles sont toujours utilisées de nos jours par les peuples
autochtones de l’Amérique centrale. Sur des répliques que l’on retrouve un
peu partout au Mexique et dans la péninsule du Yucatán, cette ancienne
carte du temps est le standard de référence pour un tas de choses allant de
l’ajustement des montres aux dates de plantations au cours de l’année. Pour
ceux qui comprennent ce qui est représenté sur ce disque, il constitue une
magnifique carte de notre relation avec le temps, englobant tout depuis les
cycles s’étendant sur des milliers d’années jusqu’au moment présent.
Lecture de la carte du temps maya
Le calendrier aztèque n’offre qu’une compréhension partielle du système de
mesure du temps utilisé par les Mayas. Bien qu’il lui manque de
nombreuses subtilités, la Pierre du soleil évoque tout de même clairement
l’idée qu’il existe de grands cycles.
La date qui, tant sur le calendrier des Mayas que sur celui des Aztèques,
indique la fin du présent cycle est la même, soit le 21 décembre 2012. Ce
jour-là, le solstice d’hiver marquera la fin de l’âge du monde actuel et le
compteur de ces deux calendriers repartira à zéro alors que débutera un
nouvel âge du monde. Comme pour les odomètres de certaines voitures
dont tous les chiffres retombent à zéro passé la marque des 100 000
kilomètres, le calendrier maya «redémarre» à une nouvelle date de zéro et
un nouveau cycle commence. Les gardiens du temps mayas ont encodé
cette date finale et le système qui la sous-tend sur d’énormes tablettes de
pierre et sur les murs des temples qu’ils ont construits dans l’ensemble du
territoire englobant aujourd’hui le Mexique et le Guatemala.
Même s’il y a plus de 2000 ans que les prêtres mayas ont fait graver sur
la pierre de leurs monuments les dates clés de ces cycles, ce n’est qu’au
début du 20e siècle que nous avons fini par comprendre leur message dans
le contexte de notre calendrier grégorien. C’est en effet à cette époque que
les calculs réalisés par l’expert en culture maya Joseph T. Goodman (1905)
furent confirmés par le spécialiste du Yucatán Juan Martínez Hernández
(1926) et l’archéologue anglais J. Eric S. Thompson (1935) et que la date
du début du grand cycle maya fut alors généralement acceptée.
En reconnaissance de la contribution de chacun de ces hommes à cet
égard, on a appelé le résultat de leurs efforts communs la corrélation GMT,
et ce, en utilisant la première lettre de leurs noms. Grâce à cette découverte
et selon les indications des prêtres mayas, nous savons désormais que leur
calendrier indique que le dernier grand cycle débuta à la date maya du
0.0.0.0.0, qui correspond au 11 août 3114 av. J.-C. dans le calendrier
grégorien16.
Lorsque j’entends parler d’une date aussi ancienne, si je peux lui
associer dans mon esprit autre chose qui est arrivée à la même époque, cela
m’aide à en saisir la pleine signification. J’ai donc choisi l’apparition des
premiers hiéroglyphes dans l’ancienne Égypte comme point de référence
pour identifier le début du grand cycle actuel dans cet ancien calendrier,
puisqu’ils sont apparus à peu près à la même période. Si l’on remonte de ce
même moment jusqu’à aujourd’hui, le reste du cycle englobe l’ensemble de
l’espace de temps auquel on associe généralement l’histoire humaine
connue.
Quel sens faut-il accorder à tout cela?
L’intérêt des gardiens du temps mayas en regard de l’utilisation de leur
calendrier allait manifestement au-delà du simple compte des minutes, des
heures et des jours avec leur calendrier. Leurs instruments sophistiqués de
mesure du temps leur servaient à compter le nombre d’années restant avant
de rares événements célestes. Grâce à sa minutieuse étude, John Major
Jenkins reconnut qu’un tel événement allait se produire dans les années 80,
ce qui nous permet aujourd’hui de savoir pourquoi la fin du cycle en cours
était si importante aux yeux des Mayas.
À la fin de ce cycle, notre soleil et notre planète seront alignés avec le
cœur de la Voie lactée, ou plus précisément avec le plan équatorial de notre
galaxie, un alignement qui n’aura pas à nouveau lieu avant 26 000 ans17.
Même si cela marquera la fin de ce grand cycle particulier, selon la tradition
maya, il s’agira en fait du commencement que nous attendions.
Du point de vue de la cosmologie et de la mythologie mayas, la
conscience humaine évolue au fil d’une succession d’étapes de croissance
s’étendant sur de vastes périodes de temps comprises dans les cycles déjà
mentionnés. Avec chaque nouveau cycle, nous avons la possibilité de
dépasser les façons de penser qui nous ont limités ou même menés à notre
perte par le passé. Cette croissance prend place dans des cycles à l’intérieur
d’autres cycles qui ensemble forment la période de gestation mentionnée au
chapitre précédent.
Jenkins décrit avec éloquence cette idée de cycles de vie humaine faisant
partie de cycles cosmiques ou spirituels: «Le calendrier tzolkin de 260 jours
est basé sur les 260 jours que dure la période d’embryogenèse du corps
humain et, sur un plan supérieur, ce tzolkin de 260 jours symbolise ou
structure la période de précession des équinoxes de 26 000 ans, que l’on
pourrait appeler l’embryogenèse spirituelle des humains18.»
Code temporel 10: L’âge du monde actuel débuta le 11 août 3114 av. J.-C. et il se
terminera lors d’un rare alignement de notre système solaire avec le cœur de la Voie lactée
le 21 décembre 2012 – un événement qui, la dernière fois, s’est produit il y a environ 26
000 ans.
Aujourd’hui, les scientifiques reconnaissent le fait que cet alignement
galactique se produira bel et bien. Ils reconnaissent aussi que la fin du
calendrier maya annonce effectivement cet événement. «Il ne fait aucun
doute que l’un des grands cycles de l’ancien calendrier maya s’achèvera ce
jour-là en 2012,» affirme le Dr E. C. Krupp, directeur de l’Observatoire
Griffith à Los Angeles, en Californie19. La question le plus souvent posée à
ce sujet est simplement celle-ci: «Qu’est-ce que cela signifie?» D’une part,
il y a ceux qui n’accordent aucune importance à ce phénomène en disant
que ce n’est rien de plus qu’une intéressante curiosité que nous serons
chanceux d’observer de notre vivant. D’autres avancent que la fin de ce
grand cycle marquera la convergence d’événements cosmiques assez rares
dont les implications peuvent évoquer la joie tout autant que la peur.
Le Dr. José Arguelles, auteur du livre Le Facteur maya: La voie par delà
la technologie, qui a suscité un intérêt considérable au cours des années 80
pour la vision du temps des Mayas, suggère, par exemple, que les premières
années du nouveau millénaire font partie d’un «sous-cycle» qui commença
en 1992 et marquent l’émergence de ce qu’il appelle «les technologies non
matérialistes et écologiquement harmoniques… destinées à servir de
complément à la nouvelle société d’information décentralisée…20»
Toutefois, d’autres scientifiques ayant eu recours à la même information
offrent une idée très différente de ce que le calendrier maya est censé
montrer. Ils avertissent que la fin du grand cycle maya coïncide avec des
événements célestes qui pourraient avoir des conséquences importantes,
voire dangereuses pour la vie sur Terre telle que nous la connaissons. Ainsi,
le Daily India, un magazine disponible en ligne basé en Inde, a publié un
éditorial, dans son numéro du 1er mars 2005, décrivant les résultats des
projections du modèle informatique d’Hyderabad selon lequel une inversion
des pôles se produira à la date où ce calendrier prend fin. Son gros titre
terrifiant se lit comme suit: «Un modèle informatique prédit qu’une
inversion des pôles magnétiques de la Terre et du soleil peut entraîner la fin
de la civilisation humaine en 2012». En outre, l’éditorial dresse un portrait
catastrophique de ce qui arriverait si la Terre perdait son champ
magnétique21.
Ce sont de toute évidence deux scénarios fort différents de ce qui peut se
produire à la fin d’un grand cycle. Voilà justement pourquoi je vous en fais
part ici. Alors que dans les prochains chapitres, nous explorerons diverses
possibilités allant de la paix à une inversion des pôles, ce qu’il faut retenir
c’est que les gardiens du temps mayas ont tenté de nous prévenir au sujet
d’une date qu’aucun d’entre eux n’aurait jamais la chance de voir.
Bien qu’il existe une foule d’opinions sur ce qui pourrait arriver à la fin
du calendrier maya, la plupart des gens sentent que quelque chose va se
passer. Comme l’année 2012 n’est plus qu’à quelques années d’ici et
qu’elle coïncidera avec des changements sans précédent qui sont déjà en
cours dans notre système solaire, de plus en plus de scientifiques laissent
entendre que nous avons tout intérêt à comprendre ce que les gardiens du
temps mayas essayaient de nous dire.
Le meilleur endroit pour commencer notre quête, c’est le calendrier
maya lui-même. Le professeur à la retraite Ricardo Duran de l’Université
d’État de Californie est peut-être celui qui l’exprime le mieux. Dans une
entrevue portant sur l’importance de 2012, Duran explique ceci: «Le dernier
jour de ce cycle est appelé le jour des quatre mouvements. C’est le nom
donné à cette date, et cela signifie que le mouvement entraînera un profond
changement22.»
Deux cycles, la même date de fin
Outre le fait que le solstice d’hiver de 2012 marque la fin du grand cycle
maya, le 21 décembre 2012 signale également l’achèvement d’un cycle
encore plus grand, puisqu’il s’agit de l’année précessionnelle du cycle ayant
débuté il y a environ 26 000 ans. C’est en effet à ce moment-là que notre
planète a entamé le voyage qui allait l’entraîner dans un parcours céleste
traversant les douze signes du zodiaque. Alors que nous franchirons en
2012 le seuil du plan équatorial de la Voie lactée, nous amorcerons alors
non seulement un nouvel âge du monde qui va durer 5 125 ans, mais nous
compléterons également un cycle précessionnel qui nous aura mené dans
chacune des douze constellations zodiacales, et nous commencerons le
suivant.
Le fait qu’il soit très rare que ces deux cycles s’achèvent au même
moment, et que nous vivions durant la période où ils convergent constitue
un indice révélateur confirmant que nous vivons bel et bien des jours
absolument extraordinaires. Cela ajoute également de la crédibilité à la
sagesse des anciens gardiens du temps mayas qui ont transmis la
connaissance de cette convergence de cycles de plusieurs milliers d’années
jusqu’à ce que la science moderne puisse accepter son importance.
Bien que les détails de la description des cycles mayas diffèrent quelque
peu de ceux donnés dans la plus ancienne cosmologie du monde, les
similitudes sont néanmoins frappantes. Le tableau suivant résume les
parallèles que l’on peut établir entre le système védique des yugas et les
cycles décrits par les Mayas.
Illustration 8. Les descriptions des âges du monde données dans les écrits védiques et mayas sont
étonnamment similaires. Les deux indiquent que notre âge actuel commença il y a environ 5 000 ans
et que celui-ci fait partie d’un plus grand cycle. Les deux parlent également d’un grand changement
qui doit survenir environ 5 000 ans après le début du cycle et qui coïncide avec un rare alignement
astronomique qui n’arrivera pas de nouveau avant près de 26 000 ans.
Selon ces deux sources de connaissance traditionnelle, nous sommes
présentement dans le dernier cycle d’un grand âge du monde. On estime
que les deux cycles ont débuté il y a environ 5 000 ans, et que leurs dates de
commencement ne diffèrent que de 12 années. Considérant les grandes
similitudes entre les visions offertes par deux civilisations très différentes
ayant existé dans deux endroits très éloignés l’un de l’autre, et à la lumière
de la précision des tableaux chronologiques cosmiques additionnels
(comme l’accord existant entre les versions scientifique et hindou
relativement à l’âge de la Terre), nous nous devons de nous poser la
question suivante: «Quel message ces cycles temporels nous livrent-ils?»
Pour y répondre, nous devons effectuer un examen plus approfondi
d’une expérience qui est si commune qu’il est très rare que nous nous
arrêtions pour y penser. En même temps, elle est si déroutante pour les
scientifiques que les physiciens ont même recours à une expression spéciale
pour y faire référence quand ils examinent les solutions possibles aux
mystères de l’univers. Comme nous le verrons dans le chapitre suivant, ils
appellent cela le «problème du temps». Pour comprendre quels effets la
transition de 2012 aura sur nos vies, il faut arriver à percer le mystère du
temps lui-même.
CHAPITRE 4
La clé de l’univers: Les plus beaux
nombres
du temps et de la nature
«Les mathématiques sont le langage avec lequel Dieu créa l’univers.»
– Galileo Galilei (1564-1642), astronome
«Dieu a utilisé de merveilleuses mathématiques pour créer le monde.»
– Paul Dirac (1902-1984), physicien,
lauréat du prix Nobel de physique en 1933
Toute discussion sur le temps et sur la fin du calendrier maya en 2012
serait incomplète si l’on ne mentionnait pas l’ethnobotaniste et écrivain
visionnaire Terence McKenna. Avant sa mort en avril 2000, McKenna
explorait le temps d’une façon qui évoque davantage la sagesse d’un ancien
shaman que la logique scientifique d’un chercheur du 20e siècle. C’est
peut-être justement d’où lui est venue l’inspiration pour ses brillantes idées.
Écrits conjointement avec son frère Dennis, ses livres True Hallucinations
et The Invisible Landscape décrivent comment leurs expériences avec les
indigènes dans la jungle de Colombie les ont amenés à concevoir le temps
et la manière dont les choses y changent comme des ondes ayant une
structure et une direction précises1.
Onde temporelle zéro
En 1988, McKenna m’a fait parvenir une copie de son logiciel appelé
TimeWave Zero, un programme informatique qu’il avait développé afin de
pouvoir scruter le passé et sonder le temps présent. En raison de problèmes
de compatibilité entre son logiciel et mon ordinateur, je n’ai jamais eu la
chance d’utiliser TimeWave Zero. Par contre, ce furent la lettre qu’il m’avait
alors adressée, sa pensée novatrice, ainsi que son aptitude à marier les
connaissances scientifiques avec les traditions autochtones qui piquèrent ma
curiosité. Tout comme je l’avais réalisé au cours de mes pèlerinages en
Égypte et au Pérou, il avait lui aussi compris et accepté l’idée ancienne
selon laquelle le temps est une force en mouvement qui se déplace dans
l’univers en suivant des cycles précis. Ce fut la conception qu’il avait de ces
cycles qui me poussa à lire ses livres.
C’est en se servant de la séquence du roi Wen du Yi King (cet ancien
«Livre des transformations» chinois) comme d’une clé que McKenna crut
avoir trouvé un moyen de représenter la complexité croissante du
changement au fil du temps. Il désignait du nom de «nouveauté» ces
conditions très particulières. Selon McKenna, lorsqu’une nouveauté est
représentée sur un graphique, il en résulte une onde de forme spéciale
appelée onde temporelle zéro, ou simplement onde temporelle2.
Si je mentionne ici le logiciel TimeWave Zero de McKenna, c’est en
raison des résultats qu’il donne. Il y a une année qu’il identifie comme le
moment où l’on peut s’attendre à ce qu’il appelle une complexité maximale
et au plus grand nombre de nouveautés dans notre monde. Cela ne
surprendra probablement personne de savoir que c’est également une année
profondément ancrée dans notre psyché collective, soit l’année 2012
marquant la fin du grand cycle maya.
Voici en quels termes McKenna décrit l’importance de son programme et
de ce qu’il a permis, selon lui, de mettre en lumière. «Nous sommes à deux
doigts de possibilités qui feront en sorte que nous aurons nous-mêmes de la
difficulté à nous reconnaître», explique-t-il, «et ces possibilités seront
réalisées non pas d’ici mille ans mais au cours des 20 prochaines années, et
ce, en raison de l’accélération du rythme des inventions et des nouveautés,
ainsi que de la diffusion de l’information qui a atteint une grande rapidité
aujourd’hui3.» Autrement dit, le logiciel de McKenna identifie 2012
comme le moment où la manifestation simultanée de tout ce que nous
pouvons concevoir dans notre esprit deviendra possible.
Sans aucun doute, sa théorie de la nouveauté a ouvert la portes à de
nouvelles possibilités dans notre compréhension du temps. Les calculs
mathématiques sur lesquels s’appuie sa théorie sont fort complexes. Ils font
d’ailleurs l’objet d’une controverse. Avant sa mort, lui et le mathématicien
Matthew Watkins ont collaboré afin d’identifier les forces et les faiblesses
de son programme4. Grâce aux découvertes de Watkins, le physicien
nucléaire John Sheliak a pu modifier la version originale du logiciel de
McKenna et ainsi corriger les erreurs qui avaient été identifiées5.
Alors que 2012 approche à grands pas, les idées de McKenna et son
logiciel TimeWave Zero continuent à offrir de nouvelles perspectives sur la
signification de cette date. Toutefois, même lorsqu’elle sera passée, je suis
persuadé que son œuvre continuera à ouvrir la voie à une meilleure
compréhension de la nature des cycles.
Bien que les idées de McKenna nous éclairent grandement sur le degré
de complexité de la vie, pour répondre à mes questions sur l’année 2012,
j’avais besoin d’autres données que celles fournies par ce programme. Si les
événements du passé sont bel et bien le germe des conditions futures, il me
fallait mieux comprendre la nature des modèles permettant de révéler les
circonstances à venir. Je devais réussir à trouver les rythmes se répétant de
cycle en cycle, au lieu de ne m’intéresser qu’à la nouveauté des événements
et au moment de leur convergence.
L’univers simple
Edward Teller, le père de la bombe à hydrogène, a dit un jour: «Le principal
objectif de la science est la simplicité.» Clarifiant ce qu’il voulait dire par
là, il ajouta en conclusion: «À mesure que nous comprenons davantage de
choses, tout devient plus simple6.» Grâce à mon expérience comme
scientifique et à ma passion pour l’étude des anciennes cultures, j’ai
découvert que ce principe semble s’appliquer universellement. Mieux nous
comprenons la vie et la nature, plus les choses semblent devenir simples.
Cela englobe même les secrets de l’univers.
Nous pouvons décrire les forces de la nature au moyen de termes
techniques qui donnent aux scientifiques le vocabulaire nécessaire pour
explorer le monde, mais j’ai le sentiment que nous n’en avons pas vraiment
besoin. Quand on s’intéresse plus particulièrement à l’essence même de ce
qui permet à l’univers de fonctionner, on comprend alors que tout se fonde
en fait sur quelques idées somme toute assez simples. Bien que les lois de la
nature et du temps existent certainement sur une vaste échelle dans notre
univers, elles reposent néanmoins sur quelques concepts assez élémentaires.
Elles se manifestent en toute simplicité dans notre vie et il est aisé de les
dépeindre avec des mots et des exemples qui permettent de bien les
comprendre. Il semble donc que la nature et le temps ne soient complexes
que dans la mesure où l’on choisit de les rendre ainsi.
Pour comprendre comment les choses fonctionnent à grande échelle dans
l’univers, il suffit de comprendre comment elles marchent à petite échelle.
Nous pouvons ensuite appliquer ce que nous avons compris à l’univers qui
nous entoure. C’est justement de cette manière que l’un des plus grands
esprits du 20e siècle est parvenu à l’une des plus profondes conclusions au
sujet de la nature de la réalité. Il s’est servi d’un principe qu’il développait
sur une petite échelle à son bureau et il s’est demandé s’il pouvait
l’appliquer à l’ensemble de l’univers. Ce qu’il a alors découvert forme
aujourd’hui la base de toute une branche de la science qui a pris un essor
considérable dans les premières années du 21e siècle.
Les programmes de la nature
Dans les années 40, Konrad Zuse, l’homme à qui l’on doit le
développement des premiers ordinateurs modernes, a eu un éclair de
compréhension sur la façon dont l’univers fonctionne. Alors qu’il mettait au
point les programmes très simples destinés à faire marcher ces premiers
ordinateurs, il s’est posé une question qui fait davantage penser à l’intrigue
d’un roman qu’à une chose censée constituer une réelle possibilité
scientifique.
Ce que Zuse se demandait était simplement ceci: Est-il possible que
l’ensemble de l’univers fonctionne de la même manière que l’ordinateur
que je suis en train de fabriquer? Il s’agissait manifestement d’une question
aux vastes répercussions, avec des implications qui remettaient tout en
question, depuis notre conception de la vie et de l’évolution jusqu’aux
fondements mêmes des religions. Ce sont ces mêmes implications qui ont
donné naissance en 1999 au film immensément populaire que fut La
Matrice.
Zuse était de toute évidence un homme en avance sur son temps. Ces
dernières années, de nouvelles découvertes ont amené les scientifiques à
examiner de nouveau ses idées originales. En 2006, Seth Lloyd, le
concepteur du premier ordinateur quantique fonctionnel, poussa plus loin
l’idée de Zuse selon laquelle le fonctionnement de l’univers pouvait se
comparer à celui d’un ordinateur. À la lumière de récentes percées
technologiques et de nouvelles découvertes, l’hypothèse qu’il avait
soulevée devint un fait avéré. En se fondant sur ses recherches dans le
nouveau domaine de la physique numérique, Lloyd décrit les implications
d’une perception émergente de la réalité: «L’évolution de l’univers est bel et
bien basée sur de gigantesques calculs quantiques continus7.»
Pour dissiper tout doute de notre esprit au sujet de cette affirmation,
Lloyd précise sa pensée. Au lieu de laisser entendre que le fonctionnement
de l’univers ressemble peut-être à celui d’un ordinateur, il avance sans
ambages la description la plus radicale de la réalité à avoir été proposée
depuis 2000 ans: «L’univers est un ordinateur quantique8.» De son point de
vue, tout ce qui existe est le résultat du fonctionnement de cet ordinateur
universel. «La réalité émerge à mesure qu’il effectue ses calculs», expliquet-il9.
La raison pour laquelle le fait de comparer l’univers à un ordinateur est
important, c’est que peu importe sa dimension et son degré apparent de
complexité, tout ordinateur fonctionne selon le même principe de base: il
recourt à des programmes dans le but d’obtenir des résultats précis. Gardant
ce fait à l’esprit, il est facile de constater les similarités évidentes entre
l’univers et un ordinateur. Dans les deux cas, ce sont des codes qui
produisent des résultats. Si nous pouvons arriver à décrypter ces codes,
nous pourrons alors comprendre comment les choses fonctionnent et
comment déclencher des changements lorsque cela s’avère nécessaire.
Même si certaines personnes peuvent trouver quelque peu déconcertante
l’idée que la beauté de la vie a sa source dans un «programme
informatique», si ce n’est du langage utilisé pour décrire la chose, ce n’est
peut-être pas si différent de ce que certains scientifiques ont déjà découvert.
Par définition, un programme est un code qui «met en mouvement une série
d’événements». Nous savons que des atomes aux cellules, en passant par
l’orbite des planètes et le rythme des saisons, tout dans l’univers fonctionne
en suivant des modèles. Nous savons également que ces derniers se répètent
pour former des cycles. Tels sont les programmes de la nature.
Ces programmes existent parce que quelque chose, ou quelqu’un les a
créés. Bien que les termes employés pour décrire ce quelque chose ou ce
quelqu’un puissent aller de «collisions de particules libérant de l’énergie» à
«Dieu», le principe est le même: il y a une grande machine cosmique qui
fait avancer les choses. Ce n’est donc pas une exagération de dire que
l’univers, et tout ce qui s’y trouve, est tel qu’il est parce qu’un code – le
programme de la nature – l’a créé.
La clé pour comprendre un tel programme cosmique consiste à
reconnaître ce qu’il fait – à discerner les modèles qu’il fait apparaître. Et
pour s’en servir, il nous faut comprendre les nombres qui les rendent
possibles. Comme tout dans la nature fonctionne à partir de principes fort
simples, on ne s’étonnera pas de constater que les nombres décrivant les
cycles de la nature soient également simples.
Le physicien Paul Dirac a su exprimer élégamment l’essence même de
cette simplicité: «Dieu a utilisé de merveilleuses mathématiques pour créer
le monde10.» La beauté se trouve dans la simplicité. On peut effectivement
dire que lorsque nous comprenons les nombres qui rendent possibles les
cycles naturels, nous sommes alors en mesure de comprendre le langage de
Dieu. Et lorsque nous apprenons à appliquer ces nombres pour créer un
pont entre le passé et l’avenir, nous parlons alors le langage divin du Grand
Programmateur de l’univers.
Alors que nous avons aujourd’hui des livres remplis de formules
mathématiques complexes pour décrire les codes de la nature, nos ancêtres
nous ont laissé les mêmes idées sous la forme de deux clés très simples qui
sont expliquées dans la section suivante. À l’aide d’un puissant nombre qui
semble régir la formation de nombreux motifs naturels et leur répétition
exacte, les shamans du passé ont su créer de magnifiques ponts entre
l’univers de la beauté sensuelle et celui des cycles temporels. Grâce à ce
pont, le secret du temps se révèle à nous, car nous réalisons alors qu’il
s’agit avant tout pour nous de reconnaître le rôle que les patterns cycliques
jouent dans notre vie.
Les modèles: la clé de la nature pour comprendre l’univers
Le premier hiver que j’ai passé dans le nord du Nouveau-Mexique fut l’un
des plus froids jamais recencés. Même les personnes les plus âgées du
village autochtone voisin ne se souvenaient pas avoir connu des hivers aussi
rigoureux et aussi longs que ceux du début de années 90. Même si je savais,
en raison de ma formation scientifique, que l’air froid est plus lourd que
l’air chaud et a tendance à descendre dans les vallées la nuit, jusqu’à ce
premier hiver je n’avais jamais pris conscience à quel point les nuits
pouvaient y être froides. Je m’en rendis compte un soir de décembre lorsque
je sortis dehors pour aller voir les étoiles et vérifier la température sur le
thermomètre près de la pile de bois.
J’appris rapidement que dans les vallées désertiques de cette région
élevée, les conditions pouvaient être assez dangereuses pour que la peau
exposée aux éléments gèle en quelques minutes. Après avoir tapoté la
colonne de mercure pour m’assurer que la lecture indiquée était la bonne, je
rentrai précipitamment dans la maison pour aller me chercher un manteau
plus chaud. Il faisait 45°C sous zéro!
Lorsque le soleil parut le lendemain matin et que la température grimpa
au-dessus du point de congélation, je me rendis à la ville en voiture. Partout
où j’allais, le sujet de conversation était le même. Tout le monde parlait de
la température record de la veille et de ce qu’elle avait fait subir à leur
bétail, leurs canalisations d’eau et leurs cultures durant la nuit. Un employé
de la quincaillerie locale qui avait dû rentrer au travail avant que le soleil ne
fasse monter le thermomètre découvrit ce matin-là en prenant sa voiture que
le caoutchouc de ses pneus était devenu si cassant en raison du froid que ces
derniers s’étaient fendus. La nuit suivante fut aussi froide alors que de
nouveau le thermomètre plongea à plus de 45° C sous zéro.
Prenant une marche le lendemain dans les champs entourant ma
demeure, je remarquai que les petits monticules créés par les fourmis
semblaient considérablement plus hauts que d’habitude. Certains faisaient
plus de 45 centimètres de hauteur et pouvaient se voir de loin. Certains
dépassaient même les plants de sauge et les arbustes du désert qui
poussaient à l’état sauvage dans la vallée. Je savais que pour que ces
monticules soient aussi hauts, il fallait que les fourmis creusent leurs
galeries profondément dans le sol. Je savais également que plus celles-ci
creusaient leurs tunnels en profondeur, plus la température du sol y était
chaude. Ce que je ne savais pas, c’est s’il y avait en lien entre ce que
j’observais et les températures records des deux dernières nuits. Je me
demandais toutefois s’il était possible que les fourmis aient réussi à sentir
qu’un hiver extrêmement froid s’annonçait et qu’elles devaient donc établir
leur demeure plus profondément pour s’en prémunir…
L’hiver suivant, les conditions atmosphériques furent différentes. Même
si les températures furent encore froides en décembre et nettement sous la
barre du zéro, elles ne plongèrent pas jusqu’à 45°C sous zéro. Tout au long
de l’automne cette année-là, j’avais observé la hauteur des monticules créés
par les fourmis dans les champs et j’avais remarqué qu’ils semblaient moins
hauts que l’année précédente. Hmm, pensai-je, les fourmis nous indiquent
peut-être que l’hiver ne sera pas aussi glacial que celui de l’année
précédente.
Je découvris bientôt que ce que j’avais pu observer dans les champs
faisait partie d’un savoir traditionnel local bien connu parmi les autochtones
et les anciens résidents de la région. Tout cela formait un modèle qui faisait
partie d’un cycle. Il était aussi prévisible et aussi fiable que les
modélisations prévisionnelles assistées par ordinateur, mais il était
disponible bien avant celles-ci.
Le modèle est clair: plus les monticules sont hauts, plus les fourmis ont
donc creusé en profondeur, et plus l’hiver sera froid. Lorsque les arbres
commencent à changer de couleur à l’automne, si les fourmis descendent
vraiment creux, cela signifie que je peux soit organiser mes séminaires dans
une partie du monde où la température se maintient au-dessus de zéro la
nuit… ou bien je dois me faire des provisions additionnelles de bois de
chauffage. Le point à retenir ici, c’est qu’il est possible de discerner des
modèles dans la relation entre la hauteur des monticules de fourmilières et
la température qu’il fera. Ces patterns cycliques font à leur tour partie de
modèles saisonniers plus vastes, et ils sont constants puisqu’ils apparaissent
à intervalles réguliers.
Plus nous approfondissons nos connaissances de la nature et du temps,
plus il devient clair que les modèles et les cycles temporels sont davantage
qu’un simple phénomène intéressant à étudier. Ces cycles sont l’expression
de la vie. En fait, il est juste de dire que tout ce qui existe dans notre univers
physique, depuis l’ADN et les lois de la physique jusqu’à l’histoire de notre
planète et de l’évolution de l’univers, suit des règles très précises qui font
en sorte que les choses se manifestent telles qu’elles sont.
Même si l’on peut avoir l’impression que ce n’est qu’à la fin de notre vie
que nous pouvons échapper aux effets de ces cycles naturels, même le
moment de notre mort semble faire partie d’un vaste cycle. Nos diverses
traditions spirituelles nous rappellent invariablement que la mort n’est que
la fin d’un cycle et un élément d’un plus grand cycle reflétant les cycles de
création et de destruction, de naissance et de mort à l’œuvre partout dans
l’univers.
Gardant ces idées à l’esprit, il est facile de constater que la nature nous
offre deux clés importantes permettant de prédire l’évolution des modèles
répétitifs dans les cycles temporels. Peu importe l’échelle considérée, que
ces cycles durent une nanoseconde ou des dizaines de milliers d’années, ces
clés s’appliquent de la même manière.
• La première clé est le principe des fractales. Ce sont les modèles dont
la nature se sert pour remplir l’espace de l’univers.
• La deuxième clé est le ratio d’or. Il s’agit du nombre qui détermine à
quelle fréquence la nature répète les fractales remplissant l’espace.
Séparément, chaque clé est en soi un puissant outil permettant de tout
comprendre, depuis les secrets de l’atome et les mécanismes de
fonctionnement du système solaire jusqu’aux cycles de réussite personnelle.
Combinés ensemble, elles offrent un aperçu sans précédent sur le langage
même du temps.
Ainsi que nous allons le voir dans les chapitres suivants, lorsque nous
appliquons ces deux clés au temps – au passé, au présent et à l’avenir –
nous ouvrons la porte à de fabuleuses révélations sur la façon d’anticiper les
plus grandes menaces à notre carrière, à notre mode de vie, à notre
civilisation, et même à notre avenir. Si l’on sait à quel moment l’on doit
s’attendre à ce que certaines circonstances se manifestent, nous saurons
alors également comment les modifier.
Toutefois, avant que nous puissions y recourir, il nous faut d’abord
comprendre ces deux clés, soit la nature des modèles fractals et l’ancien
secret du ratio d’or.
Les fractales: le code à l’intérieur du code…
Vers la fin des années 90, j’ai eu la chance de mettre à profit auprès de ma
propre famille toutes les aptitudes pour l’organisation et la planification que
j’avais acquises dans le monde corporatif. Le temps était venu d’aider ma
mère à déménager de sa demeure dans une ville vers une nouvelle maison
dans une autre ville. Je me rendis rapidement compte, comme toute
personne ayant déjà réalisé un tel projet a pu le constater, que le
déménagement en est la partie la plus facile. Ce fut la préparation à faire
avant le déménagement qui s’avéra beaucoup plus compliquée que prévue.
Pour ce déménagement, ma mère avait décidé de procéder de façon
différente. Désireuse de célébrer sa bonne santé, ce nouveau départ dans sa
vie, ainsi que son nouvel environnement, et dans un effort pour alléger son
existence, elle avait choisi d’en profiter pour se débarrasser de tout ce qui
lui était devenu superflu. Par conséquent, tout ce qu’elle avait accumulé
durant des décennies allait devoir être examiné et évalué, et les choses dont
elle n’avait plus besoin allaient devoir être données. Avant même de
commencer à faire des boîtes, nous avons donc dû choisir ce qu’elle allait
apporter avec elle.
Alors que nous passions au crible les boîtes et les sacs contenant
l’histoire de toute notre famille, nous nous sommes vite retrouvés absorbés
par les souvenirs que tous ces objets ramenaient à notre esprit. Toutes les
deux ou trois minutes, j’entendais la voix excitée de ma mère s’élever de
derrière une pile de boîtes plus haute qu’elle, me demandant de venir voir
les trésors qu’elle venait de redécouvrir. «Oh! Regarde ceci», lançait-elle,
en me montrant quelque chose que mon frère ou moi avions fait pour elle
plus de 30 ans auparavant.
Il y avait la carte de la Saint-Valentin dans laquelle deux morceaux de
chocolat (désormais pratiquement fossilisés) était toujours collés. Mon frère
avait dessiné la carte et la lui avait donnée alors qu’il était en deuxième
année. Il y avait les vieilles plaques photographiques en métal montrant les
visages austères en noir et blanc de nos ancêtres de la fin du 19e siècle.
Apparemment, se faire prendre en photo il y a un siècle, c’était une affaire
sérieuse. Aucun d’eux ne souriait! Puis, elle dénicha mes œuvres d’art. Elle
les avait toutes gardées, ce qui permettait de voir l’évolution de mes talents
d’artiste en herbe depuis les simples dessins de la nature que j’avais faits à
la maternelle jusqu’aux aquarelles asiatiques sur les arts martiaux que
j’avais peintes durant mes études secondaires. Ce sont mes tout premiers
dessins qui m’ont inspiré l’histoire suivante.
Tandis que je dépliais les images tracées au crayon noir sur du vieux
papier de construction, j’étais ébahi par ce que je découvrais. En enfant que
j’étais, j’avais fait de mon mieux pour reproduire la beauté des arbres de ma
région, dans le nord du Missouri, et des changements de saisons. Toutefois,
ces dessins ne ressemblaient en rien aux arbres couvrant les collines boisées
dominant le fleuve Missouri. Mes arbres avaient l’air de triangles accrochés
sur de frêles poteaux! Les nuages cotonneux éparpillés dans le ciel étaient
des cercles vides suspendus au-dessus de l’horizon, et les cailloux sur le sol
ressemblaient à un tas de petits carrés.
Ce que j’avais esquissé n’était qu’une grossière représentation de ce que
j’avais alors sous les yeux. Ce qu’il faut retenir ici, c’est que j’avais dépeint
ce que je voyais en me servant des outils que l’on m’avait appris à
employer pour représenter le monde, c’est-à-dire, les formes géométriques
simples. Comme la géométrie que l’on nous enseignait à l’époque était
basée sur des formes que l’on ne trouve pas dans la nature, mes dessins
n’étaient que des approximations. J’avais illustré les choses que je voyais
en me servant des formes qui leur ressemblaient le plus. Aujourd’hui, nous
savons que ce type de géométrie – la géométrie euclidienne – ne convient
évidemment pas pour représenter la nature, puisque celle-ci n’est pas
constituée de cercles, de triangles et de carrés. De toute évidence, nous
avons besoin d’une autre sorte de géométrie pour dépeindre le monde que
nous observons grâce à nos sens.
Nous en avons désormais une. Une nouvelle forme de géométrie est en
effet apparue, changeant à jamais notre perception de tout, depuis la nature
et nos corps jusqu’aux guerres et aux marchés boursiers. Cette nouvelle
géométrie repose sur ce que l’on appelle les mathématiques fractales,
quoique, plus généralement, l’on parle de fractales.
Dans les années 70, Benoit Mandelbrot, professeur de mathématiques à
l’Université Yale, a développé un moyen grâce auquel nous pouvons
désormais nous représenter les structures à la base de tout ce qui existe.
Celles-ci sont constituées de motifs géométriques à l’intérieur d’autres
motifs semblables mais plus grands, lesquels sont reproduits à une échelle
encore plus grande, et ainsi de suite. Il a désigné du nom de géométrie
fractale cette nouvelle façon d’illustrer l’ordre qui règne dans le chaos
apparent de la nature. Son ouvrage intitulé Fractal Geometry of Nature est
maintenant reconnu comme l’un des livres les plus importants du 20e
siècle11.
Avant la découverte faite par Mandelbrot, les mathématiciens recouraient
à la géométrie euclidienne dont je m’étais servi durant mon enfance pour
dessiner les choses. Jusqu’alors, on croyait que la nature était trop complexe
et trop fragmentée pour qu’une simple formule mathématique puisse la
représenter avec exactitude. C’est précisément pour cette raison que les
premiers dessins d’arbres des enfants ressemblent généralement à des
sucettes au bout de bâtons. C’est à la suite d’une révélation que Mandelbrot
a eue alors qu’il étudiait diverses formes d’architecture et constatait qu’il ne
disposait pas d’outils adéquats pour recréer ce qu’il voyait, qu’il commença
à chercher une nouvelle manière d’exprimer le fruit de ses réflexions.
Décrivant cette prise de conscience, il écrivit: «Je n’ai pas le sentiment
que la géométrie euclidienne est un bon point de départ pour apprendre les
mathématiques. Pour cela, il faudrait commencer par apprendre la
géométrie des montagnes et celle des humains. En un sens, c’est la
géométrie, disons, de Mère Nature, et aussi celle des édifices et de la grande
architecture qu’il faut d’abord apprivoiser12.»
Avec ces mots, Mandelbrot énonçait une chose que nous savons tous
intuitivement. Qu’il s’agisse des montagnes, des nuages ou des arbres, on
ne trouve pas de lignes ni de courbes parfaites dans la nature. Elle utilise
plutôt des fragments irréguliers qui, réunis en un tout, prennent la forme de
montagnes, de nuages et d’arbres. Ce qui distingue une fractale, c’est que
chaque fragment, si minuscule soit-il, ressemble en tous points à la forme
plus grande dont il fait partie. Cette notion sera importante lorsque nous
commencerons à comparer le temps à des motifs de géométrie fractale dans
le prochain chapitre.
Lorsque Mandelbrot programma sa formule toute simple dans un
ordinateur, le résultat fut stupéfiant. En représentant tout ce qui existe dans
la nature à l’aide de minuscules fragments tous semblables les uns aux
autres, et en les combinant ensemble pour former des motifs plus grands de
même forme, les images ainsi créées donnèrent bien plus qu’une simple
approximation de la nature. Ils avaient exactement le même aspect.
Illustration 9. Dans les années 70, Benoit Mandelbrot programma un ordinateur afin qu’il produise
les premières images fractales comme celle illustrée ci-dessus à gauche, appelée l’ensemble de
Mandelbrot. Lorsque l’on fait un zoom sur n’importe quelle partie de ce motif, l’on se rend compte
que peu importe le degré de grossissement, l’ensemble du motif se répète et est chaque fois
remarquablement similaire au motif initial. Les scientifiques ont découvert que ce principe
d’autosimilarité est la règle dans la nature et permet de reproduire même les motifs les plus
complexes, comme la feuille de fougère illustrée à droite.
C’est justement ce que la nouvelle géométrie de Mandelbrot a permis de
mettre en lumière au sujet du monde qui nous entoure. La nature se
construit au moyen de fragments, et chacun d’eux est composé d’éléments
aux formes similaires sans être toutefois identiques. Pour décrire cet effet,
l’on parle d’un phénomène d’autosimilarité.
Code temporel 11. La nature se sert de quelques motifs répétitifs autosimilaires – les
fractales – afin de façonner l’énergie et les atomes, donnant ainsi forme à tout ce qui existe,
des racines aux rivières et des arbres aux montagnes, en passant par l’être humain.
Du jour au lendemain, il devenait possible de se servir des fractales pour
représenter, par exemple, le littoral d’un continent ou une forêt alpine et
même l’univers tout entier. Tout ce qu’il fallait trouver, c’était la bonne
formule mathématique permettant de créer le bon programme informatique.
Et ceci nous ramène à l’idée selon laquelle la nature est une sorte de
programme faisant fonctionner l’univers.
Si l’ensemble de l’univers est effectivement le résultat d’une sorte de
programme informatique ancien dont la puissance dépasse toute
imagination, programme qui fonctionne sans interruption, ainsi que Zuse et
Lloyd l’ont suggéré, alors c’est lui qui doit produire les fractales que nous
pouvons observer dans la nature. Cette vision fractale de l’univers implique
que tout ce qui existe, depuis les atomes jusqu’au cosmos tout entier, est
constitué de quelques motifs naturels. Bien qu’ils puissent être combinés, se
répéter et s’assembler à de plus vastes échelles, et en dépit de leur
complexité, on peut toujours les réduire à quelques formes très simples.
Illustration 10. Voici quelques exemples de fractales dans la nature. La photo de gauche est celle
d’un chou-fleur Romanesco. Comme on peut le constater, la même forme spiralée se répète à
diverses échelles pour former cette magnifique tête de chou-fleur. Sur la photo de droite, en haut,
nous voyons les ramifications créées par un coup de foudre descendant. L’image au-dessous est celle
d’un neurone, une cellule hautement spécialisée du système nerveux traduisant en influx électrique
les informations transmises par le cerveau partout dans le corps. Ces images illustrent bien comment
des formes similaires répétitives peuvent être utilisées pour décrire l’infini-ment petit et l’infiniment
grand, qui ne diffèrent qu’en amplitude.
Voilà une idée fort séduisante, voire magnifique. Concevoir ainsi
l’univers comme une réalité fractale franchit la séparation artificielle qui
nous a empêchés dans le passé de marier à la philosophie des disciplines
scientifiques très différentes afin de formuler une théorie élégante sur la
formation de l’univers. La vision frac-tale du cosmos est si globale qu’elle
permet même d’expliquer les qualités d’équilibre et de symétrie auxquelles
aspirent les artistes, les mathématiciens, les philosophes et les physiciens
dans l’expression des formes les plus raffinées de leur art respectif.
L’appel universel qu’exerce cette façon de penser répond certainement à
l’énoncé prophétique proposé par le physicien John Wheeler. Avant sa mort
en 2008, il avait affirmé que toute percée scientifique majeure devait être
basée sur une idée toute simple. Une fois cette idée découverte, disait-il,
elle serait «si simple, si belle et si irrésistible que nous allions pouvoir nous
dire “Comment aurait-il pu en être autrement!”» Un univers composé de
motifs fractals cadre certainement avec la prédiction de Wheeler.
En plus de satisfaire aux exigences de nombreuses façons de penser
différentes, le modèle fractal de l’univers offre également un autre avantage
non négligeable. Grâce à lui, nous allons pouvoir décoder les rouages
internes de la nature. Si nous parvenons à comprendre le modèle fractal des
atomes, par exemple, alors celui régissant le fonctionnement des systèmes
stellaires commencera à se révéler à nous. Puis, cela fait, les forces en jeu
dans l’évolution des galaxies devraient nous apparaître. Bien que chacun de
ces systèmes soit d’un ordre de grandeur fort différent de celui des autres,
ils sont l’expression d’un modèle commun – ils sont les composants fractals
les uns des autres.
Code temporel 12. Tout ce dont nous avons besoin pour comprendre l’univers réside dans
la simplicité de chacun de ses éléments.
Grâce au talent exceptionnel qu’il avait de trouver les mots justes pour
créer une image mentale précise de ce qu’il désirait communiquer, le poète
William Blake a su capter l’essence de ce qu’est un univers fractal au
moyen de quatre strophes toutes simples. Par le biais de ce qui pourrait bien
être son poême le plus populaire intitulé Auguries of Innocence, Blake nous
rappelle ce qui suit:
Pour voir un monde dans un grain de sable,
Et le ciel dans une fleur sauvage,
Tiens l’infini dans la paume de ta main,
Et l’éternité dans une heure.
La beauté de ces mots nous rappelle que la seule chose dont nous avons
besoin pour comprendre l’immensité de l’univers se trouve dans la
simplicité de chacun de ses fragments.
Le nombre le plus beau de la nature
En janvier 1986, alors que je marchais sur le plateau de Gizeh en Égypte,
j’observais la silhouette imposante se découpant dans le ciel d’une
merveille représentant l’un des grands mystères non résolus de notre
époque – celui d’un monument qui m’a fasciné depuis mon enfance
lorsque, pour la première fois, j’en ai vu une photo. J’arrivais au pied de la
grande pyramide.
Vue de près, elle avait l’air différente, encore plus usée par le temps et
d’aspect plus ancien que dans les photos classiques des guides de voyage.
Bien que j’aurais dû me sentir fatigué à cause du décalage horaire et des
retards imprévus survenus durant le long voyage en avion que j’avais dû
faire pour me retrouver à l’ombre de la pyramide, je me sentais en parfaite
forme. J’eus immédiatement envie d’en savoir plus. Je désirais notamment
comprendre comment un tel mystère pouvait perdurer avec tous les progrès
technologiques du 20e siècle. Qui l’avait construite? Comment s’y était-on
pris?
La grande pyramide est l’une de ces énigmes qui semblent susciter une
kyrielle sans fin de questions. Tenter d’élucider ce mystère en se mettant en
quête de faits ne fonctionne pas, puisque plus on en apprend à son sujet,
plus on se rend compte que l’on ne sait rien finalement. Mais en dépit du
voile de mystère qui l’entoure, un fait à son sujet devient très clair: ceux qui
l’ont construite comprenaient le pouvoir du seul nombre qui semble se
trouver au cœur de toute vie et de toute forme visible partout dans l’univers.
C’est ce même nombre qui constitue le point focal de l’un des romans les
plus populaires de l’histoire récente.
Dans le célèbre livre à succès de Dan Brown, Le code Da Vinci, Robert
Langdon, le personnage principal, entraîne ses élèves dans l’exploration
d’un nombre puissant – un code sacré – que les anciens avaient reconnu
comme étant une constante se trouvant partout dans la nature. À l’aide de
mots donnant à penser qu’il s’agit davantage d’une œuvre d’art absolument
magnifique que d’un code révélant l’un des plus grands secrets qui soit,
Langdon explique que ce nombre d’or, appelé phi (du nom du sculpteur
grec Phidias qui l’utilisait dans la composition de ses œuvres), est
«généralement considéré comme le plus beau nombre de l’univers13.»
Alors que le nombre phi est secrètement encodé dans l’œuvre de grands
maîtres comme Michel-Ange et Léonard De Vinci, il n’était certainement
pas un secret pour les architectes de la grande pyramide de Gizeh. La
précision remarquable de chaque aspect de ce colossal monument laisse peu
de doutes quant au fait qu’une science avancée des nombres et de leurs
relations mutuelles, tel que démontré dans les proportions de cette
pyramide, a été appliquée avec un soin méticuleux.
On estime que plus de 2,3 millions de blocs de pierre équarris ont servi à
sa construction, certains d’entre eux pesant jusqu’à plus de 70 tonnes (63
502 kilos). Elle couvre une superficie de 13 acres (ou un demi kilomètre
carré) de roc et elle est presque parfaitement à plat dans l’ensemble de la
surface qu’elle occupe (les experts sont d’avis que la structure était jadis
exactement à plat et que la minime variance observée aujourd’hui est due
aux changements tectoniques survenus au fil des siècles). Sa hauteur est de
138,4 mètres, ce qui correspond à la hauteur moyenne des terres émergées
du globe, et l’endroit précis où elle est située en Égypte correspond lui au
centre géographique de l’ensemble des continents de la planète.
Considérant ces faits, nous pouvons être assurés que l’emploi du plus
beau nombre de la nature dans la construction de la grande pyramide fut
tout à fait délibéré. Il ne faut alors évidemment pas se surprendre si les
dimensions de ce mystérieux monument révèlent l’usage du nombre phi.
Ainsi, une ligne tirée depuis l’endroit que l’on estime avoir été le sommet
(l’apex) de la pierre qui en formait jadis la pointe supérieure jusqu’à la base
de chacune des quatre arêtes donne une mesure qui correspond aux chiffres
composant le nombre phi.
La controverse qui fait rage depuis longtemps relativement à l’âge de la
grande pyramide donne une signification encore plus grande à ces mesures.
Si la date révisée de sa construction s’avère être plus ancienne que celle de
2560 av. J.-C., selon la théorie traditionnelle, alors cela voudra dire que ses
bâtisseurs disposaient non seulement des connaissances avancées
nécessaires à l’érection d’une telle structure, mais qu’ils les avaient
également encodées dans l’essence du nombre qui semble régir pas mal de
choses dans l’univers: le mystérieux nombre phi.
Le mystère du nombre phi
Le nombre phi est ce que l’on obtient lorsque l’on divise quelque chose en
deux et que l’on compare les parties résultant de cette division. Le résultat
de cette comparaison donne un ratio particulier.
Bien qu’il existe un nombre infini de façons de diviser quelque chose en
deux parties de tailles différentes, celle que l’univers semble favoriser a été
identifiée depuis des centaines d’années. Au fil des siècles, divers noms lui
ont été attribués, comme le ratio d’or, la divine proportion ou le nombre
d’or, mais ces noms représentent toujours la même chose, soit le nombre
phi – qui, lorsqu’il est écrit avec un P majuscule, indique le nombre 1,618,
alors que lorsqu’on l’écrit avec un p minuscule, il indique le nombre 0,618.
Dans les deux cas, il s’agit du nombre d’or. Dans ce livre, c’est la valeur de
0,618 que nous allons utiliser pour les calculs du Code temporel14.
L’illustration suivante offre un exemple permettant de mieux comprendre ce
nombre et les applications qu’il peut avoir.
Au début du 14 siècle, Léonard Fibonacci, un mathématicien italien,
découvrit ce que l’on croit être la série de nombres sans fin à la base du
nombre d’or. Un exemple est sans doute le meilleur moyen de faire
comprendre de quoi il s’agit. Les chiffres suivants sont les 20 premiers
termes des nombres de Fibonacci, que l’on
Illustration 11. Le ratio d’or décrit la relation proportionnelle existant entre deux parties d’un même
tout. Dans cette illustration, cette relation est démontrée en prenant la longueur du segment le plus
long (A) et en le divisant par celle du plus petit (B). Quelle que soit la longueur de l’ensemble de la
ligne (C), lorsque nous la divisons selon les proportions indiquées ci-dessus, la relation du segment le
plus petit avec le plus grand va toujours se rapprocher de 1,618, alors que celle du plus grand vis-àvis le plus petit sera autour de 0,618. appelle la suite de Fibonacci: 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55,
89, 144, 233, 377, 610, 987, 1597, 2684, 4181…
Cette suite de nombres est obtenue en additionnant chaque fois les 2
chiffres précédents. Ainsi, 0+1=1; 1+1=2; 1+2=3; 3+2=5; 5+3=8; et ainsi
de suite.
Une autre caractéristique fort intéressante de cette suite est que la
division de tout nombre de cette séquence par celui qui le précède donne un
résultat qui tend, à mesure que l’on monte dans la suite, à se rapprocher du
nombre d’or, mais sans jamais correspondre exactement à ce nombre. Cette
division donne toujours une valeur qui est légèrement supérieure ou
inférieure au nombre d’or, mais qui n’est jamais égale à celui-ci.
S’il en est ainsi, c’est que le chiffre obtenu tombe dans une catégorie de
nombres qui ne peuvent tout simplement exister dans notre conception
habituelle des nombres – c’est un nombre irrationnel, ce qui veut dire qu’on
ne peut le décrire comme étant une fraction exacte15. Chaque terme de
cette série frôle donc le nombre d’or sans jamais l’atteindre, et plus les
nombres divisés sont grands, plus ils se rapprochent de 1,618.
Une fois de plus, un exemple constitue le meilleur moyen d’illustrer
comment la nature tend vers le ratio d’or. Voici donc d’autres exemples
montrant que le ratio correspondant à chaque paire de nombres de
Fibonacci est soit légèrement plus grand, soit légèrement plus petit que le
nombre d’or:
1 ÷ 1 = 1,00
– moins que 1,618
2 ÷ 1 = 2,00
– plus que 1,618
3 ÷ 2 = 1,50
– moins que 1,618, mais plus proche que le précédent
5 ÷ 3 = 1,66
– plus que 1,618, mais plus proche que le précédent
8 ÷ 5 = 1,60
– moins que 1,618, mais plus proche que le précédent
13 ÷ 8 = 1,625 – plus que 1,618, mais plus proche que le précédent
21 ÷ 13 =
1,615
– moins que 1,618, mais plus proche que le précédent
34 ÷ 21 =
1,619
– plus que 1,618, mais plus proche que le précédent
Qu’il s’agisse des proportions harmonieuses du corps humain ou de
celles des magnifiques temples de la Grèce antique, ce ratio universel
semble être le critère fondamental pour ce qui est considéré comme beau en
ce monde. Voici quelques faits illustrant ce point.
Les proportions du corps humain sont régies par le nombre d’or:
• Le rapport entre la hauteur du nombril et celle du corps entier est de
0,618.
• Le rapport entre la longueur de la main et celle de l’avantbras est de
0,618.
• Le rapport entre la distance séparant l’arcade sourcilière du menton et
celle séparant le menton du sommet de la tête est de 0,618.
• La position des organes et plusieurs autres proportions naturelles du
corps sont déterminées par le nombre 0,618.
– La distance entre les orbites planétaires, comme celles de Mercure et
de Vénus, correspond approximativement au nombre d’or.
– De même, la forme de spirale que l’on retrouve partout, depuis les bras
spiralés de la Voie lactée et le vortex d’un ouragan jusqu’à la façon
dont poussent les cheveux humains et la répartition des graines dans
une fleur de tournesol, est elle aussi régie par le nombre d’or.
– Enfin, les trajets spiralés des particules quantiques rendues visibles
dans la chambre à bulles d’un détecteur de particules le sont
également.
Le nombre d’or est partout. Comme il est dans tout ce qui nous entoure,
ce n’est probablement pas un hasard s’il est présent dans les choses qui sont
pour nous les plus esthétiquement agréables à regarder. Bien que la raison
exacte de ce phénomène demeure un mystère, le fait est que ces objets
suscitent en nous une exquise sensation de perfection esthétique. C’est
presque comme si nous étions génétiquement conçus pour être séduits par
un si puissant modèle de beauté – et peut-être le sommes-nous réellement.
En plus de régir la forme que prennent la plupart des choses autour de
nous ainsi que celle des différentes parties visibles de notre corps, ce
nombre joue également un rôle clé dans les choses que nous ne pouvons
voir. Son effet est perceptible jusque dans nos différents états de
conscience, tout comme dans les proportions mêmes de l’ADN. Par
exemple, un tour complet d’un brin d’ADN mesure 34 unités angström de
long par 21 de large. Ces deux mesures de longueur font partie de la suite
de Fibonacci dont les premiers nombres ont été énumérés plus haut, et
comme pour tous les autres nombres de cette suite, le rapport proportionnel
entre le 21 et le 34 est proche du ratio de 0,618.
Même si nous le savons probablement tous intuitivement, il est
important de comprendre que notre conception de la beauté n’est peut-être
pas universellement partagée. S’il arrivait que nous nous retrouvions un
jour sur un autre monde où vivraient des êtres dont la forme serait basée
une proportion différente, leur aspect pourrait nous sembler étrange, voire
désagréable, puisque tout en nous nous porte à considérer le ratio d’or
comme notre principal critère de beauté.
Toutefois, il est tout probable que si les proportions physiques des corps
de nos amis d’ailleurs étaient différentes des nôtres, nous aurions alors l’air
aussi étranges à leurs yeux qu’eux aux nôtres. Le fait de comprendre sur
quoi se fonde notre conception de la beauté pourrait alors nous aider à faire
montre de plus de tolérance à l’égard de l’aspect physique d’autres espèces
intelligentes, ce qui pourrait jouer un rôle non négligeable un jour dans
l’établissement de relations harmonieuses avec nos voisins galactiques.
Pour de nombreuses autres raisons qu’il serait fastidieux d’énoncer ici, le
nombre d’or semble être le principe directeur des cycles de croissance de la
nature, ainsi que celui qui détermine le rythme naturel de l’existence.
C’est justement parce que le nombre d’or s’applique aussi
universellement dans le monde naturel que nous ne devrions pas être surpris
de découvrir qu’il s’applique aussi à la mystérieuse essence séparant les uns
des autres chacun des moments de la vie. De fait, le nombre d’or exerce
également une influence déterminante sur le temps.
Le mystère du temps
Quand on demanda un jour au physicien John Wheeler de définir ce qu’est
le temps, sa réponse dénota une simplicité semblable à celle que l’on est en
droit de s’attendre de la part d’un mystique vivant en marge de la société
dans un monastère perché dans les montagnes enneigées de l’Himalaya.
«Le temps», dit-il, «c’est ce qui empêche les choses d’arriver toutes au
même moment.» Bien que l’on puisse sourire en entendant une réponse
aussi simple d’un homme aussi brillant, si l’on y réfléchit un peu, il devient
clair que Wheeler avait une profonde compréhension de la relation à la fois
commune et mystérieuse que nous avons tous avec le temps et qui, à bien
des égards, définit notre existence.
Le rapport étrange que nous entretenons avec le temps ainsi que nos
tentatives de le décrire ne sont rien de nouveau. Saint-Augustin a mis en
lumière toute l’ironie de notre relation au temps de manière aussi éloquente
aujourd’hui qu’elle l’était à son époque. «Qu’est-ce donc que le temps?»
commença-t-il. «Si personne ne me le demande, je le sais: mais que je
veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas!» Il y a plus de 1 600 ans,
Saint-Augustin semblait avoir mis le doigt sur le cœur du mystère du temps.
Le temps est sans doute l’expérience la plus difficile à définir et à
expliquer. La raison en est que personne ne l’a jamais vu, mesuré, ni perçu
directement. Il est impossible de le saisir ou de le photographier.
Contrairement à ce que l’expression «heure avancée» semble laisser
entendre, il est impossible d’en ramasser à un endroit pour s’en servir plus
tard ailleurs. Quand on tente de décrire l’effet du temps dans notre vie, on
se rend vite compte que le seul moyen d’y parvenir est de raconter
l’expérience que nous avons à l’intérieur de celui-ci, plutôt que de parler du
temps lui-même. Ainsi, nous disons qu’une chose s’est produite à l’époque,
dans le passé, qu’elle arrive en ce moment, dans le présent, ou qu’elle aura
lieu à un certain moment dans l’avenir.
En d’autres termes, c’est comme si l’on ne peut séparer le temps des
événements qui surviennent. C’est justement là ce qui pourrait bien être
l’un des éléments clés d’un grand bond en avant dans notre compréhension
du fonctionnement de l’univers, soit le fait que le temps et les choses qui
s’y déroulent sont intimement liés comme le sont les deux parties d’un
même tout, et qu’ils ne peuvent donc être dissociés l’un de l’autre.
Deux découvertes révolutionnaires réalisées au cours du 20e siècle ont à
jamais changé notre conception du temps. Grâce à ces découvertes, il est
devenu possible de lier le temps aux choses qui s’y déroulent. Autrement
dit, il est désormais scientifiquement plausible de considérer le temps
comme étant une chose tangible en soi. Et si le temps possède cette qualité
matérielle, alors on peut le mesurer comme on le fait pour les choses
tangibles.
Comme le temps est un processus matériel et qu’une part considérable
de la nature est régie par le nombre d’or, on peut alors raisonnablement
estimer que le temps se conforme aux mêmes modèles qui sont à l’origine
des fractales et qu’il est également régi par la proportion d’or. Et c’est
effectivement le cas. Pour comprendre comment cette conception
révolutionnaire du temps permet de connecter ensemble les événements
futurs à ceux du passé, il nous faut d’abord examiner plus attentivement ce
mystère qu’est le temps.
L’espace et le temps revus et corrigés
Jusqu’au début du 20e siècle, les Occidentaux avaient généralement une
vision poétique du temps, puisque pour eux il n’existait que parce qu’il
servait de cadre aux événements qu’ils vivaient. Le philosophe Jean-Paul
Sartre décrivait le temps comme étant «une séparation d’un type spécial»
entre les événements de la vie. C’est cette séparation qui crée ce qu’il
appelait une «division qui réunit».
Les philosophes grecs furent parmi les premiers à tenter de formuler une
définition du temps. Ainsi, dans son œuvre intitulée Timée, Platon décrit
comment le temps fut créé en même temps que les cieux, et ce, pour une
raison bien précise. «[Le Créateur] s’efforça, dans la mesure de son
pouvoir, de rendre l’univers éternel,» écrivait-il. Mais reconnaissant le fait
que les êtres habitant cet univers ne pouvaient vivre éternellement, Platon
se dit que le Créateur «s’est préoccupé de fabriquer une certaine imitation
mobile de l’éternité et, tout en organisant le Ciel, il a fait de l’éternité
immobile cette image éternelle qui progresse suivant la loi des Nombres,
cette chose que nous appelons le Temps16.» Dans cette description, nous
voyons que Platon croyait que l’origine du temps remontait à la naissance
de l’univers et qu’il était le moyen trouvé par Dieu pour s’assurer que la
Création dure éternellement.
Avec l’essor de la science au 17e siècle, le temps commença à prendre
un nouveau sens. Quand Isaac Newton formula les trois lois du mouvement
en 1687, il reconnut que ses théories, ainsi que ses équations, étaient basées
sur le temps. Afin d’identifier la nature de ce sur quoi reposait son œuvre, il
définit donc le temps pur comme étant quelque chose qui «sans relation à
rien d’extérieur, coule uniformément17.»
En d’autres termes, Newton concevait le temps comme une quantité
absolue. Il est ce qu’il est et il n’est pas influencé par l’univers ou par les
événements du monde. Selon cette perspective, le temps est comparable à
une horloge qui fait tic tac quelque part à l’extérieur de l’univers et marque
inlassablement le mouvement incessant du temps. Les idées de Newton
furent rapidement acceptées parce qu’elles semblaient bien fonctionner – si
bien, en fait, qu’il développa le Calculus, un système mathématique
complet basé sur sa notion du temps.
Les implications de sa vision du temps en tant que quantité absolue se
font encore sentir aujourd’hui. Si ses idées sont correctes, alors nous
devrions pouvoir calculer l’emplacement de chaque particule dans
l’univers. Et si nous pouvions savoir où chaque particule se trouve et à
quelle vitesse chacune se déplace, alors nous devrions pouvoir prévoir avec
précision à quel endroit chacune se trouvera au bout d’une période de temps
donnée.
Suite à la réception favorable faite aux idées de Newton, les scientifiques
commencèrent à considérer l’univers comme une gigantesque machine faite
de particules dont on pouvait suivre les déplacements d’un point à un autre.
C’est cette vision mécaniste de la réalité et de notre corps qui a mené au
clivage actuel entre une conception du monde selon laquelle chaque
particule peut être connue et mesurée individuellement (la physique
classique), et une autre vision des choses selon laquelle l’univers serait
plutôt constitué de zones d’énergie modelées par des ondes de probabilité
(la physique quantique).
Lorsque Einstein proposa sa théorie de la relativité en 1905, ces visions
poétiques changèrent à tout jamais. Au lieu de concevoir le temps comme
ayant une existence distincte de tout le reste, Einstein suggéra quelque
chose de si radical que les scientifiques durent repenser les fondements de
la physique pour arriver à comprendre sa théorie qui, en somme disait
simplement ceci: Le temps fait partie de l’univers et ne peut être séparé de
l’espace dans lequel il voyage.
Autrement dit, le temps et l’espace sont deux aspects de la même chose.
Et tout comme deux filaments deviennent intimement enchevêtrés dans le
même toron de fil, le temps ne peut être séparé de l’espace dans lequel il
voyage. Ainsi que l’expliquait Einstein, ces deux aspects de la réalité se
combinent pour former l’espace-temps, lequel forme un royaume existant
au-delà du monde à trois dimensions (longueur, largeur, hauteur) qui nous
est si familier. Il appela ce royaume la quatrième dimension. Avec
l’acceptation des idées d’Einstein, le temps est devenu davantage qu’un
simple concept philosophique. Soudain, il était une force de la nature avec
laquelle les scientifiques devaient désormais composer.
Même si c’est à Einstein que l’on doit la publication de la théorie de la
relativité, c’est en fait Hermann Minkowski, l’un de ses collègues et amis,
qui a avancé l’idée que le temps et l’espace forment un tout indissociable.
Ce dernier a exprimé, lors d’une conférence restée célèbre, soit la 80e
assemblée des scientifiques et physiciens allemands tenue en 1908, ce qu’il
a élaboré à partir des idées d’Einstein. Voici en quels termes il s’est alors
exprimé:
Illustration 12. À quoi l’espace-temps ressemble-t-il? Les scientifiques le représentent souvent avec
des images comme celle montrée ci-dessus dans laquelle les ondes de l’espace sont courbées et
façonnées par divers phénomènes comme les trous noirs et l’attraction gravitationnelle des planètes.
Toutefois, comme le temps et les événements de la vie ne peuvent être séparés, nous percevons
l’espace-temps comme la réalité quotidienne dans laquelle nous baignons. Des vagues de l’océan à la
personne assise à côté de soi, tout ce que nous connaissons de notre monde est l’espace-temps de
l’univers figé dans l’instant présent.
«Les conceptions de l’espace et du temps que je vais exposer devant vous ont été
développées sur la base de la physique expérimentale. C’est ce qui fait leur force. Leur
caractère est radical. Désormais, l’espace en soi et le temps en soi seront réduits à de
simples ombres et seule une union des deux conservera une existence autonome18.»
En reconnaissance du fait que tant la théorie de la relativité d’Einstein
que les révisions à cette dernière proposées par Minkowski comptent parmi
les idées scientifiques les plus révolutionnaires jamais avancées, le terme
officiellement employé pour nommer le royaume décrit par Minkowski est
l’espace-temps d’Einstein-Minkowski.
Einstein savait que ce qu’il avait proposé à l’origine dans ses articles
pour expliquer sa théorie était fort complexe. Dans une lettre à Heinrich
Zangger en 1915, il déclara ce qui suit: «La théorie est incomparablement
belle. Toutefois, un seul de mes collègues a réellement été capable de la
comprendre et [de s’en servir]19.» (Ce collègue était le mathématicien
David Hilbert.) Cependant, une fois l’idée de la relativité mieux connue, il
fut impossible de retourner en arrière. Du jour au lendemain, on aurait dit
que tout le monde en parlait, et plus de 30 ans plus tard, Einstein était
toujours déconcerté de constater que ses idées sur l’espace et le temps
avaient reçu un accueil aussi favorable auprès du public.
Ainsi, dans une lettre adressée à Philipp Frank en 1942, Einstein écrivait:
«Je n’ai jamais compris pourquoi la théorie de la relativité… avait pu se
mériter une réception aussi enthousiaste, voire passionnée, auprès d’un
large segment de la population.» Dans une autre lettre à son ami et collègue,
Marcel Grossman, il décrivait à quel point ses idées sur la relativité
s’étaient répandues dans le public: «En ce moment, tous les cochers et tous
les garçons de café débattent du bien-fondé de la théorie de la relativité20.»
Avec des mots ayant donné un sens entièrement nouveau à l’idée que
nous nous faisons du temps, Einstein explique ainsi sa nature mystérieuse:
«Le temps ne peut pas être défini de manière absolue, et il existe une
relation inséparable entre le temps et la vitesse du signal [d’une onde]21.»
Avec cette seule phrase, la conception du temps et des choses qui s’y
produisent, conception vieille de 300 ans, prenait un nouveau sens. Encore
aujourd’hui, nous continuons à parler des implications de cette nouvelle
vision des choses, et plusieurs des questions soulevées par les idées
d’Einstein n’ont toujours pas reçu une réponse satisfaisante.
Le «problème» du temps
Les deux questions qui déroutent peut-être le plus les scientifiques
aujourd’hui sont les suivantes:
1. Le temps est-il réel?
2. Pourquoi le temps semble-t-il se mouvoir dans une seule direction,
soit du passé vers l’avenir?
Bien que ces deux questions puissent ressembler à ce que l’on
s’attendrait à entendre le premier jour d’un cours de philosophie, les
réponses constituent la clé qui nous permettra de comprendre la portée du
calendrier maya et du mystère entourant l’année 2012. Les scientifiques se
les posent très sérieusement, puisqu’il leur faut absolument y répondre
avant de pouvoir résoudre certains des plus grands mystères de la physique
et de l’univers.
Leurs efforts commencent à être récompensés. De récentes études ont
apporté de nouvelles preuves qui ont catapulté les physiciens dans une
nouvelle façon de concevoir l’univers. Cette nouvelle perspective les amène
précisément là où il faut pour qu’ils réussissent à percer le mystère relatif à
l’année 2012. Prenons donc quelques instants pour examiner plus en détail
chacune de ces questions et voir où tout cela nous mènera.
1. Le temps est-il réel?
Demandez à toute personne coincée dans un bouchon de circulation sur une
des autoroutes américaines congestionnées si le temps est réel, et la réponse
sera invariablement la même. La plupart des gens vont établir une
corrélation directe entre le niveau de leur pression artérielle et le temps que
nécessite leur trajet quotidien pour aller travailler. Leur réponse pourrait
ressembler à «Oui! Tu parles si le temps est réel!» Et selon la perspective
quantique selon laquelle nous créons notre réalité à partir de notre
perception du monde, ils ont tout à fait raison.
Le temps est aussi réel que la conception que nous nous en faisons. Mais
pendant que s’écoulent les minutes qui sont nécessaires pour nous rendre
d’un feu de circulation au suivant, nous devrions peut-être considérer la
possibilité qu’il existe une autre sorte de temps: celui qui contient les
choses qui arrivent dans le monde. Même s’il n’a pas eu à affronter la
circulation aux heures de pointe pendant qu’il se posait cette question, c’est
précisément ce genre de temps qu’Einstein a choisi de voir différemment il
y a près d’un siècle. Et c’est alors que tout changea.
Bien que les théories de la relativité formulées par Einstein entre 1905 et
1915 nous aient définitivement permis de découvrir une toute nouvelle
conception du temps, elles ont également engendré un problème avec lequel
les physiciens ont toujours maille à partir aujourd’hui. Voici le cœur de leur
dilemme: les règles de la physique newtonienne classique régissant le
monde sur une vaste échelle, depuis l’univers jusqu’aux pommes tombant
des arbres ne semblent pas compatibles avec celles de la physique
quantique régissant le monde des particules subatomiques composant les
pommes et l’ensemble de l’univers. Ce qu’il faut avant tout déterminer,
c’est le sens que nous accordons au temps dans notre réalité. Il y a déjà si
longtemps qu’ils se posent des questions au sujet de son rôle que les
physiciens ont même leur propre expression pour décrire ce mystère, qu’ils
appellent simplement «le problème du temps».
En 1967, deux des plus brillants esprits du 20e siècle proposèrent un
moyen d’unifier les mondes quantique et classique. Les physiciens John
Wheeler (un collègue d’Einstein ayant fait carrière à l’Université de
Princeton) et Bryce DeWitt (de l’Université de la Caroline du Nord) ont
publié un article comportant une équation qui semblait réussir à fusionner
les deux conceptions du monde en une seule vision unifiée connue sous le
nom d’équation Wheeler-DeWitt22. Pour ceux qui tentaient de réconcilier
les deux grandes théories de la physique, cela avait l’air d’une excellente
nouvelle.
Bien que le détail des éléments figurant dans l’équation Wheeler-DeWitt
soit assez complexe, l’idée sur laquelle elle repose est au fond assez simple.
C’est une manière de concevoir l’univers à partir d’une perspective qui unit
en une seule histoire la vision quantique de l’univers à celle de la physique
classique. Il y a toutefois un petit «problème»: pour résoudre l’équation
Wheeler-DeWitt, il faut oublier tout ce qui concerne le temps. C’est bien
cela – il semble qu’en arrivant à la solution, le temps disparaît tout
simplement de l’équation.
Autrement dit, au moment où l’on croyait que deux des plus grands
esprits du 20e siècle avaient résolu l’un des plus grands mystères de
l’histoire de la science, nous découvrons que le seul moyen qu’ils ont
trouvé pour y parvenir, c’est de ne pas tenir compte de l’essence même de
ce qui empêche que tout arrive au même moment. Alors, que devons-nous
réellement comprendre d’une telle découverte? Se pourrait-il que sur les
plans les plus profonds de la réalité, le temps n’existe véritablement pas?
C’est justement vers cette conclusion que semblent tendre plusieurs
études réalisées à l’Institut Max-Planck d’optique quantique en Allemagne.
C’est là en effet que le physicien Ferenc Krausz s’est servi de la lumière
produite par un laser pour explorer les plus petits intervalles de temps
imaginables, soit ceux du temps quantique. Son travail l’a fait accéder à un
univers ressemblant davantage au monde imaginaire d’un conte de fées
qu’à la réalité d’une expérience de laboratoire. Avec ses instruments de
mesure, Krausz a vu des choses se produire si rapidement et à une si petite
échelle que les scientifiques ont dû inventer un tout nouveau vocabulaire
uniquement pour décrire ce qu’il a observé.
Une attoseconde, par exemple, est une mesure de temps qui est égale à
un quintillionième de seconde, soit le chiffre 1 suivi de 18 zéros. C’est à
l’échelle infiniment petite de ces invraisemblablement minuscules fractions
de seconde que les scientifiques ont découvert une place où le temps
n’existe pas, un royaume où la durée entre deux événements est au-delà de
toute interprétation logique. C’est ce que l’on appelle le temps de Planck.
Tout ce qui est mesuré comme ayant une durée de moins de 10-43 seconde
(soit -10 à la puissance 43) est considéré comme du temps de Planck. Pour
bien comprendre de quoi il s’agit, une unité de temps de Planck est
inférieure à un trilliardième de trilliardième de l’attoseconde mentionnée cidessus! Pour le moment, c’est là la plus petite unité de temps qui puisse
signifier quelque chose dans le monde physique.
Ceci nous ramène à notre question sur la réalité du temps et de ce qui se
produit aux intervalles qui durent moins longtemps que le temps de Planck.
Ce qu’il faut retenir ici c’est que pour les événements dont la durée est
inférieure à l’échelle du temps de Planck, le temps disparaît. En d’autres
termes, les choses qui arrivent à de si petites échelles de temps semblent
n’avoir aucun effet sur notre monde physique. Ceci a mené à l’idée
controversée selon laquelle le temps n’est peut-être pas aussi important que
nous pensions qu’il l’était, ou encore il est possible qu’il n’existe pas de la
manière que nous pensions qu’il existait. Carlo Rovelli, un physicien
enseignant à l’Université de la Méditerranée à Marseille, en France, résume
ainsi cette possibilité: «Il se peut que le meilleur moyen de considérer la
réalité quantique soit de renoncer à la notion de temps et d’accepter que le
temps n’existe pas23.»
Par cet énoncé, Rovelli nous laisse voir où les scientifiques en sont
rendus dans leur recherche sur la réalité du temps. Alors qu’auparavant
nous le considérions comme l’un des fondements essentiels de la vie et de
l’univers, nous sommes en passe de découvrir que, dans certains aspects de
la réalité, il n’a absolument aucune importance. Nous disposons maintenant
de tout ce qu’il nous faut pour répondre à la question soulevée au début de
cette section: Le temps existe-t-il réellement, ou bien est-ce uniquement
l’expérience que nous en avons qui donne un sens à cette notion? Il est
intéressant de noter que la réponse aux deux parties de cette question
semble être la même, c’est-à-dire, oui. Tout dépend du niveau de réalité
dont nous parlons et de la place que nous occupons dans cette réalité.
Quand «alors» est «maintenant»:
le langage qui reflète la réalité
Tandis que la science moderne peine encore à accepter la vraie nature du
temps et ce que cela signifie pour les notions de passé et d’avenir, certains
peuples autochtones ont déjà depuis longtemps conscience de ces choses.
Ainsi, lorsque le linguiste Benjamin Lee Whorf étudia la langue des Hopis
au milieu du 20e siècle, il découvrit que certains de leurs mots reflétaient
directement leur compréhension de la nature intemporelle de l’univers.
L’idée qu’ils se faisaient du temps et de la place que nous y occupons était
très différente de la nôtre. Ils percevaient le monde comme étant un seul
tout au sein duquel tout est lié et tout se produit dans un éternel présent.
Dans son livre intitulé Linguistique et anthropologie: les origines de la
sémiologie, Whorf résume ainsi la vision du monde des Hopis: «Pour le
Hopi, le temps disparaît et l’espace est altéré, si bien qu’il n’y a plus
d’espace atemporel, homogène et immédiat de notre soi-disant intuition ou
de la mécanique newtonienne classique24.» Autrement dit, les Hopis ne
conçoivent tout simplement pas le temps, l’espace, la distance et la réalité
de la même façon que nous. Peut-être plus important encore, pour eux tous
les événements passés, présents et à venir arrivent simultanément dans un
éternel instant présent, et le sens des mots qu’ils utilisent est le reflet fidèle
de cette compréhension des choses.
Ainsi, lorsque nous observons les vagues à la surface de l’océan, nous
pouvons dire à quelqu’un, «Regarde cette grosse vague qui arrive», tout en
sachant pertinemment que la vague que nous regardons n’existe pas
indépendamment de toutes les autres. «Sans la projection du langage»,
affirme Whorf, «personne n’aurait jamais vu une seule vague25.» Ce que
nous voyons, c’est une surface agitée de mouvements ondulatoires qui
changent constamment», explique-t-il. Dans le langage des Hopis, toutefois,
ils diraient que l’océan ondule pour décrire l’action de l’eau au moment où
ils la voient. Plus précisément, clarifia Whorf, «un Hopi dira walalata, ce
qui signifie “plusieurs ondulations se produisent”, et il pourra attirer
l’attention sur un endroit particulier dans les vagues tout comme nous le
faisons26.» De cette façon, même si cela peut nous paraître étrange, leur
manière de décrire le monde est en réalité plus précise que la nôtre.
Dans cette perspective élargie de l’univers, le temps tel nous le
concevons prend un tout nouveau sens dans les croyances traditionnelles
des Hopis. Les études réalisées par Whorf lui ont permis de se rendre
compte que «ce qui est manifesté comprend tout ce qui est ou a été
accessible aux sens, c’est-à-dire, l’univers physique historique… sans tenter
de faire une distinction entre le présent et le passé, mais en excluant tout ce
que nous associons à l’avenir27.»
Autrement dit, les Hopis se servent des mêmes mots pour décrire ce qui
existe en ce moment ou bien ce qui a déjà existé. Sachant que le monde
quantique est la matrice de toutes les possibilités, cette perception du temps
se tient parfaitement. Lorsque les Hopis disent que quelque chose est, ils
reconnaissent les possibilités quantiques qui se sont manifestées, tout en
laissant également la porte ouverte à ce que d’autres possibilités se
manifestent dans l’avenir.
Qu’il s’agisse des implications du langage hopi ou des expériences
menées en laboratoire démontrant que le simple fait d’observer perturbe ce
qui est l’objet de l’observation, il est évident que notre relation avec le
temps ne se limite pas uniquement à s’en servir pour savoir si nous sommes
à l’heure à nos rendezvous. Bien qu’il n’existe peut-être pas dans le monde
quantique, il existe certainement à notre échelle, et il paraît toujours
s’écouler dans la même direction. Ceci nous amène au deuxième mystère
évoqué plus haut.
Alors que les modèles mathématiques du temps indiquent qu’il peut
théoriquement se mouvoir autant vers le passé que vers l’avenir, notre
réalité quotidienne ne nous permet d’en connaître que le mouvement vers
l’avenir que les physiciens appellent la «flèche du temps».
2. Pourquoi le temps semble-t-il
se mouvoir dans une seule direction?
Lorsque les physiciens parlent du temps, leurs idées suivent généralement
deux avenues possibles. Selon la première, le temps est une expérience
subjective et la perception que nous en avons est déterminée par celui qui le
perçoit. Dans cette perspective, le passé, le présent et l’avenir existent tous
trois et perpétuellement. Chaque instant, les trois existent sous la forme
d’un flux d’énergie et d’événements qui forment pour nous le moment
présent.
Einstein est peut-être celui qui a le mieux décrit cette façon de penser
dans une lettre écrite en 1931. «Les gens qui, comme nous, croient en la
physique savent que la distinction entre le passé, le présent et l’avenir n’est
qu’une illusion obstinément entretenue28.» Même si pour de nombreux
physiciens notre «illusion» du temps correspond peut-être bien à la réalité
universelle, du point de vue des modèles mathématiques du temps, un
mystère demeure qui semble aussi tenace que cette illusion. On l’appelle la
flèche du temps ou, plus communément, le «problème du temps».
Ce problème se résume à ceci: le temps donne l’impression de ne se
mouvoir que dans une seule direction, soit du présent vers l’avenir. Bien
qu’il n’existe rien en physique qui puisse établir avec certitude que le temps
ne peut se mouvoir que dans une seule direction, nous savons tous que tel
est bien le cas. Ou du moins c’est ce qui nous apparaît. Tout doute à ce sujet
se dissipe rapidement lorsque l’on considère comment les choses
fonctionnent dans la vie de tous les jours.
Par exemple, si un œuf vous glisse entre les doigts et se fracasse sur le
plancher de votre cuisine alors que vous vous dépêchez à préparer le
déjeuner, cet œuf sera irrémédiablement brisé. Et l’on peut présumer sans
risquer de se tromper qu’il restera à tout jamais ainsi. Il y a très peu de
chances que les fragments épars de la coquille se rassemblent pour
retrouver la forme familière d’un œuf, et encore moins de chances que le
jaune d’œuf dispersé par terre s’agglomère soudain à nouveau pour
reformer la masse parfaitement ronde qui était contenue dans la coquille.
Toutefois, ce qui rend tout cela si intéressant, c’est que rien dans notre
compréhension des choses n’empêche qu’une telle chose arrive. En effet, il
n’y a absolument rien dans les lois de la physique, telles que nous les
connaissons aujourd’hui, qui détermine que l’œuf brisé doive rester à
jamais ainsi. En fait, c’est tout le contraire que la physique semble indiquer:
les principes déterminant le mouvement du temps dans l’univers sont
censés être symétriques, à savoir qu’il peut se mouvoir dans l’une ou l’autre
de ces directions.
Mais nous savons qu’il ne le fait pas. Pour être témoin de l’effet de la
flèche du temps, il nous suffit de penser à cet œuf fracassé sur le plancher, à
notre argent qui s’envole, ou aux changements que nous subissons avec
l’âge. La question centrale est… pourquoi le temps ne semble-t-il pouvoir
se mouvoir que dans une seule direction, et pourquoi cette dernière est-elle
toujours pointée vers l’avenir?
La réponse à cette question constitue la deuxième clé nécessaire pour
comprendre le mystère entourant l’an 2012. Et tout cela nous ramène
inévitablement au brillant éclair de génie d’Einstein relativement au fait que
le temps et l’espace sont inséparables l’un de l’autre.
Pour l’essentiel, le point de vue qui prévaut aujourd’hui relativement à la
naissance de l’univers est résumé dans ce que l’on appelle la théorie du big
bang. Dit simplement, selon cette théorie, c’est une colossale explosion
d’énergie qui engendra l’univers. Bien que l’on ne s’entende toujours pas
sur le moment exact de cet événement et sur ce qui existait ou non
auparavant, tout semble indiquer que c’est bien ce qui s’est passé. De
récentes données obtenues notamment grâce aux satellites Chandra et
COBE (Cosmic Background Explorer) de la NASA, montrent ce que l’on
croit être les restes de la gigantesque libération d’énergie qui a donné
naissance à notre univers il y a environ 14 milliards d’an-nées29. Ce qu’il
importe de signaler, c’est que toutes les galaxies semblent s’éloigner d’un
point précis situé au centre de l’univers. Depuis lors, l’univers prend de
l’expansion et se refroidit peu à peu.
Illustration 13. À gauche: Une image de la NASA provenant du satellite COBE montre la
concentration actuelle de l’énergie résiduelle du big bang. À droite: Une illustration artistique montre
différentes étapes de l’expansion de l’univers. Comme le temps et l’espace dans lequel ce phénomène
a lieu ne peuvent être séparés l’un de l’autre, le mouvement d’expansion ininterrompu de l’univers
explique peut-être pourquoi le temps ne semble se mouvoir que dans une seule direction et toujours
vers l’avenir.
C’est possiblement dans le mouvement d’expansion de l’univers que se
trouve la solution de l’énigme du mouvement du temps dans une seule
direction. Tout comme il est impossible d’inverser la séquence des
événements ayant mené à la chute de l’œuf dans notre exemple, l’univers ne
peut inverser son mouvement d’expansion déclenché par le big bang, ou du
moins pas durant son cycle actuel. Comme le temps est indissociable de
l’espace dans lequel il voyage, celui-ci suit le mouvement d’expansion de
l’espace à mesure que ce dernier s’éloigne de sa source.
Par conséquent, même s’il est possible, en vertu des lois de la physique,
que le temps avance vers l’avenir ou recule vers le passé, c’est le
mouvement d’expansion de l’univers qui détermine la direction de la flèche
du temps. Compte tenu de ce fait, que se passerait-il avec le temps si un
jour l’univers cessait de prendre de l’expansion et commençait à rétrécir?
Deviendrait-il vraiment de plus en plus petit? Voilà justement le sort ultime
décrit dans les textes traditionnels hindous.
Dans l’histoire de la création offerte dans les Purânas, l’existence de
l’univers est attribuée à l’inspir et à l’expir d’une respiration de Brahma. À
l’image de la façon dont les scientifiques décrivent le big bang, cet ancien
récit mythologique fait remonter le début de l’univers à la libération de
l’énergie résultant de l’expiration du souffle de Dieu. Aussi longtemps que
se poursuivra l’expir de Brahma, l’univers continuera son mouvement
d’expansion.
En outre, tout comme les théories scientifiques actuelles identifient un
moment où les forces gravitationnelles et électromagnétiques atteindront un
point d’équilibre, mettant ainsi fin à l’expansion de l’univers qui
commencera alors à se contracter, les textes hindous parlent d’un moment
où Brahma aura terminé son expir, marquera une pause et commencera
ensuite à inspirer. Si la nature de l’espacetemps est bien telle que le décrit la
théorie de la relativité, la perception du temps par les êtres qui vivront alors,
s’il y en a, sera fort différente de la nôtre. Et c’est à ce moment-là que les
choses deviendront encore plus intéressantes.
Selon les théories actuelles, la contraction de l’univers amènerait le
mouvement de l’espace à prendre la direction opposée de celle qu’il a
présentement. Autrement dit, toutes les particules qui s’éloignent de
l’endroit où a surgi le big bang entameront alors le long voyage les
ramenant à leur point d’origine. Et comme le temps est intimement lié à
l’espace, il inverserait également son cours.
Il se pourrait donc fort bien que nous puissions effectivement bientôt
découvrir que la raison pour laquelle le temps semble se mouvoir
uniquement vers l’avenir est tout simplement parce qu’il suit la direction du
mouvement actuel de l’espace. Si jamais des humains se retrouvaient dans
un endroit où l’espace se contracte, comme dans un tunnel spatiotemporel
ou dans des dimensions cachées, les mathématiques que nous connaissons
aujourd’hui s’appliqueraient toujours, sauf que ce serait en sens inverse.
La forme du temps
Comme l’espace et le temps sont les deux éléments constitutifs d’une seule
et même chose, il est tout naturel alors de se demander ceci: puisque nous
concevons le temps comme une onde, à quoi peut-il bien ressembler?
Quelle est la forme du temps? Bien qu’il puisse sembler étrange de se
demander s’il est possible que le temps ait une forme, il ne s’agit
certainement pas là d’une idée nouvelle. En fait, c’est précisément la
conclusion à laquelle certains scientifiques à l’esprit ouvert sont parvenus
au début du 20e siècle.
En 1913, le mathématicien Élie-Joseph Cartan (1869-1951) a proposé un
nouveau type de mathématiques susceptible d’expliquer certains des
mystères de l’espace-temps que les théories de la relativité d’Einstein ne
pouvaient élucider. Ses travaux ont débouché sur la théorie Einstein-Cartan
qui décrit l’espace-temps comme étant un phénomène animé d’un
mouvement spécial et suivant une trajectoire particulière, ce qui crée un
effet unique. Cette trajectoire est celle d’une spirale, et l’effet s’appelle un
champ de torsion30.
Considérer ce dont l’univers est fait en termes de champ de torsion
entraîne un certain nombre de profondes implications. La plus évidente
d’entre elles est peut-être que la forme de l’espace-temps est le moule
déterminant les formes que la matière prend dans la nature. Nous n’avons
pas besoin de chercher bien longtemps pour en trouver des preuves. Il suffit
d’observer les spirales que l’on retrouve partout dans la nature. En fait, la
spirale semble être la forme la plus commune dans l’univers. Tant dans les
choses les plus vastes, comme les galaxies, que pour les plus petites,
invisibles à l’œil nu, les spirales de notre réalité spatiotemporelle sont
manifestement la clé du code de la nature.
Voici une courte liste démontrant à quel point cette forme est
universellement répandue dans notre monde et au-delà de ce dernier:
• C’est elle qui a déterminé la forme de la Voie lactée et de toutes les
autres galaxies spirales.
• L’orbite de chaque planète adopte une forme spiralée au fil de sa
révolution autour du soleil.
• Les systèmes atmosphériques prennent souvent une forme spiralée
durant leur déplacement autour du globe.
• Un vortex spiralé se forme lorsque l’on vide l’eau d’un évier plein et
tourne dans une direction dans l’hémisphère Nord, et dans l’autre dans
l’hémisphère Sud.
• Le vent crée des spirales en forme d’entonnoir tels les ouragans, les
tornades et les tourbillons de poussières.
• L’arrangement en forme de spirale des graines poussant dans une fleur
comme la fleur de tournesol en est un autre exemple.
• La spirale des nombreux coquillages marins que l’on peut trouver sur
une plage.
• La structure en forme de spirale de l’ADN qui définit une bonne partie
du corps humain.
Et il ne s’agit là bien sûr que d’une liste partielle. Même s’il nous arrive
rarement de penser au rôle des spirales dans la nature, des naturalistes
visionnaires, comme Théodore Schwenk (1910-1986) et Viktor Schauberger
(1885-1958), ont consacré leur vie à ne faire que cela. Grâce à l’héritage
scientifique des études révélatrices qu’ils nous ont laissées, nous disposons
d’une solide documentation décrivant le rôle que joue la forme spiralée, tant
dans le mouvement de l’eau des cours d’eau que dans celui du sang qui
coule dans nos veines. C’est justement parce que la spirale et les champs de
torsion semblent être aussi universels qu’il est tout à fait naturel de
retrouver cette forme déterminante dans tout ce qui existe.
C’est cette idée même qui nous ramène au plus beau nombre de la
nature. La spirale que nous voyons si souvent autour de nous est d’un type
particulier qui est constitué à partir des nombres de la suite de Fibonacci
dont il a été question plus haut. On l’appelle la spirale de Fibonacci. Ainsi,
le nombre phi qui détermine la fréquence à laquelle certaines choses
apparaissent dans la nature semble également être à l’origine de la forme
même de tout ce qui existe dans l’espace-temps.
Nous pouvons donc maintenant répondre à la question soulevée au début
de cette section: Quelle est la forme du temps? La présence manifeste des
spirales dans les manifestations de l’énergie et dans la nature donne à
penser que les ondes temporelles suivent la trajectoire de ces spirales. Ce
faisant, elles créent les champs de torsion qui se déploient de manière
cyclique dans tout l’univers. Considérant tout cela, il est encore plus
logique de penser que les événements se produisant dans notre existence et
autour du monde se greffent à des endroits précis le long de spirales
temporelles en perpétuelle expansion. Que l’on parle du temps en termes de
secondes, d’années, ou d’éternité, ces endroits peuvent être mesurés et leur
emplacement peut être calculé et même prédit.
Armés de notre compréhension de la forme du temps (spirale) et de la
direction du mouvement (vers l’extérieur), appliquons ce que nous avons
découvert à notre réalité quotidienne. Nous avons tous déjà entendu dire
que l’histoire ne cesse de se répéter, mais quel est le sens réel de cette
expression? Dans quelle mesure l’histoire se répète-t-elle, et pouvons-nous
prévoir à quel moment une mauvaise expérience du passé (ou même une
bonne) a le plus de chances de se répéter dans notre vie?
Dans le chapitre suivant, nous allons mettre à profit la simplicité des
programmes de la nature pour répondre à ces questions. Si nous pouvons
savoir où nous nous trouvons dans la spirale du temps, alors nous pourrons
découvrir les germes d’événements qui lancent un cycle et déterminer
quand les conditions du passé, sur le plan individuel ou au niveau mondial,
vont se manifester de nouveau.
CHAPITRE 5
L’histoire se répète dans l’amour et la
guerre: Avertissements pour l’avenir
«Il y a des cycles en toutes choses. Il y en a dans la météo, l’économie, le soleil, la guerre,
les formations géologiques, les vibrations atomiques, le climat, les humeurs humaines, le
mouvement des planètes, les populations d’animaux, l’apparition des maladies, le prix des
marchandises et des actions en Bourse et dans l’ensemble de l’univers.»
– Ray Tomes, philosophe contemporain
«Le mouvement éternel du temps passe à travers des périodes cycliques de manifestation
de l’univers…»
– Alexander Friedman (1888-1925), cosmologiste
Je me souviendrai toujours de l’expression inscrite ce jour-là sur le visage
de notre enseignante. Elle était de toute évidence bouleversée lorsqu’elle
entra dans notre salle de classe et nous demanda de demeurer calmes, de
ramasser nos manteaux et nos affaires, et de nous rendre rapidement
jusqu’aux autobus qui nous attendaient à l’extérieur. Ce n’était que le
milieu de la journée et il était donc beaucoup trop tôt pour que ce soit la fin
des cours. Je me souviens avoir pensé que notre institutrice devait savoir
quelque chose qu’elle ne nous disait pas. Pourquoi autrement aurait-elle dû
essuyer les larmes qui coulaient de ses yeux alors qu’elle nous demandait
de rester calmes.
Le monde était bien différent en 1963. La guerre froide faisait rage entre
l’Union soviétique et les États-Unis. L’image terrifiante diffusée autour du
monde du leader soviétique Nikita Khrouchtchev frappant de sa chaussure
un pupitre tout en hurlant à l’Amérique «Nous allons vous enterrer!» était
toujours fraîche dans ma mémoire. Je me souviens y avoir repensé chaque
semaine tandis que tous les élèves de ma classe se pratiquaient à se jeter à
genoux pour se réfugier sous leurs bureaux afin de se protéger en cas d’une
attaque nucléaire surprise. Je me souviens également avoir pensé que si
jamais nous étions effectivement bombardés, mon bureau n’offrirait
probablement pas la moindre protection contre la force dévastatrice d’une
explosion nucléaire!
À peine un an plus tôt, en octobre 1962, le monde entier avait poussé un
soupir de soulagement lorsque les deux superpuissances avaient évité de
justesse une guerre nucléaire durant la crise des missiles de Cuba. La fille
qui était assise à côté de moi s’en rappelait elle aussi et murmura que les
missiles étaient peut-être revenus. Nous savions tous que quelque chose
s’était passé. Nous ne savions tout simplement pas quoi. C’est avec un tel
monde en toile de fond que je me joignis aux centaines de milliers d’autres
enfants qui, d’un bout à l’autre du pays, quittèrent l’école plus tôt ce jour-là.
C’était le 22 novembre 1963.
Alors que nous marchions vers la seule porte qui permettait de sortir de
la salle de classe, la dernière chose que j’entendis fut la voix de mon
institutrice qui tentait de nous fournir un début d’explication à ce qui se
passait. «Vos parents vous diront ce qui s’est passé», dit-elle. «Il ne nous est
pas permis de le faire dans l’école.» Et c’est ainsi que je me rendis avec
mes camarades de classe jusqu’aux autobus sans savoir quand, ni même si
nous allions revenir.
Quand j’arrivai à la maison, une scène identique à celle de l’école s’offrit
à moi dans le salon. Les yeux de ma mère étaient rougis par les larmes, et
elle était manifestement effrayée. «Viens ici voir ce qui se passe à la
télévision», dit-elle. Nous avons regardé ensemble le petit écran du
téléviseur noir et blanc de la famille tandis que l’impensable se déroulait
sous nos yeux. Toutes les stations diffusaient les mêmes images et
présentaient le même événement: le président des États-Unis avait été
assassiné. La nation était en état de choc. Il y avait tellement de questions
qui demeuraient sans réponse. Qui avait commis ce crime? Pourquoi?
Comment une telle chose avait-elle pu se produire?
Déjà vu, 100 ans plus tard
À peine deux jours après l’assassinat de John F. Kennedy, notre journal
local avait publié une histoire qui raviva ma fascination pour les modèles.
La vie, l’ambition et la vision de Kennedy me touchaient, mais l’histoire du
journal portait sur les curieuses circonstances ayant entouré sa mort. Je lus
et relus cet article. Le titre en était «L’histoire se répète.» On y énumérait
essentiellement l’ensemble des sinistres «coïncidences» qui reliaient
l’assassinat du Président Kennedy en 1963 à un autre survenu 100 ans plus
tôt, soit celui d’Abraham Lincoln. Même si j’avais toujours été intéressé par
les modèles et les cycles, je ne les avais jamais réellement considérés sous
l’angle de la mort de présidents américains.
En premier, je me contentai simplement de parcourir rapidement les
statistiques par curiosité. Même si elles étaient intéressantes, elles me
semblaient si générales que je n’étais pas convaincu qu’elles recelaient un
quelconque mystère. Selon moi, les similarités mentionnées n’étaient rien
de plus que des parallèles tracés par l’auteur de l’article pour créer une
histoire sensationnelle. Ainsi, les deux présidents s’étaient activement
engagés dans la défense de l’égalité raciale et des droits civils. Leurs
épouses respectives avaient perdu des enfants durant leur séjour à la
Maison-Blanche. Les deux avait été abattus un vendredi d’une balle à la
tête.
Il s’agissait certainement de coïncidences troublantes, mais elles ne
suffisaient pas à me convaincre que quoi que ce soit sortant de l’ordinaire y
était révélé. Plus je lisais, toutefois, plus je constatais que les parallèles
devenaient précis et bizarres.
Par exemple, Lincoln était assis dans la loge numéro 7 du Théâtre Ford
lorsqu’il fut tué. Quand il fut assassiné, Kennedy se trouvait dans la voiture
numéro 7 – une limousine de marque Lincoln offerte par la compagnie Ford
Motor. Les deux étaient accompagnés de leurs épouses. Avant sa
présidence, Lincoln avait été élu au Congrès en 1846. Exactement 100 ans
plus tard, en 1946, Kennedy fut élu au Congrès. Lincoln devint président en
1860, et c’est 100 ans plus tard que Kennedy en fit autant. Le dernier nom
de chacun des hommes qui les remplacèrent était le même – Johnson – et
100 ans séparaient la naissance de ces deux hommes. Andrew Johnson vint
au monde en 1808, et Lyndon Johnson, en 1908.
À mesure que les comparaisons s’accumulaient, les similarités donnaient
certainement l’impression d’être davantage que de simples coïncidences.
L’auteur examina également la vie personnelle de chacun de ces présidents,
ainsi que leurs familles et leurs amis respectifs. Chacun a eu quatre enfants,
et en avait perdu deux avant leur adolescence. Les deux avaient perdu un
fils durant leur mandat à la Maison-Blanche. Les médecins de Lincoln et de
Kennedy portaient le même nom: Charles Taft. Le nom du secrétaire privé
de Lincoln était John (le prénom de Kennedy), et celui du secrétaire de
Kennedy était Lincoln (le nom d’Abraham).
Ces étranges similarités s’étendaient même à la vie des hommes qui les
avaient tués – à leurs histoires personnelles, à leurs motivations et à leur
capture. Ainsi, un policier nommé Baker avait mis le grappin sur l’assassin
de Lincoln, John Wilkes Booth, alors que celui qui avait mis en détention
Lee Harvey Oswald, le meurtrier de Kennedy, s’appelait également Baker.
Il ne semblait pas y avoir de fin aux similitudes. Mais ce qui était peutêtre encore plus important, c’est le fait qu’elles étaient indéniables. Quelle
que soit la raison pour laquelle ces deux événements survenus à 100 ans
d’intervalle se ressemblent tellement, le fait est qu’ils sont étonnamment
similaires. Bien que cela puisse être mis sur le compte d’un étrange karma
liant les deux hommes, la réalité est que toutes ces similitudes existent bel
et bien. Que nous voulions ou non admettre la réalité de ces similarités, la
réponse à notre question relativement à l’idée selon laquelle l’histoire se
répète semble évidente. Du moins en ce qui concerne ces deux événements,
la réponse ne peut être que oui.
Avec cette réponse, une autre question encore plus profonde s’impose
d’elle-même: Les similarités que nous observons dans les circonstances
entourant les assassinats de ces deux présidents américains font-elles partie
d’un plus vaste pattern? Si oui, quel est-il et que nous révèle-t-il sur la
nature cyclique du temps?
La «malédiction» des 20 ans
Tout comme nous cherchons à identifier les modèles pouvant donner un
sens aux événements mystérieux de notre époque, les experts font la même
chose avec ceux du passé. À la suite de la mort tragique du président
Lincoln en 1863, par exemple, les historiens se sont demandé si son
assassinat pouvait faire partie d’un cycle ayant débuté une vingtaine
d’années plus tôt, alors qu’un autre président en exercice avait également
perdu la vie dans des circonstances tragiques. En 1841, William Henry
Harrison était tombé malade et avait été emporté par une pneumonie.
On peut se demander si c’est avec la mort du président Harrison que fut
mise en branle une séquence cyclique qui allait aboutir à de telles tragédies.
Dans les années qui suivirent, cette hypothèse fut confirmée. Pour des
raisons qui sont aussi étranges que mystérieuses, au cours des 160 années
qui suivirent la mort d’Harrison, à chaque 20 ans environ soit le président
américain mourait dans l’exercice de ses fonctions, soit il survivait à un
attentat contre sa vie (voir l’illustration 14).
Avec les tentatives ratées d’assassiner Ronald Reagan et George W.
Bush, les conditions de cette séquence cyclique semblent s’être perpétuées.
Les historiens se demandent maintenant si le fait qu’ils ont survécu à ces
tentatives de meurtre a suffi à mettre fin à l’apparente malédiction qui, à
tous les 20 ans, pèse sur la tête des présidents américains. Le cycle
présidentiel de 2020 nous en apportera peut-être la réponse. Toutefois, un
simple examen des statistiques disponibles semblent confirmer la justesse
de cette hypothèse.
Illustration 14. Depuis l’élection du président des États-Unis en 1840, la nation a perdu à tous les 20
ans un président en exercice à la suite d’une maladie ou d’une mort violente. Les années mentionnées
au sujet de McKinley et Roosevelt concernent des réélections.
Qu’il s’agisse d’étranges similitudes entourant l’assassinat de Kennedy
et celui de Lincoln, ou de la «malédiction» présidentielle se manifestant
tous les 20 ans, trois faits sautent aux yeux:
Fait 1: Il y a des cycles qui sous-tendent les deux événements.
Fait 2: Les deux cycles sont amorcés par un événement
déclencheur.
Fait 3: Les conditions suscitant l’événement déclencheur se
répètent à intervalles réguliers.
Les faits sont indéniables. La question qu’il faut maintenant nous poser
est la suivante: Que signifient-ils? Que peuvent nous révéler des cycles
aussi évidents sur la nature de nos vies, de notre monde et même du temps?
Il se peut que nous constations qu’un message encodé dans un manuscrit
vieux de 3000 ans recèle la réponse que nous cherchons. Mais comme c’est
souvent le cas, ce message ouvre la porte à un mystère encore plus grand.
Une carte du temps vieille de 3000 ans
En novembre 1995, Yitzhak Rabin, qui était alors premier ministre d’Israël,
fut assassiné dans la ville de Tel Aviv. Bien que cet événement tragique
bouleversât le monde, un aspect de l’assassinat de Rabin eut l’effet d’un
tremblement de terre dans la communauté scientifique, avec des
répercussions qui se font encore sentir aujourd’hui. Le jour précédant sa
mort, Rabin avait été averti qu’il allait être la cible d’un assassin. Toutefois,
ce qui rendait l’avertissement très inhabituel, c’est le fait qu’il ne provenait
pas d’un informateur secret, ni ne résultait d’un quelconque travail
d’enquête réalisé par un service chargé de faire respecter la loi. Au lieu de
cela, cette information était fondée sur un code prophétique découvert dans
un document vieux de plus de 3000 ans: la Bible1.
Plus précisément, les chercheurs ayant averti Rabin avaient découvert
dans une section spéciale de la Bible les détails de sa mort annoncée. Les
cinq premiers livres de l’Ancien Testament chrétien sont les mêmes cinq
mystérieux chapitres qui forment la Torah hébraïque, l’un des documents
les plus stables de l’histoire humaine. Une simple comparaison de la
version moderne de la Torah avec les plus anciennes versions connues
montre qu’elle n’a pas subi les révisions que d’autres parties de la Bible ont
pu subir. En fait, seules 23 de ses lettres ont changé depuis 1000 ans.
Ainsi, lorsque nous étudions la Torah, nous pouvons être assurés que
nous lisons bien le texte original demeuré pratiquement inchangé depuis
plus de 30 siècles. C’est précisément pour cette raison que Rabin suivit le
programme prévu le jour où il fut tué. C’était un homme profondément
spirituel et il croyait tellement en la Torah que si son dernier jour de vie sur
Terre était véritablement encodé dans un texte aussi ancien et aussi sacré,
alors, dans son esprit, les événements de ce jour allaient forcément se
produire. Et c’est précisément ce qui se produisit le 4 novembre.
C’est dans la Torah, et seulement dans ce livre, que le mathématicien
israélien Eliyahu Rips découvrit le «Code de la Bible», qui a depuis été
étudié et validé par des scientifiques de nombreuses universités de par le
monde, ainsi que par des agences spécialisées dans le décodage de données
cryptées, comme le département américain de la Défense. Eliyahu Rips et
Michael Drosnin, le journaliste qui a écrit le premier livre au sujet de ce
code, ont mis au jour des détails qu’ils ont partagé avec Rabin. Le Code de
la Bible décrit de manière détaillée l’événement en question, et ce, avec une
telle précision qu’il ne pouvait subsister le moindre doute quant à la justesse
de ce qui y était révélé.
Le nom du premier ministre Rabin y était épelé, et on y indiquait la date
de l’assassinat, le nom de la ville où cela se produirait, de même que le nom
de l’assassin, soit Ygal Amir2. Incroyablement, les détails de l’événement
qui changea le cours de l’histoire d’Israël avaient été encodés dans la
structure même du livre le plus lu au monde, un texte écrit plus de 1 000 ans
avant la période où vécut Jésus.
Le code à l’intérieur du Code
Durant plus de 200 ans, les experts ont soupçonné que les mots de la Torah
recèlent un sens caché. Un exégète du 18e siècle nommé Genius de Vilna a
un jour déclaré ce qui suit: «La règle est que tout ce qui fut, est et sera
jusqu’à la fin des temps est inclus dans la Torah, et ce, du premier au
dernier mot. Et ceci n’est pas seulement dans un sens général, mais
concerne également tout ce qui lui est arrivé dans les moindres détails,
depuis le jour de sa naissance jusqu’à celui de sa mort3.»
Les mathématiciens étudient les messages cryptés dans la Torah
concernant le passé et l’avenir, en créant une matrice à partir des lettres des
cinq premiers livres de la Bible, soit la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les
Nombres et le Deutéronome. En commençant par la première lettre du
premier mot, tous les espaces et toute la ponctuation sont enlevés jusqu’à ce
que la dernière lettre du dernier mot soit atteinte, ce qui ne laisse qu’une
seule phrase composée de milliers de caractères.
À l’aide de programmes de recherche sophistiqués, la matrice résultant
de la fusion de toutes ces lettres est examinée pour y déceler des modèles et
des mots s’entrecoupant. Dans le livre de la Genèse, par exemple, le mot
Torah est épelé avec une suite de 50 caractères entre chaque lettre du mot.
On retrouve la même suite dans l’Exode, les Nombres et le Deutéronome. Il
n’y a que dans le Lévitique que l’on ne le retrouve pas, et ce, pour de
mystérieuses raisons susceptibles de révéler un mystère encore plus grand
qui pourrait s’y trouver. Déjà dans les années 40, le rabbi M. D.
Weissmandel avait découvert ces suites et compris que le mot Torah
devenait la clé pour décrypter le code à l’intérieur du texte codé.
Avec le développement des ordinateurs ultra-performants, il devint
finalement possible de prendre toute la mesure du Code de la Bible. Grâce à
eux, fini le fastidieux décodage manuel ayant rendu presque fous les
exégètes au fil des siècles. Grâce à une comparaison de contrôle avec
d’autres livres comme Guerre et Paix, Moby Dick et même les Pages
jaunes du bottin téléphonique, on a pu confirmer que seule la Bible contient
des messages encodés. Selon Harold Gans, un ancien décrypteur ayant
travaillé à l’Agence de sécurité nationale (NSA) des États-Unis, il y a
environ une chance sur 200 000 que les informations révélées dans le Code
de la Bible soient une coïncidence. De façon verticale tout autant
qu’horizontale et diagonale, les noms de pays et de personnes, les
événements, les dates et les heures que révèle le décryptage s’entrecoupent
d’une manière qui place la Bible dans une classe à part et donne un aperçu
des événements passés et à venir.
Bien qu’il nous soit impossible d’expliquer pourquoi un tel outil de
prédiction a pu voir avec une telle précision des événements survenus plus
de 3000 ans après sa création, se pose la question suivante: Que dit-il au
sujet de notre avenir? Compte tenu de son taux de réussite à prédire des
événements tels la Seconde Guerre mondiale, les multiples impacts de la
comète Shoemaker-Levy sur Jupiter, les missiles Scud découverts en Irak
lors de la première guerre du Golfe et l’assassinat de Kennedy, dans quelle
mesure peut-on se fier à cette ancienne matrice quand nous scrutons les
années à venir?
En réponse à cette question, le Dr Rips suggère que l’ensemble du Code
de la Bible a dû être écrit en une seule fois, au lieu d’avoir été développé au
fil des ans. Les implications d’une telle déclaration sont ahurissantes. Cela
veut dire que lorsque la Torah fut transcrite, toutes les possibilités et tous les
avenirs possibles existaient déjà et étaient déjà en place. «L’expérience que
nous en avons est comparable à celle d’un hologramme», avance-t-il. «Cela
semble différent si on le considère sous un nouvel angle, mais l’image est
bien sûr pré-enregistrée4.» La clé de l’application de cet ancien Code
temporel aux événements futurs réside peut-être dans le fait de l’évaluer en
tenant compte de ce que nous savons déjà à propos des cycles du temps.
Semer les graines du temps
Qu’il s’agisse des âges du monde d’une durée de 5 125 ans ou du lien entre
les événements survenus en 1941, en 1984 et en 2001, il est clair que les
cycles y jouent un rôle et que chacun d’eux a commencé à un certain
moment. Dans chaque cas, ce point de départ – cet événement déclencheur
– a établi les conditions qui vont se répéter dans l’avenir à des dates
précises. Sur la base de notre compréhension des rythmes et des cycles
naturels, nous pouvons calculer à quel moment des conditions et des
événements similaires vont se reproduire au fil des cycles du temps.
La question qu’il faut maintenant se poser est la suivante: Est-il possible
que toute chose, depuis la guerre et la paix entre les nations jusqu’à l’amour
entre deux personnes et l’immense chagrin d’une séparation, ait pris racine
dans un événement déclencheur, quelque part dans un lointain passé?
Autrement dit, sommes-nous en train de vivre une suite d’événements dont
l’origine remonte au début de notre cycle actuel ayant débuté en 3114 av. J.-
C. et devant se conclure en 2012? Si oui, le Code de la Bible nous permet-il
de dresser la carte descriptive de ces grands cycles, ainsi que des
événements déclencheurs ayant donné naissance au grand théâtre de la vie
humaine se jouant aujourd’hui partout dans le monde?
Manifestement, ce sont là de grandes questions méritant davantage
d’attention que ce qu’il est possible de leur consacrer dans le cadre de ce
livre. Mais les idées soulevées ici méritent considération et peuvent
contribuer grandement à expliquer le mystère entourant le Code de la Bible
et le tableau que la Torah dresse de notre avenir. Que nous accordions foi ou
non à la précision des prédictions de ce livre sacré importe moins que notre
compréhension des thèmes qu’il évoque.
Ainsi, dans le quatrième chapitre de la Genèse, la «carte du temps» de la
Torah décrit la première trahison d’un humain à l’égard d’un autre, soit la
violence d’un frère contre son propre frère lorsque Caïn enleva la vie
d’Abel. Considéré sous l’angle des modèles et des cycles répétitifs, l’on
peut considérer cet acte ignoble de trahison comme l’événement
déclencheur jetant les bases de semblables trahisons se répétant durant tous
les cycles ultérieurs.
Peu après cette première trahison, nous trouvons également dans le
même chapitre les premiers actes de pardon. Parmi eux, mentionnons
l’histoire de Joseph, qui avait 11 frères. Comme Joseph était le fils favori de
son père Jacob, ses frères devinrent jaloux et vendirent Joseph en esclavage.
Lors de la deuxième confrontation entre frères dans la Genèse, cette histoire
a une conclusion différente de la première, soit celle de Caïn et d’Abel. Le
formidable geste de pardon dont Joseph fait preuve à l’égard de ses frères
quelques années plus tard devient l’événement déclencheur pour les autres
exemples de pardon dont est empreint le reste de la Bible, un événement qui
a encore des répercussions aujourd’hui.
Tout comme les germes d’une «attaque surprise» avaient leur origine en
1941 et leurs répercussions se répètent à intervalles réguliers que l’on peut
prédire, la Torah constitue peut-être réellement la carte de toutes les
possibilités dont Genius de Vilna parlait au 18e siècle. Puisque cette carte
est fondée sur des cycles engendrés par un événement déclencheur, et que
les événements déclencheurs y sont décrits, nous ne devrions pas être
surpris de découvrir que la Torah renferme également les modèles
permettant d’identifier quand et comment ils se répéteront. Tout cela repose
en fait sur les cycles.
Si ces derniers se répètent et qu’ils nous concernent, que peuvent-ils
nous apprendre sur notre vie personnelle et sur l’avenir du monde?
Points chauds et situations explosives pour l’avenir
«À une époque de changement radical, l’avenir appartient à ceux qui savent
apprendre. Ceux qui ont cessé d’apprendre sont armés pour vivre dans un
monde qui n’existe plus.» C’est ainsi que le philosophe sociétal Eric Hoffer
décrivait la différence entre les connaissances riches de sens et celles qui en
sont dénuées. Dans un monde en perpétuel changement, se contenter de
connaître les faits comme dans le second cas évoqué ci-dessus ne suffit pas.
Savoir que la pompe d’un village permet de puiser de l’eau dans un puits,
par exemple, est utile dans la mesure où celle-ci fonctionne. Toutefois, si
elle tombe en panne, et que le mécanisme en assurant le fonctionnement est
un machin mystérieux que personne ne comprend, il se pourrait bien en ce
cas que bien du temps passe avant que ledit village ne soit à nouveau
approvisionné en eau.
J’ai été personnellement témoin d’une telle situation dans un village
tibétain. Sa population tout entière dépendait d’un unique puits équipé
d’une pompe vétuste pour y pomper toute l’eau utilisée. Lors de l’une de
nos visites à la fin des années 90, les responsables du village nous
informèrent que la pompe avait rendu l’âme depuis près d’un mois. Une
inspection attentive de ses rouages internes révéla toutefois rapidement la
nature du problème.
Cette pompe avait été fabriquée en 1910 et personne dans le village ne
savait comment elle fonctionnait, ni comment la réparer. Lorsque les
villageois comprirent qu’il leur suffisait d’enlever la pompe et de remonter
leur eau manuellement au moyen d’un système de godets, ils n’eurent plus
besoin de se rendre dans un village voisin pour la corvée fastidieuse du
transport de l’eau dont ils avaient besoin. Ils pouvaient de nouveau puiser
leur eau dans le même puits qu’ils utilisaient depuis toujours, à la seule
différence que cela exigeait désormais un effort physique de leur part. Il
nous suffit donc d’appliquer les connaissances que nous avons aux
conditions du moment.
La déclaration à la fois simple et profonde de Hoffer nous invite à
appliquer la notion des cycles temporels directement dans nos vies
aujourd’hui. Tel que signalé dans l’introduction de ce livre, tant les experts
scientifiques que les anciennes traditions nous indiquent que nous vivons à
une époque qui n’est comparable à aucune autre dans l’histoire humaine
connue. Bien que tous semblent convenir que le début du 21e siècle est une
période de grands changements, les raisons invoquées pour expliquer ces
changements ne sauraient être plus différentes.
Selon les scientifiques, notre époque est marquée par une série de crises
distinctes les unes des autres qui arrivent par hasard au même moment.
Qu’il s’agisse des changements climatiques, de la hausse du niveau des
eaux, des pénuries alimentaires, de la rareté croissante de l’eau potable ou
de l’épuisement des ressources pétrolières, de nombreux experts
considèrent notre époque comme une période de convergence de multiples
défis simultanés auxquels nous devons faire face, sans toutefois reconnaître
qu’ils peuvent être liés.
Alors que de nombreux autochtones reconnaissent l’existence des
mêmes problèmes, selon leur vision traditionnelle du monde, ils sont tout
sauf séparés. Suivant en cela la sagesse que leur ont léguée leurs ancêtres,
ceux qui vivent toujours en harmonie avec la nature voient les crises
modernes comme des conséquences de phénomènes plus vastes, c’est-àdire, comme les changements qui accompagnent toujours la fin d’un âge du
monde et le commencement d’un nouveau.
Gardant cette idée à l’esprit, que pouvons-nous apprendre de l’étude des
cycles temporels? À présent que nous avons la certitude qu’ils existent et
que nous comprenons les effets qu’ils peuvent avoir, pouvons-nous
discerner les embûches à venir grâce à l’étude du passé, nous y préparer et
même les éviter? Une fois de plus, notre Calculateur de codes temporels
peut nous aider à répondre à cette question.
L’histoire montrera que le 20e siècle a été le théâtre des plus grandes
souffrances et du plus grand nombre de pertes de vies humaines aux mains
d’autres humains depuis l’aube de notre espèce. Tout doute quant à la
véracité de cette affirmation disparaît à la lecture de l’évaluation faite à ce
sujet par l’historien Eric Hobsbawm qui déclara qu’il fut «le siècle le plus
meurtrier» de toute l’histoire humaine5.
Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale dans
l’administration Carter, estima que déjà en 1990, soit avant la fin du 20e
siècle, la violence résultant de ce que l’on a appelé «l’inhumanité de
l’homme contre l’homme» avait coûté entre 167 et 175 millions de vies,
soit environ l’équivalent de la population combinée de la Grande-Bretagne,
de la France et de l’Italie6! La cause de toutes ces morts est attribuable
essentiellement aux deux guerres mondiales; à la compétition souvent
violente pour la terre, le pétrole, les minerais et diverses autres ressources
naturelles; ainsi qu’aux efforts incessants pour «purifier» des sociétés
entières sur la base de considérations raciales, religieuses et ethniques.
Bien ce même siècle ait également vu de fort belles réalisations, ce sont
les grandes tragédies qui retiennent surtout l’attention et qui nous amènent à
nous demander si les mêmes choses peuvent à nouveau se produire. S’il
l’on admet l’importance des cycles, la réponse ne peut être que oui. Il
semble qu’une fois établis les modèles ayant engendré de telles tragédies,
ils continuent à se répéter à intervalles réguliers jusqu’à ce que quelque
chose les fasse changer.
Même si j’ai énoncé ce fait plus haut, il est important de noter que ce
sont les circonstances qui se répètent et non les événements eux-mêmes. Si
nous constatons que les temps sont mûrs pour une réapparition de
conditions observées précédemment, nous pouvons alors prendre des
mesures additionnelles – comme des prières globales, un dialogue ouvert et
serein et une bonne dose de tolérance lors de situations tendues – pour nous
assurer de ne pas retomber dans les mêmes pièges comme au cours des
précédents cycles.
Code temporel 13. Notre connaissance des cycles répétitifs nous permet d’identifier avec
précision les périodes futures où nous pouvons nous attendre à voir une répétition des
circonstances passées.
Est-il possible d’anticiper les situations explosives de l’avenir afin de s’y
préparer dès maintenant? Absolument! Le Calculateur de codes temporels
peut nous aider à identifier avec précision à quel moment elles se
répéteront. Commençons par examiner les événements du siècle dernier
ayant engendré quelques-unes des pires tragédies de l’histoire. Si nous
reconnaissons les possibilités liées à ces cycles et parvenons à identifier à
quel moment elles réapparaîtront, nous aurons alors une occasion
exceptionnelle d’éviter les souffrances qu’elles avaient créées et de les
remplacer par des conditions favorisant la guérison et la paix.
Dans la section suivante, nous allons identifier quelques événements clés
du 20e siècle afin de déterminer à quel moment se reproduiront les
conditions alors engendrées. Les cycles résultant de chaque événement
seront présentés succinctement dans le format maintenant familier que nous
avons employé au premier chapitre. Comme auparavant, les calculs réels
ont été mis en annexes (voir l’Annexe B) afin d’assurer une meilleure
continuité de présentation, ainsi qu’une lecture plus facile.
Commençons donc où nous nous étions arrêtés au chapitre 1, soit au
rapport entre l’événement déclencheur de Pearl Harbor en 1941 et les
circonstances qu’il a engendrées en septembre 2001. Les dates pour la
répétition du cycle de 1941 en 2001 ont été délibérément omises. Les
mentionner n’aurait été que de peu d’utilité tant que nous n’avions pas eu la
chance d’explorer la nature des cycles, leur mode de fonctionnement et les
raisons de leur répétition.
À présent que cela est fait, nous pouvons apporter une réponse à la
question demeurée en suspens quant à savoir si une quelconque date entre
2001 et 2012 pourrait donner lieu à une répétition des conditions ayant
mené à une attaque surprise contre l’Amérique. Le tableau suivant résume
le résultat obtenu grâce au Calculateur de codes temporels
Résumé 1
Cycle d’attaques surprises contre les États-Unis
Début du cycle:
1941
Événement déclencheur:
Attaque surprise contre les États-Unis
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
1ère date:
1984
Événements survenus
Frappe nucléaire prévue et évitée contre les
États-Unis durant la guerre froide
2e date:
2001
Exécution des attentats du 11 septembre
3e date:
2007
Attaques planifiées et déjouées contre des
intérêts américains en Allemagne et en Arabie
saoudite
4e date:
2010
?
Alors que les historiens analysent et dissectent les guerres du siècle
dernier, il y a de bonnes raisons de penser qu’elles tirent essentiellement
leur origine dans le premier grand conflit du 20e siècle, soit la Première
Guerre mondiale. Même si en théorie elle prit fin en 1918 lors de la
signature du traité de paix de Versailles, les causes premières de l’instabilité
politique demeurèrent inchangées, et la montée des dictatures en Europe,
notamment en Union soviétique, en Yougoslavie et en Espagne, peut être
directement liée aux circonstances entourant la fin de la Première Guerre
mondiale.
C’est pour cette raison que certains historiens suggèrent que, dans les
faits, il n’y eut qu’une seule grande guerre au 20e siècle qui ne s’est jamais
réellement terminée et qui s’est poursuivie tout au long des conflits
subséquents depuis cette époque. Que l’on partage ou non ce point de vue,
le fait demeure que la Première Guerre mondiale et la perte de plus de 40
millions de vies humaines qui en résultat trouva son origine dans les
événements déclencheurs survenus en 1914. Les conditions qui prévalaient
alors furent le point de départ des répercussions qui se font encore sentir
aujourd’hui. Il est donc tout à fait logique d’utiliser cette date pour calculer
à quel moment les modèles alors mis en branle se manifesteront de
nouveau.
Comme pour tout cycle répétitif, les conditions ainsi créées perdurent
jusqu’à ce qu’elles soient abolies par l’introduction d’un nouveau modèle.
Le fait de savoir à quel moment et comment le cycle ayant débuté en 1914
se manifestera dans notre vie nous met dans une position avantageuse nous
permettant de reconnaître les tout premiers signes annonciateurs d’un
éventuel conflit et de nous y préparer, tout en faisant simultanément notre
possible pour rompre le cycle de guerre en favorisant le début d’un cycle de
paix.
Le tableau suivant met en lumière, grâce aux calculs de Codes temporels
portant sur le grand cycle débutant en 1914 et se terminant en 2012, les
moments où réapparaissent la possibilité de choisir la paix (voir le chapitre
7). Tout comme le programme informatique TimeWave Zero de Terence
McKenna révèle une complexité accrue compressée dans des périodes de
temps plus courtes vers la fin d’un cycle, les calculs de codes temporels
portant sur l’année 2011 sont si nombreux que je ne montre ici que le
premier afin d’indiquer à quel moment les conditions seront le plus propices
à l’instauration d’un nouveau cycle.
Résumé 2
Conditions cycliques de guerre mondiale créées en 1914
Début du cycle:
1914
Événement déclencheur:
Début de la Première Guerre mondiale
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
Événements survenus
1ère date:
1973
La guerre du Yom Kippour (appelée guerre du
Ramadan dans les pays arabes)
2e date:
1997
La crise entre les États-Unis et l’Irak débute en
novembre
3e date:
2006
La présence américaine en Irak provoque des
tensions dans le monde arabe
4e date:
2009
?
5e date:
2011
?
Les années indiquées dans le deuxième résumé sont celles où les
conditions cycliques propices à une guerre mondiale ont été, sont ou seront
présentes. Tout comme nous avons pu le constater au chapitre 1 avec
l’expression en 1984 de l’événement déclencheur de 1941, le fait que des
conditions similaires soient réunies ne signifie pas nécessairement que
l’événement déclencheur d’un cycle va de nouveau se produire. Cela nous
indique seulement que ces conditions sont en place et qu’il existe une
possibilité que l’événement se répète. La guerre israélo-arabe de 1973 en
est un parfait exemple.
Appelé guerre du Yom Kippour, guerre du Ramadan, ou guerre
d’octobre 1973, le conflit débuta lorsqu’une coalition d’États arabes menée
par l’Égypte et la Syrie attaquèrent Israël le 6 octobre 1973, suite à un
différend frontalier. Même si l’ensemble de la guerre ne dura que 20 jours,
elle survint dans un contexte de tensions mondiales résultant de la guerre
froide. Comme c’est souvent le cas lors de guerres régionales, les deux
parties directement en cause entretenaient des liens avec les
superpuissances de l’époque. C’est en raison de ces alliances stratégiques
que ce conflit avait le potentiel de se transformer en une guerre plus
importante qui aurait même pu dégénérer en un conflit mondial. C’est
précisément ce qui a failli se produire en 1973.
En réponse à une demande du président égyptien Anouar el-Sadate,
l’Union soviétique mobilisa ses troupes afin de pouvoir fournir une aide
militaire, tandis que le président des États-Unis décidait de placer les forces
militaires américaines au niveau d’alerte DEFCON 3, un accroissement
rarement adopté de la préparation des forces à une possible guerre. Ces
événements furent le catalyseur d’une autre crise qui amena le monde à
deux doigts d’une confrontation entre les deux superpuissances.
Heureusement, suite à une série de négociations délicates réalisées sans la
participation du président des États-Unis, les têtes froides eurent le dessus.
Les Égyptiens renoncèrent à solliciter l’aide de l’Union soviétique, et le
Conseil de sécurité des Nations unies adopta le 23 octobre la résolution 339
demandant aux États en guerre de respecter un précédent appel au cessezle-feu.
Ce qu’il faut retenir ici, c’est que les conditions étaient réunies pour
qu’un conflit régional s’aggrave au point de devenir une guerre mondiale au
cours de l’année où le cycle à l’origine de ces conditions se répétait. Le
Calculateur de codes temporels démontre merveilleusement bien ce fait en
indiquant que l’année 1973 est précisément celle où se répéteraient les
conditions ayant mené à une guerre mondiale en 1914 (voir le 5e exemple
de l’Annexe B). À présent que nous savons comment apparaît un cycle
répétitif, les autres dates inscrites dans le deuxième résumé fourniront la
possibilité de mettre en place ce que nous avons appris afin de prévenir la
répétition de situations de ce genre.
Seules deux bombes atomiques ont été lancées en temps de guerre contre
des populations civiles, et ce, par les États-Unis. Ces deux événements sont
survenus la même année, soit en 1945, à la fin de la Seconde Guerre
mondiale.
L’exemple suivant illustre clairement comment les conditions
engendrées par ces événements ont semé le germe d’un cycle ayant vu
ensuite la répétition de ces conditions. À chaque année indiquée, les
conditions étaient réunies pour qu’à nouveau le monde subisse la menace
d’une arme atomique. Heureusement, en dépit de ce fait, les événements
survenus n’ont pas donné lieu à la pleine expression de la menace
potentielle de ce cycle. C’est en 2010 que les conditions ayant prévalu en
1945 seront à nouveau réunies, et c’est alors que nous aurons la possibilité
de rompre ce cycle et d’en établir un nouveau pour la nouvelle ère mondiale
qui s’amorce.
Résumé 3
Circonstances cycliques créées en 1945
(Recours à l’arme nucléaire et fin de la Seconde Guerre mondiale)
Début du cycle:
1945
Événement déclencheur:
Fin de la Seconde Guerre mondiale
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
Événements survenus
1ère date:
1985
La prolifération nucléaire s’accentue
2e date:
2001
La CIA révèle que des terroristes ont pu se
procurer du matériel nucléaire
3e date:
2007
La Corée du Nord et l’Iran cherchent à se doter
de l’arme nucléaire
4e date:
2010
?
Bien que notre capacité à identifier de tels cycles n’en change pas
forcément la nature, pas plus qu’elle n’empêche que des circonstances
similaires se répètent, elle nous permet néanmoins de découvrir à quel
moment nous devons faire preuve d’une vigilance accrue. Nous aurons ainsi
la possibilité de réagir de manière responsable lorsque des conditions
similaires se présenteront à nous. Si nous savons, par exemple, que les actes
d’agression posés par une nation, comme l’invasion des champs pétrolifères
koweïtiens par l’Irak en 1990, surviennent durant la période d’un cycle
présentant des conditions comparables au début de la Première Guerre
mondiale en 1914, nous saurons également alors que le fait de
communiquer clairement nos intentions et d’utiliser tous les leviers
diplomatiques disponibles revêtira une grande importance au cours de cette
période critique afin, ainsi, d’empêcher tout dérapage pouvant mener à
l’actualisation du potentiel destructeur de ce cycle.
C’est justement à de tels moments qu’une réaction visant à indiquer
clairement les limites à ne pas dépasser peut être mal interprétée et
déboucher, avant même que vous le sachiez, sur une escalade d’un conflit.
Ainsi que l’ont révélé en 2005 des documents déclassifiés de la NSA,
l’incident du golfe du Tonkin au Viêt-Nam en 1964 constitue un parfait
exemple de la facilité avec laquelle des résultats indésirables peuvent être
engendrés par la peur en période de tensions7.
Alors que la guerre froide faisait rage en 1964, les deux engagements
navals rapportés entre les États-Unis et le Viêt-Nam déclenchèrent le
premier déploiement à grande échelle de troupes américaines en Asie du
Sud-Est. Ces incidents survinrent à deux jours d’intervalle l’un de l’autre
dans les eaux du golfe du Tonkin. Toutefois, selon les documents
déclassifiés, seul un des deux événements rapportés se serait réellement
produit.
Le premier incident, mettant en cause le destroyer américain Maddox et
trois vedettes lance-torpilles nord-viêtnamiennes le 2 août de cette année-là,
a été confirmé et est solidement documenté. C’est dans le cas du deuxième
incident que l’incertitude et le mystère règnent. Ce que montrent les
documents déclassifiés, c’est que la présumée attaque rapportée par des
destroyers américains, ainsi que leur riposte, ne se sont jamais produites.
Bien qu’ils aient bel et bien ouvert le feu sur ce que leurs capitaines
croyaient alors être une menace, les rapports indiquent que, dans les faits,
celle-ci était inexistante. Les mots exacts du rapport déclassifié sont les
suivants: «En vérité, la marine d’Hanoï n’était engagée cette nuit-là dans
rien d’autre que le sauvetage de deux de leurs vedettes endommagées le 2
août8.»
Dans l’atmosphère de méfiance qui était devenue la marque distinctive
de la guerre froide, et avec l’état d’anxiété régnant au sein de l’équipage des
destroyers à la suite des échanges de tirs d’artillerie deux nuits plus tôt,
certains historiens laissent entendre que les marins américains ont tout
simplement mal interprété des bips inhabituels décelés par leur radar au
cours de la nuit du 4 août. Ils ripostèrent donc à ce qu’ils croyaient être une
seconde attaque des Nord-Viêtnamiens. Même si le mystère entourant les
événements survenus cette nuit-là n’a toujours pas été résolu, le fait est que
la réaction américaine destinée à démontrer leur force et leur détermination
à faire baisser les tensions montantes a en réalité eu des effets contraires et a
directement contribué à l’intensification d’une guerre qui allait se prolonger
pendant près d’une décennie et coûter la vie à plus de 58 000 Américains et
à près de six millions de Viêtnamiens.
Effondrement cyclique de l’économie américaine
«C’est officiel: le crash de l’économie américaine a démarré.» C’est avec
ces mots que l’écrivain et consultant Richard C. Cook débutait un article
publié dans l’Atlantic Free Press et repris par le Centre pour la recherche
sur la mondialisation9. Même si de telles déclarations étaient monnaie
courante à l’automne 2008 durant l’effondrement des marchés financiers
mondiaux, au moment où cette manchette parut, rien n’aurait pu sembler de
plus mauvaise augure – ni plus invraisemblable. Elle ne présageait rien de
bon en raison de ce qu’un tel crash pouvait signifier, et elle paraissait
invraisemblable parce que, en surface du moins, l’économie américaine ne
donnait nullement l’impression d’être sur le point de s’effondrer. La date
était le 13 juin 2007, soit plus de 14 mois avant le début réel de la crise en
2008.
L’article de Cook faisait état des idées avancées par deux économistes de
premier plan qui poussaient leur analyse au-delà des signes extérieurs d’une
économie américaine en apparence prospère. Tant Steven Pearlstein, un
chroniqueur lauréat du prix Pulitzer spécialisé en affaires et en économie,
qui écrivait pour le Washington Post, que Robert Samuelson, un
collaborateur à la rédaction du magazine Newsweek et du Washington Post
depuis 1977, voyaient la même fracture dans l’économie. Et ce qu’ils
pressentaient était effrayant.
Ils étaient inquiets du nombre grandissant de compagnies ayant
accumulé d’immenses dettes comparativement à la taille de leurs profits et
de leur vulnérabilité aux rachats d’entreprises financés par des emprunts
encore plus gigantesques. Dans une déclaration qui reflétait clairement son
inquiétude, Pearlstein exprima le point de vue suivant: «Dans tout le pays,
le cours des actions et la valeur des compagnies vont chuter. Les banques
devront annoncer de lourdes pertes, certains fonds spéculatifs vont
disparaître et les fonds de capital-actions feront état de rendements
décevants. Certaines compagnies seront acculées à la faillite ou forcées de
se restructurer10.» Même pour ceux qui ne sont pas familiers avec le jargon
technique des analystes boursiers et des économistes, le message était clair.
C’était un avertissement non équivoque, et ceux qui avaient investi dans
l’économie américaine devaient se le tenir pour dit.
Ces économistes nous avertissaient que 2007 était l’année où les
conditions étaient réunies pour qu’une tempête économique mondiale
déchaîne sa furie. Lorsqu’elle débuterait, l’économie américaine allait se
trouver directement sur sa trajectoire. Même s’ils avaient prédit avec
précision le scénario de ce qui allait se produire, il n’est pas clair si même
Perlstein et Samuelson auraient pu imaginer que la tempête qu’ils
annonçaient allait déclencher l’effondrement de l’ensemble de l’économie
mondiale.
Nous avons tous déjà entendu dire que, rétrospectivement, nous avons
toujours une vision de 20/20. Autrement dit, qu’il s’agisse d’une crise
militaire ou d’une défaite de notre équipe préférée lors d’un championnat de
football, ou même de la fin d’un mariage, il est facile de voir juste, après le
fait, et d’identifier tout ce qui aurait pu contribuer à éviter la crise. Il est
facile après coup d’avoir raison. Et il y a une explication évidente au fait
que l’on ne peut alors se tromper: les événements examinés se sont déjà
produits!
De même, alors que j’observais la Bourse de New York plonger de plus
en plus bas le 29 septembre 2008, j’éprouvais le même sentiment et me
posais les mêmes questions que lors des événements du 11 septembre 2001:
Cette crise fait-elle partie d’un plus grand cycle? Si oui, aurions-nous pu
savoir à l’avance ce qui allait se passer et agir différemment pour l’éviter?
Contrairement à ce qui était arrivé sept ans plus tôt alors que le
Calculateur de codes temporels n’avait pas encore été développé, il ne me
fallut pas attendre longtemps pour trouver réponse à mes questions. N’ayant
pas accès au Calculateur de codes temporels, j’avais suivi l’effondrement
financier des États-Unis lors de mon passage dans une série de villes et de
chambres d’hôtel où j’avais dû me rendre par affaires à la fin du mois de
septembre 2008. Dès mon retour à la maison, je me référai immédiatement
aux annexes de ce livre pour découvrir quel rôle possible avaient pu jouer
les cycles économiques dans le chaos financier mondial.
Recourant au même processus que celui décrit plus tôt dans ce chapitre,
j’appliquai les étapes de la première méthode de calcul afin de déterminer à
quel moment les circonstances passées seraient le plus susceptibles de
réapparaître. Je commençai par identifier la date à laquelle les germes de
l’effondrement économique de 2008 auraient pu avoir été semés. Les
experts boursiers de Wall Street aussi bien que les commentateurs des
médias nationaux étaient pratiquement unanimes à faire la même
comparaison.
Avant que l’indice Dow Jones ne perde 777 points dans ce qui est
devenu la plus grande chute boursière en une seule journée dans l’histoire
du NYSE, le précédent record avait été établi au même endroit 79 ans plus
tôt. Au cours de deux journées d’automne en 1929, le «jeudi noir» du 24
octobre, suivi par le «mardi noir» du 29 octobre, le jeune marché boursier
américain perdit 23 pour cent de sa valeur. La panique et les ventes
massives qui s’ensuivirent entraînèrent un déclin rapide du système
financier américain qui allait se poursuivre jusqu’à ce qu’il atteigne son
plus bas niveau trois ans plus tard. L’indice Dow Jones atteignit alors un
creux qui semble impossible de notre point de vue aujourd’hui. Aussi
incroyable que cela puisse paraître, le 8 juillet 1932, le NYSE avait perdu
89 pour cent de sa valeur et ferma avec un indice de seulement 41.22
points. Manifestement, les circonstances ayant prévalu en 1929 peuvent être
logiquement comparées à celles de la débâcle de 2008. À l’exception de
l’ampleur des pertes enregistrées et, selon toute apparence, les conditions
semblaient étrangement similaires.
Utilisant 1929 comme année de départ pour les calculs du code temporel,
le processus révéla rapidement l’année où sont censées se répéter des
conditions propices à un effondrement économique. Il s’agissait de 1979.
Tout comme nous l’avons fait dans l’exemple précédent, 1979 devient alors
la nouvelle date de départ pour la série suivante de calculs, ce qui nous
donne la deuxième possibilité où un chaos économique pouvait se répéter,
soit 1999. D’autres calculs furent ensuite réalisés à deux reprises pour
identifier les autres années avant 2012 où un cycle d’effondrement
économique est susceptible de se répéter aux États-Unis et ailleurs dans le
monde. Le résumé 4 montre les résultats obtenus grâce aux calculs se
trouvant à l’Annexe A (à partir du dixième exemple.)
Résumé 4
Circonstances cycliques créées en 1929
(Effondrement de l’économie américaine)
Début du cycle:
1929
Événement déclencheur:
Le krach boursier d’octobre 1929
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
Événements survenus
1ere date:
1979
Montée subite du prix du pétrole et contraction
économique
2e date:
1999
Montée subite du prix du pétrole et baisse de 6
pour cent du NYSE en octobre
3e date:
2007
Rapport intenable entre les dettes et les profits
prédisposant les marchés à l’effondrement de
2008
4e date:
2010
?
À première vue, comme le krach boursier que j’observais alors se
produisait en 2008, les dates ne me semblaient pas correspondre à ce qui se
passait. Pourquoi, par exemple, le calculateur indiquait-il 2007 et non 2008?
J’effectuai quelques recherches et revint aux conclusions de Pearlstein et
Samuelson pour mieux comprendre la nature exacte de ces cycles. La
lecture de deux phrases me fournit le lien entre les résultats obtenus à l’aide
du calculateur et la réalité de l’effondrement en septembre des marchés
boursiers. «Il est impossible de prédire le moment magique où tout le
monde se rendra enfin compte que les prix payés pour ces entreprises,
relativement aux dettes encourues pour en faire l’acquisition, ne sont pas
compatibles», écrivait Pearlstein. Laissant peu de doutes quant aux
conséquences d’une telle prise de conscience, sa phrase suivante disait tout:
«Lorsque cela arrivera, ce ne sera pas joli à voir.» Du point de vue de cet
économiste, le «moment magique» est survenu le 29 septembre 2008.
Grâce à cette observation, j’avais la réponse à ma question.
Le Calculateur de codes temporels avait démontré que les conditions
devant mener au chaos économique prédit dans l’article avaient été réunies
précisément au moment prévu en 2007. Toutefois, ainsi que l’affirmait
Pearlstein, le facteur inconnu était le moment précis où les investisseurs
reconnaîtraient l’existence de ces conditions et réagiraient à leur
découverte. Ce qu’il est important de retenir ici, c’est que les vrais experts
avaient compris avant tout le monde ce qui se passait – la hausse rapide du
prix du pétrole comme prédécesseur d’un tel chaos – et constaté que la
débâcle économique était dès lors inévitable. Ils annoncèrent le fruit de
leurs réflexions dès que ces conditions furent réunies en 2007.
Mais que faire alors des deux autres dates obtenues, soit 1979 et 1999?
De toute évidence, il n’y eut aucun autre effondrement financier pouvant se
rapprocher de ceux survenus en 1929 et en 2008. Que peut-on conclure
alors de ce que nous indique le calculateur?
Tandis que j’effectuais des recherches pour comprendre l’importance de
ces deux années, je me suis rendu compte que nous avons eu beaucoup de
chance dans chacun de ces deux cas. Tout comme une montée rapide du
prix du pétrole avait déclenché un effet domino qui avait mis en lumière la
faiblesse de l’économie en 2008, quelque chose de très similaire s’était
produit en 1979 et en 1999. Au cours de ces deux années, tout annonçait
l’imminence d’une tempête économique lorsque des circonstances
inattendues convergèrent pour désamorcer la crise. Et, chaque fois, le
déclenchement d’une crise économique mondiale était bel et bien une réelle
possibilité. Heureusement, même si les conditions propices à une crise
majeure étaient réunies, cette dernière ne se matérialisa pas pour les raisons
que nous allons voir. L’année 1979 offre un parfait exemple d’une crise
évitée de justesse.
Au début de cette année-là, les indicateurs auxquels les experts avaient
recours pour mesurer la santé de l’économie (des éléments comme la
demande des clients, de fortes ventes et de bas inventaires) semblaient
prometteurs. Tout laissait croire que ce serait une bonne année pour les
finances de la nation américaine. Mais il y avait un facteur dont même les
experts n’avaient pas tenu compte, en fait, celui-là même qui a enclenché le
déclin de l’économie en 2008: le prix du pétrole. En raison d’augmentations
importantes survenues à deux périodes critiques de l’année, soit au début et
à la fin de l’année, le prix du pétrole brut augmenta de près de 100 pour
cent. À ce moment-là, l’onde de choc créée par la réduction des dépenses
des consommateurs se répercuta sur l’ensemble de l’économie américaine.
Des conditions semblables avaient mené à une chute de 630 points de
l’indice Dow Jones en octobre 1999 et mis en mouvement les forces à
l’origine du ralentissement économique qui suivit en l’an 2000.
Bien qu’il y ait probablement plusieurs raisons pour lesquelles
l’économie ne s’est pas complètement effondrée en 1979, une analyse
réalisée par le Département de recherche économique de la Réserve
fédérale de Minneapolis explique peut-être l’une des plus importantes
d’entre elles. Selon ce rapport, la hausse du prix du pétrole en 1979 a
automatiquement entraîné un resserrement du budget fédéral11. À cause de
cela, les revenus de nombreux citoyens ont passé à un barème d’imposition
plus élevé, ce qui en a obligé plusieurs à réduire leurs dépenses de
consommation. En d’autres termes, les impôts plus élevés ont réduit la
quantité d’argent disponible, ce qui a freiné les dépenses et, par conséquent,
ralenti la croissance de l’économie.
Malheureusement, pour des raisons qui dépassent le cadre de ce chapitre,
ce système ne fonctionna pas tel que prévu quand le prix du pétrole monta
en flèche pour atteindre un sommet historique au cours de l’été 2008. Ce
qu’il faut souligner ici, c’est que de tels extrêmes semblent liés à un cycle
qu’il est possible d’identifier et dont les effets sont prévisibles.
Le Calculateur de codes temporels indique que nous pourrions devoir
faire face à des conditions économiques similaires et à la possibilité d’une
aggravation de la crise financière avant que le cycle actuel ne se termine en
2012. Il est intéressant de noter que c’est également en 2010, l’année
indiquée ci-haut, que les conditions relatives à d’autres années marquant le
début d’un cycle pourraient bien réapparaître. Il ne semble pas y avoir de
liens apparents entre les diverses années du début de cycles mentionnés
jusqu’ici, qu’il s’agisse du cycle de l’attaque surprise qui débuta en 1941 et
réapparut en 2001 ou de celui du recours à l’arme atomique en 1945 et du
Krash boursier américain de 1929. En dépit de ce fait, la possibilité qu’une
prochaine répétition de chacune des conditions cycliques survienne au cours
de la même année, soit 2010, existe. Par contre, même si autant de cycles
convergent actuellement au cours d’une si petite fenêtre de temps, il est
important de se rappeler que la fin de tout cycle marque également le
commencement du suivant.
Ainsi que nous le verrons au chapitre 7, c’est une bonne chose en soi que
cette convergence de plusieurs cycles attire notre attention. C’est lors de
cette transition d’une fin de cycle au début du suivant que se présenteront à
nous les meilleures possibilités d’effectuer de profonds changements. C’est
donc justement parce que tant de cycles différents, représentant chacun une
grande diversité d’expériences, se terminent au cours de la même année que
la période entourant 2010 pourrait bien constituer le meilleur moment pour
faire de nouveaux choix. Alors que les anciens cycles se termineront et que
de nouveaux débuteront, nous profiterons tous ensemble d’une occasion
unique et rare de choisir une nouvelle direction pour notre avenir, et ce, tant
sur le plan personnel que collectif. Nous pourrions aussi constater que ce
sera le moment parfait pour ce faire, soit avant que n’arrive le point
culminant de ce changement d’époque en 2012.
Comme pour toute période propice au changement, la possibilité de
profiter d’une telle occasion ne peut se matérialiser que si nous
reconnaissons d’abord qu’un choix différent est possible.
Les germes de l’amour et de la trahison
Les cycles de la nature s’appliquent à nos vies personnelles aussi bien
qu’aux événements mondiaux. Même si, intuitivement, nous avons
probablement conscience de cette influence, ils se font souvent sentir de
manière tout à fait inattendue au moment où nous nous y attendons le
moins. Par exemple, nous avons tous entendu parler de ces gens qui
décident un jour de quitter leur conjoint, leur emploi et leurs amis pour aller
vivre dans une nouvelle ville, et ainsi repartir à neuf. Vous pouvez
probablement deviner ce qui arrive souvent à ceux qui le font.
Bien qu’un changement de décor puisse parfois être un choix tout à fait
indiqué, il n’est pas rare de se rendre compte que même si les gens et
l’environnement autour de soi ont changé, les circonstances que l’on pensait
avoir laissé derrière soi nous ont tout de même suivi. Pourquoi cela arrive-til? Les cycles gouvernant notre monde et notre existence sont déterminés
par les réalités du temps et de l’espace qui ne sont pas liées à des lieux ou à
des individus. Si l’on considère sa vie à partir de cette perspective, on ne
doit alors pas se surprendre que les cycles qui jouent un rôle si déterminant
dans l’évolution du monde en fasse autant dans notre vie personnelle. Une
fois de plus, la clé permettant d’identifier ces modèles consiste à
reconnaître où et quand ils ont pris forme.
Les choses me paraissaient différentes ce matin-là dans la maison. Même
si c’était un samedi, un jour où mon père en profitait normalement pour
rattraper les heures de sommeil perdues en raison des longues heures qu’il
consacrait à son travail durant la semaine, ma mère et lui s’étaient levés
plus tôt qu’à l’habitude. Je sentais que quelque chose d’anormal se passait.
Ma mère ne chantait pas comme à son habitude tandis qu’elle vaquait à ses
interminables tâches ménagères. L’écran du téléviseur qui montrait
normalement les derniers événements de la semaine était noir et froid; et la
radio dans la chambre de mes parents ne retentissait pas des chansons du
trio Peter, Paul et Mary. Même si mon père et ma mère étaient debout, à
part d’occasionnels bruits de pas sur les planchers de bois dur, la maison
était absolument silencieuse.
Faisant de mon mieux pour ne pas attirer l’attention, je sortis de ma
chambre et descendis l’escalier sur la pointe des pieds afin d’aller jeter un
coup d’œil furtif pour voir ce qui se passait dans la chambre de mes parents.
Mon père s’y trouvait et devant lui, sur le lit, il y avait une petite valise
ouverte dans laquelle il plaçait soigneusement ses chemises d’un blanc
immaculé. «Bonjour mon fils», lança-t-il après m’avoir aperçu du coin de
l’œil. «Viens ici une minute. Je veux te parler.» Les choses étaient tendues
entre mes parents depuis un moment déjà. Je savais qu’ils vivaient des
choses difficiles, et ma première pensée fut que j’allais enfin obtenir une
explication sur ce qui se passait. J’avais vu juste, mais ce n’était pas celle à
laquelle je m’attendais.
«Je m’en vais pendant quelque temps», fit-il, «et je ne suis pas certain
quand je vais revenir.» Ce furent ses seules paroles. Je l’observai fermer sa
valise et le suivit alors qu’il se dirigeait vers la porte avant et passait devant
ma mère dans la cuisine. Ses yeux étaient encore rougis par toutes les
larmes qu’elle avait versées après la conversation qu’ils avaient eue la nuit
précédente. Debout à côté de ma mère, j’ai regardé mon père quitter la
maison sans même se retourner pour nous saluer. Je n’en étais pas conscient
à ce moment-là, mais je venais tout juste d’être témoin de la fin du mariage
de mes parents. J’avais alors 11 ans.
Ce ne fut que plusieurs années plus tard que je commençai à comprendre
l’impact profond de ce moment sur ma vie. Tandis que je réfléchissais à ce
que cet événement signifiait pour moi, je me rendis compte que j’avais non
seulement perdu mon père ce jour-là, mais aussi ma famille, du moins celle
que j’avais connue au cours des onze premières années de ma vie.
Au début, je crus qu’à part le fait de ne pas voir mon père, tout dans ma
vie allait continuer comme avant – tout, sauf toutes ces choses pour
lesquelles les autres garçons de mon âge pouvaient se tourner vers leur père
alors que je ne le pouvais plus. Qu’il s’agisse des rencontres avec les
parents à l’école et des activités père/fils de fin de semaine avec les scouts,
ou encore de la première fois où j’ai pris la parole à l’église et des remises
de médailles à mes cours de natation, chaque fois je prenais conscience que
mon père me manquait et que j’avais perdu une chose irremplaçable le jour
où il nous avait quittés.
Je partage ici cette histoire parce qu’elle offre un exemple qui montre à
quel point une expérience empreinte d’une forte charge émotionnelle
survenant dans notre vie peut constituer l’amorce de conditions pouvant
mener plus tard à une répétition de cette même expérience. Tout comme un
événement déclencheur avait établi en 1941 les conditions pouvant mener à
d’autres attaques surprises en sol américain, l’importance que prend pour
nous une expérience traumatisante peut mettre en branle un modèle
cyclique qui nous suivra tout au long de notre vie.
Si nous vivons une expérience positive teintée d’amour et d’émotions
qui élèvent l’âme, alors elle ne causera sans doute aucun problème. Elle ne
nécessitera certainement pas la moindre thérapie. Manifestement, il nous
arrive rarement de nous plaindre de nous retrouver aux prises avec de
mystérieux problèmes de joie, de bien-être et de paix dans notre vie. Si nous
éprouvons de tels sentiments, il n’y a sans doute là rien que nous voudrons
changer.
Ce sont les expériences négatives résultant de situations fréquemment
observées dans la vie des gens, comme la perte d’un être cher, la souffrance
ou le sentiment d’avoir été trahi, qui peuvent semer dans notre inconscient
les germes d’un comportement susceptible de se répéter à maintes et
maintes reprises. Heureusement, tout comme les cycles répétitifs nous
offrent de fréquentes occasions de changer les conditions favorisant la
guerre et la violence dans le monde, ils peuvent également devenir pour
nous de puissants alliés capables de nous aider à soigner et à guérir de
profondes blessures personnelles.
Calculer les cycles personnels
Le Calculateur de codes temporels peut nous aider à identifier de tels cycles
dans notre vie. En un sens, qu’ils soient de nature personnelle ou globale,
tous les cycles peuvent se prêter aux calculs interprétatifs de cet outil. Ce
qu’il importe, c’est de reconnaître que tout dans la vie, y compris nos
modèles émotionnels, suit des rythmes naturels.
Code temporel 14: Le Calculateur de codes temporels peut identifier avec précision des
cycles personnels d’amour et de douleur, tout aussi bien que des cycles mondiaux de guerre
et de paix.
En nous servant du troisième mode d’emploi du Calculateur de codes
temporels, nous pouvons estimer, grâce à des calculs fort simples, à quels
moments dans notre vie se répéteront les circonstances liées à une
quelconque expérience émotionnelle ayant laissé des traces dans notre
cœur. Il est étonnant de voir à quel point les expériences marquantes de la
vie, tant nos plus grands élans d’amour que nos plus profondes blessures
psychologiques, peuvent se répercuter sur nos autres relations une fois ces
germes semés.
Si nous parvenons à identifier l’existence de tels modèles en nous, nous
pourrons alors mieux les examiner et les comprendre, ce qui nous permettra
de discerner à quels moments ils risquent de se répéter dans nos rapports
avec les autres.
Commençons donc par l’exemple donné au début de cette section, soit le
sentiment d’avoir perdu ma famille.
Même si ma mère, mon jeune frère et moi étions toujours ensemble et
qu’extérieurement nous donnions toujours l’impression d’être une famille,
le fait est que j’avais le sentiment d’avoir perdu ma famille. Je ressentais
donc un sentiment de perte et de trahison. Par conséquent, tout comme la
notion d’attaque surprise décrit bien ce qui s’est passé le 11 septembre
2001, le sentiment de perte et de trahison était celui qui dominait mon
expérience personnelle de ces événements. Ils devinrent donc le germe d’un
modèle qui allait se répéter dans ma vie jusqu’à ce que j’en reconnaisse la
présence dans ma vie par la suite.
Dans l’exemple qui suit, je me sers de mon expérience de perte et de
trahison pour illustrer ce point. Comme les calculs sont simples, je les ai
inclus ci-après au lieu de les présenter dans une annexe distincte.
Mode 3: Trouver le moment où l’on peut s’attendre à ce que se répètent des circonstances
similaires à une expérience personnelle passée. Pour répondre à cette question, nous avons
besoin d’un seul élément d’information.
• Donnée: Notre âge au moment où un important événement déclencheur (le germe) s’est
produit.
Les calculs du Code temporel
Étape 1:
Identifier votre âge au moment de l’événement déclencheur (ÉD1).
Étape 2:
Calculer l’intervalle du ratio phi de votre âge lors de
l’événement déclencheur (Iphi).
Étape 3:
Ajouter l’intervalle du ratio phi à votre âge lors de
l’événement déclencheur afin de déterminer l’âge
que vous aurez lorsque des conditions similaires se
reproduiront (ÉD1 + Iphi).
Dans mon cas, voici à quoi cela ressemblerait:
Étape 1:
Mon âge au moment de l’événement déclencheur
(ÉD1): 11
Étape 2:
Calculer l’Iphi de l’ÉD1: 0,618 X 11 = 6,798 (Iphi)
Étape 3:
Ajouter l’Iphi à l’ÉD1 afin de trouver le moment de
la prochaine répétition: 6,798 + 11 = 17,798
À partir de ce calcul tout simple, il est évident que c’était à l’âge de 17
ans que je pouvais m’attendre à ce que se répètent les conditions de trahison
et de perte vécues à l’âge de 11 ans. Comme l’illustrent les exemples de
guerre et de paix fournis dans la précédente section, même s’il apparaît
possible que des conditions similaires mènent à une répétition de
l’expérience originale, leur présence ne signifie pas forcément qu’elle aura
de nouveau lieu. Toutefois, dans mon cas, elle se répéta.
C’est au cours de cette période que je perdis deux de mes relations
importantes, chaque fois pour la même raison. D’une part, je perdis un ami,
et d’autre part, une idylle amoureuse prit abruptement fin; et dans chaque
cas j’ai eu le sentiment que ma confiance avait été été trahie et que des
promesses n’avaient pas été tenues. (Si j’avais su alors ce que je sais
aujourd’hui à propos des cycles, j’aurais pu m’éviter de longues années de
questionnement.)
Lorsque l’on applique cette méthode de calcul aux circonstances de sa
propre vie, les résultats obtenus ne sont presque jamais totalement fiables et
il est rare que des situations antérieures se répètent exactement de la même
manière. Ce que l’on doit chercher à identifier, ce sont les tendances
générales pouvant nous fournir des points de repère utiles dans nos relations
d’affaires et romantiques. Vous trouverez ci-après une liste partielle de la
façon dont les cycles de trahison et de perte se poursuivirent durant
plusieurs années dans mes relations personnelles et d’affaires, jusqu’à ce
que j’arrive à les identifier et à les remplacer par un nouveau pattern
s’appuyant sur une communication claire et un meilleur discernement.
Résumé 5
Cycles personnels – les circonstances cycliques créées par la perte de
ma famille
Âge lors de l’événement déclencheur:
11
Description de l’événement déclencheur:
Perte et trahison
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
Événements survenus
1er âge:
17,798
Trahison personnelle et perte d’une relation
importante pour moi
2e âge:
24,596
Trahison à l’université et perte d’un ami
3e âge:
38,192
Trahison commerciale et financière et perte d’un
ami cher.
4e âge:
44,99
Trahison commerciale suivie d’une amitié
renouée (le modèle initial fut remplacé par un
nouveau)
Les cycles identifiés grâce au Calculateur de codes temporels
fonctionnement aussi bien pour les expériences positives de réussite et de
réalisation que pour les leçons tirées d’une épreuve difficile. Tout comme
un modèle répétitif est créé la première fois où nous éprouvons un
traumatisme émotionnel, le sentiment agréable d’avoir réussi à accomplir
quelque chose d’important établit les conditions favorisant ensuite la
répétition d’événements déclencheurs positifs au cours de notre vie.
Il est fort probable que nos toutes premières expériences agréables ne
sont plus qu’un vague souvenir au moment où nous atteignons l’âge adulte,
de sorte que c’est le premier souvenir que nous avons d’avoir éprouvé une
grande fierté suite à une expérience gratifiante qui servira de point de départ
pour nos prochains calculs. Pour identifier des patterns liés à une
expérience de réussite et à un sentiment de fierté, nous allons encore une
fois recourir au troisième mode de calcul.
Mode 3: Trouver le moment où l’on peut s’attendre à ce que se répètent des conditions
similaires à une réussite gratifiante passée. Pour répondre à cette question, nous avons
besoin d’un seul élément d’information.
• Donnée: Notre âge au moment où un modèle évident (le germe) s’est produit.
Alors que j’étais encore au secondaire, je savais déjà que je voulais
étudier les sciences de la Terre et de l’espace une fois rendu à l’université.
Je savais également que j’allais être le premier de ma famille à obtenir un
diplôme universitaire, et que je devrais assumer moi-même le paiement des
frais de scolarité. Cherchant un moyen de gagner et de mettre de côté le
maximum d’argent le plus rapidement possible, je trouvai une fonderie de
cuivre dans une ville voisine qui payait des salaires selon les barèmes
syndicaux en vigueur, avait des postes de nuit à temps plein, et pouvait
m’aider à transformer mon rêve d’études universitaires en réalité. Chaque
mercredi, je me rendais à l’intérieur de l’usine pour aller demander au
superviseur s’il pouvait m’employer. Chaque semaine durant quatre mois, il
me répondit qu’il n’y avait aucun poste vacant.
Tout juste après mon seizième anniversaire, tout cela changea. Je fus
embauché à temps plein pour travailler de 16 h à minuit. Deux ans plus
tard, j’avais épargné suffisamment d’argent pour défrayer les frais de
scolarité au Florida Institute of Technology à Melbourne, en Floride. Le
sentiment d’exultation et de fierté que j’éprouvais le jour où je fus
embauché constitua le germe d’un modèle qui se répéta ensuite
systématiquement tout au long de ma vie.
Voici à quoi ressemblent les calculs basés sur cette première expérience
d’un sentiment de réussite:
Étape 1:
Mon âge au moment de l’événement déclencheur
(ÉD1): 16
Étape 2:
Calculer l’Iphi de l’ÉD1: 0,618 X 16 = 9,88 (Iphi)
Étape 3:
Ajouter l’Iphi à l’ÉD1 afin de trouver le moment de
la prochaine répétition: 9,88 + 16 = 25,88
C’est donc à l’âge de 25 ans que je pouvais m’attendre à ce que se
répètent les conditions de réussite vécues à l’âge de 16 ans. Vous trouverez
ci-après une liste partielle de la façon dont les cycles de réussite se
poursuivirent durant plusieurs années dans mes relations personnelles et
d’affaires. Il est intéressant ici de noter que certains d’entre eux coïncidaient
avec les précédents cycles de perte et de trahison décrits plus haut. Voilà
justement ce que font les cycles: ils se répètent à maintes reprises comme
une série d’expériences imbriquées les unes dans les autres.
Résumé 6
Cycles personnels – les circonstances cycliques créées par la réussite et le sentiment de fierté
Âge lors de l’événement déclencheur:
16
Description de l’événement déclencheur:
Réussite professionnelle
Dates propices à une répétition des mêmes
circonstances – selon les calculs
Événements survenus
1ère âge:
25,88
Premier emploi basé sur l’expertise acquise à
l’université
2e âge:
35,768
Un prix m’est décerné pour mon rôle majeur
dans le développement d’un logiciel en lien avec
la guerre froide
3e âge:
45,648
Premier contrat de publication attribué par une
compagnie
Lorsque l’on examine les cycles rythmant notre existence, il est
important de se rappeler que ce ne sont pas des absolus. Comme nous avons
affaire à des processus naturels qui suivent les cycles naturels, les choix que
nous faisons à n’importe quel moment de notre vie peuvent modifier à
jamais le cours d’un cycle donné. Quand cela arrive, nous développons
alors le modèle d’un nouveau cycle.
Dans l’exploration des cycles personnels, il est essentiel d’identifier
d’abord la fréquence à laquelle ils se répètent. Cela fait, nous pouvons
ensuite nous préparer aux conditions que tout nouveau cycle offre, tout en
effectuant les choix qui deviendront la base de nouveaux modèles dans les
années à avenir.
C’est en cela qu’il est utile de recourir au Calculateur de codes temporels
en lien avec la date finale de l’an 2012. Tout comme l’on peut explorer son
histoire personnelle afin d’y trouver les germes de ce à quoi l’on peut
s’attendre à l’avenir, nous pouvons nous servir de ce que nous savons à
propos des modèles de nature fractale et des cycles de la nature pour
découvrir les dates clés qui nous indiqueront où chercher dans le passé pour
découvrir les conditions auxquelles il faut s’attendre en 2012… et dans les
années subséquentes.
CHAPITRE 6
La fin des temps réexaminée:
À quoi peut-on s’attendre?
«Le futur est arrivé; il n’est tout simplement
pas distribué de façon égale.»
William Gibson, écrivain contemporain de science-fiction
«Allez-vous les changer?»
Message codé découvert dans la Torah
relativement aux prophéties de destruction
«Un tremblement de terre de 7,8 sur l’échelle de Richter secoue la
Chine.»
«Baton-Rouge frappée de plein fouet par l’ouragan Gustav.»
«Le sud de la Californie est déclaré zone sinistrée.»
Ce qui n’était auparavant que de rares gros titres sur des catastrophes est
devenu beaucoup trop fréquent. Même si nous sommes toujours remplis du
plus grand respect pour le pouvoir que possède Mère Nature de détruire en
un seul jour le résultat de siècles d’histoire et d’immenses efforts humains,
tout cela nous surprend probablement moins aujourd’hui parce que nous en
avons tant de fois été témoins. Dans les premières années du 21e siècle, les
tornades, ouragans, orages violents, inondations massives, tremblements de
terre et sécheresses prolongées ont fait énormément de victimes, occasionné
de graves pertes matérielles, et détruit une grande partie des infrastructures
partout dans le monde.
Ainsi, à lui seul, le tremblement de terre survenu dans la province
chinoise du Sichuan a entraîné la mort de plus de 69 000 personnes et causé
pour plus de 20 milliards $ de dommages. Le cyclone Nargis qui a traversé
le Myanmar a tué au moins 84 000 personnes et fait plus de 10 milliards $
de dommages. Aux États-Unis, l’ouragan Katrina a dévasté la NouvelleOrléans, faisant plus de 1000 morts et environ 81 milliards $ de dommages.
Bien peu de gens doutent encore du fait que, partout sur Terre, les choses
ne sont plus comme avant. Il est clair qu’un changement majeur est en train
de se produire à l’échelle mondiale. Mais que se passe-t-il au juste et quelle
est l’ampleur exacte des changements en cours? Peggy Nooman, journaliste
pour le Wall Street Journal, est peut-être la personne qui résume le mieux le
caractère unique de notre époque: «Nous vivons des jours mythiques, un
tournant majeur de l’histoire.» Clarifiant ce qu’elle voulait dire par
«tournant majeur», elle ajouta: «Nous vivons une époque que les historiens
étudieront encore dans 50 ans… À leurs yeux nous serons vous et moi tels
des vétérans grisonnants d’événements exceptionnels.»
Qu’il s’agisse des Védas hindous vieux de 8 000 ans, de l’ancien
calendrier maya ou des prophéties transmises oralement par les peuples
autochtones d’Asie et d’Amérique, les gardiens du temps du monde entier
semblent appuyer les dires de Noonan. Ils ont à la fois prédit, anticipé,
souhaité et craint les événements qui se produisent aujourd’hui. Toutefois,
aussi effrayantes que puissent paraître certaines de leurs histoires et
prophéties, il est important de noter qu’aucune d’entre elles ne parle de la
fin du monde comme telle, ni ne laisse planer le moindre doute quant au fait
que nous survivrons à ce qui nous attend. Ils nous assurent cependant que le
cycle ayant engendré le monde que nous connaissons maintenant est sur le
point de se terminer et qu’un nouveau cycle débutera. Ainsi que nous
l’avons vu dans les chapitres précédents, tout cela se produira de notre
vivant.
«C’est là!» entendis-je quelqu’un s’exclamer alors que nous venions de
passer le point le plus élevé du col de montagne que nous franchissions.
M’accrochant à la barre d’appui du plafond là où j’étais debout, je baissai
vivement la tête afin de voir par les fenêtres poussiéreuses du côté droit de
l’autobus. Tandis que je parcourais du regard le panorama de roches
dénudées qui défilait, le paysage changea soudain. Les sombres
escarpements cédèrent la place à la glace bleutée d’un glacier qui semblait
suspendu aux arêtes rocheuses déchiquetées qui l’encadraient.
«Comme c’est beau», murmurai-je pour moi-même. «C’est
fabuleusement beau.» La vapeur de ma respiration était suspendue dans la
froideur matinale qui régnait dans notre autobus d’époque. À notre
demande, on nous avait transportés depuis la Chine continentale jusqu’au
Tibet, et ce, uniquement pour ce voyage à travers le haut plateau tibétain.
Bien qu’il fût vraiment vieux, il était clair pour nous que cet autobus
d’allure ancienne était plus solide et plus fiable que les véhicules plus
récents comme les rutilants cars touristiques qui n’auraient jamais survécu
au trajet sur les pistes et routes de montagne délavées qui menaient à ce
glacier. «Pause de repos», entendis-je notre traducteur lancer alors que notre
autobus s’arrêtait sur le bord de la route.
Révélation à 5 000 mètres
Nous venions de franchir un col situé à près de 5 000 mètres au-dessus du
niveau de la mer, soit le point le plus élevé du voyage alors que nous nous
dirigions à travers le Tibet vers la frontière népalaise. L’atmosphère à cette
altitude était froide, raréfiée et magnifique. Alors que je sautais de la
dernière marche de l’autobus sur les roches lisses marquant le bord de la
vallée, je fus accueilli d’une manière à laquelle je ne me serais jamais
attendu en ces lieux.
Le rabat d’une tente d’aspect primitif faite d’une épaisse fourrure de yak
s’ouvrit subitement pour livrer le passage à une jolie jeune femme tibétaine
qui avait manifestement l’air très surprise de nous voir là. Vêtue d’une jupe
et d’une robe aux couleurs vives, elle offrait un vif contraste avec les teintes
sombres de la montagne alors qu’elle marchait directement vers moi.
Sans cesser de me dévisager, elle adressa une question à notre traducteur
qui se trouvait tout près. Imitant la jeune femme, il tourna son visage vers
moi, alors même qu’il me traduisait ses paroles. «Elle demande qui nous
sommes et pourquoi nous sommes ici», dit-il.
«S’il vous plaît, dites-lui que nous avons fait la moitié du tour de la terre
pour leur rendre visite», répondis-je, espérant que ma touche d’humour se
traduirait bien et que ça la mettrait à l’aise. Alors que la version tibétaine de
ma réponse était exprimée, son expression inquiète céda la place à un
sourire de plus en plus large. Le traducteur poursuivit. «Elle dit qu’elle ne
reçoit pas beaucoup de visiteurs ici, et que nous sommes les bienvenus.»
Sur ces mots, tout le monde afficha un grand sourire. Notre groupe
composé de 22 personnes (ce qui est trop nombreux pour pouvoir tenir dans
une seule tente) fut immédiatement divisé en plusieurs petits groupes et on
nous invita à nous abriter du vent à l’intérieur de plusieurs tentes où l’on
nous servit du thé chaud au beurre de yak. Notre guide et moi suivîmes la
femme qui nous avait accueillis. Soudain elle s’arrêta net et se tourna vers
moi. Là au beau milieu du champ, elle se mit à débiter des phrases avec une
telle rapidité que je ne pus qu’attendre que le traducteur parvienne à tout me
traduire. Lorsqu’il eut terminé, je n’arrivais pas à croire ce que je venais
d’entendre.
«Savez-vous à quel point cette période est spéciale dans l’histoire du
monde?» commença-t-elle. «Savez-vous que tout est sur le point de
changer?» Durant les dix minutes suivantes, j’écoutai attentivement alors
que la femme partageait avec moi la tradition que son peuple avait
considérée comme sacrée depuis des siècles: il fallait se préparer aux grands
changements mondiaux et il fallait le faire maintenant. À l’exception de
certains détails, comme les noms donnés localement aux constellations, aux
âges du monde, et ainsi de suite, elle décrivait dans sa langue les mêmes
changements à venir qui étaient si familiers dans ce que racontent
l’ensemble des traditions autochtones autour du monde.
Elle nous fit part des derniers extrêmes climatiques dont elle avait été
témoin dans sa vallée, montrant notamment le glacier qui depuis des
générations dominait le campement occupé aujourd’hui par sa famille et qui
leur fournissait de l’eau de fonte. En raison des étés de plus en plus chauds,
expliquait-elle, il rétrécissait. Il avait déjà reculé de plus du tiers de sa
longueur originale. «À la vitesse où il fond présentement, disait-elle, il
risque de disparaître complètement d’ici quelques années.»
Ses yeux se remplirent soudain de larmes alors qu’elle racontait que de
nombreux membres des tribus voisines, et même quelques proches
membres de sa famille, étaient morts récemment. Une nouvelle maladie
avait, semble-t-il, frappé les villages et les campements locaux, emportant
ceux dont le système immunitaire était le plus faible, surtout des personnes
âgées et de jeunes enfants. Je ne parvins pas à identifier quelle maladie au
juste c’était, ni d’où elle provenait. Mais de la façon dont elle décrivait ce
qui s’était passé, c’était manifestement une maladie qui se transmettait
d’une personne à l’autre et qui était apparemment si nouvelle que leurs
corps n’avaient pu la repousser.
Puis, elle me dit que chaque être humain sur Terre effectuait
présentement des choix qui allaient déterminer comment les choses allaient
évoluer pour notre époque. Même si j’avais déjà entendu des choses
similaires de la part de peuplades vivant dans les déserts du sud-ouest des
États-Unis, ainsi que dans les Andes au Pérou et en Bolivie, après 18 jours
de voyage dans un des derniers coins reculés et sauvages du globe, près
d’un col de montagne à près de 5 kilomètres au-dessus du niveau de la mer,
c’était bien la dernière chose que je m’attendais à entendre. À l’exception
de certains détails précis, les paroles que je venais d’entendre auraient pu
tout aussi bien sortir de la bouche d’un animateur d’une émission sur les
prophéties concernant une purification planétaire anticipée.
Comme c’est étonnant, pensai-je. Le caractère exceptionnel de notre
période dans l’histoire est un fait si largement répandu que même cette
femme nomade, vivant isolée du reste du monde dans une des terres
habitées les plus élevées du monde, est au courant! Sa culture ancestrale a
préservé cette connaissance jusqu’à ce jour. C’est comme un grand secret
que tout le monde connaît sur la planète, sauf ceux qui vivent en Occident.
Les signes des temps
Dans certaines traditions, comme celle à laquelle appartient cette femme
tibétaine, les gens semblent sentir intuitivement que nous vivons
présentement la période de grands changements annoncée par leurs
ancêtres. Dans leur existence rurale et souvent isolée, avec peu ou pas du
tout de contacts avec des gens habitant le monde technologique moderne,
les choses qu’ils connaissent le mieux sont celles de leur environnement,
comme la terre, les éléments et la nature. Ce sont justement ces choses
qu’ils voient changer.
Depuis des siècles, leurs ancêtres ont averti que le jour où ils ne pourront
plus faire fructifier leurs récoltes au bon moment, où les rivières
déborderont et où leurs terres et la glace des montagnes commenceront à
disparaître, ce sera alors les signes indicateurs tangibles révélant qu’ils
vivent le temps du grand changement. Grâce aux instructions laissées par
leurs ancêtres et sur la base des signes envoyés par la nature, ils sauront à
quel moment ils devront se préparer à la fin imminente d’un grand cycle et
au début du suivant.
Le recours aux signes de la nature pour marquer les grands changements
du monde dépasse largement les seules connaissances transmises par les
peuples autochtones du monde. Ainsi, le livre «perdu» de la Bible, le
fameux livre du prophète Hénoch, en offre un parfait exemple. Hénoch est
l’un des prophètes les plus respectés et les plus mystérieux de l’Ancien
Testament, et ce, pour plusieurs raisons, dont notamment le fait qu’il y est
dit qu’il ne mourut jamais! Au lieu de cela, Hénoch aurait quitté la Terre à
l’âge de 365 ans et, ainsi qu’un passage le relate, il «marcha avec Dieu».
Les premiers Chrétiens vouaient une grande vénération à la sagesse
transmise par les écrits d’Hénoch – c’est-à-dire avant que le livre contenant
ses puissantes visions ne soit retiré des textes bibliques officiels. Grâce aux
commentaires laissés par certains des grands érudits du monde antique,
nous savons qu’anciennement les gens considéraient la sagesse de ses
enseignements comme étant de nature divine, et le Livre d’Hénoch était
donc pour eux un écrit saint. Ainsi, l’historien romain Tertullien déclara que
les paroles d’Hénoch étaient «écrites comme s’il s’agissait des paroles du
Seigneur et que toute Écriture propre à édifier est divinement inspirée1.»
Avant de marcher avec Dieu, Hénoch révéla les visions qu’il avait eues
d’un grand changement qui allait se produire un jour sur Terre, des visions
que les anges lui avaient montrées à sa demande. Au cours des changements
catastrophiques qu’il décrit comme se produisant lors de «ces jours» où la
Terre basculera sur son axe, Hénoch affirme: «La pluie restera dans les airs,
et le ciel sera d’airain. En ce temps-là, les produits de la terre seront tardifs;
ils ne fleuriront point en leur temps, et les arbres retiendront leurs fruits. La
lune changera son cours, elle n’apparaîtra point en son temps2.»
Grâce aux tables astronomiques fournies dans le Livre d’Hénoch, les
historiens ont pu déterminer que ses prophéties couvrent la période
commençant il y a près de 5 000 ans et qui se prolongent jusqu’aux
environs du début du troisième millénaire. Il y a une cohérence évidente
entre la description que fait Hénoch d’un monde subissant de profondes
transformations et le récit des changements décrits par les Hopis pour la fin
du quatrième monde. En des termes on ne peut plus clairs, la prophétie
Hopi annonce: «Lorsque les tremblements de terre, les inondations, les
averses de grêle, la sécheresse et la famine seront le lot quotidien des gens,
le temps sera alors venu pour le retour au véritable sentier3.»
Même si de telles descriptions semblent s’appliquer au monde que nous
connaissons aujourd’hui, le problème avec le Livre d’Hénoch, c’est que
puisqu’il n’indique aucune date précise ni événement particulier, ses
prédictions se prêtent à une foule d’interprétations différentes. Quand il
écrit «ces jours», cela pourrait s’appliquer à maintes périodes au cours des
cinq derniers millénaires. À défaut de pouvoir établir un lien clair avec
quelque chose de concret, il nous faut revenir à la question soumise au
début de ce livre: Qu’est-il réaliste de s’attendre à voir dans notre monde
alors que nous approchons du moment qui a été calculé, prédit, craint et
anticipé depuis plus de 5 000 ans?
Jusqu’à maintenant, les réponses ont été aussi variées que les points de
vue que nous avons examinés. Comme nous ne disposions que de peu de
faits sur lesquels fonder nos idées relativement à l’an 2012, la plupart des
hypothèses envisagées ne sont rien de plus que des opinions et des théories
ne reposant que sur fort peu de données tangibles et fiables. Toutefois, cette
situation a maintenant changé.
Grâce à notre compréhension de la nature des cycles, du temps fractal et
de l’emploi du Calculateur de codes temporels, nous pouvons scruter le
passé pour voir ce que l’avenir peut nous réserver. Plus précisément, nous
pouvons examiner les années passées afin d’identifier des cycles qui se sont
déjà produits dans le but de découvrir quelles conditions pourraient se
répéter lorsqu’ils recommenceront. Comme nous l’avons vu au chapitre 5,
la clé réside dans le fait que si nous savons où chercher dans le passé, nous
pourrons alors prédire quels modèles vont se répéter dans l’avenir.
Le modèle du Code temporel
Comme j’avais réussi grâce au Calculateur de codes temporels à établir une
corrélation entre les dates ayant mené aux événements du 11 septembre
2001, j’entrepris de me servir des mêmes principes pour explorer les grands
événements historiques du passé. Même si la précision des résultats obtenus
avec le Calculateur de codes temporels ne me surprenait pas, les modèles
ainsi mis en lumière m’impressionnaient considérablement. Le lien
indéniable entre les cycles temporels et les événements passés mérite
clairement d’être davantage étudié. Sur la base des résultats obtenus
jusqu’ici, trois principes importants se sont toutefois dégagés:
1. Les conditions observées dans la nature, y compris les événements
mettant des humains en cause, se répètent de façon cyclique.
2. Il arrive fréquemment que les circonstances régnant dans un cycle
donné se répètent sur une plus grande échelle que dans le cycle
précédent.
3. Ce que l’on peut prédire, c’est le retour de ces circonstances plutôt
que les événements qu’elles ont engendrés.
C’est clair au-delà de tout doute raisonnable: qu’il s’agisse d’un mariage
ou d’un divorce, d’une réussite ou d’un l’échec, et des cycles de guerre et
de paix, le même modèle peut se répéter à maintes reprises dans nos vies.
Quand cela se produit, il arrive qu’il se manifeste avec plus d’intensité que
les fois précédentes, de sorte que bien souvent il capte alors vraiment notre
attention. Nous pouvons en voir un exemple dans l’introduction de ce livre
avec le modèle d’attaque surprise contre les États-Unis qui débuta en 1941.
La crise qui entraîna l’Amérique dans la Deuxième Guerre mondiale devint
l’événement déclencheur pour les deux fois suivantes où des conditions
similaires se répétèrent, soit les expressions fractales de cet événement
initial: les plans dressés en 1984 pour une attaque nucléaire surprise durant
la guerre froide et la réalité de l’attaque terroriste surprise en 2001.
Même s’il s’agissait du même modèle, si la frappe nucléaire planifiée
contre les États-Unis en 1984 s’était effectivement concrétisée, il aurait été
juste de dire que l’ampleur de son expression aurait été beaucoup plus
grande que l’événement déclencheur original. Ce qui est arrivé le 11
septembre 2001 a suivi ce modèle en ce qui a trait à la manière dont cette
attaque s’est produite et à l’endroit où elle fut exécutée. Ce qu’il faut retenir
ici, c’est que les modèles identifiés en relation avec une période antérieure
de l’histoire ont tendance à se répéter avec une plus grande intensité que
dans les situations précédentes.
Code temporel 15: Les modèles identifiés en relation avec une période antérieure de
l’histoire ont tendance à se répéter avec une plus grande intensité que dans les situations
précédentes.
Pour savoir quels éléments le 21 décembre 2012 peut avoir en réserve
pour nous, il est important de garder à l’esprit que l’année 2012 marque
l’achèvement non pas d’un seul, mais de deux cycles temporels liés l’un à
l’autre. Le grand cycle de 5 125 ans ou âge du monde qui se terminera alors
fait partie du plus grand cycle de la précession des équinoxes de 26 000 ans
qui s’achève également au même moment. Si nous parvenons à reconnaître
les modèles clés de ces deux cycles, ils pourront chacun nous révéler
quelque chose de différent sur notre époque actuelle.
Le grand cycle de 5 125 ans, par exemple, couvre environ la même
période de temps qui est généralement considérée comme l’histoire connue
de l’humanité. Nous pouvons donc examiner ce cycle pour voir de quelle
façon la civilisation a été influencée par les changements du passé. Cela
comprend des choses comme les modèles de guerre et de paix, de même
que l’essor et la chute des nations et des superpuissances.
Étant donné que 2012 est l’année où se produira un alignement de
planètes et d’étoiles qui est déjà arrivé auparavant, nous devons remonter
jusqu’au moment où un tel phénomène s’est produit, bien loin dans le
passé, afin d’avoir une bonne vue d’ensemble, sur le plan historique, de ce
qu’il peut signifier. La dernière fois où il est survenu, c’était longtemps
avant l’âge du monde actuel. C’est durant cette longue période qu’un cycle
encore plus ancien que celui que nous traversons aujourd’hui se révèle à
nous. Il est possible de l’identifier grâce à l’évolution des températures
moyennes mondiales, des ères glaciaires, des cycles solaires et du champ
magnétique terrestre.
Pour déterminer ce que nous réserve l’an 2012, il nous faut donc prendre
en compte les effets de ces divers cycles qui sont étroitement liés. C’est le
seul moyen d’obtenir une image réaliste des forces qui ont façonné ce que
nous vivrons bientôt.
Une fenêtre sur le passé
Ainsi que nous l’avons vu aux chapitres précédents, le Calculateur de codes
temporels nous permet d’identifier des années précises où certains
événements risquent de se répéter. Mais à défaut de pouvoir explorer les
possibilités s’y rattachant, ce ne seront que des nombres sans la moindre
signification pour nous. Pour que les résultats obtenus prennent un sens, il
nous faut examiner différents moments dans le temps à travers le même
genre de cadre d’analyse, ou de fenêtre sur le passé.
M’inspirant des nombreuses conversations que j’ai eues avec les gens
ayant assisté à mes conférences à travers le monde depuis que j’ai
commencé à offrir des séminaires en 1986, ainsi que des questions qu’ils
ont soulevées, j’ai choisi trois catégories d’événements pour réaliser cet
examen historique. La grille d’analyse qui va nous aider à mieux
comprendre l’influence des événements déclencheurs du passé est
constituée d’événements tant humains que terrestres et célestes.
Code temporel 16: Le recours à un cadre de référence qui tient compte des événements
humains, terrestres et célestes nous offre une approche uniforme pour étudier le passé et en
retirer une perspective réaliste sur ce qui pourrait se passer en 2012.
Tandis que nous nous servirons du Calculateur de codes temporels pour
explorer les cycles du temps, leur classement en trois catégories simples
nous donnera une méthode uniforme pour dresser un tableau fidèle de ce
que nous aurons trouvé. Ce faisant, nous verrons nettement apparaître les
grandes tendances qui se dessinent pour 2012. Commençons donc par
expliquer brièvement en quoi consiste chaque type d’événement, en les
définissant et en expliquant l’importance de chaque catégorie.
Événements humains
Parmi les événements humains, il y a ceux qui concernent l’ensemble de
notre civilisation et la manière dont nous réagissons aux défis auxquels
nous faisons face collectivement. Cela comprend l’essor et la chute des
superpuissances et des empires, ainsi que les cycles de guerre et de paix.
Cette catégorie est importante pour nous aujourd’hui. Les données
historiques disponibles semblent indiquer qu’il existe un lien direct entre les
changements physiques, comme les variations climatiques qui
accompagnent le passage d’un âge du monde au suivant (variations de
température, de pluviosité et du niveau de la mer), l’épuisement des
ressources, les guerres, les crises économiques et le déclin de la civilisation.
Événements terrestres
Cette catégorie inclut les systèmes naturels qui sont généralement les
plus touchés lors des transitions entre un âge du monde et le suivant. Encore
là, l’histoire a montré que ce sont ces conditions qui précipitent de rapides
changements de la démographie et de la civilisation. C’est souvent ce type
d’événements qui nous force à choisir entre la compétition et la coopération
dans notre réaction aux changements.
Dans ce qui suit, nous allons examiner sommairement l’impact des
variations du champ magnétique terrestre, ce qui constitue peut-être le
facteur le plus important dans les changements climatiques (lesquels sont
déterminés entre autres par la quantité d’énergie que nous recevons du
soleil), dans la fonte des glaces polaires et dans la hausse du niveau des
océans.
– Le mystérieux champ magnétique terrestre: Depuis la découverte de la
magnétosphère de la Terre en 1958, les scientifiques ont reconnu que l’un
de ses plus importants rôles est de servir de bouclier afin de nous protéger
des effets nocifs du vent solaire. À tous les instants, un flux constant de
radiations et de particules hautement chargées en énergie émane du soleil
vers la Terre. C’est uniquement la présence de notre écran magnétique qui
nous protège des dangereux effets que de telles radiations auraient
certainement sur tout ce qui vit sur Terre. C’est également en raison de la
force du champ magnétique terrestre que la température moyenne du globe
a pu demeurer relativement stable au fil de longues périodes de temps. Et
c’est à ce niveau que les changements cycliques associés aux âges du
monde entrent en jeu.
– Champ magnétique et climat: La relation entre la force du champ
magnétique terrestre et les brusques changements climatiques semblant
suivre ses variations est un sujet controversé faisant toujours l’objet
d’études. Bien que les scientifiques ne soient pas encore parvenus à un
consensus à ce propos – du moins un qui ait été publié dans une revue dotée
d’un comité de lecture – les effets documentés du magnétisme sur les
principaux indicateurs climatiques sont manifestes.
Récemment, deux équipes de scientifiques ont complété une tâche
monumentale qui nous fournit désormais un aperçu sans précédent de cette
relation, et ce, pour une plus grande période de temps que tout ce que nous
avons vu dans le passé. En juin 1999, un communiqué de presse annonça la
réussite d’un projet de forage qui a permis de pénétrer plus profondément
dans la glace de l’Antarctique que toute autre entreprise du genre jamais
réalisée auparavant4. Au fil de centaines de milliers d’années, un processus
naturel a créé et préservé une chronique du climat de la Terre sous la forme
de microscopiques bulles d’air emprisonnées par couches successives dans
la glace. Chaque année, à mesure que de la nouvelle glace se forme, la
couche supérieure congèle les éléments et composés chimiques (oxygène,
gaz carbonique, etc.), ainsi que la pluie, la neige, les micro-organismes et la
fine poussière se trouvant alors dans l’air pour ainsi former des archives
permanentes de chaque année écoulée depuis le début de la formation de
cette calotte glaciaire.
Aussi longtemps que cette glace ne fondra pas, nous disposerons d’une
bibliothèque virtuelle retraçant l’histoire atmosphérique récente de notre
planète, une histoire que nous pouvons reconstituer grâce aux milliers de
couches s’y étant accumulées au fil des millénaires. On y retrouve
notamment des indicateurs permettant de déterminer l’évolution de la
température globale, la quantité de lumière solaire disponible, le niveau des
océans et l’épaisseur de la calotte glaciaire.
Une nouvelle méthode d’interprétation de ces éléments nous révélant la
force du champ magnétique dans le passé rend désormais encore plus
précieuses les carottes de glace remontées lors de ces forages5. Même si des
scientifiques avaient déjà analysé auparavant des échantillons de glace de
l’Antarctique, le programme de forage de 1999 qui a permis de remonter
des échantillons se trouvant à la base de cette énorme masse glacée nous
donne maintenant des archives ininterrompues du climat de la Terre pour
les 420 000 dernières années, soit la plus longue période de temps que les
scientifiques ont pu étudier à ce jour. Les données ainsi recueillies
constituent un moyen extraordinaire de comprendre les nombreux rôles
joués par le champ magnétique terrestre dans le climat et dans notre
existence.
En général, il semble que la relation soit la suivante: quand le champ
s’affaiblit, même un tant soit peu, le bouclier plus mince permet à
davantage d’énergie solaire d’atteindre la surface de la Terre. C’est cet
accroissement de l’énergie solaire qui met en branle une période de
réchauffement global. À mesure que les continents, les océans et
l’atmosphère se réchauffent, les températures plus élevées déclenchent les
événements entraînant les changements climatiques observés dans les
archives géologiques. Il n’est pas nécessaire d’être un expert en
climatologie pour comprendre ce qui se produit ensuite.
Les températures plus chaudes commencent alors à faire fondre les
calottes glaciaires, où de vastes quantités d’eau ont été emmagasinées
depuis des milliers d’années. Cette fonte libère à son tour toute cette eau
dans les océans, ce qui provoque des changements dans le fragile équilibre
sur lequel repose notre climat actuel. À mesure que toute cette eau de fonte
se mélange avec les courants marins, elle en change la salinité et la
température, deux puissants facteurs ayant un effet direct sur les conditions
météorologiques qui règnent sur l’ensemble de la planète.
Ce cycle aide à mettre en perspective ce que les scientifiques appellent
les «brusques» changements climatiques observés aujourd’hui. Bien que les
périodes de réchauffement soient certainement associées à des niveaux plus
élevés de gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique, on peut clairement
constater que ces processus ont exercé un effet sur une base cyclique à une
époque où les industries humaines n’existaient pas encore. Autrement dit,
même si notre civilisation a certainement contribué dans son ensemble à la
hausse de la concentration de gaz carbonique existant normalement dans
l’atmosphère, les quantités de C02 ayant ainsi été ajoutées semblent avoir
simplement accéléré les effets d’un cycle naturel qui était déjà en cours6.
– Inversions du champ magnétique: Lorsque nous pensons aux choses
qui sont des certitudes de la vie, nous comptons généralement le champ
magnétique de notre planète au nombre de ces dernières. De mémoire
d’homme, chaque fois que l’on a observé l’aiguille d’une boussole dans
l’hémisphère nord, son extrémité magnétique a toujours pointé dans la
même direction, soit vers le pôle magnétique situé près du pôle Nord
géographique. Même si l’on considère habituellement que l’emplacement
des pôles magnétiques au nord et au sud du globe est immuable, en réalité
ils sont constamment en mouvement, ce qui est en soi assez mystérieux.
De fait, nous savons aujourd’hui que de temps à autre une chose qui
pourrait sembler impensable et vraiment ahurissante se produit. Pour des
raisons que nous ne comprenons pas encore très bien, et à des moments
complètement imprévisibles, la polarité des pôles Nord et Sud s’inverse tout
comme l’ensemble du champ magnétique terrestre.
Bien qu’aucune inversion de polarité ne soit survenue au cours des 5 000
ans d’histoire de la civilisation humaine actuelle, tout indique que ce
phénomène s’est bel et bien produit à de nombreuses reprises depuis la
formation de la Terre. Les données géologiques disponibles montrent que
de telles inversions magnétiques sont déjà arrivées 171 fois au cours des
derniers 76 millions d’années, dont au moins 14 d’entre elles au cours des
4,5 derniers millions d’années seulement. Et bien que, selon les
scientifiques, des preuves indiquent que ce phénomène a failli se produire à
maintes reprises, ces derniers estiment que la dernière fois où une inversion
complète est survenue, c’était il y a 780 000 ans au cours d’une période
géologique appelée la transition Matuyama-Brunhes, ce qui donne à penser
que la prochaine inversion pourrait se produire à tout moment7.
– Champ magnétique terrestre et vie: D’innombrables études
scientifiques décrivent le fait que de nombreuses espèces animales, des
baleines aux dauphins en passant par les colibris et les gnous, se fient aux
«super autoroutes» magnétiques de la Terre pour se diriger dans la bonne
direction afin de trouver leurs pâturages ou pour aller s’accoupler. Même si
nous ne nous en servons pas vraiment dans le même but, il semble que les
humains en dépendent également.
En 1993, une équipe scientifique internationale qui étudiait la
«magnétoréception», c’est-à-dire, la faculté que possède le cerveau humain
de détecter de subtiles fluctuations magnétiques, annonça une découverte
qui rend encore plus important pour nous l’année 2012; il s’agit des cycles
du calendrier maya et du champ magnétique terrestre. Ces scientifiques
rapportèrent avoir découvert que le cerveau humain contient des «millions
de minuscules particules magnétiques8.» Tout comme pour les autres
animaux, ces particules nous relient d’une manière intime, directe et
puissante au champ magnétique terrestre. Ce lien a de profondes
implications. S’il advenait que ce dernier subisse des changements en 2012,
nous en serons alors directement affectés!
Nous savons, par exemple, que les champs magnétiques exercent une
grande influence sur notre système nerveux, sur notre système immunitaire,
ainsi que sur notre perception de l’espace, du temps, des rêves et même de
la réalité. Nous savons également que la force du champ magnétique de
notre planète varie d’un endroit à l’autre. Au début du 20e siècle, ces
variations furent mesurées par des scientifiques qui publièrent une carte du
monde comportant des courbes de niveau illustrant les fluctuations
observées9. Cette carte montre les lignes de force magnétiques recouvrant
les continents, ainsi que les endroits sur la Terre où les gens sont exposés
aux effets les plus intenses et les plus faibles du champ magnétique
terrestre. Pour comprendre pourquoi cela est important pour la fin du cycle
en 2012, nous n’avons pas besoin de chercher plus loin que dans la
conscience elle-même.
– Champ magnétique et conscience: Si l’on compare le champ
magnétique de la Terre à une sorte de «colle» énergétique, il nous est alors
possible d’employer cette métaphore pour tenter d’expliquer pourquoi les
changements semblent se produire plus rapidement à certains endroits, et
plus lentement à d’autres. Cette comparaison à une «colle magnétique» fait
penser que les lieux où les effets du champ magnétique se font le plus sentir
sont davantage enracinés dans la tradition et dans les croyances et idées
reçues. Là où ses effets se font le moins sentir, le contraire est également
vrai. C’est précisément dans ces endroits où les gens semblent avoir le plus
envie de créer des changements. Ce qu’il faut retenir ici, c’est que bien que
les zones de faible intensité magnétique puissent être mûres pour du
nouveau, la manière avec laquelle cette impulsion au changement s’exprime
dépend entièrement des gens qui y vivent.
Toutefois, même en l’absence de tels éléments indicateurs, nous savons
intuitivement que nous subissons tous d’une façon ou d’une autre l’effet des
forces magnétiques. Tout agent de la paix ou intervenant en soins de santé
pourra témoigner des comportements intenses et parfois bizarres qu’ils
peuvent observer chez les gens chaque mois à la pleine lune. Lorsque
l’intensité des forces magnétiques change subitement, cela influe sur notre
état d’être et ce changement peut être déconcertant si nous ne comprenons
pas ce qui le provoque.
Toutefois, pour ceux qui comprennent ce qui se passe, de tels moments
peuvent constituer une occasion unique de se libérer de croyances ayant
causé de la souffrance dans leur vie, des troubles avec leur famille, ainsi
que des problèmes de santé, et de les remplacer par de nouvelles croyances
positives. Les artistes et les musiciens le savent bien et savourent souvent à
l’avance l’arrivée de la pleine lune en raison de la grande créativité qu’elle
stimule en eux. Ces divers exemples de l’effet du magnétisme sur la
conscience donnent une bonne idée des effets que pourront avoir sur nous
les changements anticipés en 2012 de l’intensité du champ magnétique
terrestre.
Événements célestes
Bien que les causes de l’inversion du champ magnétique terrestre
demeurent un mystère, un facteur semble certain. Peu importe la raison des
changements qu’il subit au fil du temps, chacun d’eux est précipité par un
élément déclencheur, lequel semble être lié à des événements célestes
influant sur l’ensemble du système solaire, et peut-être même sur la galaxie
toute entière.
Pour les fins de notre exploration de ce qui pourrait se produire en 2012,
les événements célestes dont il sera question ici concernent les cycles
naturels de notre soleil. Grâce aux données géologiques recueillies jusqu’à
présent et aux corrélations entre elles décrites plus haut, nous disposons de
données fiables sur la quantité d’énergie radiante – de luminosité solaire –
ayant atteint la Terre dans le passé. Il a été démontré que ce facteur joue un
rôle clé dans le phénomène des changements climatiques, ainsi que dans la
manière dont les civilisations y font face.
– Les cycles du soleil: Dès le jour où les premiers télescopes de Galilée
nous ont donné la possibilité d’observer les cieux, les astronomes européens
ont découvert que notre soleil était soumis régulièrement à des cycles
d’intense activité – de gigantesques tempêtes magnétiques appelées taches
solaires – suivis de périodes de calme. Ces cycles ont été régulièrement
observés depuis 1610. Depuis lors, ce sont 23 cycles solaires d’une durée
moyenne de 11 ans qui ont été mesurés, celui en cours ayant débuté en mai
1996. La durée exacte du 23e cycle n’a pu être déterminée qu’au printemps
2006 lorsque la NASA a rapporté l’événement attendu par les astronomes.
C’est en effet le 10 mars de cette année-là que les tempêtes magnétiques et
les éruptions solaires ont subitement cessé, et que le soleil est devenu
«calme», signalant ainsi la fin du 23e cycle de taches solaires. Toutefois,
cette période de calme relatif est trompeuse.
Chaque fin de cycle coïncide avec le début d’un nouveau cycle, qui sera
inévitablement accompagné de nouvelles tempêtes magnétiques. Ce qui
distinguera le prochain cycle, c’est que l’intensité et la fréquence des taches
solaires observées de 1986 à 1996 semblent indiquer que le cycle 24 sera
l’un des plus intenses jamais mesurés. «Le prochain cycle solaire sera de 30
à 50 pour cent plus fort que le précédent», affirme Mausumi Dikpati du
Centre national de la recherche atmosphérique (NCAR), à Boulder au
Colorado10. David Hathaway du National Space Science and Technology
Center (NSSTC) est du même avis, suggérant que les taches solaires
apparues durant le précédent cycle devraient «être encore plus grosses»
dans le nouveau cycle11.
Les choses ont pris une tournure inattendue au début de 2008 en ce qui
concerne le moment où le nouveau cycle culminera. Même s’il est certain
que le cycle 24 est bel et bien commencé, trois taches solaires ayant des
caractéristiques propres à celles du précédent cycle se sont formées le 28
janvier. Hathaway du NSSTC a expliqué le sens de cet événement dans un
bulletin technique: «Deux cycles solaires sont simultanément en cours en ce
moment. Le cycle 24 a débuté (la première tache solaire de ce cycle a été
observée en janvier 2008), mais le cycle solaire 23 n’est pas encore tout à
fait terminé12.» Autrement dit, ces deux cycles se chevauchaient! Bien
qu’un tel phénomène ait déjà été observé dans le passé, il est généralement
de courte durée. Cela est important pour nous puisque le point culminant du
nouveau cycle est directement lié à l’activité du précédent.
En se fondant sur l’évolution des taches solaires actuelles, et compte
tenu des observations du 22e cycle solaire de 1986 à 1996, tant la NASA
que le chef de l’équipe de chercheurs au NCAR, Mausumi Dikpati, ont
établi quelle sera l’année du prochain maximum solaire, le moment où le
24e cycle atteindra sa plus grande intensité. Peut-être ne faut-il pas se
surprendre que ce moment corresponde à celui prévu dans le calendrier
maya pour l’alignement de notre soleil avec le centre de la galaxie, soit l’an
2012.
Si ces prévisions sont justes, les tempêtes magnétiques solaires qui se
déchaîneront alors seront les deuxièmes plus fortes après celles survenues
en 1958 alors que des aurores boréales ont illuminé le ciel nocturne aussi
loin qu’au Mexique. Toutefois, cette année-là nous n’avions pas encore
toute la technologie de communication actuelle qui risque désormais d’être
sérieusement mise à mal par de telles tempêtes.
Tableau de ce qui pourrait arriver en 2012
Les historiens s’entendent pour dire que la première civilisation connue a
fleuri en Mésopotamie, parfois appelée le «berceau de notre civilisation»,
aux environs de 5000 av. J.-C. Bien qu’il y eût certainement des humains
sur Terre avant cette époque, on estime que les premiers centres urbains
organisés sont apparus il y a près de 7000 ans.
Comme cet espace de temps débute avant le commencement de notre
grand cycle, le terme civilisation inclut tout ce qui s’est produit au cours de
notre âge du monde actuel, s’étendant de 3114 av. J.-C. jusqu’à aujourd’hui.
Par conséquent, lorsque nous recourons au Calculateur de codes temporels
pour chercher à établir comment seront affectés les événements humains et
notre civilisation en 2012, il est logique d’utiliser le grand cycle maya –
notre âge du monde d’une durée de 5 125 ans – comme cadre temporel de
référence.
Cependant, quand nous employons le Calculateur de codes temporels
pour déterminer les tendances exerçant une influence sur les événements
dans le monde, celles-ci sont déterminées sur des périodes de temps qui
sont beaucoup plus longues que les 5 125 ans d’un âge du monde. Elles se
développent sur des périodes comparables aux âges géologiques d’une
durée de centaines de milliers, voire de millions d’années. Pour déterminer
quels sont les événements mondiaux susceptibles de se produire en 2012,
nous devons donc examiner le cycle plus vaste dont l’âge du monde actuel
fait partie. Il s’agit en fait de l’ensemble du cycle précessionnel d’une durée
d’environ 26 000 ans dont il a été question au deuxième chapitre. Comme
chacun de ces cycles comporte des indications précieuses pouvant nous
donner une image plus claire de ce qui pourrait arriver en 2012, nous
appliquerons aux deux les calculs effectués avec le Calculateur de codes
temporels.
En se basant sur les grandes catégories énoncées plus haut, soit les
événements humains, les événements terrestres et les événements célestes,
et gardant à l’esprit les deux cycles respectivement de 5 125 ans et de 25
625 ans, nous pouvons maintenant commencer à construire un pont vers le
passé qui puisse nous ouvrir une fenêtre sur notre avenir. Ce pont nous
permettra d’identifier cinq grandes clés:
1. Le cycle dans lequel nous nous trouvons, tel qu’examiné à la page
précédente.
2. La date cible de 2012.
3. La date de départ utilisée pour les calculs du Calculateur de codes
temporels.
4. La date de départ correspondante dans le calendrier grégorien
moderne.
5. Les choses importantes qui se sont produites à cette date-là en
fonction des trois catégories identifiées dans la section précédente.
Alors, commençons! D’abord, nous allons nous servir du Calculateur de
codes temporels, ainsi que nous l’avons fait dans les chapitres précédents,
afin d’identifier l’année clé de chaque cycle, laquelle nous montrera où
nous pouvons trouver les modèles qui se répéteront en 2012. Ces années
sont basées sur ce que nous savons de la nature fractale du temps et sur la
proportion qui gouverne l’essentiel de la Nature au sein du temps.
Comme nous l’avons fait dans les chapitres précédents, j’ai inséré les
détails de nos calculs dans une annexe distincte (soit l’Annexe C) afin d’en
faciliter la lecture.
Pour le cycle de 5 125 ans de l’âge du monde actuel, l’année de départ pour déterminer les
circonstances auxquelles nous pouvons nous attendre en 2012 se situe 3 164 ans plus tôt,
soit en l’an 1155 av. J.-C.
Pour le cycle précessionnel de 25 625 ans, l’année de départ pour déterminer les
circonstances auxquelles nous pouvons nous attendre en 2012 se situe 15 836 ans plus tôt,
soit en l’an 13 824 av. J.-C.
Avant d’en arriver au tableau résumant les résultats obtenus, vous
trouverez d’abord ci-après une description sommaire de chacun des titres
des colonnes de ce tableau comparatif.
• Cycle précédent: indique à quel cycle cette partie du tableau fait
référence.
• Année de référence: indique à quelle année dans le passé où, selon les
résultats obtenus avec le Calculateur de codes temporels, nous
trouverons les conditions les plus susceptibles de se répéter en 2012.
• Intensité magnétique: indique le degré d’intensité global du champ
magnétique terrestre obtenu au moyen de la méthode de calcul du
moment dipolaire axial virtuel (VADM en anglais)13. Il est important
ici de comparer les nombres les uns relativement aux autres. Sont-ils
très similaires ou très différents? Augmentent-ils ou diminuent-ils?
• Puissance solaire: indique l’intensité de l’énergie radiante du soleil
atteignant la Terre et considérée relativement à son intensité moyenne
durant l’ensemble d’une ère glaciaire d’une durée approximative de 90
000 ans. Il est important ici de déterminer si cette énergie radiante
s’accroît ou si elle décroît14.
• État du climat: les effets sur le climat des changements survenus dans
l’intensité magnétique et la puissance solaire15.
• État de la civilisation: les événements survenus à l’échelle d’une
civilisation tout entière au cours de la période de référence, mis en
corrélation avec les changements survenus dans l’intensité magnétique
et le climat.
Illustration 15. Ce tableau montre les conditions clés pour les années de référence relativement à
l’an 2012 selon les résultats obtenus avec le Calculateur de codes temporels, et ce, tant pour la
période de 5 125 ans de l’âge du monde actuel que pour le cycle précessionnel de près de 26 000 ans.
Les similarités entre les conditions dominantes de ces deux périodes fort différentes sont frappantes.
Si les cycles de la nature suivent les tendances observées dans le passé, ces indicateurs nous donnent
une idée concrète de ce à quoi l’on peut s’attendre durant la transition en 2012 entre deux âges du
monde.
Gardant ces descriptions à l’esprit, nous avons maintenant tout ce dont
nous avons besoin pour identifier ce qui risque de se passer en 2012. Si
vous êtes comme moi, vous aimez tout connaître à l’avance sur l’endroit où
vous comptez vous rendre. Voici donc l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur
les événements qui se sont produits entre 13 824 av. J.-C. et 1155 av. J.-C.:
Ce tableau nous donne une bonne idée de ce qui pourrait arriver durant
la période précédant et suivant immédiatement l’an 2012. Bien que plus de
12 000 ans se soient écoulés entre les années de référence marquant la fin
de ces deux cycles, les conditions sont remarquablement similaires. Chaque
fois nous observons les faits suivants:
• L’intensité du champ magnétique terrestre se situait dans le même
ordre de grandeur qu’aujourd’hui.
• Il y a chaque fois eu une augmentation subite et rapide de la quantité
d’énergie solaire atteignant la Terre.
• Il y a une hausse des températures globales.
• Les glaces polaires fondent rapidement.
• Le niveau de la mer s’élève.
Il est important de noter ici la force du champ magnétique terrestre à la
lumière de la préoccupation croissante de certains quant à la possibilité
qu’une inversion magnétique des pôles se produise aux environs de 2012.
Comme plusieurs des changements dont il a été question jusqu’ici semblent
dépendre de l’intensité du champ magnétique de la Terre, nous allons
examiner plus attentivement ce que ces données nous révèlent.
Les archives détaillées des variations du champ magnétique terrestre
obtenues grâce à l’analyse des carottes de glace de l’Antarctique – au
moyen de la méthode avec radio-isotope – ont permis de confirmer un
élément d’information très important. Ils ont démontré que l’intensité du
champ magnétique de notre planète doit descendre au-dessous d’un certain
seuil avant qu’une inversion ne puisse se produire. Compte tenu des brèves
explications données plus haut sur chaque titre des colonnes du tableau
comparatif, ce seuil semble se situer au-dessous de 2 unités sur l’échelle
VADM.
Si les tendances historiques demeurent sensiblement identiques, les
données du tableau montrent que nous sommes loin de ce seuil aujourd’hui.
En outre, il est peu probable que l’intensité du champ magnétique baisse
subitement d’ici l’an 2012… à moins, bien sûr, que ne survienne quelque
chose d’inattendu qui ne s’est pas produit à la fin du précédent cycle.
Ainsi, il y a des circonstances extraordinaires qui pourraient bouleverser
le fragile équilibre de ce que les scientifiques appellent la «dynamo
magnétique» de la Terre. Si cet équilibre était suffisamment perturbé, il est
tout à fait possible que cela puisse précipiter le champ magnétique dans une
rapide chute d’intensité qui serait alors suivie d’une inversion des pôles
magnétiques du globe. Bien qu’il n’y ait pas de motifs de croire qu’un tel
scénario soit imminent, il est souvent cité dans tout ce qui s’est récemment
publié au sujet de l’an 2012, et je tenais donc à le mentionner ici.
De récentes découvertes relativement au fonctionnement du champ
magnétique terrestre semblent indiquer qu’au lieu qu’il n’y en ait qu’un
seul, il y en aurait en réalité plusieurs qui se fusionnent (se couplent) pour
créer le bouclier magnétique qui nous protège des effets nocifs de l’intense
rayonnement solaire. Une partie de ces champs semble prendre sa source à
l’intérieur même du globe, alors qu’une autre se forme dans l’atmosphère
terrestre.
Tout ce qui pourrait provoquer une perturbation suffisamment forte au
sein de notre planète ou de son atmosphère risque de bouleverser l’équilibre
de ces champs magnétiques. En d’autres termes, un cataclysme
suffisamment gigantesque pourrait bien avoir raison du bouclier qui nous
protège. Même si plusieurs scénarios pourraient entraîner un tel
effondrement, les plus préoccupants d’entre eux sont les suivants:
• Une forte perturbation du champ magnétique pourrait résulter d’une
tempête exceptionnellement intense de particules projetées vers la
Terre par une super éruption solaire.
• Une très grosse vague galactique de rayons et de radiations cosmiques
hautement énergétiques du genre de celle qui balaie l’univers à tous les
15 000 ans environ pourrait avoir le même effet dévastateur16.
• Un choc physique sur la planète suite à l’impact d’un météore le
pourrait également.
• Une puissante secousse tellurique, comme celle qui a déclenché le
tsunami dans l’océan Indien en 2004, pourrait avoir un effet sur le
balancement périodique de l’axe de rotation de la Terre.
• L’effleurement de la Terre par un grand corps céleste comme un
astéroïde, une comète ou un planétoïde pourrait être l’élément
déclencheur.
• Enfin, l’effet gravitationnel perturbateur exercé sur la Terre alors
qu’elle franchit le plan équatorial de la galaxie est un autre scénario
catastrophique souvent évoqué.
Bien que ces descriptions soient assez simplifiées, elles suffisent à
donner une idée du risque potentiel d’une inversion des pôles magnétiques
aux environs de 2012. Ces possibilités ne présagent certainement rien de
bon. Toutefois, aucun indice géologique pour la période où notre système
solaire traversait le même plan équatorial de la Voie lactée à la fin du
précédent cycle précessionnel, il y a près de 26 000 ans, ne nous donne la
moindre raison de croire que nous verrons l’un ou l’autre de ces
événements se produire immédiatement avant ou après l’an 2012.
Code temporel 17: Aucun indice géologique ne nous donne à penser qu’il y aura une
inversion du champ magnétique terrestre peu avant ou peu après l’an 2012.
Il est important de ne pas oublier que la transition entre deux âges du
monde culminant en 2012 est un processus graduel plutôt qu’un événement
ponctuel. Il y a donc déjà un bon moment que ce processus est engagé.
Selon les calculs effectués par John Major Jenkins (voir l’Introduction),
c’est autour de 1980 que la Terre est entrée dans la zone d’alignement
marquant la fin du grand cycle de 25 625 ans. Cela signifie que non
seulement cet alignement est commencé, mais aussi que ses effets -comme
les extrêmes climatiques tels les déluges de pluie et les chaleurs
caniculaires, ainsi que les ouragans, les feux de forêt et les sécheresses
prolongées dans certains endroits du monde – se font sentir depuis un bon
moment déjà. Cela nous indique que nous avons affronté les conséquences
les plus graves du changement en cours depuis près de 30 ans, et que nous
ne nous en sortons pas trop mal jusqu’ici.
Ce qu’il faut avant tout retenir, c’est que les données historiques
semblent montrer que même si l’intensité du champ magnétique terrestre a
bel et bien diminué, sa force actuelle est néanmoins comparable à ce qu’elle
était à la même période lors des précédents cycles, soit assez faible pour
déclencher d’importants changements de climat et de biodiversité, mais tout
de même assez élevée pour empêcher une inversion complète du champ
magnétique de la Terre. Autrement dit, son degré d’intensité correspond
exactement à ce qu’il est censé être, et cela survient précisément au bon
moment pour précipiter la fin d’un âge du monde et le début du suivant.
Code temporel 18: Les données du Code temporel montrent que les circonstances relatives
aux événements humains, terrestres et célestes d’aujourd’hui sont sensiblement les mêmes
que celles qui existaient durant la période de chacune des deux années de référence du
passé. En d’autres termes, les changements qui surviennent présentement sont précisément
ceux auxquels on pouvait s’attendre pour la fin d’un âge du monde.
Détails relatifs aux deux années de référence pour 2012
Le tableau de l’illustration 15 nous donne la possibilité de comparer où
nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à ce qui s’est passé en
1155 av. J.-C. et en 13 824 av. J.-C. L’examen suivant apporte davantage de
détails que ce qu’il était possible de fournir dans le tableau. C’est tout
particulièrement vrai dans le cas des événements humains survenus en 1155
av. J.-C. et concernant ce à quoi l’on peut s’attendre en 2012. Chaque
élément est abordé en suivant le même ordre où il apparaît plus haut dans ce
chapitre.
Événements humains
L’année 13 824 av. J.-C. correspond à une période où, selon les historiens
modernes, la civilisation organisée en États-nations n’existait pas encore.
Pour cette raison, rien ne nous permet de déterminer comment les
changements survenus alors ont pu affecter les populations humaines qui
existaient sans doute à cette époque.
Toutefois, l’an 1155 av. J.-C. fut une année charnière pour l’une des plus
grandes civilisations de l’histoire, soit la superpuissance qu’était alors
l’Égypte des pharaons. Tel qu’indiqué en détail ci-après, c’est cette année-là
que furent mis à mal plusieurs des systèmes indispensables à la survie de
cet empire, et c’est la convergence de tous les revers subis par l’Égypte qui
entraîna l’effondrement de cette civilisation antique. Tous ces événements
sont arrivés au cours de cette même année, qui est la réplique fractale de
l’ensemble de cet âge du monde. Il semble qu’ils soient tous sur le point de
se répéter d’ici à 2012, ce qui marquera la fin de ce même âge du monde.
– Comme pour toute puissance mondiale, la survie d’une grande partie de la
civilisation et du gouvernement de l’Égypte dépendait de la façon dont
l’empire était gouverné. Le dernier grand pharaon de l’Égypte, Ramsès III,
mourut en 1155 av. J.-C., possiblement de la variole. Sa mort et le chaos qui
s’ensuivit précipitèrent le déclin de la 20e dynastie égyptienne, une
situation attribuable à plusieurs facteurs qui semblent avoir contribué au
déclenchement d’une longue guerre lancée afin de repousser les
envahisseurs étrangers ayant attaqué l’Égypte au cours de cette période.
Parmi ces facteurs, mentionnons le coût élevé de cette guerre et
l’épuisement des ressources financières de l’empire. Les historiens
égyptiens ont également trouvé des comptes rendus de la première grève
ouvrière jamais rapportée, laquelle était possiblement liée à des pénuries
alimentaires dues à de brusques changements climatiques et à des
dommages aux cultures par suite de désastres naturels, dont notamment des
chutes de cendres volcaniques provenant, croit-on, d’une éruption du mont
Hekla en Islande.
Comme nous approchons de la fin du grand cycle actuel, il semble que,
sous de nombreux rapports, nous soyons présentement soumis aux mêmes
circonstances dangereuses que celles rapportées en 1155 av. J.-C. Les
bouleversements climatiques et la concurrence pour des ressources en voie
d’épuisement, dont surtout des pénuries de pétrole et de nourriture, ont
débouché sur de violents conflits qui ont engendré plusieurs guerres à la fin
du 20e siècle et au début du 21e. Conscients de cette situation et de ce qui
risque de se reproduire, une question s’impose à nous aujourd’hui: Sauronsnous tirer les leçons du passé et éviterons-nous, en cette fin de cycle, de
tomber dans le même piège que nos ancêtres, soit de nous opposer les uns
aux autres? Seul le temps nous le dira.
Événements terrestres
Ainsi que nous l’avons vu plus haut, l’intensité uniforme du champ
magnétique terrestre est le fondement sur lequel reposent nombre de
systèmes dont nous dépendons pour assurer notre survie. Les données
relatives à la force du champ magnétique global présentées sommairement
dans le tableau de l’illustration 15 sont basées sur deux études, recourant
toutes deux à la même méthode pour déterminer son degré d’intensité dans
le passé, et nous disant toutes deux essentiellement la même chose17.
Pour l’année 1155 av. J.-C., elles montrent que l’intensité du champ
magnétique oscillait autour de 10,5 sur l’échelle VADM; dans le cas de
l’année 13 824 av. J.-C., nous avons vu qu’elle variait entre 5,25 et 7,25.
Ces données semblent indiquer que l’intensité du champ magnétique en ce
moment, qui se situe aux environs de 7,5, correspond exactement à ce que
l’on pouvait anticiper à ce point-ci du grand cycle actuel.
— Les données sur la température moyenne mondiale présentées dans le
tableau comparatif proviennent des résultats, publiés en 1999, de l’analyse
des carottes glaciaires prélevées lors de forages effectués à Vostok en
Antarctique. Les deux échantillons de glace utilisés dans cette étude
révèlent la même tendance. En 1155 av. J.-C., il y a eu un réchauffement
global d’environ 1 oC, alors que la hausse des températures mondiales a
atteint le double, soit 2 oC, en 13 824 av. J.-C. Il semble donc que la hausse
des températures observée mondialement aujourd’hui soit précisément du
même ordre de grandeur que ce qui s’est produit à ces deux périodes clés du
grand cycle.
– Les mêmes études ayant permis de déterminer les températures moyennes
globales à partir des carottes glaciaires prélevées en Antarctique ont
également permis d’établir une corrélation entre ces températures et les
conditions de la glace polaire dans le passé aux deux endroits où les
prélèvements ont été effectués. Les résultats tant pour l’année 1155 av. J.-C.
que pour l’année 13 824 av. J.-C. montrent la même tendance en ce qui a
trait à la fonte. Les données recueillies confirment ce que nous savons
intuitivement à l’égard de la relation entre les températures et l’état de la
glace: chaque fois qu’il y a une hausse des températures mondiales, le
volume total de glace décroît proportionnellement. C’est justement ce qui
semble se produire en ce début de 21e siècle, avec le détachement de
gigantesques masses de glace de la calotte glaciaire au pôle Sud et la fonte
accélérée de la banquise au pôle Nord rapportée en 2008 par les
climatologues du National Snow and Ice Data Center à Boulder, au
Colorado.
Événements célestes
Ayant réussi à déterminer l’intensité du champ magnétique terrestre dans le
passé, les scientifiques sont maintenant en mesure d’estimer quelle quantité
d’énergie radiante solaire atteint la Terre, et ce tout au long du cycle actuel.
De nouveaux modèles informatiques établissant un lien entre la température
de l’océan et certains isotopes d’oxygène (O16 et O18), que l’on trouve
dans les carottes sédimentaires prélevées au fond des océans, fournissent
désormais une archive en continu de la quantité d’énergie solaire reçue sur
Terre durant de longues périodes.
Les données disponibles sont exprimées en termes de variations de la
quantité d’énergie reçue et permettent de dresser un tableau détaillé de
l’influence du soleil au cours des 90 000 dernières années, soit environ la
durée d’un cycle glaciaire complet. Ce qui importe de souligner ici, c’est
que même si la quantité totale d’énergie radiante atteignant la Terre était
moins élevée en 13 824 av. J.-C. que durant l’année 1155 av. J.-C., elle
augmenta néanmoins subitement dans les deux cas. Avec ce surcroît
d’énergie, les analyses des carottes glaciaires ont dans les deux cas révélé
un réchauffement équivalent. Là encore, on peut observer le même
phénomène aujourd’hui avec l’affaiblissement du champ magnétique
terrestre.
La fin des temps réexaminée: À quoi peut-on s’attendre?
Bien qu’il soit impossible de déterminer avec certitude ce que nous réserve
la fin de notre âge du monde en 2012, nous pouvons maintenant avoir une
bonne idée de ce qu’annonçait l’arrivée de certains moments clés de cycles
similaires dans le passé. Grâce aux informations obtenues à l’aide du
Calculateur de codes temporels, nous pouvons dresser un tableau
raisonnablement précis de ce qui se passera en 2012, et même par la suite.
Nous pouvons procéder avec confiance grâce aux années de référence
clairement établies par les Mayas dans leur fameux calendrier.
Sur la base des dates indiquées par le Calculateur de codes temporels, le
résumé suivant décrit ce à quoi l’on peut s’attendre immédiatement avant et
après le 21 décembre 2012.
Les circonstances existant au moment des dates de référence d’âges passés nous
démontrent ce à quoi nous pouvons nous attendre dans les années précédant et suivant
immédiatement l’année 2012 de fin de cycle dans le calendrier Maya, soit:
• Un degré d’intensité du champ magnétique terrestre se situant entre 5,5 et 10,5 sur
l’échelle VADM. (Cela situe le degré actuel de 7.5 précisément au cœur des mesures
antérieures.)
• À moins que les circonstances spéciales décrites précédemment ne surviennent, rien
n’indique qu’il y aura une inversion des pôles magnétiques.
• Une hausse des températures globales de 1 à 2 degrés C. (Cela situe le réchauffement
observé jusqu’ici dans un ordre de grandeur comparable à celui des cycles passés.)
• Une brusque augmentation de la quantité d’énergie radiante que la Terre reçoit du soleil.
(L’augmentation mesurée aujourd’hui est de cet ordre.)
• La fonte des glaces polaires et un effondrement des calottes glaciaires. (Les données
géologiques disponibles semblent indiquer que le réchauffement que nous constatons
aujourd’hui sera rapide, mais de courte durée, et sera suivi d’une période de
refroidissement général.
Compte tenu de ces possibilités, le rare alignement marqué par le solstice
d’hiver du 21 décembre 2012 semble être le repère cosmique que les
anciens Mayas et d’autres peuples avaient identifié comme le moment où
surviendra ce grand changement cyclique sur la Terre. Mais en plus des
changements physiques que vivra la planète, ils ont prédit les
transformations émotionnelles et spirituelles qu’éprouveraient les habitants
de la Terre afin de pouvoir s’adapter aux nouvelles conditions climatiques
et configurations géographiques que ces changements apporteront.
De ce point de vue, l’année 2012 constitue véritablement la fin d’une
réalité confortable à laquelle nous nous sommes habitués et le début de
quelque chose d’entièrement nouveau. Autrement dit, lorsque nous nous
entendrons dire que nous souhaitons que les choses reviennent à la
«normale», nous pourrions bien découvrir que le monde résultant de tous
ces changements représentera la «nouvelle normalité». Il nous reviendra
alors de saisir l’occasion qui se présentera à nous de profiter de toute
l’expérience acquise au cours des 5 125 dernières années, et de nous en
servir pour établir les fondements du sixième âge du monde.
Ce n’est peut-être pas une coïncidence si ce n’est que maintenant – dans
les dernières années de la partie la plus sombre de notre voyage cyclique à
travers les cieux, alors même que nous sommes confrontés aux pires
menaces quant à notre avenir et même à notre survie – que nous avons
découvert que nous sommes capables de coopérer les uns avec les autres
comme jamais auparavant dans toute notre histoire. C’est comme s’il avait
fallu que nous nous poussions à l’extrême limite du danger pour enfin
commencer à appliquer ce que nous avons appris afin d’arriver ainsi à
survivre aux conditions que nous avons créés.
Nous nous trouvons à ce rare moment dans le temps où l’univers entier
semble conspirer pour créer les conditions idéales d’un profond changement
dans notre conception du monde et de nous-mêmes. Tout comme nous nous
en remettons, lorsque nous voyageons, aux panneaux routiers indiquant la
direction à suivre pour arriver à bon port, selon l’itinéraire choisi, l’année
2012 constitue une sorte de point de repère indiquant la fin d’un cycle. Ce
point de repère nous permet de réfléchir au chemin parcouru, d’évaluer les
choix que nous avons faits et la direction que nous avons choisie, et
d’effectuer toute correction de mi-parcours pouvant s’avérer nécessaire
pour compléter avec succès notre périple cosmique. Cette possibilité
n’existe que lorsque tout ce dont nous avons besoin pour réaliser un tel
changement se présente à nous au cours d’une seule et même fenêtre dans le
temps. La «zone» de l’alignement de 2012 semble bien être une telle
fenêtre.
CHAPITRE 7
2012, le moment du choix:
L’Armageddon ou un nouvel Éden?
«La race humaine se trouve à un point tournant décisif.
Allons-nous choisir de créer le meilleur des mondes possible?»
– Magazine Scientific American (septembre 2005)
«Lorsque vous avez eu un aperçu de ce que le monde
pourrait devenir, il est impossible de continuer à vivre
dans le monde actuel comme si de rien n’était.»
– Anonyme
Lorsque l’on combine les messages que les anciens nous ont transmis
depuis plus de 5 000 ans avec la perspective éclairée que nous offre la
science contemporaine, le caractère exceptionnel de notre époque devient
évident. Tout compte fait, l’importance de ce qui s’annonce pour 2012 est
difficile à réfuter. Si l’affaiblissement du champ magnétique terrestre laisse
pénétrer dans l’atmosphère une plus grande quantité d’énergie solaire, ce
qui va inévitablement engendrer de profonds changements, notre réaction à
ces changements ne pourra que catalyser une croissance spirituelle plus
rapide. Comme ces deux phénomènes surviendront précisément au même
moment où la fin d’un cycle de 5 125 ans coïncidera avec celle d’un
alignement qui n’a lieu qu’à tous les 26 000 ans, on peut croire que le
cosmos tout entier a en quelque sorte conspiré pour nous influencer avec ce
que l’auteur José Argüelles appelle le «faisceau de synchronisation
galactique».
Quelle rare et précieuse opportunité! Les choix que nous faisons
individuellement et collectivement en ce moment déterminent comment
nous accueillerons cette assistance cosmique. Nous les faisons notamment
par la manière avec laquelle nous choisissons de vivre notre existence face
aux plus grands défis rencontrés jusqu’à ce jour dans l’histoire humaine
connue.
Le monde est en train de changer sous nos yeux. C’est à toute vitesse –
plus vite que l’on ne peut l’expliquer dans nos manuels scolaires ou en faire
la chronique dans des documentaires – que tout change alors que les
glaciers et les calottes polaires fondent partout dans le monde; que le niveau
de la mer monte; que la nourriture et l’eau se font rares; que de violentes
tempêtes balaient des communautés et des villes entières de la face du
monde. Ce ne sont là que quelques-unes des conséquences des changements
climatiques dont la répétition était révélée dans les archives glaciaires et
géologiques de l’Antarctique et des fonds marins, et au sujet desquelles de
nombreux visionnaires nous avaient avertis par leurs prédictions.
On ne peut se contenter de prétendre que ces choses vont peut-être se
produire un jour. Elles ont lieu en ce moment même, et tout s’accélère. Bien
que nos ancêtres aient laissé derrière eux des messages avertissant que de
tels événements allaient se produire, l’essentiel de leurs messages ne portait
pas tant sur les événements eux-mêmes que sur la façon dont nous allions y
réagir. En d’autres termes, selon eux les changements que nous observons
aujourd’hui dans le monde allaient catalyser ceux que nous vivons en nousmêmes présentement.
Confrontés à l’épuisement des ressources, allons-nous entrer en conflit
pour savoir qui va contrôler celles qui restent, ou bien allons-nous faire
front commun afin de trouver ensemble le moyen de résoudre ces
problèmes? Les nations ayant le plus d’argent, de pouvoir et d’influence
vont-elles se servir de ces avantages pour s’approprier les dernières réserves
de pétrole, les dernières terres fertiles et les dernières sources d’eau pure,
laissant ainsi les autres se débrouiller toutes seules? Ou bien allons-nous
tous reconnaître que nous ne formons qu’une seule grande famille, que la
Terre est notre maison commune, et que nous avons beaucoup plus de
chances de réussir à trouver des solutions aux problèmes d’un monde en
changement si nous unissons nos efforts, au lieu de tenter d’y parvenir
chacun de notre côté en s’accrochant aux derniers vestiges d’un mode de
vie non durable?
Nous pourrions bien découvrir que la réponse à toutes ces questions est
le grand secret grâce auquel nous comprendrons ce que représente l’année
2012 et ce que d’autres sociétés bien avant nous ont tenté de nous faire
comprendre. Les anciens sages se sont donné beaucoup de mal pour
préserver ce qu’ils voulaient transmettre aux générations futures. Le fruit de
leur labeur est dispersé aux quatre coins du globe dans les temples, les
tombes et les monuments formant le riche héritage qu’ils ont laissé derrière
eux. Chacun de ces vestiges d’un passé glorieux porte un important
message. Même si chacun de ces messages peut sembler fort différent de
tous les autres, le thème constant qui les unit est qu’ils nous communiquent
tous quelque chose à propos de nous-mêmes.
Qu’il s’agisse du calendrier maya, qui nous rappelle notre relation avec
les cycles du temps, ou de l’enseignement bouddhiste selon lequel «la
réalité n’existe que par le regard que nous posons sur elle»; qu’il s’agisse
également du précepte chrétien selon lequel ce qui nous arrivera dans
l’autre vie est déterminé par les choix que nous posons dans celle-ci, ou de
la tradition hopi qui encourage à faire des choix décisifs dans la vie, il est
clair que beaucoup d’efforts ont été déployés dans le passé afin de préserver
une sagesse dont nous avons manifestement besoin aujourd’hui.
Cette sagesse ancestrale porte en elle le message de renouveau qui
accompagne la venue d’un nouveau cycle, d’un nouvel âge du monde
durant lequel nous pourrons réussir là ou d’autres ont échoué et ainsi
assurer, grâce à ce que nous aurons appris de notre passé, rien de moins que
l’avenir de notre espèce. Les bouleversements qui transforment la Terre
aujourd’hui nous obligent à adopter une nouvelle façon de penser, d’être et
de vivre. La découverte du fait qu’un choix s’offre à nous constitue peutêtre la plus importante prise de conscience à faire en ce moment.
Allez-vous le changer?
L’une des révélations les plus troublantes du livre de Michael Drosnin
s’intitulant La Bible: le code secret, consiste en une séquence de mots ayant
un rapport direct avec l’an 2012 du calendrier maya. Situés dans les codes
de la Torah à un point liant le texte à l’année hébraïque 5772 (correspondant
à l’an 2012 du calendrier grégorien) se trouvent les deux sinistres mots
suivants: Terre anéantie. Il ne fait aucun doute que découvrir de tels mots
encodés dans la Bible ne peut qu’être une expérience traumatisante. Cela
semble certainement confirmer les scénarios apocalyptiques annonçant
l’Armageddon et la fin du monde. Toutefois, un examen plus approfondi du
code en question révèle quelque chose de tout à fait inattendu, soit une autre
séquence de mots qui décrivent une deuxième possibilité et offrent un rayon
d’espoir pour cette même année.
Dans son analyse du sens à donner à un tel message, Drosnin explique
d’abord comment les mots obscurité et ténèbres croisent le mot comète et
paraissent en lien avec l’an 2012. Puis, il attire notre attention sur une
curieuse phrase située près de la portion du texte décrivant la menace, et qui
semble la contredire. Une fois traduite, elle se lit ainsi: «Elle sera broyée,
chassée, je la réduirai en pièces, en 5772 [c’est-à-dire en 2012]1.» Avec ces
mots, l’auteur du Code de la Bible semble mettre de l’avant le
développement d’un autre résultat pour l’année où le Code annonce: «Terre
anéantie», soit la possibilité que la Terre soit épargnée. Selon cette
interprétation, c’est la menace elle-même qui sera anéantie cette année-là au
lieu que ce soit la planète qui soit détruite.
Alors lequel des deux scénarios est le bon? Verrons-nous la fin du monde
en 2012, ou alors est-ce la menace qui sera éliminée? Comment ces deux
dénouements possibles peuvent-ils être annoncés pour le même moment?
Une troisième phrase, qui se trouve tout près du même endroit dans le texte
codé, semble permettre de résoudre ce paradoxe et d’apporter une réponse à
notre question. C’est une phrase que l’on retrouve à d’autres endroits dans
la Bible, tout particulièrement là où des situations précises comme des
élections, des guerres et des assassinats sont rapportées. Accompagnant la
séquence où il est question des pires scénarios d’avenir se trouvent quatre
mots qui offrent de l’espoir, tout en posant au lecteur une question simple et
directe. Allez-vous le changer2?
Faisant écho aux découvertes de la physique moderne et aux fondements
mêmes de nos traditions spirituelles, ces quatre mots nous rappellent l’un
des plus grands secrets de l’existence: au lieu d’en être séparés, nous
faisons partie intégrante de notre monde. À ce titre, nous jouons un rôle
déterminant dans ce qui nous arrivera en 2012 et les années subséquentes.
En fait, si l’on en croit le code de la Bible, notre rôle est si essentiel que
nous pouvons même arriver à modifier le déroulement d’un événement
identifié il y a plus de 3 000 ans comme ayant le potentiel de mettre fin au
monde. La question Allez-vous le changer? s’adresse donc directement à
ceux qui allaient un jour réussir à décoder le message laissé par l’ancien
créateur de ce code. C’est donc à nous qu’elle s’adresse.
C’est comme si celui qui a créé ce code savait que la technologie
nécessaire pour déchiffrer ce message ne deviendrait disponible qu’au
moment où la menace serait sur le point de se matérialiser. Puisque nous
l’avons maintenant décrypté, le temps est manifestement arrivé où nous
devons nous tenir prêts à faire le nécessaire pour transcender les sinistres
possibilités associées à cette fin des temps annoncée. Soulignons enfin que
ce message codé dans la Bible constitue un autre exemple de plus d’une
ancienne prophétie identifiant l’an 2012 comme une opportunité à saisir
pour choisir un avenir meilleur.
Dans la plupart des écrits anciens, la fin de notre cycle est décrite comme
étant une brève mais intense période de chaos et de confusion. Avec ce que
nous savons maintenant au sujet de l’alignement galactique en cours, cela
indiquerait donc que les années entre 1980 et 2016, correspondant à la
durée de l’alignement du soleil avec le plan équatorial de la galaxie,
marquent le point culminant de cette transition entre deux âges du monde.
Tout comme il est courant de dire que c’est juste avant l’aube que la nuit est
la plus noire, les mêmes sources qui lançaient un avertissement au sujet de
la fin de ce cycle signalaient également que cette période ténébreuse est
précisément le passage obligé qui mène vers une ère lumineuse, soit celle
d’un accroissement marqué de la lumière physique et spirituelle
accompagnant l’orbite cosmique qui nous rapproche du cœur de la Voie
lactée.
C’est au cours de la période noire de la fin des temps que notre foi, notre
force et notre véritable nature seront mises à l’épreuve. L’une des leçons les
plus importantes retenues par ceux qui ont déjà traversé de telles fins de
cycle, c’est que survivre à ces temps de ténèbres sans succomber à la peur
qu’ils engendrent représente le plus grand défi à relever. C’est justement
cette peur, suggèrent-ils, qui détruit le monde et tout ce qui nous tient le
plus à cœur. Ils ont donc jugé nécessaire de laisser cet avertissement à la
postérité, parce que ce genre de problème semble justement être ce qui a
jadis entraîné l’effondrement de plusieurs civilisations.
Ainsi, des découvertes établissant l’existence d’une civilisation avancée
dans la vallée de l’Indus, entre l’Inde et le Pakistan actuels, situent sa fin à
un moment qui correspond étrangement à la fin du dernier grand cycle et,
par conséquent, au début de notre âge du monde. Des données
archéologiques probantes ont permis de dater les vestiges d’une guerre
antique au cours de laquelle se déchaînèrent de puissantes armes
sophistiquées responsables de la destruction de cette civilisation alors
vieille de près de 5 000 ans3,4.
À la lumière des changements profonds qui s’annoncent pour 2012,
notre plus grande épreuve sera peut-être de trouver le moyen de nous y
adapter sans trahir ce que le philosophe Francis Bacon appelait la bonté
fondamentale de l’homme. Cette épreuve pourrait bien également constituer
notre plus belle occasion de réagir au stress d’un monde en changement en
nous aidant les uns les autres dans un esprit de coopération, au lieu de nous
tourner les uns contre les autres sous l’effet de la peur.
Le chemin hopi de la vie
«La prophétie dit que la Terre tremblera trois fois.»
C’est par ces mots que l’auteur Robert Boissière débute sa description
des événements majeurs qui servent de marqueurs temporels pour la
prophétie des Hopis à l’égard du quatrième monde et de la fin des temps.
Lorsque l’on considère quels ont été les grands événements marquants du
20e siècle, le sens de cette phrase saute aux yeux.
Il y a d’abord eu la Grande Guerre, puis une seconde, lorsque la svastika s’est élevée audessus des champs de bataille de l’Europe, qui a pris fin avec le soleil levant sombrant dans
une mer de sang5.
Les détails explicites de cette citation laissent peu de doutes quant à la
nature de ce qui est décrit. Il n’y a eu que deux guerres mondiales au cours
des 5 000 dernières années et la référence à la svastika, emblème de
l’Allemagne nazi, et au soleil levant, traditionnellement associé au Japon,
est révélatrice puisque ces deux pays étaient à l’origine de l’une de ces deux
grandes guerres. Dans l’esprit des aînés hopis, la signification de cette
prophétie est sans équivoque; de même il est clair pour eux où les
événements du dernier siècle nous placent dans le tableau chronologique de
l’histoire du monde. Ainsi, avant sa mort en 1999 à l’âge de 108 ans, le chef
Dan Eveheman, qui était alors le plus ancien des aînés de la nation Hopi,
clarifia l’interprétation qu’il faisait du savoir traditionnel de son peuple
dans son «Message à l’humanité»:
Nous sommes aujourd’hui à la fin du chemin. Notre ancienne prophétie nous avait
prévenus que cela arriverait. On nous a dit que des hommes essayeront d’aller sur la lune,
qu’ils rapporteront quelque chose de la lune et qu’ensuite, la nature montrerait des signes
de perte d’équilibre. Maintenant nous voyons tout cela arriver. Inondations, sécheresses,
tremblements de terre et grandes tempêtes se produisent partout et causent beaucoup de
souffrances6.
La description des signes qui fut donnée aux Indiens hopis voilà
plusieurs centaines d’années – comme la mention de la svastika et des deux
grandes guerres mondiales – semble effectivement désigner des choses qui
ne peuvent qu’être liées aux événements survenus au cours du 20e siècle.
De leur point de vue, la transition vers le prochain âge du monde est déjà
bien entamée. Ils en sont persuadés.
Toutefois, ce qui rend leur prophétie particulièrement fascinante, c’est le
fait qu’elle ne mentionne pas comment le quatrième monde prendra fin. À
l’instar d’un roman mystère qui, à la fin d’un chapitre, nous laisse suspendu
au fil d’un récit inachevé, la prophétie Hopi n’apporte aucun détail sur la
façon dont la Terre «tremblera» après les deux grandes guerres. Elle ne peut
en dire plus puisqu’il y a une part d’inconnu qui empêche de prédire avec
certitude la tournure des choses. Et cette part d’inconnu, c’est nous. C’est là
où notre libre arbitre entre en jeu.
Tout comme le code de la Bible laisse entendre que c’est nous qui
choisiront ce qui se passera en 2012, la prophétie Hopi affirme que c’est à
nous qu’il revient d’écrire le dernier chapitre de l’histoire du quatrième
monde. Nous le faisons par la façon dont nous choisissons de vivre notre
vie aujourd’hui. Ainsi que l’explique Boissière:
… la prophétie ne dit pas ce qui arrivera lorsque la Terre tremblera pour la troisième
fois, car cela dépend de la voie que l’humanité suivra. Choisira-t-on la voie de la cupidité,
du confort et du profit, ou bien celle de l’amour, de la force et de l’équilibre7.
Voilà qui résume en quelques mots l’essentiel du message que les Hopis
destinaient à ceux qui allaient vivre durant la période de transition actuelle:
bien que le changement soit inévitable, notre réaction à ce dernier est une
question de choix. Ainsi, notre réaction face à la soudaine crise alimentaire
mondiale de 2008 dépendait entièrement de nous. C’est également à nous
qu’il revenait de choisir en 2004 et 2005 comment nous allions pourvoir
aux besoins de ceux qui voyaient subitement le fruit de toute une vie de
travail être emporté par les vagues de l’ouragan Katrina et du tsunami de
l’océan Indien. Bien que nous vivions manifestement à une époque marquée
par de grands bouleversements, tous ces messages du passé nous rappellent
que c’est nous qui choisissons comment nous nous comportons les uns
envers les autres en réaction à tous ces changements.
Ce qui distingue la prophétie hopi de toutes les autres, c’est qu’elle nous
propose un plan d’action pour affronter cette époque tumultueuse. Ces
recommandations sur la façon de choisir l’amour, la force et l’équilibre
furent transmises à leurs aînés d’une manière qui puisse assurer que le
message soit préservé jusqu’à la fin des temps. Grâce à ces
recommandations, nous savons comment nous préparer et nous adapter à la
transition qui nous amène vers le prochain grand âge du monde.
L’éventail des choix proposés par les Hopis
Dans presque tous les cas, les récits de la création décrivant les cycles des
précédents mondes expliquent comment l’effondrement de l’un fut le
fondement de l’essor du suivant. Dans cette perspective, la fin d’un cycle
n’est pas réellement la fin de tout. Ce n’est manifestement pas la fin de la
planète ni de toute vie sur Terre. Au lieu de cela, c’est la fin d’une façon de
vivre qui constitue une étape nécessaire à notre croissance et à notre
évolution. Même s’il est parfois difficile d’arriver au terme d’une époque, le
passage à la suivante est néanmoins tout aussi naturel que la transition entre
la nuit et le jour.
Afin de faciliter cette transition entre deux âges du monde, les Hopis
racontent que le Créateur leur donna un plan de vie en leur demandant de le
partager avec tous ceux qui accepteraient de les écouter. Le but et
l’emplacement de ce plan sont décrits dans la prophétie suivante:
Après le grand déluge du troisième monde, la femme araignée, qui tisse la trame unissant
toute vie, demanda à Massoua, le gardien de la Terre: «Les survivants du troisième monde
que tu as détruit par l’eau peuvent-ils venir vivre avec vous?»
Il répondit: «S’ils promettent de vivre conformément au plan de vie donné au départ par
Taiowa… Bien que plusieurs aient oublié leur plan de vie, beaucoup s’en souviendront…
Mais cela est écrit… sur la paroi du rocher8.»
Selon cette prophétie, le plan de vie du Créateur existe sous la forme
d’une simple série de pictogrammes offrant un profond message, et celle-ci
est préservée sur la paroi d’un rocher appelé le Rocher de la prophétie. Elle
nous décrit également l’état de conscience qu’il faudra avoir pour survivre
aux grands changements qui accompagneront la fin de notre âge du monde.
Illustration 16. Photographie de la prophétie hopi gravée dans la pierre à Old Oraibi, en Arizona. On
y distingue les deux chemins qui mènent au cinquième monde. (Photo prise par Bill Tenuto le 4 juin
2007 et utilisée avec la permission de l’aîné Hopi, Grand-père Martin. Martin s’est servi d’un
morceau de craie pour rendre plus visible pour la caméra cet ancien pictogramme. Pour voir d’autres
photos et interprétations de la prophétie hopi, visiter http://thenewhumanity.blogspot.com.
Personne ne sait depuis quand existent les images visibles sur le Rocher
de la prophétie, ni qui les y a gravées. Mais une chose est sûre: ce message
occupe une place centrale dans la prophétie hopi. Tout comme les tablettes
rapportées par Moïse servirent de directives à une civilisation tout entière,
la carte des Oraibi représente le message central d’une philosophie positive
pour les Hopis et pour tous ceux qui reconnaissent sa vérité. Bien qu’il
existe de multiples niveaux d’interprétation, l’essentiel de ce message est
généralement toujours le même.
Le code du Rocher de la prophétie tourne autour des deux lignes
parallèles traversant les pictogrammes et représentant deux chemins, deux
modes de vie possibles entre lesquels l’humanité doit choisir. Chacun
débouche sur un ensemble d’expériences fort différentes. Le chemin du bas
montre des gens en santé et débordant de vitalité, vivant jusqu’à un âge
avancé et récoltant du maïs qui pousse en abondance. Celui du haut montre
également des silhouettes de gens, mais un examen attentif permet toutefois
de constater que leur tête n’est pas rattachée à leur corps et qu’elle flotte
juste au-dessus de leurs épaules. La ligne qui souligne ces représentations
de personnages est brisée et déchiquetée.
Selon l’interprétation donnée par Boissière, le chemin du haut illustre ce
qui arrive aux «gens qui se fient uniquement à leur intellect rationnel, au
lieu d’avoir foi en l’Esprit.» À la place des récoltes abondantes illustrées sur
le chemin du bas, ils doivent affronter des tempêtes sur un terrain
rocailleux. Pour ceux qui arrivent à déchiffrer ce qui est ainsi représenté, le
message est clair: le chemin du bas mène à une vie de santé et d’abondance,
alors que celui du haut mène à une vie difficile de privations et de
souffrances.
La bonne nouvelle, toutefois, c’est qu’il y a également un troisième
chemin, représenté par une ligne verticale reliant la ligne brisée à la ligne
droite. On dit que cette ligne symbolise l’échelle du choix. C’est parce que
cette échelle existe que ceux qui ont choisi l’un ou l’autre des chemins de
vie dans le passé pourront choisir l’autre chemin. Les Hopis disent que lors
de la fin de cet âge du monde, il y aura une période de confusion durant
laquelle bien des gens se prévaudront de cette possibilité. Les conditions
régnant sur la Terre les feront sortir de leur zone de confort et les forceront
à choisir une nouvelle voie.
Les Hopis considèrent que cette période de confusion précède la
purification de la Terre qui aura lieu bientôt. Tout comme les feux ravageant
périodiquement les forêts ouvrent la voie à la croissance de nouveaux arbres
en santé, ces anciennes traditions ont préparé la voie au grand coup de balai
planétaire qui accompagne la fin de chaque âge du monde.
De ce point de vue, ce ménage est nécessaire et il est même inévitable.
Comme pour tout ce qui fait partie du grand jardin planétaire qu’est la
Terre, c’est une bonne occasion de balayer les débris de 5 000 ans d’histoire
et d’adopter le meilleur de ce que nous y avons appris. Ce faisant, nous
pourrons choisir de conserver dans le nouvel âge du monde ce qui a le plus
de valeur à nos yeux, et de laisser derrière nous tout ce qui a pu être une
source de peine et de souffrance pour nous – comme les jugements, les
préjugés et les croyances ayant précédemment guidé nos choix.
Si les extrêmes climatiques, l’effondrement des systèmes économiques
non viables, le plus vaste transfert de richesse de l’histoire et la compétition
croissante pour des ressources de plus en plus rares accompagnant cette
purification sont en fait déclenchés par des alignements astronomiques, ce
que les données disponibles confirment, alors la science moderne semble
parvenir aux mêmes conclusions. Ce qu’il faut retenir ici, c’est que tous ces
changements sont bel et bien en cours. Ils se produisent en ce moment
même. Les données scientifiques et les prophéties autochtones semblent
indiquer qu’une telle purification globale aura lieu de notre vivant.
Heureusement, ce genre d’épuration mondiale n’arrive pas souvent.
Même si tout cela paraît être une bonne chose, ce qui importe c’est
qu’avant de pouvoir ensemencer le jardin d’un nouvel âge du monde, d’une
nouvelle conscience d’être, nous devons d’abord identifier ce dont nous
avons besoin. Après avoir décrit les signes révélateurs du déséquilibre
mondial qui nous sont devenus si familiers aujourd’hui, l’interprétation de
la prophétie Hopi se conclut ainsi: «Il semble donc que nous sommes
maintenant arrivés à ce point dans notre vie.»
Les Hopis expliquent également que choisir le bon chemin est aussi
simple que ce que décrivent les pictogrammes: «Lorsqu’ils recourront à la
prière et à la méditation, au lieu de s’en remettre à de nouvelles inventions
qui ne font que créer davantage de déséquilibre, ils [les habitants de la
Terre] trouveront également le vrai chemin9.»
En outre, la clé pour demeurer sur la bonne voie est tout aussi simple:
«Donnez de l’amour à toutes choses, aux gens, aux animaux, aux plantes et
aux montagnes; car l’Esprit est Un, même si les Catsinas [les diverses
formes d’expression de l’Esprit] sont innombrables10.»
Les traditions hopis de la tribu des Oraibi offrent un bel exemple d’une
vision complète du monde. Elles nous informent de l’endroit où nous
sommes rendus dans le cycle grâce à des signes d’une clarté sans
équivoque. Puis, pour nous guider, elles nous incitent à adopter une façon
d’être durable et facile à suivre. Cette pratique nous donne la possibilité de
choisir de quelle façon nous souhaitons vivre la fin du grand cycle actuel et
la transition vers le suivant.
2012, l’année du choix
Alors, que cherchent réellement à nous communiquer les pictogrammes
hopis, le calendrier maya, le code de la Bible et les autres importants
messages du passé? Est-il possible qu’en choisissant une certaine manière
d’être, nous puissions effectivement changer notre façon d’expérimenter les
choses, comme les terrifiants événements prédits pour 2012? Alors que
plusieurs découvertes récentes nous montrent comment la conscience influe
directement sur le monde physique, elles sont généralement des variations
d’une expérience élaborée il y a près d’un siècle dans le but de découvrir
dans quelle mesure nos croyances ont un effet sur la réalité – et elles
apportent une réponse à notre question.
En 1909, le physicien britannique Thomas Young mit au point la
fameuse expérience de la double fente, déclenchant ainsi une révolution
dans la perception que nous avons de nous-mêmes. Ce que son expérience
révéla, c’est qu’un observateur agit sur ce qui l’entoure juste en l’observant,
influençant ainsi par sa seule conscience le comportement des particules
quantiques dont l’univers entier est constitué.
Le 26 février 1998, des scientifiques de l’Institut Wiezmann en Israël
répétèrent l’expérience de Young. Non seulement ont-ils pu alors confirmer
que nous influençons l’univers qui nous entoure juste en l’observant, mais
ils ont également découvert ceci: «Plus l’intensité d’observation est grande,
plus l’influence de l’observateur sur ce qui se produit est importante11.» En
d’autres termes, plus le degré d’attention sur l’expérience par les personnes
présentes est grand, plus l’influence de cette attention sur le résultat obtenu
est notable.
Ceci nous permet de mieux comprendre ce que la physique quantique et
le calendrier maya nous révèlent au sujet du pouvoir que nous avons sur
l’univers qui nous entoure. De plus en plus de scientifiques sont parvenus à
la même conclusion inévitable: Tout ce qui existe tire son origine du
royaume de l’énergie quantique. C’est ce même royaume qui est influencé
par nos pensées, nos sentiments, nos émotions et nos croyances. Dans cet
espèce de «no man’s land» où toute chose est possible, les lois du temps et
de l’espace ne semblent plus s’appliquer et sont remplacées par ce que les
scientifiques appellent «l’étrangeté quantique». C’est également là que les
atomes de la matière tombent sous l’influence de la pensée, de l’émotion et
de la croyance humaines pour devenir la réalité de notre monde.
En 1957, le physicien Hugh Everett III de l’Université Princeton a
poussé ces idées encore un peu plus loin en concevant la théorie qui
explique comment l’attention focalisée de notre conscience crée la réalité.
Dans un article mémorable présentant sa théorie des mondes multiples,
Everett décrit de simples moments dans le temps où il devient possible de
«sauter» d’une réalité à une autre en créant un pont quantique entre deux
possibilités préexistantes12.
Il appelle ces possibilités des «points de choix» et explique que ce sont
des moments où les conditions permettent de commencer à suivre un
chemin d’expérience et puis d’en prendre un autre en centrant notre
attention ailleurs, notamment en changeant nos croyances. Selon cette
perspective, le chaos, la souffrance et la destruction sont certainement
possibles – et peut-être même probables – si le cours des événements
humains demeure sur la même trajectoire qui a été établie près de deux
siècles auparavant. La découverte de ces points de choix nous donne la
possibilité de modifier cette trajectoire.
Cela est une bonne nouvelle compte tenu des scénarios peu rassurants
qui se dessinent pour 2012. De fait, aux yeux de ceux qui comprennent que
la répétition cyclique d’un événement déclencheur nous indique quel est le
meilleur moment pour modifier une séquence d’événements indésirables, la
transition de 2012 semble plutôt avoir du bon autant que du mauvais. Ils
savent qu’ils participeront à la naissance d’un monde nouveau et
merveilleux, mais aussi qu’ils seront témoins de la fin de tout ce qui est
incompatible avec ce monde nouveau. Bien que tout moment soit le bon
pour effectuer des choix positifs dans notre vie, c’est comme si toute la
nature conspirait pour créer, lors du point de choix de 2012, les conditions
parfaites pour faciliter ces choix et ces changements.
Ce qu’il faut souligner ici, c’est que nous avons tendance à éprouver
surtout les choses auxquelles nous nous identifions le plus. Autrement dit,
même si la maladie et la guérison coexistent, nous aurons le sentiment que
cette dernière domine si c’est vers elle que va toute notre attention. Nous
nous sommes entraînés à faire cela durant toute notre vie. Nous avons tous
su profiter du fait que nous avions une famille, un emploi, des amis et une
idylle amoureuse alors même que la souffrance et les tragédies de toutes
sortes déchiraient le monde. Que ce soit durant la Deuxième Guerre
mondiale ou lors de la guerre du Viêt-nam, ou encore tandis que la violence
faisait rage en Irak et en Afghanistan, ceux d’entre nous qui n’étaient pas
directement concernés par ces événements ont continué leurs routines
habituelles pendant que d’autres perdaient la vie dans ces conflits. Ces deux
réalités coexistaient et nous avions conscience des deux.
Toutefois, chaque matin lorsque nous nous levons et préparons notre
petit déjeuner, notre attention se porte surtout sur ce que nous ferons de
notre journée, plutôt que sur ce qui arrivera dans la vie des autres. Cette
capacité de faire abstraction de certaines choses semble être le secret pour
arriver aussi à survivre aux périodes de grands bouleversements dans
l’histoire de l’humanité. Si nous pouvons nous identifier aux changements
positifs qui surviennent localement, tout en faisant ce qui est en notre
pouvoir pour aider les autres globalement, nos choix individuels deviennent
alors notre centre d’attention collectif face à tout ce que 2012 pourra nous
apporter.
Notre «goulot» de changement
En 2005, le magazine Scientific American a publié une édition spéciale,
s’intitulant «La planète Terre à la croisée des chemins», qui identifiait un
certain nombre de scénarios possibles, dont notamment ceux mentionnés
dans ce livre, lesquels, si rien n’était fait pour les modifier, avaient le
potentiel de mener à la fin de la vie telle que nous la connaissons
aujourd’hui sur Terre13. Par l’entremise de différents essais et rapports, les
experts consultés y présentent de manière convaincante un seul et simple
fait: notre civilisation ne peut continuer sur la même voie de concurrence
violente, d’économie en perpétuelle expansion, d’épuisement ininterrompu
des ressources, et d’émissions croissantes de gaz à effet de serre contribuant
aux changements climatiques que nous avons subis au cours des 100
dernières années.
La convergence de tant de problèmes survenant en si peu de temps est ce
que le biologiste Edward O. Wilson de l’Université Harvard appelle un
«goulot d’étranglement» dans le temps. Le rédacteur en chef du magazine
Scientific American George Musser caractérise le goulot de Wilson comme
«une période de stress maximum s’exerçant sur les ressources naturelles et
sur l’ingéniosité humaine.» Ce que ce l’on retient surtout à la lecture de ce
numéro spécial, c’est que bien que chacun de ces scénarios, pris isolément,
soit déjà catastrophique, ils se produisent tous simultanément en ce moment
même alors que nous sommes à la toute veille du changement massif prédit
pour 2012.
Code temporel 19: Les plus grands esprits de notre époque s’entendent pour dire que
l’épuisement accéléré des ressources naturelles, la croissance exponentielle de la
population mondiale, la pauvreté globale et la compétition pour combler les besoins
essentiels de chacun convergent pour former, au cours des années à venir, un véritable
goulot d’étranglement.
Toutefois, avant même que nous ne prenions conscience de l’ampleur de
tous ces problèmes énoncés, l’un des plus grands esprits du 20e siècle avait
déjà proposé une solution alors qu’il lançait un avertissement retentissant.
Reconnaissant le fait que notre civilisation suivait une trajectoire
d’expansion rapide, de consommation effrénée des ressources naturelles et
d’écarts économiques grandissants qui ne pouvaient absolument pas être
viables à long terme, Albert Einstein avait formulé ce qui est l’évidence
même en une seule phrase percutante. «Nous avons besoin d’une nouvelle
façon de penser pour que l’humanité survive.» Nous ne saurons jamais si
les conditions observées dans le monde aujourd’hui correspondent à ce
qu’Einstein avait en tête lorsqu’il a fait cette remarque prophétique.
De toute manière, le nombre très élevé de crises auxquelles nous faisons
face et l’ampleur de leurs conséquences constituent une indication claire
que nous fonçons vers un point de convergence où quelque chose devra
forcément changer. Si rien n’est fait pour éviter le pire, notre monde tout
entier pourrait devoir traverser une période d’effondrements et de
souffrances tel que décrit dans de nombreuses prophéties. Pour ceux qui
vivront durant cette période, elle pourrait fort bien ressembler à
l’Armageddon dont il est question dans la Bible. Mais tant ce que disent les
prédictions que le simple bon sens nous rappellent qu’aucune de ces choses
n’est inévitable. Même s’il y a bien longtemps que le jardin d’Éden n’existe
plus, conscients désormais de ce qui s’est produit à la fin des précédents
âges du monde, nous pouvons transformer même les possibilités les plus
sombres et semer les graines d’un second jardin d’Éden.
Grâce aux différents modèles scientifiques dont nous disposons et
éclairés par les anciennes prophéties, nous pouvons désormais comprendre
ce qui nous attend si nous ne changeons rien, et identifier les possibilités
s’offrant à nous de créer un monde différent. Nous savons désormais que
des changements profonds sont devenus nécessaires dans nos relations avec
la Terre, avec nos semblables et avec nous-mêmes. Nous reconnaissons que
si nous voulons survivre, tout doit changer, depuis notre mode de vie
jusqu’à l’usage que nous faisons de ressources qui disparaissent à vue
d’œil. C’est précisément en raison de la capacité que nous avons d’anticiper
les conséquences destructrices de notre mode de vie actuel et de reconnaître
que d’autres choix s’offrent à nous que les mouvements prônant un mode de
vie holistique et durable de même que les industries vertes ont connu un tel
essor depuis quelques années.
Que peut-on donc conclure de tout cela relativement à ce que nous
réserve l’an 2012? Courons-nous à la catastrophe ou bien allons-nous vers
un millénaire de paix? Vivrons-nous l’Armageddon, un nouvel Éden, ou
peut-être même les deux? La vérité est que personne ne le sait vraiment.
Même si des éruptions solaires et des inversions magnétiques se sont bel
et bien produites dans le passé et que nos ancêtres y ont survécu, de tels
changements ne sont jamais survenus alors que 6,5 milliards de personnes
vivaient sur Terre. Ils ne sont certainement jamais arrivés alors que tant de
gens dépendent des réseaux de transmission électrique, des communications
sans fil, des ordinateurs et des systèmes globaux de navigation par satellite.
Personne n’a la moindre idée de l’ampleur des conséquences de pannes
généralisées et prolongées de tous ces systèmes; personne ne sait comment
nous ferions face à un tel défi; et personne ne peut dire quelles seraient les
répercussions d’une aussi monumentale épreuve sur notre vie, nos émotions
et notre santé.
Nous savons toutefois que des humains ont vécu jadis de tels
changements cycliques. Bien que les récits bibliques et les anciennes
traditions orales ne laissent pas de doute quant au caractère exceptionnel de
telles périodes, le fait est que des humains ont pu y survivre pour raconter
ce qui s’est passé, et que leurs récits se sont rendus jusqu’à nous. De
nouvelles découvertes en physique quantique liant une focalisation sur le
cœur avec ce qui se passe dans le monde révèlent que la façon dont nous
vivrons cette période de transition dépend largement de notre attitude
intérieure. Les résultats de ces recherches sont concluants. Ce que nous
ressentons face à ces expériences a un effet direct sur ce que nous créons.
Code temporel 20. Les résultats de ces recherches sont concluants: le fait de nous
concentrer sur le cœur et de vivre dans l’amour aura un effet direct sur la manière dont
nous vivrons la période de transition de 2012.
Pour notre rendez-vous avec 2012, il semblerait donc que si nous ne
cessons de penser à tout ce qui pourrait mal aller, nous risquons alors de
passer à côté des expériences de vie permettant justement d’empêcher ce
genre de choses d’arriver. Inversement, si nous reconnaissons le pouvoir
que nous confère une focalisation sur le cœur et l’amour, et comprenons que
ce pouvoir individuel peut être combiné à celui des autres pour former une
vague d’amour collective capable d’influencer directement les forces de vie
sur Terre, nous pourrions bien découvrir que les visions encourageantes sur
ce qui se produira après l’an 2012 sont plus que de simples métaphores.
Nous aurons alors appris que nous avons littéralement le pouvoir de créer
ensemble un nouveau monde absolument magnifique.
Ce qu’il nous faut absolument comprendre, c’est que le seul moyen d’y
arriver est d’unir nos forces. Or voici qu’un important nouveau projet, basé
sur une découverte non moins importante, nous ouvre justement la voie
pour réaliser précisément cet objectif.
Lier les cœurs grâce à un état de cohérence globale
Bien qu’il nous en reste encore beaucoup à apprendre au sujet de la
conscience, il y a une chose dont nous sommes certains: elle est une forme
d’énergie de nature magnétique. Nous pourrions étudier la nature
magnétique de la conscience pendant encore cent ans sans parvenir à
dévoiler tous ses mystères. Toutefois, nous pouvons nous servir de ce que
nous avons appris jusqu’ici afin de mieux nous adapter aux conditions d’un
monde en rapide transformation. De plus en plus de données semblent
désormais indiquer que le champ magnétique de la Terre joue un rôle
déterminant pour nous relier les uns aux autres, ainsi qu’avec la planète.
En septembre 2001, deux satellites environnementaux opérationnels
géostationnaires (acronyme anglais: GOES) ont détecté une augmentation
soudaine du magnétisme global qui changea à jamais la perception que les
scientifiques avaient de notre monde et de nous. Tant le satellite GOES-8
que le GOES-10 détectèrent alors une hausse subite et marquée de la force
du champ magnétique terrestre ainsi qu’en témoignaient les données
transmises au sol toutes les 30 minutes. Ce fut l’amplitude des maxima
d’intensité magnétique et le moment où ils se produisirent qui capta d’abord
l’attention des scientifiques.
Positionné à une altitude de 36 000 kilomètres au-dessus de l’équateur,
le satellite GOES-8 détecta le premier maxima, qui fut suivi d’une tendance
à la hausse des lectures transmises qui plafonnèrent à une mesure de
presque 50 unités (nanoteslas) plus élevées que tout ce qui avait été
enregistré jusque-là. Il était alors 9 heures du matin (heure normale de
l’Est), soit 15 minutes après que le premier avion eût percuté l’une des deux
tours du World Trade Center, et environ 15 minutes avant l’impact du
deuxième avion sur la deuxième tour.
La corrélation entre ces événements et les lectures était pour le moins
troublante. Et elle était incontestable. À la lumière de ces données, deux
questions devaient être posées: Y avait-il vraiment un lien entre les attaques
contre le World Trade Center et les données transmises par les satellites? Si
oui, quel était-il? C’est la réponse à la seconde question qui déclencha les
recherches, ainsi que l’ambitieuse initiative qui les suivit.
Des études menées quelque temps après par des chercheurs de
l’Université Princeton et de l’Institut HeartMath – une institution
innovatrice à but non lucratif créée en 1991 qui fut l’une des premières à
faire de la recherche et du développement dans le domaine des technologies
fondées sur les émotions émanant du cœur – ont permis de confirmer que la
corrélation entre les données transmises par ces 2 satellites et les
événements du 11 septembre n’est pas une simple coïncidence14. Après
avoir constaté que ces satellites avaient enregistré des maxima similaires
lors d’événements passés, lesquels avaient suscité beaucoup d’émotions
dans le monde entier, comme la mort de la princesse Diana, le facteur qui
semblait être l’élément commun entre eux était clair: tout indiquait qu’il
s’agissait du cœur humain.
Plus particulièrement, c’était l’émotion alors suscitée dans la population
mondiale par ces événements qui semblait influencer le champ magnétique
terrestre. Ce qui rend cette découverte si impressionnante, c’est que nous
savons maintenant qu’il existe un lien entre ce champ magnétique et un tas
de choses comme la stabilité du climat et la paix entre les nations.
Parmi les conclusions auxquelles les chercheurs sont parvenus, il y a
deux découvertes qui donnent un tout nouveau sens à ce que les satellites
ont détecté le 11 septembre 2001:
– Première découverte: Le fait que le cœur humain génère le plus fort
champ magnétique dans le corps, soit près de 5000 fois plus intense que
celui émis par le cerveau, est maintenant bien documenté. Ce champ se
manifeste sous la forme d’un anneau s’étendant bien au-delà du corps
physique et qui a été mesuré à des distances variant entre deux et trois
mètres du cœur physique. Certaines données laissent cependant croire que
ce champ est si grand qu’il peut s’étendre jusqu’à plusieurs kilomètres
autour de nous. Toutefois, l’équipement de détection disponible aujourd’hui
ne permet pas de détecter sa présence aussi loin.
Implication: Le champ magnétique du cœur réagit à la qualité des émotions que nous
suscitons dans nos vies. Tout comme le lien intuitif entre les sentiments et le corps semble
le suggérer, les émotions positives accentuent l’équilibre hormonal et la stabilité du rythme
cardiaque, ainsi que la lucidité et la productivité. Des études ont par ailleurs démontré que
les émotions négatives peuvent influencer jusqu’à plus de 1 400 processus biochimiques
dans le corps et entraîner notamment un déséquilibre hormonal, de l’arythmie cardiaque, de
la confusion mentale et un faible rendement au travail15.
– Deuxième découverte: Certaines couches de l’atmosphère terrestre, tout
autant que la Terre elle-même, génèrent ce que l’on appelle une «symphonie
de fréquences» (variant entre, 01 et 300 hertz), dont certaines coïncident
avec celles engendrées par le cœur lorsqu’il communique avec le cerveau.
Cette relation apparemment ancienne et presque holistique entre le cœur
humain et le magnétisme terrestre a donné naissance à une élégante théorie
– et au projet qui l’explore. Ainsi que l’expliquent les chercheurs de
l’Institut HeartMath, le rapport existant entre le cœur humain et le champ
magnétique semble indiquer que «de puissantes émotions collectives
exercent un impact mesurable sur le champ géomagnétique de la Terre16.»
Implication: Si nous pouvons apprendre le langage du cœur – celui-là même auquel le
bouclier magnétique de la Terre réagit – alors nous pourrons jouer un rôle actif dans les
effets que ce champ exerce sur toute vie. C’est là où une idée aux allures futuristes
récemment avancée devient encore plus excitante. Ces fluctuations du champ magnétique
terrestre liées aux émotions humaines ont été associées à des changements dans l’activité
du cerveau et du système nerveux, ainsi que dans la mémoire et les performances
athlétiques. Elles ont également un effet sur la capacité des plantes à créer les nutriments
vitaux dont elles ont besoin; sur le taux de mortalité humaine due à des problèmes
cardiaques; et sur les variations dans le nombre de cas rapportés de dépression et de suicide
– pour ne nommer que ceux-là.
Ces deux découvertes ont ouvert la porte à une toute nouvelle
compréhension de notre relation avec la Terre. Désormais, la question que
l’on se pose n’est plus Les émotions humaines collectives exercent-elles un
effet sur la Terre? mais plutôt Pourquoi ne serait-ce pas le cas? Si une
proportion suffisamment importante de la population humaine devait
focaliser son champ magnétique sur la même émotion au même moment, il
est manifestement clair qu’une telle concentration d’énergies magnétiques
aurait un effet sur la partie de la planète qui vibre aux mêmes fréquences
que les émotions humaines.
La relation est évidente: Tout changement dans ce que nous ressentons à
propos de nous-mêmes et de notre monde pourrait bien avoir un effet sur ce
dernier. S’il s’agit d’un changement positif, alors l’effet sur les émotions
devrait également être positif. On sait que de tels changements peuvent
engendrer un état de cohérence entre le cœur et le cerveau, et il semble
maintenant que cet effet peut même s’étendre aux champs magnétiques dont
dépend toute vie sur notre planète. Comme l’expliquent les chercheurs de
l’Institut HeartMath, «Le contrôle des émotions est la nouvelle frontière de
l’évolutions humaine17.»
La découverte du fait que nous pouvons choisir de créer davantage de
cohérence entre nous et le champ magnétique de la Terre a débouché sur le
lancement de l’une des plus ambitieuses initiatives scientifiques de
l’histoire. Ce projet est d’une ampleur sans précédent et ses implications
sont énormes. Face aux défis de notre époque, ce nouveau projet, baptisé
«Initiative pour la cohérence globale», donne désormais à toute personne la
possibilité d’apprendre le langage de la cohérence du cœur18. Grâce à cette
initiative, plus de gens que jamais auparavant peuvent participer aux
changements en cours sur la planète.
Les deux principaux objectifs de cet organisme sont les suivants:
1. En partenariat avec le Dr. Elizabeth Rauscher, une astrophysicienne et
scientifique nucléaire de renommée internationale, l’Institut
HeartMath a établi un système de suivi de la cohérence globale,
fonctionnant à l’aide d’une série de nouveaux senseurs déployés
autour du monde afin de mesurer les changements survenant dans la
magnétosphère terrestre. Ce système vise à déterminer dans quelle
mesure le champ magnétique terrestre influence notre rythme
cardiaque, notre activité cérébrale, notre degré de stress et nos
émotions. Les études préliminaires, comme celles des données
provenant des satellites GOES, semblent indiquer que cette influence
est mutuelle. C’est ici qu’entre en jeu la deuxième partie du projet.
2. Comme toute forme de vie sur Terre subit l’influence des fluctuations
d’intensité du champ magnétique terrestre, et que ce dernier est à son
tour influencé par la vie, les chercheurs de l’Institut HeartMath se
sont donné comme second objectif d’enseigner à certaines personnes
comment parvenir à un niveau de cohérence intérieure susceptible
d’améliorer leur bien-être, et comment identifier s’ils ont réellement
atteint un tel état de cohérence. L’hypothèse à la base de ce projet est
la suivante: lorsqu’un grand nombre de personnes réagissent à
l’annonce d’un événement potentiellement destructeur, tel un ouragan
ou un tsunami, en éprouvant le même genre d’émotion, cela peut
avoir une incidence sur la qualité du champ d’énergie qui nous unit
tous.
Tout comme le stress éprouvé lors d’un désastre naturel peut créer une
onde globale incohérente, une onde émotionnelle positive peut engendrer
une onde globale cohérente. Cette hypothèse est confirmée par les résultats
des recherches menées à l’Institut HeartMath, ainsi que par les conclusions
auxquelles sont parvenus les chercheurs de l’Université Princeton, engagés
depuis 10 ans dans le Projet sur la conscience globale. Les données
obtenues grâce aux travaux menés à l’Université Princeton ont démontré de
façon incontestable que des émotions humaines ressenties à grande échelle
peuvent susciter des effets d’envergure mondiale que l’on peut mesurer à
l’aide d’un vaste réseau de senseurs électroniques19.
Pour bien mettre en contexte l’importance de ces recherches, il nous
suffit de considérer notre compréhension des grands cycles et de la place
que nous occupons à la toute fin d’un grand cycle du monde. Ce n’est sans
doute pas un hasard si cette initiative visant la cohérence globale existe
aujourd’hui alors que nous venons d’entrer dans le 21e siècle. C’est
maintenant, à la toute fin d’un âge du monde, que les experts nous
avertissent que nous faisons face au plus grand nombre de défis d’envergure
mondiale depuis le début de l’histoire connue de l’humanité il y a 5 125
ans.
Il apparaît en outre que certaines de ces crises risquent bien de mettre fin
à la vie sur Terre telle que nous la connaissons. Or, nous constatons au
même moment que nous possédons la faculté innée d’harmoniser nos corps
avec le champ magnétique du globe dont dépend toute vie, de telle sorte
que nous pouvons atténuer en bonne partie les souffrances que ces défis
risquent d’occasionner. Et pour y arriver, il nous suffit d’apprendre et de
maîtriser l’usage du langage silencieux du cœur.
Code temporel 21: Confrontés au plus grand nombre de défis d’envergure mondiale
depuis le début de l’histoire connue de l’humanité il y a 5 125 ans, nous découvrons
aujourd’hui que la clé d’une transition en douceur vers le prochain âge du monde se trouve
au cœur même de ce que nous éprouvons collectivement face à ce grand changement.
Quelle extraordinaire convergence de circonstances! Pour faciliter la
transition en 2012 vers un nouvel âge du monde, il nous suffit de changer
tous ensemble les sentiments que nous éprouvons à l’égard de ce qui se
passe aujourd’hui dans le monde. Nous ne pouvions souhaiter meilleur
scénario.
L’initiative pour la cohérence globale est d’une importance vitale pour la
santé et l’avenir de notre monde. Pour la première fois, nous avons la
capacité, la raison et la technologie nécessaires pour transcender tout ce qui
nous sépare depuis si longtemps et collaborer ensemble à inspirer des
millions de personnes à participer collectivement à un événement décisif
dans notre histoire. À tout le moins, ce projet offre la possibilité de
transcender les frontières géographiques, culturelles et religieuses
traditionnelles afin d’unifier l’ensemble de la communauté humaine autour
d’une nouvelle manière de vivre centrée sur des choix guidés par l’amour,
et capables de promouvoir une cohérence d’esprit globale.
La signification des Codes temporels
Au fil des précédents chapitres, nous avons exploré les mystères entourant
le rapport que nous avons avec le temps et la réalité, ainsi que les plus
récentes découvertes à ce propos. Dans chaque chapitre, j’ai mis en lumière
les idées principales permettant de mieux comprendre chaque sujet abordé.
Ces idées sont sommairement récapitulées ci-dessous dans l’ordre où elles
ont été présentées dans ce livre. Prises individuellement, elles offrent un
intérêt certain et permettent de se remémorer les éléments importants de
chaque chapitre. Prises dans leur ensemble, elles brossent un tableau
complet de notre relation au temps, des grands cycles du monde et du
mystère qui entoure l’an 2012.
Tout comme l’Annexe A décrit la façon dont un algorithme peut servir
de base au fonctionnement de codes informatiques, les clés qui suivent
peuvent être vues comme des codes définissant notre relation au temps de
manière éloquente, pratique et facile à saisir. Comme pour tout code, il y a
une raison précise qui justifie l’ordre dans lequel ces clés sont présentées.
Dit simplement, tout comme le mode d’emploi fourni pour effectuer le
changement d’huile d’une voiture fonctionne si l’on respecte l’ordre à
suivre indiqué, ces clés pour mieux comprendre le temps, les cycles et
l’importance de l’année 2012 ne peuvent être assimilées que si l’on s’assure
de bien comprendre chacune d’elles avant de passer à la suivante.
C’est donc pour cette raison que je vous invite à considérer un à un les
Codes temporels suivants. Prenez le temps de bien les analyser jusqu’à ce
que leur sens soit parfaitement clair pour vous. Ces codes peuvent vous
fournir les points de repère nécessaires pour accueillir calmement les
changements anticipés pour 2012 et les années qui suivront.
Récapitulation des Codes temporels de ce livre
Code temporel 1: Nous vivons les derniers moments d’un cycle de 5 125
ans – d’un âge du monde – qui, selon les calculs faits par les anciens
Mayas, est censé se terminer lors du solstice d’hiver du 21 décembre 2012.
Code temporel 2: Nos ancêtres nous ont transmis le récit de ce qu’ils ont
vécu lors de la dernière «fin des temps», démontrant ainsi clairement que la
fin d’un âge du monde est le commencement d’un nouvel âge, et non la fin
du monde.
Code temporel 3: De récentes découvertes scientifiques révèlent que l’on
peut considérer le temps essentiellement de la même façon que les rythmes
et les cycles qui régissent tout ce qui existe, depuis les plus infimes
particules jusqu’aux plus vastes galaxies.
Code temporel 4: Nous pouvons concevoir les choses qui arrivent dans le
continuum temporel comme étant des endroits à l’intérieur de cycles – des
points que l’on peut mesurer, calculer et prédire.
Code temporel 5: Si nous savons où nous en sommes rendus dans un cycle
donné, nous savons alors à quoi nous attendre lorsque celui-ci se répète.
Code temporel 6: Le Calculateur de codes temporels nous indique à quel
moment nous pouvons nous attendre à ce que les circonstances du passé se
répètent, mais il ne permet pas de déterminer quels événements précis se
produiront.
Code temporel 7: Selon d’anciennes traditions, le périple de 25 625 ans de
la Terre à travers les 12 constellations du zodiaque
Code temporel 8: La position de la Terre relativement au centre de la
galaxie est à l’origine d’importants changements signalant la fin d’un âge
du monde et le début du suivant. Ce que l’on sait à propos de ces
changements cycliques est connu sous le nom de doctrine des âges du
monde.
Code temporel 9: Selon la tradition védique, une période prolongée de
profonde dévotion spirituelle se traduisant dans l’action (bhakti) débuta
autour de 1898 et durera bien au-delà de l’année 2012, qui est censée
marquer la fin de notre âge du monde selon le calendrier maya.
Code temporel 10: L’âge du monde actuel débuta le 11 août 3114 av. J.-C.
et il se terminera lors d’un rare alignement de notre système solaire avec le
cœur de la Voie lactée, le 21 décembre 2012 – un événement qui, la dernière
fois, s’est produit il y a environ 26 000 ans.
Code temporel 11. La nature se sert de quelques motifs répétitifs
autosimilaires - les fractales - afin de façonner l’énergie et les atomes,
donnant ainsi forme à tout ce qui existe, des racines aux rivières et des
arbres aux montagnes, en passant par l’être humain.
Code temporel 12. Tout ce dont nous avons besoin pour comprendre
l’univers réside dans la simplicité de chacun de ses éléments.
Code temporel 13. Notre connaissance des cycles répétitifs nous permet
d’identifier avec précision les périodes futures où nous pouvons nous
attendre à voir une répétition des circonstances passées.
Code temporel 14: Le Calculateur de codes temporels peut identifier avec
précision des cycles personnels d’amour et de douleur, tout aussi bien que
des cycles mondiaux de guerre et de paix.
Code temporel 15: Les modèles identifiés en relation avec une période
antérieure de l’histoire ont tendance à se répéter avec une plus grande
intensité que dans les situations précédentes.
Code temporel 16: Le recours à un cadre de référence qui tient compte des
événements humains, terrestres et célestes nous offre une approche
uniforme pour étudier le passé et en retirer une perspective réaliste sur ce
qui pourrait se passer en 2012.
Code temporel 17: Aucun indice géologique ne nous donne à penser qu’il
y aura une inversion du champ magnétique terrestre peu avant ou peu après
l’an 2012.
Code temporel 18: Les données du Code temporel montrent que les
circonstances relatives aux événements humains, terrestres et célestes
d’aujourd’hui sont sensiblement les mêmes que celles qui existaient durant
la période de chacune des deux années de référence dans le passé. En
d’autres termes, les changements qui surviennent présentement sont
précisément ceux auxquels on pouvait s’attendre pour la fin d’un âge du
monde.
Code temporel 19: Les plus grands esprits de notre époque s’entendent
pour dire que l’épuisement accéléré des ressources naturelles, la croissance
exponentielle de la population mondiale, la pauvreté globale et la
compétition pour combler les besoins essentiels de chacun convergent pour
former, au cours des années à venir, un véritable goulot d’étranglement.
Code temporel 20. Les résultats de ces recherches sont concluants: le fait
de nous concentrer sur le cœur et de vivre dans l’amour aura un effet direct
sur la manière dont nous vivrons la période de transition de 2012.
Code temporel 21: Confrontés au plus grand nombre de défis d’envergure
mondiale depuis le début de l’histoire connue de l’humanité il y a 5 125
ans, nous découvrons aujourd’hui que la clé d’une transition en douceur
vers le prochain âge du monde se trouve au cœur même de ce que nous
éprouvons collectivement face à ce grand changement.
Une occasion ne se présentant qu’à tous les 26 000 ans
Lorsque l’on demande aux descendants des Mayas d’expliquer pourquoi
leurs ancêtres sont disparus, ils racontent habituellement une histoire qui
relève bien davantage d’un épisode de la série télévisée Stargate que d’un
récit autochtone traditionnel. Ils vous parlent d’abord de ces énigmatiques
gardiens du temps qui étaient capables d’identifier et de mesurer, il y a plus
de mille ans de cela, les grands cycles universels avec une précision
inégalée. Puis, pour une raison connue uniquement de ces anciens
scientifiques prophètes, ils ont abandonné pour ne plus jamais y revenir
leurs temples, leurs observatoires et leurs pyramides. Aussi
mystérieusement qu’ils étaient apparus, ils se sont enfoncés dans la jungle
de la péninsule du Yucatán pour retourner là d’où ils étaient venus. Quelle
que soit l’importance que l’on puisse accorder à cette civilisation
aujourd’hui, il est clair que peu importe qui étaient ces étranges Mayas, ils
savaient quelque chose que nous commençons à peine à comprendre
aujourd’hui.
Ce qui les distingue avant tout, c’est que leurs connaissances allaient
bien au-delà de ces quelques mesures précises du temps gravées sur une
dalle de pierre ronde. L’élément central de leur sagesse ancestrale qu’ils ne
pouvaient pas inscrire sous la forme d’un message hiéroglyphique est
justement celui qui donne tout son sens à la fin d’un âge de monde que nous
vivons présentement. Puisqu’ils voyaient la Terre comme une sorte de
miroir du cosmos, ils percevaient le grand cycle se terminant en 2012
comme la fin d’une période d’incubation, de gestation fractale de la
conscience humaine qui est si magnifiquement décrite par des auteurs
comme John Major Jenkins et José Argüelles. À l’image de la naissance
comme étant la fin d’une grossesse et le début d’une nouvelle vie, les
Mayas considéraient notre émergence dans le monde de l’après 2012
comme le commencement d’un nouveau cycle de l’histoire, accompagné de
toutes les possibilités favorables décrites dans ce livre… et encore plus.
Vu sous cet angle, le solstice d’hiver du 21 décembre 2012 apparaît
comme une occasion exceptionnelle de participer à la manifestation
collective de notre plus grand potentiel. De tels moments sont très rares,
puisque c’est depuis la fin du dernier âge du monde que tout s’est peu à peu
conjugué pour le préparer, et que nos lointains descendants devront attendre
encore près de 26 000 avant de pouvoir profiter de la même chance que
nous.
Code temporel 22: Le 21 décembre 2012 constitue une occasion exceptionnelle de
participer à la manifestation collective de notre plus grand potentiel.
Les possibilités qu’offre un tel événement rappellent les anciens récits
sur le Jardin d’Éden, un lieu paradisiaque qui rendait jadis possible la
manifestation de tout ce qui pouvait combler les humains de bonheur et
satisfaire leurs désirs les plus chers. Si l’on en croit le calendrier maya, ainsi
que les anciennes légendes et prophéties, c’est justement la manifestation
d’une telle possibiSelon les corrélations que l’on peut établir à partir des récits bibliques, la
dernière fois qu’un tel endroit idyllique a existé sur Terre, c’était il y a
environ 5 000 ans, soit à la fin du précédent âge du monde. À cette époque,
les habitants de la planète disposaient de tout ce dont ils avaient besoin pour
mener une existence heureuse et saine sans menace aucune à l’équilibre de
la nature. Comme les choix des humains ayant vécu après cette période
édénique sont à l’origine des événements déclencheurs à la base de tout ce
qui allait survenir au cours du cycle actuel, ce sont eux qui ont mis en
branle les forces et les idées ayant, au fil du temps, défini ce que notre
monde est devenu aujourd’hui. Certaines, comme les notions de pardon et
de paix, nous indiquent ce qu’il est possible de réaliser, alors que d’autres,
comme la trahison et la guerre, sont à l’origine de ce qui divise les
individus, les familles et les nations.
Allant des cycles climatiques à l’équilibre dans les échanges de gaz
carbonique entre les milieux marins et l’atmosphère, la nature nous montre
qu’un modèle cyclique continuera à se répéter jusqu’à ce qu’un nouveau
cycle finisse par le remplacer. Les nombreux changements accompagnant la
convergence de multiples cycles qui culminera en 2012 constituent une
occasion exceptionnelle d’éliminer tout ce qui ne correspond plus au stade
de développement que nous avons atteint. Ce sera également un précieux
moment de choix où nous pourrons établir de nouvelles orientations saines
et viables pour notre avenir, un avenir qui appartient à nos enfants tout
autant qu’à leurs propres descendants.
C’est un fait indéniable que tous les défis colossaux qui se dressent
devant nous ne peuvent que nous transformer. Saurons-nous reconnaître que
les menaces pesant sur notre mode de vie ne sont en réalité que le coup de
pouce offert par la nature pour nous inciter à adopter une nouvelle manière
d’être? Confrontés au chaos qui s’empare de notre monde durant son
alignement avec le centre de notre galaxie, sommes-nous prêts à recevoir le
plus grand cadeau qui soit: la profonde transformation intérieure qui
résultera d’une réponse aux défis de la vie fondée sur la coopération et la
pratique d’un mode de vie basé sur l’amour? Quelles instructions
laisserons-nous à nos descendants qui vivront au cours du prochain âge du
monde, et quels souvenirs conserveront-ils de nous?
Tout au fond de notre cœur, nous savons que nous avons déjà répondu à
ces questions. Le temps est venu maintenant de mener une vie conforme à
nos choix alors que nous sommes à la veille d’entrer dans un nouvel âge du
monde. La table est mise. Le choix nous appartient. Le cosmos attend.
«Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m’entraîne, mais je suis le fleuve;
c’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre;
c’est un feu qui me consume, mais je suis le feu.»
– Jorge Luis Borges (1899-1986), écrivain
ANNEXE A
Le Calculateur de codes temporels
Le Calculateur de codes temporels est un outil convivial qui nous permet
d’identifier aisément les patterns cycliques de la nature, ceux-là même qui
régissent pratiquement tout dans l’univers et dans la vie. Grâce à cet outil,
nous pouvons sonder le continuum historique à l’instar des prophètes et de
ceux qui pratiquent la vision à distance.
Tout comme un voyant doué est capable d’identifier les événements qui
ont le plus de chances de survenir à un certain moment, le Calculateur de
codes temporels nous montre à quels moments l’on peut s’attendre à ce que
les circonstances survenues antérieurement se reproduisent à nouveau dans
l’avenir. C’est en raison de la nature même des cycles que ce programme
informatique fonctionne si bien, puisque tout ce qui est cyclique ne peut que
se répéter. Et comme les cycles historiques s’inscrivent dans l’espace et
dans le temps, lorsqu’un cycle temporel se répète, il porte également en lui
les conditions physiques qui prévalaient précédemment.
Il est important de souligner le fait que tout comme la vision de l’avenir
perçue par un prophète est sujette à changement en raison des événements
survenant par la suite, le Calculateur de codes temporels ne peut prendre en
compte l’effet des choix conscients des gens. Il ne peut qu’indiquer à quel
moment les conditions ayant régné dans le passé vont être de nouveau
réunies. L’issue des événements dépend en définitive de la tournure que
prendront les choses lorsque ces conditions se répéteront. Chacun des choix
que les gens font au fil du déroulement d’un cycle peut contribuer à créer
un ensemble de nouvelles conditions qui aboutiront à un dénouement
différent. Voilà pourquoi il est si important de savoir où nous en sommes
dans le cours d’un cycle donné.
Ce qui rend le Calculateur de codes temporels si utile, c’est qu’en plus
de nous donner une idée de ce à quoi l’on peut s’attendre, il nous indique
également à quels moments notre volonté d’emprunter une voie différente a
le plus de chances de porter fruits. C’est là où le mariage de la science et de
la spiritualité trouve une application pratique qui est différente de tout ce
que l’on a vu dans le passé.
Si nous pouvons mettre à profit notre connaissance des cycles pour
découvrir quels sont les moments les plus propices au changement, et si
nous pouvons aussi recourir aux anciennes traditions spirituelles pour
susciter des résultats positifs, alors nous réalisons soudain que nous avons
une toute nouvelle conception de nous-mêmes et du monde où nous vivons.
Tout cela repose sur des cycles et des possibilités, ainsi que sur des modèles
naturels que l’on peut découvrir et prévoir.
Trois façons d’utiliser le calculateur
Une fois que l’on a compris que le temps est composé de cycles qui se
répètent, il est aisé ensuite de trouver les moments les plus propices au
changement. Si nous savons (a) quand un cycle commence, (b) quand il se
termine, et (c) quel fut l’événement déclencheur à l’origine de ce modèle
cyclique, nous pouvons alors déterminer par des calculs à quels moments ce
modèle se répétera au cours de la partie restante d’un cycle. Nous pouvons
nous servir du Calculateur de codes temporels et effectuer quelques calculs
très simples pour déterminer les temps forts de ces cycles, et ce, grâce à
l’une ou l’autre des 3 méthodes suivantes, chacune d’elles permettant de
répondre à une question différente.
Premier mode d’utilisation:
À quel moment peut-on s’attendre à
ce qu’un événement passé se présente à nouveau?
Cette méthode permet d’identifier un événement déclencheur dans notre
passé personnel ou collectif et d’estimer à quel moment se présenteront à
nouveau les conditions qu’il a alors créées. Elle peut servir autant pour les
événements heureux que malheureux, comme les grandes joies qu’apportent
l’amour, une idylle amoureuse, la réussite personnelle et la paix, ou bien les
grandes tragédies humaines résultant de la perte d’un être cher, des
souffrances de toutes sortes et de la guerre.
Il est important de retenir qu’il y a toujours un événement déclencheur à
l’origine d’un nouveau cycle. Comme les cycles se répètent tous à des
intervalles qui correspondent au rythme du mystérieux ratio phi (0,618),
nous pouvons appliquer ce nombre aux événements du passé afin de
découvrir à quel moment les mêmes conditions seront à nouveau réunies.
Qu’un cycle dure quelques années ou plusieurs milliers d’années, du fait
que c’est un cycle, il est certain que les conditions qu’il porte en lui se
répéteront dans le contexte du cycle plus vaste qui lui a donné naissance,
soit notre âge du monde actuel d’une durée de 5 125 ans.
Deuxième mode d’utilisation:
À quel moment dans le passé les conditions pouvant se répéter
dans l’avenir furent-elles réunies pour la première fois?
Cette méthode permet d’identifier un événement clé dans notre avenir
personnel ou collectif et d’examiner le passé pour déterminer quelle fut la
dernière fois où les mêmes conditions se sont présentées dans le cycle en
cours. Le chapitre 6 illustre ceci en ayant recours au Calculateur de codes
temporels pour identifier ce que l’on peut vraiment s’attendre à voir arriver
en 2012. Ceci est fait en utilisant le ratio phi mentionné dans le premier
mode d’utilisation pour identifier avec précision une date passée constituant
un élément déclencheur.
Les principes régissant les cycles temporels semblent être universels.
C’est pour cette raison qu’ils sont applicables à ce qui survient dans notre
vie personnelle, ainsi que sur une plus vaste échelle. Quant au troisième
mode d’utilisation du Calculateur de codes temporels, il permet d’identifier
avec précision la durée de ces cycles et le moment exact où l’on peut
s’attendre à ce que se reproduisent les conditions observées précédemment
dans notre vie.
Pour rendre plus facile la lecture du texte principal, j’ai préféré placer
dans cette section des annexes les explications des calculs pour le premier
et le deuxième mode d’utilisation. Quant aux calculs et aux applications du
troisième mode, ils sont quelque peu différents puisqu’ils ne concernent pas
les grands cycles comme les âges du monde d’une durée de 5 125 ans. Ce
mode est plutôt conçu pour mettre en lumière les modèles cycliques dont la
durée correspond approximativement à celle d’une vie humaine. Étant
donné que ces calculs sont plus courts et plus simples, et comme bien des
lecteurs voudront sans doute les appliquer immédiatement à leur propre vie,
je les laissés dans le texte principal du chapitre 5. Vous devrez donc vous y
référer pour prendre connaissance des raisons pour lesquelles il est
intéressant de découvrir quels sont nos cycles personnels, ainsi que des
instructions sur la façon de recourir au troisième mode d’utilisation du
Calculateur de codes temporels. Gardant ces choses à l’esprit, voici une
brève explication de ce troisième mode d’utilisation.
Troisième mode d’utilisation:
À quel moment peut-on s’attendre à ce que
les conditions relatives à une expérience personnelle, positive
ou négative, se présentent à nouveau dans notre vie?
Ce troisième mode permet de déterminer au moyen de calculs à quels
moments dans notre vie se reproduiront les conditions ayant donné lieu à
une intense expérience émotionnelle qui nous a profondément marqués,
qu’il s’agisse de l’exultation d’avoir réussi quelque chose de difficile ou de
la peine résultant de la perte d’un être cher. Ce qu’il faut retenir, c’est que
les expériences ayant engendré les sentiments les plus intenses ont tendance
à devenir les événements déclencheurs de conditions et de modèles
similaires se répétant à des intervalles cycliques. De nos plus grands amours
à nos plus profondes peines, les expériences passées exercent une influence
étonnante sur nos autres relations une fois que la graine est semée.
Conception du programme de calcul des Codes temporels
Comme le mot programme l’indique, les calculs effectués par le Calculateur
de codes temporels font partie d’un système automatisé, c’est-à-dire d’un
logiciel conçu pour faciliter cette tâche et qui effectue donc pour nous tous
ces calculs mathématiques. Même si vous pouvez trouver sur mon site Web
(www.greggbraden.com) une version automatisée et conviviale du
Calculateur de codes temporels, ces calculs sont faciles a réaliser à l’aide
d’une simple calculatrice électronique.
Comme pour n’importe quel autre programme informatique, le
Calculateur de codes temporels a été conçu à l’aide d’un algorithme, soit
une procédure indiquant point par point au programmeur comment créer le
logiciel. Voici ce que vous trouverez dans les sections suivantes:
• Des instructions détaillées pour chaque mode d’utilisation;
• Ces instructions sont appliquées à des exemples précis mentionnés
précédemment dans le livre, comme les événements du 11 septembre
2001 décrits au chapitre 1.
Note 1: Conversion en dates absolues. Pour simplifier les choses, les
dates «modernes» basées sur le calendrier grégorien sont converties en des
dates absolues relativement à la durée du cycle concerné. Pour les dates
ultérieures à l’année 0, cette conversion s’effectue en ajoutant 3113 à la date
de l’événement déclencheur, soit le nombre d’années entre le
commencement du grand cycle maya en 3114 av. J.-C. et l’année 0. Ainsi,
pour l’année 2012 la conversion se fait en ajoutant 3113 à 2012, ce qui
donne 5125.
Note 2: Conversion des décimales en nombre de mois. Certaines des
dates calculées créent des résultats comportant des nombres décimaux. Ce
sont là des fractions de l’année indiquée qui, pour obtenir une plus grande
précision, peuvent être converties au nombre de mois correspondant, et ce,
à l’aide de la formule suivante.
• (Partie décimale du nombre située à la droite de la virgule ÷ 12) x 100
= pourcentage de l’année
• (Pourcentage de l’année x 12) ÷ 100 = mois de l’année
Exemple: Le calcul pour l’année 2001,8 se fait ainsi: (8 ÷ 12) x 100 =
66,66 pour-cent de l’année ou (66,66 x 12) ÷ 100 = mois 7,99 – ce qui veut
donc dire le mois d’août en arrondissant. Ce qu’il faut retenir ici, c’est que
la partie décimale exprime en dixièmes l’un ou l’autre des 12 mois d’une
année. Par souci de commodité, vous trouverez ci-après un tableau de
référence indiquant à quel mois chaque nombre correspond.
Partie de l’année
Mois équivalent
1
janvier
2
février
3
mars
4
avril
5
mai
6
juin
7
juillet
8
août
9
septembre
10
octobre
11
novembre
12
décembre
Note 3: Ces formules permettent de calculer grosso modo les périodes de
temps durant lesquelles certains événements seront possibles, plutôt que la
date et l’heure précises où un événement aura lieu. Ainsi, dans notre
exemple avec le 11 septembre 2001, qui est une répétition du cycle ayant
débuté en 1941, les calculs montrent qu’il y a un décalage de 30 jours entre
les résultats obtenus avec le calculateur et la date réelle de l’événement. Ce
qui importe, c’est que le calculateur indique à quel(s) moment(s) précis un
modèle se répétera au cours d’un grand cycle de 5 125 ans. Tel que
mentionné relativement aux moments de choix dont il a été question au
chapitre 7, les choix humains peuvent modifier le cours des événements, et
ce, même lorsque les conditions propices à ces événements sont réunies.
Voilà justement ce qui démontre pourquoi le Calculateur de codes temporels
peut être si utile, puisqu’il nous indique à quels moments l’on peut
s’attendre à ce que ces conditions se présentent à nouveau.
Premier mode d’utilisation:
À quel moment peut-on s’attendre
à ce qu’un événement passé se présente à nouveau?
Pour répondre à cette question, nous avons besoin de deux éléments
d’information:
• Donnée 1: L’année où un événement déclencheur est manifestement
survenu dans le passé.
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer
où nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début.
– Voici une description de l’algorithme de calcul utilisé. Il faut toujours
appliquer les 8 étapes suivantes:
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur.
Étape 2:
Convertir la date moderne en une date «absolue»
relativement à la durée totale du cycle. Il s’agit
d’une étape optionnelle qui contribue à faciliter les
calculs.
Étape 3:
Calculer le pourcentage de la portion écoulée du
cycle depuis l’événement déclencheur (en divisant
la date absolue par le nombre d’années dans le
cycle).
Étape 4:
Calculer le ratio phi de la portion écoulée du cycle
(en la multipliant par 0,618).
Étape 6:
Appliquer au reste du cycle le ratio phi de la portion
écoulée afin de trouver dans combien d’années (au
bout de quel intervalle de temps) l’événement
déclencheur se répétera.
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps à la date absolue
afin de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
– L’argorithme du code temporel appliqué aux conditions: Nous allons
utiliser quatre exemples pour illustrer les calculs du Code temporel servant
à déterminer quand les conditions vont se répéter.
Premier exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre
à une répétition des conditions ayant prévalu lors de la première attaque
surprise contre les États-Unis.
• Donnée 1: L’année et le mois où s’est produit le premier cas d’attaque
surprise contre les États-Unis: 1941,12 (décembre 1941)
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1941,12
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date
absolue (A1).
1941,12 + 3113 = 5054,12 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en
obtenant le pourcentage de (A1) relativement à la
durée totale du cycle de 5125.
5054,12 ÷ 5125 = 0,986 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée
du cycle (L1).
0,618 x 0,986 = 0,609 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5054,12 = 70,88 années (B1)
Étape 6:
Multiplier la portion restante du cycle (B1) par le
ratio phi (L1) afin de trouver dans combien
d’années (l’intervalle) l’événement déclencheur se
répétera (I1).
70,88 x 0,609 = 43,17 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle à (I1) la date absolue afin
de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
5054,12 + 43,17 = 5097,29
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5097,29 x 3113 = 1984,29 (mars 1984)
Signification: Cette date correspond à mars 1984. C’est la date de la
destruction du vol 007 de la Korean Air Lines et des événements décrits au
chapitre 1 et survenus en septembre 1983, soit à peine six mois plus tôt. La
période entre septembre 1983 et février 1984 est considérée comme l’une
des périodes les plus tendues de la guerre froide. Des documents rendus
publics depuis lors révèlent que c’est justement au cours de cette période,
soit à moins de 30 jours de la date prédite par le Calculateur de codes
temporels, qu’une frappe nucléaire préventive avait été planifiée contre les
États-Unis.
Ces calculs démontrent que les plans dressés pour une attaque surprise
contre les États-Unis – la première composante fractale du pattern créé en
1941 – fait partie d’un modèle cyclique que l’on peut identifier et calculer.
Tel qu’expliqué dans le texte, et ainsi que l’illustre l’exemple suivant, la
deuxième composante fractale de ce modèle s’est produite en septembre
2001.
Deuxième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut
s’attendre à une deuxième répétition cyclique des conditions ayant prévalu
lors de la première attaque surprise contre les États-Unis.
• Donnée 1: La première année cible suivant l’événement déclencheur
de 1941 qui fut le premier cas d’attaque surprise contre les États-Unis:
1984,29 (mars 1984)
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1984,29
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date
absolue (A1).
1984,29 + 3113 = 5097,29 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en
obtenant le pourcentage de (A1) relativement à la
durée totale du cycle de 5125.
5097,29 ÷ 5125 = 0,995 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée
du cycle (L1).
0,618 x 0,995 = 0,615 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 x 5097,29 = 27,71 années (B1)
Étape 6:
Multiplier la portion restante du cycle (B1) par le
ratio phi (L1) afin de trouver dans combien
d’années (l’intervalle) l’événement déclencheur se
répétera (I1).
27,71 x 0,615 = 17,04 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle à (I1) la date absolue afin
de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
5097,29 + 17,04= 5114,33
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5114,33 x 3113 = 2001,33 (mars 2001)
Signification: Cette date correspond à mars 2001. On estime que la
planification de cette attaque avait déjà débuté à ce moment-là, et c’est à
peine six mois avant la date où les tours du World Trade Center et le
Pentagone ont effectivement été attaqués. Les chances ne sont que de 1 sur
61 500, ou 0,0000162 pour cent pour arriver à déterminer que 2001 serait
l’année d’une telle attaque dans le présent âge du monde.
Troisième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut
s’attendre à une troisième répétition cyclique des conditions ayant prévalu
lors de la première attaque surprise contre les États-Unis.
• Donnée 1: La deuxième année cible suivant l’événement déclencheur
de 1941 qui fut le premier cas d’attaque surprise contre les États-Unis:
2001,33 (mars 2001)
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien) de l’événement
déclencheur (S1).
2001,33
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date
absolue (A1).
2001,33 + 3113 = 5114,33 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) pour
obtenir le pourcentage de (A1) relativement à la
durée totale du cycle de 5125.
5114,33 ÷ 5125 = 0,998 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée
du cycle (L1).
0,618 x 0,998 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 x 5114,33 = 10,67 années (B1)
Étape 6:
Multiplier la portion restante du cycle (B1) par le
ratio phi (L1) afin de trouver dans combien
d’années (l’intervalle) l’événement déclencheur se
répétera (I1).
10,67 x 0,617 = 6,58 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle (I1) à la date absolue afin
de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
5114,33 + 6,58 = 5120,91
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5120,91 x 3113 = 2007,91 (septembre 2007)
Quatrième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut
s’attendre à une quatrième répétition cyclique des conditions ayant prévalu
lors de la première attaque surprise contre les États-Unis.
• Donnée 1: La troisième année cible suivant l’événement déclencheur
de 1941 qui fut le premier cas d’attaque surprise contre les États-Unis:
2007,91 (septembre 2001)
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
2007,91
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date
absolue (A1).
2007,91 + 3113 = 5120,91 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en
obtenant le pourcentage de (A1) relativement à la
durée totale du cycle de 5125.
5120,91 ÷ 5125 = 0,999 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée
du cycle (L1).
0,618 x 0,999 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 x 5120,91 = 4,09 années (B1)
Étape 6:
Multiplier la portion restante du cycle (B1) par le
ratio phi (L1) afin de trouver dans combien
d’années (l’intervalle) l’événement déclencheur se
répétera (I1).
4,09 x 0,617 = 2,52 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle (I1) à la date absolue afin
de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
5120,91 + 2,52 = 5123,43
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5123,43 – 3113 = 2010,43 (avril 2010)
Signification: Cette date correspond à avril 2010. Elle marquera le retour du
modèle cyclique initié en 1941, et constituera également une occasion
idéale pour corriger les conditions ayant engendré l’événement déclencheur
de ce cycle. C’est au cours des semaines et des mois précédant ce moment
qu’il sera le plus facile de favoriser consciemment un apaisement des
tensions qui persistent depuis sa dernière répétition en 2007 et de créer les
conditions d’une paix durable.
Deuxième mode d’utilisation:
À quel moment dans le passé les conditions pouvant se répéter dans
l’avenir furent-elles réunies pour la première fois
Pour répondre à cette question, nous avons besoin de deux éléments
d’information:
• Donnée 1: La date cible dans l’avenir pour laquelle nous désirons des
éclaircissements.
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer
où nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début.
– Voici une description de l’algorithme de calcul utilisé. Il faut toujours
appliquer les 5 étapes suivantes:
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement ciblé.
Étape 2:
Convertir la date moderne en une date «absolue»
relativement à la durée totale du cycle. Il s’agit
d’une étape optionnelle qui contribue à faciliter les
calculs.
Étape 3:
Calculer le ratio phi de la date absolue (en la
multipliant par 0,618).
Étape 4:
Soustraire le résultat de ce calcul de la date cible.
Étape 5:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
– L’argorithme du code temporel appliqué à la date cible de 2012: Voici un
exemple illustrant comment chercher dans le passé pour identifier les
conditions susceptibles de régner lors de la date cible.
Exemple – Il s’agit de trouver un moment dans le passé où étaient réunies
les circonstances qui peuvent se reproduire en 2012.
• Donnée 1: La date cible en question est 2012
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de la date cible (T1).
2012
Étape 2:
Convertir la date cible (T1) en une date absolue
(A1).
2012 + 3113 = 5125 (A1)
Étape 3:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la date absolue (A1).
0,618 x 5125 = 3167,25 (L1phi)
Étape 4:
Soustraire le résultat de ce calcul (L1phi) de la date
cible (A1).
5125 - 3167,25 = 1957,75
Étape 5:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
1957,75 - 3113 = -1155,25 (1155 av. J.-C.)
Signification: Le résultat de ce calcul est un nombre négatif, ce qui indique
qu’il s’agit d’une année précédant le début de l’ère chrétienne (av. J.-C.)
selon la datation historique. Tel que signalé au chapitre 6, c’est justement
cette année-là que l’on vit l’effondrement de l’une des plus grandes
civilisations anciennes, soit celle de la XXe dynastie égyptienne. Les
parallèles que l’on peut dresser entre les conditions qui régnaient en 1155
av. J.-C. et celles que l’on observe à l’approche de la fin du grand cycle
actuel en 2012 sont assez frappants. En appliquant le langage naturel des
cycles, le Calculateur de codes temporels identifie la seule date au cours des
derniers 5 125 ans qui donne une bonne idée de ce à quoi l’on peut
s’attendre à voir au cours des prochaines années.
ANNEXE B
Situations potentiellement
explosives à venir
Nous avons vu comment les cycles temporels et les événements se répètent
à des intervalles rythmiques qui correspondent au mystérieux nombre phi
(0,618). Sachant cela, nous pouvons examiner les événements déclencheurs
ayant fait courir les plus grands dangers à notre planète au cours du 20e siècle
afin de découvrir à quel moment les conditions qu’ils ont créées risquent le
plus de se présenter à nouveau. Notre connaissance de ces conditions peut
nous aider à éviter de revivre aujourd’hui ce qui s’est passé jadis.
Sachant à quel moment les forces ayant engendré les grandes guerres du
siècle dernier risquent de se déchaîner à nouveau, cela nous donne un
avantage certain pour éviter le déclenchement de nouveaux conflits liés aux
mêmes vieux patterns cycliques. Par exemple, si nous savons que nous
sommes dans une année où se répète le cycle ayant mené à la Deuxième
Guerre mondiale, nous saurons alors que nous devrons être particulièrement
vigilants quand nous serons confrontés aux inévitables différends survenant
entre les nations relativement à l’accès aux ressources, à la délimitation des
frontières et au respect des droits humains.
En nous servant du premier mode d’utilisation du Calculateur de codes
temporels, nous pouvons identifier quand commence un tel cycle afin de
calculer à quel moment les conditions qu’il a engendrées peuvent se présenter
à nouveau. Ce qu’il est important de savoir ici, c’est que c’est l’événement
déclencheur qui crée le début du cycle.
Premier mode d’utilisation:
À quel moment peut-on s’attendre
à ce qu’un événement passé se présente à nouveau?
Pour répondre à cette question, nous avons besoin de deux éléments
d’information:
• Donnée 1: L’année où un événement déclencheur est manifestement
survenu dans le passé.
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer où
nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début.
– Voici une description de l’algorithme de calcul utilisé. Il faut toujours
appliquer les 8 étapes suivantes:
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur.
Étape 2:
Convertir la date moderne en une date «absolue»
relativement à la durée totale du cycle. Il s’agit d’une
étape optionnelle qui contribue à faciliter les calculs.
Pour les dates qui sont postérieures à l’année 0, la
conversion se fait en additionnant 3113 (soit le
nombre d’années avant l’année 0 dans un grand cycle
de 5 125 ans) à l’année d’un événement déclencheur
(par exemple, pour l’année 2012: 3113 + 2012 =
5125).
Étape 3:
Calculer le pourcentage de la portion écoulée du
cycle depuis l’événement déclencheur (en divisant la
date absolue par le nombre d’années dans le cycle).
Étape 4:
Calculer le ratio phi de la portion écoulée du cycle
(en la multipliant par 0,618).
Étape 5:
Calculer le nombre d’années qui reste avant la fin du
cycle.
Étape 6:
Appliquer au reste du cycle le ratio phi de la portion
écoulée afin de trouver dans combien d’années (au
bout de quel intervalle de temps) l’événement
déclencheur se répétera.
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps à la date absolue
afin de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
– L’argorithme du code temporel appliqué aux conditions: Nous allons utiliser
treize exemples pour illustrer les calculs du Code temporel servant à
déterminer quand les conditions vont se répéter.
Premier exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une répétition des conditions ayant prévalu en 1945 lorsque les États-Unis ont
utilisé la bombe nucléaire, ce qui a précipité la fin de la guerre avec le Japon.
• Donnée 1: L’année de la fin de la Deuxième Guerre mondiale au 20e
siècle: 1945
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1945
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1945 + 3113 = 5058 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5058 ÷ 5125 = 0,987 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,987 = 0,610 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5058 = 67 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
67 x 0,610 = 40,87 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5058 + 40,87 = 5098,87
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5098,87 - 3113 = 1985,87 (septembre 1985)
Deuxième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une seconde répétition des conditions ayant prévalu en 1945 lorsque les ÉtatsUnis ont utilisé la bombe nucléaire, ce qui a précipité la fin de la guerre avec
le Japon.
• Donnée 1: La première année cible suivant l’année de la fin de la
Deuxième Guerre mondiale au 20e siècle: 1985,87
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1985,87
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1985,87 + 3113 = 5098,87 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
pourcentage de (A1) relativement durée totale du
cycle de 5125 ans.
5098,87 ÷ 5125 = 0,995 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,995 = 0,615 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5098,87 = 26,13 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
26,13 x 0,615 = 16,07 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5098,87 + 16,07 = 5114,94
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5114,94 - 3113 = 2001,94 (septembre 2001)
Troisième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une troisième répétition des conditions ayant prévalu en 1945 lorsque les
États-Unis ont utilisé la bombe nucléaire, ce qui a précipité la fin de la guerre
avec le Japon.
• Donnée 1: La deuxième année cible suivant l’année de la fin de la
Deuxième Guerre mondiale au 20e siècle: 2001,94
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
2001,94
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
2001,94 + 3113 = 5114,94 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5114,94 ÷ 5125 = 0,998 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,998 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5114,94 = 10,06 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
10,06 x 0,617 = 6,21 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5114,94 + 6,21 = 5121,15
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5121,15 - 3113 = 2008,15 (janvier 2008)
Quatrième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre
à une quatrième répétition des conditions ayant prévalu en 1945 lorsque les
États-Unis ont utilisé la bombe nucléaire, ce qui a précipité la fin de la guerre
avec le Japon.
• Donnée 1: La troisième année cible suivant l’année de la fin de la
Deuxième Guerre mondiale au 20e siècle: 2008,15
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
2008,15
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
2008,15 + 3113 = 5121,15 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5121,15 ÷ 5125 = 0,999 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,999 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5121,15 = 3,85 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
3,85 x 0,617 = 2,38 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5121,15 + 2,38 = 5123,53
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5123,53 - 3113 = 2010,53 (mai 2010)
Cinquième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre
à une répétition des conditions ayant mené au déclenchement de la Première
Guerre mondiale en 1914.
• Donnée 1: L’année de l’événement déclencheur de la Première Guerre
mondiale au 20e siècle: 1914
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1914
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1914 + 3113 = 5027 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5027 ÷ 5125 = 0,981 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,981 = 0,606 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5027 = 98 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1) afin de trouver au bout de quel
intervalle de temps l’événement déclencheur se
répétera.
98 x 0,606 = 59,39 années
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps à la date absolue
afin de trouver quand l’événement déclencheur se
répétera.
5027 + 59,39 = 5086,39
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5086,39 - 3113 = 1973,39 (avril 1973)
Sixième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une seconde répétition des conditions ayant mené au déclenchement de la
Première Guerre mondiale en 1914.
• Donnée 1: La première année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur de la Première Guerre mondiale au 20e siècle: 1973,39
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1973,39
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1973,39 + 3113 = 5086,39 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5086,39 ÷ 5125 = 0,992 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,992 = 0,613 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5086,39 = 38,61 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
38,61 x 0,613 = 23,67 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5086,39 + 23,67 = 5110,06
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5110,06 - 3113 = 1997,06 (janvier 1997)
Septième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une troisième répétition des conditions ayant mené au déclenchement de la
Première Guerre mondiale en 1914.
• Donnée 1: La deuxième année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur de la Première Guerre mondiale au 20e siècle: 1997,06
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1997,06
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1997,06 + 3113 = 5110,06 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5110,06 + 5125 = 0,997 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,997 = 0,616 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5110,06 = 14,94 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
14,94 x 0,616 = 9,20 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5110,06 + 9,20 = 5119,26
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5119,26 - 3113 = 2006,26 (mars 2006)
Huitième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une quatrième répétition des conditions ayant mené au déclenchement de la
Première Guerre mondiale en 1914.
• Donnée 1: La troisième année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur de la Première Guerre mondiale au 20e siècle: 2006,26
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
2006,26
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
2006,26 + 3113 = 5119,26 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5119,26 ÷ 5125 = 0,999 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,999 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5119,26 = 5,74 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
5,74 x 0,617 = 3,54 années
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5119,26 + 3,54 = 5122,80
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5122,80 - 3113 = 2009,80 (août 2009)
Neuvième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une cinquième répétition des conditions ayant mené au déclenchement de la
Première Guerre mondiale en 1914.
• Donnée 1: La quatrième année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur de la Première Guerre mondiale au 20e siècle: 2009,80
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien) d
l’événement déclencheur (S1).
2009,80
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue (A1)
2009,80 + 3113 = 5122,80 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant l
pourcentage de (A1) relativement à la durée totale du cycl
de 5125 ans.
5122,80 ÷ 5125 = 1,00 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du cycl
(L1).
0,618 x 1,00 = 00,618 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5122,80 = 2,20 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1) pa
le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de que
intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur s
répétera.
2,20 x 0,618 = 1,36 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date absolue afi
de trouver quand l’événement déclencheur se répétera.
5122,80 + 1,36 = 5124,16
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier grégorien.
5124,16 – 3113 = 2011,16 (février 2011)
Dixième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une répétition des conditions ayant mené à l’effondrement économique qui a
débuté en 1929.
• Donnée 1: L’année de l’événement déclencheur du plus grand
effondrement économique du 20e siècle: 1929
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1929,10
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1929,10 + 3113 = 5042,10 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5042,10 ÷ 5125 = 0,984 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,984 = 0,608 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5042,10 = 82,90 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
82,90 x 0,608 = 50,40 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5042,10 + 50,40 = 5092,45
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5092,5 - 3113 = 1979,5 (mai 1979)
Onzième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une deuxième répétition des conditions ayant mené à l’effondrement
économique qui a débuté en 1929.
• Donnée 1: La première année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur du plus grand effondrement économique du 20e siècle:
1979,5
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1979,5
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1979,5 + 3113 = 5092,5 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5092,5 ÷ 5125 = 0,994 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,994 = 0,614 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5092,5 = 32,5 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
32,5 x 0,614 = 19,96 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5092,5 + 19,96 = 5112,46
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5112,46 - 3113 = 1999,46 (mai 1999)
Douzième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une troisième répétition des conditions ayant mené à l’effondrement
économique qui a débuté en 1929.
• Donnée 1: La deuxième année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur du plus grand effondrement économique du 20e siècle:
1999,46
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
1999,46
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
1999,46 + 3113 = 5112,46 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5112,46 ÷ 5125 = 0,998 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,998 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5112,46 = 12,54 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
12,54 x 0,617 = 7,74 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5112,46 + 7,74 = 5120,2
Étape 8:
Convertir de nouveau en une date du calendrier
grégorien.
5120,2 - 3113 = 2007,2 (février 2007)
Treizième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment l’on peut s’attendre à
une quatrième répétition des conditions ayant mené à l’effondrement
économique qui a débuté en 1929.
• Donnée 1: La troisième année cible suivant l’année de l’événement
déclencheur du plus grand effondrement économique du 20e siècle:
2007,2
• Donnée 2: La durée totale du cycle: 5 125 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’événement déclencheur (S1).
2007,2
Étape 2:
Convertir la date de l’événement (S1) en date absolue
(A1).
2007,2 + 3113 = 5120,2 (A1)
Étape 3:
Calculer la portion écoulée du cycle (L1) en obtenant
le pourcentage de (A1) relativement à la durée totale
du cycle de 5125 ans.
5120,2 + 5125 = 0,999 (L1)
Étape 4:
Calculer le ratio phi (L1phi) de la portion écoulée du
cycle (L1).
0,618 x 0,999 = 0,617 (L1phi)
Étape 5:
Calculer le nombre d’années restantes du cycle (B1)
relativement à la durée totale du cycle (A1).
5125 - 5120,2 = 4,8 années (B1)
Étape 6:
Multiplier le nombre d’années restantes du cycle (B1)
par le ratio phi (L1phi) afin de trouver au bout de
quel intervalle de temps (I1) l’événement déclencheur
se répétera.
4,8 x 0,617 = 2,96 années (I1)
Étape 7:
Additionner l’intervalle de temps (I1) à la date
absolue afin de trouver quand l’événement
déclencheur se répétera.
5120,2 + 2,96 = 5123,16
Étape 8:
Convertir de nouvean en une date du calendrier
grégorien.
5123,16 - 3113 = 2010,16 (février 2010)
ANNEXE C
Dates de référence pour déterminer les
conditions en 2012
Nous allons nous servir du deuxième mode d’utilisation du Calculateur
de codes temporels pour identifier avec précision les périodes dans le passé
où les conditions associées à l’an 2012 sont apparues pour la dernière fois.
Arès avoir déterminé quelles sont ces dates, nous utiliserons le cadre de
référence présenté au chapitre 6 pour faire une comparaison significative de
ces périodes de deux cycles différents – le cycle d’un âge du monde de 5
125 années et le cycle précessionnel de 25 625 ans – afin d’avoir une idée
de ce à quoi l’on peut s’attendre en 2012. Comme dans les exemples donnés
dans les annexes A et B, les étapes de la méthode de calcul sont d’abord
décrites sommairement, et elles sont ensuite suivies des calculs proprement
dit.
Deuxième mode d’utilisation:
A quel moment dans le passé les conditions pouvant se répéter dans
l’avenir jurent-elles réunies pour la première fois?
Pour répondre à cette question, nous avons besoin de deux éléments
d’information:
• Donnée 1: La date cible dans l’avenir pour laquelle nous désirons des
éclaircissements.
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer
où nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début.
– Voici une description de l’algorithme de calcul utilisé. Il faut toujours
appliquer les 4 étapes suivantes:
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de l’année cible.
Étape 2:
Identifier la durée totale du cycle en années
absolues.
Étape 3:
Calculer la valeur phi du cycle complet.
Étape 4:
Soustraire la valeur phi (L1phi) du cycle de l’année
cible (T1).
Premier exemple – Il s’agit de trouver à quel moment dans le cycle de 5
125 ans d’un âge du monde les conditions auxquelles on peut s’attendre en
2012 se sont déjà présentées.
• Donnée 1: La date cible dans l’avenir: 2012
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer
où nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début: 5 125
ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de la date cible (T1).
2012
Étape 2:
Identifier la durée totale du cycle en années
absolues (C1).
5125
Étape 3:
Calculer la valeur phi (L1phi) du cycle complet
(C1).
0,618 x 5125 = 3167,25 (L1phi)
Étape 4:
Soustraire la valeur phi (L1phi) du cycle de l’année
cible (T1).
2012 - 3167,25 = -1155,25 (1155 av. J.-C.)
Deuxième exemple – Il s’agit de trouver à quel moment dans le cycle
précessionnel de 25 625 ans les conditions auxquelles on peut s’attendre en
2012 se sont déjà présentées.
• Donnée 1: La date cible dans l’avenir: 2012
• Donnée 2: La durée totale du cycle, ce qui nous permet de déterminer
où nous en sommes rendus aujourd’hui relativement à son début: 25
625 ans
Étape 1:
Identifier la date moderne (du calendrier grégorien)
de la date cible (T1).
2012
Étape 2:
Identifier la durée totale du cycle en années
absolues (C1).
25 625
Étape 3:
Calculer la valeur phi (L1phi) du cycle complet
(C1).
0,618 x 25625 = 15836,25 (L1phi)
Étape 4:
Soustraire la valeur phi (L1phi) du cycle de l’année
cible (T1).
2012 - 15836,25 = -13824,25 (13 824 av. J.-C.)
Signification: Les résultats de ces calculs sont des nombres négatifs, ce qui
indique qu’il s’agit d’années précédant le début de l’ère chrétienne (av. J.C.) selon la datation historique. Les deux dates résultant de ces calculs, soit
1155 av. J.-C. et 13 824 av. J.-C., sont les années de référence nous
indiquant où regarder dans les cycles existants afin d’avoir une idée de ce à
quoi l’on peut s’attendre en 2012. Les résultats de cette comparaison sont
illustrés au tableau 15 du chapitre 6.
Remerciements
Le temps fractal est le résultat de plus de 22 ans de recherche pour
trouver un sens aux grands changements en cours dans le monde et dans nos
vies. Durant tout ce temps, un nombre considérable de personnes ont
contribué directement ou indirectement à former ma compréhension des
choses à ce sujet, ce qui a rendu cet ouvrage possible. Il faudrait presque un
livre entier pour citer individuellement toutes ces personnes. Toutefois, je
souhaite profiter de cette occasion pour remercier plus particulièrement
certaines d’entre elles.
Tout d’abord je veux exprimer ma plus sincère appréciation à toute
l’équipe de la maison d’édition Hay House pour tout ce que ces gens font si
bien. Je n’aurais pu espérer avoir un groupe de personnes plus
sympathiques ou plus dévouées pour m’aider à partager avec mes lecteurs
et lectrices le fruit d’une vie entière de travail. Je suis fier de faire partie de
toutes les bonnes choses que vos efforts contribuent à apporter en ce
monde.
Je suis tout particulièrement reconnaissant envers Louise Hay, fondatrice
et présidente de cette maison d’édition, ainsi qu’envers Reid Tracy,
directrice générale, pour votre vision et votre dévouement, ainsi que la
manière extraordinaire avec laquelle vous dirigez cette entreprise, ce qui est
à l’origine même de son succès. Reid, une fois de plus, je te prie d’accepter
l’expression de ma plus sincère gratitude pour ta foi en moi et ta confiance
en mon travail. Jill Kramer, directrice à la rédaction, sois assurée de toute
ma reconnaissance pour ton honnêteté impeccable et l’attention toute
particulière que tu apportes à la création de chacun de nos livres. Même si
tu as un emploi du temps extrêmement chargé, je suis chaque fois étonné
que tu puisses répondre à chacun de mes appels téléphoniques et que tu me
donnes le sentiment d’être la personne la plus importante de ta journée!
J’aimerais également mentionner tout spécialement Carina Sammartino,
mon agente de publicité; Alex Freemon, mon extraordinaire secrétaire
d’édition; Jacqui Clark, directrice publicitaire; Jeannie Liberati, directrice
des ventes; Margarete Nielson, directrice de marketing; Christy Salinas,
directrice littéraire; Summer McStravick, directrice radio; Nancy Levin,
directrice par excellence à la production d’événements; et Rocky George,
notre ingénieur du son: soyez tous assurés de ma plus profonde gratitude; et
la même chose vaut pour chacune des personnes talentueuses qui travaillent
avec vous. Je vous remercie tous pour tout ce que vous faites si bien!
J’adresse aussi des remerciements tout particuliers à Georgene Cevasco,
directrice à l’édition audio de Hay House, pour ta patience face à mon
horaire si chargé, pour ton expérience et ton professionnalisme, pour
l’expertise dont tu fais preuve lors de chacun de nos enregistrements, et
surtout pour le don de ton amitié.
Ned Leavitt, mon agent littéraire, te dire simplement «merci» ne suffirait
pas à exprimer mon immense gratitude pour ton soutien, tes conseils et ton
intégrité qui nous ont permis de franchir tant de jalons importants ensemble.
J’apprécie énormément tes conseils toujours si pertinents et je te suis tout
spécialement reconnaissant pour ta confiance et ton amitié.
Stephanie Gunning, ma rédactrice-réviseure, toi à qui rien n’échappe,
accepte mes remerciements pour ta patience face aux chantements constants
de mon emploi du temps, aux longues heures de travail, même la nuit et
pour toutes les modifications que j’effectue souvent à la dernière minute.
J’apprécie beaucoup ta perspicacité, notre amitié, et tout ce que tu fais pour
m’aider à polir mes écrits tout en respectant l’intégrité de mon message.
Chère Lauri Willmot, ma directrice de bureau, voilà plus de 11 ans que
nous avons entrepris ce voyage sans savoir jusqu’où il nous mènerait. Alors
que nous travaillons aujourd’hui à partir de fuseaux horaires différents, et
que nous vivons dans un monde qui a bien changé, je te voue une
admiration sans bornes et une reconnaissance éternelle pour ton
empressement à t’adapter aux changements survenus dans nos vies
respectives. Je te remercie du fond du cœur d’être toujours là pour moi,
surtout quand ça compte le plus!
À Robin et Jerry Miner, et à tous ceux qui travaillent à Source Books,
ainsi qu’à tous les membres affiliés qui font désormais partie de notre
famille spirituelle: je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes plus
sincères remerciements pour votre soutien indéfectible au cours des années.
Je vous aime tous.
À Jonathan Goldman, mon frère sacré en esprit et très cher ami dans la
vie: alors que nous entreprenons ensemble notre nouveau travail, l’amour,
la sagesse et le soutien que toi et Andi me donnez est apprécié encore plus
que jamais! Je vous aime tous deux et vous compte parmi les plus grands
bonheurs de ma vie.
À mon cher ami et frère spirituel Bruce Lipton: je suis extrêmement fier
de pouvoir faire des tournées de conférence en ta compagnie et de partager
avec toi les scènes du monde. Tes paroles d’encouragement ont une plus
grande signification pour moi que tu ne peux te l’imaginer, et j’accorde une
immense valeur aux moments précieux passés avec toi et Margaret. Je vous
aime tous les deux et je suis tout particulièrement honoré de pouvoir vous
appeler mes amis.
À Kennedy, mon épouse bien-aimée et ma partenaire de vie: je t’aime
profondément et je chéris ton amour, le temps que nous passons ensemble,
et la joie que tu apportes dans nos vies. Merci de bien vouloir accueillir
chaque journée comme une nouvelle aventure, peu importe la forme qu’elle
prend. Mais, par-dessus tout, merci de me montrer que tu crois toujours en
moi, et surtout de me le démontrer par le langage de ton cœur.
J’adresse enfin des remerciements tout particuliers à tous ceux et celles
qui ont soutenu mon travail, lu mes livres, écouté mes enregistrements et
assisté à mes conférences au fil des ans. Je suis honoré de la confiance que
vous m’accordez et émerveillé devant la vision d’un monde meilleur qui
vous anime. Grâce à votre présence, j’ai appris à mieux écouter et à mieux
entendre les paroles et les idées qui m’ont permis de faire connaître notre
message d’espoir riche de tant de possibilités.
Notes bibliographiques
Introduction
1. John Major Jenkins, Maya Cosmogenesis 2012 (Rochester, VT: Bear & Company, 1998): p. 21.
2. T. J. Lazio et T. N. LaRosa, “Astronomy: At the Heart of the Milky Way,” Science, vol. 307 (4
février, 2005): pp. 686–7. Un résumé est disponible sur le Web au:
http://scienceweek.com/2005/sw050415-5.htm
3. L’article original décrivant le cycle d’environ 62 millions d’années a été publié en 2005. Robert A.
Rohde et Richard A. Muller, “Cycles in Fossil Diversity,” Nature, vol. 434 (10 mars 2005): pp.
208–10. Une version non technique est disponible sur le Web au:
http://www.dailygalaxy.com/my_weblog/2008/07/do-galactic-for.html
4. L’astronome serbe Milutin Milankovitch a émis l’hypothèse que de lents changements au fil de
vastes périodes de temps dans l’orbite, l’inclinaison et l’oscillation de la Terre influencent les
changements climatiques sur une base cyclique. Le site Web de la National Oceanographic and
Atmospheric Administration (NOAA) portant sur la théorie astronomique des changements
climatiques, un site qui est hébergé par le National Climatic Data Center à Asheville, en Caroline
du Nord, explore ces rapports sous plusieurs angles différents:
http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/milankovitch.html
5. Selon de récentes recherches, il existerait un lien direct entre le champ magnétique émis par le
cœur humain et celui de la Terre. En collaboration avec son défunt mari, le Dr William Van Bise,
l’astrophysicienne et scientifique nucléaire Elizabeth Rauscher, a mis au point un détecteur de
champs magnétiques suffisamment sensible pour détecter les subtiles fluctuations du champ
magnétique terrestre dans l’atmosphère. Les données transmises par les satellites GOES en 2001
démontrent que ce champ magnétique est influencé par les changements émotionnels éprouvés
simultanément par des millions d’humains. Ces découvertes ont mené à l’élaboration de
l’hypothèse selon laquelle il existerait des communications bidirectionnelles entre le cœur humain
et certaines couches de l’ionosphère, à savoir que ce champ exerce une influence sur nous et qu’il
est fort possible que nous en exerçions également une sur ce dernier. L’Institut HeartMath (un
organisme de recherche sans but lucratif fondé en 1991 dans le but d’explorer le potentiel du cœur
humain à cet égard) a mis en place un projet d’envergure mondiale, l’Initiative pour la cohérence
globale, afin de mieux comprendre ce lien. Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter le
http://www.glcoherence.org
6. Le Mahâbhârata a été traduit dans de nombreuses langues. Comme il s’agit d’un énorme livre
comptant plus 120 000 strophes, les traductions disponibles sont habituellement publiées en
plusieurs sections, dont la Bhagavad-Gîtâ est le livre le plus connu. Les citations que j’ai choisies
proviennent d’un livre de l’auteur et chercheur américain David Hatcher Childress, dans lequel il
citait les traductions de Charles Berlitz dans son livre Les mystères des mondes oubliés
(Bibliothèque Marabout, paru en 1976). Childress, qui a consacré sa vie à la recherche et à
l’exploration, a amassé un ensemble impressionnant de données qui semblent indiquer que des
formes avancées de technologie auraient existé dans un lointain passé, ce dont il fait état dans
som livre Les technologies des dieux: Avons-nous dépassé la science des anciens?
Pour les personnes intéressées à lire des sections du Mahâbhârata, une des meilleures traductions
anglaises que j’ai trouvée est celle de Pratap Chandr Roy. On peut accéder à une partie de cette
traduction (voir en particulier les pages 446–7 et 489–91) via le
http://abob.libs.uga.edu/bobk/maha/tovmahab.html - pour la version française, voir le
http://www.utqueant.org/mbh/mbh/
7. Maya Cosmogenesis 2012, pp. 106–14.
8. John Major Jenkins offre une magnifique description de l’alignement astronomique de 2012 dans
un article disponible sur le Web et s’intitulant “What Is the Galactic Alignment?” On peut le
consulter au http://alignment2012.com/whatisGA.htm. Dans cet article, il fait référence aux
calculs de l’astronome belge Jean Meeus, tirés de son livre Mathematical Astronomy Morsels
(Richmond, VA: Willmann-Bell, 1997).
9. T. S. Eliot, “Little Gidding”, Four Quartets (Orlando: Harcourt, 1943): p. 49. Le texte intégral
anglais est disponible sur le Web au http://tristan.icom43.net/quartets/gidding.html
Chapitre 1
1. C. W. Ceram, traduit en anglais par E. B. Garside, Gods, Graves & Scholars: The Story of
Archaeology (New York: Alfred A. Knopf: 1951).
2. Robert R. Prechter, ed. The Major Works of R. N. Elliott (New York: New Classics Library, 1980).
3. Depuis qu’elle fut créée en 1947, l’horloge de l’Apocalypse – une horloge conceptuelle sur
laquelle minuit représente la fin du monde et qui sert à dénoncer le danger qui pèse sur
l’Humanité du fait des menaces nucléaire, écologique et technique – est apparue sur toutes les
couvertures du Bulletin des scientifiques atomistes. Depuis 2008, elle indique minuit moins cinq.
http://www.thebulletin.org/content/doomsday-clock/overview http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_de_la_fin_du_monde
4. Robert M. Oates, Permanent Peace: How to Stop Terrorism et War—Now et Forever (Fairfield,
IA: Institute of Science, Technology, and Public Policy, 2002): p. 35. Ce livre est une version
révisée de Creating Heaven on Earth (1988) du même auteur et chez le même éditeur.
Chapitre 2
1. Robert Boissiere, Meditations with the Hopi (Santa Fe, NM: Bear & Company, 1986): p. 32.
2. Ibid., p. 34.
3. Ibid., p. 35.
4. Extrait de “Some Astrological Intrigue”, un article paru dans le webzine de Caroline Myss (22
février 2007): http://www.myss.com/news/archive/2007/060907.asp
5. Ibid.
6. John Anthony West, The Traveler’s Key to Ancient Egypt (Wheaton, IL: Quest Books, 1985): pp.
402–5.
7. R. A. Schwaller de Lubicz, Sacred Science: The King of Pharaonic Theocracy (Rochester, VT:
Inner Traditions, 1982): pp. 283–86.
8. Maya Cosmogenesis 2012, p. 330.
9. Richard L. Thompson, Mysteries of the Sacred Universe: The Cosmology of the Bhagavata
Purana (Alachua, FL: Govardhan Hill Publishing, 2000): p. 225.
10. Ibid., pp. 229–30.
11. Ibid., p. 226.
12. Jnanavatar Swami Sri Yukteswar Giri, The Holy Science (Yogoda Satsanga Society of India,
1949).
13. David Frawley (Vamadeva Shastri), Astrology of the Seers (Twin Lakes, WI: Lotus Press, 2000).
14. Ibid.
15. Différentes versions des Purânas dressent la liste des «symptômes de la vie» au cours de l’ère du
Kali Yuga. Ils sont tirés de la traduction du Bhâgavata Purâna, à partir de la strophe 12.2. Ce
document anglais est disponible sur le Web au
http://www.veda.harekrsna.cz/encyclopedia/kaliyuga.htm
16. Mysteries of the Sacred Universe, p. 212
17. Le Brahma Vaivarta Purana, l’un des 18 principaux Purânas, raconte en détail cette période de
l’histoire où régnait une grande dévotion spirituelle qui débuta 5 000 ans après le début du Kali
Yuga. Cette description commence à partir de la strophe 4.129.50. Ce cycle est référencé sur le
Web au http://fr.wikipedia.org/wiki/Kali_Youga, et une version PDF du texte sanskrit original
est disponible au http://iS1.mum.edu/vedicreserve/puran.htm
18. La page Web des départements d’astronomie et d’astrophysique de l’Université Villanova portant
sur le logiciel Skyglobe se trouve au http://astro4.ast.vill.edu/skyglobe.htm
19. Graham Hancock, Heaven’s Mirror: Quest for the Lost Civilization (New York: Three Rivers
Press, 1999) p. 98.
Chapitre 3
1. Un article anglais disponible sur le Web et s’intitulant “Thousands Expect Apocalypse in 2012,”
fait état d’un compte rendu de ABCnews.com concernant les adeptes de cultes apocalyptiques qui
se préparent au pire pour l’an 2012. http://news.aol.com/story/_a/thousands-expectapocalypse-in-2012/20080706152409990001
2. Ibid.
3. John Hogue, Nostradamus: Les révélations (Arthaud, 25 janvier 1994).
4. Ibid., p. 570.
5. Ibid.
6. Dr Mark Thurston, Millennium Prophecies: Predictions for the Coming Century from Edgar
Cayce (New York: Kensington Books, 1997): p. 35.
7. Ibid.
8. Ibid.
9. Ibid., p. 110.
10. Charles Gallenkamp, Les Mayas: La découverte d’une civilisation perdue (Payot, 1961 Bibliothèque Historique) p. 57.
11. Michael D. Coe, Les Maya, - Mille ans de splendeur d’un peuple (Armand Colin, 12 février
1997): p. 47.
12. Les Mayas: La découverte d’une civilisation perdue, p. 57.
13. Michael D. Coe, Breaking the Maya Code (New York: Thames & Hudson, 1999): p. 61.
14. Site Web: www2.truman.edu/~marc/webpages/nativesp99/aztecs/aztec_template.html
15. Site Web: www.astro.virginia.edu/class/oconnell/astr121/azcalImages.html
16. Maya Cosmogenesis 2012, p. 23. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que les historiens modernes
ont pu réconcilier les dates indiquées par le calendrier galactique maya avec celles de notre
calendrier grégorien. Encore aujourd’hui, ils ne s’entendent toujours pas sur le moment précis où
débute le cycle de 5 125 ans du calendrier maya. Après avoir minutieusement étudié ce livre, et
après avoir pris en compte les changements et ajustements faits par les Romains et l’Église au
début de la chrétienté, la date qui est la plus largement acceptée comme le début du grand cycle
maya est 3114 av. J.-C. C’est cette date que Jenkins utilise dans son ouvrage et celle que j’utilise
également dans ce livre.
17. Ibid., p. xxxix.
18. Ibid., p. 330.
19. Dr E. C. Krupp, directeur de l’Observatoire Griffith à Los Angeles, cité dans un article écrit pour
ABC30.com par Gene Haagenson. Il est disponible sur le Web au
http://abclocal.go.com/kfsn/story?section=news/local&id=5928063&pt=print
20. José Argüelles, The Mayan Factor: Path Beyond Technology (Santa Fe, NM: Bear & Company,
1987): p. 145
À paraître en français. Détails au http://synchronometre.fr.gd
21. “Computer Models Predict Magnetic Pole Reversal in Earth et Sun Can Bring End to Human
Civilization in 2012” India Daily: http://www.indiadaily.com/editorial/1753.asp
22. Ricardo Duran, un professeur à la retraite de l’Université d’État de Californie qui donne des
conférences sur le calendrier maya, cité dans un article écrit pour ABC30.com par Gene
Haagenson. Disponible sur le Web au http://abclocal.go.com/kfsn/story?
section=news/local&id=5928063&pt=print
Chapitre 4
1. Terence McKenna, The Invisible Landscape: Mind, Hallucinogens, and the I Ching (New York:
HarperOne, 1994) et True Hallucinations: Being an Account of the Author’s Extraordinary
Adventures in the Devil’s Paradise (New York: Harper One, 1994).
2. Blogue consacré au livre TimeWave Zero 2012 de Terence McKenna:
http://timewave.wordpress.com/2007/12/26/terrence-mckenna-timewave-zero-2012/
3. Ibid.
4. Avant sa mort en 2000, McKenna travaillait avec le mathématicien britannique Matthew Watkins
afin d’identifier les forces et les faiblesses de la théorie sur l’onde de temps zéro et les calculs la
soutenant. Comportant une introduction écrite par McKenna, cet article s’intitulant “Autopsy for
a Mathematical Hallucination?” offre une évaluation honnête et des recommandations qui ont
ensuite formé la base des révisions réalisées plus tard par le physicien John Sheliak:
http://www.fourmilab.ch/rpkp/autopsy.html
5. Page Web: http://www.valdostamuseum.org/hamsmith/2012.html
6. Edward Teller, Conversations on the Dark Secrets of Physics (Cambridge, MA: Perseus
Publishing, 1991): p. 2.
7. Seth Lloyd, Programming the Universe: A Quantum Computer Scientist Takes On the Cosmos
(New York: Alfred A. Knopf, 2006): p. 3.
8. Ibid.
9. Tiré d’une entrevue réalisé avec Seth Lloyd dans laquelle il compare l’univers à un ordinateur; sur
le site Web du magazine American Scientist:
http://www.americanscientist.org/bookshelf/pub/seth-lloyd
10. Généalogie de Paul Dirac: http://www.dirac.ch/PaulDirac.html
11. Benoît Mandelbrot, The Fractal Geometry of Nature (New York: W. H. Freeman, 1983).
12. The Seed Salon: Benoit Mandelbrot et Paola Antonelli, Seed (avril 2008): p. 46. Site Web:
http://www.seedmagazine.com/news/2008/03/paola_antonelli_benoit_mandelb.php
13. Dan Brown, Da Vinci code (Pocket, 2 juillet 2009)
14. Le nombre d’or se trouve dans une curieuse catégorie de nombres que l’on dit être réciproques
les uns aux autres. Alors bien que la valeur de Phi (avec un P majuscule) soit de 1,618, sa
réciproque est phi (avec un p minuscule), dont la valeur est 0,618. Vous pouvez faire vous-même
la démonstration de cette relation au moyen de la formule 1 ÷ P = p. En y substituant les valeurs
réelles, nous constatons que 1 ÷ 1,618 = 0,618. En raison de cette relation, phi est parfois appelé
la proportion d’or. Pour connaître les propriétés mathématique de phi, voir au
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_d%27or
15. Un nombre irrationnel est un nombre réel qui n’est pas rationnel et dont le développement
décimal ne se répète jamais et ne se termine jamais. Le nombre pi (3,1416…) est un bon exemple
d’un nombre décimal dont le développement peut théoriquement se poursuivre à l’infini sans
jamais se répéter.
16. Le modèle mathématique de l’univers proposé par Platon dont le dodécaèdre. Voir sur le Web au
http://www.mlahanas.de/Greeks/PlatoSolid.htm
17. “Physics: Isaac Newton’s Mechanics” tiré du site Web Truth & Reality:
http://www.spaceandmotion.com/physics-isaac-newtons-mechanics.htm
18. Herman Minkowski, The Principle of Relativity: A Collection of Original Memoirs on the
Special and General Theory of Relativity (New York: Dover, 1952): pp. 75–91. Un extrait est
disponible sur le Web au http://alcor.concordia.ca/~scol/seminars/conference/minkowski.html
19. Alice Calaprice, ed., The Expanded Quotable Einstein, (Princeton, NJ: Princeton University
Press, 2000): p. 234.
20. Ibid., p. 238.
21. Tiré d’un article écrit par Walter Isaacson (auteur de Einstein: His Life and Universe), “The
World Needs More Rebels Like Einstein,” Wired, numéro 15.04 (mars 2007). Site Web:
http://www.wired.com/wired/archive/15.04/start.html
22. B. S. DeWitt, “Quantum Theory of Gravity. I. The Canonical Theory,” Physical Review, vol. 160,
numéro 5 (août 1967): pp. 1113–48.
23. Tim Folger, “News Flash: Time May Not Exist” Discover (juin 2007): p. 78. Disponible sur le
Web au http://www.discovermagazine.com/2007/jun/in-no-time/article_view?
b_stgart:int=1&-C=
24. Benjamin Lee Whorf, Language, Thought, and Reality, John B. Carroll, ed. (Cambridge, MA:
MIT Press, 1964): pp. 58–9.
25. Ibid., p. 262.
26. Ibid.
27. Ibid., p. 59.
28. The Expanded Quotable Einstein, p. 75.
29. Site Web: http://lambda.gsfc.nasa.gov/product/cobe
30. Donald Reed, “Torsion Field Research,” New Energy News, vol. 6, no. 1 (mai 1998): pp. 22–4.
Disponible sur le Web au http://www.padrak.com/ine/NEN_6_1_6.html
Chapitre 5
1. Michael Drosnin, La Bible, le code secret (France loisirs, 1998): pp. 13–18.
2. Ibid., pp. 15–17.
3. Ibid., p. 19.
4. Ibid., p. 174.
5. Eric Hobsbawm, “War and Peace in the 20th Century,” London Review of Books (21 février 2002).
Les statistiques de Hobsbawm montrent qu’à la fin du 20e siècle, plus de 187 millions de
personnes – ce qui représente plus de 10 pour-cent de la population mondiale en 1913 – avaient
perdu la vie au cours d’une guerre.
6. Zbigniew Brzezinski, Out of Control: Global Turmoil on the Eve of the TwentyFirst Century (New
York: Simon et Schuster, 1995): p. 12.
7. Robert J. Hanyok, “Skunks, Bogies, Hounds, et the Flying Fish: The Gulf of Tonkin Mystery, 2–4
août 1964,” Cryptologic Quarterly, National Security Agency. Article disponible sur le Web:
http://www.nsa.gov/public_info/_files/gulf_of_tonkin/articles/rel1_skunks_bogies.pdf
8. Ibid.
9. Richard C. Cook, «C’est officiel: le crash de l’économie américaine a démarré», disponible sur le
Web au http://www.europe2020.org/spip.php?article478&lang=fr
10. Ibid.
11. Preston J. Miller, Thomas H. Turner, et Thomas M. Supel, “The U.S. Economy in 1980:
Shockwaves from 1979,” Quarterly Review 412 (Hiver 1980). Disponible sur le site Web de la
Federal Reserve Bank de Minneapolis:
http://www.minneapolisfed.org/publications_papers/pub_display.cfm?id=137
Chapitre 6
1. Richard Laurence, LL.D., Archbishop of Cashel, trans., The Book of Enoch the Prophet (San
Diego: Wizards Bookshelf, 1995): p. iv.
2. Ibid., p. 111.
3. Robert Boissiere, Meditations with the Hopi, (Bear & Company, 31 janvier 1987) p. 113.
4. J. R. Petit, J. Jouzel, D. Raynaud, N. I. Barkov, J. M. Barnola, I. Basile, M. Bender, J. Chappellaz,
J. Davis, G. Delaygue, M. Delmotte, V. M. Kotlyakov, M. Legrand, V. M. Lipenkov, C. Lorius, L.
Pépin, C. Ritz, E. Saltzman, et M. Stievenard, “Climate and Atmospheric History of the Past
420,000 Years from the Vostok Ice Core, Antarctica,” Nature, vol. 399, no. 6735 (3 juin 1999):
pp. 429–36. Communiqué de presse disponible sur le Web au
http://www.cnrs.fr/cw/en/pres/compress/mist030699.html
5. Raimund Muscheler, Jurg Beer, Peter W. Kubik, et H. A. Synal, “Geomagnetic Field Intensity
During the Last 60,000 Years Based On 10Be and 36Cl from the Summit Ice Cores and 14C”
Quaternary Science Reviews, vol. 24, issues 16–17 (septembre 2005): pp. 1849–60. Cet article
décrit la corrélation entre l’intensité du champ magnétique terrestre dans le temps et la présence
de certains éléments chimiques comme Be10, Cl36, et C14, trouvés dans des bulles d’air
emprisonnées dans des carottes glaciaires prélevées en Antarctique.
6. Charles A. Perry et Kenneth J. Hsu, “Geophysical, Archaeological, and Historical Evidence
Support a Solar-Output Model for Climate Change,” Proceedings of the National Academy of
Sciences of the United States of America, vol. 97, no. 23 (7 novembre, 2000): pp. 12433–8.
Disponible sur le Web au http://www.pnas.org/content/97/23/12433.full
7. “Earth’s Magnetic Field Reversals Illuminated By Lava Flows Study,” ScienceDaily (26
septembre 2008): http://www.sciencedaily.com/releases/2008/09/080926105021.htm
8. R. A. Kerr, “Magnetism Triggers a Brain Response,” Science, vol. 260, numéro 5114 (11 juin
1993): pp. 1592–93.
9. A. Jackson, A. R. T. Jonkers, et M. R. Walker, “Four Centuries of Geomagnetic Secular Variation
from Historical Records,” Philosophical Transactions of the Royal Society A, vol. 358, no. 1768
(15 mars 2000): pp. 957–90. On peut trouver une explication sur le Web au
http://geomag.usgs.gov/intro.php#variation
10. Version disponible sur le Web. Solar Storm Warning de la NASA, publié le 10 mars 2006:
http://www.science.nasa.gov/headlines/y2006/10mar_stormwarning.htm
11. Ibid.
12. Explication fournie sur le Web par la NASA sur le chevauchement des cycles 23 et 24:
http://www.science.nasa.gov/headlines/y2008/28mar_oldcycle.htm
13. Pour obtenir de l’information concernant la méthode de calcul du moment dipolaire axial virtuel
(VADM), veuillez lire: “Geomagnetic Field Intensity During the Last 60,000 Years Based on
10Be and 36Cl from the Summit Ice Cores and 14C” (voir Note 5 ci-dessus). Pour mieux
comprendre les tableaux fournis dans le chapitre 6, il faut savoir que les unités de mesure de
l’intensité du champ magnétique sont une abréviation de la lecture obtenue multipliée par 1022
ampères (AM)2. Par exemple, la date de référence de 1155 av. J.-C. montre que la force du champ
magnétique était de 10,5 unités, ou 10,5 x 1022 AM2.
14. Luminosité - l’énergie lumineuse produite par le soleil – est mesurée par une lecture relative de la
puissance totale sous la forme d’émissions de photons. La luminosité du soleil a constamment
varié au fil des ans et elle se situe présentement à 3.839 x 1026 watts. Les données historiques
mentionnées au chapitre 6 sont indiquées relativement à la luminosité actuelle. Elles ont été
extraites par l’auteur à partir de données rapportées dans le document s’intitulant “Geophysical,
Archaeological, and Historical Evidence Support a Solar-Output Model for Climate Change”
(voir la note 6 ci-desus).
15. De nouvelles techniques mettant en corrélation les températures avec les caractéristiques des
carottes glaciaires ont fourni un registre continu sans précédent des températures globales pour les
dernières 420 000 années. Les données utilisées dans le chapitre 6 pour les comparaisons de
températures ont été extrapolées par l’auteur à partir des informations fournies dans le document
s’intitulant “Climate and Atmospheric History of the Past 420,000 Years from the Vostok Ice
Core, Antarctica” (voir la note 4 ci-dessus).
16. Pour en savoir plus sur les prédictions de Paul LaViolette, voir au
http://www.etheric.com/LaViolette/Predict.html
17. Tiré de “Geomagnetic Field Intensity During the Last 60,000 Years Based on Be10 and Cl36
from the Summit Ice Cores and C14” (voir Note 5 ci-dessus).
18. Jean-Pierre Valet, Laure Meynadier et Yohan Guyodo, “Geomagnetic Dipole Strength and
Reversal Rate Over the Past Two Million Years,” Nature, vol. 435, no. 7043 (9 juin 2005): pp.
802–5.
Chapitre 7
1. La Bible: le code secret, p. 155.
2. Ibid., p. 177.
3. Sir John Hubert Marshall a écrit un ouvrage en trois tomes sur les découvertes réalisées lors des
fouilles archéologiques menées par le gouvernement de l’Inde dans le cadre du Indian
Archaeological Survey et mentionnées dans son livre, Mohenjo-Daro and the Indus Civilization
(1931).
4. A. Gorbovsky, Riddles of Ancient History (Moscow, Russia: Soviet Publishers, 1966): p. 28.
5. Meditations with the Hopi, p. 112.
6. Le message à l’humanité du chef Dan Evehema peut être lu dans son intégralité au
http://joanoji.blogspot.com/2008/01/message-hopi-hotevilla.html
7. Meditations with the Hopi, p. 112.
8. Ibid., p. 41.
9. Ibid., p. 113.
10. Ibid., p. 112.
11. Le titre de l’article du magazine Science Daily sur l’étude réalisée en 1988 par l’Institut
Weizmann, à Rehovot en Israël, est on ne peut plus révélateur: “Quantum Theory Demonstrated:
Observation Affects Reality.” [Théorie quantique démontrée: L’observation influence la réalité].
En des termes ressemblant davantage à l’hypothèse d’un philosophe qu’à une conclusion
scientifique, cet article décrit comment nous exerçons une influence sur la réalité simplement en
l’observant. Plutôt que d’être isolés de notre monde et des choses faisant de la vie ce qu’elle est,
les études réalisées à ce sujet prouvent que nous sommes intimement liés à tout ce qui existe,
depuis la vie qui nous anime jusqu’au monde qui nous entoure. C’est l’expérience que nous
faisons de la conscience s’exprimant par nos sentiments et nos croyances qui nous lie à tout ce qui
existe. Le simple fait de regarder notre monde, combiné aux émotions que nous éprouvons et aux
croyances que nous avons tandis que notre attention est dirigée sur les particules composant le
monde exerce un effet direct sur celles-ci alors même que nous les observons. E. Buks, R.
Schuster, M. Heiblum, D. Mahalu, et V. Umansky, “Dephasing in Electron Interference by a
‘Which-Path’ Detector,” Nature, vol. 391 (26 février 1998): pp. 871–4. Le tout est résumé dans
l’article suivant, disponible sur le Web: “Quantum Theory Demonstrated: Observation Affects
Reality”: http://www.sciencedaily.com/releases/1998/02/980227055013.htm
12. Le physicien Hugh Everett III fut l’un des premiers à imaginer des réalités parallèles et à
proposer la théorie de l’existence de nombreux mondes parallèles. Dans l’article scientifique de
1957 que je cite ici, il est même allé jusqu’à donner un nom aux endroits dans le temps où le
cours des événements pouvait être changé. Il appela de telles fenêtres d’opportunité des
«moments de choix». Hugh Everett III, “‘Relative State’ Formulation of Quantum Mechanics,”
Reviews of Modern Physics, vol. 29 (1957): pp. 454–62. Une version est disponible sur le Web au
http://www.univer.omsk.su/omsk/Sci/Everett/paper1957.html
13. Tiré de “The Climax of Humanity,” l’introduction écrite par George Musser pour le numéro
spécial du magazine Scientific American: Crossroads for Planet Earth, publiée en septembre
2005. Disponible sur le Web au http://www.sciam.com/sciammag/?contents=2005-09
14. Le Global Consciousness Project (Projet d’étude de la conscience globale) a débuté en 1998.
Cette année-là, une série de générateurs de nombres aléatoires ont été installés autour du monde
afin de détecter tout changement dans la conscience collective de l’humanité. Tous ces
générateurs envoient automatiquement les données recueillies via Internet à un ordinateur situé à
l’Université Princeton. Les corrélations précises établies entre les données transmises par les
satellites GOES et les attaques du 11 septembre 2001 sont disponibles sur le site Web du
Boundary Institute, un organisme de recherche scientifique sans but lucratif consacré à
l’avancement de la science au 21e siècle.
http://www.boundaryinstitute.org/bi/randomness.htm
15. Des études réalisées par l’Institut HeartMath confirment l’observation de changements
biochimiques survenant dans le corps humain en réponse à un stress. Les conclusions de ces étude
sont rapportées dans le document suivant: Glen Rein, Mike Atkinson, et Rollin McCraty, “The
Physiological et Psychological Effects of Compassion and Anger,” Journal of Advancement in
Medicine, vol. 8, no. 2 (1995): pp. 87–105. Le site Web suivant offre un résumé de ces
conclusions, ainsi que des recommandations sur la façon de transformer le stress:
http://www.prwebdirect.com/releases/2008/10/prweb1415844.htm
16. Pour en savoir plus sur l’hypothèse d’un lien entre les émotions émanant du cœur et les
variations du champ magnétique terrestre, visiter le http://www.glcoherence.org/index.php?
option=com_content&task=view&id=30§ionid=4
17. Cité par Howard Martin, premier vice-président pour le développement stratégique au HeartMath
LLC, au cours de la conférence qu’il a présentée le 2 décembre 2007, à San Francisco en
Californie.
18. Il est possible de créer un état de cohérence entre le cœur et le cerveau en effectuant
consciemment un changement de conscience au niveau du cœur, suivi de techniques de
focalisation bien précises, ce qui est un élément clé d’une cohérence globale. On peut trouver de
l’information sur la cohérence cœur/cerveau au http://www.glcoherence.org/aboutus/about.html
19. Le Projet d’étude de la conscience globale: http://noosphere.princeton.edu/
À propos de l’auteur
Gregg Braden est reconnu à l’échelle internationale à titre de pionnier des
liens entre la science et la spiritualité.
Après une carrière réussie de géologue informaticien pour Phillips
Petroleum pendant la crise énergétique des années 70, il a été concepteur
principal de systèmes informatiques auprès de Martin Marietta Defense
Systems, au cours des dernières années de la guerre froide.
En 1991, il est devenu premier directeur technique pour Cisco Systems,
où il a vu au développement de l’équipe de soutien mondial qui assure la
fiabilité du réseau Internet actuel.
Depuis plus de vingt-cinq ans, Gregg parcourt des villages de haute
montagne, des monastères isolés et se penche sur des textes oubliés pour en
dévoiler les secrets éternels. Son travail est présenté aux chaînes History
Channel, Discovery Channel, Sci Fi Channel et NBC.
À ce jour, les découvertes de Gregg ont donné lieu à la publication de
livres qui ont grandement participé à l’évolution d’anciens paradigmes.
Citons des ouvrages tels que L’Effet Isaïe, La Divine Matrice, La guérison
spontanée des croyances ainsi que son dernier livre, Le Temps fractal, qui
s’est classé en cinquième position au palmarès du New York Times deux
semaines seulement après sa parution!
L’œuvre de Gregg est publiée en 17 langues dans 33 pays. Elle nous
montre de manière incontournable que la clé de notre avenir réside dans la
sagesse de notre passé
Quelques exemples de livres d’éveil
publiés par Ariane Éditions
Avec les yeux de l’amour
Retour à l’unité
Dialogue sur l’éveil
Vous ne serez plus jamais malade
2010, Transition
Conscience pure et méditation véritable
Médecine énergétique au service de la femme
Anna, grand-mère de Jésus
Liberté émotionnelle
Les relations et le but supérieur
La chimie de la conscience
Le serpent de lumière
CosMos
La guérison spontanée des croyances
Manifester ses pouvoirs spirituels
La santé consciente
L’abondance véritable?
Entraîner votre esprit, transformer votre cerveau
2009, la grande transformation
Le manuscrit de Marie Madeleine
Science et champ akashique I
Science et champ akashique II
Suivre la voie de la connaissance
Le rapport Campbell
Votre réalité immortelle
Éduquer ses enfants, s’éduquer soi-même
Le Champ
La science de l’intention
L’union de l’âme et la sexualité
Médecine vibratoire
Les enfants du présent
La divine matrice
Un
Le haut conseil de Sirius
2008, au-delà du voile
La levée du voile
Guérir avec les anges (cartes)
Que sait-on vraiment de la réalité?
Les cartes de l’éveil
La puissance de guérison de l’aura
Récentes parutions aux Éditions Ariane
John Mackey, Rajendra Sisodia: «ConsciousCapitalism» L’entreprise
responsable et consciente
John perkins:Confessions d’un assassin financier
ChrystèlePitzalis:Osmose Temporelle, tome 3 -Trânma
Gordon Lindsay:Nouvelle Alliance
Eckhart Tolle:Le pouvoir du moment présent - Oeuvre intégrale
RoxaneBurnett,JimSelf:Transition Dimensionnelle
Ron Garner:Révolution pour un monde sans maladie
PierreLessard:Nourriture de guérison et de transmutation cellulaire
MonikaMuranyi:L’Âme humaine révélée
MarcVallée:Émergence d’un nouveau monde
MonikaMuranyi:L’art d’être un parent présent
YvonDubé: Technique Love energetics
BettyQuirion:La fraîcheur de l’instant
StenLinnander:Je suis avec vous
JoeDispenza:Le Placebo c’est vous
Michael Roads:Marcher entre les réalités
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